Une carte par semaine 50

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Je l’avoue, je ne pardonne pas. Je le vis plutôt bien d’ailleurs. Ces derniers temps, on voit fleurir sur la toile deux mots: bienveillance et pardon. Ce sont apparemment les clés du bonheur….

Je n’aime pas le mot bienveillance, que je trouve bien galvaudé et que je refuse de prononcer dans chacune de mes phrases. Je sais, je suis une rebelle. Pourtant, j’en fais preuve, mais je ne m’en vante pas, je ne le souligne pas, je ne la mets pas en valeur. Parce que pour moi, c’est quelque chose d’évident et de naturel. Pour autant, je me refuse à prononcer ce mot qui devient une injonction, un « élément de langage », comme ils disent, obligatoire, pour faire partie de la communauté humaine de nos jours. Il m’arrive donc de faire preuve de bienveillance, et pour autant, je ne la brandis pas comme un étendard….

Le pardon est présenté comme le seul moyen d’être heureux. Ce n’est qu’en pardonnant, ou en se pardonnant, en faisant donc preuve de bienveillance envers soi ou les autres (ah, oui, évidemment, il y a un lien), qu’on ne peut se sentir bien, avec soit et avec les autres.

Soit.

Sauf que je considère ma vie comme un voyage, avec ses péripéties et ses obstacles à surmonter. Comme une succession de leçons qui me font grandir, et devenir une personne plus riche intérieurement, plus sage aussi, dans un sens. Je pourrais bien évidemment pardonner et passer à autre chose. Sauf que ça irait à l’encontre de ma vision de la vie: je ne pardonne pas, j’accepte que ça m’est arrivé. Et parfois, avec le temps, j’oublie. C’est à ce moment que je considère que j’ai acquis ma leçon. En pardonnant, je m’empêche de faire ce cheminement, et la leçon se représentera sur ma route tôt ou tard…. plus explicite, en général….  avec l’expérience, j’ai appris à m’en préserver.

Pour autant, ne pas pardonner me permet aussi d’avoir le recul nécessaire pour accepter, comprendre, et tirer les leçons de ce qui s’est passé. En ce sens, c’est une expérience riche, profonde, et qui est porteuse de bien plus que ce qu’on pourrait envisager à chaud.

Souvent, on met en avant le fait que le pardon permet de se libérer et d’être heureux. je ne reviendrai pas sur ma vision du bonheur en tant que diktat. Quant à la libération, ça me pose question. Encore une fois, ce n’est pas ainsi que je vois ma vie. je ne me sens pas enchainée par mon ‘non-pardon’. Au contraire, c’est par les leçons que je peux tirer de ce qui s’est passé que je me construis, que je grandis, que je m’exonère de ce qui m’a heurtée. J’ai décidé de vivre ma vie intensément, en en acceptant chaque épreuve ou expérience. J’ai décidé d’en prendre la responsabilité aussi. De ce fait, j’accepte aussi de faire des erreurs. Et d’en tirer des leçons. J’accepte également d’être blessée. Et d’en tirer des leçons. Mais pour évoluer, il faut que j’en accepte les conséquences.

Je suis responsable de mes actes et de mes mots. En me pardonnant, je les efface et je passe à autre choses. Or, il  a des conséquences à chacun de nos actes, à chacune de nos paroles. Et en étant prompts à nous pardonner nous-mêmes, nous passons à côté des enseignements que nous pourrions tirer de ces expériences, et nous ne grandissons pas. Ce qui va là aussi à l’encontre de ma visions des choses. J’accepte la pleine responsabilité de mes actes et de mes paroles, ainsi que des leçons que j’en ai tiré. Tout ceci fait partie de mon cheminement.

