Symbole n° 24: Gromoviti znaci

Les gromoviti znaci ou marques de tonnerre, sont des symboles slaves. Ils peuvent prendre plusieurs formes mais tous s’inscrivent dans des hexagones. Ils étaient souvent gravés sur les poutres faitières des maisons pour les protéger de la foudre. Des symboles similaires ont été découverts sur des poteries protoslaves appartenant à la culture Tcherniakhov du IVème siècle. On pense qu’ils symbolisent Perun, le dieu slave de l’orage et du tonnerre, ainsi que des guerriers. Il est aussi le protecteur des agriculteurs.

Comme je l’ai expliqué pour ma carte de lundi, cette semaine, tout me ramenait à l’idée de l’orage, de la tempête. Certes les conditions climatiques m’ont bien aidée. Mais c’est aussi ce contraste entre l’état de nervosité de plusieurs personnes autour de moi et le calme qui m’habitait toute la semaine qui m’a poussée à m’interroger. Et puis clairement, tout me ramenait à l’orage. Tout ce que je lisais, tout ce que j’écoutais, tout ce que je gribouillais aussi… Bref, je devais me plonger dans le sujet…

Le plus drôle, je pense, c’était de voir toutes ces synchronicités s’accélérer samedi. J’étais sur le point de gribouiller ma carte ( qui n’avait aucun rapport avec l’orage…) lorsqu’une amie m’a envoyé la citation

Ils lui murmurèrent: « Tu ne peux résister à la tempête ».

Elle leur murmura en retour « Je suis la tempête ».

J’ai lu cette citation de nombreuses fois déjà, et je l’aime beaucoup. Plusieurs personnes me connaissant bien me l’ont envoyé au fil du temps en me disant qu’elle leur faisait penser à moi…. je ne vois vraiment pas pourquoi…

J’ai donc changé d’avis sur la carte de la semaine et j’ai gribouillé celle que j’ai mise en ligne lundi, puisque de toute évidence, elle devait l’être hahaha.

Bien…. maintenant voila pourquoi j’ai ressenti les synchronicités s’accélérer… J’avais choisi comme motif pour illustrer ma carte originelle Haf n Haf.

Puisque l’affirmation de la semaine requérait quelque chose de moins statique, j’ai décidé de gribouiller ce qui me venait à l’esprit…

Puis je me suis lancée à la recherche d’un symbole qui pouvait entrer en résonance avec la carte (ceux que j’ai déjà dessinés ne correspondaient pas à mon idée). Et je suis tombée sur les gromoviti znaci… Et c’était une évidence… me voila donc à faire mes petites recherches sur la signification du symbole, sur son origine, sur la culture de Tcherniakov (et là, BAM, j’ai vraiment un truc avec la Biélorussie en ce moment..) sur la mythologie liée… tout trouvait sa place.

Bref, revenons aux gromoviti znaci. Ces symboles étaient gravés pour protéger les maisons de la foudre. On peut aussi penser que du fait des attributs de Perun, le fait de les graver sur des poteries assurait la fertilité des terres et l’abondance des cultures. J’ai évoqué mon état de sérénité cette semaine, qui me posait question puisqu’autour de moi il régnait une tension, une nervosité certaine. Et puis j’ai réalisé que j’étais aussi très créative, que les idées fusaient de toutes parts, et que finalement, c’était ma réponse personnelle à la tempête qui s’annonçait.

J’ai toujours aimé les orages, cette énergie dans laquelle puiser pour se régénérer, se laisser inspirer, à la fois purifiante et créatrice. Finalement, les attributs de Perun, dieu du tonnerre, de la fertilité (agricole mais pourquoi pas plus générale?), des guerriers (avec son tempérament de feu, il ne pouvait en être autrement) me parlent bien hahaha. Et ce symbole m’encourage à laisser parler la tempête qui couve en permanence en moi, à travers mes écrits, mes gribouillages, la musique. Il est temps de me débarrasser de ce qui m’encombre pour faire de la place à l’expression de ma créativité, que ce soit dans le domaine matériel (je dois vraiment faire quelque chose pour mon chez moi, ça déborde de partout…), émotionnel, ou spirituel. Il est temps d’augmenter ma vibration pour laisser s’exprimer ce qui doit l’être et que je contiens depuis trop longtemps…

Donc cette semaine, faisons preuve d’énergie créatrice, purifiante, de détermination à accomplir ce qui doit l’être quels que soit les obstacles. Soyons des tempêtes!

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Karahody

En ce moment, j’écoute en boucle l’album Rujnuj de Dzivia. Je vous en est déjà parlé, mais plus je l’écoute, plus je suis inspirée. Il nourrit ma créativité, résonne en moi à un niveau rarement atteint par quelque musique que ce soit… C’est vraiment une expérience unique, spirituelle, artistique… Bref, je me sens connectée.

I listen to Dzivia’s album Rujnuj over and over again for a while now. I told you about it earlier, but the more I listen to it, the more I am inspired. It feeds my creativity, speak to my soul at a rarely reached level by any music…. it’s a unic experience, both spiritual and artistic…. I feel connected.

Le morceau Uźniasieńnie (Ascension) m’avait déjà inspirée un gribouillage, le premier que j’affiche sur mes murs depuis…. plus de 3 ans….

Uźniasieńnie (Ascension) inspired me a doodle already, the first one I’ve put on my wall for more than 3 years.

Pour célébrer cette sorte de renaissance, j’en ai gribouillé une version noir et blanc sur mon carnet de croquis préféré, celui qui reçoit les gribouillages qui me parlent vraiment…. une sorte de recueil de vibrations particulières.

To celebrate this kind of rebirth, I doodled a black and white version of it, in my favorite sketchbook, the one receiving doodles that really speak to my soul… A sort of special vibes library.

Un autre morceau de cet album m’attirait…. Karahody.

Another tune called me… Karahody.

Je n’ai pas pu résister, j’ai attrapé mes crayons de couleurs et j’ai gribouillé un truc sur mon bloc note de l’école (j’ai fait les premiers traits au porte mine pendant une réunion mais chuuut)….

