Pause

Français

Ce début d’année scolaire est vraiment très dense et je ne peux pas continuer à dessiner mes cartes, écrire mon cheminement et tout traduire chaque semaine. Je dois me rendre à l’évidence, je risque de me brûler les ailes si j’essaie de suivre le rythme que je me suis auto imposé. J’ai aussi besoin de temps pour préparer inktober, parce que ça me tiens à coeur et que les deux dernières expériences m’ont vraiment fait progresser, en me faisant sortir de ma zone de confort. j’ai envie de pousser mes limites encore une fois, pendant un mois. Mais du coup, je dois faire des choix.

Je me connais, si j’ai quelque chose à partager, rien ne pourra m’en empêcher, mais ça ne fera pas partie de mon exploration du bosquet. J’avais déjà dans l’idée d’en faire quelque chose de plus conséquent, et cette pause me permettra d’y réfléchir plus sereinement.

bref, ces prochaines semaines, il s’agira avant tout d’inktober, de ma préparation, de mes croquis, et de mes encrages à partir du 1er octobre. Et puis de mon cheminement, un jour à la fois. J’espère que vous me rejoindrez dans cette aventure également. A très vite! Parce que nous le méritons tous 🙂

English

I am in the middle of back to school rush and I had to come to the conclusion that I couldn’t draw my cards, write my journey and translate it each week. I don’t want to burn out because I try to follow the rhythm I imposed on myself. i need time to set everything up for inktober too, because it’s a really special experience for me, that made me grow the last 2 times I participated. I want to go out of my comfort zone once again, for a month. So I had to make choices.

I know myself well, and if I feel like sharing something, nothing can’t stop me from doing so. It just won’t be part of the Grove. I already thought that it would be bigger than I first imagined it, and taking a step back from it will allow me to envision it more peacefully.

Anyway, these next weeks, it will mainly be about Inktober. From my setting, to my sketches, then my inked pages in October. And probably also about my journey. I hope you will join me there too. I come back to you really soon, because we all deserve it!

Inktober 2021! la liste en français!!

Ce que j’aime le 1er septembre, c’est que le stress de la rentrée est fortement atténué par la parution de la liste officielle d’Inktober!! Ce qui nous laisse un mois pour faire des esquisses, des croquis, réfléchir à ce que nous allons gribouiller. Et au mois d’Octobre, on encre tout ça!!

Voici donc la liste officielle, mise en ligne aujourd’hui par Jake Parker:

Et ma traduction ( oui, je l’ai traduite dès que je l’ai vue!!!)

Cette année, je reviens à la base: mes feutres techniques, peut être de l’encre de chine noire. J’ai un mois pour y réfléchir!! Et faire mes croquis! C’est parti!!!

Silence

Pas de carte cette semaine, c’est bientôt la rentrée et la « vraie vie » demande toute mon attention. En attendant la semaine prochaine, vous pouvez aller voir sur instagram, où je partage ces petits rien qui me font du bien.

Prenez soin de vous, parce que vous le méritez.

No card this week, it’s almost back to school and « real life » requires my whole attention. But you can check on my instagram to see the little things that makes me happy.

Take care of yourself, because you deserve it.

Le Bosquet de l’Alchimiste 33. La Lune

Cette semaine nous nous consacrerons aux rythmes , et nous profiterons de la Pleine Lune pour récolter les fruits de nos intentions.

Pour moi, la Lune est la maitresse des cycles. En tant que femme, mon propre cycle s’harmonise avec le sien. En tant qu’être humain, ma vie est plus ou moins guidée par son rythme, en tant qu’être vivant, je suis le cycle de la vie. Beaucoup de domaines de nos vies sont liés aux cycles, que nous en ayons conscience ou non. Et comme ce soir, c’est la Pleine Lune, il n’y a de meilleur moment pour partager avec vous ma vision des cycles.

Si nous observons le cycle de la Lune de plus près, nous voyons que le nôtre n’est pas si différent. Nous commençons par la lune noire dans l’obscurité du ventre maternel, puis nous entrons dans la nouvelle lune de notre enfance, où nous grandissons et nous ancrons au sein de notre famille. Puis nous migrons vers le premier quartier de nos jeunes années, où nous commençons à construire notre vie, notre propre famille, où nous commençons notre propre cheminement, où nous devenons plus forts, plus indépendants. Vient ensuite la Pleine Lune de la maturité, où nous sommes des professionnels accomplis, où nous savons qui nous sommes, ce que nous voulons, où nous avons atteint la stabilité et la maturité, où nous récoltons les fruits de notre labeur. Vient ensuite le dernier quartier de notre vie, où nous ralentissons, où nous prenons le temps de la réflexion, où nous pouvons voir ce que nous avons accompli. Nous passons ensuite à la lune noire de nouveau, pour achever notre cycle.