Souvent, on oppose pardon et haine. Si on ne pardonne pas, c’est qu’on reste dans la haine. En pardonnant, on accède à une paix intérieure. Pour autant, je ne hais personne. Parce que je considère que nous sommes tous les acteurs de nos vies. Et que nos erreurs nous permettent de grandir, de devenir ce que nous sommes au fond. Je ne hais pas ceux qui m’ont fait du mal, consciemment ou non, d’ailleurs. Je ne leur pardonne pas pour autant. Par contre, j’en ai tiré des leçons sur ce qui s’est passé, ce que ça a eu pour conséquence dans ma vie, dans la leur. Je ne les hais pas parce que je suis convaincue qu’ils ont évolué depuis. et si ils ne l’ont pas fait, c’est leur problème, pas le mien. Ils me sont indifférents, mais je ne leur pardonne pas. Au pire, je les oublierai. Et je continuerai mon chemin.

Et c’est donc toute ma démarche: dépasser la peine, la haine, la colère, pour arriver à la compréhension, l’acceptation, puis à l’oubli. C’est mon cheminement, et je me sens vraiment bien dans ma vie en la menant ainsi.

Voici donc votre challenge:


Une carte par semaine 50

Citation: « Épargne-toi le tourment de la haine ; à défaut du pardon, laisse venir l’oubli. » Alfred de Musset

Mot: oubli

Motif: A la russe


Je vous rappelle les modalités du challenge:

  1. Chaque lundi, je poste le sujet du challenge. Vous avez jusqu’au dimanche soir suivant pour poster vos propositions sur le groupe facebook.
  2. Je vous propose plusieurs possibilités: une citation, un mot, un motif de zentangle. A vous de choisir d’en utiliser un ou plusieurs. Les liens vers les tutoriels éventuels seront inclus.
  3. Vous pouvez dès lors décorer votre carte, ou encore votre page de cahier.
  4. Surtout, amusez-vous, prenez ce temps pour vous, profitez, laissez parler votre créativité. Partagez aussi, chacun peut être une source d’inspiration pour les autres!

Et voici ma carte:

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One card a week 49

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What keeps us going? What motivates us to go further, deeper? What is the spark within that makes us become the one we are supposed to be?

I don’t know for others. But to me, it’s a simple thought: somewhere, somehow, something incredible is waiting to be discovered. And I mean dis-covered. I guess it’s the will to understand things, or at least to bring a meaning to them. After all, understanding things is something really hard to do. I mean, the way I understand events, behaviours, people are often really different than the way other people may understand them. I should then say « interpret things ».

When you learn to step back, to really take the time to observe, to let go, your vision of the world around you is really different than it used to be. Priorities, interests, emotions, nothing is the same anymore. And it’s allright. After all, you are not the same either.

Letting go of fear is something I am really grateful. I don’t live in fear of anything, which allows me to focus on the journey, the landscape, the people I meet. As my mind is decluttered from all those little triggers, it can open and give me the opportunity to enjoy each moment.

So yes, what motivates me is the deep strong feeling that there are beautiful and wonderful moments yet to be lived, somewhere, some time, somehow. And it makes me feel really good about my life.

So here is your challenge:


One card a week 49

Quote: « Somewhere, something incredible is waiting to be known. » Carl Sagan

Pattern: odee


Here are the rules of the challenge:

  • Each thursday, I’ll give you a quote and a pattern to play with. You can use both, you can use only one of them, it’s up to you.
  • You have till the next wednesday to make your card and share it with us in the facebook group (just ask to be added, and I will open the doors wide open to you )
  • The goal of this challenge it just to offer yourself a time to have fun with pens and cards, to ponder on words, to enjoy a ME time. We tend to forget about ourselves so easily! And sharing is such a beautiful thing to experiment in our life!

