Symbole n°21: la main Hopi

La main Hopi, ou Main du Guérisseur, ou encore Main du Chaman est un symbole ancien de guérison et de protection. Il s’agit d’une main avec une spirale dans la paume. On pense qu’elle vient des pétroglyphes solaires amérindiens qui ont été trouvés dans de nombreux lieux dans le Sud Ouest des États-Unis.

La spirale est universellement acceptée comme tant un symbole d’éternité et de spiritualité. Le fait qu’elle soit mêlée au graphisme de la main lui confère une dimension thérapeutique. Cette main est un talisman populaire et elle est souvent portée pour attirer la bonne santé, la chance, le bonheur et la richesse.

Quant à moi, je vois dans cette main la possibilité pour chacun de se connecter au tout, à la collectivité, de participer à une dynamique positive, de faire du bien autour de soi.

Je ne suis pas fan du mouvement actuel qui tourne autour du terme de blessures. Je ne suis pas fan de l’idée que nous devons tous être guéris de quelque chose. Par contre j’estime que nous avons tous à apporter quelque chose. Nos expériences, nos visions du monde, notre sensibilité au monde et aux personnes qui nous entourent. Et qu’en les partageant (en donnant et en recevant), nous grandissons, nous mûrissons, nous avançons sur notre chemin de vie.

Et pour moi, c’est ce qu’exprime cette main. Une main ouverte vers l’extérieur, la spirale représentant ce que nous sommes, notre savoir, notre expérience de vie, nos émotions, sans cesse en croissance, sans cesse en mouvement, sans cesse en évolution. C’est aussi cette vibration qui nourrit note créativité, notre capacité à voir au delà, notre capacité à rendre tangible ce qui ne l’est pas.

Je m’exprime beaucoup à travers mes mains. Que ce soit en écrivant, en dessinant, en jouant de la musique, en bidouillant, ou même en parlant (haha). Elles jouent un rôle central dans mon langage corporel. Lorsque je touche quelqu’un, c’est un geste que je fais en toute conscience, qui est riche symboliquement, énergétiquement. C’est la création d’un lien tangible, physique, concret entre nos deux espaces de vie. C’est quelque chose qui signifie beaucoup pour moi. Mes mains sont donc le lien entre mon énergie intérieure (ce qui me motive, ce que je ressens, ce que je perçois) et le monde dans lequel j’évolue.

Et elle entre en résonance avec l’affirmation positive de la semaine. Puisque c’est par mes mains que je vais le mieux pouvoir exprimer cette sensation ou cette volonté d’être en harmonie avec ce qui m’entoure.

Prenez soin de vos mains cette semaine!

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Épopée 2019: carte n°11. Je suis en HARMONIE avec ce qui m’entoure.

Après le tumulte émotionnel de ces derniers temps, j’ai retrouvé un peu de sérénité. Je pense que je devais avoir besoin de reprendre contact avec mon côté révolté. Après tout, il fait partie de moi depuis toujours. J’aime cette capacité à m’émouvoir, à me toucher si profondément que l’action devient une évidence, que la parole se délie, que tout mon être vibre pour laisser cette émotion prendre forme, s’épanouir, avec tout sa force, pour créer quelque chose. Quelque soit ce qui me révolte, son énergie me dynamise et me fait avancer, grandir, agir. J’ai souvent parlé d’acceptation, et si elle est toujours d’actualité en ce qui concerne mon univers intérieur, il n’en va plus de même pour mon environnement. Ma révolte contre ce qui m’agressait, finalement, a eu pour conséquence l’intégration de nouvelles données, de nouvelles dynamiques. Et la création d’un nouvel équilibre. Le paradoxe étant que c’est parce que je me suis révoltée que je me sens bien plus en harmonie avec ce qui m’entoure.

Pendant mon voyage intérieur, j’aimais partir d’une définition pour jalonner mon étape mensuelle. Et j’ai envie de le faire de nouveau pour cette semaine. J’ai choisi quelques définitions du mot harmonie qui me parlaient tout particulièrement.


Harmonie.

Substantif féminin.

  1. Cohérence, ajustement, accord de sons entre eux.
  2. Ensemble de sons agréables à l’oreille.
  3. Agencement des couleurs, des tons, des nuances.
  4. Accord, convenance de différents éléments disposés de manière à former un ensemble agréable à regarder.
  5. Rapport d’adéquation, relation de convenance existant entre les éléments de l’univers, entre des textes ou des éléments mathématiques, entre les personnes et les groupes de personnes entre elles; l’effet qui en découle.
  6. État de sérénité et de bonheur paisible.

Ce qui m’a paru paradoxal, mais que je trouve aussi très révélateur, c’est que par ma révolte, par cette explosion du dernier carcan qui m’enserrait, j’ai atteint une sorte d’harmonie avec ce qui m’entoure. Et puis en y réfléchissant bien, ça m’est apparu d’une logique implacable. J’ai besoin de cette révolte pour être en harmonie avec moi même. Et je ne peux être en harmonie avec mon environnement, social ou physique si je ne le suis pas à l’intérieur.

C’est parce que je ressens des émotions très puissantes, parce que j’ai cette sensibilité à fleur de peau que je peux percevoir et interagir avec ce qui m’entoure. C’est parce que je me révolte ou m’enthousiasme pour quelque chose que je me sens vivre. C’est parce que mon équilibre passe par des sensations très fortes que je peux être en harmonie. C’est parce que j’absorbe énormément d’informations, aussi bien sensorielles qu’intellectuelles, que je peux à mon tour les partager, les diffuser. C’est parce que je vis à une époque où tout est exacerbé et reçu très violemment que ma révolte trouve sa légitimité. C’est l’expression de que je ressens, de que je reçois, et en ça je suis en harmonie avec ce monde dans lequel je vis.