Nous pouvons également nous aligner avec les phases de la Lune lorsqu’il s’agit de projets, de relations, ou de notre croissance spirituelle. La nouvelle Lune serait ce temps de réflexion où nous plantons les graines de nos intentions, nos rêves, dans l’obscurité protectrice de notre esprit, en leur laissant le temps de prendre racine, jusqu’à ce qu’ils puissent sortir à la lumière. Ils germeraient alors dans le premier quartier de nos désirs, et demanderaient toute notre attention et qu’on prenne soin de les nourrir pour qu’ils puissent grandir sainement et puissamment. Ils s’épanouiraient alors pendant la Pleine Lune de notre récolte, o nous verrions les fruits qu’ils portent, ou nous profiterions de leur abondance. enfin, le dernier quartier de nos pensées nous offriraient un temps de réflexion, pour rassembler les leçons que nous avons tirées de cette expérience, et en être reconnaissant. Il ne signifierait pas la fin de ce projet, que nous pouvons conserver aussi longtemps que nous le désirons, mais plutôt de la base de lancement d’autres projets qui en seraient le prolongement. Un nouveau cycle commencerait alors, puis un autre, et ainsi de suite, pour satisfaire nos besoins et nos envies, pour nous aider à évoluer vers notre plein potentiel et être ce que nous sommes sensés être.

Nos vies sont enfin régies par des cycles: les heures, les jours, les semaines, les mois, les saisons, les années. Nous pouvons choisir de les suivre, de nous laisser porter par le flux et le reflux de la Vie, de faire partie de cette harmonie rythmique, ou nous pouvons essayer d’en courber le cours. En embrassant notre nature cyclique, nous nous autorisons à embrasser son universalité, en temps qu’être vivant. En tentant de nous y opposer, nous permettons à notre égo de prendre le dessus, et nous nous déconnectons du rythme universel. J’ai choisi de me laisser porter complètement par le cycle de la Vie, et de revenir à une approche plus naturelle de mes propres rythmes et cycles. En tant que femmes, on nous dit souvent que nous traversons 3 cycles: celui de l’enfant, celui de la mère et celui de l’ancienne. Mais pour être tout à fait honnête, il me parait manquer un élément…. Nous ne passons pas du stade de mère à celui d’ancienne… Il y a ce temps où nous régnons sur nos vies, épanouies, confiantes, où nous n’avons rien à prouver à qui que ce soit. C’est la phase de la Reine. C’est ce moment où nous brillons, dans l’acceptation et le partage, dans la sagesse de ce que nous avons vécu jusqu’ici, dans l’harmonie avec nos corps, et de notre identité de femmes, et non pas seulement mères, pas seulement mères ou sœurs, mais femmes entières et épanouies. C’est ce temps où nous nous sentons libres d’être celles que nous désirons être, ou nous faisons profiter à ceux qui nous entourent, famille, compagnons, amis, collègues, de notre récolte. C’est aussi alors que nous nous reconnectons avec notre corps, non pas en temps que berceau de vie potentiel, mais en tant que tel. C’est à ce moment là que nous prenons conscience des transformations qu’il a subit pour nous porter jusqu’ici et où il est important d’en prendre soin, de le remercier, de le reconquérir pour ce qu’il est. Je vois mes cheveux blancs comme une couronne et je tiens ma tête bien droite, en la revendiquant. j’accueille avec joie mes vergetures et mon ventre comme des trophées reçu pour avoir été une mère. Et en ce qui me concerne, j’en suis heureuse, parce qu’ils sont tout ce qui me reste de ce temps, ils sont les témoins de cette partie de ma vie. Je me sens bien dans mes courbes, qui sont pour moi le signe extérieur de ma féminité, et je n’essaie pas de les cacher, de les enfouir, de les nier. Je règne sur ma vie, en étant celle que je suis. J’ai beaucoup de respect pour autrui, mais je ne tolère pas l’irrespect, que ce soit envers moi ou envers qui que ce soit. J’éduque, je valide, je ne cache pas le pouvoir que j’ai sur ma propre vie. Je choisi de l’embrasser de toutes mes forces, et de la laisser s’épanouir autant qu’elle le désire. Je suis une Reine. J’ai choisi de me laisser porter par le flux et j’en suis reconnaissante.

Alors cette semaine, prenez conscience des cycles qui existent dans votre vie, et essayez de vous y aligner. Parce que vous le méritez.

La carte

Ce soir, c’est la Pleine Lune, alors je n’ai pas pu résister à la tentation de la dessiner, tout simplement. Juste une Lune dans sa simplicité, sa rondeur, et sa douceur. Il n’y a rien d’autre à ajouter. J’espère qu’elle vous plaira!

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine

The Alchemist Grove 33. The Moon

This week we will focus on cycles, and we will enjoy the full Moon to harvest the fruits of our intentions.

The Moon is, to me, the master of cycles. As a woman, my own cycle harmonizes with hers. As a human being, my life is more or less led by her rhythm, as a living being, I follow the cycle of Life. A lot of our life is led by cycles, whether we acknowledge them or not. And as tonight is a full Moon, there is no more perfect day to share with you my views on cycles.

If we look at the Moon cycle more closely, we will see that ours is not that different, from the new moon of our birth and childhood, when we bloom and grow in the womb of our family, to the first quarter of our young adult years, when we start to build our life, our family, when we are on our path, beginning our own unique journey, growing and being stronger, to the full moon of our mature adulthood, when we master our craft, when we know who we are, when we have reached stability and maturity, to the third quarter of our old age, when we slow our pace, when we spend time to reflect on our life, our family, and when we can see the accomplishments of our lifetime. We then go to our passing just life the moon embrace it’s dark moon phase.