And here is my card:

Une carte par semaine 49

unecarteparsemaine

Décembre est un mois encore compliqué pour moi, j’en ai bien conscience. Il y a 10 ans tout juste, je mettais un pied en enfer, alors que je rentrais d’une journée somme toute banale. Mon petit univers s’est écroulé, du moins ce qui en restait après avoir tenté à de multiples reprise d’aider celui qui était mon mari à faire face à sa maladie mentale, à son alcoolisme, à ses addictions. Il me suffit de fermer les yeux pour revoir les traces de sang qui menaient à mon appartement, la porte dégondée, et son absence… je me souviens encore de ma terreur et de celle de ma fille, que j’avais dans les bras, alors âgée de 2 ans et demi. Je me souviens très bien avoir appelé la police, les hôpitaux, et de m’être précipitée aux urgences pour le retrouver, ensanglanté, hurlant, alcoolisé à un point inimaginable, hors de lui. Et je ressens encore très vivement ce qui m’a traversé à ce moment là: la rage, la haine, la volonté de m’en sortir, de faire tout ce qu’il fallait pour mettre fin à ce cauchemar, pour protéger ma fille.

Ce que j’ai fait.

10 ans plus tard, il est marié et heureux, et je suis à un point de ma vie où tous ces souvenirs ne me font plus mal. Ce sont juste des souvenirs. Le seul lien qui existait entre nous est parti il y a 1 an et demi. Il ne fait donc plus partie de ma vie.

Aujourd’hui Je n’ai plus de haine envers lui… il m’a donné une fille merveilleuse, et la force de construire toute une vie pour elle, puis pour moi. Il m’a poussée à aller au delà de mes limites, à me dépasser, à me renforcer. Et chacune de ses tentatives pour me détruire (nombreuses et réelles) a eu pour conséquence une plus grande volonté de ma part, parce que je ne me battais pas uniquement pour moi, mais surtout pour ma fille. Et j’ai appris à m’armer de patience, de ténacité, de lucidité, de recul, et de confiance. Je n’ai pas laissé ces épreuves m’ôter toute humanité, je ne me suis pas renfermée. Je devais être une mère, je devais préserver son innocence, son équilibre. Et je me devais surtout de lui montrer l’exemple: je n’étais pas une victime. J’étais une guerrière. Non pas pour détruire qui que ce soit, mais pour protéger, pour construire, pour me battre pour elle, pour nous. Finalement, je lui dois beaucoup, à cet homme. Disons qu’on est quittes.

C’est cette traversée de mon petit enfer personnel qui m’a rendue forte je pense, suffisamment en tout cas pour faire face à un autre enfer, quelques années plus tard… Et j’en reviens, petit à petit, une fois de plus. Bien déterminée cette fois à ne plus y remettre les pieds. Et avec l’intime conviction que le meilleur reste à venir. Et s’il ne vient pas à moi, j’irai le chercher, où qu’il soit. Parce que j’en ai envie, et que je pense en avoir fini avec le côté obscur de la vie, j’ai bien appris ma leçon. De guerrière je suis passée à conquérante.

Alors oui, ce mois de décembre est compliqué pour moi, même aujourd’hui. Encore aujourd’hui. Mais j’ai aussi de quoi l’affronter: l’envie qu’il soit doux, apaisé, intérieur. loin de cette agitation et de ces manifestations sonores, visuelles et sociales qui me sont encore trop douloureuses. Je vais en profiter pour me préparer à ce qui vient ensuite: une nouvelle année, de nouvelles aventures, de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres. Et la fin d’une période tellement riche mais sombre, et le début d’une autre, épique et lumineuse.

Voici donc votre challenge:


Une carte par semaine 49

Citation: « L’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil » Paulo Coelho

Mot: aube

Motif: snow flower


Je vous rappelle les modalités du challenge:

  1. Chaque lundi, je poste le sujet du challenge. Vous avez jusqu’au dimanche soir suivant pour poster vos propositions sur le groupe facebook.
  2. Je vous propose plusieurs possibilités: une citation, un mot, un motif de zentangle. A vous de choisir d’en utiliser un ou plusieurs. Les liens vers les tutoriels éventuels seront inclus.
  3. Vous pouvez dès lors décorer votre carte, ou encore votre page de cahier.
  4. Surtout, amusez-vous, prenez ce temps pour vous, profitez, laissez parler votre créativité. Partagez aussi, chacun peut être une source d’inspiration pour les autres!