I couldn’t resist, I grabbed my color pencils and doodled something on my school notepad ( the first lines where drawn during a meeting but you never heard of it….).

Dès que j’ai eu fini avec la version noir et blanc de Uźniasieńnie, j’ai répliqué mon gribouillage à l’aquarelle sur les pages suivantes de mon carnet. Puis j’ai décidé de le compléter avec des gribouillages blancs…. et voila donc Karahody dans mon carnet… qui sera surement refait sur papier aquarelle puis il rejoindra Uźniasieńnie sur mes murs….

As soon as I was done with Uźniasieńnie black and white version, I replicated my doodle with watercolor on my sketchbook, on the very next pages of it. Then I decided to add some line work in white… So here is Karahody in my sketchbook…. And I guess it will soon me replicated on watercolor paper and join Uźniasieńnie on my wall…

Je ne sais pas encore quel prochain morceau les rejoindra, mais il est clair que je n’en ai pas terminé. Ce que j’aime dans cette expérience, c’est la traduction des langages en quelque chose qui a du sens pour moi. La traduction de l’émotion qu’une musique m’inspire en traits graphiques, la traduction d’une langue dont j’ignore tout en mots que je puisse comprendre…. Et la surprise de voir qu’en fait les paroles correspondent à l’émotion que j’ai ressentie en écoutant le morceau. Ce qui traduit (ah) une sincérité de Dzivia dans la composition de sa musique et l’écriture de ses paroles. Son univers se révèle être proche du mien (contribule!!), ce qui facilite la communication je pense… Quoiqu’il en soit, il n’ a pas fini de me faire voyager… Le plus extraordinaire, c’est que sa musique parvient à me donner la motivation de faire ce que je repousse depuis longtemps, et ce, sans effort. Il me suffit de mettre mon casque et de me laisser porter… Je suis vraiment heureuse de vivre cette expérience à fond. Dans tous les domaines.

I don’t know yet which tune will join them, but clearly, I am not done yet. What I love about this experiment, it’s the translation of different languages into something meaningful to me. Translation of the emotion a music inspires me into graphic lines, translation of a language I don’t know anything about into words I can understand. And the surprise to realize that in fact lyrics fit with emotions I felt listening the tune. Which translate (ah) the sincerity of Dzivia in his composition and writing. His universe reveals itself to be close to mine, which ease the communication I guess… Anyway, I am not done traveling thanks to him. The most extraordinary is that his music succeeds in motivating me to do things I postpone for a long time, and it seems really effortless. I just have to put my headphones on and let myself be carried away. I am both really lucky and happy to be able to live this experience in depth. Really.

2019 epopee: card #12. I am the STORM

Sometimes, I spend a long time figuring out what positive affirmation I will use for my weekly card. And sometimes, it’s obvious. This week, everything brought me to pick this line. It may seem a bit awkward to use as it is but, to me, it’s a very positive and inspirational affirmation. But I need to tell you a story first.

So, I was living my everyday life, while people came to me telling me how drained they felt, or tired, or nervous. I, for once, felt really peaceful, rested and anchored. All I felt was serenity actually. So I started to pay more attention to what was going on around me… How come I wasn’t on the same emotional level? I am quite empathetic so I could feel the tension they genuinely felt, the tiredness and there was a huge contrast with my own emotional state. And yes, there was something in the air. it was electrical, windy… a storm was about to burst… As winds were blowing harder, I could feel their effect on people (and trust me, there is a huge effect on kids….), as if the stormy weather reflected on them, or affected them. I, on the other hand, was just watching it, feeling nothing unusual. I love storms, they appease me…. anyway, I was thinking about all this and what I could learn from it when a friend of mine shared this quote:

They whispered to her « You are cannot withstand the storm ».

She whispered back « I am the storm ».

I smiled, and went on with my life, as usual. I know this quote, I encountered it numerous time and it always brings me a smile. I love it. It really reflect what I feel most of the time.

Then I was doing some researches on different subjects (philosophy, anthropology, mythologies, slavic languages, music, zentangle, work things too… anything, really). And all brought me back to the storm. So I took the time to look deeper into what the word ‘storm’ meant to me, how I could relate to it, and how I could use it in my weekly card.

When you think about a storm, the first thing that comes to your mind is this apocalyptic weather that destroys everything. So how can such a disaster be something positive? Well… I have the luck to live with an ongoing storm within. This is why the younger me was known as the ‘apocalyptic one’. With time, I learned to contain it, to express through art, writing, sport, anything really to let the steam get out of my mind and body. But it was still there, within, at the core, boiling. This is my nature. I am passionate. I am determined to achieve what I feel I have to do, whatever obstacle gets on my way, I get rid of it. I am the storm. And I don’t see myself as a disaster. Most of the time haha.

To me storms are energizing. They are pure energy I can collect in order to cleanse, to heal, to empower. Watching storms makes me feel alive. And humble. I love the sound of thunder, lightnings dividing the sky, the sound of rain pouring, the smell of a storm makes me shiver… I never feel more peaceful actually than when I watch a storm raging. I can feel the electricity in the air, which brings me awareness, I can smell the coming rain, I can feel the winds growing like a warning about what is coming. A bit like a ritual to get you ready to face the storm, to get you find a safe place, to get you ready to let go of what you don’t need emotionally as the storm will take it away. When the storms burst, I love to think about it as a balance between my inner stormy self and the world around me. I feel good, energized, in peace, at home. I can really feel their strength, their power, and they inspire me a lot of respect.

So this week, a storm was coming. And at the same time, my attention was drawn to the element air. Wind blew some things on my windshield, I could hear the sound of it at night, very strongly, temperatures dropped drastically for a day because of northern winds, I focused on wind instruments (more than usual), on the sound of breath taking in tunes I love (headphones really helped though), I played whistle with a new energy, focusing on my breath. And I felt good. Really good. It wasn’t only breathing and winds, it also was vibration. The last week, my attention really was focused on vibrations, all kind of vibration. I am really sensitive to drums. It may remind me of thunder. I really feel vibrations as I do with the air just before a storm bursts. My body reacts as if it was touched by it, and attunes itself to the rhythm. The simple sound of drums in a music can lead me to a whole different universe. When I meditate, I have a playlist based on those rhythms and does it take me places and times I never thought to reach! I came to realize that it was it, the vibration, that made me fall in love with storms. My heart beat adjust to it, and that’s why I feel so appeased. Same with music. Drums make me fall in love, deeply. Same with everything. You see, to me, air, through breath, wind and vibrations, is inspiration.

