7 décembre en douceur

7.
Aujourd’hui, n’utilise pas
« je dois », « je devrais »
dans tes pensées.

On est souvent très dur avec soi, dans le jugement, et on accepte de nous-même ce que qu’on refuserait d’autrui. Aujourd’hui, on va porter notre attention sur nos pensées et s’efforcer de reformuler les « je dois » ou « je devrais » qui nous parasitent. Est-ce vraiment nécessaire? Est-ce vraiment utile? Et si je décidais de prendre une autre route? Et si je refusais de faire? Est-ce que c’est quelque chose que je m’impose à moi-même ou est-ce qu’il s’agit d’une contrainte extérieure? Faisons preuve de discernement, et ne nous maltraitons plus.

Aujourd’hui, soyez doux avec vous-même. Parce que vous le méritez.

Je vous souhaite une éblouissante journée.

6 décembre en douceur

6.
Prends une grande inspiration
et expire calmement
trois fois de suite
régulièrement aujourd’hui.

Aujourd’hui, on se concentre sur notre respiration. J’aime beaucoup cette pratique.

Lorsque j’inspire, j’imagine que je me remplis d’un air purifiant et de clarté d’esprit.

Lorsque j’expire, j’imagine laisser partir tout ce qui n’a plus lieu d’être.

A la fin de la journée, je me sens vraiment bien, et j’ai pu traverser ma journée sans perdre trop d’énergie dans ce qui n’en vaut pas la peine. Juste parce que j’ai décidé de respirer consciemment toutes les heures !

Je vous propose donc de vous recentrer sur votre respiration et sur ce qui compte vraiment.

Je vous souhaite une douce journée.

A demain!

5 décembre en douceur

5.
Crée une liste de chansons
ou morceaux de musique
qui te font du bien
et prends le temps de l’écouter
en entier dans la semaine.

La musique a toujours été une compagne de mes émotions. Elle est capable de me rendre plus légère, ou de me guider vers les profondeurs de mon âme. Je ne peux pas passer une journée sans en écouter, sans en jouer. Elle fait partie de ma vie.

Aujourd’hui, je te propose de constituer une liste de musiques qui te font du bien, qui t’apaisent ou qui te motivent, qui te donnent envie de danser ou de te détendre. Qui réponde à ton envie du moment, à tes besoins aussi. Quant à moi, j’ai plusieurs options en tête.

  • Je peux opter pour du jazz, parce que pour moi, cette musique est liée à des soirées passées en bonne compagnie, en dehors du temps ou de l’espace, juste une musique de bien être et de communion.
  • Je peux opter pour de la musique tribale, ou traditionnelle, parce que les rythmes me motivent, me rendent créative.
  • Je peux opter pour de la musique épique, symphonique, pour me laisser emporter loin et me laisser porter par le flux.
  • Je peux opter pour des chansons qui sont liées à des souvenirs particuliers, de beaux moments, aux sourires de mes proches.
  • Je peux aussi choisir du folk, version métal ou version indie, parce que c’est un genre que j’apprécie sous ses différentes formes.
  • Je peux décider de faire une liste de musique électronique aussi, pour me donner l’énergie et m’aider à faire ce que j’ai à faire.
  • Ou encore un mélange de tout ça, parce que j’en ai envie !

Il n’y a pas de règle. Si ce n’est de vous faire plaisir en musique. Et de vous laisser emporter par elle, de profiter de ses rythmes et harmonies pour vous ressourcer.

Plus concrètement, je peux faire ma liste sur YouTube, ou spotify, ou encore utiliser l’application que j’ai installée sur mon téléphone avec les morceaux que j’ai sur mon ordinateur, ou justement utiliser mon ordinateur aussi…. J’ai l’habitude de faire des « playlists » ou listes d’écoute pour la méditation, ou l’écriture, ou pour me réveiller sur mon trajet en voiture jusqu’au travail et me relaxer au retour, pour mes voyages plus longs, pour revenir au calme, pour les soirs, les jours de pluie, les matins ensoleillés, les moments où j’ai besoin d’évacuer un trop plein…. je vous l’ai dit, la musique m’accompagne quotidiennement. Et je me réserve des moments de silence aussi, il ne me fait pas peur haha.