Et voici ma carte:

lemonade

This last month has been really emotional. And writing my little batch of lemonade sure helped me go through this. So here it is, sometimes bitter, sometimes sparkly, sometimes sweet.. I hope you will enjoy it.

Only 4 weeks to go before the new year. I guess I will have to go through some depth during this time. Not to drown, I am no sailor, but to dig to the core of who I am… I feel it’s time to do so… To cut loose some chackles and take new steps on my path.

I have adventures to live, universes to discover, and souls to meet.

Until then, get a glass and enjoy this lemonae of mine. I hope it will give you the will to go on too!

limonade

1er décembre. Je ne pensais pas le vivre aussi intensément, mais il m’a prise par surprise et m’a terrassée en un rien de temps. Je me doutais que la douleur était tapie non loin, j’avais vu les indices de sa présence: ce petit pincement au coeur, ces souvenirs, cette nostalgie devant des petits riens…

Et ce matin, en écrivant la date au tableau, heureusement avant l’arrivée des élèves, les larmes qui surgissent, les souvenirs qui m’emportent, cette boule au ventre qui avait pourtant disparue depuis longtemps… J’ai pris le temps de la reconnaitre, de l’accepter, et de faire avec tout au long de ma journée… et puis à midi, une maman qui me parle d’Elle. Et qui me dit des mots qui bouleversent, qui chamboulent… les larmes de nouveau, pour la première fois en public depuis bien longtemps…

Elle est acide cette limonade. je vais devoir trouver de quoi l’adoucir…

Et me voilà à ne plus aimer le mois de décembre, alors qu’Elle l’aimait tant… je vais devoir le réapprivoiser, le rendre moins douloureux, inventer de nouveaux petits riens qui lui donneront un sens qui me sera propre. Cette année, pas de sapin. Une bougie peut être, du thé, un canapé et son plaid si accueillant, et de la musique. Un peu de lumière, de douceur et de chaleur. Pour oublier la dureté et le froid de l’absence.

Mais ce soir, il me parait bien cruel, ce mois de décembre…

Je ne vais pas laisser abattre, voici donc quelques verres de limonade, parfois sucrés, parfois amers, parfois acides, parfois juste dosés… pour en faire ce que bon vous semble.

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One card a week 48

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I don’t really remember when I decided to just let go of everything that was holding me back. But there is one thing I am sure of: I don’t regret it one second. My life is really simpler, more enjoyable and meaningful.

When I think about it, I realise that it was really simple and so freeing. I just follow my desires, and do what I feel I should do. And to my surprise, everything falls into place! It’s an amazing feeling: to know you are on the right path because everything goes in the same direction, or helps you to go on.

For years, I shut down this part of me. It was also the time I tried to survive, and so I guess I needed to live my life that way for a while. You can easily get caught in your everyday life, just trying to get to the end of each day without too much harm. And live one day at a time, without thinking about your dreams, without even thinking about having dreams, or desires. Just live through the day.

And a day, I decided it was time for me to stop surviving and to start to live my own life. Mine. Following my rules, my desires, my way. It was so easy, to obvious. I just made a first step and another, and another. Being confident, with this intimate knowledge I was doing the right thing.

By doing so, I live in harmony with myself, and it gives my life a whole new meaning. It’s richer, deeper, and so so exciting! Eacha nd every morning, I wake up wondering what will be the next step, where my journey will take me, and I am confident it will be a good day, as long as I listen to my self. My soul, my heart. Whatever it is that drives me on the right path. My path.

I don’t really have a goal, but it doesn’t matter. I really enjoy each step of my journey.

So here is your challenge:


One card a week 48

Quote: «Follow your dreams, they know the way.

