Inner journey: october. Create!

This month we focus on creating. While Nature slowly goes to sleep, it’s time for us to rise and shine as we fully are. Let’s create our inner world, our safety place, and most of all let’s create balance in our life!

To be able to live in peace with others, we need to be in peace with ourselves. So it’s time to declutter our inner self from all what keeps us in the past, in the pain, in the statu quo. Time to move on, we are not trees! So declutter your thoughts, your self, detox mentally, emotionnally, physically too. And create balance within.

Accept yourself in your wholeness. The ‘good’, the ‘not so good’. Your qualities, your flaws. All of them make you who you are. Smile to your reflexion and really feel happy with what you see. Free yourself from any outer appreciation of what you should/could/is supposed to be. Just…. Be!

Greet each emotion you feel and find it a special space in your heart. Because they mean you are alive, that you are loving, caring, hurting, and that by feeling, you learn and grow.

Create a universe, your universe, be proud of it. And go outside to discover other people own litle universe. Learn, grow, spend time with yourself. And live. Truly live.

And if your find the need to focus a bit and to spend some me-time , just do it!!

Here is a little coloring page for you to enjoy, if you want to!

create

And the pdf file to print and color: create

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Mon voyage intérieur: octobre (07)

Je sentais bien que ça deviendrait compliqué à un moment ou à un autre, j’ai donc pris un peu d’avance dans le gribouillage de mes coloriages. Grand bien m’a pris, ma tendinite m’empêche encore de dessiner plus de 5 minutes à la fois sans avoir de douleurs….

Voici donc votre coloriage d’octobre:

cree

et le pdf à imprimer et à colorier: crée

Mon voyage intérieur: octobre (06)

Aujourd’hui, je vous propose des petites citations post-it. A imprimer, et à méditer 🙂

Mon voyage intérieur: octobre (05)

 

Aujourd’hui, je vous propose la chanson qui m’accompagne du matin au soir, que je fredonne, que je médite…. parce que les paroles sont vraiment en écho avec mon état d’esprit actuel…

Et puis pour ceux d’entre vous qui ne sont pas anglophones, une petite traduction maison, histoire de vraiment partager le sens des paroles….

« Assez sage »

J’ai rêvé que le temps touchait à sa fin
Et que la vie était comme une comète tombant du ciel
Je me suis réveillée si effrayée à l’aube, oh si claire
Le temps que nous avons ici bas est tellement précieux
Ne sommes-nous pas assez sages pour donner tout ce que nous avons
Nous sommes surement assez brillants pour éclipser les étoiles
Mais le genre humain se perd tellement à trouver sa voie

Mais nous avons une chance de changer les choses jusqu’au jour de notre mort.

Et tu peux prier Dieu ou dire que c’est la destinée

Mais je crois que nous cachons juste tout ce que nous pouvons être

Ne sommes-nous pas assez sages pour donner tout ce que nous avons
Nous sommes surement assez brillants pour éclipser les étoiles
Mais le genre humain se perd tellement à trouver sa voie
Mais nous avons une chance de changer les choses jusqu’au jour de notre mort.
Et ce que je demande vraiment c’est: que faisons-nous ici
Tuons-nous juste le temps en vivant une année après l’autre
Dans ce monde immense, personne ne peut jouer notre rôle à notre place
N’est-il pas temps de se réveiller et de tout donner?
Ne sommes-nous pas assez sages pour donner tout ce que nous avons
Nous sommes surement assez brillants pour éclipser les étoiles
Mais le genre humain se perd tellement à trouver sa voie
Mais nous avons une chance de changer les choses jusqu’au jour de notre mort.

Nous avons une chance de changer les choses jusqu’au jour de notre mort.

Nous avons une chance de changer les choses jusqu’au jour de notre mort.

Mon voyage intérieur : octobre (04)

Quelques articles pour vous aider dans votre création! Comme d’habitude, si un article ne vous parle pas, passez au suivant, j’ai ratissé large!

Mon voyage intérieur: octobre (03)

Ce mois-ci j’ai décidé de faire dans le minimalisme… J’ai acheté un super cadre carré et je suis très contente du résultat avec mes gribouillages. Je peux placer l’image à différentes profondeurs, et ça change tout!