We can also align with the Moon phases when it comes to projects, relationships, or spiritual journey. The new Moon of our life would be when we plant the seeds of our intentions, our dreams, into the darkness of our mind, keeping them safe, letting them take roots, slowly, safely, until they are ready to get out. Then they may start to sprout in the first quarter of our desires, and require all our attention and care. This is where we give them our full attention, nourishing them, protecting them, making sure they get all they need to be healthy and grow strong. Then they fully bloom on the full moon of our harvest, and we can see the fruits of our labor, harvest them, enjoy their abundance and make sure to share them. Lastly, the last quarter of our thoughts offers us a time to gather the lessons learned and to be grateful. Before a new cycle starts, again, and again and again, to fulfill our intentions and desires, to make us grow to our full potential and be the beautiful beings we are meant to be.

Our life is lead by cycles: hours, days, weeks, months, seasons, years. We can choose to follow them, to go with the flow of Life, to belong to its rhythm, or we can try to fight against it, it’s up to us. By embracing our cyclic nature, we allow ourselves to embrace the universality of it, as a living being. By trying to go against it, we let our ego take over, and it disconnect us from the universal rhythm. I chose to fully embrace them, and to go back to a more natural approach of my own rhythm and cycles. As women, we are sometimes taught that we go through 3 phases: the Child, then the Mother, and lastly the Crone. There is something missing here, to be honest…. We don’t go from the mother to the crone…. There is this time where we reign on our own life, blooming, confident, where we don’t have anything to prove to anyone. This is the time of the Queen phase. This is when we are shining, confident and accepting, sharing what we know, what we learned, embracing our body and being fully women, not only mothers, not only daughters, not yet elder. This is when we are free to be whoever we want, when we can show our true power over our own life, caring for our kingdom, caring for our family, reconnecting with our body as the beautiful vessel it is, welcoming the changes it went through and will go through, owning each steps. I see my grew hair as a crone, and I held my head up high, proud of it. I embrace my stretch marks and round belly as trophies earned being a mother. And I am happy they are here, as in my case, they are the last signs I once was a mother. I own my shapes, my curves, as feminine attributes, and i don’t try to hide them. I adorn them as something I can be proud of. I am reigning over my own life, being the one I want to be. I respect others, but I won’t tolerate disrespect. I will educate, but won’t hide my power over my own life. I chose to embrace it, I chose to go with the flow, and I am grateful I did.

So this week, be aware of the cycles in your life, and try to align with them. Because you deserve it.

The card

Today is a full moon, so I couldn’t resist the temptation to draw it. it was that simple. Just a plain, bright yet soft full moon. There is really nothing else to add. I hope you enjoy it!

My journey

Our journal

I wish you a beautiful week.

Le Bosquet de l’Alchimiste 32. Le Désert.

Cette semaine, nous nous concentrerons sur le fait d’apprécier le temps que nous pouvons passer seuls. La vague de chaleur m’a recluse chez moi, seule. Je passe habituellement la plupart de mes étés dans une sorte de retraite, pour me ressourcer et faire le point. Mais je commence par passer la moitié de mes vacances à travailler, pour que tout soit prêt à la rentrée. Une fois fait, je peux profiter de vivre à mon rythme, de faire ce qui me rend heureuse, d’apprendre et de lire sur des sujets qui m’intéressent. C’est à la fois ressourçant et enrichissant.

J’ai appris à aimer être seule avec moi-même, surtout parce que mon travail requiert un contact avec beaucoup de personnes le reste de l’année, les collègues, la hiérarchie, les parents et que sais-je encore, et de devoir gérer leurs vues et leurs attentes, tout en les amenant à prendre en compte les miennes et en essayant d’éduquer ces 25 petites personnes qui me sont confiées chaque année. Ce qui me prend beaucoup d’énergie, de patience et de confiance en moi. Tout est remis en cause quotidiennement, rien n’est jamais acquis, et les règles du jeu changent régulièrement. Je finis l’année complètement drainée, en général. Et ce n’est pa une question de limites saines non érigées. C’est le prix que je paix pour faire ce travail. Et l’année dernière a été encor plus lourde à gérer, avec le protocole sanitaire à faire respecter sans avoir les moyens de le faire, et sans aide de la hiérarchie qui semblait prendre un malin plaisir à le changer dès qu’on parvenait à mettre quelque chose en place qui tenait la route…. ça n’a pas été ma meilleure année, clairement. Alors oui, j’ai vraiment besoin de temps pour me rebooster, me ressourcer, retrouver mes forces et prendre du recul par rapport au stress et l’incohérence auxquels j’ai du faire face le reste du temps. C’est un nettoyage en profondeur, en quelque sorte.

Je n’ai aucun souci à me confronter à mes propres pensées, et les vacances me donnent l’opportunité de creuser mes centres d’intérêt, de découvrir de nouvelles choses, de comprendre certaines dynamiques que j’ai constatées mais que je n’ai eu le temps que de survoler. Je nourris mon esprit, mon mental tout en prenant soin de mon corps. Je ne suis pas faite pour les températures estivales, surtout lorsqu’elles atteignent plus de 35°C comme cette année… j’essaie de vraiment m’assurer de dormir suffisamment, de m’hydrater et de faire en sorte que mon corps ne souffre pas trop de la chaleur. La lecture est alors une de mes activités favorite, avec la sieste…. puisque je ne peux vraiment pas faire comme d’habitude, mon cerveau est au ralenti à partir de 30°C et mon corps ne suit pas non plus…. et non, pas de clim ici, donc je paie le prix fort physiquement… Mais j’ai découvert qu’en ajustant mon rythme de sommeil aux plus chaudes heures de la journée me permettait d’être très efficace dans les heures les plus fraiches. Ce qui signifie clairement que je suis majoritairement nocturne pendant les jours les plus chauds… et que ça me convient parfaitement !

