2019 epopee

For 2019, I feel the need to go back to my little cards, but on a different angle, on a different rythm. I miss my bilingual routine. Because I don’t think (and feel, maybe) the same way in french (my mother tongue) and in english. If I can manipulate certain concepts in french, I can access to more spiritual realms in englaish. Don’t ask me why, I have no clue. Thing is, French is my anchor language while English is my growth one. I need them both, it brings me balance. And I feel more complete this way. On 2018, I merely wrote in french, probably because I needed to get rid of some of my anchors, and make peace with my past. It was a cleansig year, and I am happy to have been able to travel so far within and to have made room in my life for new adventures. I got rid of all that didn’t mean anything anymore, of all that was useless to me now. I went to the core, and took the time to open all of my Pandora’s boxes. I am now free and ready to go further, deeper. Time to bring back English in my journey, to balance French!

So this year, I will take a double epopee, with some of my usual musings now and then, a parallel journey. I will go back to make my cards to, with positive messages, key words. Probably one week in french, one week in english. On the same topic or on different concepts, depending on where I am drawn to go.

And if I am sometimes speachless, then I will doodle.

I will doodle anyway, because I love it and I love sharing my nonsense.

I will start getting my cards ready the last week of december. I will use regular balnck cards, even if I don’t know yet which format I will use: rectangular? Squared? Circular? I do know that I will use watercolor and my faithfull black pens. Sometimes my color pencils too. There will have words, doodles, and a travel journal. Here with my articles, and on a real journal. Because I feel that this journey will be epic, enlightening, fulfilling, and that I will love to go back to it later. Each card will then be milestones as well as inpirational cards, if I feel like it.

So here I stand for now.

If you feel like it, you are more than welcome to join me on this journey, for a time or for the full year. I will also go on sharing music and pics, as there is no epic journey without a scenery and soundtrack.

So for now, I will enjoy the last steps of my inner journey and give 2018 a closing. Then grab a new book and get ready for this next epopee. And write the title on this new volume, with certainty and excitement

Hope to see you then!

 

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Voyage 2019

J’ai envie de revenir à mes petites cartes, mais sous un autre angle, et à un rythme différent. Et le côté bilingue me manque aussi… parce que je me rends compte que je ne raisonne (résonne? ah ben vi, aussi) pas de la même manière en français et en anglais. Si ma langue maternelle, le français me permet de manipuler certains concepts sans souci, la langue anglaise a au fil du temps revêtu une dimension plus ‘spirituelle’ pour moi. Disons que la langue français est ma langue d’ancrage, alors que l’anglaise est ma langue d’élévation. Et que je tiens aux deux… question d’équilibre.

Bref, je pense que cette année 2019, je vais faire un double voyage (et quelques petites excursions de ci de là, mais ça, c’est ‘normal’), un voyage en parallèle. Et qu’ici, il se manifestera sous la formes de cartes, avec des affirmations positives, des mots clés. Peut être une semaine en français, la suivante en anglais, sur le même concept ou un concept différent, en fonction de là où me mène le vent.

Et puis si parfois je reste sans mot, ce sera un gribouillage.

Je vais donc préparer mes petites cartes pendant les congés de fin d’année. Promis, je vous montrerai tout ça. Je pense déjà à utiliser des cartes toutes simples, même si je ne suis pas encore fixée sur la forme…. Rectangulaires? Carrées? Rondes? Je sais déjà en revanche que j’utiliserai de l’aquarelle, mes feutres noirs, et parfois mes crayons de couleurs. Qu’il y aura des gribouillages, des mots, et un journal de voyage. A la fois sous forme de billets sur ce blog et dans un vrai de vrai carnet ou cahier… Parce que je sens d’ores et déjà que ce voyage sera épique, lumineux, riche, et que j’aurai longtemps plaisir à le revivre à travers mes écrits et mes cartes, qui deviendront comme des jalons, les témoins d’un cheminement, tout en devenant une source d’inspiration future, si l’envie m’en prend.

Voila donc où j’en suis.

