2019 epopee: card #2

Second card for this 2019 epopee. Sometimes, life makes us feel like we are on stand by. Nothing seems to evolve, nothing seems to change. Just plain stillness. Not a peaceful, blissful one, more like a « stuck in mud » one. Everything requires huge efforts to just shift a little. Energy is gone, will is anesthetized, and our body seems so heavy.

This is what happens when we don’t hear our inner voice telling us ‘rest!’, ‘step back!’, when we just ignore it and try to do what we are doing anyway. Bad idea. Life then reminds us that we are supposed to get some rest, to step back and to look at our life from a different perspective before we hit the wall…. If we don’t, then it takes care of it. And we find ourselves stuck in a cotton reality. Where we are forced to stop playing around and just watch.

I’ve learned the hard way to listen to my inner voice when it requires me to stop overdoing things. I’ve learned to spend time daily to step back, to think about my life, on a different perspective. I’ve learned to accept my mistakes and to try to make things better instead of going on, by pride. I’ve humbled myself. I’ve learned to look at my life with compassion, with empathy. I take each day as it comes, with enthusiasm. Because I know that, no matter what, I will learn something, I will grow through the day. Even my dullest days bring me something to ponder, to laugh at, to grow.

Because, at the end, this is what really matter: to grow. To become the best version of ourselves. To enjoy the life we get to live, despite those pesky hard days, those challenges, those pains. We are lucky.

And in order to do so, we need to realize that the little things can bring us a lot. So we just need to keep looking at our life, living it fully, loving it, to open our eyes and our hearts to what really matters.

We grow each and every day. We learn each and every day. We move on each and every day. We just need to open ourselves to this reality, to this truth. And be happy with it. Change can be hard, but I’ve noticed that it’s harder when we didn’t see it coming. If we are aware of what is going on in our life, then change is just a slight shift from a point to another. It’s just something we need to accept and/or do to evolve to our better self.

I don’t really care about the one I was 20 years ago, last year, last month, last week or even yesterday. I care about the one I am now. And I can’t wait to meet the one I will be tomorrow, next week, next month, next year, 20 years from now. I know I will meet these versions of myself when time has come. Till then, I go on my path, step by step, day by day, growing.

Here is this week’s card!

Publicités

Symbole n°3: Anonse Ntontan

Lors de mes pérégrinations en ligne, j’ai découvert les Adinkra. Ce sont des symboles visuel que l’on trouve au Ghana et en Côté d’Ivoire et qui sont des représentations de concepts ou d’aphorismes. Alors que je me plongeais dans cet univers dont j’ignorais tout, il m’est paru évident qu’ils avaient toute leur place ici.

Si vous voulez en savoir plus sur ces symboles, leur histoire et leur utilisation, vous trouverez votre bonheur ici, ici, ou encore .

Le symbole d’aujourd’hui est Ananse Ntontan, ou la toile d’araignée. Il a pour signification la créativité, la sagesse. Il est donc en raisonnance avec ma carte de la semaine!

Lorsque j’ai découvert la signification de cet Adinkra, j’ai tout de suite fait le parallèle avec sa signification chez les Amérindiens, où l’araignée symbolise la créativité féminine et l’initiation. Des significations très semblables de chaque côté de l’Atlantique, pour des peuples qui sont de cultures très différentes. J’ai alors un peu creusé.

L’araignée est créatrice. Elle tisse sa toile, elle produit des soies différentes qui correspondent à l’usage qui en est fait. Son corps et ses pattes sont autant de représentations de l’infinie possibilité. Elle peut aussi être vue comme la tisseuse de destin. Elle nous sensibilise également au danger de l’illusion, nous pousse à aller chercher en nous la force de voir au delà de l’évident.

L’araignée peut être rapprochée des Parques, divinités romaines de la destinée.

L’araignée est aussi créatrice cosmique dans plusieurs mythes fondateurs.