L’été est vraiment un temps où je prends soin de moi. Je le vois comme une sorte de retraite, et je prends souvent conscience du chemin parcouru à ce moment là. Mais pour ce faire, je dois me traiter comme je le mérite. J’ai appris à respecter mes pensées, et à comprendre ma façon de penser. J’ai appris à écouter mon corps et ses besoins, et à faire ce qu’il faut pour les satisfaire. j’ai appris à embrasser mes émotions et à les laisser s’exprimer librement.. C’est vraiment un moment de libération et de transformation. Je peux passer autant de temps que nécessaire à prendre soin de moi, au lieu de ne m’occuper que des besoins et des envies d’autrui, et j’en ai vraiment besoin. Je reste en contact avec ma famille et mes amis, mais je me place en premier, et ça me fait du bien. Je peux ensuite, à mon rythme, reprendre des interactions sociales, avec un bien meilleur état d’esprit et général.

J’aime également ce moment de l’année parce qu’il me permet de me reconnecter avec tout ce que j’aime. Et que ça m’apporte vraiment beaucoup. Après un certain temps, je recommence à m’ouvrir aux petits rien, je recommence à voir le monde avec des yeux émerveillés. Je considère vraiment ce temps de retraite comme un cadeaux que je me fais. Un temps pour me reconnecter avec moi-même, avec mes aspirations, avec mes inspirations, pour me concentrer sur ce qui m’apporte de la joie et cette sérénité après laquelle j’ai couru toute l’année. Je choisis qui voir et où, combien de temps, mais je reste majoritairement seule. Parce que je mérite toute mon attention, au moins une fois par an. Et que j’ai la chance de pouvoir le faire.

C’est aussi un moment riche en créativité. Je peux libérer mon esprit et laisser mon âme s’exprimer. C’est en général là que je commence à penser au voyage intérieur de l’année prochaine, lorsque je plante sa graine. C’est à ce moment là que j’explore de nouvelles techniques, que j’approfondis certaines pratiques, que je lis, que j’écris, que je pains, que je bidouille…. C’est à ce moment là que je prends le temps de nourrir ma créativité et que je la laisse s’épanouir.

Alors cette semaine, essayez de prendre un peu de temps pour vous, donnez-vous rendez-vous, organisez un jour, un week end, une semaine de bien être pour vous reconnecter avec l’être unique et magnifique que vous êtes. parce que vous le méritez.

La carte.

Je suis des cours de digital painting cette année. Et cette semaine, nous devions réaliser plusieurs croquis,e n variant les thèmes: des objets, des animaux, des personnages, des paysages. Avec cette chaleur, j’ai tout de suite pensé à un désert!! Pour moi, le dessin est vraiment une pratique méditative. J’ai donc profité de ce temps pour réfléchir à ce que le désert pouvait signifier pour moi. J’ai pris les choses dans le sens inverse cette fois. Je n’avais pas d’idée de thème précis, et c’est en dessinant que j’ai choisi de faire du désert ma carte, et que le sujet de la retraite s’est imposée. J’ai fait mon croquis pour mes cours, mais j’ai choisi une autre voie pour ma carte, en prenant encore une fois les choses dans un sens différent. j’ai pris la même référence mais au lieu de faire un croquis et de passer à la coloration, je suis partie de masses de couleurs pour les affiner par la suite, jusqu’aux détails. Je devais en avoir assez de faire des croquis hahaha. Quoiqu’il en soit, je suis sortie de ma zone de confort, encore une fois, et je ne le regrette pas, encore une fois. j’ai beaucoup appris de cette expérience. Et je suis plutôt contente du résultat. j’espère qu’il vous plaira également !

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine!

The Alchemist Grove 32. The Desert.

This week, we will focus on appreciating the time we can spend alone. The heat wave made me stay at home, by myself. I usually spend most of my summer in a kind of retreat, to reset. But first, I spend the first half of my break working, to get everything ready for the coming year. Once it’s done, I then can enjoy to live following my own rhythm, doing whatever brings me happiness, learn and read on subjects that interest me. Both rejuvenating and growing.

I learned to love being by myself, especially when my job requires me to be in contact with a lot of people during the rest of the year, to deal with their realities, to consider their views and expectation while driving them to understand mine and to try and educate those 25 tiny humans. It takes a lot of my energy, patience, and confidence. I often am completely drained. It’s not a matter of sane boundaries not being raised, it’s the toll I have to pay to do this job. And last year was even more demanding, with the sanitary protocol we had to put in place without the means to do so, and without help whatsoever of the hierarchy who seemed to have fun to change the rules as soon as we dealt with their orders… Not the best year, for sure. So yes, I really need time to reset, to gain my strengths back, to step back from the stress and the nonsense of it all. It’s a deep cleansing, in a way.

I also have no problem confronting my thoughts, and the break gives me the opportunity to dive deeper into realms of interests, to discover, to understand. I nourish my soul and my mind, while taking care of my body… I am not made for summer temperatures, hitting 35°C this year… I try to really make sure I sleep, hydrate and keep my body as comfortable as possible. Reading is them my favorite activity, with napping… as i really can’t do as I am used to… and no, no AC here, so the heat really can take a toll on my overall health. But I found that adjusting my sleep schedule to the warmer hours allows me to be more efficient on the cooler ones… Which means that I am mainly nocturnal on the hottest days… and it’s perfect to me!

