Symbole n°34: pikorua

Pikorua est un symbole Maori plutôt récent (XVIIème siècle). Il représente les chemins qui se présentent perpétuellement dans la vie. Sous la forme d’une simple vrille, il symbolise le lien entre deux personnes, leur amitié, leur loyauté voire leur amour. Il reflète le flux et le reflux qui ont lieu dans une relation, chacun retrouvant toujours son chemin vers l’autre. La double ou triple vrille représente les relations à une échelle plus grande, celles entre deux peuples, deux cultures. Le Pikorua est souvent donné en gage d’amitié entre les tribus.

En ce qui me concerne, j’aime aussi le fait que sa forme me rappelle celle des Vénus préhistoriques. Comme je l’ai dit, en ce moment, je me reconnecte avec mes contribules, je prends plaisir à passer du temps avec des personnes qui sont importantes à mes yeux, et je constate que cet échange, ce lien, se prolonge dans mes relations plus ‘lointaines’, plus ‘superficielles’. Je renforce les liens existant, je confirme leur solidité en douceur, en vérifiant leur vivacité, je tisse de nouveaux liens. Je suis dans une dynamique d’ouverture. Et je profite de l’énergie qui se libère pour me recharger.

Parce qu’en définitive, c’est la nature du lien qui nous lie les uns aux autres: échanger, profiter de la présence de chacun, se plonger dans cette énergie, cette dynamique, ce flux d’idées et d’émotions. La présence de ceux avec qui nous avons réussi à créer un lien suffit à nous dynamiser, à nous donner la force de faire face à tout ce qui peut se présenter.

Pikorua est aussi un symbole infini, dans le sens où il n’a pas de début ou de fin, mais semble à la fois s’accroître et revenir à sa source pour reprendre son mouvement. C’est aussi la dynamique des relations: elles s’étendent, dans le temps, dans l’espace, dans l’intensité, et semblent suivre un chemin qui leur est propre et qui les transforme tout en les régénérant. C’est en cela qu’elles sont si riches et importantes.

Cette semaine, je vais continuer à me ressourcer et à renforcer mes liens avec mes amis. Pour le plaisir, le mien et le leur. Et je vous souhaite la même chose.

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2019 epopee: card #17. My VIBE attracts my TRIBE

I am always amazed by the way people come in and go out of my life. I understood a long time ago that each and every person we meet is a potential teacher. As long as we let them teach us the lesson we need to learn. No fear needed, we are ready to learn what they came to teach us, knowingly or not.

And there are these people with whom we seem to have another type of link, at another level. People who are on the same wavelength. For a moment or for longer. People who seem to come and go in our life, always with something new to bring, to take. People who bring a sense of belonging. Our tribe.

I am lucky to have some of these peoples in my life. I don’t see them everyday, I don’t call them everyday either. But I know they are here for me, anytime I’d need them, as I am here for them if they need me. This week, I’ll spend a few days with some of them. I know that it will lead to endless nights talking, laughing, sharing, being emotional too. I usually feel drained when in presence of people. But being with my tribe fills me. We spin the web of our connection, making it even stronger. We can have these intense and deep conversation, reinvent the world, as well as spending time in silence, enjoying each other presence.

As I said, I am mostly a loner. I need time to recharge by myself, and it’s ok with me. I nonetheless am able to stop anything I am doing to be with one of my tribe. Between them and a perfect day by myself, I will choose to spend time with them. Because as I said, they make me feel good, and I love to leave them with a smile on their face. The most beautiful is that we don’t even try. It’s just the way it is.

While being part of my own little tribe, they all are different. They all appeared in my life at different times. As I grew, some people went away, because it didn’t resonate with them anymore. And it was that simple. No pain, no hard feelings, we just vanished from each other lives. Some people appeared at a time I needed guidance and offered me their views. We may disagree on certain points, but we keep evolving, on our own ways, checking each other to celebrate growth and a good cup of tea (or a beer, I am not that close minded). We teach each other own own ways, or own views, without imposing them on anyone. Just enjoying the journey. Others entered my life in trouble times, got my back if and when needed. Life made us loose touch. And reconnect years later. As if we never were apart.

Thing is, we seem to meet the ‘right people’ at the ‘right moment’ of our life. People who can teach us something, people who have knowledge we need to hear, people whose example is showing us a way we may have never thought about before. As well as people we can help, people we can support, people who seem to need our opinion on a subject. We are all part of the same dynamic. We all evolve our own way. And sometimes, we find ourselves in presence of people with the same wavelength. We attract such people in our life, as we are attracted by them. When we are lucky enough to spend time with them, we then can enjoy something special, something that brings us far more than a simple relationship.