Si ça vous tente, vous êtes les bienvenus pour me rejoindre sur la route, ponctuellement ou tout le long. Je continuerai également à partager mes coups de coeur visuels et auditifs, puisqu’ils font partie du cheminement. Que serait un voyage sans paysage ni bande sonore?

En attendant, je vais profiter de la dernière étape de mon voyage et poursuivre mon petit bilan, et me préparer pour cette nouvelle épopée.

A très vite!

Mon voyage intérieur : décembre (04)

Aujourd’hui je partage un peu de musique avec vous. J’ai découvert la musique d’Antti Martikainen en furetant sur youtube. Chacun de ses albums est une invitation au voyage par lui-même. Chacun de ses album est un univers particulier. Il mélange instruments ‘traditionnels’ et ‘modernes’, ajoute un peu de technologie et hop, il nous transporte loin, trèèèèèèèèès loin. J’ai été touchée en plein cœur par sa musique, et je m’en sers très régulièrement, que ce soit pour méditer, gribouiller, écrire, ou en classe, ou dans ma voiture. La magie opère à chaque fois!

Et puis il a réussi me donner envie de tenter une nouvelle aventure musicale…. J’ai donc investi dans une flûte irlandaise et je me régale…. Je vais bientôt pouvoir oser aller en jouer au bord du lac  le matin :). Et c’est là la magie d’Antti Martikainen, sans aucun doute, l’appel a été irrésistible!

Je partage ici son album Eternal Saga, un des deux que j’ai acheté jusqu’ici. C’est un bel échantillon de ce qu’il sait faire. Mettez votre casque, lancez la lecture et laissez vous emporter. Bon voyage!

 

Mon voyage intérieur: décembre (03)

Dernier carré de l’année, et j’ai décidé d’utiliser un motif gai et simple (mon poignet fait de la résistance ces derniers jours…).

czlebre

fond: aquarelle

police: Delius Swash cap

motif: earjool

stylos gels pailletés et nacrés

Mon voyage intérieur: décembre (02)

Rien dans la nature, pour moi, n’illustre la célébration mieux que les champignons. Leurs formes, leurs couleurs, le fait qu’un même mycellium peut parcourir des centaines de mètres, ça me fascine, ça me met en joie. C’est toujours une belle surprise au gré de mes ballades…

Et parfois, je n’ai qu’à aller dans le jardin de mes parents pour faire une belle rencontre, me trouver devant l’entrée d’un monde onirique…

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Mon voyage intérieur: décembre (01)

voyage en tête

Nous voici donc à la dernière étape de ce voyage. De CE voyage. Et ce mois-ci, nous allons célébrer ce voyage, ce chemin de vie parcouru ensemble. Un autre se prépare d’ores et déjà. Différent, je l’espère aussi enrichissant que celui que j’ai fait cette année. En attendant, il est temps de célébrer le parcours déjà accompli!

Je regarde rarement en arrière. Les leçons d’alors n’ont parfois plus de sens aujourd’hui. Celle que j’étais est bien différente de celle que je suis aujourd’hui. Mais il m’arrive parfois d’avoir envie de me rendre compte du chemin parcouru. Et cette année particulièrement, quel voyage! J’ai vraiment grandi, j’espère avoir gagné en sagesse, j’ai sans aucun doute une bien meilleure connaissance de moi-même, de mon fonctionnement, de ce qui m’anime.  Je me suis libérée de nombreux poids, j’ai pu voir à travers les illusions que je persistais à vouloir faire vivre, j’ai coupé ce qui m’ancrait à ce qui n’avait plus lieu d’être. J’ai brisé mes chaines, ôté ma carapace, redressé la tête. Je me suis affirmée, en douceur ou plus énergiquement. J’ai affronté mes dernières peurs, j’ai pris de la hauteur. Et j’ai souri, beaucoup, je me suis amusée de mes propres non sens. J’ai déployé mes voiles et j’ai navigué en eau troubles parfois, au milieu de tempêtes souvent, et sur des mers d’huile à l’occasion. Mais j’ai mené ma barque à ma guise, selon mes envies, mes besoins, mon intuition.