Je vous souhaite une douce journée.

A demain!

4 décembre en douceur

4.
Pense à quelque chose
qui te tient à cœur et
comment la concrétiser.

J’ai toujours une multitude de projets en tête, et tellement peu de temps pour les réaliser… Aujourd’hui, je vais prendre le temps d’en planifier un, étape par étape, et de le mener à son terme. Le moment venu, je n’aurai plus qu’à suivre mon plan pour le concrétiser. Pas de pression, pas de diversion, juste suivre chaque étape, et savourer le résultat.

Il ne s’agit pas de planifier un projet complexe, mais juste quelque chose de simple, de réalisable, pour lequel on a juste besoin d’un petit coup de pouce. Donnons-nous cet élan en prévoyant chaque étape, tout en se laissant le droit de rectifier si besoin est.

Je vous souhaite une délicieuse journée

3 décembre en douceur

3.
Écris trois choses qui te font sourire.
Fais-en un rituel du soir.

Cette habitude m’a souvent sortie de moment difficiles, parce qu’elle nous encourage à ne pas voir que le négatif… Et parfois, oui, c’est dur de trouver 3 choses positives… mais même la plus anodine a de la valeur… Et puis le retour est aussi important, lorsqu’on voit notre liste s’étoffer… Encore une fois, aucune obligation de le faire tous les soirs, vous pouvez le faire ponctuellement! Il n’y a pas de bonne ou mauvaise façon de procéder. Le tout est de s’efforcer à nous extraire de cette vision parfois pessimiste, parce qu’elle est très présente, alors que les petits riens sont des étincelles, des murmures…

Je vous ai préparé les pages nécessaires dans le carnet de bord. À vous de jouer, un jour à la fois!

Je vous souhaite une pétillante journée.

2 décembre en douceur

2.
Prends une photo de quelque chose qui te fait plaisir aujourd’hui
et partage-la en ligne ou colle-la dans ton journal.

Je me demande ce que me réserve ce jour… Je sais déjà que je vais être à l’affût de ces petits riens qui me feront dégainer mon téléphone pour les capturer… Une belle aventure se profile à l’horizon!!

Je publierai ma photo ce soir!

1er décembre en douceur

1.
Décide de porter ton attention sur ce qui compte vraiment pour toi tout au long du mois.
Tu peux le noter dans un carnet ou un journal,
ou le garder en toi.

Aujourd’hui, il s’agit surtout de choisir notre carnet ou journal, de le préparer, et de poser notre intention de prendre soin de nous pendant ce mois. Encore une fois, aucune obligation, vous pouvez aussi juste décider de ne laisser aucune trace mais de garder en vous cette expérience. Parce que nous méritons de prendre soin de cette personne unique qui nous accompagnera toute notre vie: nous-même.

Vous pouvez choisir le carnet ou le cahier de votre choix, ou télécharger celui que j’ai créé spécialement pour ce mois de décembre:

Il ne vous reste qu’à l’imprimer en recto verso, découper les pages sur la ligne centrale, et vous avez tout ce dont vous avez besoin pour ce mois!

Et puis vous pouvez partager ce cheminement avec des personnes qui pourraient l’apprécier en leur donnant le jeu de carte, accompagné ou non du carnet de bord.

Je vous souhaite une belle journée.

Cheminement du 30 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 10ème carte du cheminement n°6: s’ouvrir.

Que puis-je faire pour moi dès aujourd’hui ?