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et je voulais aussi partager ça avec vous: 20 minutes de concentration et d’essais, mais j’ai réussi à faire mon premier mini cairn!! Je n’avais que ces 2 pierres sous la main, mais je suis plutôt contente de l’équilibre entre les deux couleurs, les 2 formes. Je me suis découvert une nouvelle addiction…. à suivre, donc!

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Mon voyage intérieur: octobre (02)

Créer, c’est aussi trouver ou exprimer son équilibre intérieur, et de le mettre en résonance avec l’équilibre naturel.

Mon voyage intérieur: octobre (01)

voyage en tête

Après ce mois passé, j’aurais pu croire que le mot du mois d’Octobre aurait été « résiste », « soies vulnérable », « patiente », « détends-toi », et que sais-je encore… Mais non, pourquoi faire dans l’évidence alors que ce voyage requiert de creuser plus profond, d’aller dans des contrées inexplorées…. Lorsque j’ai lu le mot du mois d’octobre, j’avoue que j’ai souri. Parce que c’est un mot qui m’accompagne chaque jour…. mais qui, oui, ce mois-ci, a revêtu une saveur particulière. Ce mois d’octobre, le mot qui nous accompagnera sera: Crée.


Créer

  • Réaliser ou concevoir quelque chose.
  • Fonder, établir quelque chose, être à l’origine de son existence.
  • Faire naître, engendrer un sentiment, un état.
  • Réaliser des œuvres originales qui portent la marque de ses sentiments, de sa pensée, de sa personnalité.

Nous créons tous notre propre réalité, en définitive. La mienne sera très différente de celle de mes voisins, même si nous partageons des valeurs, un lieu, une culture, un temps communs. Nous sommes donc tous créateurs de notre univers personnel. De ce que nous sommes.Et si parfois pour être capable de créer une nouvelle étape de notre vie, il faut détruire l’ancien, il ne s’agit que de créer un espace propice à notre croissance personnelle.

1. Créer notre réalité.

Chaque expérience, émotion, apprentissage nous modèle. Lorsque nous vivons quelque chose, nos perceptions propres nous amènent à l’ envisager de manière complètement unique. C’est pourquoi un même événement peut être décrit si différemment par des personnes qui l’ont vécu. Nous créons un univers unique, personnel, dans lequel nous évoluons, où nous avons nos repères, nos références, nos valeurs, nos limites aussi.

 J’aime prendre du recul par rapport à ce que je vis. C’est ma manière de faire l’état des lieux de mon univers. C’est ce qui me permet d’en améliorer certaines parties, d’en dépoussiérer d’autres ou encore d’ajouter des nuances, des détails, des éléments, de définir ce qui doit être exploré ou ignoré.

Notre réalité est régulièrement confrontée à la réalité d’autrui. Et c’est dans ces moments-là qu’elle prend tout son sens. C’est aussi dans ces moments-là que notre réalité est mise à l’épreuve. Tout dépend du lien que nous entretenons avec elle. Si nous avons confiance en nous, en ce que nous avons construit, la confrontation est enrichissante, la mise en perspective est éclairée et éclairante. Si par contre, notre sens de notre propre réalité est fragile ou fragmentée, notre univers se retrouve écrasé par celui d’autrui. Il arrive également que notre réalité se heurte aux conceptions et éléments culturels dans lesquels nous avons été élevés. C’est en cela que nous avons besoin de prendre réellement et pleinement conscience que nous sommes les créateurs de notre réalité. Nous. Chacun. Personne d’autre. Nous devons accepter la responsabilité et les possibilités que ça induit. En embrassant notre rôle de créateur, en agissant, en étant acteur de notre vie et non seulement spectateur.

Notre univers personnel peut être tellement riche. Et lorsqu’on y pense, c’est l’œuvre la plus importante de notre vie. Il est à la fois son moteur, son inspiration, sa réalisation, sa base et sa finalité. Que vaudrait notre vie sans la constitution de cet univers? Que vaudraient nos émotions, nos expériences, nos envies, nos besoins, notre croissance intellectuelle et spirituelle sans cette idée que chacun d’entre eux constitue une partie de notre être, de notre univers?

2. Créer notre sanctuaire

Il est un lieu, lové au cœur de mon univers, où je me réfugie lorsque j’en ai besoin. Il est constitué de tous les souvenirs, les émotions, les personnes qui peuvent m’apporter du réconfort, de la sérénité. C’est mon sanctuaire.

