The alchemist Grove 19. The Cave

Even in the darkness of the cave, we are building each other by sharing the drops of wisdom we receive from the Universe. We first can use them to grow stronger, but then we need to release the part we don’t need anymore to allow others to grow in their turn. We are building connections, and contribute to the elevation of others while benefiting of the process too. There is no place here for spotlight, for ego. We are just sharing what made us a bit stronger, wiser. We also add to this drop our own essence, sparks of our own being. We are building connections.

In order to do so, we need to realize that if we feel in the dark, if we don’t see the immediate results of our actions, somewhere, someone is receiving what we let go of, and use it as a source of growth. We don’t need the same amount or nature of nutrient, as we don’t grow the same way. Some will inspire others, some will offer others a strong base from where they all can expand and contribute to the whole.

I feel strong connection with people who really helped me to grow. I also never miss an opportunity to let go of seeds I know can grow into beautiful plants. I truly believe that someone, somewhere, will receive them and allow them to become whatever they were meant to be, and that they will both benefit from it. If I am lucky, I will hear about it, or even witness it.

And there are these deep strong connections with people who make us stronger, who give us the confidence to be who we are, who support us and seem to benefit from it too. We are interconnected, and each of us contribute to the expansion of who we are. Each drop reinforce who we both are, and solidify the union we created with time.

We are also aware of the same phenomenon taking place with others around us. There is no competition, no jealousy, we all go at our own pace, trusting that we are contributing to the collective growth and expansion.

So this week, let go of drops of what helped build yourself lately, and trust in the process. You may not see an immediate result, but trust that someone, somewhere, need it to grow too. And that somehow, someday, you will find in them the strong base you need to expand even more.

The card

I had a lot of fun drawing these stalactites and stalagmites. I wanted a really neutral palette, because it’s not about showing off who we are that matters, but being a part of something bigger. We each have a role to play, and this idea of connection was quickly associated in my mind with these columns built with time, drop by drop. To me it was the perfect illustration of letting go to letting grow. Of course, between my vision and what I was actually able to do, there was a huge gap, but I’m pretty happy with what I did. When the time came to add my sparks of magic ( seriously, is there anything more magical than connection?), I couldn’t go with my usual cloud of sparks… it had to be something stronger, something that would express the light it brings in the darkness… I hope you like it as much as I do!

My journey

Our journal

I wish you a beautiful week, let go of these drops and enjoy the process!

Le Bosquet de l’Alchimiste 18. La Forêt

Cette semaine, puisque nous avons déjà reconnu, exploré et intégré nos cinq sens, nous nous plongerons dans nos émotions, notre connexion.

Lors que je me sens submergée par une émotion, en n’étant pas sûre qu’elle soit même la mienne, je vais là où je peux être en contact avec la nature. Littéralement. Si je peux, je retire mes chaussures (l’hiver, j’évite de le faire), et je pose mes pieds nus et mes mains sur le sol. Je visualise ensuite tout cet excès d’émotion couler de ma tête, de mon coeur, jusqu’à mes doigts et orteils, et je le libère dans le sol. Je reste comme ça pendant un moment, jusqu’à ce que je me sente en paix de nouveau. Je passe alors à un état de réception, où je peux réellement me sentir comme étant une partie d’un tout, et où je peux me recharger avec la confiance paisible que la nature m’offre en échange des émotions chaotiques et ardentes que je lui ai données.

La plupart du temps, je me sens submergée parce que je n’ai pas pris le temps de libérer ce que je j’ai perçu d’une situation. Pendant longtemps, j’ai érigé un rempart épais contre toute émotions forte, parce que je devais me protéger, et surtout, je devais concentrer toutes mes forces à la cause que je servais. Je ne pouvais pas me permettre de perdre la moindre énergie à lutter ou à gérer quelque émotion que ce soit. Je devais rester stable et forte, quoi qu’il en coûte. je savais que je pourrais et devrais revenir à un état plus ‘humain’ plus tard, mais à ce moment là, j’étais la protectrice, le roc dont elle avait besoin. je ne m’autorisais à ressentir et à exprimer mes émotions les plus douce qu’avec elle, parce qu’elle avait besoin de ressentir mon amour, mes espoirs, ma détermination, ma dévotion à notre cause. Je savais que c’était une cause perdue d’avance, mais elle méritait que je me lance dans la bataille de toutes mes forces. Elle et moi contre le monde entier. Les autres n’avaient droit qu’à la guerrière en moi. Forte, analytique, protectrice. Lorsqu’elle est partie, c’était pour moi une question de survie et j’ai opté pour laisser mes émotions et sentiments de côté, la plupart d’entre eux du moins. Le temps que je puisse accepter son absence et que je retrouve un sens à ma vie.