  • De quoi ai-je besoin? Combien de temps est-ce que je peux me consacrer?
  • Qu’est-ce qui me ferait plaisir?
  • Qu’est-ce qui me ferait du bien?
  • Avec qui puis-je passer un peu de temps?
  • Ou au contraire, comment passer un peu de temps seul(e)?
  • Où est-ce que je peux me ressourcer dans la nature?

J’ai peut-être tendance à faire passer les autres avant moi. Que ce soit au niveau personnel ou professionnel, je fais ce que j’ai à faire, et c’est devenu naturel. Quitte à m’oublier, ou à me négliger un peu. Mais je mérite aussi mon attention, je peux moi aussi bénéficier de ce que j’apporte aux autres. Ne serait que pour un moment, j’essaie de me faire passer en premier, même pour un instant, pour quelque chose d’anodin.

Dernière étape de ce cheminement du mois de novembre. Il m’a vraiment permis de faire un point sur mon évolution cette année, et de mettre les choses en perspective. Un jour à la fois, un pas à la fois. Il est temps de le clore et de me préparer à celui du mois de décembre (je vous offre le jeu de cartes et le carnet d’accompagnement ici, rejoignez-moi !).

Cette année, j’ai compris que je devais me faire passer en premier, pour être capable d’être là pour les autres si je le désire. Et que mon bien être doit être une priorité. Donc j’ai mis en place pas mal de choses.

  • Je me réserve une plage horaire vide chaque jour. Libre à moi d’en faire ce que je désire. J’en dispose selon mon bon plaisir et surtout, je ne fais pas l’impasse! Je peux en profiter pour méditer, dessiner, écouter ou jouer de la musique, rêver, lire, écrire, passer du temps avec mes proches. La seule contrainte est que ce soit quelque chose qui me fasse du bien. Et je me laisse porter par le flux de mon inspiration le moment venu.
  • Quoi que je fasse, je lui donne un sens. Je ne veux plus me retrouver une existence automatique, ou tout n’est qu’habitude, sans réel sens autre que « c’est comme ça ». Je suis actrice de ma vie, et non spectatrice. Et j’en fais ce qu’il me plait. Je la crée un peu chaque jour. Ce qui la rend tellement plus passionnante!
  • Je ne m’embarrasse plus de relations toxiques, qui m’entravent. Au contraire, je m’entoure de personnes avec lesquelles je me sens libre d’être moi-même, qui sont authentiques et avec qui j’ai plaisir à être. La meilleure chose que j’ai faite est d’établir des limites claires et saines, et de les exprimer sans détour. Ce n’est pas négociable. Quiconque franchit mes limites se voit refuser l’accès, c’est aussi simple que ça. Et je peux être très tranchante si je le désire.
  • Je prends soin de mon corps, je me réconcilie avec lui, et je redécouvre sa beauté. Ma posture a changé, et je veille à ne laisser aucune tension musculaire s’installer. Pour mon plus grand plaisir.
  • Je mets un peu d’ordre dans ma vie, que ce soit intérieurement ou extérieurement. Et je m’efforce de ne pas me justifier. je le fais parce que j’en ai envie, parce que ça me parait naturel et évident. Je n’ai besoin de l’approbation de personne pour faire quelque chose pour moi.

Je vous remercie d’avoir cheminé avec moi tout au long de ce mois de novembre. J’espère qu’il vous aura permis de faire un petit bilan également et que vous avez pu prendre la mesure de tout ce que vous avez accompli cette année.

Le cheminement du mois de décembre sera un peu particulier. Il est peut être un peu compliqué pour certains d’entre nous, et plutôt intense pour la plupart des gens. Je vous propose donc des petites bulles de bien être quotidiennes. Il s’appuie sur celui de l’année dernière, sous une forme similaire aux cheminements de 2022. J’ai hâte de le commencer, et de prendre soin de moi, en douceur, un jour à la fois.

Je vous souhaite une merveilleuse journée.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°6: s’ouvrir. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 29 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 3ème carte du cheminement n°6: s’ouvrir.