But it requires us to be ourselves, fully, to be able to reach such people, people we can relate to at this depth. It requires us to be genuine, to be who we are, in other words. And we need to bring those walls we build around ourselves for protection down, to let them reach you. We can’t interact with anyone if we hide behind high walls and moats…

I don’t believe in chance. I believe we meet people we need to meet or who need to meet us when and where we need to be in contact. So open yourself, shine, be a beacon, open you eyes and look for other beacons. And enjoy the process!

So this week, as I spend time with my tribe, I wish you the same. And who know, we may be part of each other’s tribe too, sooner or later!

Symbole n°33: l’os creux

Cette semaine, et pour donner un autre éclairage à ma carte de lundi, j’ai choisi le symbole de l’os creux. Un symbole étrange, mais qui s’inscrit dans une culture et une philosophie de vie qui illustre ce que j’ai tenté de transmettre lundi.

Frank Fools Crow était un Saint Homme Lakota très révéré qui enseignait qu’on devait devenir comme des ‘os creux’ pour être un bon guérisseur. Il pensait qu’il fallait devenir un conduit pour que la source de toute la création puisse remplir la destinée de l’esprit humain: soutenir l’ordre de l’existence. Selon Fools Crow « Nous sommes appelés à devenir des os creux pour notre peuple, et tout ceux que nous pouvons aider. Nous ne sommes pas sensés chercher le pouvoir pour notre propre usage ou honneur. Ce que nous, les os creux, devenons, c’est le cable qui lie Wakan Tanka, les aides, et la communauté ensemble. » Selon lui, il existe 4 étapes pour devenir un os creux:

  1. D’abord, il a appelé Wakan Tanka (le Grand Mystère) pour le débarrasser de tout ce qui pouvait l’entraver de quelque manière que ce soit, comme le doute, les questions ou l’hésitation.
  2. Ensuite, il s’est identifié à un tube propre, prêt à être empli avec l’espoir, les possibilités, et anxieux d’être empli de pouvoir.
  3. Il a expérimenté le pouvoir alors qu’il venait à surgir en lui.
  4. Enfin, en donnant le pouvoir à d’autres, en sachant qu’alors il se vidait, les Pouvoirs Supérieurs continueraient de le remplir avec encore plus de pouvoir à distribuer.

Voila donc ce que symbolise l’os creux. Selon la culture Lakota (et d’autres nations amérindiennes), un ‘os creux’ est donc celui en qui la source place ce dont les autres ont besoin, afin qu’il puisse leur transmettre, pour les aider, les guérir ou leur permettre d’évoluer.

Ce qui entre en résonance avec ce dont je parlais lundi. Pour moi, nous avons tous cette capacité de communiquer, d’avoir de l’empathie, et de ce fait de donner aux autres ce dont ils ont besoin. Du moins une partie, celle dont nous disposons. En ouvrant notre esprit et en considérant ce qui nous parvient non pas comme quelque chose qui est susceptible de nous profiter mais comme un élément à distribuer lorsque le moment ou le récipiendaire est venu.

Cependant, je suis plus nuancée concernant la ‘source’ ou le ‘but’ de cette transmission. Je considère que nous sommes tous susceptibles de progresser sur nos chemins de vie, et que c’est cette dynamique qui est à l’œuvre ici. Tout comme nous avons accès à ce dont nous avons besoin au moment où nous en avons besoin, à travers des personnes qui font partie de notre vie pour un moment ou pour plus longtemps, nous participons à notre tour à leur croissance, à leur progression en communiquant, en partageant.