Parce que lorsque je ressens, je ressens vraiment. J’ai appris à gérer mes émotions et leur force, mais elles font partie de moi, et je ne changerais ça pour rien au monde. Elles me permettent d’être ouverte à ce qui vient. je peux percevoir les intentions, les possibilités, et acquérir une vision plus globale, complète, des choses. J’aime la façon dont je ressens. parce que j’ai appris à l’apprivoiser, à en faire un atout et non à la laisser prendre le dessus sur moi. J’ai appris à faire la distinction entre ce que je perçois et ce qui relève de la projection. Et j’ai appris à me débarrasser de la seconde. Et oui, il est souvent frustrant de voir les gens confondre leur perception et leur projection.

J’ai appris à reconnaitre mes propres émotions et pourquoi je les ressens, ce qui les déclenche. Je me connais suffisamment pour les accepter. Je également conscience de ma propre histoire, de ce qu’elle m’apporte et de ce qu’elle m’a appris. C’est mon chemin de vie et je l’accepte en tant que tel. Donc si une émotion me submerge, je ne procède pas de la même façon si cette émotion est réellement mienne ou si elle n’est qu’une projection. J’ai compris que nous sommes tous différents et que nous voyons une même chose de différentes manières. J’ai appris à mettre une situation en perspective, à m’en détacher, à l’analyser et à la remettre dans son contexte propre. j’essaie également de faire comprendre ma façon de voir les choses, et de dissiper toute projection que d’autres peuvent avoir dessus, lorsque ça me concerne. Ce n’est pas facile, mais tellement important. Lorsqu’on entends des personnes parler négativement, à notre sujet ou non, nous en gardons toujours quelque chose. Et ces résidus peuvent s’accumuler pour devenir quelque chose de lourd, de pesant, même si nous en sommes pas concernés.. Je refuse d’être engluée dans une situation qui n’est en définitive que la résultante de la perception erronée de quelqu’un qui n’a pas su faire la part entre ce qui est et ce qui relève de sa projection. Parce qu’au final, ça m’atteint, quoi que je fasse. C’est dans ma nature. Je peux absorber un certain taux de négativité, mais je dois alors m’en occuper, alors qu’elle ne m’appartient pas.

C’est à ce moment là que j’ai besoin d’agir. Parce que si je ne fais rien, cette négativité que l’on a projeté sur une situation et que j’ai ressentie deviendra mienne. J’ai besoin de la libérée, de la manière la plus positive possible. Donc lorsque je ressens quelque chose qui me submerge, je me demande: est ce que cette émotion est mienne? Ou est-ce une réaction à ce que j’ai perçu ou entendu ? Est-ce que je peux le transformer en quelque chose de positif? Est-ce que je peux le libérer facilement? Ou est-ce quelque chose de plus profond, qui me demande un peu plus? Le plus facile pour moie st de dessiner, d’écrire, ou de jouer de la musique. En général, cela suffit à me libérer de la négativité. Mais parfois, j’ai besoin d’aller plus loin pour retrouver mon équilibre. Je choisis alors la méditation ou le contact avec la nature.

Alors cette semaine, essayez de vous connecter à vos émotions et de les distinguer de ce que vous avez reçu d’autrui. Et trouvez comment les libérer afin de revenir à votre paix intérieure. Parce que vous le méritez.

La carte

Que pouvais-je choisir d’autre que le cœur d’une forêt? Je voulais que cette illustration soit chaleureuse et diverse, mais aussi paisible et, oui, un peu magique. Tout comme nos émotions. Je voulais jouer un peu avec la lumière sur cette carte, et je suis sortie de ma zone de confort en dessinant certaines feuilles une par une. J’ai aussi expérimenté pour apporter un peu plus de texture sur le tronc de l’arbre. J’ai décidé d’améliorer mon niveau en gribouillage digital, donc je me suis inscrite à des cours pour reprendre les bases et vous en verrez sans doute les effets dans les cartes suivantes. J’aime beaucoup celle-ci, mais il me semble que c’est le cas de toutes celles que je gribouille hahaha. J’espère que j’ai réussi à exprimer la paix et la magie de ce cœur de forêt. Et oui, les étincelles….

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine.