Pattern:fili


Here are the rules of the challenge:

  • Each thursday, I’ll give you a quote and a pattern to play with. You can use both, you can use only one of them, it’s up to you.
  • You have till the next wednesday to make your card and share it with us in the facebook group (just ask to be added, and I will open the doors wide open to you )
  • The goal of this challenge it just to offer yourself a time to have fun with pens and cards, to ponder on words, to enjoy a ME time. We tend to forget about ourselves so easily! And sharing is such a beautiful thing to experiment in our life!

And here is my card:

Une carte par semaine 48

unecarteparsemaine

Je me sens souvent en décalage avec mes semblables. Un peu comme si nous ne vivions pas sur le même tempo, à la même vibration. C’est un sentiment étrange. Je ne m’émeus pas pour les mêmes choses, et j’ai du mal à voir certaines situations comme problématiques. Ou du moins, je ne me noie pas lorsque je suis confrontée à la plus petite difficulté. Parfois, je les envie d’être capable de ressentir tant d’émotions. Mais la plupart du temps je préfère être à ma place, parce que ma vie aujourd’hui est certainement plus sereine que la leur.

J’ai parfaitement conscience également de la singularité de mon chemin de vie. Ou du moins que j’ai la chance d’en être sortie relativement indemne. Ce sont ces épreuves qui ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui. C’est le fait d’avoir eu à affronter mes peurs, le côté sombre de la vie, et d’en ressortir plus forte encore qui fait que je peux désormais envisager la vie sous un angle plus léger, plus détaché aussi. Plus armée sans aucun doute.

Dès lors, ces ombres, ces obstacles, ces difficultés qui les paralysent me semblent au contraire être des leçons à acquérir, et ne me bloquent à aucun moment. J’ai également appris à ne pas subir ma vie, mais à la construire, à la vivre, à agir. Car c’est par l’action qu’on se débarrasse de ces chaines qui nous entravent si profondément qu’on a la sensation de se noyer encore et encore. Je n’ai pas l’âme d’une navigatrice, ceux qui me connaissent savent ma répulsion pour la simple idée de me retrouver au milieu d’une étendue d’eau. Par conséquent, la noyade n’est pas une option pour moi. Et je n’attends pas d’être dans une situation pouvant la provoquer.

Au fil du temps, j’ai appris à lâcher prise, à prendre du recul, à envisager une situation sous différents angles, et à choisir de m’en servir pour grandir, et non pas comme excuse. Et je le dois aux ombres qui ont obscurci mon existence. Construire du positif à partir du négatif. C’est un des moteurs de mon existence: avoir conscience de l’obstacle, l’envisager sous différents angles, le confronter et m’en servir de base pour quelque chose de constructif, tant pour moi que pour les autres.

Et si je suis capable de le faire, c’est que j’ai compris que l’ombre qui traverse ma vie ne sert qu’à mettre en lumière ce qui peut en découler. J’accueille donc l’ombre comme quelque chose de positif et non pas comme une obscurité telle qu’elle m’étouffe et me noie. la lumière aurait bien moins de sens et d’importance si elle n’était pas confrontée à son ombre, qui la sublime et lui donne son éclat si particulier.

C’est en définitive une simple question d’équilibre.

Voici donc votre challenge:


Une carte par semaine 48

Citation: « L’ombre qui fait la lumière dans mon esprit fait la nuit dans le leur. » Charles Baudelaire

Mot: ombre

Motif: abukas


Je vous rappelle les modalités du challenge:

  1. Chaque lundi, je poste le sujet du challenge. Vous avez jusqu’au dimanche soir suivant pour poster vos propositions sur le groupe facebook.
  2. Je vous propose plusieurs possibilités: une citation, un mot, un motif de zentangle. A vous de choisir d’en utiliser un ou plusieurs. Les liens vers les tutoriels éventuels seront inclus.
  3. Vous pouvez dès lors décorer votre carte, ou encore votre page de cahier.
  4. Surtout, amusez-vous, prenez ce temps pour vous, profitez, laissez parler votre créativité. Partagez aussi, chacun peut être une source d’inspiration pour les autres!