Pour moi, donc, le symbole de l’os creux nous invite à nous ouvrir. Il nous invite à accueillir ces idées, ces émotions, ces connaissances qui pourront ensuite être transmises à ceux qui en auront besoin, tout comme nous bénéficierons de la curiosité d’autres afin de progresser. Nous avons la chance de vivre dans un monde où l’information est accessible à qui veut l’obtenir. Il nous appartient évidemment de faire le tri, de rechercher la vérité, de faire la part des choses. Ce qui ne nous empêche nullement de comprendre pourquoi d’autres ont un système de pensée ou de croyance différent du notre. J’essaie pour ma part de comprendre le fonctionnement de ceux qui m’entourent, afin de mieux percevoir ce qui les mène à agir ou penser comme ils le font. C’est ma façon d’être, et je l’accepte d’autant mieux qu’elle me permet d’avoir des relations sincères et ouvertes. Je n’ai pas à me fondre dans leurs croyances, qu’elles soient philosophiques, politiques ou spirituelles. Je ne leur demande pas d’adhérer aux miennes. Mais en échangeant, nous apprenons à mieux nous comprendre et à expliquer ce que nous sommes, ici et maintenant. C’est toute la différence entre une attitude prosélyte et une démarche d’ouverture vers l’autre. Ce que j’apprends peut me faire évoluer, me faire prendre conscience de mes errances ou au contraire me conforter, renforcer ma vision des choses. Quoi qu’il en soit, j’aurai progressé. Et il en va de même pour ceux avec qui j’aurai échangé. Je ne cherche pas à convaincre, mais à expliquer. Chacun est à même de parcourir son propre chemin. J’ai cependant la sensation que rien ne nous vient sans raison.

Bref, cette semaine, essayons autant que possible d’être des os creux, en gardant à l’esprit que lorsqu’on donne, l’espace libéré est aussitôt comblé par une nouvelle avancée sur notre chemin de vie.

Épopée 2019: carte 17. Je suis un PASSEUR.

Cette semaine, J’ai eu beaucoup de mal à me décider. J’étais à la fois pleine d’idées et dans une brume mentale. J’ai préféré prendre le temps de laisser venir les choses, de laisser mon esprit faire un tri. Je savais que ce matin, je saurai quoi écrire sur ma carte. J’ai laissé mes pensées divaguer, à l’écoute de ce qu’elles m’inspiraient, j’ai laissé mes souvenirs émerger, connecter des éléments les uns aux autres.

Ce matin, une évidence. Je suis un passeur (et oui, j’utilise le masculin). Dans le sens noble du terme. Un passeur d’idées, d’émotions, de connaissances aussi. Nous le sommes tous.

Il me vient parfois des idées ou des pensées sorties de nulle part, mais qui me semblent suffisamment importantes pour que je les note, que je m’en souvienne. Parfois elles me concernent, parfois je ne suis que la messagère. Et c’est en ça que je me considère comme un passeur. Je partage volontiers ce qui me passe par la tête, ou ce qui me touche. Ou ce qui me semble important. Parce que ça peut aussi parler à quelqu’un d’autre, quelqu’un qui en aura besoin à ce moment là. Et je ne sais pas ce qui me fait le plus plaisir: partager quelque chose qui me touche personnellement, ou quelque chose qui touchera quelqu’un.

Mon métier fait de moi un passeur de connaissances, de savoir. Je ne suis là que pour distiller ce dont ils ont besoin, en adaptant le flux à leurs besoins. Mais globalement, que ce soit moi ou un autre, cela n’a pas grande importance, ce qui compte, c’est le contenu de ce qu’on leur transmet. Après, chacun a sa manière de le faire. Et c’est peut être là que je peux ajouter mon grain de sel. Ce que je fais avec enthousiasme. Mais concrètement, mon travail se résume à rendre accessible un savoir et des compétences à des enfants qui sont prêts à les recevoir. C’est aussi simple que ça. Je suis un passeur.

Il en va de même avec ce que je perçois de ce monde. Je suis encore surprise lorsque je remarque que mes idées du moments, ou mes envies entrent en écho avec celles de personnes à l’autre bout du monde. J’en suis venue à penser qu’il existe des dynamiques accessibles à tous, et que certaines nous parlent plus ou moins. Lorsqu’on sent qu’il est temps de se pencher sur une question particulière, on entre dans la dynamique correspondante, et on y participe. A nous ensuite de garder ce qu’on a ressenti ou compris, ou au contraire de le partager. Je choisis en général la deuxième option, parce que je suis un passeur.

Après tout, si quelque chose est suffisamment puissant pour nous faire vibrer, pour nous donner envie, pour nous bousculer, pour nous motiver, c’est que c’est important. Peut être uniquement pour nous, peut être aussi pour d’autres. Et partager une émotion, une vibration, une passion, une découverte, c’est aussi participer à sa diffusion. En ce qui me concerne, je pars du principe que si quelque chose a réussi à m’émouvoir au point de me précipiter sur mon clavier pour le partager, c’est que c’est quelque chose de positif, de constructif, qui peut apporter quelque chose à ceux qui me lisent. Je joue donc mon rôle de passeur.