Et au final, je ne fais que m’harmoniser avec cette énergie qui m’entoure, qui m’englobe. Ma révolte, mon indignation n’est que le reflet de ce qui se passe.

Je ne fais donc qu’intégrer un nouveau paradigme et de ce fait, je rentre en harmonie avec un tout auquel j’appartiens, malgré mes tentatives de rester en dehors. Parce qu’il est temps pour moi de contribuer, de participer, de renvoyer, de diffuser, de m’impliquer. D’utiliser mon énergie et ce que je suis non pas pour ma seule croissance et mon seul cheminement mais pour tout ce qui croise ma route. Il est temps pour moi de m’ouvrir, et de me laisser porter par le flux tout en y contribuant le plus sereinement possible.

Et c’est là tout le paradoxe qui m’a traversée ces derniers temps: c’est me laissant aller à la révolte que j’ai atteint la plus grande sérénité. C’est parce que j’ai cessé d’être dans l’acceptation, ou plutôt dans la compréhension, dans l’observation uniquement que j’ai pu franchir ce pallier qui me bloquait. Je devais libérer cette énergie d’action, ce besoin de prendre part à quelque chose, d’utiliser ma voix (ma voie également) pour participer à cette énergie collective qui est en action ces derniers temps. Je ne réagis plus seulement, j’agis, et de ce fait je participe à la création d’un nouvel équilibre.

Il est temps pour moi de m’affranchir des limites que je me suis moi même imposées, ou qui m’ont été imposées pour pouvoir survivre, pour créer un paradigme dans lequel je suis en harmonie avec ce qui m’entoure. Il est temps de libérer toute cette énergie que je contenais, de retrouver également celle que j’étais, et que je suis encore malgré ces temps passés à la contenir. Il est temps pour moi d’achever ma transformation, et de me laisser vivre pleinement. Il est temps de marcher en plein jour, fière de ce que je suis, et de partager ce que je ressens, ce que je perçois. De ne plus dépendre des perceptions et projections d’autrui mais au contraire de revendiquer ma singularité, comme tout un chacun. Il est temps de ne plus seulement réagir mais également d’agir.

Je n’ai plus à être frustrée, je n’ai pas à retenir quoi que ce soit en moi. Je n’ai plus à contenir quoi que ce soit, mais au contraire à contribuer au flux qui nourrit cette conscience universelle. Je n’ai plus à seulement recevoir, à réagir uniquement à ce que je perçois et ressens. Il est temps pour moi de rentrer dans le jeu, et de faire ma part. Et je suis arrivée à un moment de ma vie ou je suis capable de le faire sereinement, harmonieusement. Si je reste révoltée, j’ai aussi en moi cette capacité à transmettre sereinement. A moi de jouer mon rôle d’alchimiste pleinement, et de transformer ces énergies et émotions qui peuvent me heurter violemment en quelque chose de créatif, de constructif. Je n’ai plus à les contenir de peur qu’elles soient destructrices. J’ai en moi ce qu’il faut pour les sublimer. A moi de jouer ma partition.

Parce que s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est qu’il est toujours possible de transformer les expériences dites négatives, ou du moins douloureuses, traumatisantes, destructrices du corps et de l’âme en quelque chose de constructif. Et avec le temps, j’ai appris à absorber toute cette ‘négativité’ pour m’en servir de terreau, de moteur pour ma propre croissance, mais aussi celle de ceux qui m’entourent. L’avantage, c’est qu’en ce moment, je ne manque pas de carburant, le monde est plutôt chaotique. Il suffit de décider de ne pas se laisser emporter par ce chaos mais au contraire d’en absorber de quoi nourrir une réflexion, se laisser inspirer par ce que l’on ressent. Et j’ai remarqué que si je suis capable d’écrire mes pensées les plus obscures, les plus brutes, les plus violentes, je suis en revanche incapable de gribouiller quelque chose d’acéré, de sombre. C’est que si mes mots servent à mettre en forme ce que je ressens, et me sont généralement réservés, mes gribouillages eux, sont destinés à être partagés la plupart du temps, et que le travail d’alchimie a été fait.

J’ai parfaitement conscience que ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Mais dans un monde clivé par des ambitions et des perceptions diamétralement opposées, où chacun se raidit sur ses positions, où l’incompréhension se creuse, où les idéologies se confrontent sans se confondre, où tout est exacerbé, je pense sincèrement qu’un peu de sérénité, de recul, d’absence de jugement ne peut que faire du bien. En définitive, en me sentant révoltée, j’ai fait exploser les derniers verrous que je m’étais imposés. Je n’ai plus besoin de me protéger, ou de me restreindre. Ma dernière carapace a sauté. Je suis prête à laisser libre cours à ma créativité, à me laisser inspirer par ce qui vient, prête à accueillir ce qui doit l’être.

Et je sais que je trouverai toujours sur mon chemin de quoi me permettre de le faire. Et de me ressourcer. Il me suffit de me reconnecter avec ce qui me fait vibrer, la nature, la musique, le dessins, les mots. Il me suffit de me nourrir de mes lectures, d’enrichir ma perception du monde et ma compréhension des forces en jeu. De vivre chaque rencontre avec une ouverture non feinte. D’intégrer le tout. D’en faire des atouts et des outils. D’accepter d’entrer dans le jeu. Et de me laisser guider. D’être en connexion avec tout ce que je vis, ressens, fais. D’être là où je dois être, de faire ce que je dois faire, et de restée ancrée à ce que je suis.

C’est un merveilleux voyage, riche, tumultueux. Mais je ne connais rien de meilleur que de faire partie d’un tout, d’une dynamique visant à faire du chaos quelque chose de beau et d’apaisé.