The Alchemist Grove 18. The forest.

This week, as we are done recognizing, exploring and integrating our senses, we will dive in our feelings, our connection.

When I have the sensation to be overwhelmed by an emotion, not even being sure it is mine, I go to places where I can be in touch with Nature. Literally. If I can, I remove my shoes (of course, I keep them in winter), and I put my bare feet and hands on the ground. I then imagine that all this excess of emotion goes from my head, my heart, to my fingers and toes, then I release them in the ground. I stay there for a while, until I feel at peace again. Then I switch to a more receiving state of mind, where I really feel like I am a part of a whole, and that I can charge myself with the peaceful confidence nature gives me in exchange of the fiery and chaotic emotions I gave it.

Most of the time, I feel overwhelmed because I didn’t took the time to let go, or to step back from a situation. For a long time, I shielding against any strong emotion, to protect myself and because I had a cause to serve that was, to me, more important than my own little emotions. I couldn’t be hurt or triggered. i had to remain strong and stable no matter what. I knew I would have to come back to a more ‘humane’ state later, but at that time, I was the protector, the rock she needed. I only let myself feel for her, she needed to feel my love, my hopes, my determination, my devotion to our cause. I know it was a lost cause though, but she deserved to have my whole self. Me and her against the whole world. And others only got the warrior in me. Strong, analytic, protective. When she was gone, it was a matter of survival for me to keep my emotions and feelings at bay, most of them anyway.

Because when I feel, I really do. I learned to deal with my emotions and their strength, but they are part of me, and I wouldn’t change that. It allows me to be open to whatever comes in my way. I can perceive intentions, possibilities, have a broader, more complete view on things. I love the way I feel. Because I learned to tame it, to aim it, to use it as an asset, and not let it take over me. I learned to distinct between what I perceive and what I project. I learned to get rid of the later. And yes, it’s often frustrating to see that people mistake their perception with their projection, trying to make what they think someone should feel match with what they know about a situation.

I learned to recognize my own emotions, and why I feel them, what triggers them. I know myself enough to be able to own my own emotions. I also know and own my story, and I accept it as a life path. So when an emotion is overwhelming, I don’t proceed the same way if it’s mine, or if it’s only a projection. I understood that we are all different and that we all see something a different way. To make sure I am not projecting my own emotions on someone’s situation, I contextualize it. I put it in perspective in what I know of the person’s life, education, way of being. No judgment here, just an attempt to understand. I don’t try to think about how I would react if I lived what the person is living. This is projection. I try to step back and to see what the person is feeling, and help her to deal with it. Or just try not to get stuck into the situation myself, let’s be honest hahaha. I can listen to what they say they feel, I can try to help, but I also, most of the time, end up with some of their emotions too, stuck in my mind. It’s the way I am, it’s in my nature. I can absorb a certain amount of negativity, but then I need to deal with it, as it is not mine.

This is when I have to act. Because if I don’t, I will end up making it mine, as it’s there, within… I need to release it, in the most positive way possible. When I feel something is overwhelming, I just take some time to ask myself: is it mine? or is it a reaction to what I heard, perceived? Can I switch it into something positive? Can I let it go easily? Or is it something that is heavier and that I need to act upon? The easiest way to deal with it is to draw, write or play music. Usually, it’s enough to let go of the negativity. But sometimes, I need to go deeper in order to find my balance back. Meditation, and contact with nature are my way of doing it…

So this week, Try to connect with your emotions and distinct them from the ones you received from others. And find your way of letting them go in order to find your inner peace back. because you deserve it.

The card

What could I choose other than the heart of a forest to illustrate feeling? I wanted it to be warm and diverse, but also peaceful and yes, a bit magical. As our emotions are. I loved to play with light on this card, and went out of my comfort zone with drawing foliage leaf by leaf on some of the trees. I also had fun with texture on the tree trunk. I decided to get a bit more serious about my digital drawing skills, and I started to take lessons to go back to basics, and expand from there.. you will probably notice it in the next cards. I really love this one, but it seems that each of them becomes my new favorite, so… but I hope you can see the peace and magic I tried to express. And yes… sparkles….

My journey

Our journal

I wish you a good and peaceful week, filled with beautiful emotions and serenity.

Le Bosquet de l’Alchimiste 17. La rose

Cette semaine, nous explorons notre dernier sens: l’odorat. Je suis toujours étonnée par l’influence que peut avoir une odeur sur moi. Elle peut instantanément me mettre en contact avec des souvenirs, des émotions.