Où trouver la force, la motivation pour sortir de mon cocon ?

  • Pourquoi sortir de cet espace où je me sens en sécurité?
  • Comment le faire?
  • Qu’est-ce que je pense trouver à l’extérieur?
  • Est-ce que je pense que ça en vaut la peine?
  • Qu’est-ce qui m’aidera à gérer ma vulnérabilité?
  • Qu’est-ce que je peux mettre en place pour me rassurer?
  • Pour me motiver?
  • Pour me faire avancer?

Je ressens qu’il est temps, mais il peut être très difficile pour moi de sortir de ma zone de confort. Pour autant, je ressens cet appel au fond de moi. Et je sais que j’ai en moi ce qu’il faut pour y parvenir, et profiter de chaque moment, de chaque rencontre. Il me reste à définir ce qui peut m’aider à le faire.

J’ai réussi à me construire un cocon de bien être où je me sens bien, en sécurité. J’en ai fait mon refuge, le lieu où je me retire pour me ressourcer, retrouver des forces et faire germer mes idées. Je pourrai y rester encore longtemps, profiter de ma solitude et de mon indépendance. Mais je dois me confronter au monde, aux autres, sortir de ma zone de confort afin d’enrichir mes expériences de vie. Je sais que j’ai besoin de plus que ce que j’ai construis. Je ne peux me satisfaire de la facilité de mon cocon et ne vivre que la moitié de ce que j’ai à explorer.

Je ne regrette pas d’avoir choisi de m’isoler dans mon cocon. J’en avais besoin pour effectuer ma métamorphose, me montrer vulnérable et mettre les choses en place pour ma vie à venir. J’ai pris le temps de le faire, et je suis prête à aller de l’avant. Je sais que je pourrai toujours retrouver mon espace de bien être lorsque j’en aurai besoin, parce que je l’ai conçu pour ça. Et si son confort m’apporte ce dont j’ai besoin dans l’immédiat, il ne peut m’offrir que ce que je lui ai donné.

Si je suis capable de baisser les armes dans mon cocon, rien ne m’empêche de le faire à l’extérieur. Je n’ai plus à me protéger, j’ai depuis éliminé ce qui pouvait me blesser et je suis également bien plus forte, parce que j’ai été capable d’intégrer ma vulnérabilité comme un atout, et non un défaut. Je suis bien plus alignée avec mes émotions, et je sais qu’elles m’alerteront si besoin est. J’ai posé mon intention et je sais où je vais. Je peux également compter sur des personnes qui seront là pour moi si j’en ai besoin. je suis vraiment prête à me confronter au monde à nouveau.

J’ai pris conscience de ma soit disant peur de l’inconnu n’était en fait qu’une illusion. Je me focalisais sur ce qui n’en valait pas la peine, au lieu de garder en tête ce qui compte. J’ai passé beaucoup de temps dans l’ombre, à tout faire pour diminuer mon impact sur les autres. Alors que j’aurais pu simplement être moi-même. Et pourtant, je ne regrette pas de l’avoir fait: j’ai appris tellement sur moi-même et sur les autres. Il est temps pour moi de passer du rôle de spectatrice à celle de créatrice. J’ai tranché mes dernière entraves, dissipé les brumes qui m’empêchaient de voir les choses clairement. J’avais besoin de temps pour panser mes blessures ouvertes, pour cicatriser. C’est chose faite. Il ne me reste que quelques plaies superficielles qui ne requièrent pas que je reste en retrait.

Je dois encore procéder pas à pas, pour que la transition soit la plus saine possible. Mais je sais que tout ira bien. Je peux m’ouvrir à nouveau, et profiter de chaque rencontre, de chaque expérience pour évoluer encore, et faire en sorte que la route soit belle, aventureuse, enrichissante, passionnante. Je vais tout faire pour que ce soit le cas. J’ai achevé cette métamorphose et je peux désormais me montrer sous mon véritable jour, la tête haute, déterminée et avec l’assurance d’être sur le bon chemin.