On an even more symbolic way, my creativity can take the form of a storm. No matter the realm it strikes, ideas and words come rushing into paper, or on my computer screen. They just jump in my mind and I do what I can to express them, to materialize them. It’s a mess, they usually have no link between each other, they just need to be put on paper… But it’s always an interesting and learning process to find the message, to try to get some structure, to organize and actually make something out of it. And when I can do it, I really get this feeling of achievement. I love the way it just goes from a complete mess to something appeased, structured, meaningful to me. The rush, the materialization and then the peace. Definitely stormy behavior….

As I said, I have a storm boiling within. Most of the time, I contain it, and it helps me create and react, and everything is fine… But sometimes, when confronted to injustice, or to toxic people, I open a little safe device… and let some of the steam go… I raise my vibration, and get ready for a storm of my own…. I am not afraid to bring chaos if needed. As I said earlier, it feels home. As I am led by empathy and strong values, my energy is focused on unveiling what is really going on, manipulations of any kind of deceiving behaviors, and my determination to do so gets rid of any obstacle… I am the storm.

So yes, to me, storms are powerful masters of creation and truth. As lightnings, my inspiration strikes, unexpected, powerful. This is why I always have something to take notes in my bags. Like storms, ideas collide, expand, burst into reality. As I am really lucky, it can touch different realms of my life. It can be a project for school, it can be something for my apartment, something I need to do, something I want to do, something related to someone else, anything, truly. Then I can make the choice to bring it into reality, or to let it grow within, among other mini storms ready to burst too.

So yes, I am the storm. And I love the paradox I see here: external storms make me feel peaceful, brings me serenity, while internal storms keep shaking me, pushing me further, deeper, higher. And between the two of them, I am standing, enjoying the show.

Symbole n°23: Ouroboros

Ouroboros, est un symbole représentant un serpent ou un dragon qui se mord la queue. On le retrouve en Egypte, en Chine, dans la mythologie nordique, en Amérique latine, en Amérique du Nord. Sa signification varie selon les cultures. Je retiendrai ici l’idée d’éternel recommencement, de cycle qui se reproduit infiniment.

En ce qui me concerne, une des nombreuses choses que j’ai retenu de mes études d’histoire est l’existence de cycles, plus ou moins longs, à plus ou moins grande échelle, qui se répètent et dont il faut avoir conscience pour pouvoir contextualiser les événements. Avec le temps, identifier des cycles devient plus naturel, et permet une mise en perspective plus aisée de ce qui se passe. Évidemment, tout n’est pas affaire de cycle, mais il est toujours intéressant d’essayer de resituer un événement dans un contexte plus large, de prendre du recul, de tenter de voir les choses sous une perspective différente en les inscrivant dans une dynamique plus vaste.

Dans ma vie personnelle, cette notion de cycle est aussi apparue comme une évidence. Le cycle lunaire a toujours eu une influence sur moi, ne serait-ce qu’au niveau de mon sommeil, ou de mon cycle menstruel. Le cycle des jours et des nuits, avec ses variations, le cycle des saisons, le cycle d’une année scolaire, le cycle des ans, et bien d’autres encore sont autant de cycles qui me touchent dans ma vie quotidienne…

Pour autant, le fait qu’un cycle commence ne signifie pas qu’il se déroulera de manière identique au précédent. Si je prends l’exemple du cycle d’une journée, il illustre parfaitement les variations importantes qui peuvent se produire à l’intérieur d’une unité identique de 24h. L’alternance du jour et de la nuit n’est pas la même en hiver ou en été, les températures peuvent avoir de grandes variations également, sans parler des phénomènes météorologiques. Une journée travaillée ou passée en réunion ne sera pas vécue de la même manière qu’une journée de congé entre amis ou en famille. Une soirée entre amis est très différente d’une soirée en solitaire passée à lire. Une nuit blanche n’est définitivement pas la même qu’une nuit passée à dormir paisiblement et profondément. Et quand bien même nous nous réveillerions à la même heure tous les matins, chacun d’entre eux sera différent, unique.

Si j’ai bien conscience de l’existence de cycles dans ma vie, pour autant ils ne définissent ni un carcan ni quelque chose d’inéluctable. Un cercle peut être brisé. Un cycle peut être ignoré. Un autre peut être créé. Et surtout, rien ne se répète exactement de la même manière. En prenant conscience des cycles qui opèrent dans notre vie, on s’autorise également à en modifier le contenu, la permanence, l’occurrence.

Puisque je suis dans une période créative, j’ai tendance à envisager les cycles de ma vie comme une toile vierge, un support sur lequel je viendrai broder, peindre, gribouiller, que je pourrais modifier, bonifier. Mes actes ont une incidence sur chaque cycle que je traverse, et ils en modifient la structure, le déroulement. Avec le temps, ils s’enrichissent des modifications que je leur apporte. Et sur un plan plus linéaire, celui de mon chemin de vie, ces cycles sont autant de bornes qui me permettent de mesurer mon évolution. Autant de témoins de ce qui est permanent et ce qui ne l’est pas.

Un cycle n’est ni bon ni mauvais par essence, ce sont nos perceptions de ce qu’ils représentent qui leur donnent une valeur positive ou négative. Et c’est justement sur ces perceptions que nous pouvons agir. Dès lors soit nous acceptons ce qu’il représente, soit nous pouvons en profiter pour en comprendre le sens, et voir ce que nous pouvons modifier, comment nous pouvons agir afin qu’il ne soit pas aussi problématique pour nous à sa prochaine occurrence. Rien n’est jamais gravé dans le marbre. A nous de voir quels cycles nous portent, quels cycles nous entrainent dans des lieux que l’on préfèrerait éviter. A nous de définir quels cycles sont de notre fait, de part notre progression, ou du fait d’événements extérieurs sur lesquels nous n’avons aucune prise. A nous de briser les cycles qui peuvent/doivent l’être, et de profiter pleinement de ceux qui nous apportent ce dont nous avons besoin. A nous d’intégrer ou de désintégrer ces cycles à notre chemin de vie.