Par exemple l’odeur de la violette sera toujours associée pour moi à ma fille, Emma. Lorsqu’elle est décédée, je me parfumais à la violette, sans doute dans l’intention de la garder un peu plus longtemps près de moi. De même, l’odeur résiduelle de quelqu’un que l’on aime sur ses vêtements nous apporte un réconfort immédiat lorsque nous sommes séparés.

Lorsque je vais dans mon endroit favori, je ferme mes yeux pour laisser mes autres sens prendre le dessus. Je peux entendre, mais je peux aussi sentir. L’herbe fraiche, les essences d’arbres, les plantes. Et cette odeur très particulière du lac. Ces odeurs se combinent pour m’apaiser, et je me sens immédiatement bien.

Lorsque j’essaie un nouveau thé, ou un nouveau mélange de plantes, j’aime passer un peu de temps à le sentir avant de le boire. Et ça m’aie à créer un souvenir de ce moment, et de ce que j’ai ressenti.

Il faut que je vous parle de l’odeur des livres et du papier. Lorsque j’achète ou que l’on m’offre un « nouveau » livre (qui peut être de seconde, ou de tierce main, voire plus…), je commence toujours par le humer. Comme si j’en prenais connaissance et l’accueillais dans ma vie ainsi. Il y a quelque chose de spécial dans l’odeur d’un livre… Une sorte d’invitation au voyage, à l’imagination, à la connaissance. C’est presque magique, pou moi. Et j’aime beaucoup cette sensation. Ou peut être est-ce le seul papier, j’adore l’odeur du papier….

Et qui n’a jamais ressenti le plaisir immédiat de s’allonger dans des draps fraichement lavés? Je n’ai pas de sèche linge, donc je fait sécher ma literie sur un étendage à l’intérieur, mais lorsque les beaux jours arrivent, je m’organise pour faire ma lessive un jour où je rends visite à mes parents, pour pouvoir faire sécher mes draps au grand air. Et quel bonheur de se glisser dedans le soir venu et de laisser leur odeur m’emporter au pays des rêves.

Toutes les odeurs précédentes sont celles qui peuvent m’apporter de la joie, de la paix, de la sérénité. Mais d’autres sont plus comme des avertissements d’un danger réel ou supposé. L’odeur de l’alcool fait partie de cette catégorie. Mone x-mari était un alcoolique, et des années après notre séparation, la simple odeur de l’alcool qu’il buvait me projetait dans un état de vigilance immédiat. J’étais sur la défensive, alors que je pouvais ne pas connaitre voire apprécier la personne qui avait opté pour cette boisson. J’ai du vriament m’entrainer à me déprogrammer et à reconnaitre cette odeur pour ce qu’elle est uniquement: l’odeur d’une boisson qui ne m’attire pas. Mais ça m’a pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais, tellement cette sensation était inscrite profondément en moi. L’ail est une autre odeur répulsive pour moi. Je suis capable d’en détecter la moindre touche dans un plat, que je ne toucherai donc pas. Parce que mon corps refuse cet aliment. Oh, et les odeurs corporelles me gènent énormément. J’ai vriament du mal à prendre les transports en commun à cause de ça, et je ne resterai pas assise près de quelqu’un qui sent la transpiration, même en réunion, parce que cette odeur me rend nauséuse très rapidement… Oui, je suis vraiment très sensible de ce côté là…

Pour moi, les odeurs sont vriament liées à mes émotions, à mes souvenirs, à mes sensations physiques, et si je me sens bien dans un lieu ou avec quelqu’un, j’aurais tendance à l’associer à une odeur particulière.

Alors cette semaine, allez dans votre lieu préféré, et passez du temps avec votre personne favorite, et essayez de les lier à une odeur particulière que vous pourrez faire venir à votre sprit lorsque vous aurez besoin du réconfort qu’ils vous apportent. Parce que vous le méritez.

La carte

Cette carte est ma première tentative à dessiner une rose. Et elle m’a pris un temps fou, mais je suis vraiment contente du résultat. j’ai beaucoup aimé travailler les dégradés, et essayer d’exprimer la délicatesse des pétales, le volume de la fleur. J’ai choisi des couleurs inhabituelles parce que… pourquoi pas? C’est certainement la carte qui m’a pris le plus de temps jusqu’à maintenant. Je suis sûre qu’il y a un moyen plus rapide d’arriver au même résultat, et je vais étudier ça de près, mais j’ai vraiment aimé la dessiner. J’espère que vous l’aimerez aussi. Oh, et évidemment, elle possède sa propre magie!