Je vous souhaite une délicieuse journée.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°6: s’ouvrir. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 28 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 17ème carte du cheminement n°8: accepter.

Sur quoi n’ai-je aucune influence ?

  • Comment est-ce que je me sens face à une difficulté ?
  • Comment faire pour ne pas me victimiser mais agir pour surmonter un inattendu ?
  • Que puis-je faire pour accepter de ne pas contrôler tout ce qui constitue ma vie ?
  • Comment ne plus être spectateur mais devenir acteur de ma propre vie ?
  • Comment accueillir l’inattendu ?

Tout change, à tout moment. Que je le veuille ou non. Cette incertitude, cette impermanence peut être une source d’anxiété ou l’opportunité de lâcher prise, d’accepter le changement et d’évoluer avec lui. Je peux garder en tête mon intention, mon objectif, ce que je veux accomplir, mais lorsqu’un obstacle se présente sur mon chemin, je m’adapte, je le surmonte, je le contourne. J’ai conscience que tout est en mouvement, moi comme le reste. Je reste donc vigilant(e) tout en restant dans l’ouverture. J’ai confiance de trouver sur ma route ce dont j’aurai besoin pour m’adapter et répondre aux challenges qui apparaitront. J’avance avec détermination et curiosité, les bras et l’esprit ouverts.

S’il m’est vraiment difficile d’accepter et de m’adapter au changement, je peux:

  • Prendre 5 respirations profondes lorsque je sens arriver l’anxiété liée au changement.
  • Essayer d’avoir le regard le plus objectif possible sur la situation.
  • Envisager les côtés positifs du changement, et non uniquement les négatifs (réflexe naturel)
  • Essayer de voir en quoi la situation bénéficie du changement, ce que ça lui apporte, et les possibilités qu’il m’offre.

Quant à moi, je viens de traverser une situation où je me suis retrouvée impuissante, ne pouvant qu’attendre que d’autres prennent une décision influant sur ma vie à venir… Et j’avoue, si au départ je patientais sereinement, le temps passant, ce fut plus difficile de patienter… Ma frustration a pris le dessus, avec sa compagne « anxiété », et son acolyte « doute »… et j’ai commencé à vivre la situation de plus en plus mal. Jusqu’à ce que je réalise que la seule qui en pâtissait, c’était moi. J’avais fait ce qu’il fallait au départ, je pouvais être plutôt confiante dans l’issue… J’ai pris conscience de mon état d’esprit, et j’ai décidé d’agir. Non pas vis à vis de la situation, ça ne m’appartenait plus, mais par rapport à mon état émotionnel. J’ai arrêté ce que je faisais, et je me suis préparé une bonne tasse de thé (c’est un signal que je me lance à moi même: une tasse de thé, une bougie, et je m’éloigne du quotidien pour un temps, et me retrouver avec moi-même). Il était temps de voir les choses sous un angle différent, et de comprendre pourquoi je manquait à ce point d’assurance et de sérénité.

J’ai fait ce qui était de mon ressort. J’ai également demandé l’appui de personnes extérieures qui me l’ont accordé. J’ai établi une intention claire, tout semble aller dans ce sens. C’est ce qui dépendait de moi, ce sur quoi je pouvais influer. Maintenant, je me retrouve dépendante du bon vouloir d’autres, et mes expériences antérieures font que je manque de confiance dans le jugement des autres. Pourtant, cette expérience est singulière, et je me suis assurée qu’elle soit la plus claire possible. Le problème n’est pas tant l’attente, mais ma méfiance vis à vis de ceux qui doivent prendre une décision. Que ce soit justifié ou non, ça ne dépend pas de moi. Je pouvais soit continuer à douter d’eux, de moi aussi, puisqu’ils s’appuieraient sur le dossier que je leur ai transmis, ou je pouvais revenir en mon centre, et avoir confiance en mon travail, en ma décision. En moi. J’ai compris que même si j’avais déjà bien avancé, ma reconstruction était loin d’être achevée, et que j’avais encore à retrouver mon assurance perdue. Je m’étais trahie et je devais faire en sorte que cela ne se reproduise pas. Ce que je faisais, en quelque sorte, en n’ignorant pas mon état d’esprit, les signes d’alarme que je me lançais. Et j’ai souri.