Cette semaine, je prends conscience des cycles qui existent dans ma vie et je me les approprie.

Épopée 2019: carte n°12. Je suis FIDÈLE à ce que je suis.

Puisqu’il semble que j’en ai fini pour le moment avec les bouleversements divers et variés, il est temps pour moi de faire un petit bilan de tout ça, avec un peu de recul. J’ai pris conscience que les mois de mars, avril et mai sont désormais synonymes de transformation, de remise en question, de croissance aussi. Mais il demeure cependant une constante. Quelles que soient les tempêtes qui me bousculent, intérieurement ou extérieurement, je reste ancrée à ce que je suis. Et ces cataclysmes, loin de balayer tout ce qui fait que je suis ce que je suis, le renforce, lui donne une légitimité. Parce que c’est à ça que je me raccroche lorsque mes émotions sont trop violentes, lorsque mon corps me lâche, lorsque je baisse la garde et laisse les loups entrer dans la bergerie.

Je suis fidèle à ma parole. Je ne fais jamais de promesses parce que je sais qu’alors, je serais dans l’obligation de les tenir, quand bien même ce serait une terrible erreur, pour moi, pour autrui. J’ai conscience de l’importance des mots, de ce qu’ils impliquent, de ce qu’ils représentent. Et lorsque je dis quelque chose, je le pense sincèrement. Il m’arrive évidemment de me tromper et je suis la première à le reconnaitre. Mais si je suis dans le doute, je préfère en général me taire. De même, la situation peut changer, ou ma perception de la situation peut changer. Dès lors, les mots peuvent perdre leur sens. Mais en règle générale, je reste fidèle à mes mots, à l’expression de ce que je ressens.

Je suis fidèle à mon mode de pensée. Après tout, j’ai passé du temps à comprendre son fonctionnement, et jusqu’ici il ne m’a jamais trahie. Il correspond à mes besoins de comprendre le monde qui m’entoure tout en explorant mon univers intérieur. Il m’inspire, nourrit ma créativité. Mais il n’est pas statique, je l’enrichis chaque jour par mes lectures, mes expériences, mes rencontres. Par le passé, j’ai parfois eu l’impression de le renier en tentant d’adopter des systèmes qui semblaient à la fois plus simples et plus efficaces. Mais je suis vite revenue à ce qui fait que je suis moi. J’ai laissé de côté ce qui ne me parlait pas et j’ai intégré ce qui semblait m’apporter quelque chose. Je ne dois fidélité qu’à ce qui résonne en moi, qu’en ce qui me fait vibrer. Les constructions artificielles ou les perceptions voilées n’en font pas partie.

Je suis fidèle à mes valeurs. Elles font partie de moi, elles sont l’ossature sur laquelle je me construis. Elles sont suffisamment universelles pour ne pas m’enfermer dans un carcan, et suffisamment miennes pour me faire tenir le cap. Elles transpirent par tous les pores de ma peau, et se renforcent par les échanges que je peux avoir. Elles me permettent également de revenir à ce qui compte vraiment quand je suis en plein ouragan. Elles m’ancrent. Elles sont à la fois mon bouclier et ma hallebarde. Elles sont ce qui me donne le courage de m’élever contre ce qui les heurte, elles sont ce qui me donne la force de tenir bon, quoi qu’il en coûte. Elle me donnent l’énergie nécessaire pour faire ce que je fais, jour après jour.

Je suis fidèle à ma perception de la vie. Elle s’est construite peu à peu et continue d’évoluer, mais même pendant les temps compliqués, elle reste ce qui me fait avancer. Elle est ce qui me donne le sourire, me motive, m’aide à affronter ce qui se dresse sur mon chemin avec confiance. Elle est ce qui me permet d’être ouverte à tout ce qui se présente. Elle me permet de mieux me comprendre et d’envisager ce qui se passe dans ma vie comme une aventure. Elle me permet de voir plus loin que le simple spectacle qui se déroule sous mes yeux. Et de parcourir mon chemin de vie avec sérénité.

Je suis fidèle à tout ça et bien plus encore. Et loin de me freiner, de me contraindre, c’est ce qui me permet d’avancer, de grandir, de m’ouvrir. Il s’agit d’une base de laquelle je peux m’élever, et à la quelle je peux revenir si besoin est. Elle m’apporte la sérénité et la simplicité dont j’ai besoin pour affronter ce qui se présente, quoi quoi ce soit. Elle se nourrit de chaque expérience, de chaque émotion, se consolide, se développe. Mais elle reste la colonne vertébrale de mon existence.

Je suis fidèle à ce que je suis.

motif: taiga feutres techniques Uni Pin 0.05, 0.3 et 0.8

Ascension

OU lorsque mes deux obsessions du moment se rencontrent, se mêlent, s’harmonisent au parfait moment…

When my two latest obsessions meet, merge, harmonize themselves, at the perfect time.

Parmi tous les morceaux de l’album Rujnuj de Dzivia, certains ont une saveur particulière. C’est le cas d’Uźniasieńnie (Ascension).

Among all tunes on Dzivia’s album Rujnuj, some have a special taste. Uźniasieńnie (Ascension) is one of them.

J’ai commencé par recopier les paroles en cyrillique sur mon bloc note… un peu comme un exercice graphique…. ou mystique…. quoi qu’il en soit, j’ai vraiment aimé le rendu, et puisque la musique résonnait dans mon casque (oui, j’épargne mes voisins à certaines heures….) je me suis laissée porter et mon porte mine s’est laissé emporter… à dessiner un arbre de vie, le symbole de la semaine (et je pense que je vais m’amuser un peu avec pendant un moment….).

