Symbole n°12: le corbeau

Le corbeau… Ceux qui ont la chance de me côtoyer dans la vraie vie savent à quel point cette histoire de corbeau me trotte dans la tête depuis un petit moment…

Le corbeau est un animal symbolique partout où il est présent. Que ce soit en Europe, au Nord Ouest de Amérique du Nord, en Sibérie, en Asie, en Afrique du Nord, il fait partie de légendes fondatrices ou est lié à des divinités. Il peut être aussi bien vu comme une force bénéfique que comme un oiseau de mauvaise augure. C’est ce qui est fascinant chez cet animal: il semble jouer un rôle dans la construction culturelle de civilisations aussi variées que les Romains et les Grecs, les Vikings et les Celtes, les Amérindiens, les Inuits, ainsi que dans les religions telles que le Judaïsme et le Christianisme, l’Islam, l’Hindouisme.

Pour certains peuples (Nord Ouest de l’Amérique du Nord, Sibérie, Inuit, Nord Est de l’Asie, Bouthan), le corbeau est créateur du monde, ou du moins il protège les hommes, leur donnant de quoi survivre et se développer. Son plumage noir représenterai le Néant, le vide avant la création. Selon les légendes, il est à l’origine du monde en tant que tel, ou du genre humain, ou encore du Soleil, de la Lune, des étoiles, de l’eau et du feu (rien que ça!). Il est une divinité en soi, plutôt positive et constructrice. Il aurait également joué un rôle dans la création de la ville de Lyon, en France.

Le corbeau peut aussi jouer le rôle de gardien. Lorsque les corbeaux cesseront de voler autour de la montagne où il repose, Frédéric Barberousse se réveillera et règnera de nouveau. Dans le même ordre idée, il est dit que tant qu’il y a des corbeaux à la tour de Londres, l’Angleterre ne sera pas envahie.

Le corbeau peut également être associé à une divinité.

  • Apollon, dans la Grèce Antique, donne son plumage noir au corbeau par punition pour avoir fait preuve de négligence dans la surveillance de sa maitresse.
  • Odin dans la tradition Nordique envoie deux corbeaux, Hugin (la réflexion, la pensée) et Munin (la mémoire) autour du monde pour qu’ils lui rapportent ce qu’ils voient et entendent. C’est ainsi que le dieu sait ce qui se passe dans le monde.
  • Morrigan, et Badb, dans la tradition celtique irlandaise. C’est sous la for me d’un corbeau que la déesse Morrigan se pose sur l’épaule de Cuchulainn à sa mort

Le corbeau étant charognard, il est souvent lié aux morts, à la guerre, à la maladie. Son plumage noir accentue ce côté inquiétant, sans ‘âme’. Il est présent sur les champs de bataille, jouant un rôle en faveur d’un ou de l’autre camps, se nourrissant de ceux tombés au combat. C’est sans doute ce qui lui a donné sa mauvaise réputation, bien ancrée encore de nos jour en Europe notamment. De nombreuses légendes lui attribuent un côté malsain, traitre, infidèle, manipulateur, se jouant des hommes pour son seul profit.

Malgré cet aspect sanguinaire (ou peut être de ce fait), il est choisi pour orner les bannières de plusieurs rois Vikings. C’est leur esthétique que j’ai choisie pour ma carte. Il figure également sur les armoiries de l’Ile de Man, sur celle du Bouthan.

Le corbeau revêt également une symbolique plus mystique, magique. Il est celui qui fait le lien entre les vivants et les morts, qui permet la communication entre les deux mondes. Il est celui qui fait prendre conscience de la magie ordinaire. Il est celui qui élève la perception, qui permet d’acquérir un meilleur discernement, qui représente la détermination à atteindre son but, seul ou en groupe. Il revêt aussi un rôle symbolique de transformation, alchimique.

Enfin, le corbeau est un oiseau extrêmement intelligent, qui vit en communauté, et qui est capable de se souvenir de celui qui lui a fait du bien ou du tort…. ce qui donne à réfléchir à notre attitude face à lui!