L’étape suivante était de prendre conscience que j’étais passée de patienter à attendre. Que mes pensées étaient focalisées sur la décision qui devait être prise, donc sur mon impuissance, et non sur ce que je pouvais faire pendant ce temps. Je pouvais continuer à déballer mes boites de Pandore, continuer à déblayer ce qui devait l’être, continuer à avancer, continuer à faire ce qui avait du sens pour moi. Alors j’ai repris mon petit carnet, et j’ai commencé à noter ce que je pouvais faire, ce sur quoi je pouvais agir, ce sur quoi je pouvais me concentrer. Je n’avais pas à être passive. Il y avait d’autres domaines de ma vie qui avaient besoin de mon attention, et je les avais fait passé au second plan. J’ai donc réorganisé mes pensées pour me focaliser sur ce que je pouvais faire. Et je me suis mise en action.

Une fois mon thé fini, ma liste rédigée, j’ai soufflé ma bougie. Il était temps de revenir à mon quotidien. J’ai pris une tâche que j’avais écrite sur mon carnet et je l’ai accomplie. Et j’ai enchainé avec la suivante. En me laissant porter par mon envie, par ce qui me paraissait prioritaire. Et sans me juger. Lorsque mes pensées me ramenaient à mon impuissance, je me disais aussitôt: « oui, c’est vrai, je dois attendre, je ne peux rien y faire. Je l’accepte. Par contre, voici quelque chose que je peux faire, alors c’est parti! « . Peu à peu, mes pensées ont lâché prise, et j’ai retrouvé un équilibre. « Anxiété » et « doutes » ont laissé leur place à « satisfaction » et « enthousiasme ». Je savais ce que j’avais à faire, et je m’appliquais à le faire. Parce que c’est ce qui comptait vraiment. Lorsque la décision est tombée, j’étais dans un état d’esprit beaucoup plus serein. J’étais prête à en accepter l’issue, quelle qu’elle soit. Parce que je m’étais concentrée sur ce que je pouvais faire, et non sur ce qui ne dépendait pas de moi. Et que je savais que je pourrais et saurais m’adapter à ce qui venait.

Ma vie n’a pas forcément pris la direction que je voulais lui donner. Et j’ai toujours su rebondir, en tirer les leçons et avancer. Je ne peux pas tout maitriser, et je n’en ai pas vraiment envie non plus, parce que ce serait complètement illusoire. Je peux aussi essayer d’aller à contre courant, parce que je refuse de suivre le flux. Mais je ne réussirai qu’à m’épuiser physiquement, mentalement, émotionnellement. Ou je peux me laisser porter, et donner une impulsion ici ou là, pour corriger ma trajectoire. Je fais ce que j’ai à faire, ce qui résonne au plus profond, et je ne me préoccupe pas du reste. Ce qui doit arriver arrivera, quoi que je fasse. A partir du moment ou je suis alignée avec moi-même, ou je donne du sens à ce que je fais, je suis sur le bon chemin. Celui que je dois parcourir en ce moment. Et si je dois changer de direction, je le ferai. Parce que j’aurai perçu les signes avant coureurs et que je serai prête à le faire. Parce que j’ai les outils et les compétences pour le faire. Parce que c’est ainsi que je vis ma vie.

Je vous souhaite une journée magique.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°8: accepter. Vous le trouverez ici.

%d blogueurs aiment cette page :