Je ne partage pas tout. Je garde encore beaucoup en moi. probablement parce que le temps n’est pas propice au partage, ou tout simplement parce que j’ai envie de voir où ça me mène. ça ne me pèse pas, ça m’enrichit. Le moment voulu, je le partagerai avec la personne à qui ça parlera le plus. Avec plaisir, avec conviction.

J’essaie cependant de limiter ma propre influence. Bien évidemment, ce que je partage porte la vision que j’en ai. Mais j’essaie toujours de laisser aux autres l’opportunité de se faire leur propre opinion. Je ne suis pas dans le jugement, je suis dans la transmission. J’ai bien évidemment un avis très tranché sur tout un tas de choses, et je ne choisis de partager que ce qui me fait vibrer. J’ai décidé de ne passer que ce qui me parait constructif, ou intense. Je laisse à d’autres le loisir de passer ce qu’ils veulent.

Je prends peu à peu conscience de mon rôle dans le processus de diffusion de ce qui peut me faire vibrer. Et du rôle que nous jouons tous dans ce jeu de transmission. Et puisque j’en ai conscience, il m’appartient aussi d’en porter la responsabilité. Je sais que mon impact n’est que très limité, du moins directement. Par contre, je m’efforce de ne faire passer que ce qui me parait être constructif, ou apporter quelque chose à quelqu’un. Le reste m’indiffère.

Cette semaine, prenons conscience de note rôle de passeur dans notre entourage proche et virtuel, et partageons, encore et toujours!

motif: Gelijoy

Symbole n°32: l’étoile du matin

Cette semaine, nous allons nous aligner avec le symbole de l’Étoile du matin. J’ai choisi cette dénomination, plutôt que celle de l’Étoile du Berger. Il s’agit pourtant d’un même astre: la planète Vénus. Cette planète est associée à la déesse de l’amour et de la beauté (Vénus pour les Romains, Aphrodite pour les Grecs, Ishtar pour les Babyloniens). Sa taille est à peu près équivalente à celle de la Terre. Elle est située entre le Soleil et notre planète, ce qui fait qu’elle est toujours visible du point de vue terrestre. On ne peut la voir qu’à l’aube ou au crépuscule, jamais au coeur de la nuit.

Les peuples e l’Antiquité pensaient qu’il s’agissait de deux étoiles: une étoile du matin (Eosphoros en grec, Lucifer en latin, « porteur de la lumière de l’aube ») et une étoile du soir (Hespéros ou Vesper). Les Grecs ont cependant démontré qu’il s’agissait en fait d’un seul astre, une planète de surcroit.

Vénus est visible soit à l’aube, soit au crépuscule, jamais les deux en même temps. Elle est également le troisième astre le plus brillant, après le Soleil et la Lune.

Symboliquement, l’étoile du Berger ou l ‘étoile du matin représente l’orientation, nous guide vers ce que nous devons faire, et nous donne le courage de le faire. Pour les Amérindiens (représentation et dénomination que j’ai choisies pour ma carte), elle est également un renouveau des traditions, un appel aux ancêtres pour avoir la force de poursuivre sa propre voie.

C’est à la fois cette symbolique et le fait que malgré son ‘simple’ statut de planète, Vénus est plus brillante que n’importe quelle étoile, en dehors de notre Soleil. Maintenant que je me trouve à l’aube d’un nouveau tome de ma vie, j’ai envie de penser que j’aurai la force et l’enthousiasme de le vivre, de voir l’amour et la beauté du monde, de ceux qui m’entoure, de me laisser guider en me souvenant des leçons de ceux qui m’ont précédée, et en suivant ma voie, quelle qu’elle soit. En m’alignant avec moi-même, en m’alignant avec ce que j’ai appris, en m’alignant avec ce que j’ai encore à apprendre, je me laisse guider par l’espoir, par l’amour de la vie également.

Alors cette semaine, laissez vous guider également. Qu’elle soit du matin ou du berger, elle veille, nous guide, constante.

2019 epopee: card #16. I am EMBRACING my life

Sooooo I keep on feeling I am on a brand new level in my life. I feel free from what restrained me for so long without any valid reason. When I think about it, I can’t even remember what it was. I feel like it’s behind me now, and that I don’t have to worry or even think about it. What needed to stay remains within, as a part of who I am. This is what matters. So now that I made room for new people, event and things to enter my life, I am embracing it.