Summer is really a time of self care for me. I see it as a retreat, and I usually learn a lot about my growth then. But in order to do so, I needed to treat myself as I deserved. I learned to respect my thoughts, and to understand my way of thinking. I learned to listen to my body and its needs, and to do all I can to fulfill them. I learned to embrace my emotions and let them express themselves as they wish… it’s a really freeing time, actually. I can spend as much time taking care of myself, instead of taking care of others, and I really need it. I am still in contact with my friends and family, but I put myself first, and it feels good. I need that reset. I then can go back, at my pace, to social interaction, with a far better state of mind.

I really enjoy this time because it really allows me to connect with everything I love. And it brings me so much!! After a while, I start to open to the little things, and see the wonder of the world again. I end up being completely in peace and harmony with myself, and ready to conquer the world again. I really value this time of retreat as a gift I make to myself. A time to reconnect with myself, my aspirations, my inspirations, to focus on what brings me joy and this serenity I run after all year long. And if some don’t understand, because to them it’s the perfect time to be with people, to discover new places, to party, I just remind them that I see a lot of people all year long, all day long, and that I am more an introvert. I just choose who I want to be with and when, but I mainly stay by myself. Because I deserve all my attention, at least once a year. And I am lucky enough to be able to do so.

This time is also rich in creativity. As i mostly have nothing to worry about, I can really free my mind and let my soul express itself. This is when I start to envision the yearly journey, when I plant its seed. This is when I explore new medias, new practices, when I read, write, draw, paint, design… when I take the time to feed my creativity and let it bloom.

So this week, try to find some time for yourself, plan a date with yourself, organize a self care day/week end/ week and reconnect with the one you are. because you deserve it.

The card.

I take digital painting lessons. And this week we had to do several sketches, preferably different subjects : objects, animals, characters, landscape. With this heat, I thought about a desert, right away hahaha. I did the sketch for my courses, but then when another way to draw the card: I took the same reference, but this time worked with color blocks, then worked from them to a more detailed image. I guess I was done with sketches for now hahaha. It was a really interesting process, a bit like sculpting shapes, and I learned a lot. I am pretty happy with the way it went at the end. I hope you’ll like it too!

My journey

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I wish you a beautiful week!

Le Bosquet de l’Alchimiste 31. La Lanterne.

Cette semaine, nous nous concentrerons sur notre lumière intérieure, comment être nous-même et apporter du réconfort à autrui, comment briller en toute sécurité. Et je trouve très amusant de le faire au moment de la nouvelle lune hahaha. Parfait timing!

Pour moi, nous possédons tous notre propre lumière intérieure. Nous pouvons choisir de la garder cachée, ou la laisser briller. Elle n’a pas besoin d’être un stroboscope. Nous pouvons juste la laisser luire en douceur, au sein d’un cadre protecteur. Tout comme une lanterne dans la nuit, nous dévoilons un peu de l’inconnu pour ceux qui voyagent aux alentours. Nous pouvons leur offrir de la lumière, de la chaleur, et les aider à allumer leur propre lumière. Nous leur permettons de comprendre où ils se trouvent, et d’apercevoir les différentes directions qu’ils peuvent ensuite prendre. Et nous le faisons en étant simplement nous-même, en laissant notre propre lumière briller.

Le cadre métallique de la lanterne protège le verre plus fragile qui entoure la flamme et lui permet d’être vue d’un peu peu plus loin. Notre cadre est constitué de tout ce qui nous apporte de la sécurité. Nous le construisons à partir de notre confiance en nous, de nos valeurs et de nos principes. Grâce à lui, nous sommes capable de briller même dans l’obscurité.

L’inconnu n’est pas forcément sombre. Il est en fait plutôt embrumé. Mais notre lumière nous permet de voir ce qui est autour de nous, et d’être un repère pour autrui. Ils peuvent se servir de notre position pour aller un peu plus loin, à la limite de ce que nous avons dévoilé, et de ce fait dévoiler eux même un peu plus, ou rester avec nous pour explorer ce que nous avons découvert. Mais peu importe ce qu’ils décident de faire, ils ne sont pas des insectes aveuglés par notre lumière, ils sont d’autre lanternes. Certains ont besoin d’être rallumés, d’autres brillent déjà. Ensemble, nous pouvons partager nos lumières pour explorer, ou nous donner les un les autres la confiance en nous nécessaire pour briller un peu plus, un peu plus longtemps.

L’inconnu n’est pas notre ennemi. Il s’agit juste des lieux où nous ne sommes pas encore allés, des personnes que nous n’avons pas encore rencontrées, des expériences que nous n’avons pas encore vécues, des leçons que nous n’avons pas encore apprises. Et nous avons pour rôle de les découvrir, de les vivre. Protégés par notre cadre, en les illuminant. Et quoi qu’il se passe, nous n’en verrons qu’une infime partie, en laissant les autres en découvrir un peu plus. Petit à petit. Chacun d’entre nous étant un repère duquel les autres pourrons s’élancer. Donc peu importe ce qui se passe, je sais qu’en étant moi-même, en ne me cachant pas mais au contraire en laissant ma lumière être vue, je recevrai tout autant que je donnerai. Ma lumière n’aveuglera personne, mais au contraire sera accueillante. Il ne s’agit pas ici de se faire voir par tous les moyen, d’être un phare. Mais au contraire de créer un environnement de chaleur, confortable, sécurisant.