Je suis en harmonie avec ce qui m’entoure.

motif: pod flower sur une grille irrégulière. Uni pin 0.1

Musique: Dzivia

Je suis en train de gribouiller et de rédiger mes articles de la semaine. Et pour bien faire, je dois me couper des bruits ambiants (mon voisin adorateur des travaux le week end, le mini chien à grosse voix de mon autre voisine) sans pour autant en ajouter…. C’est donc avec mon casque sur les oreilles que je peux me glisser dans mon univers de mots et de gribouillages. J’aime que ce soit épique, que ça me fasse voyager, que ça m’inspire ou que du moins mon voyage intérieur ait une bande son qui lui corresponde… Et je me suis dis que je pouvais partager avec vous l’univers musical qui me fait vibrer…

Aujourd’hui, j’ai découvert un artiste biélorusse, Dzivia. C’est lui qui m’accompagnera dans la rédaction de mes articles.

Sa musique rassemble tout ce que j’aime: un fond de musique épique, orchestrale, des instruments slaves traditionnels, ou pas, des arrangements très modernes, des voix (qui rappellent parfois Wardruna, même si c’est un univers bien différent), des choeurs, une âme slave à n’en pas douter, et un voyage garanti à chaque morceau. Des rythmiques menant à la transe…

Je ne sais pas si mes mots seront en partie inspirés par sa musique ou si au contraire sa musique correspond à ce que je veux exprimer en mots. Quoi qu’il en soit, nous sommes en phase et après-midi. ça résonne, ça vibre, ça m’emporte!

Je vous propose donc de le découvrir à votre tour… Bon voyage!!

Symbole n°20: L’étoile à 8 branches

L’octogramme, ou l’étoile à huit branches, se retrouve dans de nombreuses cultures, de la Mésopotamie aux Amérindiens, en passant par l’Égypte antique, l’hindouisme ou même dans le christianisme. Elle représente souvent un astre, que ce soit le soleil ou une étoile, symbolise parfois une divinité (Ishtar, ou lakshmi). J’ai choisi sa forme amérindienne, pour son symbolisme: l’étoile à 8 branches encercle, représentant l’espoir.

En effet, Cette forme de l’étoile à 8 branche symbolise l’espoir et la guidance.

  • Le cercle extérieur exprime la protection. le cercle n’a pas de fin et ne peut être brisé. Le cercle intérieur lui représente notre être.
  • L’étoile intérieure pointe vers les 4 points cardinaux, Est, Ouest, Sud et Nord.
  • L’étoile extérieure, elle, pointe vers les solstices (d’hiver et d’été) et équinoxes (de printemps et d’automne). Chacun d’entre eux a une importance particulière dans l’année dans l’année et sont symboles d’espoir pour le futur.

Le nombre 8 représente l’équilibre. De ce fait, avec ce symbole, d’un cercle dans un cercle, connectés par les saisons et les directions, l’équilibre est atteint, et porte l’idée de l’espoir pour le futur.

Si ce post parait plus tard qu’à l’accoutumée, c’est que je l’ai laissé en suspens. Ce matin, un arbre a été plant dans la cour de l’école où ma fille a fait toute sa scolarité jusqu’au CM2, année de son décès. 3 ans, 1 mois et 2 semaines après son décès. Je ne parlerai pas des raisons du délais, je les ai apprises ce matin et il va me falloir les mettre en perspective pour pouvoir les intégrer…. Peu importe en fait. Cet arbre, aux fleurs violettes, couleur préférée de celle qui ne voulait rien de plus qu’aller à l’école, malgré la maladie, même à bout de forces, grandira, fleurira, forcira jour après jour. Quel plus beau symbole que celui là? Et si parfois j’ai l’impression de me débattre dans un chaudron de mélasse, cet arbre m’a redonné espoir.

J’ai pu avoir une belle conversation ce matin, en dehors des rôles qui nous sont habituellement attribués. De personne à personne. Et ce qui en ressort, c’est que j’ai su acquérir un respect certain de part mon attitude, à travers les valeurs que je transmets, et du ‘courage’ dont j’ai fait preuve en revenant travailler, déterminée, la tête haute, droite dans mes bottes, au même endroit, malgré l’absence, malgré tout ce qui avait pu être dit et fait à mon encontre, sans tirer à vue sur ceux qui avaient colporté, entretenu les rumeurs. Sans accorder à ces dernières plus de crédit qu' »avant ». J’ai souri à cette évocation. Il en faut plus pour m’abattre, et je l’ai prouvé je pense. Et si j’ai voulu revenir, c’est avec espoir. Espoir d’illustrer ce qu’est l’intégrité, espoir de démontrer qu’une autre voie est possible. Prouver qu’on n’a pas à se renier pour grandir. Espoir d’ouvrir les yeux d’autrui: la vérité finit toujours par être sue, dite, révélée. Espoir de leur montrer qu’on peut survivre au pire, jour après jour, et avoir encore la force de donner. Espoir de leur faire comprendre que l’empathie n’est pas un vain mot. Espoir de leur ouvrir les yeux et peut-être aussi un peu l’esprit… Et j’ai remporté mon pari. A moi d’en faire bon usage.

C’est aussi ce qui me motive chaque jour: l’espoir que les graines que je plante chez mes élèves germeront et les aideront à grandir, dans tous les sens du terme. L’espoir de leur transmettre des valeurs saines. L’espoir de leur donner les outils pour bien démarrer leur vie d’écoliers, de citoyens.

Et si je n’ai pas peur du chaos, si je sais affronter mes tempêtes internes, si je traverse les ouragans avec détermination, c’est parce que j’ai l’espoir d’en tirer quelque chose. C’est que je sais que j’en sortirai, grandie, plus sage peut être, plus forte sans aucun doute. Avec une compréhension du monde plus affûtée. Avec le recul nécessaire pour faire face à ce qui se présente.

Si je ne renonce jamais, c’est que j’ai ancré en moi l’espoir de nouvelles aventures, de nouveaux voyages, de nouvelles rencontres.