En Afrique:

  • Anansi en Afrique de l’Ouest, qui prépare le matériau qui a produit les premiers hommes. Créatrice du Soleil rayonnant, de la Lune et des étoiles, elle aurait également apporté les céréales et la houe aux hommes.
  • Au Mali, une légende raconte qu’elle régule le temps et initie la rosée, déguisée en oiseau.
  • En Inde, les Upanishad voient un symbole de liberté dans l’araignée qui peut descendre, mais surtout s’élever le long du fil qu’elle crée selon ses besoins. Elle s’élève dès lors vers la révélation et la libération.
  • Au Cameroun, les Bamouns pensaient que la mygale pouvait déchiffrer l’avenir. le Ngaame est lié au destin des hommes qu’il peut lire et traduire. De ce fait, on place des signes divinatoires au dessus du trou d’une mygale et on interprète leur position après son passage nocturne.
  • Au Mali, certains initiés Bambara ont gagné le droit d’être appelés araignées pour avoir atteint un niveau de vie intérieure et d’intuition réalisatrice très élevés.

Dans les Amériques:

  • Les Incas du Pérou utilisaient l’araignée pour la divination.
  • Les Muisca lui attribuaient le pouvoir de transporter les âmes des morts sur un bateau en toile d’araignée.
  • Pour les Atèques, elle symbolisait le dieu des enfer, Mictlantecuhtli

En Asie:

  • Chez les peuples altaïques (Sibérie et Asie centrale), l’araignée est un symbole très positif, puisqu’on pensait qu’elle était une âme libérée d’un corps, ou un animal psychopompe (un animal conducteur des âmes des morts).
  • Pour les peuples des montagnes du Sud Viêt Nam, l’araignée est l’âme d’une personne qui dort qui s’est échappée. Ils ne doivent donc pas tuer d’araignée sous peine de tuer également celui qui dort.

En Europe:

  • Dans la mythologie grecque, Arachné était une belle jeune fille qui a défié les dieux, s’est suicidée après avoir été frappée par Athéna qui n’avait pas supporté la beauté de ses toiles. Athéna lui a néanmoins accordé une autre vie en la transformant en araignée.

En Océanie:

  • Dans les iles Gilbert, le seigneur araignée est l’être initiateur de tous les autres.

L’araignée et sa toile sont donc des symboles universels de créativité et de sagesse.

Epopée 2019 carte n°2 (suite)

Je suis créatrice de ma réalité.

MA réalité, celle qui est constituée de chacune de mes expériences, de chacune de mes pensées, de chacune de mes émotions. Celle qui fait que je suis celle que je suis.

Et c’est en faisant des choix jour après jour que je crée cette réalité. Chaque décision, chaque chemin suivi m’ouvre une porte vers un possible, une alternative.

Je suis fière de ma réalité. Parce que j’ai la chance d’avoir pu la créer comme mienne et non comme le reflet de ce qu’on attendait de moi. J’ai souvent choisi les chemins de traverse, et le voyage n’en a été que plus riche. J’ai plus souvent qu’à mon tour du prendre les armes et me battre pour ce qui me semblait être des causes qui en valaient la peine. Certaines n’étaient que des moulins à vent, mais j’ai appris à les reconnaitre. D’autres par contre ont bousculé ma vie, ma perception des choses, m’ont apporté bien plus que je n’aurais pu imaginer. Et ma réalité s’est parée de reliefs, de couleurs, de cascades endiablées. C’est ce qui la rend unique.

Parfois, j’ai besoin de prendre de la hauteur, de repenser ma réalité. Je monte alors sur ces montagnes intérieures qui ne sont plus des obstacles mais des refuges, des belvédères. Et c’est là, au creux de mes plus grand accomplissements, parce que que c’est ainsi que je les considère, même si dans la réalité d’autrui ils auraient une toute autre forme, une toute autre importance, que je trouve la plus grande paix. Je peux dès lors observer à loisir ma réalité, et en redéfinir les contours si je le désire.

Parce que quoi qu’on en pense, personne ne définit notre réalité si ce n’est nous-même. C’est ma perception des choses qui sculpte la mienne. J’en dessine les reliefs, les abysses de mes émotions parfois, la hauteur des obstacles que je pense se dresser devant moi. Il suffit parfois de regarder les choses d’un point de vue différent pour en changer toute la géométrie et transformer des failles ou autres chaines montagneuses en de vastes vallées fertiles. Il suffit d’une seule pensée et tout change.

