Mon voyage intérieur: octobre (02)

Créer, c’est aussi trouver ou exprimer son équilibre intérieur, et de le mettre en résonance avec l’équilibre naturel.

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Mon voyage intérieur: octobre (01)

voyage en tête

Après ce mois passé, j’aurais pu croire que le mot du mois d’Octobre aurait été « résiste », « soies vulnérable », « patiente », « détends-toi », et que sais-je encore… Mais non, pourquoi faire dans l’évidence alors que ce voyage requiert de creuser plus profond, d’aller dans des contrées inexplorées…. Lorsque j’ai lu le mot du mois d’octobre, j’avoue que j’ai souri. Parce que c’est un mot qui m’accompagne chaque jour…. mais qui, oui, ce mois-ci, a revêtu une saveur particulière. Ce mois d’octobre, le mot qui nous accompagnera sera: Crée.


Créer

  • Réaliser ou concevoir quelque chose.
  • Fonder, établir quelque chose, être à l’origine de son existence.
  • Faire naître, engendrer un sentiment, un état.
  • Réaliser des œuvres originales qui portent la marque de ses sentiments, de sa pensée, de sa personnalité.

Nous créons tous notre propre réalité, en définitive. La mienne sera très différente de celle de mes voisins, même si nous partageons des valeurs, un lieu, une culture, un temps communs. Nous sommes donc tous créateurs de notre univers personnel. De ce que nous sommes.Et si parfois pour être capable de créer une nouvelle étape de notre vie, il faut détruire l’ancien, il ne s’agit que de créer un espace propice à notre croissance personnelle.

1. Créer notre réalité.

Chaque expérience, émotion, apprentissage nous modèle. Lorsque nous vivons quelque chose, nos perceptions propres nous amènent à l’ envisager de manière complètement unique. C’est pourquoi un même événement peut être décrit si différemment par des personnes qui l’ont vécu. Nous créons un univers unique, personnel, dans lequel nous évoluons, où nous avons nos repères, nos références, nos valeurs, nos limites aussi.

 J’aime prendre du recul par rapport à ce que je vis. C’est ma manière de faire l’état des lieux de mon univers. C’est ce qui me permet d’en améliorer certaines parties, d’en dépoussiérer d’autres ou encore d’ajouter des nuances, des détails, des éléments, de définir ce qui doit être exploré ou ignoré.

Notre réalité est régulièrement confrontée à la réalité d’autrui. Et c’est dans ces moments-là qu’elle prend tout son sens. C’est aussi dans ces moments-là que notre réalité est mise à l’épreuve. Tout dépend du lien que nous entretenons avec elle. Si nous avons confiance en nous, en ce que nous avons construit, la confrontation est enrichissante, la mise en perspective est éclairée et éclairante. Si par contre, notre sens de notre propre réalité est fragile ou fragmentée, notre univers se retrouve écrasé par celui d’autrui. Il arrive également que notre réalité se heurte aux conceptions et éléments culturels dans lesquels nous avons été élevés. C’est en cela que nous avons besoin de prendre réellement et pleinement conscience que nous sommes les créateurs de notre réalité. Nous. Chacun. Personne d’autre. Nous devons accepter la responsabilité et les possibilités que ça induit. En embrassant notre rôle de créateur, en agissant, en étant acteur de notre vie et non seulement spectateur.

Notre univers personnel peut être tellement riche. Et lorsqu’on y pense, c’est l’œuvre la plus importante de notre vie. Il est à la fois son moteur, son inspiration, sa réalisation, sa base et sa finalité. Que vaudrait notre vie sans la constitution de cet univers? Que vaudraient nos émotions, nos expériences, nos envies, nos besoins, notre croissance intellectuelle et spirituelle sans cette idée que chacun d’entre eux constitue une partie de notre être, de notre univers?

2. Créer notre sanctuaire

Il est un lieu, lové au cœur de mon univers, où je me réfugie lorsque j’en ai besoin. Il est constitué de tous les souvenirs, les émotions, les personnes qui peuvent m’apporter du réconfort, de la sérénité. C’est mon sanctuaire.