J’édite: et si je vous disais que la pleine lune de mars est surnommée la lune du corbeau? Si si, véridique! J’aime être en phase avec l’Univers hahahaha.

Quant à moi, j’ai la chance d’avoir pour voisins un groupe de corbeaux, qui viennent me rendre visite en se posant sur les arbres à hauteur de mon appartement quotidiennement. Je suis également saluée tous les matins de la semaine par un corbeau qui semble garder ma voiture jusqu’à ce que j’arrive. J’ai aussi remarqué qu’ils se trouvent tout le long de mon trajet pour aller au travail. Et puis les deux premiers morceaux que j’ai appris à jouer à la flûte portent sur des légendes concernant les corbeaux…. sans parler des rêves où ils apparaissent…. Bref, ma vie est colonisée par les corbeaux ces derniers temps, sans que je saisisse encore bien le message qu’ils ont à me transmettre, si ce n’est que je vis dans une région où ils sont nombreux et en bonne santé (haha) mais au moins, ça m’aura donné l’occasion de me pencher sur la symbolique de cet oiseau et d’écrire cet article!

Et puisque j’aime les paradoxes, tous les paradoxes haha, je n’ai pas voulu faire les contours du symbole en noir…. j’ai opté pour un fond à l’aquarelle et j’ai peint le symbole à l’encre violette…. leur seul symbole jusqu’ici qui aurait légitimement pu être noir…. non, je l’ai dessiné à l’encre violette…

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2019 Epopee: card #6. I am COMPLETE

On my dark days, I felt a hole in my chest, feeding from my pain. Now most of the time, I feel whole, complete, nourishing myself with everything I see, hear, feel. Of course, I still have my down days, from time to time, when a date comes to scratch my self and cut a scar open. But most of the time, I just enjoy the little things in life, and take everything as a gift.

Last week I talked about what restrains us. And my way to free myself from most of the shackles that kept me from walking my path of life. It’s a matter of perspective, really. Most of the time, you just have to switch from a point of view to another one to make your world look completely different. It’s something I trained myself and I can experience its benefit each and every day.

So on those bad times I go through sometimes, I force myself to look at things a different way. And I try to keep in mind that nothing is bad or good, by essence. We make them be bad or good. They are neutral. Same with feelings.

Then I came to realize that my feelings those days, the sadness, the feeling of loss, even the hole in my core make me complete. I am whole with them. Because they are part of the palette of my soul’s colors. I wouldn’t be whole without this darkness. I would be incomplete. I would only be part of who I am. That’s why I learned to be thankful to feel these emotions. To greet my sadness, to smile at my anger, to be in peace with my revolt, to caress my tears. They are part of me.

With time, I’ve learned to accept them, as I came to accept who I was. And make peace with this idea that I need them to be fully myself.

I am complete, I am whole. And I am too in expansion, as we all are. So as I expand, I know that I will be able to feel more, deeply, subtly, fully. And I accept it. Because I have the luck to experience these emotions, these aspect of human nature. And I tend to think that it makes me a better person. As I explore my inner world, as I walk my path of life, as I interact with the world, I learn, I grow, and I expand my wholeness.

And I really feel privileged to be able to step back and see it.

Let me tell you a secret: the more you share, the more you give, the more complete you become. Because interaction leads to exchange. You learn about others as you learn about yourself. Sharing experiences, views, opinions, brings you as much if not more than you give. And it makes the beauty of it. Spending time with nature, friends, even yourself, everything, each experience, each person, brings you a piece of your wholeness. It then can expand and you have therefore more to share, more to give, more to gain.

It brings me a sense of serenity, a peace of mind, an opening to outer and inner journey. It gives my life a whole different taste, a whole different meaning. So in my dark days, I can smile and be sure that they too will bring me a piece of myself. And greet them as I would greet old time friends, enjoying the stories they would tell me and the lessons they would give me through their experiences of life.