Étant celle que je suis, j’aime conserver quelques volcans en éruptions, histoire de nourrir ma créativité et d’éclairer un peu tout ça de l’intérieur. J’aime garder certaines passions intactes, brûlantes, fertilisantes. C’est ma réalité, mon fonctionnement, mon choix.

Ma réalité n’est pas un long fleuve tranquille, c’est le cycle de l’eau dans son intégralité. De la source, timide, au cœur d’une forêt enchantée, au torrent impétueux qui dévale la paroi rocheuse en jouant avec les reliefs. Ce sont des cascades émotionnelles, majestueuses, bouillonnantes, purificatrices. Ce sont des rivières d’expériences, des fleuves de partage. C’est un océan dont l’écume légère contraste avec les courants marins et les fosses de mes pensées. Ce sont des nuages duveteux qui s’élèvent, éclatent et dont chaque goutte de pluie fertilise les terres fertiles, et s’infiltre profondément en moi. Vraiment, on est loin d’un long fleuve tranquille. Parce que c’est ainsi que je désire ma réalité.

Ma réalité est vivante, elle fluctue en fonction de mes envies, de mes désirs, de mes expériences. Et je continue de la créer, chaque jour, instant après instant.

Et si je suis aussi sereine vis à vis d’elle, c’est que je sais que je peux agir, penser, ressentir afin de changer ce qui ne me convient pas. Ou d’accepter de ne rien pouvoir faire, pour le moment, ou pour plus longtemps, parce que tel est mon choix. J’ai la chance de pouvoir choisir mes batailles désormais, et je n’ai plus le goût aux batailles frontales et rangées, aux affrontements aussi violent que meurtriers. Je préfère la plupart du temps la guérilla ou les tirs de sniper. Ou un combat moins spectaculaire, bien que très profond, sur la durée. Cependant, je peux toujours faire le choix d’enfiler mon armure, de brandir ma hallebarde et mon épée et de foncer dans le tas si j’en ressens le besoin. Je fais le choix des armes et de la bataille à mener lorsque ça se présente. Avec en arrière plan l’objectif d’enrichir ma réalité.

Le jour où j’ai accepté la beauté de ma réalité, malgré, ou grâce à, ses reliefs vertigineux, à ses failles, à ses volcans mais aussi à ses vastes vallées, je me suis sentie, pour la première fois depuis très longtemps, vivante. Réellement, profondément vivante. Parce que tout ce que j’avais pu vivre jusque là, que ce soit positif ou non, m’avait amenée à construire cette réalité qui était mienne. Et que le spectacle qu’elle m’offrait m’émouvait au larmes. Quelle chance d’avoir pu créer quelque chose d’aussi riche et divers!

Voila, nous sommes tous les créateurs de notre réalité. A nous d’en voir la beauté, la force teintée de fragilité, la permanence de son existence ainsi que ses métamorphoses constantes.

Je suis créatrice de ma réalité.

épopée 2019: carte n°2

Aujourd’hui, je vous présente juste mes deux cartes, je sors tout juste d’une semaine de fièvre et je n’ai pas eu le temps ou l’énergie d’écrire sur ce qu’elle signifie pour moi. Je le ferai dans la semaine, soyez-en sûrs. Mais je ne pouvais pas vous laisser sans l’affirmation positive de la semaine.

Vous trouverez le motif que j’ai utilisé ici. A vous de jouer!

Epopée 2019: mon installation

Une petite photo de l’envers du décors, pour changer un peu! Parce que ce matin, je me suis surprise à m’amuser de moi-même et que donc ça valait le coup d’être partagé hahaha. Je peux être trèèèèèèèès désordonnée. Parce que j’ai toujours un tas d’en-cours, et que je suis l’inspiration, ou plutôt je la poursuis en laissant tout un tas de traces de mon passage…. Bref, il y en a partout et ça ne me dérange pas outre mesure (ni la poilue, elle s’y retrouve encore, et sa passion des cartons et autres papiers est assouvie également, donc tout va bien).