Et que finalement, c’est ce qui devrait tous nous guider: l’espoir.

2019 Epopee: Card#10. I am INSPIRED

This morning, when I woke up and thought about my weekly card, a few positive affirmations came to my mind… But when time had come to take my pens and write, only one of them was obvious: I am inspired.

I am lucky: anything and everything can inspire me. A conversation, thoughts, a landscape, a color, a texture, any everyday object, really. I find inspiration in everything, really. As I trained my brain to memorize emotions and images, I then have a huge library of memories I can dive into in order to create something, to express something, to share something.

I learned from an early age to observe, to try to understand the world I lived in. I was really gifted in the emotional department: I feel A LOT. And sometimes it could be overwhelming. Could because I learned to let my emotions go, I learned to express them through media such as writing, drawing, music too, crafting mostly.

See, inspiration can come from two complementary directions: it can come from outside your self, something you see, something you hear, something you touch, something you taste, something you smell… it reaches one of your senses, and ring a bell in your creative mind. It can also come from an inner source: this feeling you need to let something express itself, an emotion, an idea.

Everyone is inspired to a point. It’s this little spark that initiate a dream, a wish, a project, a change of some kind in our life. Now it’s up to you to create something with it, or to just let it go. I always have a notebook and a pen in my purse (and sometimes a lot more, depending on the size of the purse and what I am about to do or where I go). Then when inspiration kicks, I can write an idea down, or draw, or write about what I feel there and then. And I am so happy to live at this time of history when I can grab my phone and take a picture of something that inspires me.

What I really love about inspiration is that it can lead you to small project, a doodle, a quick picture, few words on a piece of paper, or bring you to a long term journey, fueling itself with new sources of inspiration. And on those bright peaceful days, I love to think about my life as this kind of journey, led by inspiration. It truly is, in a way.

On a very personal note, inspiration helped and keep helping me to share what I feel with people around me. My emotions can be really strong, and I can’t express them with my oral words. Probably because I was often told that I was overreacting, or that it’s too big to be true, or that we don’t have time to deal with it… or things like that, when I was younger. I don’t do good with frustration… so I learned to let my emotions and feelings go on paper, or with yarn, or anything that I had in my hands. I learned to create with something that could have destroy me if I kept it within. With time, I call that alchemy. I took all those feelings, those pains, those open wounds and made something with it, something different, most of the time something positive. And even more: by doing so, I freed myself from the negativity or the excess of feelings. I change something potentially destructive into something highly constructive… Alchemy.

Because if we can find inspiration in positive thoughts and feelings, we can also find them in dark places of our soul. I realized that I can easily write really dark words, but that I am unable to draw something dark… Probably because I first tend to put words on my emotional state of mind, and do it without filters. It’s raw, direct, my words expressing with accuracy and a certain precision what I really feel at the time I need to write them. While drawing in a complete different expression, to me. It’s meditative, it’s soothing, it’s aimed to be shared most of the time. I do it for people I love, for myself too, but to take pleasure to look at it, to smile, to feel good. Music is in between. I can listen or play music when I feel really down, or when I feel happy, to have a good time, on my own or with people. I have a lot of playlist I can listen to depending on my mood. And I can harmonize my feelings with music or listen to a music in the opposite emotional spectrum. It only depends on my.. inspiration.

Inspiration comes when you open yourself. To your own self, but also to the world around you. Just feel. People, places, atmosphere. Smell, taste, touch, hear, see. And let these sensory experiences touch your soul. Then feel inspiration bursting, and follow it.

Yesterday, I woke up to dark clouds, thunder, heavy rain, coldness… In May! Felt like an October or November day… I needed spring. I can’t wait to put away my winter gear and have fun with my lighter clothes… But I guess time has not come yet. So I decided to break the circle. Nope, enough of rainy-depressing-cold feelings. Well, I can deal with it (I love thunder, probably my chaotic self having fun….), but I know someone who is even more sensitive about weather than I am… my mom. So I took my chalk markers and went to my parents’. I told them about my project and they loved the idea (they are used to my inspirational bursts). So I went to they front side window, erased the snowflakes I drew on it and replace them by flowers, leaves, and a butterfly. They really loved how it turned out, and I felt really good seeing their smiles. They told me they felt Spring was finally here… Goal reached! As I came back home under the rain, I couldn’t help smiling… thinking about all the windows I could hack…. at home, in my classroom… inspiration!!!!

With time, I learned to look at obstacles on my path as potential sources of inspiration. Because to me, everything is a lesson to be learned. Everything makes us grow. Everything fuel our creativity. Everything can be used to improve our understanding of the world. Everything can bring something to our life, something really meaningful. Everything can touch us to the very core of our soul. Everything is inspiration.

To me, inspiration is a way of living. Of being, even, maybe. And I hope that you will too feel inspired this week.

I am inspired

Uni pin 0.1, 0.3, 0.5, 0.8.

C’est un vaste monde cynique

J’aime me sentir en phase!

Hier, je partageais cet article avec vous, et une fois publié, le discours de J. Krishnamurti à l’ONU le 11 avril 1985 apparait dans mon fil twitter…

Quelle résonance!!! Ce qu’il dit est encore tellement (malheureusement) d’actualité! Il est vraiment à regarder, méditer, partager…

Ce que je retiens quant à moi, ce sont ces deux phrases:

It’s a vast cynical world, and cynism can never tolerate affection, care, love.

C’est un vaste monde cynique, et le cynisme ne peut jamais tolérer l’affection, le soin et l’amour.