I am embracing the change. It became a part of me. I don’t even realize it unless I take the time to look behind. I am evolving. And I guess it was high time for me to do so. To me, it’s not really a change or an evolution, though, it’s more like an adjustment between what I perceive and what I live. A physical and mental adjustment. It’s getting to be who I really am, in all aspects of my life. It’s harmonizing myself. It’s raising above the games I always refused to play but felt compelled to watch anyway. I don’t have to anymore. I just go on my path. When changes came, I just accepted them, and they put everything the way it was supposed to be, I guess. Everything was so simple, I didn’t even think about it, really. And it’s ok with me, I needed to step out of my cocoon anyway.

I am embracing the permanency. Some things or feelings don’t have to change. They are. And it’s perfect this way. By accepting it, by embracing it, I don’t have to worry about it. And as it is supposed to be, it is. Things are simple. You can change what is supposed to be changed, but if something is meant to be, for a moment or for a long time, then embrace it as a part of your life, right here, right now. When, and if, time has come to change it, then it will be. But to really embrace your life, you need to embrace all of it. So stop trying to fit, to conform to whatever ideal you think you should be. Just be yourself, and enjoy what you have. This is the biggest lesson I’ve learned and I am truly thankful for that. The day I understood and accepted to be happy with what I had and was, I know I made the biggest step forward in the ‘right’ direction. Some things are not meant to be changed. Period. You can exhaust yourself trying, or you can just learn to enjoy them.

I am embracing my vision of life. It was really time for me to live what I felt. I supposed that grief kept me a bit longer than it was supposed to from it, but it’s ok, I probably needed that extra time to get rid of older, deeper anchors. So now I am allowing myself to fully embrace my vision of how I want to live the rest of my life. Genuinely. I now can live what I feel. It seems obvious, but it’s not when you are trained to keep your feelings for yourself and do what you are supposed to do for the good of people around you. For decades. I am done with that. I already live the way I want at home, and started to infuse the idea that things would change, but now I plan to fully expand it. Time has come for people to deal with it. If they can take it, it will be really interesting and a renewal. If they can’t, well, they will have some work on themselves to do as I am done protecting their delusion. Time has come to set healthy boundaries and to work on having them respected. That will be fun either way.

I am embracing my whole self. I am the way I am, and I love it. I accepted a long time ago to have a mind working its own way, and I learned to master its skills. I accepted a long time ago to feel the way I do, and I learned to use it for the best. I accepted to look the way I do. I never truly had a problem with my physical appearance. But I never really felt in love with it… until recently. My body always was this strong vessel that could help me face anything. It had some weaknesses, but hadn’t fail me the last 15 years. It even came back stronger than ever after its nearly destruction by cancer before that. Since then, I took it for granted, never really cared about it. It took me some time to change my mind about it. I started to care more and more about its well being. After all, we have a long time left to live together. And I really wasn’t soft on it. So its time has come, and I surprised myself enjoying taking care of my neglected body. (Well, not THAT neglected… just ignored). As for the rest, I had to see what had to be changed and what could remain the same. Easy choice in reality. Then I had to live with it. And last I had to love it. This is where I am at now. I am loving the way I am looking. Not only what I chose to keep or to accept. But everything. The shape of it (and I renewed my wardrobe to celebrate that), my grey hair (easiest choice ever!), my scars (so proud of them!), and all those little things that I didn’t like, that made me feel bad even. They are part of me, I accept them and it’s that simple. As I learned to love myself again, then everything became obvious, once more. The woman within the warrior awakened. My body wasn’t only strong anymore, it became the witness of the love I felt for my whole self. I took care of it the same way I took care of my mind, nourishing it. I took care of it the same way I took care of my emotions, listening to it and caring for it. I took care of it the same way I took care of my life: enhancing it.

I am embracing what may come. I am now ready to embrace whatever comes into my life. Knowing that I will make choices that will be led by my whole self and not by fear or delusions. I don’t have to protect myself or others, so I can truly be open. I don’t need anything, in fact, really. I already have all I need in my life, I am happy the way I am. So I can welcome whatever comes with an open mind, open eyes and open arms. Knowing that I have been taught enough to make the good choices and see things as they are. I know that I still have a lot to learn as well as a lot to teach, and I can’t wait to live these situations. Time has come to share experiences, moments, emotions. And I am embracing this time of my life with delight.

Symbole n°31: Dwennimmen

Dwennimen « cornes de bélier » est un autre symbole adinkra. Il signifie « même les puissant doivent être humbles ». Le symbole représente la vue aérienne de deux béliers front à front, leurs cornes symbolisant la force et l’humilité. Force lorsqu’il s’agit d’affronter un danger ou un rival, humilité face au berger.