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une bonne semaine. nous en avons fini avec nos cinq sens. Nous les avons reconnus, accueillis et intégrés. il est temps de poursuivre notre voyage intérieur.

The Alchemist Grove 17. The rose

This week, we explore our last sense: smell. It amazes me how the simple fact of smelling a scent can bring memories back to my mind and make me feel strong emotions. The scent of a violet will always be linked to my daughter, as it was her favorite. I used to wear violet perfume after she passed, probably to feel like I kept her a bit longer with me. And when I smell my favorite meal, I remember immediately the last time I had the chance to eat it, and pleasure kicks in. What about the very specific scent of a loved one? The comfort we find in smelling or wearing one of their clothes when we are apart?

When I go to my favorite place, I close my eyes to let my other senses take over. I can hear, as I talked about last week, and I can smell. I can smell the grass, the bark of the trees, flowers too. And this very specific lake scent… and I feel good and at peace. When I try a new tea, I always spend some time to smell it too, before drinking it. And this will help me create the memory of it.

And I need to talk to you about paper and books… When I buy or get a ‘new’ book (some of them are old and second, or third, or more hand), I almost always start by smelling it. As if I recognized and welcome it in my life this way. There is something about book smell… Like an invitation to travel, to imagination, to knowledge. It’s almost magical, in my opinion. And I really love it. Or maybe it’s just paper… I love the smell of paper.

And who didn’t feel instant joy when going to bed in freshly cleaned sheets? I don’t own a dryer, so I let the sheets to dry on a rack. But when spring comes, I can schedule my laundry to have my sheets dry in fresh air at my parents’… and wow, yes, there is nothing more satisfying than putting them back on my bed and let their scent take me to my dreamland.

All these are ‘good’ scents, those that brings joy, peace, happiness, serenity. But there are others that are warnings to me too. Alcohol is one of them. My ex-husband was an alcoholic, and for years after our separation, the simple smell of the alcohol he drank took me into a highly vigilant mode. This smell meant I wasn’t safe (emotionally, he never rose his hands on me, he knew it would backfire really badly). I had to train myself to accept this smell as it is, simply: the smell of a beverage I wasn’t attracted too. But it really required more time than I though int he first place. This smell was deeply anchored as a danger in me. Garlic is an immediate repulsive to me. I just can’t stand it. My body refuses it too. So yeah, I can smell the smallest amount of garlic in a dish and I won’t be able to eat it… Oh and I am really sensitive to body odours… it’s really something I have a hard time with…

So to me, scents are really something highly linked to my emotions, to my memories, and when I feel good in a place or with someone, I really tend to associate a smell to it.

So this week, go to your favorite place, and spend time with your loved ones, and try to link them to a specific scent, one you can remember when you need to fell the comfort of that time. Because you deserve it.

The card

This card was my first attempt to draw a rose. And it took me forever, but I am really happy with the result. I loved playing with blending colors, and trying to express the delicateness of the petals, the volume of the flower. I chose unusual colors because… why not? It’s probably the one that took me the most time so far. And I am sure there is a quicker way to do, but I enjoyed the process of drawing it. I hope you like it too. Or, and yes, it had to come with its own magic too!

My journey

Our journal

I wish you a beautiful week. We know have recognized, welcome and integrated each our senses. I hope you enjoyed the journey as much as I did!

Stickers de mai!

ça y est, j’ai enfin fini de faire les petites modifications nécessaires pour ce mois et j’espère que la palette que j’ai choisie vous plaira!

Version planner

  • Ce mois commence par un samedi et se termine par un lundi… du coup, j’ai opté pour 6 semaines (vous trouverez la version modifiée du planner ci-dessous, si vous le désirez)
  • J’ai ajouté des stickers pour les phases lunaires, dans la même palette que les stickers
  • j’ai ajouté des demi cases et des cases complètes en couleurs pastels, elles pourront toujours servir!
  • J’ai aussi fait plus de stickers décoratifs, avec des ‘tampons’ fleurs, pour apporter un peu de printemps!
  • J’ai opté pour faire plusieurs pdf, pour que vous puissiez choisir et n’imprimer que ce dont vous avez besoin.

J’espère qu’ils vous plairont!