Et voici ma carte:

Mon calendrier de l’avent…. inversé

Voila qu’arrive le mois de décembre… pendant des années, je passais mes mois d’automne à préparer un calendrier de l’avent plein de trucs à faire, de surprises, de bidules à bidouiller ou à partager. Et chaque jour de décembre, c’était magique. On ‘faisait un truc ensemble’ comme elle disait, et c’était quelque chose de vraiment particulier.

L’année dernière, la simple idée de célébrer Noël m’était insupportable. Pas de sapin, pas de calendrier, pas de déco et je me suis fermée comme une huître, avec la nausée et les larmes qui coulait… La solitude était encore plus forte, plus douloureuse, d’autant que je devais continuer à faire le calendrier, le bricolage et la carte de Noêl avec mes élèves… une torture.

Cette année, je suis dans une optique différente. une optique plus sereine, avec toujours cette idée de la rendre fière. Alors j’ai cherché comment faire pour que ce mois de décembre soit moins douloureux, et qu’il puisse quand même nous ressembler.

Et j’ai trouvé: je vais faire un calendrier de l’avent inversé. En gros, chaque jour, je vais mettre dans une boite un produit d’hygiène, un vêtement, un accessoire, une douceur ou encore un petit truc sympa et le 26 décembre, je donnerai ma boite et son contenu à un SDF, avec un bon café bien chaud.

C’est tout bête, et ça a du sens pour moi. J’ai tout ce dont j’ai besoin et bien plus. Et je dors et travaille au chaud (d’ailleurs, j’ai propagé mon idée à ma classe, on va aussi faire une boite avec mes élèves, ils sont vraiment enthousiastes et avaient des tas d’idées).

Donc voila.

Pour ceux qui veulent me suivre dans ma nouvelle lubie, j’ai fait une petite liste (qui peut être modifiée selon vos envies et vos propres idées).

Je le sens bien, ce mois de décembre!

calendrier avent inversé

One card a week 47

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Sometimes, when you are lucky (or when you need them), words or quotes appear on your computer screen. I had his words appearing on my feed several times. I then checked on instagram and follow him for a while now. And I purchased his book as soon as I could. I am addicted to his words I guess.

He is known as j. iron word and you can find him here, on instagram.

 

Anyway, this week quote is one of his, and it really spoke to me, in a deep, meaningful way. In two sentences, he could put in words what I feel for a while now.

We are made from the choices we took, the people who came and went out of our life. But still, we are not confined to the limits of what our past is. We are still living, we are still learning, still growing. So our past shouldn’t stop us from being. Being who we are, who we want to be.

When we understand that, things are getting clearer, not easier but clearer. And we can enjoy all these little things we meet on our journey.

My past made me the one I am today. It taught me skills, resilience, and strength. I learned a lot on my way to today. I explored my dark side, had dark days. But I don’t regret it. because this is why I am the one I am now. The one who can enjoy the brighter side of life. I learned to have my own way of seeing things, of feeling them, and I can rely on that.

It also open the fields of infinite possibilities. I can be or do whatever I want to be or do. It freed me too.

So, what are you waiting for getting rid of this idea that you are your past? You are your now.

So here is your challenge:


One card a week 47

Quote: « You past helped make you, but it does not define you. You are on a path all your own, with a future that knows no limits. » j. iron word

Pattern: Conoor


Here are the rules of the challenge:

  • Each thursday, I’ll give you a quote and a pattern to play with. You can use both, you can use only one of them, it’s up to you.
  • You have till the next wednesday to make your card and share it with us in the facebook group (just ask to be added, and I will open the doors wide open to you )
  • The goal of this challenge it just to offer yourself a time to have fun with pens and cards, to ponder on words, to enjoy a ME time. We tend to forget about ourselves so easily! And sharing is such a beautiful thing to experiment in our life!