So this week, let’s celebrate the fact that we are complete. And enjoy the fact that we can grow beautifully from that simple truth.


L’espoir

Ce samedi après midi, me voilà à errer dans les dossiers musicaux de mon ordinateur, afin de me faire une petite playlist pour écrire. Et je tombe sur l’album ‘Modern Guilt’ de Beck. Il date de 2008, mais je ne sais pas, il m’attire, là tout de suite. Quel plaisir de réécouter cet artiste! Je me plonge avec délectation dans son univers. Les paroles me font voyager, la musique me nourrit… Et soudain, ces paroles: « All you can take from these scars is hope » (« tout ce que tu peux retenir de ces cicatrices, c’est l’espoir ») dans le morceau Chemtrails. La claque.

Parce que pour moi commence le moment où je me retrouve à rouvrir certaines de mes cicatrices émotionnelles. Et que ce n’est pas une partie de plaisir, même si je sais que ce n’est que temporaire, et qu’elles se referment de plus en plus vite pour s’estomper au fil du temps. Mais certaines sont encore trop fraiches, trop profondes. J’ai bien conscience que d’ici la fin du mois je les aurai ouvertes de nouveau, nettoyées, refermées délicatement et que je pourrai continuer mon chemin sans trop en souffrir. Mais en attendant, ça fait mal, c’est à vif, et je me demande souvent à quoi bon m’obstiner à leur accorder une importance quelconque… et voila que Beck me donne la réponse à mes divagations: parce qu’elles m’apportent l’espoir d’un mieux, et qu’effectivement, je vais mieux, jour après jour, mois après mois. Je ne suis plus la plaie béante que j’étais il y a 3 ans. Mon coeur n’est plus à vif, hémorragie incontrôlée et incontrôlable. J’ai peu à peu retiré l’armure dans laquelle je l’avais enfermé pour qu’il puisse réapprendre à battre. Il est désormais fort et vivant, tellement vivant.

Alors oui, ces prochains jours, je vais me souvenir que ce que j’ai à retirer de ces cicatrices, c’est l’espoir. Parce que j’ai une promesse à tenir. Et que j’ai bon espoir de le faire, bientôt.

Et pour ceux qui en ont envie, Chemtrails:

Symbole n°11: Kokopelli

Cette semaine, nous danserons avec Kokopelli. C’est un personnage mythique révéré par les Navajo, les Hopi, les peuples amérindiens du Sud Ouest de ce qui est aujourd’hui les Etats Unis. Kokopelli est symbole de fertilité, de joie, de longue vie. Il est représenté par un joueur de flûte bossu, sa bosse recelant selon les traditions des graines, des plantes, des objets sacrés ou médicinaux (les uns et les autres pouvant très bien être liés). Tout en semant ses graines, il chante et joue de la flûte. Il insuffle ainsi le souffle de la vie dans ses semences.

Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans les vents du printemps, qui apporte sa chaleur après le froid de l’hiver. C’est un nomade, son arrivée et son départ sont annoncés par sa flûte. Ses voyages lui ont octroyé la sagesse et il a une leçon pour chacun. Il apporte également prospérité et bonne fortune à qui écoute ses chansons.

C’est donc aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un sage. Sa plus grande leçon étant de ne pas prendre la vie trop au sérieux.

C’est un personnage extrêmement positif.

J’aime beaucoup Kokopelli, et ce symbole me parle profondément. Ma première ‘rencontre’ a été sous forme d’une bague le représentant, ramenée par mes parents au retour d’un voyage dans le grand Ouest américain. J’ai tout de suite été attirée par ce petit bonhomme courbé et dansant, avec sa flûte. Je l’ai trouvé joyeux et optimiste, et elle est longtemps restée à mon doigt.

Je l’ai retrouvé lors de mon séjour en Arizona. Il était partout, des talus d’autoroutes aux enseignes diverses et variées. Sur des textiles, des poteries. Partout. Et si le côté commercial d’exploitation de son image ne m’a pas échappé, sa seule vue me remplissait de joie. A chaque fois. Comme si il me souhaitait la bienvenue chez lui.