Puis nous reprendront chacun notre route, et éclaireront une autre partie inconnue de la vie. En emportant avec nous notre lumière. En luisant paisiblement et gaiement au cas où d’autres aient besoin de la voir ou de la sentir. Nous n’avons pas besoin d’imposer notre propre vision du monde. Mais nous pouvons la montrer à ceux qui sont intéressés. En respectant leur propre cheminement, leur propre façon de briller, en les autorisant à briller un peu plus fort, et en dévoilant un nouveau chemin que nous prendrons peut être lorsque le temps sera venu. Nous faisons tous partie de l’inconnue, et ce qui en fait la beauté est qu’il y a encore tellement à découvrir! Nous rencontrerons d’autres lanternes sur notre chemins, qui nous permettrons de nous reposer à notre tour, avec qui nous pourrons partager, de qui nous pourrons apprendre. Nous choisirons alors de rester un peu plus, ou plus longtemps, ou de repartir rapidement. Et tout ira bien.

Mais ce que nous avons besoin de comprendre et d’accepter est que chacun d’entre nous brille de sa propre lumière. Elles sont toutes différentes. Elles ne dévoilent pas non plus les mêmes choses. Chacune d’entre elles a sa propre couleur, sa propre intensité, sa propre portée. Mais toutes brillent. Elles peuvent se trouver au même endroit ua même moment et pour autant, l’une d’entre elles peut dévoiler le sol et les petites choses qui s’y trouvent, alors qu’une autre peut se focaliser sur la cime des arbres et sur le ciel, et qu’une autre encore éclaire les plantes et le paysage un peu plus lointain. Nous brillons tous différemment et la beauté de l’existence est d’interagir afin d’avoir une vue un peu plus complète de ce qui nous entoure. Certains brilleront plus fortement pendant la journée, lorsque le brouillard couvre tout de son voile cotonneux, alors que d’autres se sentiront plus à même d’illuminer l’obscurité, où leur propre lumière donnera une teinte plus douce à ce qui est encore inconnu, ne serait-ce que pour un court moment. Et il y a ceux qui brillent quoi qu’il en soit, comme s’ils savaient qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’être des repères ancrés, stables, constants afin d’aider ceux qui se sont égarés à retrouver un chemin. Nous brillons, luisons, étincelons. Nous le faisons tous à notre manière, et c’est ce qui rend ce monde si beau.

Alors cette semaine, laissez votre lumière briller, et observez ce que vous dévoilerez. Profitez de ce moment. Parce que vous le méritez.

La carte

J’ai choisi de dessiner une lanterne métallique, mais il est for probable que la carte définitive soit différente, plus organique. J’aime néanmoins le contraste entre la couleur du cadre métallique et celle de la flamme. C’était vraiment un défi pour moi de dessiner quelque chose qui ne soit pas naturel, qui ait une structure claire et rigide, et d’être capable de rendre l’aspect d’une texture métallique. Mais je me suis vraiment bien amusée à faire des tests, et je suis fière de ce que j’ai été capable de faire au final. Même si je risque fort de la refaire… ou non…. J’aime vraiment beaucoup cette petite lanterne, pour être tout à faire sincère, et j’espère qu’elle vous plaira également !

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine, éclairée par votre lumière.

The Alchemist Grove 31. The Lantern.

This week, we will focus on how to bring our own light, how being ourselves can be a comfort for others, how we can glow safely. And to be honest, I just realized that today is new moon day. Perfect day to talk about light!

To me, we all hold our own light within. We can choose to keep it concealed or to let it shine. It doesn’t need to be a obnoxious stroboscope. We can just let it glow, softly, safely protected by our own boundaries. Such as a lantern in the night, we unveil a part of the unknown for those who journey nearby. We can offer warmth and comfort, and help them switch their own light on. We allow them to understand where they are, and present them the different directions they can take. We can do all that by simply be ourselves, by simply let our light glow.

The lantern metallic frame protects the more fragile glass part that surrounds the flame and allows it to be seen from a larger distance. Our frame is whatever makes us feel safe. We built it from our confidence, our memories, our values and principles. With it, we are able to glow even in the unknown.

The unknown is not mandatory dark. It’s mostly foggy, actually. But then our light allows us to see around us, and to be a landmark for others. They may use our own position to go a bit further, within the limit of our light hence unveiling a bit more, or stay with us to explore what we discovered. But whatever they do, they are not bugs blinded by our light, they are other lanterns. Some need to be lit again, some are already shining. Together, we can share our lights to explore, or we can give each other the confidence to shine a bit brighter, a bit longer.

The unknown is not our enemy. It’s just places and people we haven’t met yet. It is all the lessons yet to be learned, it is all the experiences yet to be lived. And we are meant to light them up, to discover them, to live them. protected in our frame, glowing or shining. Whatever happens next, we will see only a small part of it, letting others to unveil the rest. Step by step. Each of us being the landmark others may use to expand their own light. So whatever comes, I know that being myself, allowing the world to see who I am, will bring me at least as much as I will give. I won’t crush others with my blinding light. I will welcome them with a soft glow. It’s not about showing off; it’s about offering and receiving, creating a place of warmth and comfort.

Then we will part again, each of us following our own path, and glowing in another unknown part of life. Bringing with us our light to the world as we go forward. And peaceful, joyfully shining in case others may need to see and feel your light. We don’t need to impose our own vision of the world. We can show it to whoever is interested though. But in respecting their own journey, their own way to shine, we allow them to show us a bit more, and unveil a path we may take when time has come. We are all part of the unknown, and the beauty of it is that there is still so much to discover and that we will find other lanterns on our way to allow us to rest, to learn from them, to share our own journey. We may choose to stay with some for a while, a long time or part quickly.