And here is my card:

Une carte par semaine 47

unecarteparsemaine

Il y a quelque temps déjà, j’ai décidé de me passer de presque tout ce qui pouvait générer du stress ou de la négativité. Presque tout, parce qu’il y a certains impondérables.

Et je me sens bien mieux.

J’ai aussi pris la décision de prendre du temps, tout simplement, au moins une fois par jour, pour ne rien faire, si ce n’est observer la nature, faire un peu d’introspection, méditer. Au départ, je ne voyais pas comment j’allais réussir à caser ce temps dans mon emploi du temps hyper chargé. Et j’ai réalisé qu’il était chargé parce que je le voulais ainsi. Je suis aujourd’hui plus efficace et surtout, bien plus calme, sereine. Et je suis convaincue que ces quelques minutes par jour y contribuent grandement.

Nous vivons dans une société très anxiogène. Nous sommes soumis à un flux d’informations qui va dans ce sens et nous empêche de prendre le recul nécessaire pour hiérarchiser l’importance de ce que nous recevons.

Nous nous focalisons donc sur les arbres qui tombent, toutes ces petites catastrophes qui rythment nos journaux télévisés, nos fils d’actualités, nos médias et nos réseaux sociaux. C’est bruyant, dévastateur, source de stress et d’un sentiment d’urgence. Ce qui influe aussi sur nos relations aux autres, à la compétitivité, au besoin de reconnaissance, à la question de l’image que l’on veut donner. Je m’en suis détachée très fortement mais je le constate encore chez nombres de ceux que je côtoie… et ça me questionne…

Pourquoi se focaliser sur cet arbre qui tombe, sur ce brouhaha, sur cette urgence et ce moment, alors qu’il y a une forêt qui pousse, plus lentement, silencieusement ? Le partage, la collaboration, l’empathie, l’échange, la réflexion… tout ça se développe aussi, à une échelle plus petite mais généralisée. Ce sont des petits riens, des gestes, des sourires, des mains tendues qui plantent des graines qui prendront le temps de germer mais qui donneront de belles forêts. C’est un peu comme ça que je vois mon métier: je plante des graines chez mes élèves, qui en feront ce qu’ils voudront, de grands et majestueux arbres ou des herbes folles. Mais elles pousseront, à n’en pas douter. Alors je continue chaque jour à planter ces graines, le sourire aux lèvres, en prenant le temps qu’il faut. Et lorsque j’ai de la chance, je peux voir une ou deux graines germer déjà dans l’année. La plupart du temps, je ne les verrai pas, et ce n’est pas un souci. Ce genre de chose peut prendre du temps, et c’est très bien comme ça.

Au final, c’est ce qui compte vraiment: cette forêt qui pousse, et non pas cet arbre qui tombe de temps en temps. Alors chaque jour, pendant mes moments au calme, je ramasse les graines que je planterai, et je me sens bien.

Voici donc votre challenge:


Une carte par semaine 47

Citation: Écouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe. Hegel

Mot: écouter

Motif: irradial


Je vous rappelle les modalités du challenge:

  1. Chaque lundi, je poste le sujet du challenge. Vous avez jusqu’au dimanche soir suivant pour poster vos propositions sur le groupe facebook.
  2. Je vous propose plusieurs possibilités: une citation, un mot, un motif de zentangle. A vous de choisir d’en utiliser un ou plusieurs. Les liens vers les tutoriels éventuels seront inclus.
  3. Vous pouvez dès lors décorer votre carte, ou encore votre page de cahier.
  4. Surtout, amusez-vous, prenez ce temps pour vous, profitez, laissez parler votre créativité. Partagez aussi, chacun peut être une source d’inspiration pour les autres!

Et voici ma carte:

 

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