Version Bullet journal

Chose promise, chose due, j’ai dessiné des coloriages spécialement pour la version bujo (mais vous pouvez aussi les imprimer pour votre plaisir! ). La mise en page a un peu changé, pour que puisse tout faire rentrer sur un minimum de pages (et le mois commençant par un samedi et finissant par un lundi, ça ne m’a pas facilité la tâche!). J’ai du coup choisi de faire plus de stickers hebdomadaires pour que vous ne soyez pas bloqués.

Rappel: la base pour le bujo se trouve ici

Et là, le drame, j’ai une nouvelle idée…. Et si je vous proposais un planner en couleurs, pour vous faciliter la vie le mois prochain? ça vous tenterait? Ou vous préférez le décorer comme bon vous semble?

Le Bosquet de l’Alchimiste. 16. Flûtes

Nous continuons d’explorer nos sens. Cette semaine, nous nous concentrons sur l’ouïe. Le matin, surtout si j’ai dormi la fenêtre ouverte, j’aime être réveillée par les bruits de mon environnement…. je reste les yeux fermés, mon corps repose encore, en paix. Et je sais que je suis chez moi grâce à ces sons familiers. Je ne rêve plus. Je m’ancre dans une nouvelle journée accompagnée de ces sons. Les oiseaux, le personnes qui peuvent parler, le vent qui fait bouger mes rideaux perlés… Je peux passer du temps à écouter la vie, dehors. Habituellement, mon chat sent que je suis éveillée et elle vient en ronronnant… ce qui est aussi un son qui m’ancre dans ma réalité.

Je suis très sensible aux sons. Dans mon travail, le pire n’est pas la pression ou les attentes de personnes qui pense que je devrait faire comme ceci ou comme cela. Elles sont juste aux prises avec leurs propres insécurités, ce qui ne me concerne en rien. Non, le pire dans mon travail, c’est le bruit permanent, le niveau sonore insupportable lors des récréations ( j’ai mesuré, ce n’est jamais plus bas que 85db, et ça peut atteindre les 125 db voire plus… oui, c’est dangereux pour nos oreilles et non, nous n’avons aucune protection…). Lorsque je reviens à la maison, je mets mes écouteurs. Non pas pour écouter quoi que ce soit, mais pour prendre un bain de silence. Je peux passer 20 à 30 minutes chaque soir, dans le silence. Et ça me fait le plus grand bien.

L’ouïe est très importante pour moi. Parce qu’elle est très connectée à mes émotions. Le simple son de la voix d’un de mes proches peut m’apporter une joie et un réconfort immédiat. Je peux percevoir les véritables intentions de quelqu’un simplement en entendant les inflexions de sa voix. Entendre le ronronnement de mon chat m’apaise immédiatement. Et la musique… je ne peux pas vivre sans musique. Je peux l’accorder à chacune de mes émotions. Je peux toujours compter sur elle pour m’inspirer, me calmer, me dynamiser, m’aider à me concentrer, méditer, rêver…. La musique a une place très particulière dans ma vie.

J’aime jouer de la musique aussi. Pendant le confinement l’année dernière (le seul que j’ai réellement vécu, je travaillais en dehors de la maison les deux suivants), j’avais pris l’habitude de faire une pause tous les jours et de jouer de la musique vers 15 heures. Ni trop tôt, ni trop tard, afin de ne pas trop déranger mes voisins. Je prenais mes flûtes et je jouais ce qui me venais à l’esprit, en changeant de flûte en fonction de l’inspiration, passant d’un morceau à l’eau, en entrant dans un état méditatif peu à peu. Puis je revenais à mon quotidien et je reprenais mes tâches. Je me sentais bien, et ça m’a également aidé à contrôler la récupération de mon souffle (j’ai eu une laryngite très importante qui m’a rendue aphone pendant plus d’un mois, et je ne pouvais pas respirer sans tousser pendant deux bonnes semaines… j’étais souvent essoufflée, et lorsque j’ai commencé à aller mieux, j’ai repris mes flûtes, progressivement, pour juger de ma récupération). Le souci, c’est que je vis dans un immeuble avec peu ou pas d’isolation phonique et je tiens à conserver des relations agréables avec mes voisins. Un jour, je crois une de mes voisines du dessus, donc l’appartement n’est pas directement au dessus du mien, mais avec qui je partage un mur. Je lui ai demandé si je ne la gênais pas trop avec ma musique. Elle m’a répondu qu’au contraire, lorsque venait les 15h, elle se faisait un thé, allais dans son salon, s’installait dans un fauteuil, prenait un livre et écoutait ma musique. Que ça lui faisait du bien, qu’elle aimait beaucoup cette pause dans son quotidien aussi. Je n’ai jamais croisé mes voisins du dessus, mais lorsque je joue de la flûte en rentrant de l’école, ou le week end, la fenêtre ouverte, je peux sentir au bout de quelques minutes le café qu’ils boivent sur leur balcon….