J’aime l’idée de rapprocher ces deux idées, de les rendre interdépendantes. Bien souvent, avec le pouvoir vient l’assurance, qui peut vite se mouvoir en arrogance, avec en filigrane l’idée d’invincibilité. On peut le voir chaque jour. Combien le fait d’avoir un quelconque pouvoir peut transformer. parce qu’avec le pouvoir viennent les relations verticales, l’échange n’est plus équitable mais teinté d’une notion de ‘faveur’, le don n’en est plus vraiment un. On en reçoit plus non plus vraiment, on est conseillé. Le rapport aux autres change également. Une hiérarchie s’instaure, la valeur de chacun dépendant de la place qu’il occupe. On peut le constater dans des domaines aussi divers que le professionnel, l’amical, le sportif. A partir d’un moment où des individus interagissent dans un groupe, certains seront plutôt meneurs, d’autres suiveurs, alors que d’autres encore préfèreront rester en dehors et garderont une certaine indépendance.

Le corollaire de ce genre de dynamique, est que bien des meneurs profitent de leur position pour entretenir et pérenniser leur ‘pouvoir’, encouragés par les suiveurs qui eux trouvent une certaine sécurité dans ce fonctionnement. Ce n’est pas un souci en soi, dès lors qu’il n’y a pas abus de pouvoir. Et c’est en cela qu’il est vraiment intéressant de lier la force, le pouvoir, avec l’humilité. C’est en gardant en tête la fragilité d’une position sociale, et en tentant de se rendre digne de l’honneur ou des responsabilités qui lui ont été accordées qu’un meneur a un rôle positif pour tous. Il a été choisi (la plupart du temps) pour des qualités qui correspondent à un besoin donné, à un moment donné. La confiance qui lui est accordée repose sur ces qualités, ces valeurs. Elles constituent un socle sur lequel il peut se reposer pour accompagner les autres, les élever également.

Et c’est l’humilité qui le fait rester les pieds sur terre. Il est tellement aisé de se laisser griser par le pouvoir, qu’il soit politique, économique, social, professionnel etc. C’est l’humilité, le fait de savoir d’où on vient, qui on est, pourquoi on en est là, qui permet de se concentrer sur la tache à accomplir et à faire abstraction des obstacles et des illusions qui parsèment le chemin. Le pouvoir peut être retiré aussi facilement qu’il a été octroyé. C’est quelque chose de très fragile. Et au final, ce qui compte réellement, c’est ce qu’on est, ce en quoi on croit.

J’ai de la chance, le pouvoir ne m’a jamais attirée, quel qu’il soit. Je n’ai pas non plus l’esprit de compétition. Je suis vraiment un électron libre, et je m’efforce de le rester (mais n’est-ce pas là aussi, un élément de pouvoir, en fait?). J’ai beaucoup de mal avec la notion de hiérarchie, même si je conçois son utilité dans certains cas. Je n’ai aucun goût pour les relations verticales. Mais j’ai aussi parfaitement conscience qu’on ne peut tout faire seul. On délègue dès lors le pouvoir d’agir à celui qui nous parait le plus compétent en la matière. Lorsqu’il s’agit effectivement de quelqu’un qui peut apporter des solutions et qui s’engage à le faire, cela bénéficie à tous. C’est ce que j’appellerai la pratique humble du pouvoir. Par contre, avec le temps ou pour certaines fonctions, l’objectif n’est plus d’apporter son aide ou des solutions mais uniquement d’occuper une position, pour nourrir son égo… Et là c’est une catastrophe… Qui malheureusement s’est presque érigée en norme au fil du temps. C’est mon point de vue et heureusement qu’il existe des exceptions…

Bien, ceci étant dit, la force et l’humilité peuvent aussi s’exercer intérieurement, et non pas uniquement dans les relations sociales. Ce sont des qualités qui, bien équilibrées, nous permettent d’évoluer de manière sure et assurée. « Je ne présage pas de ma force, mais je vais tenter de faire de mon mieux » en est l’illustration. Je ne suis pas sûre de réussir, mais je vais essayer de passer ce pallier. Lorsqu’on est confronté à une difficulté, à un obstacle, on peut faire preuve de force tout en demandant l’aide et en s’appuyant sur ceux qui nous la propose. Pour ma part, je ne serai certainement pas là où j’en suis aujourd’hui si je n’avais pas été entourée par mes proches, par tout un réseau qui m’a maintenue la tête hors de l’eau, quelque soit l’heure du jour ou de la nuit. Et j’ai bien conscience de tout ce que je leur dois. J’essaie à mon tour d’aider quand et comme je le peux, en faisant de mon mieux.