Dans mes jours les plus sombres, j’ai perdu le chemin et la clé de ce lieu de paix. Je ne sais pas ce qui était le plus difficile. Le fait de ne pas pouvoir trouver quoi que ce soit ou qui que ce soit à quoi me raccrocher, ou la douleur de savoir que j’avais ce refuge en moi, mais que j’étais incapable d’y accéder. Le fait est que rien ne m’empêchait de retourner dans mon sanctuaire si ce n’est moi-même. Je me refusais ce droit. C’était mon choix. Même si je n’en avais pas vraiment conscience à ce moment-là.

J’ai alors commencé par remarquer les petits riens qui se présentaient sur mon chemin. les petits bonheurs à peine perceptibles, les mots qui entraient en résonance avec cette part de moi qui résistait à ce qui me détruisait à petit feu. Et ce sont ces petits riens qui m’ont ramenée à mon refuge, à mon sanctuaire. Ces petits riens, ces pépites, ces étincelles qui ont rallumé les torches balisant le chemin, qui ont mis en lumière que la clé avait toujours été mienne, que je ne pouvais la perdre, uniquement l’ignorer.

Depuis, je visite régulièrement mon sanctuaire, j’y retrouve ce qui m’est le plus cher, ce qui compte vraiment. Et je souris à l’idée que les petits riens qui m’y ont ramenée ont maintenant leur propre vitrine où ils brillent de leur unique et si particulière lumière.

Nous pouvons tous créer notre sanctuaire, y rassembler ce qui nous est cher, ce qui nous est doux, ce qui nous apporte réconfort, sérénité, paix. J’aime le visualiser comme une sorte de librairie géante, dont le sol est recouvert de coussins bariolés et moelleux, où je peux avoir accès à ces auteurs, ces artistes, ces anonymes, ces souvenirs, ces émotions d’un seul coup d’œil. Où il me suffit de fermer les yeux pour me sentir en sécurité, en paix avec moi même. Où je réalise le plus souvent combien j’ai avancé sur mon chemin de vie. Où je prends conscience du sens de ma vie.

Et où me vient le plus souvent l’inspiration de prendre mes crayons, feutres, pinceaux, clavier….

3. Créer un équilibre

Parce qu’en définitive, il s’agit de ça: créer un équilibre intérieur qui s’harmonise avec le monde dans lequel on évolue. Clairement, la vie est un processus de déséquilibre permanent. On peut trouver un équilibre pendant un certain temps, mais alors un événement, une émotion ou que sais-je encore vient perturber cet état pourtant durement acquis la plupart du temps. Il nous faut dès lors travailler à créer un nouvel équilibre, un nouvel état de sérénité et d’assurance.

Ce n’est pas si difficile lorsqu’on y pense. Il suffit d’être conscient du déséquilibre et de sa cause. Apprendre la leçon qu’il y a à en tirer, l’accepter, et atteindre un nouvel état d’équilibre.

Seulement voila, la plupart du temps, nous laissons les aléas s’accumuler sur notre chemin avant d’agir. Et le déséquilibre est plus prononcé, plus douloureux parfois, plus difficile à régler en tout cas. Mais c’est possible. Avec le temps, un esprit ouvert et de la compassion pour soi.

En ce moment, j’entends beaucoup parler du côté obscur, de la symbolique de l’automne, saison où tout s’endort ou dépérit. Du côté obscur également de nos êtres parfois. Et j’ai moi-même eut une petite piqûre de rappel de mon côté obscur, apocalyptique, le mois dernier…. Mais au final, loin de vouloir l’éradiquer, de ne tendre qu’à la lumière pure comme on nous le serine partout, pourquoi ne pas accueillir notre côté obscur comme une composante de notre être, et de l’utiliser pour atteindre un équilibre? Pourquoi ne pas accepter cette partie de nous comme étant nécessaire à notre équilibre?

C’est la leçon que j’ai retenue de ce mois de septembre, plutôt très déséquilibré en ce qui me concerne, mais qui s’achève sur cette notion d’équilibre intérieur qui s’étend à mon univers extérieur. Parce que je suis persuadée qu’en étant en paix avec moi-même, je suis capable d’être plus à l’écoute, plus dans l’action, plus dans l’empathie, bref, d’interagir plus efficacement avec ce qui m’entoure. Je n’ai plus à gérer mes démons intérieurs, je les ai accueillis, intégrés à ce que je suis, leur enlevant tout pouvoir sur moi. Je peux me consacrer à créer un espace de paix autour de moi. Et c’est ce que je compte faire ce mois d’octobre.