I started with copying lyrics in cyrillic on my note pad, a sort of graphic exercise, or a mystical one… I loved it! As music played loudly in my hears (I had my headphones on, to spare my neighbors at some hours of the day….night….), I let my mind wander and so did my pencil… and a tree of life, my weekly symbol (but I have the feeling that it won’t only last a week…) joined the lyrics on the paper.

voici donc ce que ça a donné:

Here is what I ended with:

J’ai envie depuis un moment déjà de mélanger paroles et dessins, que ce soit des paroles de chansons, des poèmes, des citations, mais c’était encore à l’état d’idée diffuse…. jusque là. J’ai attrapé mon matériel, et j’ai décidé de tracer les lettres en noir, et par contre de partir sur quelque chose de très coloré pour l’arbre de vie…. J’ai hésité pendant un moment sur le médium à choisir… crayons de couleurs, feutres, peinture acrylique…. aquarelle? L’aquarelle a gagné même si je suis moins à l’aise avec… et que l’idée que j’avais en tête de lui convenait pas vraiment … et justement, il est temps de sortir un peu de ma zone de confort, non?

For a while now, I want to mix letters (lyrics, poetry, quotes) and drawings together, but it was only ideas, not really defined… until now. I took my stuff and I decided to go for black lettering and something far more colorful for the tree… I pondered a while. Color pencils, markers, acrylic paint, watercolor? Watercolor won, even if I was far less comfortable using it, and that the way I wanted to do it wasn’t really suited to watercolor… but whatever, this was the way I felt doing it, so …. I had to do it!

Etape 2: lettrage au feutre technique Uni Pin noir 0.8, arbre et pointillés à l’aquarelle

Oui, mes talents de peintre sont très très limités…. pas convaincue par le rendu…. et là, je me suis dit, qu’il était temps de revenir à ce que je savais faire…. Opération stylo gel blanc! Et là je me suis lâchée… Un vrai plaisir… et l’envie de recommencer dès que l’occasion se présentera! J’ai utilisé des stylos gel gelly roll de Sakura (05, 08 et 10).

My painting skills are really limited, and I wasn’t thrilled by the way it looked… So it was time to go back to something I felt comfortable with: doodling! I took my Sakury gelly roll pens (05, 08 and 10) and I started doodling of watercolor areas… I loved it, I loved the process, I loved the way it looked afterwards!

Le plus drôle? Je l’ai fini…. le jeudi de l’Ascension… parfait timing!

The funniest part? I finished it the day of Ascension here in France…. it was meant to be that way hahaha!

Je file lui chercher un cadre pour le mettre au mur… et me tenir prête pour une nouvelle inspiration! (Oui bon, j’en ai quelques unes déjà…)

Off I am to go look for a frame and put it on the wall… and get ready for a new inspiration! (well, I have quite a few…..)

Symbole n°22: l’Arbre de Vie

Le symbole de l’arbre de vie se retrouve dans de nombreuses cultures, à travers l’histoire… Sa signification varie selon les perceptions des uns et des autres, des concepts qu’on lui associe. Rien d’étonnant à vrai dire qu’un arbre ait pu inspirer autant de respect à travers l’espace et le temps. Après tout, un arbre symbolise le force de la nature, témoigne de son renouvellement, incarne son cycle etc…

L’arbre de vie est un mythe ou un archétype que l’on retrouve dans de nombreuses mythologies en lien avec l’idée d’arbre sacré en général, tant du point de vue religieux que philosophique. L’arbre de la connaissance, qui fait le lien entre le paradis et le monde du dessous ou l’arbre de vie, qui connecte toutes les formes de vie, sont deux expressions de l’arbre monde, ou arbre cosmique.

  • Mésopotamie: on trouve de nombreuses représentations d’un arbre sur les parois des palais etc… Les archéologues ne se sont pas accordés sur sa signification. le nom d’arbre de vie lui a été attribué par les scientifiques modernes, il n’est pas utilisé dans les sources assyriennes. Aucun texte n’y fait référence, mais il est néanmoins largement présent dans les gravures et les bas reliefs. Il doit donc avoir une importance symbolique.
  • Urartu (Royaume de Van, en Arménie, à l’âge de bronze), l’arbre de vie était un symbole religieux et était gravé sur les murs des citadelles et sur les armures des guerriers. Les branches étaient équitablement réparties vers la droite et la gauche du tronc. Chaque branche avait une feuille, et une autre feuille se trouvait à la cime de l’arbre.
  • Bouddhisme: L’arbre sous lequel le Bouddha était assis lorsqu’il atteint l’illumination.
  • Chine: Il existe plusieurs représentations d’un arbre accompagné d’un phénix et d’un dragon. Le dragon représente souvent l’immortalité, alors que le phénix est le symbole de la renaissance (à suivre, j’ai prévu de le voir, celui-ci).
  • Chrétienté. L’arbre de la connaissance du bien et du mal et source de la vie éternelle. Pour les chrétiens d’Orient, l’arbre de vie est l’amour de Dieu.
  • Mythologie nordique: Yggdrasil l’arbre monde qui est un des symboles les plus importants de cette culture.
  • Celtes: de nombreux arbres étaient considérés comme sacrés à leurs yeux et étaient honorés.
  • Islam: L’arbre d’immortalité apparait dans le Coran. Contrairement à la Bible, le Coran mentionne un arbre unique au paradis, aussi appelé l’arbre d’immortalité, interdit à Adam et Eve.
  • Amérique centrale: Le concept d’arbre monde est très commun dans les cosmologies et iconographies précolombiennes. Il s’étendait dans les 4 directions cardinales, son tronc étant un axe symbolique entre les plans inférieur, céleste et terrestre.
  • Amérindiens: Le mythe Iroquois du monde sur le dos de la tortue explique l’origine de la terre dans laquelle un arbre de vie est décrit. Selon ce mythe, cet arbre se trouve dans les cieux, où les premiers humains vivaient jusqu’à ce qu’une femme enceinte tombe et atterrit dans une mer infinie. Sauvée de la noyade par une tortue géante, elle forma le monde sur son dos en y plantant de l’écorce prise à l’arbre.