Sauf dans mon travail. Où tout est organisé au millimètre près, étiqueté, rangé, codé, organisé. Jusque là, mes capacités organisationnelles ne s’étendaient pas au delà de la sphère professionnelle (qui elle même se voit d’ailleurs envahie par ma « créativité » régulièrement, si je n’y prends garde, au moins au niveau spatial).

J’ai déjà tenté à d’innombrables reprises de pallier à ma trop grande créativité et de mettre un peu d’ordre dans mon capharnaüm. Sans succès. Sauf que voila, sans que ça soit réellement conscient, c’est apparemment arrivé. La preuve:

Voici la base de lancement de mon épopée. Une boite en bois. Avec tout ce dont j’ai besoin.

  • A gauche, les cartes kraft pour les symboles,
  • A droite les cartes blanches pour les affirmations positives.
  • Mes fidèles feutres UniPin fine liners dans leur boite (qui était celle de feutres staedler, mais je les aime moins, surtout parce qu’ils s’estompent vite lorsque je gomme… oui, il m’en faut peu, mais du coup, j’ai récupéré leur boite pour pouvoir emporter mes UniPin partout avec moi)
  • Ma petite règle métallique de 15cm, parfaite pour travailler sur des cartes A6.
  • Une gomme blanche, qu’on ne voit pas sur la photo et un porte mine complètent l’équipement.
  • Une clé USB avec les cartes scannées et la musique qui m’inspire se trouve également dans la boite.
  • Un carnet avec les croquis de certains symboles (j’avais commencé une petite collection, du coup, il me sert de base, que je complète au fur et à mesure de mes trouvailles ou de mes recherches)
  • Un cahier avec feuilles détachables où je note toutes les affirmations positives, les informations sur les symboles, où je liste ce que j’ai déjà fait, les feuilles étant ensuite organisées dans un cahier à anneaux qui était à la base un organiseur, mais dont je n’avais aucune utilité… jusque là)

Ma base de lancement se trouve en général à droite de mon ordinateur, toujours à portée de main, en cas d’inspiration soudaine ou d’envie subite de gribouiller. Et oui, l’écran de mon ordinateur est quasi dépourvu d’icônes…. parce que son disque dur est décédé pendant les vacances et que je commence l’année avec une page blanche aussi de ce côté là (pas de souci, j’avais sauvegardé l’essentiel!). Emma est toujours présente à travers ses petites chouettes qui trônent au sommet de mon écran. Le fond d’écran en revanche, m’invite désormais à me plonger dans l’aventure.

Voila, vous savez désormais (presque) tout sur l’envers du décors. Lorsque je sortirai l’aquarelle, où l’organiseur où je range mes feuilles et qui me sert également de journal de bord de l’épopée, etc, j’essaierai de penser à prendre une photo, histoire d’être exhaustive.

A demain pour une nouvelle affirmation positive, en français!

Symbole n°2: la spirale

La spirale est un symbole que l’on retrouve dans toutes les civilisations, avec des significations très différentes suivant les cultures.

Je ferai d’autres cartes avec des motifs basés sur la spirale mais ici, je voulais faire une simple spirale, une sorte de labyrinthe qui m’apaise. Parce que pour moi, c’est ce qu’elle représente. Le chemin vers la paix intérieure. Elle entre donc en résonance avec l’affirmation positive de cette semaine. Et ça rend le voyage encore plus intéressant. En dessinant cette spirale, j’étais dans le moment présent, concentrée sur chaque trait que je traçais. Et en la colorant, en choisissant chaque couleur, l’une après l’autre, je me suis centrée sur le mouvement de la spirale. Paisiblement. C’est donc ce que représente la spirale pour moi: le chemin vers la paix intérieure. Avec une ouverture vers le monde.

Et pour vous, que signifie la spirale?

2019 epopee: card #1

First card in english for this year! I wanted it to reflect my inner state of mind. I am still in winter break as I write these lines and I really want to focus on my inner peace next week.