Et aujourd’hui, je suis celle que je suis sensée être, débarrassée de tout ce qui m’entravait. De l’extérieur, rien n’a vraiment changé, si ce n’est une sorte d’assurance calme. A l’intérieur par contre, j’ai fait le grand ménage. Et ceux qui connaissent mon sens de l’ordre (inexistant, j’en ai été dépourvue à la naissance je pense) en seraient les premiers étonnés.

Je prends donc le temps ce mois de décembre de célébrer ma progression, de profiter de celle que je suis devenue, de me reposer avant de repartir sur mon chemin de vie.

Clairement, cette année a été une année de transition. Ma vision des choses, même si dans la continuité du chemin parcouru jusqu’alors, a énormément évolué. Je suis bien plus en phase avec moi-même, plus apaisée, plus forte également. Plus sereine. Je suis devenue celle que je suis en étant actrice de ma vie, et non plus seulement spectatrice, en quelque sorte. Le fait de me concentrer sur un thème particulier chaque mois m’a permis de faire le tri entre ce qui n’avait plus lieu d’être, et ce qui constituait une partie centrale de mon existence. Physiquement, émotionnellement, spirituellement, psychologiquement.

L’acceptation a été un thème qui m’a portée bien plus loin que le mois qui lui était dédié. C’est devenu une partie importante de mon schéma de pensée. Et avec elle le fait de voir les choses sous un angle différent, la capacité de me décentrer, de me détacher. Aujourd’hui, c’est quelque chose qui fait partie de moi, une sorte de réflexe, et j’en suis vraiment reconnaissante.

Pendant des années, j’ai eu à apprivoiser la douleur, la peine, la noirceur même, la perte, le manque. Tous ces aspect de ce que j’appelle le côté sombre de l’existence. Même si j’en retirais des leçons  importantes, si j’ai eu la chance de pouvoir apprivoiser cette noirceur, si j’ai pu la traversé, il était temps pour moi de voir un peu de lumière. Et cette année m’a en définitive préparée à accueillir cette lumière dans ma vie, petit à petit. J’ai aussi pu prendre conscience que cette lumière, cette chaleur, était sublimée par l’obscurité qui m’était si familière. Accueillir cette lumière, cette légèreté a été un des plus grands challenges que j’ai eu à relever cette année. Et si je continue de plonger dans les méandres de ma pensée et de mes émotions, ce n’est ni douloureux ni difficile. C’est une partie de celle que je suis, et je peux ensuite me laisser aller à en rire, à relativiser, à profiter de ma vie.