Quel que soit son ancrage culturel, l’arbre de vie est donc un symbole fort, porteur d’espoir, servant de connexion entre un monde matériel et un autre plus symbolique.

Quant à moi, j’avais envie de passer cette semaine avec l’arbre de vie tel que je le ressens. Pour moi, il représente la connexion entre mes racines, mon être, et mes aspirations. Mon histoire, mon héritage, mes connaissances, mes expériences, tout cela constitue des racines fortes et bien ancrées dans la terre, mais qui en même temps communiquent avec d’autres arbres, chacun d’entre eux étant une part d’un tout bien plus grand, bien plus vaste, dans lequel nous pouvons puiser ce dont nous avons besoin. C’est ce qui me nourrit, c’est ce qui me lie aux autres, c’est ce qui m’inscrit dans une réalité.

Le tronc serait la symbolique de ce que je suis, de ce que je fais, ce lieu de croissance, là où l’alchimie se met en œuvre pour sublimer ce que je reçois, peu importe sa nature. C’est là aussi que se trouve ce qui me fait sentir vivante, ce qui me motive, ce qui m’anime. C’est cette ébullition permanence, ce brasier qui ne s’éteint jamais, ce souffle qui m’inspire, cette matière qui prend forme. C’est aussi ce qui me protège, qui me permet de rester droite quoi qu’il arrive.

J’aime penser au branches comme autant de ramification de mes centres d’intérêt, de ce qui m’attire, ces petits riens et ces grands interrogation qui me font aller chercher plus loin, plus profondément, plus fort aussi… Quant aux feuilles, ce sont les représentations de ce que j’ai su créer, ce que j’ai pu en tirer, ce que je donne, ce que j’imagine, ce que je sème. Mon amitié, ma confiance, mon expérience, mes moments de joie, de partage, de douce folie aussi parfois. Ce sont toutes ces émotions qui envoient leur oxygène à ce qui m’entoure. Ce sont tous mes rêves, toutes mes idées, toutes mes envies.

J’aime aussi penser à l’arbre de vie comme cette connexion entre mon caractère très terrestre, très terre à terre, et ces envies, ce côté très spirituel, voire mystique qui m’emporte parfois. Ce lien entre les connaissances académiques et cette intuition qui me fait prendre tel ou tel chemin. Cet ancrage dans le réel et mon univers intérieur, tellement onirique parfois. Ce côté très analytique et ma créativité qui peut partir dans tous les sens. Ce passé qui me nourrit et me sert de base, et toutes les possibilités que m’offre ce futur qui m’attend.

Et si j’avais besoin de m’assurer de la solidité et de la bonne santé de mes racines, j’aspire maintenant à m’élever, à me laisser porter par le vent, à le laisser me chuchoter ses secrets, à le laisser m’inspirer. Mon hiver s’achève bel et bien. Il est temps de laisser les bourgeons, depuis longtemps en sommeil, se réveiller, éclore. Il est temps de prendre une grande inspiration, et de déployer mes branches, de m’épanouir au grand jour. Cette carte entre en résonance avec la carte de la semaine, mais aussi avec une dynamique bien pus grande. J’ai passé un pallier dans ma croissance personnelle, j’ai pris conscience de connexions improbables et pourtant réelles qui me donnent à sourire et qui me confortent dans les décisions que je prends. Je sens que je suis connectée à la fois à mes racines et à l’inspiration qui m’insuffle des envies nouvelles, des idées farfelues, une sérénité retrouvée.

Cette semaine, je vous souhaite de prendre conscience de ce que votre arbre de vie vous apporte. De réaliser toutes les connexions qui se font et se défont, de vous aussi vous déployer. Il est temps de redonner vie à notre forêt!

2019 epopee: card #11. I am ALIGNED with my higher self.

This week, I really feel like I reached another level in my life path. As if everything finally fell into place. As if my perception of the world was unveiled. I see more clearly who I am, where I come from, and where I am headed at.

I am now able to softly refuse to follow what doesn’t seem to resonate with my soul. No need to argue, no need to explain, no need to excuse. I just go on. And it feels good. I a now at a point of my life when I can just choose to go my own way, without expecting anything from anyone. I know that if I need guidance I will find it on my path. I just follow my heart, my soul, my will. I just… am.

I realize that these last weeks, as my old apocalyptic me came back to kick everything that needed to be out, I just made the final steps to a more harmonious life. I can always count on my wild temper to reappear and accelerate things when they take too long to settle. Once the tsunami gone, all that stayed was what really matters. My ideas are clear, my mind is too. I know what I have to do. As it cleared my mind, it also put everything where it is supposed to be. Very effective! Ok, people around me may have endure my fierce side, but well, sometimes, you need to remind them that there is more than the polished self they get to see…. it’s burning within, burning high! And that I am able to keep it under control, when left in peace. I wouldn’t have survived all the battles I had to fight with a soft self only.

Anyway, for a few days now, I feel more in peace than ever. I feel in harmony with what surrounds me, I feel connected to a lot of ideas and people. I feel like a part of a global dynamic. I am not outside anymore.

This connection helps me see more clearly. When aligned, everything flows easily, peacefully. That’s exactly how I feel lately. A lot of things made sense, I could see through some really thick smoke screens, I could understand patterns, I could step back from situations and observe what was really going on. And find peace each time I closed my eyes. Feel the energy flowing through me as I required it or as I let it go. And I understood I had to get used to it, as it is now where I stand.

I realize that I was indeed a part of this energy. That if I was able to see beyond the obvious, it was time for me to connect with my higher self, to be more aware of the dynamics at play. To act, to make choices, to take decisions. With this in mind: my decisions don’t only affect me, they are linked to other people who would have to take the same decisions. As everything is a matter of balance, I need to be attuned, to be focused, to be open, to use my abilities for the best.

Awareness is the first thing that came to my mind. I remember to have found some things funny, but without giving them too much attention. Now I can understand why I noticed them. I need to be more aware of those things, words, events that ring a bell within. And that’s what I will do from now on.