Clairement, je me sens liée à Kokopelli. Peut être parce que moi aussi j’essaie de semer mes graines en classe, dans ma vie quotidienne ou ici. Peut être aussi par mon côté conteuse d’histoires, par mon métier, par mes inspirations, par ma flûte, même si la mienne est irlandaise et non amérindienne (mais qui sait, je vais peut être y venir aussi!). Peut être aussi par ce détachement que j’ai acquis au fil des années. Et cette certitude chevillée au corps: il faut profiter de la vie à chaque instant, sans regret, avec joie et reconnaissance. Rire aussi, et se dire que si on est peu de chose, on a aussi tous la capacité de planter, nous aussi, nos graines d’espoir, de joie, de sérénité, de connaissance, de compassion, de respect, et que sais-je encore. Et qu’une fois partis, c’est ce qui restera de nous, et quel bel héritage!

Alors cette semaine, comme toutes les autres, je vais tenir compagnie à Kokopelli, en jouant de la flûte, en semant mes graines, et en vivant, tout simplement.


Épopée 2019: carte n°6. Je suis ILLIMITÉE dans mes POSSIBILITÉS

Je me suis beaucoup interrogée sur la notion de contrainte ces derniers temps. Qu’est-e qu’une contrainte? Quelle en est la source? Quelles peuvent être les conséquences de trop de contraintes, ou de la volonté d’en avoir aucune?

Pendant longtemps, ma vie n’a été rythmée que par des contraintes. Quelles soient familiales, professionnelles, sociétales ou que sais-je encore. Chacune de mes actions, tout au long de la journée, était soumise à une ou plusieurs contraintes. J’avais donc une vie bien réglée, organisée, sécurisante peut-être dans une certaine mesure. Mais qui m’étouffait. Oh bien sûr, je ne m’en suis pas de suite rendue compte. Tellement occupée à respecter mon emploi du temps, mes routines.

Attention, si ce fonctionnement ne me convient pas, il peut être parfait pour d’autres. Le principal je pense, est de se sentir bien dans sa vie. Mais en ce qui me concerne, clairement, j’ai du mal avec les contraintes. Avec les règles aussi d’ailleurs…. avec les dogmes sans aucun doute également… Ceci expliquant sans doute cela….

Lorsque je me suis retrouvée libérée de certaines contraintes, j’ai réalisé à quel point je leur avais été assujettie. Volontairement, ‘naturellement’. Et c’est cette mise en abîme qui m’a fait prendre conscience, en définitive, de la place que les contraintes diverses et variées occupaient dans ma vie. Je commençais à me remettre en question, puisque je devais trouver un nouvel équilibre, je devais certainement me libérer de certaines habitudes qui ne me ressemblaient plus.

Au départ, ce changement a été subtil… et puis je l’ai voulu plus explicite. Pour autant, je n’ai pas ressenti le besoin de tout laisser derrière moi et de partir sans me retourner. J’ai simplement voulu me contraindre le moins possible. Certaines obligations étaient incontournables. Pour autant, je n’avais pas à les subir, je pouvais les adapter à mes envies. Un exemple tout bête: je dois être sur mon lieu de travail à 8h20. C’est une contrainte… si on se met la pression pour y être effectivement à 8h20. Avec le stress d’arriver en retard, le rush à la photocopieuse, etc etc. Je pars de chez moi bien plus tôt, je m’arrête au bord du lac et j’arrive entre 7h30 et 7h45. A cette heure là, nous ne sommes que 2 dans les locaux. Pas de stress, je peux même mettre la musique dans ma classe, me faire un thé, faire mes photocopies tranquillement, tout préparer pour l’arrivée de mes élèves. Ce n’est plus une contrainte. Lorsque 8h20 arrive, je suis sereine, prête, détendue, parée pour ma journée.