Mon plus grand défi a sans nul doute été de me confronter au sentiment de culpabilité. Je ne suis pas dans une dynamique de pardon. Mais d’acceptation et/ou de lâcher prise. Encore une fois. Et en ce qui concerne la culpabilité en particulier, j’ai pu vraiment avancer et la laisser derrière moi, au bord du chemin, sans regret. Ce qui me rongeait insidieusement depuis si longtemps était pourtant très simple à gérer. Ce fut le pas le plus important sans doute que j’ai fait ces derniers mois. Pour être plus claire: je ressentais de la culpabilité. Sois j’étais effectivement coupable ( à mes yeux du moins), et je devais accepter cette culpabilité et faire en sorte de réparer les torts que j’avais pu causer (si possible), et accepter également les conséquences de ces actes ou paroles, tant pour moi que pour autrui. Soit ce n’était qu’une illusion, rendue réelle par des événements ou des opinions extérieurs. Bon, soyons clairs, la culpabilité est un ressenti, qui se nourrit de nos valeurs morales intrinsèques ou acquises par l’éducation que l’on a reçue. Et je suis allé chercher loin dans mon histoire, bien involontairement la plupart du temps, pour faire resurgir tous ces moments où je n’ai pas été la meilleure version de moi-même et où mes paroles ou mes actes ont pu avoir des conséquences pour autrui. Clairement, il s’agit la plupart du temps plus d’un cas de conscience et du constat de mon immaturité ou de mon désir de me conformer à ce qu’on attendait de moi. D’où un décalage entre ‘ce que j’aurais du dire/faire’ et ‘ce que j’ai dit/fait’, un inconfort et un sentiment de culpabilité. Je ne suis pas un bisounours, loin de là, mais j’ai pour habitude d’assumer mes actes et mes paroles, lorsque je pense qu’ils ou elles sont légitimes. J’en assume également les conséquences, quelles qu’elles soient. Parce que je pense mûrir chacune de mes décisions et accepter leurs conséquences. Si ce n’est pas acceptable, je m’abstiens de parler ou d’agir…. Là je parle plus de moments où je me suis oubliée et où je n’ai pas agi en conformité avec moi-même, parce que c’était ce qu’on attendait de moi, à ce moment là, même si ça rentrait en conflit avec mes valeurs. Ma conscience.  Ce qui n’a clairement plus lieu d’être aujourd’hui. Je me suis donc retrouvée à revisiter chaque moment de culpabilité ressenti ces 20 dernières années (oui oui…. en profondeur j’ai dit!). J’ai fait face à chaque situation, accueilli cette culpabilité. Et je l’ai soit relâchée, parce qu’elle n’a pas lieu d’être, ou je l’ai acceptée, lorsqu’effectivement elle m’avait donné une belle leçon. Un bel exercice, nécessaire, intense, qui m’a apporté une sérénité réelle et libératrice. J’ai fait la paix avec moi-même, et j’ai ouvert la prison dans laquelle ma culpabilité m’avait enfermée, et dont j’avais tout ce temps la clé sans oser l’utiliser.Je vous l’ai dit, le pardon, ce n’est pas mon truc. Et ça ne me fait pas avancer. L’acceptation et le lâcher prise, oui. C’est donc libéré de toute culpabilité que j’ai repris mon chemin, la tête haute.

L’acceptation, l’accueil, la sérénité, le lacher prise, l’intégrité. Il y a vraiment de quoi célébrer, non?

Célébrer c’est aussi commémorer, faire le bilan, prendre conscience du chemin parcouru et en ressentir une satisfaction, une joie. C’est aussi relâcher la pression, profiter de chaque moment sans arrière pensée. Avoir l’esprit libre. Recharger ses batteries avec ses proches. Ressentir de la gratitude pour le chemin accompli et la capacité de le poursuivre. C’est se sentir enfin pleinement soi-même. C’est prendre conscience de ce dont on est capable, ce qui nous anime, ce qui nous enthousiasme, et se laisser porter par le flux de ces énergies positives. Et puis c’est s’arrêter un moment, contempler le nouvel horizon qui s’ouvre à nous, et se dire qu’on est prêt à franchir une nouvelle étape. Que l’on sait d’où on part, et que nos bases sont plus solides que jamais. C’est tout cela célébrer, et bien plus encore. C’est sourire le matin en se réveillant et danser en préparant son thé ou son café. C’est se sentir rempli d’énergie, c’est avoir envie de partager, c’est rayonner, c’est semer un sentiment de liberté à chacun de nos pas, c’est être à sa place, et confirmer chaque jour la dimension magique et magnifique de la vie. C’est sentir son coeur s’emballer pour des petits riens et sourire devant des micro victoires. C’est avoir de la compassion pour ceux qui ne font qu’emprunter leur propre chemin. C’est tendre la main pour les aider à faire le prochain pas. C’est sauter à pieds joint dans l’inconnu sans crainte ni retenue.

Ce mois de décembre, célébrons ce qui a été, ce qui est et ce qui sera. Parce que tout donnera du sens à nos vies.

Rise and shine !