Dans mes jours les plus sombres, j’ai perdu le chemin et la clé de ce lieu de paix. Je ne sais pas ce qui était le plus difficile. Le fait de ne pas pouvoir trouver quoi que ce soit ou qui que ce soit à quoi me raccrocher, ou la douleur de savoir que j’avais ce refuge en moi, mais que j’étais incapable d’y accéder. Le fait est que rien ne m’empêchait de retourner dans mon sanctuaire si ce n’est moi-même. Je me refusais ce droit. C’était mon choix. Même si je n’en avais pas vraiment conscience à ce moment-là.

J’ai alors commencé par remarquer les petits riens qui se présentaient sur mon chemin. les petits bonheurs à peine perceptibles, les mots qui entraient en résonance avec cette part de moi qui résistait à ce qui me détruisait à petit feu. Et ce sont ces petits riens qui m’ont ramenée à mon refuge, à mon sanctuaire. Ces petits riens, ces pépites, ces étincelles qui ont rallumé les torches balisant le chemin, qui ont mis en lumière que la clé avait toujours été mienne, que je ne pouvais la perdre, uniquement l’ignorer.

Depuis, je visite régulièrement mon sanctuaire, j’y retrouve ce qui m’est le plus cher, ce qui compte vraiment. Et je souris à l’idée que les petits riens qui m’y ont ramenée ont maintenant leur propre vitrine où ils brillent de leur unique et si particulière lumière.

Nous pouvons tous créer notre sanctuaire, y rassembler ce qui nous est cher, ce qui nous est doux, ce qui nous apporte réconfort, sérénité, paix. J’aime le visualiser comme une sorte de librairie géante, dont le sol est recouvert de coussins bariolés et moelleux, où je peux avoir accès à ces auteurs, ces artistes, ces anonymes, ces souvenirs, ces émotions d’un seul coup d’œil. Où il me suffit de fermer les yeux pour me sentir en sécurité, en paix avec moi même. Où je réalise le plus souvent combien j’ai avancé sur mon chemin de vie. Où je prends conscience du sens de ma vie.

Et où me vient le plus souvent l’inspiration de prendre mes crayons, feutres, pinceaux, clavier….

3. Créer un équilibre

Parce qu’en définitive, il s’agit de ça: créer un équilibre intérieur qui s’harmonise avec le monde dans lequel on évolue. Clairement, la vie est un processus de déséquilibre permanent. On peut trouver un équilibre pendant un certain temps, mais alors un événement, une émotion ou que sais-je encore vient perturber cet état pourtant durement acquis la plupart du temps. Il nous faut dès lors travailler à créer un nouvel équilibre, un nouvel état de sérénité et d’assurance.

Ce n’est pas si difficile lorsqu’on y pense. Il suffit d’être conscient du déséquilibre et de sa cause. Apprendre la leçon qu’il y a à en tirer, l’accepter, et atteindre un nouvel état d’équilibre.

Seulement voila, la plupart du temps, nous laissons les aléas s’accumuler sur notre chemin avant d’agir. Et le déséquilibre est plus prononcé, plus douloureux parfois, plus difficile à régler en tout cas. Mais c’est possible. Avec le temps, un esprit ouvert et de la compassion pour soi.

En ce moment, j’entends beaucoup parler du côté obscur, de la symbolique de l’automne, saison où tout s’endort ou dépérit. Du côté obscur également de nos êtres parfois. Et j’ai moi-même eut une petite piqûre de rappel de mon côté obscur, apocalyptique, le mois dernier…. Mais au final, loin de vouloir l’éradiquer, de ne tendre qu’à la lumière pure comme on nous le serine partout, pourquoi ne pas accueillir notre côté obscur comme une composante de notre être, et de l’utiliser pour atteindre un équilibre? Pourquoi ne pas accepter cette partie de nous comme étant nécessaire à notre équilibre?