But what we need to understand and accept is that each of us shine with our own light. Not all are the same. Not all are showing the same things. Each has its proper color, intensity, spectrum. But each shines. They can be at the same place at the same moment, but one may unveil the soil and the small things, while another may focus on the treetops and on the sky, and a last one may show more of the plants and landscape around them. We all shine differently and the beauty of existence is to interact together to have a better view of what is surrounding us. Some will be brighter during the day, when the fog covers everything with his cotton candy likeness, while other will feel more comfortable in the darkness, where their light will add a soft tint to what is around, even for a short while. And there are those who will shine no matter what, as if they knew they had no other choice than bringing their light to help others to find their way. We all shine, glow, sparkle. We all do it in our own personal way. And that’s what makes this world so beautiful.

So this week, let your light shine, and see what you may discover. Enjoy the process. Because you deserve it.

The card

I chose a metallic lantern, but I feel it may be changed into a more organic kind of light. I love the contrast between the teal of the metallic frame and the warmth of the flame. It was a real challenge for me to draw something non organic, and to express the metallic texture. But I really had fun during my testing and I am proud of what I managed to do. Even if I will probably go in another direction later. Or not. I really love this little lantern, to be honest… I hope you do too!

My journey

Our journal

I wish you a good and shiny week!

Le Bosquet de l’Alchimiste 30. La Marguerite.

Cette semaine, nous allons nous ouvrir, tels des marguerites. Nous ouvrir au monde, à nous-mêmes. Nous exposerons sans crainte notre cœur et recevrons ce que le monde a à nous offrir.

Être ouvert n’est pas si simple. Tant que nous sommes guidés par la peur. Peur d’être blessés, peur d’être mal compris, peur d’être jugés… En ce qui me concerne, il m’est devenu insupportable de rester fermée, juste parce que j’avais peur. Peu de blesser, peur de devoir me justifier encore, et encore, et encore. Et j’ai réalisé que j’étais celle qui m’enfermait dans ma propre prison. Mes plus grandes peurs n’étaient pas celles qui m’empêchaient de m’ouvrir. J’avais du faire face et surmonter ce qui me terrorisait. Ces peurs qui me gardaient enfermée étaient produites par des illusions, par des malentendus. Rien ne m’empêchait réellement de m’ouvrir complètement si ce n’était moi-même. Et il me devenait de plus en plus difficile de rester intègre. j’avais besoin de retrouver un équilibre. Et pour se faire, j’avais besoin d’apprendre qu’être vulnérable ne signifiait pas être faible. Bien au contraire, c’est une magnifique force; Je me suis rendue vulnérable, en exposant mon cœur de marguerite au monde. Mais j’ai aussi confiance dans mes capacités à faire face à ce qui vient, et d’en tirer de quoi évoluer encore.

La vie est faite de nombreux moments joyeux, beaux et heureux, et d’autres plus difficiles, plus sombres. mais ils font tous partie du chemin que nous avons à parcourir. Nous pouvons essayer d’éviter les défis, la douleur, la tristesse, mais nous les rencontrerons tôt ou tard. Ou nous pouvons les considérer comme des enseignants, comme des expériences qui nous rendrons complets. L’équilibre. J’espère que mes jours les plus sombres sont derrières moi, mais je sais également que si d’autres viennent sur ma route, je n’aurai pas à me fermer aux émotions qu’ils apportent. Je les reconnaitrai comme des amis de longues date et je les accueillerai. Ils resteront un moment, et nous nous séparerons de nouveau, ils laisseront leur place à des moments plus légers. Je sais que j’ai en moi la capacité d’apprendre de chaque expérience. Parce que je me suis ouverte à moi-même.

Alors que je traversais des moments très difficiles, j’ai ouvert ma boite de Pandore. Avec un esprit, les yeux et les bras grand ouverts. J’étais prête à accueillir chaque part de celle que j’étais. Et pour ce faire, j’ai laissé de côté ce troll de jugement qui nous accompagne tous. Cette créature créée par la culture à laquelle nous appartenons, par les croyances que nous avons apprises, par la société dans laquelle nous avons grandis. Elle ne nous appartient pas, elle nous a été imposée. Nous pouvons suivre les règles principales sans pour autant être spoliés de notre propre identité. Nous avons tous en nous une boite de pandore que nous gardons cachée au plus profond. En l’ouvrant, sans être dans le jugement, j’ai fait le choix de me libérer des chaines que je m’étais imposées. J’ai pris conscience de chacune des pièces qui constituait le puzzle de celle que j’étais, je les ai acceptées, et je les ai intégrée. Mon puzzle était enfin complet. Je me suis libérée des trolls, du jugement apporté par autrui. Et j’ai commencé mon chemin vers l’amour de moi-même. Pour être sincère, ce cheminement a pris un certain temps, mais il a été magnifique. J’ai mis beaucoup de temps à m’apprécier, à embrasser celle que je suis aujourd’hui, à respecter mon unicité. Mais en échange, j’ai reçu beaucoup de paix intérieur, et j’ai retrouvé mon intégrité. Ce qui me manquait, c’était ce respect de soi, en tant qu’être unique et spécifique, cet être parfaitement imparfait que nous construisons jour après jour. Et il m’a pris encore plus de temps pour oser montrer mon cœur au monde. Non pas parce que j’avais peur. mais plutôt parce que je ne me sentais pas à ma place la plupart du temps. Jusqu’à ce que je réalise que j’appartenais à ce flux, et qu’il était temps pour moi de me relever, et de briller, de montrer de quel bois j’étais faite, avec confiance, avec amour pour moi-même et avec une volonté tranquille mais indomptable d’apporter ce que pouvais au monde.