Voila donc mon plan d’action tout trouvé: l’affection, le soin et l’amour. parce que oui, c’est ce cynisme latent qui me met tellement en colère, cette déshumanisation. J’ai la chance de pouvoir vivre convenablement, d’avoir un emploi qui me permet de payer mes factures et d’avoir du temps et de l’énergie pour faire ce qui me tient à cœur. Je suis privilégiée, et j’en ai bien conscience. Pour autant, cela ne m’empêche en rien de prendre le temps de parler avec mes voisins, que ce soit ma voisine âgée et seule, pour qui son petit chien est le seul lien affectif, ou ma voisine turque, qui fait l’effort de me parler en français, puisque je ne parle pas turc, malgré sa grande timidité, ça ne m’empêche pas de dire bonjour et d’échanger quelques mots avec les habitants de mon immeuble, qui qu’ils soient, de leur sourire, de leur donner un peu de chaleur humaine… ça ne m’empêche pas de rire avec ma voisine malade du cancer, avec des blagues que seul un autre malade ou ex malade peut faire, de se moquer de la maladie et de ses effets secondaires avec un humour parfois très noir qui peut choquer mais qui dédramatise celui ou celle qui les vit ou de l’écouter les jours de moins bien, sans pitié mais avec compassion … ça ne me coûte rien, ça me fait même plaisir. Parce que je vis avec eux, en quelque sorte, et que cette civilité est le minimum pour moi. ça ne m’empêche pas d’échanger quelques mots avec les personnes chargées du ménage sur mon lieu de travail, ou qui que ce soit d’ailleurs, un sourire, une écoute, un intérêt non feint. Leur montrer qu’ils comptent, comme nous comptons tous.

Voici donc mon plan: l’affection, le soin, l’amour… de quoi transmuter ma colère, et faire un joli pied de nez assumé au cynisme ambiant.

La deuxième phrase qui a vraiment résonné en moi est la suivante:

To come up on that love, which is compassion, which owns its own intelligence, one has to understand oneself, what we are, not through analysts, but understanding our own sorrows, our own pleasures, our own believes.

Pour venir à cet l’amour, qu’est la compassion, qui dispose de sa propre intelligence, il faut se comprendre soi-même, ce que nous sommes, non pas par le biais d’analystes, mais en comprenant nos propres souffrances, nos propres plaisirs, nos propres croyances.

Et là, de cette simple phrase, il résume mon cheminement. Il valide ce que j’essaie d’exprimer mais bien plus confusément hahaha.

Bref, j’aime me sentir en phase, lorsque je reçois des validations, des guidances, des pistes à suivre qui prolongent mon cheminement, qui me proposent une continuité, qui correspondent exactement à mes besoins…

Symbole n°19: le Griffon

Aujourd’hui, j’ai décidé de choisir le Griffon antique, animal mythique à tête, serres et ailes d’aigle, à corps de lion, et oreilles de cheval. S’il a joué plusieurs rôles dans les mythologies de différentes civilisation, et à travers le temps, de compagnon de dieux ou héros grecs dans l’antiquité à figure héraldique au moyen âge, ou encore comme emblème de firmes actuelles, j’ai choisi de l’envisager sous l’aspect de celui qui tirait le char de Némésis, déesse grecque de la juste colère et du châtiment divin, et de sa déclinaison romaine, Invidia, l’indignation devant un avantage injuste. Bref, aujourd’hui, je vais vous parler de la colère…

Je suis d’un tempérament volcanique… c’est dans ma nature. On pourrait ne voir et ne s’intéresser qu’à mes éruptions (rares, j’ai appris à les contenir), déplorer mon mauvais caractère, mon agressivité (rarement contre des personnes, la plupart du temps contre des situations), ou on pourrait comprendre qu’il ne s’agit que de l’expression d’une indignation bien plus profonde, qui n’a pu être contenue par des limites pourtant élevées.

Avec le temps, et parce qu’il s’agissait de ne pas provoquer de réaction cataclysmique de ma progéniture, branchée en permanence sur mon état émotionnel, j’ai appris à contenir ma colère. A la maitriser, à l’étouffer, à l’ignorer, à la nier. Après tout, il s’agissait d’un énorme défaut, d’un péché capital même…. Personne n’avait à subir mes humeurs, et je devais apprendre à garder pour moi ces émotions bien embarrassantes pour mon entourage…. mes réactions étaient souvent taxées d’excessives, d’exagérées.

Je n’ai jamais vu ma colère ou son expression comme quelque chose de négatif. Au contraire. Elle s’est avérée être un moteur formidable. Pour ma créativité, pour ma construction, pour ma réflexion. Sans colère, je ne remettrais rien en question, je me contenterais de suivre, de faire ce qu’on me demande de faire. Or c’est en bousculant mes certitudes, en ruant dans les brancards que j’ai eu à me pencher sur la pertinence ou non de mes idées. C’est en tentant de justifier mes coups de sang que j’ai appris à argumenter. C’est en cherchant à déterminer la source de ma colère que j’ai pris conscience de mes valeurs et de mes principes. C’est en me confrontant à l’autre que j’ai pris en considération l’existence et la validité de points de vue différent des miens. C’est en tentant de canaliser, d’exprimer ou encore d’exorciser cette colère que j’ai pris goût à l’écriture, au gribouillage, à l’introspection, à la philosophie, à la psychologie, à l’histoire, à la sociologie. La colère loin d’être un frein à ma construction en a été le moteur le plus puissant.

Et pourtant… la colère que j’exprimais ou qu’il m’arrive encore d’exprimer, n’était en définitive que le pâle reflet de l’indignation que je ressentais.

Parce que ma colère n’est pas hystérique… Elle trouve ses racines dans l’accumulation de faits, de sensations, d’actes qui nourrissent un sentiment d’indignation par rapport à une situation. Je peux tenter de comprendre pas mal de choses, je peux tenter d’expliquer à défaut d’excuser, je peux tenter d’avoir une vision la plus objective et neutre possible, mais certaines situations me font sortir de mes gonds…. littéralement.