Realising I truly was in peace with myself was really an eye opener: I worked a lot on acceptance last year, as I had to deal with a lot of changes and transformation. But when I realised taht I was in peace with my self, my whole self, physical, emotional, spiritual, intellectual, I knew I grew a lot.

By being in peace with yourselves, you are able to open to experience life without the filter of what can or not be expected from you. I mean, If you are in peace with yourself, you are accepting all parts of who you are, truly accepting. So what people or society or anything else’s expectations are pointless. If you know and accept who you are, why you do what you do, what moves you, what are your core beliefs or values, you don’t need to depend on anybody’s expectation. And I think that is the key: by being in peace with yourself, you free yourself from a lot of shakles that kept you from moving on with your life.

Being in peace with yourself also brings you the opportunity to step back from whatever happens in your life. You see things more clearly, more accurately, more objectively too. You can easily access to an overview of your own life, as well as the way you evolve and interact with others. Living in accordance of who you are allows you to be more accepting of others too. They are struggling witht heir own path, different from yours, and you just have to accept that you all are at different stages of the journey. Then move on. Peacefully.

Being in peace with yourself makes you shine. You are open to others, and attract those who need you or who share this state of mind with you. And you can definitely tell who they are just by feeling them. Being in peace with yourself spares you a lot of energy, energy you can use to help or to share. Nothing slows you down anymore. Not fear, not trying to meet other’s expectation, not trying to be someone you know you aren’t because you think it’s the way you should be. You ARE. Therefore you can focus on your actions, on your journey, on whatever you feel attracted to. Because it will lead your to a new understanding of who you are. Peacefully.

Being in peace with yourself is not a goal to achieve. It’s a way of being. Self confidence, in a deep way, as you trust yourself, your self. It’s loving yourself too, taking care of yourself, in all realms. It’s being happy to spend time alone, enjoying your own company. It’s living, being free, it’s happiness. Peaceful happiness

So this week, I know I will do all I need to do to keep being in peace with myself. Because it feels really good.

Allright, you have read my rambling, now it’s time for some fun… Here is my card!

I used my faithfull Uni pin markers, and 3pli pattern.

Come on, join the fun and show me yours!

Symbole n°1 version kraft

Voila ma carte de la Chacana sur du kraft. Sincèrement, je crois que j’ai fait le bon choix. J’aime beaucoup l’effet de l’aquarelle sur la carte, les couleurs sont vibrantes et mettent en valeur la forme du symbole. Du coup, je me suis un peu lachée ce dernier jour de vacances, et j’ai gribouillé 5 cartes!

Je vais donc continuer à utiliser mes cartes blanches pour les affirmations positives (et sans doute ajouter un peu de couleur aussi), et mes cartes kraft pour les symboles.

La texture du kraft n’est pas si facile à travailler, mais ça ajoute au challenge, et je ne suis pas du genre à reculer devant un obstacle hahaha. Franchement, pour moi, ça vaut le coup, et je ne regrette absolument pas mon choix!

Je file, je vais préparer d’autres cartes pour pouvoir les gribouiller !

symbole n°1: la Chacana

J’ai choisi la Chacana pour symboliser le début de mon nouveau voyage.

La Chacana:

La Chacana, ou croix andine, est un symbole très ancien que l’on retrouve un peu partout dans les Andes, depuis très longtemps et de nos jours encore.

Vous saurez (presque) tout ce qu’il y a à savoir sur la Chacana ici, ici et surtout là (article très complet, mais en Espagnol).

Quant à moi, je la vois comme la boussole qui va m’aider à me repérer pendant mon épopée. Tout voyageur a besoin d’outils fiables, et je ne vois rien de mieux qu’un symbole aussi ancien pour m’éviter de me perdre dans les méandres de mes pensées hahaha.

Ma carte:

J’ai dessiné la Chacana sur une carte blanche avec mes fidèles feutres Uni pin fine line et je l’ai ensuite colorée à l’aquarelle.