J’ai également arrêté de tout vouloir planifier des mois à l’avance… parce qu’en ce qui me concerne, ça a toujours été un désastre. Entre les changements de dernière minute, les adaptations nécessaires. Aujourd’hui, je fais des plans en gros, me laissant une marge de manœuvre importante et qui m’ôte toute sensation de frustration de ne pas avoir réussi (ah!) à avoir tout fait dans le temps imparti. J’ai également arrêté de vouloir régler ma vie au millimètre, rythmée par des routines quotidiennes ou hebdomadaires (ce qui était requis lorsque j’avais Emma, entre les rdv médicaux, les prises de médicaments à heures fixes et ses besoins de sécurité et de stabilité). Aujourd’hui je me laisse portée par mes envies. Bien sûr, je dois prendre le temps de faire ce que je dois faire pour assurer un minimum d’intendance, mais sincèrement, si j’ai envie d’aller prendre un verre chez une amie en sortant du travail, rien ne m’y empêche, ou rarement. Si j’ai envie de faire un détour par la salle parce que ma journée a été particulièrement éprouvante et que j’ai besoin de me défouler, je peux le faire (parce que mon sac est toujours prêt dans ma voiture). Si j’ai envie de faire un détour par le lac pour regarder le soleil se coucher, ou juste les mouvements de l’eau en surface, je peux le faire.

Parce que je n’ai plus de contrainte familiale. Bon, j’avoue, je préfèrerais les avoir la plupart du temps, mais dans ces moments de choix libre, j’apprécie ma liberté.

En dehors des contraintes externes, comme les horaires ou les objectifs professionnels, le plus compliqué pour moi a été de me libérer des contraintes internes. Ce que je m’imposais. J’avais fini par me brider, par m’emprisonner dans des habitudes qui ne m’apportaient rien si ce n’est un pseudo sentiment de sécurité, une impression de stabilité. Lorsque j’ai entrepris de m’y attaquer, j’ai été surprise de ne pas perdre pied, de ne pas me retrouver vulnérable ou complètement perdue. Je me suis sentie…. libre. Ce n’est que très récemment que je l’ai expérimenté et quel plaisir. L’acceptation était passée par là. Je suis comme je suis, inutile de me contraindre à prétendre le contraire, j’assume et je m’affirme comme telle. L’acceptation de soi et un retour à une intégrité morale qui m’a fait défaut, parce que je devais être celle qui était carrée, qui faisait que tout était bien huilé.

Et j’ai réalisé alors que mes possibilités sont illimitées. Je peux vivre ma vie en suivant mes désirs, mes besoins, mes rêves. Je peux partir en week end ou plus longtemps sur un coup de tête si je le veux. Je peux faire ce que je veux. Et c’est cette possibilité et non forcément sa mise en œuvre qui est libératrice. C’est cette possibilité qui me fait avancer, qui nourrit mes rêves, mes désirs, mes envies. Et qui donne lieu à de nouveaux possibles. Ce qui est réellement alchimique! Si les contraintes que je m’imposaient et qui m’étaient imposées me donnaient un cadre clair et sécurisant pour mener à bien ce que j’avais à faire sans trop me poser de question, qui me permettaient de fonctionner, leur absence, ou du moins l’atténuation de leur impact sur ma vie, me permet d’aller bien plus loin, de créer des possibilités qui n’avaient pas leur place alors…. Me voila donc devant un univers de possibilités illimitées, qui n’attendent que mon envie de les rendre réelles pour effectivement devenir concrètes…

De passive, je suis devenue créatrice. Illimitée dans mes possibilités. Et c’est ce que je vous souhaite d’expérimenter cette semaine. Retrouvez un moment libéré de toute contrainte pour vous permettre vous aussi d’envisager des possibilités toutes neuves. Et qui sait, vous y prendrez peut être goût!