Bref, cette semaine, je prends conscience de ma force et je reste humble face à ce que j’ai accompli. Je prends conscience que force et humilité sont des composantes essentielles de mon chemin de vie.

Épopée 2019: carte n°16. Je me RESSOURCE

J’ai donc surgi de mes cendres, une fois encore, mais cette fois c’est différent. Pour compléter le processus, j’ai besoin de me ressourcer. De puiser dans tout ce qui me donne du plaisir, de la sérénité. De passer du temps seule, d’écouter de la musique, de gribouiller, de me laisser envahir par la nature qui m’entoure. De partager des moments avec mes proches.

Parce que pour que le processus d’intégration puisse s’accomplir, j’ai du mettre mon âme à nu, purger mon corps, vider mon esprit, pour ne garder que l’essence de ce que je suis. Maintenant que ma mue est terminée, il est temps pour moi de me nourrir de ce qui me donnera la force de poursuivre mon chemin. Et si je sais qu’il sera bien moins tumultueux que ce qu’ai pu vivre jusqu’ici, j’ai également conscience que j’ai encore beaucoup à apprendre.

Je prends donc le temps de me ressourcer, et tout me parait bien plus léger, plus facile, évident. Je suis mes envies, les occasions qui se présentent. Je suis dans un flux constant de douce évidence. Et pour une fois, je sens que je n’ai pas à rester sur mes gardes, à attendre le coup du sort qui me ramènera brutalement à terre. Parce que tout est clair, limpide, ouvert. Je n’ai rien à cacher, rien à expliquer, rien à comprendre. Je peux me laisser bercer, et envisager la suite avec sérénité.

Alors je me plonge dans la contemplation de la pluie qui semble apporter à la fois un peu de fraicheur et un renouveau autour de moi. Je la sens laver et nourrir mon âme, tout comme elle redonne un peu de vie et d’espoir à la nature accablée par le feu des derniers jours. Et je souris de la synchronicité de ma vie interne avec ma vie externe.

J’observe ces oiseaux qui semblent trouver mon balcon accueillant, surtout lorsque je joue de la flute. Nos chants se mêlent et transmettent leur message dans l’air à qui a besoin de l’entendre.

Je laisse mes doigts dessiner des motifs plus ou moins entrelacés, ils suivent leur propre rythme, ont leur propre histoire à raconter. Et j’aime penser à ces fragments comme de potentielles futures saga. Je les laisse également donner vie à ces idées qui jusqu’ici restaient oniriques. Je leur permet de venir à la lumière.

Je me laisse absorber par mes lectures, qu’elles soient fictionnelles ou informatives. J’ai plaisir à lire des passionnés qui définitivement sont mes contribules. Je me sens enfin appartenir, du moins en partie, à quelque chose qui me nourrit de surcroit.

Je dévoile à mes proches le pourquoi du comment de mes choix de vie sereinement, parce qu’il est temps pour eux de cesser de s’inquiéter et de projeter leurs peurs sur ma propre vie. En douceur, sincèrement, avec compassion. Et c’est là que je perçois le plus grand changement. J’assume, sereinement, je peux poser des mots sur mon cheminement, avec force mais tout en douceur. J’ai abandonné sur le chemin cette fausse pudeur qui me servait de bouclier. Je n’ai plus peur de les heurter, mais au contraire, mes mots les rassurent et leur permettent de mieux comprendre, et d’accepter. Parce que bien souvent, l’incompréhension vient de la projection de son propre vécu sur celui d’autrui. Alors que chaque cheminement est différent. En acceptant leur vision, pleinement, je me libère de cette contrainte et je me permets de pouvoir exprimer la mienne. Il n’y a plus de jugement, ni d’une part ni de l’autre, mais une sincérité et une intégration.

Je m’immerge dans la musique. Et je laisse les paroles me transmettre leur message si longtemps obscur mais que je suis prête à saisir maintenant.

Je prends soin de ma gardienne, de celle qui m’a accompagnée ces 16 dernières années de sa présence discrète mais si importante à mes yeux.

Je laisse mon esprit gambader dans des contrées qui ne sont que siennes, pour en ramener l’inspiration qui me fera vibrer à plus ou moins long terme.