Cependant, j’ai décidé après délibération avec moi-même de collectionner les symboles sur des cartes en kraft. Je referai donc une carte de la Chacana. J’ignore ce que donnera l’aquarelle sur ce support, mais puisque cette année, j’ai décidé de suivre mes envies, je tenterai l’expérience, quitte à trouver une autre solution pour la suite.

Epopée: carte n°1

L’année dernière, je vous ai proposé un voyage intérieur afin de découvrir votre univers personnel. La finalité de ce voyage passé? Nous savons désormais réellement qui nous sommes, quelles sont nos valeurs, nos forces et nos faiblesses. Cet univers intérieur nous appartient, il est ce que nous en faisons.

La carte de cette semaine s’inscrit à la fois dans le voyage intérieur de l’année dernière et dans l’épopée à venir. La voici:

Et en la scannant, je me suis rendue compte d’une chose. Mes affirmations commençant par ‘je suis’ sont au féminin, puisque je les ai créées pour moi au départ. Pourquoi ne réserver cette épopée qu’aux femmes? J’ai donc bidouillé un peu, et voici la version masculine:

Je reviendrai probablement sur ma vision du féminisme (et non, je ne me revendique pas féministe ) plus tard, je dois encore affuter certains de mes arguments.

Quoi qu’il en soit, chers amis masculins, sachez que vous êtes les bienvenus dans cette épopée! Qui sera donc officiellement mixte! Me voila donc avec deux fois plus de cartes à faire en français, heureusement qu’en anglais, je n’aurai pas ce souci! Et non, ne comptez pas sur moi non plus pour l’écriture inclusive. Pour moi, un point, c’est à la fin d’une phrase (ou pas, d’ailleurs, j’abuse des …. enfin, voila quoi…) mais surtout pas au milieu des mots.

Bref, revenons à la carte. Je suis souveraine en mon royaume. C’est le cas. J’en fixe les règles, j’en assure le bon fonctionnement, je règne sans partage sur…. moi-même. Mon corps, mon mental, mes émotions sont mon royaume. Je l’ai exploré l’année dernière et je m’y sens plutôt bien. Je décide de la direction à prendre afin qu’il puisse prospérer. Je veille à le protéger, à le promouvoir également. Parce que ma vie, mon existence, c’est tout ce que j’ai. Alors autant le voir comme un trésor, comme quelque chose d’une grande valeur, plutôt que passer mon temps à le saccager.

Mon royaume a traversé bien des tempêtes, bien des invasions barbares. Mais il est encore là. Il a subi bien des mutations, et il en subira encore. Mais ce qui fait son essence, ce qui en fait MON royaume, sera encore là. Je continue de l’étendre, non pas au détriment d’autres royaumes comme dans le monde physique, mais en l’élevant, en l’approfondissant. Il ne s’agit donc pas d’une expansion horizontale mais verticale. En renforçant son ancrage dans son histoire et en puisant dans le savoir qui nous est parvenu jusqu’ici pour la profondeur, et en méditant, en tentant de voir les choses sous plusieurs angles, le plus objectivement possible, lorsqu’un problème se fait jour. Mon royaume est donc bien enraciné et il peut s’élever encore et toujours. Pas de vertige à craindre, il est soutenu par des valeurs et des liens forts. Et si il reste la plupart du temps à l’abri derrière les brumes qui le protègent, je peux si l’envie m’en prend, le découvrir pour ceux qui veulent le parcourir pacifiquement. Je suis toujours prête à une bonne discussion au coin du feu. Je suis toujours disposées à recueillir les sagas de mes amis et à transmettre mes propres contes et légendes.

En tant que souveraine, j’ai pris la décision d’en valoriser chaque parcelle, d’accroitre son rayonnement. Cette semaine je vais donc faire en sorte de déterminer tout ce dont je peux être fière. Et de sourire à ce que j’ai d’ores et déjà accompli. Je vais aussi me ressourcer en me plongeant dans ce qu’il m’a apporté jusqu’ici.

Je suis fière de celle que je suis aujourd’hui. Je suis souveraine en mon royaume.

%d blogueurs aiment cette page :