Une petite pause dans notre voyage…. ou plutôt un petit chemin de traverse, mes préférés! Je me suis rendue compte que j’avais surtout parlé du côté créatif de la chose, l’autre jour…. alors que clairement, l’aspect le plus important du mot du mois de novembre, c’est ce que nous faisons chaque jour, à travers notre manière d’être, ce que nous disons, ce que nous faisons. J’ai eu l’immense chance dans ma vie de rencontrer des personnes qui m’ont donné la force de faire des choix, aussi minimes que de me lever le matin, ou bien plus importants, comme de me relever après que mon univers se soit effondré. Des personnes qui m’ont aidée à croire en moi, en mes capacités, des personnes qui m’ont donné de la valeur alors qu’à mes yeux je n’en avais plus aucune. Des personnes qui m’ont montré que la solidarité, l’empathie, la compassion existent toujours. Des personnes qui par leur simple exemple, m’ont donné le courage d’être celle que je suis aujourd’hui.

Le meilleur dans tout ça? Elles n’en ont pour la plupart pas conscience. Elles m’ont transmis cette force, cette envie d’aller plus loin, plus fort, en étant simplement elle-même. C’est leur intégrité, leur façon d’être simplement qui m’a donné cette impulsion.

Nous pouvons tous entraîner d’autres personnes, sans le savoir. Et ce n’est pas si difficile. Il suffit d’être soi. D’être en accord avec soi-même, d’être pleinement ce que nous sommes. Avec cette confiance d’être sur le bon chemin, cette sérénité de faire ce qui doit l’être, cette acceptation de soi qui rayonne bien au delà de notre petite personne.

Alors ce mois-ci, il est temps de se lever et de briller, d’illuminer ceux qui nous entourent de notre personnalité unique, inspirante, dans les petites et grandes choses. De sourire, d’encourager, et de diffuser notre rayonnement intérieur. Nous avons tellement exploré déjà, nous sommes allés au-delà de ce qui nous était connu. Et nous en sommes sortis grandis, plus sereins, plus en accord avec nous même. Nous nous acceptons tels que nous sommes, conscients de nos forces, souriants à nos faiblesses.

Peu importe d’ailleurs que nous touchions quelqu’un ou non. Mais passons ce mois à être intègres, en harmonie avec ce qui compte pour nous, et en ayant conscience que nous avons tous, absolument tous, la capacité d’apporter quelque chose, même minime à quelqu’un. Et que ce petit rien pourrait changer une vie, lui donner du sens, lui permettre de faire un choix difficile, dans l’instant ou plus tard. Mais surtout ayons conscience que nous avons tous un impact sur ceux que nous croisons, que nous rencontrons. Et qu’il ne dépend que de nous de définir la nature de cet impact. Alors faisons en sorte qu’il soit positif, inspirant et désintéressé.

Et puisque « Rise and shine » est mon mantra autoproclamé de la semaine, voici un petit gribouillage pour vous aider à trouver votre propre lumière intérieure. Elle est là, nous en avons tous une. Laissez-là transparaitre et sortir!

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Et le même, en pdf, à imprimer, colorier, relire, que sais-je, pour vous accompagner ce mois de novembre! Il est temps de se lever et de briller!!!

rise and shine

Allez hop, on enlève son armure et on s’ouvre au monde qui nous entoure! Qui sait, quelqu’un a peut être justement besoin de ça!

 

Mon voyage intérieur: novembre (03)

Un petit gribouillage avec le mot du mois. Je peux enfin recommencer à gribouiller!!

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Mon voyage intérieur: novembre (02)

Lorsque les couleurs de l’automne m’entrainent vers des contrées lointaines….

Mon voyage intérieur: novembre (1)

Avant dernière étape de notre voyage avant une nouvelle aventure! Ce mois-ci, nous allons parcourir des contrées souvent ignorées et qui pourtant donnent tout son sens à ce voyage. Nous allons vivre un dynamisme particulier. Nous allons nous laisser porter par l’inspiration, la nôtre et celle d’autrui. Ce mois-ci, le mot est: entraîne.


entraîner: v. trans.

  • Faire connaître à quelqu’un le même état, la même évolution que soi-même : Il fit faillite, entraînant son associé dans sa ruine.
  • Amener tel comportement de la part de quelqu’un, en être la cause, avoir tel résultat, telle conséquence ; impliquer, engager : Son incompétence l’entraînera à commettre de graves erreurs.
  • Exercer un effet stimulant sur quelqu’un, le pousser irrésistiblement : Se laisser entraîner par la passion.