Bien sûr, certains n’ont pas compris ou accepté ma démarche. Nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde. et la leur est aussi valide que la mienne. Je ne peux pas leur en vouloir, nous marchons juste dans des directions différentes, et toutes ont besoin d’être explorées. De plus, je peux quand même apprendre d’eux, leurs expériences ajoutent une certaine perspective à ce que je vis. Je n’interfère pas dans leur cheminement, je les regarde juste évoluer et je prends ce que j’ai besoin de prendre de leur vision des choses, de leurs actions, pour enrichir mon point de vue. Mais ça ne change rien à mon propre voyage. D’autres personnes sont plus difficiles à vivre, parce qu’elles me blessent et déclenchent une réaction plus vive… En fait, ce ont les plus intéressantes, et leur enseignement est plus profond. Si elles déclenchent ces réaction en moi, c’est que je dois encore travailler sur ce qui m’a fait réagir comme ça. C’est que je ne me suis pas encore libérée de leur jugement envers ce domaine particulier. C’est que j’ai encore beaucoup à apprendre. Je suis loin d’être parfaite et je n’ai aucune intention de l’être. Et d’une certaine façon, savoir que je suis encore un travail en cours est vraiment merveilleux. Lorsque je suis blessée, ma première réaction est d’être sur la défensive. Ce qui dans mon cas signifie ériger de hautes murailles, me munir de ma hache à double tranchant et d’attendre la moindre occasion de m’en servir… Je me place en mode guerrière absolue, pour protéger ce qui doit l’être. J’essaie maintenant de prendre une autre voie, et ce n’est pas facile lorsque la défense est son mode de fonctionnement par défaut… mais en érigeant mes murailles, je m’enferme de nouveau… et ce n’est plus ce que je veux dans ma vie.

Alors maintenant, lorsque je suis blessée, je reconnais que je le suis, et je remercie la personne qui a déclenchée cette émotion. Non parce que j’apprécie ce qu’elle fait, mais parce qu’elle me donne l’opportunité de percevoir ce sur quoi je dois encore travailler pour poursuivre ma construction. Et lorsque c’est trop difficile (on en passe pas d’un mode « guerrière absolu » à une marguerite en un clin d’œil…), je les ignore, je lâche prise, et je travaille dessus lorsque je me retrouve seule.. bon, je laisse aussi la colère s’échapper un peu, je ne suis qu’au début de ce cheminement… et j’ai encore beaucoup de fierté en moi. On ne peut pas traverser certains de ses enfers personnels et en sortir sans ressentir de la fierté d’avoir été capable de le faire… si? Donc je sais que j’ai aussi quelques ajustements à faire dans ce domaine mais je pense sincèrement que c’est une des raisons pour lesquelles je suis encore très sensibles à certaines choses… je suis un travail en cours, et j’aime ça, parce qu’il y a toujours des choses à améliorer. Et je suis désormais capable de le faire avec respect et amour pour moi-même. Parce que je les mérite.

Donc de quoi devrais-je avoir peur? De découvrir ce qui a besoin d’être amélioré? C’est une réelle chance! D’être rejetée? Par quoi? Par ceux que je considère comme des professeurs intéressant, tout en continuant sur mon propre chemin. Ils ne me rejettent pas, ils me donne l’opportunité de prendre conscience de leur existence. Je n’ai pas à les suivre ou à appartenir à leur cercle, je suis entourée des personnes qui comptent vraiment pour moi. D’être jugée? Le jugement est une illusion. Il n’a pas sa place dans ma réalité. Et il est souvent du à l’incompréhension. S’ils ne comprennent pas, c’est qu’ils n’ont pas encore à le faire. C’est leur cheminement, pas le mien. Nous allons dans des directions différentes et je peux quand même apprendre d’eaux, avec compassion et ouverture d’esprit. D’être blessée? La douleur fait partie de la vie tout autant que le reste. C’est aussi un formidable enseignant, de ceux qui nous nous font grandir et nous rendent plus forts et plus sages. J’embrasse la peine aussi bien que la joie et la paix.

Alors cette semaine, laissez votre marguerite s’ouvrir, éclore, et montrer au monde quel magnifique cœur vous avez. Parce que, vous aussi, vous le méritez.

La carte

Lorsque j’ai réfléchis à la notion d’ouverture, j’ai tout de suite visualisé une marguerite. J’aurais pu la dessiner vue de dessus, mais je voulais exprimer la croissance que l’ouverture signifie pour moi. J’ai également choisi de ne pas montrer son cœur parce que nous n’avons pas besoin de le voir, il n’est pas dirigé vers nous, mais vers le monde. Nous avons construit ce cœur, nous savons combien il est merveilleux. J’ai préféré me concentrer sur les pétales, pour illustrer à la fois notre volonté d’ouverture ( ils mènent au cœur) et notre vulnérabilité (ils sont si délicats), et sur la tige, qui supporte tout ça, en étant à la fois ancrée et bien droite vers le haut. Nous pouvons alors envoyer notre magie dans le monde… j’espère qu’elle vous plaira.

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine.

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