I am done with cleaning my inner self from all perceptions, deceptions, patterns that prevented me to go further, deeper. I could extract their core essence and see them as they are. Feel them as they are. I now have to work with what I have in hand, to really enjoy the opportunity that is given to me to feel this energy and to be a part of it. As we all are, if we want to. It’s that simple. You just have to use the tools you have within, attune, and enjoy.

Anyway, this week, I am aligned with my higher self, and I wish you to be too!

Symbole n°21: la main Hopi

La main Hopi, ou Main du Guérisseur, ou encore Main du Chaman est un symbole ancien de guérison et de protection. Il s’agit d’une main avec une spirale dans la paume. On pense qu’elle vient des pétroglyphes solaires amérindiens qui ont été trouvés dans de nombreux lieux dans le Sud Ouest des États-Unis.

La spirale est universellement acceptée comme tant un symbole d’éternité et de spiritualité. Le fait qu’elle soit mêlée au graphisme de la main lui confère une dimension thérapeutique. Cette main est un talisman populaire et elle est souvent portée pour attirer la bonne santé, la chance, le bonheur et la richesse.

Quant à moi, je vois dans cette main la possibilité pour chacun de se connecter au tout, à la collectivité, de participer à une dynamique positive, de faire du bien autour de soi.

Je ne suis pas fan du mouvement actuel qui tourne autour du terme de blessures. Je ne suis pas fan de l’idée que nous devons tous être guéris de quelque chose. Par contre j’estime que nous avons tous à apporter quelque chose. Nos expériences, nos visions du monde, notre sensibilité au monde et aux personnes qui nous entourent. Et qu’en les partageant (en donnant et en recevant), nous grandissons, nous mûrissons, nous avançons sur notre chemin de vie.

Et pour moi, c’est ce qu’exprime cette main. Une main ouverte vers l’extérieur, la spirale représentant ce que nous sommes, notre savoir, notre expérience de vie, nos émotions, sans cesse en croissance, sans cesse en mouvement, sans cesse en évolution. C’est aussi cette vibration qui nourrit note créativité, notre capacité à voir au delà, notre capacité à rendre tangible ce qui ne l’est pas.

Je m’exprime beaucoup à travers mes mains. Que ce soit en écrivant, en dessinant, en jouant de la musique, en bidouillant, ou même en parlant (haha). Elles jouent un rôle central dans mon langage corporel. Lorsque je touche quelqu’un, c’est un geste que je fais en toute conscience, qui est riche symboliquement, énergétiquement. C’est la création d’un lien tangible, physique, concret entre nos deux espaces de vie. C’est quelque chose qui signifie beaucoup pour moi. Mes mains sont donc le lien entre mon énergie intérieure (ce qui me motive, ce que je ressens, ce que je perçois) et le monde dans lequel j’évolue.

Et elle entre en résonance avec l’affirmation positive de la semaine. Puisque c’est par mes mains que je vais le mieux pouvoir exprimer cette sensation ou cette volonté d’être en harmonie avec ce qui m’entoure.

Prenez soin de vos mains cette semaine!

Épopée 2019: carte n°11. Je suis en HARMONIE avec ce qui m’entoure.

Après le tumulte émotionnel de ces derniers temps, j’ai retrouvé un peu de sérénité. Je pense que je devais avoir besoin de reprendre contact avec mon côté révolté. Après tout, il fait partie de moi depuis toujours. J’aime cette capacité à m’émouvoir, à me toucher si profondément que l’action devient une évidence, que la parole se délie, que tout mon être vibre pour laisser cette émotion prendre forme, s’épanouir, avec tout sa force, pour créer quelque chose. Quelque soit ce qui me révolte, son énergie me dynamise et me fait avancer, grandir, agir. J’ai souvent parlé d’acceptation, et si elle est toujours d’actualité en ce qui concerne mon univers intérieur, il n’en va plus de même pour mon environnement. Ma révolte contre ce qui m’agressait, finalement, a eu pour conséquence l’intégration de nouvelles données, de nouvelles dynamiques. Et la création d’un nouvel équilibre. Le paradoxe étant que c’est parce que je me suis révoltée que je me sens bien plus en harmonie avec ce qui m’entoure.

Pendant mon voyage intérieur, j’aimais partir d’une définition pour jalonner mon étape mensuelle. Et j’ai envie de le faire de nouveau pour cette semaine. J’ai choisi quelques définitions du mot harmonie qui me parlaient tout particulièrement.


Harmonie.

Substantif féminin.

  1. Cohérence, ajustement, accord de sons entre eux.
  2. Ensemble de sons agréables à l’oreille.
  3. Agencement des couleurs, des tons, des nuances.
  4. Accord, convenance de différents éléments disposés de manière à former un ensemble agréable à regarder.
  5. Rapport d’adéquation, relation de convenance existant entre les éléments de l’univers, entre des textes ou des éléments mathématiques, entre les personnes et les groupes de personnes entre elles; l’effet qui en découle.
  6. État de sérénité et de bonheur paisible.

Ce qui m’a paru paradoxal, mais que je trouve aussi très révélateur, c’est que par ma révolte, par cette explosion du dernier carcan qui m’enserrait, j’ai atteint une sorte d’harmonie avec ce qui m’entoure. Et puis en y réfléchissant bien, ça m’est apparu d’une logique implacable. J’ai besoin de cette révolte pour être en harmonie avec moi même. Et je ne peux être en harmonie avec mon environnement, social ou physique si je ne le suis pas à l’intérieur.

C’est parce que je ressens des émotions très puissantes, parce que j’ai cette sensibilité à fleur de peau que je peux percevoir et interagir avec ce qui m’entoure. C’est parce que je me révolte ou m’enthousiasme pour quelque chose que je me sens vivre. C’est parce que mon équilibre passe par des sensations très fortes que je peux être en harmonie. C’est parce que j’absorbe énormément d’informations, aussi bien sensorielles qu’intellectuelles, que je peux à mon tour les partager, les diffuser. C’est parce que je vis à une époque où tout est exacerbé et reçu très violemment que ma révolte trouve sa légitimité. C’est l’expression de que je ressens, de que je reçois, et en ça je suis en harmonie avec ce monde dans lequel je vis.