Clairement, ce mois-ci, nous allons explorer la muse en nous! Ouvrir les yeux sur l’influence que nous avons ou pouvons avoir sur notre environnement, nos proches, autrui. Et de ce fait, sur nous même.

1. s’entraîner

J’ai eu la chance de pouvoir passer quelques jours dans un lieu cher à mon cœur,  essentiellement parce que c’est là qu’Emma était la plus heureuse, et qu’il respire son bonheur. Une bouffée d’air pour mes parents et moi, et une source inépuisable d’inspiration, d’élan positif, de petits coups de pouce créatifs. Chaque fois que nous y allons, je me retrouve avec des tonnes d’idées, de nouvelles envies, de nouveaux projets.

Ce qui m’amène à l’idée suivante: pour être capable d’entraîner quelqu’un, une dynamique, ou que sais-je encore, il faut qu’il y ait une impulsion. Et c’est en prenant conscience de l’origine de cette impulsion que nous pouvons y avoir recours régulièrement. Ce lieu est une des origines pour moi. Comme le lac, la nature qui m’entoure, la méditation ou que sais-je encore. Je sais que je peux y avoir recours en cas de ‘panne’, ou pour répondre à un questionnement, une envie. Et que le fait de me mettre ‘en phase’ avec cette impulsion me permettra de donner libre cours à ma créativité, à mes pensées, m’aidera à y voir plus clair. Avec le temps, je sais quelle impulsion rechercher pour quel effet désiré.

Mais cela requiert une connaissance de soi, un entraînement à percevoir et à comprendre son fonctionnement, ses besoins, ses envies. Et pour se faire, il faut simplement s’entraîner à…. s’ouvrir. C’est aussi simple que ça. Ouvrir ses yeux, son cœur, son esprit. être prêt à recevoir cette étincelle. Clairement, il faut permettre à l’impulsion de nous toucher, sensoriellement. Et tant qu’on se balade avec une armure blindée entouré de surcroît de murailles infranchissables, ce n’est pas possible. Enfin si, mais là il s’agit plus d’impacts de foudre (ou ce que j’appelle un bon coup de pied au derrière). Et on ne veut pas expérimenter ce genre de chose trop souvent. Non ici il s’agit plus de faire en sorte d’être prêt à recevoir ce qui vient.

Je prends un exemple. Tous les matins, lorsque je suis en vacances, j’aime commencer ma journée en regardant le lever du soleil avec un bon thé et de la musique dans mon casque. Un moment de bien être, d’accueil de la journée qui vient. Je choisis la musique en fonction de mes envies, de mon émotion du moment, ou encore de ce que j’ai envie de vivre ce jour-là. Et je respire l’air matinal, dehors (oui même lorsqu’il fait froid, il suffit de s’habiller en conséquence et le thé chaud est encore plus apprécié). Je suis calme et sereine, ouverte surtout. Je regarde ce qui m’entoure. Je regarde vraiment. la semaine dernière, lors de mon premier réveil dans le lieu dont je vous parlais, ce qui m’a attirée et fascinée, c’était les gouttes de rosée sur les tiges qui sortaient de la haie. Avec le jour qui se levait, j’avais l’impression d’être au milieu d’une multitude de tours de perles, de joyaux, de chandeliers à pampilles inversés. Et la sensation très claire d’être accueillie avec faste. D’être privilégiée. Pourtant il ne s’agissait que de gouttes de rosée sur de la végétation. Mais j’avais ouvert mon esprit, mes sens à ce que je voyais et l’impulsion a su et pu me toucher.

Et cette émotion, ce sentiment d’accueil m’a permis d’être aussi plus ouverte aux autres, avec qui je l’ai partagé. Un peu comme si je portais cette impulsion en moi et que je pouvais la diffuser tout au long de ma journée à qui en voudrait. Et c’est en ça qu’il est important de s’entraîner à être ouvert. Parce que non seulement nous pouvons en bénéficier, mais de surcroît nous en faisons bénéficier autrui. Parce que cette ouverture fonctionne à double sens: nous sommes capables de recevoir et de donner. Nous pouvons être un vecteur d’inspiration, l’origine de l’impulsion pour quelqu’un d’autre. Oui, nous pouvons être des muses! Tout dépend en fait de notre intention.