Lorsque je me trouve dans un nouveau lieu, qu’il soit naturel ou non, j’ai noté que je laisse mes sens l’apprivoiser en premier. Entendre ses bruits me permet de savoir où je suis. Mon attention est alors à son pic et je peux en profiter pour explorer, me détendre, ou profiter des personnes qui m’entourent à ce moment-là.

Alors cette semaine, prenez 5 à 15 minutes par jour à écouter votre environnement. Essayez de décoder ce que ces sons signifient pour vous. Et prenez plaisir à le faire. Parce que vous le méritez.

La carte

j’avais une idée précise de ce que je voulais dessiner pour cette carte… parce que je l’avais déjà fait, pour Inktober. Je savais bien que je l’utiliserai pour une autre occasion. j’ai aussi pris mes flûtes comme références, même si elles sont un peu différentes en vrai, mais je ne suis pas tenue au réalisme, je fais comme je le sens ! J’ai opté pour un ton un peu rosé pour les troncs, pour contraster un peu. Je les avais d’abord dessinés plus lisse mais après l’avis d’un oeil aguerri, j’ai préféré ajouter un peu plus de volume et de texture, et oui, c’est beaucoup mieux ainsi. J’ai aussi joué avec la brume et la lumière, parce que pour moi, la musique est à la fois un mystère et de la magie… d’où mes petites étincelles!! J’espère que vous aimerez cette carte autant que moi.

Mon voyage

Notre journal

The Alchemist Grove 16: flutes

We keep exploring of our senses. This week, we focus on hearing. When I wake up in the morning, especially if I slept with open windows, I love to be awaken by the sounds of my environment… I still have my eyes closed, my body is laying there, peacefully. And I know I am home because of these familiar sounds. I am not dreaming anymore. I anchor myself in another day thanks to these sounds. Birds, people talking, the wind making my beaded curtains hit the glass softly… I can spend time just listening to this life out there. Usually, my cat feels I am awake and she comes purring… this too is a sound belonging to home.

I am really sensitive to sounds. In my job, the worst is not the pressure or the expectations from anybody or everybody who thinks I should do this that way, or do that this way… I don’t care about that. They are just dealing with their own insecurities, I know what I am doing and why I am doing it. No, the worst part is this constant noise, the unbearable level of it at recess (I measured it, it’s never lower than 85db and it can reach 125db or even more… yes, it’s dangerous for our ears… no we don’t have protections…). When I come home, I just put my headphones on. Not to listen to anything, to bath in silence. I can spend 20 to 30 minutes each evening in silence. And it feels good, so good.

Hearing is really important to me. Because it’s highly linked to my emotions. The simple sound of a loved one’s voice can bring me immediate joy or peace. I can perceive the real intent of someone just by the inflections of his or her voice. Hearing my cat purring appeases me immediately. And music… I can’t live without music. It can be tuned to each of my emotions, I can always count on it to inspire me, to calm me down, to energize me, to help me focus, or meditate, or dream. Music is a huge part of my life.

I love to play music too. During last year lock down ( strict one, from march to may), I always took the time to play music at 3pm. Not to early, not too late either. I took my flutes, and played whatever came in my mind, changing flutes when I felt like it, going from tune to tune, sometimes letting my fingers and breath play without my mind interfering… Then I came back to whatever task I was doing before my musical interlude. It felt good, and it helped me making sure my breath was ok (I had a really tough laryngitis, and couldn’t speak for a month, barely could breath without coughing for a good 2 weeks time…. so yeah, I had to make sure my breath was getting better). Thing is, I live in a building, and I have a lot of neighbors, not a lot of phonic isolation…. One day, I met one of my upper neighbors in the hall of the building. I asked her if she wasn’t annoyed by me playing everyday like that… She said that on the contrary, she made a cup of tea each day around 3pm, went to her reading room right by my side, and listened to my music, enjoying it, reading too. She said it brought her joy and peace. I never saw my direct upper neighbors, but I can smell the coffee they drink on their balcony when I start to play on week ends, on when I come back from work.