C’est la leçon que j’ai retenue de ce mois de septembre, plutôt très déséquilibré en ce qui me concerne, mais qui s’achève sur cette notion d’équilibre intérieur qui s’étend à mon univers extérieur. Parce que je suis persuadée qu’en étant en paix avec moi-même, je suis capable d’être plus à l’écoute, plus dans l’action, plus dans l’empathie, bref, d’interagir plus efficacement avec ce qui m’entoure. Je n’ai plus à gérer mes démons intérieurs, je les ai accueillis, intégrés à ce que je suis, leur enlevant tout pouvoir sur moi. Je peux me consacrer à créer un espace de paix autour de moi. Et c’est ce que je compte faire ce mois d’octobre.

Nous sommes tous des voyageurs

Bien. Ma tendinite est toujours là…. accompagnée de sa copine, Frustration. Je ne peux écrire ou dessiner plus de 5 minutes à la fois sans avoir de douleurs… Mais je suis ce que je suis, et j’ai ce proverbe en boucle dans ma tête depuis plusieurs jours… Ce qui signifie que je devais attraper mon porte mine, mes feutres, et le poser noir sur blanc. Ce que j’ai fait. Clairement difficile, la douleur a parfois dévié mes traits, mais voila, c’est fait…. J’ai renfilé mon atèle et je me suis promis de ne pas recommencer, sauf si une autre citations ou pensée envahit ma tête de nouveau….

Voila donc ce que j’ai commis:

voyageurs

J’étais pourtant prête….

J’avais mes supports pédagogiques imprimés et classés, ma classe était organisée pour recevoir mes élèves, j’étais reposée. J’avais préparé cette rentrée calmement, sereinement. Un petit peu d’excitation les jours précédents, mais rien d’anormal…. Bref, je m’étais préparée à une nouvelle rentrée, des projets pleins la tête, prête à démarrer dès le premier jour, motivée, contente aussi de retrouver mes élèves, de passer une année avec eux….

Je devais être un peu trop confiante et l’Univers a voulu tester ma capacité d’adaptation. Clairement. Et me voila confrontée à une vaste conspiration, visant à anéantir tout sentiment de sécurité et de confiance…. et à me déstabiliser sur plusieurs plans. Simultanément. Sinon ce n’est pas drôle…. Juste histoire de bien me faire comprendre la leçon….. la thérapie du coup de pied aux fesses, la seule qui semble marcher avec moi, il faut dire, obstinée que je suis à poursuivre mon chemin tel quel….

1.Conspiration technologique

Mon ordinateur, et mon disque dur…. voir même une clé. Bref, me voila confrontée à une rébellion  de mes outils informatiques…. entre la mise en ligne de docs qui refuse de se faire, la perte de documents, le refus de lire certains périphériques qui pourtant n’ont jamais donné de signe de faiblesse jusque là…. évidemment au moment où je les sollicite pleinement….

Je reste calme, je reconfigure, j’actualise, je mets à jours, je formate même (nanmého!), et cette petite frustration qui s’insinue ne me freine pas tant que ça…. je trouve des alternatives, j’improvise.

Mais la conspiration ne s’arrête pas là…. Les photocopieurs de l’école se joignent à la révolte…. j’improvise, je fais preuve de créativité…. mais l’agacement se fait sentir un peu plus….je commence à bouillir intérieurement, j’essaie d’envisager d’autres solutions, le stress commence à monter, la frustration également….

Je suis tendue…. surtout que je dois aussi gérer en parallèle….

2. Attaque de mes ressources physiques

Oui, parce que sinon ce n’est pas drôle…. Comment faire pour vraiment me mettre à l’épreuve physiquement au moment le plus stressant de l’année scolaire, au moment où mes ressources physiques sont les plus sollicitées? La réponse a été créative mais efficace.

Une tendinite. Au poignet droit. Que j’ignore dans un premier temps, en serrant les dents… Mais qui finit par m’empêcher de dormir (le manque de sommeil, parfait moyen de me tester!!), et qui me fait vivre avec une douleur intense quasi permanente… Pour me soulager dans un premier temps, me voila à devoir porter une orthèse…. qui m’empêche donc d’utiliser correctement ma main droite…. pour une droitière, c’est embêtant…. impossible d’écrire, de dessiner, de taper même, où en enlevant l’orthèse (et en ayant très rapidement mal +++). La frustration augmente, je suis plus irritable (le manque de sommeil n’aide pas)… mais je poursuis quand même mon chemin, déterminée à ne pas me laisser faire par la trahison de mon propre corps… Je tiens bon, quoi qu’il en soit. Je me mets en mode guerrière et je repars affronter ce qui m’attend, tapi dans l’ombre….