Symbole n°10: Alatyr

Alatyr est un symbole ukrainien. Depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, cette étoile à 8 branches est brodée sur les vêtements des personnes de pouvoirs ou de savoir, portée comme une amulette aussi bien par les hommes que par les femmes, notamment au départ pour un long ou périlleux voyage. Les deux croix qui se croisent au centre (verticale, masculine et oblique, féminine) représentent la naissance de l’harmonie (intégrité, accord). Le soleil à 8 rayons est quant à lui le symbole de la spiritualité dans les croyances védiques. Alatyr symbolise l’harmonie universelle.

Alatyr peut être vu comme une protection divine, ou l’expression d’un lien entre l’humain et le divin. Il porte la connaissance de l’univers, de ce qui n’est pas visible, et de ce fait on lui porte des propriétés protectrices.

Quant à moi, je le vois surtout comme le symbole de l’harmonie universelle, qui existe entre toute chose, un état de sérénité et de confiance. Et puisque cette semaine, nous sommes des aventuriers, guidés et inspirés par l’acceptation, Alatyr me semble être le compagnon symbolique parfait. Parce qu’on en peut vivre pleinement notre aventure de vie sans se sentir en harmonie avec soi, avec ce qui nous entoure. Et pour moi, cette harmonie est intimement liée à l’acceptation.

Comme je l’ai dit lundi, l’acceptation n’est pas du tout synonyme de passivité ou d’impuissance. Bien au contraire, elle nous permet d’agir en toute conscience et sereinement.

Car par l’acceptation, nous nous libérons des émotions parasites qui nous empêchent d’avoir une vision globale de ce que nous vivons. En acceptant ce qui se présente devant nous, en tentant d’en saisir le sens avec sérénité et confiance, nous entrons en résonance avec l’harmonie universelle.

L’acceptation est également liée à cette certitude intime que nous ressentons, notre intuition. Si nos émotions peuvent nous parasiter, l’intuition, quant à elle, nous permet de faire des choix plus sereins, en accord, en harmonie avec ce que nous sommes à un moment donné.

J’espère donc que cette semaine, Alatyr vous donne cette opportunité de vous sentir vous aussi en harmonie.

2019 epopee: card #5. I am an ADVENTURER of life

It’s March again… This month is really special to me. So many things happened during March throughout the last 20 years. Some were positive, some weren’t. To me, March means changes, new beginnings, endings too. It’s time for me to get ready to anything and everything. And I know I will go through a lot of emotions this month….

So this week, I have to remember who I am. In order to do so, I just have to live by this truth of mine: life is an adventure. So this week, I will keep my eyes, my mind and my harms open to whatever come on my way.

Lately, I realized that my way of looking at things could change everything. And I really mean everything. It’s human to give a value to what happens to us. In fact, our first move when confronted to something, is to judge. We think in terms of ‘positive’ and ‘negative’. As I said, it’s human, it’s led by traditions, culture, and let’s say, our will and needs.

Thing is, nothing is truly ‘positive’ or ‘negative’. It only depends on the way we look at them. And we keep our mind and our heart open, then we will be able to see something good coming from what we thought was a disaster. Or we will realize that what we thought was an perfect answer to our needs was in fact right for us, at that time, but not anymore. Or we will start to see the flaws in this perfect theory. Or we won’t feel in harmony anymore with this people we felt so closed at a time.

And it’s ok. Because as we go on with our journey, we make subtle but deep changes too within ourselves. So what was true at a time, may not be true anymore now. What we felt then was real, and deed, but doesn’t vibrate the same way anymore. It changed. Because we changed.

3 years ago, I was in a really dark place, surrounded by uncertainty and fear, knowing and feeling deeply that I was loosing the center of my universe, piece by piece, without being able to do anything but being there, truly being there. Then I read this:


« L’acceptation est une alternative à l’affliction, pas à l’action. » Christophe André


« Acceptance is an alternative to affliction, not action. » Christophe André

This is when my inner journey of acceptance started. I had to accept what was going on. To free myself from this paralyzing fear, to face what was going on. We knew that time would happen. We knew how it would end, and how. There was no hope, truly. And I had to accept it. Not resigning myself and fall into the depth of despair. But acting. I then decided to live each and every second of each day we had left to its fullest. I was aware of the seriousness of the situation. I also knew that what we were living was probably the hardest lesson life gave me to live. And I accepted it. We fought till the very end, but death won. And you see, it always does, sooner or later. And it’s ok. Once we accept the impermanence of life, living has a different taste.