Nous sommes tous des voyageurs

Bien. Ma tendinite est toujours là…. accompagnée de sa copine, Frustration. Je ne peux écrire ou dessiner plus de 5 minutes à la fois sans avoir de douleurs… Mais je suis ce que je suis, et j’ai ce proverbe en boucle dans ma tête depuis plusieurs jours… Ce qui signifie que je devais attraper mon porte mine, mes feutres, et le poser noir sur blanc. Ce que j’ai fait. Clairement difficile, la douleur a parfois dévié mes traits, mais voila, c’est fait…. J’ai renfilé mon atèle et je me suis promis de ne pas recommencer, sauf si une autre citations ou pensée envahit ma tête de nouveau….

Voila donc ce que j’ai commis:

voyageurs

J’étais pourtant prête….

J’avais mes supports pédagogiques imprimés et classés, ma classe était organisée pour recevoir mes élèves, j’étais reposée. J’avais préparé cette rentrée calmement, sereinement. Un petit peu d’excitation les jours précédents, mais rien d’anormal…. Bref, je m’étais préparée à une nouvelle rentrée, des projets pleins la tête, prête à démarrer dès le premier jour, motivée, contente aussi de retrouver mes élèves, de passer une année avec eux….

Je devais être un peu trop confiante et l’Univers a voulu tester ma capacité d’adaptation. Clairement. Et me voila confrontée à une vaste conspiration, visant à anéantir tout sentiment de sécurité et de confiance…. et à me déstabiliser sur plusieurs plans. Simultanément. Sinon ce n’est pas drôle…. Juste histoire de bien me faire comprendre la leçon….. la thérapie du coup de pied aux fesses, la seule qui semble marcher avec moi, il faut dire, obstinée que je suis à poursuivre mon chemin tel quel….

1.Conspiration technologique

Mon ordinateur, et mon disque dur…. voir même une clé. Bref, me voila confrontée à une rébellion  de mes outils informatiques…. entre la mise en ligne de docs qui refuse de se faire, la perte de documents, le refus de lire certains périphériques qui pourtant n’ont jamais donné de signe de faiblesse jusque là…. évidemment au moment où je les sollicite pleinement….

Je reste calme, je reconfigure, j’actualise, je mets à jours, je formate même (nanmého!), et cette petite frustration qui s’insinue ne me freine pas tant que ça…. je trouve des alternatives, j’improvise.

Mais la conspiration ne s’arrête pas là…. Les photocopieurs de l’école se joignent à la révolte…. j’improvise, je fais preuve de créativité…. mais l’agacement se fait sentir un peu plus….je commence à bouillir intérieurement, j’essaie d’envisager d’autres solutions, le stress commence à monter, la frustration également….

Je suis tendue…. surtout que je dois aussi gérer en parallèle….

2. Attaque de mes ressources physiques

Oui, parce que sinon ce n’est pas drôle…. Comment faire pour vraiment me mettre à l’épreuve physiquement au moment le plus stressant de l’année scolaire, au moment où mes ressources physiques sont les plus sollicitées? La réponse a été créative mais efficace.

Une tendinite. Au poignet droit. Que j’ignore dans un premier temps, en serrant les dents… Mais qui finit par m’empêcher de dormir (le manque de sommeil, parfait moyen de me tester!!), et qui me fait vivre avec une douleur intense quasi permanente… Pour me soulager dans un premier temps, me voila à devoir porter une orthèse…. qui m’empêche donc d’utiliser correctement ma main droite…. pour une droitière, c’est embêtant…. impossible d’écrire, de dessiner, de taper même, où en enlevant l’orthèse (et en ayant très rapidement mal +++). La frustration augmente, je suis plus irritable (le manque de sommeil n’aide pas)… mais je poursuis quand même mon chemin, déterminée à ne pas me laisser faire par la trahison de mon propre corps… Je tiens bon, quoi qu’il en soit. Je me mets en mode guerrière et je repars affronter ce qui m’attend, tapi dans l’ombre….