3. L’apocalypse mentale

Aux grands maux, les grands moyens. Tout ça ne suffisait pas à me bousculer assez, donc une semaine après la rentrée, j’apprends que je dois déménager toute ma classe dans un autre local. Pourquoi? Parce que. Les raisons invoquées ne sont pas très claires, les solutions alternatives inenvisagées, les conséquences ignorées… histoire d’ajouter un peu de piment, je n’ai les informations que par des moyens détournés, et au compte goutte…. par des personnes non concernées par la situation, la plupart du temps….

J’avoue, j’ai perdu mon sang froid.

J’ai explosé. Littéralement. L’apocalypse selon Saint Jean, avec les trompettes et les chevaux tout ça tout ça…. et je monte en pression chaque jour, d’autant qu’on se charge de me rappeler sans cesse que j’agis trop émotionnellement et que bon, ça stresse les autres…. dont le quotidien poursuit son cours… et qui ne lèvent pas le petit doigt pour m’aider…. mais bon, par contre, si je pouvais me dépêcher de libérer les locaux, ce serait bien…..

Pardon, je suis mauvaise langue… on m’aide … on va me fournir…. 3 cartons et 2 caisses…. pour déménager une classe d’élémentaire. A ce que je vois, certains ont un sens des réalités plus qu’émoussé…. Je m’agace, je râle, je crie même…. et on m’entend… une solution est trouvée, on se bouge un peu….

Et je gère les allées et venues dans ma classe par les différents services concernés pour prendre des mesures, parler les aménagements… par contre, quand je soulève certains points, c’est la panique…. on n’ avait pas pensé…. ah ben non, ils n’ont pensé à rien, donc forcément…. On impose sans vérifier la faisabilité de la chose….. à nous ne nous adapter, de faire en sorte que tout se fasse rapidement et sans vague…. pas de chance, moi je suis du genre tsunami…. Et j’en déclenche un….

On s’affole, on s’agite…. et je les accueille avec presque jubilation dans le marasme qu’ils ont créé… M’en fiche, j’ai enfilé ma fidèle armure et son effet commence à se faire sentir. Je redescends en pression, je ne prends plus de coup au moral, tout en ne me privant pas de porter quelques estocades….

Alors? Pas mal non? Me voila donc à devoir gérer une conspiration technologique, une diminution de mes capacités physiques, une incapacité de mettre en place quoi que ce soit, tout en étant professionnelle, en rassurant mes nouveaux élèves, suffisamment inquiets (j’ai des CP/CE1, vi vi, un double niveau tellllllement sympa en début d’année!!!). Une fois les premiers coups reçus, je me mets en mode guerrière et je gère. A ma manière…

4. Contre attaque

Je priorise:

a. Je vais chez le médecin, qui me rédige un magnifique certificat médical contre indiquant toute sollicitation du poignet droit. Qu’on se débrouille pour faire les cartons, ce sera sans moi, pas envie de me faire plus de mal encore…. et je prends rendez vous avec un kiné pour traiter ma tendinite. Ce qui me servira également de moment de quiétude et de pause dans mes journées plus que tendues. En situation de crise, je prends donc soin de moi.

b. Je fais en sorte que mes élèves soient le moins impactés possible par tout ça. Et j’improvise, je trouve des solutions alternatives, je les rassure, je les écoute, je les laisse en dehors de ce marasme. On en rit, on en fait un support pour les apprentissages (combien de boites de crayons dans un carton? Comment ranger les affichages par ordre alphabétique, mettre les affiches de nombres en ordre croissant…., où se trouve le matériel de maths, de manipulation, d’art, etc etc….) En situation de crise, j’agis en professionnelle.