When I am in a new place, natural or man-made, I noticed that the first thing I do is to listen. As if I needed that to know where I am. Then I look around. It’s my way to explore a new place. It levels up my awareness and I am more open to interactions after that. I already ‘know’ where I am, so I can relax and enjoy the people or the sights I meet.

So this week, spend 5 to 15 minutes a day just listening to your environment. Try do decipher what these sounds mean to you. And enjoy! Because you deserve it.

The Card

I had a precised idea of what I wanted to draw for this card. I used one of my inktober drawings as a reference. I knew when I drew and inked it then that I would use it for something else. I used my own flutes as references, even if they aren’t exactly like that but hey, I don’t do realism, at all, and I’m fine with it. I went for a reddish tone for the trunks to contrast a bit. I first drew them far… smoother, but I was told that they would be better with a bit more volume and texture, so I did, and yes, indeed they are far better. I played with light and mist, because to me, music is both a mystery and magic… hence the sparks hahaha. I hope you like it as much as I do.

My journey

Our journal

No stickers/cards this week either… Senses are so difficult to express with words… we just feel it it seems. And we all have a different, intimate way to do so… just feel, as you are!

Un aperçu du planner/bujo de mai!

Je ne peux pas résister, je dois vous donner un aperçu de ce que j’ai décidé pour les stickers de mai…

Voici la palette que j’ai choisie. Pour la première fois, j’ai fait mes fonds à la tablette graphique. Et j’aime beaucoup le résultat, donc je pense que les prochains le seront aussi!

Et puis j’ai gribouillé des mandalas pour les pages hebdo du bullet journal, ou pour le fun. Les verticaux peuvent remplacer les citations.. Et j’ai également beaucoup aimé gribouiller tout ça, donc attendez-vous à en voir plus dans les prochains mois!

J’ai aussi ajouté des stickers pour les phases lunaires, et je réfléchis à dessiner les motifs pour les stickers quotidiens… pour le moment, je résiste… il me reste encore quelques jours pour changer d’avis!

Je mettrai tout ça en ligne à la fin de la semaine prochaine, pour vous laisser le temps de préparer votre planner et/ou bujo. J’espère que vous êtes aussi impatients que moi!

Passez une belle et douce journée.

Parce que vous le méritez.

Scrawlrchallenge de mars

Je me suis abonnée à la boite créative #scrawlrbox il y a quelques mois. C’est une boite anglaise, mais je n’ai rien trouvé de ressemblant en France, donc… c’est un cadeau que je me fais, une surprise et l’occasion d’expérimenter de nouvelles techniques. Et ça me bouscule un peu, ce qui ne me fait pas de mal hahaha.

Voici celle que j’ai reçu pour le mois de mars:

Dans chaque boite, on trouve:

  • de quoi gribouiller (feutres, marqueurs, crayons de couleurs, stylos, fusains, craies sèches ou grasses …) ou peindre (aquarelle, gouache, acrylique, huile….),
  • du papier, ou un support (bloc, canevas, papier spécial etc…),
  • une carte avec l’oeuvre d’un artiste mis en avant (et qui correspond au contenu et à la technique de la boite),
  • un sticker dans le thème de la boite (il reprend un élément de la carte),
  • un magazine, avec un rappel du contenu de la boite, des techniques, une interview de l’artiste, des trucs pour utiliser le contenu, un aperçu de ce qui a été fait avec les challenges précédents, et un article sur la technique en question dans la boite,
  • une douceur (un bonbon la plupart du temps),
  • le menu, avec la description et le prix des différents éléments de la boites, ainsi qu’un thème pour le challenge.

Le challenge est un thème qui nous propose d’utiliser le contenu et la technique proposés dans la boite pour nous aider à les tester. Et là, j’avoue, j’ai souvent un petit blocage, parce que … je n’ose pas. Mais cette année, j’ai décidé que mon mantra serait « J’ose ». Donc voilà, j’ai accompli mon premier challenge. Bon, j’avoue, les couleurs ne sont pas celles que j’aurais choisies, et la palette était très limitée, mais c’est un challenge, pas une promenade au bord de l’eau!

Le stylo gel, comme beaucoup de stylo gels, n’avait pas un flux d’encre régulier.. mais du coup, j’en ai profité pour apporter un peu de texture… pour le reste, les feutres pinceaux étaient vraiment sympas à utiliser, et j’ai découvert mes feutres techniques préférés en version feutre pinceau avec encre grise… chouette!

Bref, j’ai enfin osé faire un #scrawlrchallenge!

Je me demande ce que la prochaine me réserve….

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