3. L’apocalypse mentale

Aux grands maux, les grands moyens. Tout ça ne suffisait pas à me bousculer assez, donc une semaine après la rentrée, j’apprends que je dois déménager toute ma classe dans un autre local. Pourquoi? Parce que. Les raisons invoquées ne sont pas très claires, les solutions alternatives inenvisagées, les conséquences ignorées… histoire d’ajouter un peu de piment, je n’ai les informations que par des moyens détournés, et au compte goutte…. par des personnes non concernées par la situation, la plupart du temps….

J’avoue, j’ai perdu mon sang froid.

J’ai explosé. Littéralement. L’apocalypse selon Saint Jean, avec les trompettes et les chevaux tout ça tout ça…. et je monte en pression chaque jour, d’autant qu’on se charge de me rappeler sans cesse que j’agis trop émotionnellement et que bon, ça stresse les autres…. dont le quotidien poursuit son cours… et qui ne lèvent pas le petit doigt pour m’aider…. mais bon, par contre, si je pouvais me dépêcher de libérer les locaux, ce serait bien…..

Pardon, je suis mauvaise langue… on m’aide … on va me fournir…. 3 cartons et 2 caisses…. pour déménager une classe d’élémentaire. A ce que je vois, certains ont un sens des réalités plus qu’émoussé…. Je m’agace, je râle, je crie même…. et on m’entend… une solution est trouvée, on se bouge un peu….

Et je gère les allées et venues dans ma classe par les différents services concernés pour prendre des mesures, parler les aménagements… par contre, quand je soulève certains points, c’est la panique…. on n’ avait pas pensé…. ah ben non, ils n’ont pensé à rien, donc forcément…. On impose sans vérifier la faisabilité de la chose….. à nous ne nous adapter, de faire en sorte que tout se fasse rapidement et sans vague…. pas de chance, moi je suis du genre tsunami…. Et j’en déclenche un….

On s’affole, on s’agite…. et je les accueille avec presque jubilation dans le marasme qu’ils ont créé… M’en fiche, j’ai enfilé ma fidèle armure et son effet commence à se faire sentir. Je redescends en pression, je ne prends plus de coup au moral, tout en ne me privant pas de porter quelques estocades….

Alors? Pas mal non? Me voila donc à devoir gérer une conspiration technologique, une diminution de mes capacités physiques, une incapacité de mettre en place quoi que ce soit, tout en étant professionnelle, en rassurant mes nouveaux élèves, suffisamment inquiets (j’ai des CP/CE1, vi vi, un double niveau tellllllement sympa en début d’année!!!). Une fois les premiers coups reçus, je me mets en mode guerrière et je gère. A ma manière…

4. Contre attaque

Je priorise:

a. Je vais chez le médecin, qui me rédige un magnifique certificat médical contre indiquant toute sollicitation du poignet droit. Qu’on se débrouille pour faire les cartons, ce sera sans moi, pas envie de me faire plus de mal encore…. et je prends rendez vous avec un kiné pour traiter ma tendinite. Ce qui me servira également de moment de quiétude et de pause dans mes journées plus que tendues. En situation de crise, je prends donc soin de moi.

b. Je fais en sorte que mes élèves soient le moins impactés possible par tout ça. Et j’improvise, je trouve des solutions alternatives, je les rassure, je les écoute, je les laisse en dehors de ce marasme. On en rit, on en fait un support pour les apprentissages (combien de boites de crayons dans un carton? Comment ranger les affichages par ordre alphabétique, mettre les affiches de nombres en ordre croissant…., où se trouve le matériel de maths, de manipulation, d’art, etc etc….) En situation de crise, j’agis en professionnelle.

c. En dehors de la classe ou de la présence de mes élèves, j’évacue le stress. Et j’exige d’être traitée avec un minimum de respect. Je demande des explications, je demande à ce que les responsables me disent exactement de quoi il retourne… devant l’absence de réaction, j’explose, je rue dans les brancards, je sens monter des vagues de colère et de violence. Je mets en œuvre l’effet miroir de la violence ressentie…. je ne fais pas dans la demi mesure. Et je me rends compte que je suis toujours aussi volcanique lorsque je suis confrontée à la frustration, au manque de respect et à la lâcheté… en situation de crise, je demeure moi même, mais je maitrise ma violence, tout en ne prenant pas tout sur moi.