c. En dehors de la classe ou de la présence de mes élèves, j’évacue le stress. Et j’exige d’être traitée avec un minimum de respect. Je demande des explications, je demande à ce que les responsables me disent exactement de quoi il retourne… devant l’absence de réaction, j’explose, je rue dans les brancards, je sens monter des vagues de colère et de violence. Je mets en œuvre l’effet miroir de la violence ressentie…. je ne fais pas dans la demi mesure. Et je me rends compte que je suis toujours aussi volcanique lorsque je suis confrontée à la frustration, au manque de respect et à la lâcheté… en situation de crise, je demeure moi même, mais je maitrise ma violence, tout en ne prenant pas tout sur moi.

d. J’ourdis un plan en 9 points destinés à mettre les points sur les i et les barres aux t, afin de rétablir certaines valeurs et de faire comprendre à qui de droit que des notions telles que le respect, l’entraide, la communication, l’intégrité ne sont pas que des mots inutiles. Plan dont la mise en pratique se fera petit à petit, mais que j’ai bien l’intention de mener à son terme. La pression redescend, je vois plus loin, j’envisage les implications et les conséquences de cette histoire. Je perçois les ajustements nécessaires, les bouleversements qu’elle va impliquer, je m’y prépare. Je me décentre et me libère de l’émotionnel pour laisser la place à la gestion intellectuelle… en situation de crise, je sais prendre du recul.

e. J’implique la communauté éducative dans son ensemble pour faire en sorte que le déménagement se fasse le plus efficacement possible. Collègues, mairie, parents…. J’ai même envisager de faire appel à mon clan, c’est dire. Et je me dis que finalement, cette mini apocalypse aura eu pour conséquence de mettre en lumière la solidarité et la cohésion… En situation de crise je sais déléguer et organiser.

 

5. Leçons

J’ai encore beaucoup de travail à faire en ce qui concerne le lâcher prise…. Parce qu’après tout, finalement, ma tendinite est le symbole de mon échec à atteindre l’équilibre entre le lâcher prise et le tenir bon….

J’ai réalisé que je subis les conséquences d’une guerre d’égo de personnes qui en ont besoin. Et que je refusais de me laisser embarquer dans la bataille. J’ai enfilé mon armure et je me suis battue pour les intérêts de ceux qui compte vraiment: mes élèves. le reste n’est qu’accessoire finalement.

Ma nature apocalyptique s’est rappelée à moi. Et j’ai pris conscience que finalement, j’évoluais plutôt pas si mal dans le chaos ambiant. J’ai réussi à garder le cap professionnellement, tout en gérant les bouleversements spatiaux et en protégeant mon intégrité physique. Clairement, au niveaux des relations interpersonnelles, c’était plus compliqué mais j’y vois aujourd’hui plus une petite piqure de rappel: je suis capable de beaucoup prendre sur moi pour l’intérêt collectif, mais dès qu’on touche à mes valeurs, je n’ai pas peur de me battre et de montrer de quel bois je suis faite… Et ce n’est pas terminé parce qu’il y a pas mal de points qu’ils n’ont pas envisagés et qui vont poser problème…. mais ça ne me concerne plus…. J’en sors finalement grandie….

J’ai passé une semaine compliquée émotionnellement, mais j’ai quand même réussi à prendre du recul et à retrouver mon calme. Un nouvel équilibre s’instaure. Et j’ai un magnifique plan à mettre en œuvre, sereinement, mais inexorablement. Non pas pour me venger, mais pour mettre les personnes en face de leurs responsabilités et assumer les conséquences de leurs décisions inconsidérées…. et je pense qu’elles commencent déjà à mesurer l’étendue des dégâts…. parce que si les personnes concernées avaient été consultées, toute cette histoire aurait été gérée très différemment.

Et puis j’ai pris le temps de prendre soin de moi… de me réserver une bulle de quiétude au milieu de ce champ de bataille. Bulle que j’ai bien l’intention d’agrandir et de préserver….

Voila donc pourquoi le blog n’a pas été mis à jour, que je n’ai pas pu faire mes articles habituels et la rédaction de celui-ci m’a pris un temps certains, mon poignet ne m’autorisant à taper qu’un temps limité….