Et je me surprends à sourire la plupart du temps, parce que je me sens bien.

Bientôt, je sortirai de mon refuge pour me confronter au monde de nouveau, mais je sais d’ores et déjà que ce détachement ne me quittera pas. Parce qu’il fait partie de celle que je suis aujourd’hui. Et c’est très bien comme ça.

Cette semaine, donc, je me ressource. Et je vous souhaite la même chose. Parce qu’on a trop souvent tendance à s’oublier et à se laisser emporter par le tourbillon de ce qui nous entoure. Alors que rien ne nous y oblige, en réalité. Tout n’a pas à nous atteindre en plein cœur. Tout n’a pas à nous agresser. Il y a toujours ces petits riens qui nous ramènent à qui on est, et il nous appartient de les distinguer dans le tumulte et d’en profiter. Parce qu’ils sont ce qui nous permet de patienter dans la tourmente, et de garder notre but en tête, quoi qu’il se passe. Ils sont les clés qui ouvrent les portes vers ce que nous sommes.

Et vous, qu’est-ce qui vous ressource?

Épopée 2019: mise à jour des symboles

Ces derniers temps, j’ai préféré utiliser un stylo gel blanc pour mes cartes symboles, au lieu de mes Uni pin noirs… et franchement, je trouve que c’est beaucoup mieux comme ça. Du coup, puisqu’il fait trop chaud pour faire quoi que ce soit, j’ai repris toutes mes cartes symboles pour les passer au blanc….

les cartes originales:

et la nouvelle version… je trouve vraiment que ça change tout!

Qu’en pensez-vous?

Symbole n°30: Le Phoenix.

Cette semaine, nous allons voyager avec le Phoenix. Cet oiseau mythique, que l’on retrouve dans différentes civilisations et à travers l’histoire, symbole la renaissance. Il est dit que lorsque le Phoenix arrive à la fin d’un cycle, il se construit un nid fait d’encens, d’épices et d’aromates, puis s’expose au soleil, qui l’enflamme. Un autre phœnix apparait des cendres 3 jours plus tard. Il symbolise donc la mort et la résurrection, la fin d’un cycle et le début d’un nouveau. (vous pouvez lire cet article, qui me parait plutôt complet sur le sujet).

Quant à moi, je suis clairement en train d’expérimenter cette dynamique. Même si il m’aura fallu plus de 3 jours pour renaitre de mes cendres…. Disons plutôt un peu plus de 3 ans. Mais peu importe en réalité. J’ai la chance de pouvoir vivre un nouveau cycle, qui ne sera, je le sais déjà, ni le premier, ni le dernier de ma vie. Dans mon article de lundi, j’ai déjà parlé des précédents brasiers qui, dans ma vie, m’ont réduite en cendre. Non seulement j’ai survécu, mais j’en suis sortie à chaque fois plus forte, grandie, plus sage aussi. Mais pour ce faire, il a fallu que je sois détruite. Physiquement, psychologiquement, ou encore émotionnellement. Chaque incendie avait son propre incendiaire, qui, j’en ai conscience aujourd’hui, possédait une leçon bien particulière qu’il m’appartenait d’intégrer. Être réduite en cendres n’est jamais un processus indolore. Néanmoins, le feu est aussi purificateur et, quelque part, il m’apparait évident de ne commencer un nouveau cycle qu’une fois débarrassée de tout ce qui n’a plus lieu d’être. De repartir avec les idées claires, avec une énergie renouvelée et positive. Pour autant, avant de commencer un nouveau cycle, il faut intégrer ce qui doit l’être, afin de partir sur de nouvelles bases, plus solides.

C’est le cas aujourd’hui. J’ai levé les derniers voiles, j’ai fini d’explorer les derniers recoins de mon cocon. Cette fois, j’avais eu besoin de rester à l’intérieur de mon tas de cendres pour me laisser le temps d’intégrer la fin du dernier cycle, mais aussi mettre un terme aux précédents, qui finalement, continuaient de couver…

Il est donc temps pour moi, comme pour le phœnix, de renaitre de mes cendres et d’explorer un nouveau cycle dans ma vie. Et pour être tout à fait sincère, cette seule pensée me remplit de joie.

Je me retourne donc une dernière fois sur ce tas de cendres, symbole du cycle qui s’est achevé, cocon sûr qui a su me protéger pour me permettre d’accomplir ma transformation. Et je déploie mes ailes pour pouvoir m’élever vers ce qui m’attend, dispersant les cendres au vent.

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