J’ai la chance d’être dotée d’une sensibilité à fleur de peau. Oui, la chance. Parce qu’elle me permet de percevoir beaucoup, et d’apporter des nuances à mon jugement plus tranchant naturellement. Là aussi, j’ai du apprendre à apprivoiser cette sensibilité, cette perception du langage corporel, des tonalités du discours, ces non dits qui en disent pourtant beaucoup plus que les mots qui sont prononcés. J’ai donc la chance d’avoir des capteurs de signaux d’alarme intégrés. A moi cependant de les éteindre d’une pensée ou au contraire de leur accorder l’importance qu’ils méritent. Et ce n’est qu’avec le temps, l’expérience que j’y suis parvenue.

Ces dernières années, toute mon énergie étant consacrée à livrer une bataille perdue d’avance et à y survivre, je me suis concentrée à ma réparation et à ma reconstruction… en limitant au maximum les interactions avec des situations susceptibles de provoquer un déséquilibre. Je me suis anesthésiée. Je me suis coupée de la plupart de mes capteurs, ne conservant que ceux qui me permettaient de ‘fonctionner’ basiquement. J’ai ainsi choisi de ne vivre qu’en partie, à survivre, coupe de mes émotions les plus fortes pour me consacrer à recoller ce qui pouvait l’être, à reconstituer une base sur laquelle m’appuyer, capable ensuite de supporter mes émotions les plus déstabilisantes sans pour autant s’effondrer mais au contraire se renforcer. Il me fallait aller au bout des choses, tester la résistance de chacune de mes valeurs, de chacun de mes principes, en ayant toujours à l’esprit qu’ils pouvaient évoluer, en fonction des nouveaux éléments que je rencontrerais et des expériences de vie que je ferais en cheminant. Et puis une fois cette base solide constituée, optimisée, le temps est venu de l’éprouver, de me reconnecter avec cet aspect plus sensible de ma personnalité. Je n’avais plus ni le besoin ni l’envie de rester… éteinte.

J’ai commencé à me resociabiliser, à me reconnecter avec ceux qui m’entouraient, à regarder de nouveau le monde qui m’entourait avec les yeux et l’esprit bien plus ouverts. A ressentir de nouveaux les dynamiques en action, l’énergie qui émanait de tel ou tel mouvement, de telle ou telle situation. Je me suis reconnectée, tout simplement.

La première chose que j’ai ressentie, c’était une colère sourde, une indignation, un brouhaha de frustrations et de sentiment d’injustice, d’impuissance également. Puis une révolte devant l’injustice, devant l’inertie, devant le mépris… Et ce dans des domaines très différents. Je me suis pris une claque, clairement… Il m’a fallu du temps, une nécessaire prise de recul pour pouvoir analyser toutes ces émotions, toutes ces dynamiques, à travers le prisme de ma propre expérience de vie, de mes connaissances propres, de mes sensations intérieures également. Ces dernières années, j’ai appris à maitriser mes émotions, à ne pas les laisser m’entrainer dans les tréfonds du désespoir. Et pour ce faire, j’ai du les identifier, les accepter, et les désamorcer. Mais là, il ne s’agissait plus de moi… je percevais les mêmes émotions (colère, révolte, impuissance, désespoir, rage, frustration, ressentiment) chez beaucoup de monde autour de moi, dans beaucoup d’écrits, partout.

La seconde chose que j’ai ressentie, c’était une explosion imminente. Les limites sociétales ne sont extensibles qu’à un certain point. Et elles étaient étirées à leur point de rupture. Inévitablement, elles ont cédé devant la pressions à laquelle elles étaient soumises. Et partout, des mouvements pour l’urgence climatique, pour une justice sociale, pour une humanité plus… humaine se sont créés. Et pourtant, leur impact étaient bien moindre qu’il aurait du l’être… Si ils auraient du être l’expression d’une majorité (parce que je doute fortement qu’une majorité de gens soient en faveur des concepts de mort, de destruction, d’anéantissement, de l’autodestruction de la race humaine… et je ne crois pas être naïve), leur impact a été au mieux minime, au pire minimisé. Une chape de plomb empêchait et empêche encore aujourd’hui, l’expression d’une réalité. Pour ne pas provoquer de mouvement globaux de panique peut être, pour ne pas accélérer un bouleversement global qui pourtant me parait inéluctable.

Et j’ai alors perçu, en creux, une dynamique froide d’étouffement de tout mouvement mettant en question un ordre du monde bâti sur du vent, sur une illusion. Que ceux qui en bénéficient croient y croient réellement ou qu’ils fassent preuve d’un cynisme frôlant la psychopathologie n’est pas de mon ressort. Par contre, la manipulation mentale visant à anesthésier des populations entières afin qu’elles n’aient accès qu’à une information tronquée et édulcorée, les culpabiliser afin de garantir leur coopération, présenter tout mouvement en désaccord avec la ligne officielle comme antisocial, les réprimer avec une violence légitimée par des mensonges quant au maintien d’un ordre social illusoire, tenter de fermer peu à peu les canaux d’expression d’opinion dissidente, supprimer les acquis sociaux en reniant par là le travail et les idéaux de ceux qui ont voulu une société plus juste au sortir de la guerre, décrédibiliser et délégitimer les services publics en appliquant une stratégie aussi efficace que cynique… tout ça m’a mise dans une colère noire….

Je suis donc en colère. Je suis révoltée. Je suis indignée. Et si la plupart du temps je parviens encore à canaliser cette colère en en faisant le moteur de ma créativité (que ce soit à travers mes mots, mes dessins, la musique, ou encore en montant des séquences de classe visant à faire prendre conscience à mes élèves l’importance de la compassion,d e l’entraide ou que sais-je encore), j’ai bien conscience que ce n’est pas suffisant. Je partage donc des liens amenant la réflexion, je dialogue, j’écoute, je tente de convaincre, j’affute mes arguments, je me confronte. Je passe à l’action. A mon tout petit niveau. C’est peut être peu, une goutte d’eau dans l’océan, mais je compte bien persister. Parce que cette énergie positive, cette étincelle est bien plus déterminée et importante que l’obscurité qui l’entoure.