C’est en ça que le mot du mois est entraîne et non inspire. Parce qu’il suppose un rôle actif de notre part.

2. Être responsable et lâcher prise

J’ai parlé d’intention, et tout est là. Je prends la responsabilité en partageant mon impulsion du moment de créer une nouvelle impulsion. J’ai déjà parlé du partage. Là il s’agit de quelque chose de plus sensoriel, de plus ciblé. Et qui n’est pas anodin. Je suis responsable de ce que je partage, de ces émotions, de ces envies, de ces perceptions. Je deviens l’origine d’une impulsion. A moi de prendre la décision de les rendre accessibles ou non.

La décision m’incombe la plupart du temps. Je sais l’intention que je mets derrière mes mots, mes gribouillages, mes divagations, et je fais en sorte d’écrire ou de gribouiller ce que je vais partager en étant sereine, ouverte, la plupart du temps je souris même en tapant mes mots sur mon clavier. C’est aussi pour ça que ce mois ci je suis un peu en retard… lorsque je ne le sens pas, je préfère attendre le bon moment.

Que ce soit clair, je ne pense absolument pas que mes mots vont changer la face du monde. Mais SI ils doivent toucher quelqu’un, que ce soit de manière positive, ou active, et non pas en rajoutant du poids à son fardeau. Je suis responsable de ce que j’envoie sur la toile ou dans ma vie ‘réelle’.

Par contre, une fois publié, ou prononcé, ou ressenti par autrui, ce que j’envoie ne m’appartient plus. Ma responsabilité s’achève là. Je peux lâcher prise.

Si mes mots ne sont pas compris, ou si ils ne rencontrent aucune résonance, ce n’est pas de mon ressort. j’ai fait ce que j’avais à faire, ce que j’avais envie de faire, ce que je voulais faire. le reste ne dépend pas de moi, mais de ceux qui reçoivent.

Et de manière générale, si il nous appartient d’être les plus sincères et intègres possible (enfin, si tel est notre choix, c’est le mien en tout cas), la façon dont nous sommes perçus n’est en rien notre responsabilité. Chacun voit l’univers dans lequel il évolue à travers ses propres filtres (d’où l’importance de nous ouvrir), sa propre histoire, son propre ressenti. De ce fait, la vision qu’a autrui de nous ne peut être que différente à des degrés divers, de ce que nous laissons paraitre. Il nous appartient dès lors de lâcher prise. C’est leur ‘problème’ pas le notre. Le temps en général fait son travail et un équilibre se crée. Mais je ne pense pas avoir à expliquer chacun de mes gestes, mots, chacune de mes réactions, émotions. Je suis celle que je suis, je me suis construite, je grandis chaque jour, mais pour autant, il s’agit de mon chemin de vie, de ma croissance. Je peux décider d’en partager des bribes, et décider d’accueillir les retours qu’on m’en fait, ou d’estimer qu’une fois partagées, elles ne m’appartiennent plus et que je peux continuer mon chemin sans regarder en arrière.

Ce n’est pas facile de lâcher prise, mais si on ne le fait pas, on ne peut être ouvert à une nouvelle impulsion. Et la dynamique s’arrête. Pour un temps, ou pour plus long. En lâchant prise, on lance un message: je suis prêt(e) à une nouvelle aventure, c’est parti! J’ai passé le relais de l’impulsion à quelqu’un d’autre, à lui ou elle d’en faire ce qu’il ou elle veut en faire!

On est donc dans un mouvement très dynamique: on pose une intention sur ce qu’on envoie, partage, publie, dit, et on coupe ensuite les liens avec ce qu’on a envoyé pour lui permettre de poursuivre son chemin et laisser la place à une nouvelle impulsion.

Et c’est peut être là le sens du mot entrainer: faire passer l’impulsion, tout simplement. Donner envie, inspirer, et continuer son chemin.