Et au final, je ne fais que m’harmoniser avec cette énergie qui m’entoure, qui m’englobe. Ma révolte, mon indignation n’est que le reflet de ce qui se passe.

Je ne fais donc qu’intégrer un nouveau paradigme et de ce fait, je rentre en harmonie avec un tout auquel j’appartiens, malgré mes tentatives de rester en dehors. Parce qu’il est temps pour moi de contribuer, de participer, de renvoyer, de diffuser, de m’impliquer. D’utiliser mon énergie et ce que je suis non pas pour ma seule croissance et mon seul cheminement mais pour tout ce qui croise ma route. Il est temps pour moi de m’ouvrir, et de me laisser porter par le flux tout en y contribuant le plus sereinement possible.

Et c’est là tout le paradoxe qui m’a traversée ces derniers temps: c’est me laissant aller à la révolte que j’ai atteint la plus grande sérénité. C’est parce que j’ai cessé d’être dans l’acceptation, ou plutôt dans la compréhension, dans l’observation uniquement que j’ai pu franchir ce pallier qui me bloquait. Je devais libérer cette énergie d’action, ce besoin de prendre part à quelque chose, d’utiliser ma voix (ma voie également) pour participer à cette énergie collective qui est en action ces derniers temps. Je ne réagis plus seulement, j’agis, et de ce fait je participe à la création d’un nouvel équilibre.

Il est temps pour moi de m’affranchir des limites que je me suis moi même imposées, ou qui m’ont été imposées pour pouvoir survivre, pour créer un paradigme dans lequel je suis en harmonie avec ce qui m’entoure. Il est temps de libérer toute cette énergie que je contenais, de retrouver également celle que j’étais, et que je suis encore malgré ces temps passés à la contenir. Il est temps pour moi d’achever ma transformation, et de me laisser vivre pleinement. Il est temps de marcher en plein jour, fière de ce que je suis, et de partager ce que je ressens, ce que je perçois. De ne plus dépendre des perceptions et projections d’autrui mais au contraire de revendiquer ma singularité, comme tout un chacun. Il est temps de ne plus seulement réagir mais également d’agir.

Je n’ai plus à être frustrée, je n’ai pas à retenir quoi que ce soit en moi. Je n’ai plus à contenir quoi que ce soit, mais au contraire à contribuer au flux qui nourrit cette conscience universelle. Je n’ai plus à seulement recevoir, à réagir uniquement à ce que je perçois et ressens. Il est temps pour moi de rentrer dans le jeu, et de faire ma part. Et je suis arrivée à un moment de ma vie ou je suis capable de le faire sereinement, harmonieusement. Si je reste révoltée, j’ai aussi en moi cette capacité à transmettre sereinement. A moi de jouer mon rôle d’alchimiste pleinement, et de transformer ces énergies et émotions qui peuvent me heurter violemment en quelque chose de créatif, de constructif. Je n’ai plus à les contenir de peur qu’elles soient destructrices. J’ai en moi ce qu’il faut pour les sublimer. A moi de jouer ma partition.

Parce que s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est qu’il est toujours possible de transformer les expériences dites négatives, ou du moins douloureuses, traumatisantes, destructrices du corps et de l’âme en quelque chose de constructif. Et avec le temps, j’ai appris à absorber toute cette ‘négativité’ pour m’en servir de terreau, de moteur pour ma propre croissance, mais aussi celle de ceux qui m’entourent. L’avantage, c’est qu’en ce moment, je ne manque pas de carburant, le monde est plutôt chaotique. Il suffit de décider de ne pas se laisser emporter par ce chaos mais au contraire d’en absorber de quoi nourrir une réflexion, se laisser inspirer par ce que l’on ressent. Et j’ai remarqué que si je suis capable d’écrire mes pensées les plus obscures, les plus brutes, les plus violentes, je suis en revanche incapable de gribouiller quelque chose d’acéré, de sombre. C’est que si mes mots servent à mettre en forme ce que je ressens, et me sont généralement réservés, mes gribouillages eux, sont destinés à être partagés la plupart du temps, et que le travail d’alchimie a été fait.

J’ai parfaitement conscience que ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Mais dans un monde clivé par des ambitions et des perceptions diamétralement opposées, où chacun se raidit sur ses positions, où l’incompréhension se creuse, où les idéologies se confrontent sans se confondre, où tout est exacerbé, je pense sincèrement qu’un peu de sérénité, de recul, d’absence de jugement ne peut que faire du bien. En définitive, en me sentant révoltée, j’ai fait exploser les derniers verrous que je m’étais imposés. Je n’ai plus besoin de me protéger, ou de me restreindre. Ma dernière carapace a sauté. Je suis prête à laisser libre cours à ma créativité, à me laisser inspirer par ce qui vient, prête à accueillir ce qui doit l’être.

Et je sais que je trouverai toujours sur mon chemin de quoi me permettre de le faire. Et de me ressourcer. Il me suffit de me reconnecter avec ce qui me fait vibrer, la nature, la musique, le dessins, les mots. Il me suffit de me nourrir de mes lectures, d’enrichir ma perception du monde et ma compréhension des forces en jeu. De vivre chaque rencontre avec une ouverture non feinte. D’intégrer le tout. D’en faire des atouts et des outils. D’accepter d’entrer dans le jeu. Et de me laisser guider. D’être en connexion avec tout ce que je vis, ressens, fais. D’être là où je dois être, de faire ce que je dois faire, et de restée ancrée à ce que je suis.

C’est un merveilleux voyage, riche, tumultueux. Mais je ne connais rien de meilleur que de faire partie d’un tout, d’une dynamique visant à faire du chaos quelque chose de beau et d’apaisé.

Je suis en harmonie avec ce qui m’entoure.

motif: pod flower sur une grille irrégulière. Uni pin 0.1

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