Il est temps de briser le cercle. Arrêtons de nous voiler la face, de fermer les yeux. Retrouvons notre humanité, notre esprit critique, réapproprions-nous notre vie! Un peu partout dans le monde, je note que d’autres se réveillent, que d’autres décident de faire un pas vers la vérité, vers la lucidité, vers l’action.

A nous de faire de cette colère, de cette indignation, de cette révolte quelque chose de constructif. A nous d’allumer notre lumière intérieure pour éclairer les ténèbres d’ignorance dans lesquelles on tente de nous garder enfermés. A nous de transmettre, de propager cette dynamique tournée vers l’autre, vers l’espoir. A nous de dire stop aux aberrations que l’on tente de nous faire passer pour inéluctables et inébranlable. A nous de créer, de communiquer, de partager, de construire. A nous d’affirmer notre liberté. En nous exprimant, en partageant, en agissant. Chacun d’entre nous est une composant d’un tout bien plus grand, et chacun d’entre nous peut à son tout petit niveau, seul ou collectivement, avoir une incidence positive sur son existence ainsi que sur celle d’autrui.

Je l’ai déjà écrit ici. je suis indomptable. Dans le sens où je refuse de donner à qui que ce soit le droit de faire ce qu’il ou elle désire de mon existence. Dans le sens où je refuse que mes pensées soient contrôlées par une morale imposée par des principes basés sur la peur. Dans le sens où je revendique mon droit d’être celle que je suis, où je choisis d’obéir à des règles qui œuvrent pour le bien commun mais que je me réserve le droit d’en contester la validité le cas échéant. Dans le sens où je suis capable de mettre toute mon énergie au service d’une cause qui me semble juste. Dans le sens où ma colère me donne l’énergie de me battre, encore et toujours, si besoin est. Dans le sens où cette flamme qui brûle en moi, cette passion, cette détermination est inextinguible.

All you have is your fire…

Ces derniers jours, je me replonge dans l’univers d’Hozier… et cette chanson, ces paroles-là surtout, qui résonnent, raisonnent, encore et encore….

Elles sont tirées de cette chanson

Je poursuis mon chemin, écartant la colère que m’inspire le monde qui m’entoure d’un revers de la main et d’un sourire. Et cette flamme en moi semble s’animer de plus en plus forte, de plus en plus vivante.

J’ai parfois la sensation de marcher sur un champs de ruines. Et pourtant, il ne vient pas à l’esprit de m’arrêter, de renoncer à avancer, de me résigner, de fermer les yeux et de refuser de voir l’évidence. Bien au contraire, je suis d’avantage encore déterminée à poursuivre mon chemin, à partager mes expériences de vie, à avancer, quoi qu’il en coûte, quoi qu’il m’en coûte. De garder mes yeux bien ouverts, d’affuter mes mots et mes crayons, de persister à faire ce que je fais, jour après jour.

Et les deux vers suivant la citation illustrent parfaitement mon sentiment:

 » Don’t you ever tame your demons / But always keep them on a leash. »

« N’apprivoise jamais tes démons / Mais garde les toujours en laisse. »

C’est le cas de ma colère. Au départ, j’avais écrit tout un article sur la colère pour illustrer la carte de la semaine. Et puis je l’ai effacé pour écrire celui que j’ai publié lundi…. Mais ce thème de la colère et de ce que j’en fais me revient à l’esprit encore et encore… il est donc peut être temps que j’en parle…peut être…

Épopée 2019: carte n°10. Je suis INDOMPTABLE.

Cette carte fait un peu suite à celle de la semaine dernière (I am fearless).

J’ai toujours eu du mal avec le sentiment d’appartenance. Probablement parce que lors de ma construction, j’évoluais dans un univers auquel je n’appartenais clairement pas. Socialement, philosophiquement, esthétiquement… Bref, pendant mon adolescence, j’étais le mouton noir. Et si je n’ai pas su développer cette compétence sociale, j’ai en revanche beaucoup appris en observant les dynamiques en jeu. Ce qui m’a permis de me construire également. Par défaut peut être, en creux certainement. J’ai pu identifier ce qui ne me définissait pas, ce qui ne me parlait pas, ce qui ne m’attirait pas. C’est certes moins confortable que de se fondre dans le moule, que de se sentir bien parmi ses pairs, mais c’est très formateur.

Et puisque j’ai survécu à ses années sans trop de séquelles (en dehors de celle d’avoir des difficultés à me lier, je n’en vois pas vraiment), j’ai poursuivi mon chemin, peut être plus librement. Je n’ai pas besoin d’appartenir à un groupe, à une idéologie, à une philosophie, pour me sentir exister pleinement. Je n’ai pas à faire allégeance à qui ou à quoi que ce soit pour pour être légitime. Je n’ai rien à revendiquer, puisque pour ce faire, il faudrait que j’attende une validation quelconque. Or je n’attends rien.

J’ai réalisé que j’avais eu beaucoup de chance d’avoir suivi ce cheminement. Je peux me lancer dans toutes sortes d’aventures, de rencontres, d’expériences, je peux échanger sans arrière pensée. Parce que je ne représente que moi. Je peux apporter mes compétences, mes expériences, mes connaissances. Je peux recevoir énormément également. Et puis je peux laisser libre cours à mes envies, les suivre ou non, subvenir à mes besoins. Sans perdre en intégrité.