Mais ça va mieux, et je pense que du très bon ressortira de tout ça. Finalement, j’ai presque hâte d’y retourner demain pour assister à la suite des événements. Ma classe sera déménagée mardi, et mes élèves pourront investir leur nouvelle classe jeudi. Nous commencerons donc réellement l’année à ce moment là…..je me chargerai de demander à qui de droit en quoi l’intérêt des élèves prévalaient en ce début d’année…. je souris à cette simple idée…. Et je vais enfin pouvoir revenir à une ‘normalité’. Je vais pouvoir remiser mon armure, assurée que personne ne sera tentée de réveiller le dragon qui sommeille en moi avant un bon moment.

Je retourne donc sur le champ de bataille, la tête libérée de toutes ces tensions…. Avec en point de mire le mot du mois d’Octobre qui s’avère plus qu’intéressant.

Mon voyage intérieur : septembre (03)

J’étais pourtant prête…. mais pas forcément aux événements de ces dernières semaines. Et j’ai reçu une belle leçon d’humilité. J’avais sans doute besoin de ce rééquilibrage. J’en parlerai plus tard aujourd’hui ou dans la semaine, dans un autre article.

Aujourd’hui je vous propose juste un coloriage. Parce que j’avais eu le temps de le faire avant tout ça, et que du coup, maintenant que je peux le mettre en ligne, il n’y a pas de raison de s’en priver hahahaha.

Voila donc le coloriage de septembre.

prepare1

et la version pdf à imprimer et colorier:prepare

 

Mon voyage intérieur: septembre (02)

Se préparer, c’est aussi baliser le chemin vers soi.

Et en regardant ces lanternes, je me suis dit que toutes étaient différentes, brillaient différemment… et qu’elles représentaient bien la diversité des personnalités… Chacun peut donc se reconnaitre dans l’une d’entre-elles…

 

Mon voyage intérieur: septembre (01)

voyage en tête

9ème étape de notre voyage…. j’avoue quand j’ai relu ma liste de mots pour l’année, que j’avais faite en décembre je crois, j’ai cru que me faisais une blague. Le côté positif, c’est que je dois donc avoir le sens de l’humour, c’est rassurant. Et de l’autodérision. Parce que le mot du mois, c’est: prépare….. J’avoue que choisir ce mot pour septembre, c’était audacieux… mais qu’en même temps, j’ai de la matière, puisque je prépare, je me prépare tout l’été…


Préparer:

  • Mettre quelque chose en état, le rendre propre à une utilisation.
  • Donner à quelqu’un certains soins, l’apprêter, le munir de tout ce dont il aura besoin pour quelque chose.
  • Réfléchir à l’avance à quelque chose, en établir les bases, les modalités.
  • Travailler à quelque chose pour être prêt le moment venu.
  • Amener progressivement quelqu’un à être dans les conditions qui lui permettront de franchir un obstacle, de supporter au mieux quelque chose.

 

1. Pourquoi et comment se préparer?

Si je réfléchis bien, j’ai une belle expérience en la matière: j’ai préparé des examens, ma classe, un nombre certain de déjeuners et de diners, mes valises, je me suis préparée au pire, à faire face, à vivre des aventures épiques. Bref, on peut préparer des tas de choses et se préparer pour des tas de choses.

Se pose la question de l’anticipation. Parce que si dans de nombreux cas, un minimum de préparation est nécessaire, il ne faut pas qu’elle devienne le centre de l’action. Je m’explique: se préparer à faire face à quelque chose est plutôt une bonne chose. Mais se préparer à toute éventualité, dans les moindres détails, risque surtout de nous paralyser, d’ôter toute spontanéité, de nous enfermer dans un cadre trop rigide pour nous permettre de profiter des petits imprévus qui donnent au voyage toute sa saveur.

Se préparer pour moi, ce n’est donc  pas tant anticiper, mais être prêt. Prêt à relever des défis, parce qu’on a confiance en nous pour le faire, parce qu’on a fait ce qu’il fallait pour le faire. Se préparer c’est donc acquérir cette sorte de  sérénité, d’assurance, de confiance en soi. C’est là le noyau de la préparation je pense: acquérir ce qu’il faut pour pouvoir ensuite agir avec sérénité.