3. Inspirer

Je l’ai déjà écrit plus haut, le mot du mois aurait pu être ‘inspire’. Mais c’est le mot ‘entraine qui est venu’. Je me suis donc demandé en quoi ces deux mots, qui pour moi appartiennent au même domaine, sont à ce point différents que c’est le second dont je devais parler, tout en le liant au premier. Et c’est encore une fois dans leur dynamique (décidément, celui-ci aussi a envie d’être le mot du mois hahaha).

J’ai la chance d’avoir des tas de personnes qui m’inspirent. Et lorsque j’y pense, certaines m’entrainent aussi. Là encore, je pense que tout est une question d’intention. Je peux être inspirée par une multitude d’expériences: une lecture, une œuvre d’art, une technique, une musique, la nature. J’ai beaucoup de chance! Il y a dans cette inspiration une petite étincelle, une envie qui nait. Je suis inspirée. Et je le traduis à ma manière, avec mes capacités, mes matériaux, mes mots. Ou même mes simples pensées. C’est ce que j’appelle l’inspiration: créer une envie que je traduis avec mes compétences.

Mais il arrive parfois que cette inspiration me pousse à acquérir de nouveaux outils, de nouveaux instruments, de nouvelles compétences. Et je passe dès lors par une période d’apprentissage. C’est en cela que je suis entrainée et non plus ‘seulement’ inspirée.

Prenons quelques exemples. J’admire vraiment les oeuvres de Juri Ueda. J’aime son toucher délicat, la façon dont elle traite son sujet, ses couleurs, la tendresse qui émane toujours de ce qu’elle peint. Bref, elle m’inspire, m’envoie en voyage intérieur très facilement, stimule mon imagination. Et j’ai de surcroit la chance d’avoir une de ses oeuvres originales à la maison, commandée par mes amies au décès d’Emma. Et j’ai vraiment pu constater la justesse de son art. Parce que clairement, elle a su retranscrire dans ce tableau tout ce qui faisait Emma. Bien sûr, mes amies lui ont donné des indices et de quoi travailler, mais son rendu est bien au delà de ce que j’aurais pu imaginer.

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Juri Ueda m’inspire. Pour autant, elle ne m’entraine pas. J’admire son talent, mais je n’ai pas l’impulsion qui me pousse à apprendre à l’imiter, ou à acquérir les compétences nécessaires pour m’approprier sa technique et créer mon propre univers. J’adore voir ses nouvelles créations, c’est un régal pour mes yeux. Et chaque jour, quand je me réveille et vois mon tableau, elle me donne le sourire.

D’autres artistes m’ont entrainée par contre. En voyant leurs œuvres, leurs partages sur la toile, j’ai eu aussitôt envie de me lancer. La fameuse impulsion. Je savais que ça allait me prendre un peu de temps, et de patience, mais que je parviendrai à faire quelque chose de ce que j’aurai appris. Ils m’ont entrainée dans leur sillage. Et ce dans des domaines aussi variés que le crochet (Lucy d’Attic24 entre autres), la peinture (et les formidables cours de Skillshare), le zentangle (Linda de TanglePatterns.com, entre autres!), la poésie (JmStorm, J Iron Word, Atticus, entre autres!), la musique (l’album Throne of the North d’Antti Martikainen m’a convaincue d’acheter une flute irlandaise!) et j’en oublie certainement plein! La nature m’a entrainée à prendre des photos, pour avoir un souvenir de ce que je voyais. Et c’est là que j’ai remarqué que ma vision des choses n’était pas forcément la même que celle de ceux qui m’entourent!

C’est ce dont je parlais au départ. Ce mois-ci, nous allons avoir la possibilité d’être des muses! Parce que c’est ce que nous sommes lorsque nous entrainons autrui à parcourir leur chemin de vie. Lorsque nous donnons envie de découvrir telle ou telle chose, lorsque nous sommes l’origine d’une impulsion qui les amènera à créer, penser, agir. Tout part d’une intention. Et d’une étincelle. Qui sait où ça nous mènera!

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