Si je décide d’agir, c’est que j’en ressens le besoin profond. C’est que je pense pouvoir être utile, même au tout petit niveau qui est le mien. A partir du moment où cette utilité n’est pas évidente à mes yeux, c’est qu’il est temps pour moi d’aller ailleurs, de faire autre chose, de rencontrer d’autres personnes.

Je suis libre de mes choix, de me joindre à une cause, d’en repartir également. Si je décide de joindre mes forces à celles d’autres personnes, c’est que la cause qu’elles défendent résonne en moi. C’est que j’ai pris le temps d’analyser ce qui en était et qu’elle était en accord avec ce qui me fait vibrer. Dès lors, je lance toutes mes forces dans la bataille. Avec sincérité, avec passion. En restant à ma place, à la marge, à la périphérie. J’adhère à une vision des choses, pour autant, je reste critique. Dès qu’on me demande de promouvoir quelque chose qui heurte mes convictions profondes, je me donne le droit de partir, de rejoindre une nouvelle aventure.

Ce qui peut paraitre comme un manque de constance est en fait tout son contraire. En prenant conscience que mon aventure se termine là, parce que je ne me sens plus à ma place, ou parce que je n’ai plus rien à apporter ou à recevoir, je fais preuve d’une constance envers mes principes et les valeurs qui m’animent.

Je reste libre de mes choix, de mes convictions, des batailles que je me décide à mener ou pas. Dès que j’estime que le temps est venu, je reprends ma route prête à livrer une nouvelle bataille, à vivre une nouvelle aventure, ailleurs, avec d’autres personnes, à partager une nouvelle tranche de vie.

J’ai parlé plus haut de constance. Clairement, je ne me lance que si ça résonne en moi, si ça correspond à mes valeurs, si je pense être d’une quelconque utilité, si je pense apprendre quelque chose qui me fera grandir, si mes compétences pourront servir. Dès lors, le temps est très subjectif. Je peux passer beaucoup de temps à défendre une cause, à faire ma part, tout en me laçant dans une nouvelle aventure en parallèle. Je peux également tout plaquer du jour au lendemain. Je peux passer longtemps ‘en sommeil’, au repos, toujours vigilante, les yeux et l’esprit grands ouverts, à faire ce que je dois faire dans le confort de mon quotidien, jusqu’à ce que mes signaux internes me lancent une alerte et que je me mette en action.

Je ne me revendique de rien du tout. Je n’appartiens non plus à rien. Je ne parle et n’agis qu’en mon nom propre. C’est à la fois toute la limite et la force de l’action que je peux mener. mais c’est également un principe de base. Je ne peux appartenir à aucune idéologie, philosophie, ou encore croyance si je veux rester intègre, si je veux exercer mon esprit critique librement, si je veux me rester fidèle. Et j’ai ces valeurs tellement chevillées au corps que je ne peux ni ne veux y renoncer. Et c’est en cela que je suis indomptable. Parce que je peux me mettre en action à tout moment, par mes paroles, par mes actes, par l’activation d’un réseau, par mes mots… parce que je sens que je dois le faire. Rien ni personne n’a la capacité de m’en empêcher. Que ça plaise ou non, si j’estime que je dois agir, je le fais. Et que cette flamme qui m’anime, cette passion, cette détermination, est bien plus constante et forte que tous les obstacles qui peuvent se trouver sur mon chemin. Parce que c’est la rage de vivre qui m’anime. Que l’intégrité et la décence ne peuvent être piétinées sans que ça ne me fasse réagir. Que l’injustice ne peut être ignorée mais être exposée. Que la bêtise et la malhonnêteté ne peuvent être cautionnées, mais qu’au contraire elles doivent être combattues avec acharnement.

Et puis j’ai en moi ce besoin de partager par des mots, par des gribouillages, par des liens, par de la musique ce qui me fait vibrer. Malgré les obstacles qui peuvent se présenter sur mon chemin, je suis toujours parvenue à exprimer les palettes de mes émotions. Rien ni personne n’a jamais réussi à éteindre cette flamme qui brûle en moi. Elle se renforce jour après jour, et je me fais un devoir de la laisser s’exprimer. Je n’ai là encore aucune prétention, aucune ‘légitimité’ institutionnelle. Mais pour autant, je prends la liberté de le faire, parce que j’en ai envie, que ça me fait plaisir et que si mes mots ou mes gribouillages touchent une seule personne, j’aurais accompli ma mission. De même, si en écoutant ou en partageant avec quelqu’un de vive voix j’apporte un peu de réconfort ou de force, de chaleur humaine, j’ai réussi ma journée. C’est ainsi que je compte vivre ma vie.

Alors oui, on peut me dire obstinée, passionnée, difficile à vivre, volcanique, intransigeante, caractérielle, forte, atypique, teigneuse, déterminée, dure, utopiste, idéaliste, inconstante. Je ne le conteste pas. C’est ainsi que me perçoivent certains, à travers le prisme de leur propre expérience de vie. Quant à moi, je préfère me dire que je suis indomptable, libre de choisir mes causes et de lancer toutes mes forces dans la bataille, avant de reprendre ma route. Avec l’assurance que cette flamme qui brûle en moi sera au service de ce en quoi je crois: la vie.


motif: Anthem

Programme de Néorésistance

Parce que nous vivons une époque compliquée, confuse, anxieuse et anxiogène, il est temps de revenir à l’essentiel, de résister face à tout ce qui tente de nous engloutir dans les limbes…

Je suis tombée sur cet article, de Vincent Cespedès.

Et il a résonné fortement, parce que ce programme, je le mets en œuvre déjà en grande partie. Du positif, du limpide, de l’actif. Exactement ce dont j’avais besoin.

Un petit tour par mon ordinateur et me voila avec un document à afficher sur mon mur, à distribuer à qui en a besoin. A partager.

Je n’en ai pas fini avec cette liste, elle m’inspire. A suivre….

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