Acceptance is an alternative to affliction, not action. I could live by that!

And acceptance is probably my biggest strength. To be able to accept what is going on, and to take the steps forward or aside that is required to be able to go on. Because if life is an adventure, I am an adventurer. I fully accept to live. I survived long enough to make the difference between the two of them. I am not surviving anymore, because I accept what is going on with my life and I act. I am not only watching my life passing by with people, events and thoughts. I am take the step required to go on, to discover more, to understand more, to fully experiment this wonderful opportunity we are given, that is called life.

So when I accepted what life put on my path, I learned to look at things a different way. Of course, I still feel this primal, natural feeling that makes me think ‘good’ or ‘bad’ when I am confronted to something new. But I also have the ability to consider my feeling within a distance. And I make a difference between my primal emotions, and my intuition. I’ve learned to doubt the first and to trust the second.

Considering life as an adventure helps me keeping an open mind. I am open to new experiences, as I said before. I am also ready to live them. To learn from them, to grow, to go on, and to enjoy the journey.

And there is the magic of acceptance: once I accepted what was coming into my life, I felt no more fear. I really banned fear from my life. In a way, what was left to me to fear? When I think about it, each and every fear I could have felt became a reality. I had to face them, to transcend them into something more meaningful, more real. I lived through them. I survived them. And when I look back, I smile. I feel this sense of victory over each and every one of them. I am now fearless, and acceptance prevented me to create other fears to face. Because we create our fears, as much as we create our hopes, our happiness, our serenity.

So this week, I offer you to join me on my adventure. Be an adventurer too, fully experiment life with open eyes, mind and harms. And let me know what you discovered about yourself, about your own journey, about life!

lemonade

As it’s a french week hahaha, here is some lemonade in english! My last batch!

I hope you’ll enjoy it!

Symbole n°9: le soleil des Zia

Ce symbole appartient aux Zia, une branche des amérindiens Pueblo se situant au Nouveau Mexique. Si on le retrouve sur le drapeau de cet État américain, les Zia ont tenté à de nombreuses reprises de le faire ôter , en vain. Il s’agit d’un symbole sacré, et de ce fait, les Zia demandent à ce qu’il soit utilisé avec respect. Il est constitué d’un cercle et de 4 fois 4 rayons extérieurs.

Le cercle tout comme le nombre 4 sont sacrés pour les Zia. Ce symbole représente:

  • Les 4 points cardinaux (Nord, Sud, Est, Ouest)
  • Les 4 saisons de l’année (printemps, été, automne, hiver)
  • Les 4 temps de la journée (le matin, le midi, le soir et la nuit)
  • les 4 saisons de la vie (l’enfance, la jeunesse, l’âge adulte, et la vieillesse)

Ces 4 éléments sont liés ensemble par le cercle de la vie qui n’a ni début ni fin. De plus, les Zia croient aussi que les humains ont 4 obligations sacrées. Ils doivent développer:

  • un corps fort
  • des idées claires
  • un esprit pur
  • une dévotion au bien être des siens

Les Zia peignent ce symbole sur des vases cérémoniels, le tracent au sol autour des feux de camp, et l’utilisent pour présenter les nouveaux nés au soleil.

J’éprouve beaucoup de respect quant à ce symbole, tant par sa signification que par son importance pour son peuple. Il a su lui aussi traverser les âges et porter ces valeurs constituantes, malgré les obstacles. J’aime beaucoup sa symbolique, ce qu’il représente, et je suis heureuse de faire un bout de chemin avec lui, cette semaine.

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