d. J’ourdis un plan en 9 points destinés à mettre les points sur les i et les barres aux t, afin de rétablir certaines valeurs et de faire comprendre à qui de droit que des notions telles que le respect, l’entraide, la communication, l’intégrité ne sont pas que des mots inutiles. Plan dont la mise en pratique se fera petit à petit, mais que j’ai bien l’intention de mener à son terme. La pression redescend, je vois plus loin, j’envisage les implications et les conséquences de cette histoire. Je perçois les ajustements nécessaires, les bouleversements qu’elle va impliquer, je m’y prépare. Je me décentre et me libère de l’émotionnel pour laisser la place à la gestion intellectuelle… en situation de crise, je sais prendre du recul.

e. J’implique la communauté éducative dans son ensemble pour faire en sorte que le déménagement se fasse le plus efficacement possible. Collègues, mairie, parents…. J’ai même envisager de faire appel à mon clan, c’est dire. Et je me dis que finalement, cette mini apocalypse aura eu pour conséquence de mettre en lumière la solidarité et la cohésion… En situation de crise je sais déléguer et organiser.

 

5. Leçons

J’ai encore beaucoup de travail à faire en ce qui concerne le lâcher prise…. Parce qu’après tout, finalement, ma tendinite est le symbole de mon échec à atteindre l’équilibre entre le lâcher prise et le tenir bon….

J’ai réalisé que je subis les conséquences d’une guerre d’égo de personnes qui en ont besoin. Et que je refusais de me laisser embarquer dans la bataille. J’ai enfilé mon armure et je me suis battue pour les intérêts de ceux qui compte vraiment: mes élèves. le reste n’est qu’accessoire finalement.

Ma nature apocalyptique s’est rappelée à moi. Et j’ai pris conscience que finalement, j’évoluais plutôt pas si mal dans le chaos ambiant. J’ai réussi à garder le cap professionnellement, tout en gérant les bouleversements spatiaux et en protégeant mon intégrité physique. Clairement, au niveaux des relations interpersonnelles, c’était plus compliqué mais j’y vois aujourd’hui plus une petite piqure de rappel: je suis capable de beaucoup prendre sur moi pour l’intérêt collectif, mais dès qu’on touche à mes valeurs, je n’ai pas peur de me battre et de montrer de quel bois je suis faite… Et ce n’est pas terminé parce qu’il y a pas mal de points qu’ils n’ont pas envisagés et qui vont poser problème…. mais ça ne me concerne plus…. J’en sors finalement grandie….

J’ai passé une semaine compliquée émotionnellement, mais j’ai quand même réussi à prendre du recul et à retrouver mon calme. Un nouvel équilibre s’instaure. Et j’ai un magnifique plan à mettre en œuvre, sereinement, mais inexorablement. Non pas pour me venger, mais pour mettre les personnes en face de leurs responsabilités et assumer les conséquences de leurs décisions inconsidérées…. et je pense qu’elles commencent déjà à mesurer l’étendue des dégâts…. parce que si les personnes concernées avaient été consultées, toute cette histoire aurait été gérée très différemment.

Et puis j’ai pris le temps de prendre soin de moi… de me réserver une bulle de quiétude au milieu de ce champ de bataille. Bulle que j’ai bien l’intention d’agrandir et de préserver….

Voila donc pourquoi le blog n’a pas été mis à jour, que je n’ai pas pu faire mes articles habituels et la rédaction de celui-ci m’a pris un temps certains, mon poignet ne m’autorisant à taper qu’un temps limité….

Mais ça va mieux, et je pense que du très bon ressortira de tout ça. Finalement, j’ai presque hâte d’y retourner demain pour assister à la suite des événements. Ma classe sera déménagée mardi, et mes élèves pourront investir leur nouvelle classe jeudi. Nous commencerons donc réellement l’année à ce moment là…..je me chargerai de demander à qui de droit en quoi l’intérêt des élèves prévalaient en ce début d’année…. je souris à cette simple idée…. Et je vais enfin pouvoir revenir à une ‘normalité’. Je vais pouvoir remiser mon armure, assurée que personne ne sera tentée de réveiller le dragon qui sommeille en moi avant un bon moment.

Je retourne donc sur le champ de bataille, la tête libérée de toutes ces tensions…. Avec en point de mire le mot du mois d’Octobre qui s’avère plus qu’intéressant.

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