Dès lors, il faut définir nos besoins, nos envies, et faire en sorte de construire des outils qui pourront être utilisés pour accomplir ce qui doit l’être. Définir, apprendre, construire, utiliser, maitriser.  Et prendre conscience que nous possédons déjà bon nombre de compétences. Se préparer c’est faire l’état des lieux de ce que nous sommes, de nos forces et de nos faiblesses, le plus objectivement possible. Se préparer c’est prendre conscience de nos capacités dans le but de les utiliser au mieux.

Et surtout, se préparer c’est aussi accepter qu’il y ait des imprévus avec l’assurance et la détermination qu’on saura en tirer le meilleur. C’est agir et analyser, c’est initier une nouvelle dynamique.

2.Se préparer physiquement

Non, nous n’avons pas besoin de faire un boot camp ou camps d’entrainement des forces spéciales pour être prêts… Par contre, quel que soit le but de notre préparation, elle passe par une alimentation équilibrée, un sommeil réparateur et un minimum d’activité physique… Oui, je sais, je n’invente rien. Se préparer physiquement, c’est donc agir et faire en sorte que nous ayons les capacités physiques pour affronter ce qui se présente à nous.

Je ne parle pas ici de préparation spécifique… Pas sûre du tout que manger équilibré, bien dormir et faire un peu de marche tous les jours puisse vous préparer à faire un voyage spatial, une exploration en arctique ou courir un marathon…. Par contre, dans votre vie de tous les jours, c’est une base sur laquelle vous pourrez vous appuyer.

Se préparer physiquement, c’est aussi faire l’état des lieux de son corps et de sa santé. Et prendre soin de ce qui doit l’être. Si vous pouvez tout à fait faire des séances de cardio training plusieurs fois par semaine, ou du renforcement musculaire si ça vous dit, la préparation physique peut aussi comporter une bonne dose de massage, de soins, de petits riens qui rappellent à votre corps que vous tenez à lui ( si si, n’oubliez pas qu’il vous supporte, et ce toute votre vie!).

Bien. maintenant qu’on est en paix avec son corps, il est temps de nous préparer à le rendre visible. Non, pas de stage naturiste ici (sauf si c’est votre préparation à vous, pourquoi pas). Je l’ai souvent dit, je crois, je me moque du regard que les autres portent sur moi. Par contre, je commence vraiment à m’intéresser au regard que je porte sur moi-même. Oui, fini l’ignorance et l’indifférence, il est grand temps que je m’apprécie un minimum! J’ai donc investi. Et c’est un placement à long terme, je l’espère.

Clairement, au départ, ce n’était pas gagné du tout. Aucune complaisance, voir un certain dédain… Comment avais-je pu tomber aussi bas (je connais la réponse, c’était juste rhétorique)… Donc première étape: arrêter de ne voir que les défauts, et tenter de trouver des qualités… et les mettre en valeur au lieu de vouloir tout camoufler indifféremment… puis prendre conscience que les défauts n’en sont pas, mais que bien utilisés il peuvent aussi être des atouts. S’accepter, s’assumer. Et refaire sa garde robe.

Un spa de temps en temps, ou un massage, ou encore un rdv chez l’osthéo…. de quoi se faire du bien et montrer à son corps que l’on a conscience qu’il a besoin d’être chouchouté aussi. Et soyons fous, on peut prendre rdv chez le coiffeur histoire de changer de tête, et là je parle d’expérience, je sors de chez la mienne, après un hiatus de 4 ans…. et je compte bien y aller plus régulièrement, parce que hormis les nombreux cm qu’elle m’a enlevé, je me suis sentie bien en sortant. Mes cheveux me remercient, et je me sens prête à affronter une nouvelle année scolaire…. c’est dire!

Se préparer physiquement, c’est donc définir les besoins de votre corps et faire en sorte de les combler. C’est le mettre en condition pour atteindre l’objectif qu’on se fixe. Et c’est sourire à la personne que l’on voit dans le miroir.

3. Se préparer mentalement

C’est la partie la moins visible de la préparation mais elle est très importante. C’est là que les changements les plus profonds se déroulent.

La préparation mentale…. là aussi, il faut prendre garde de ne pas confondre anticipation et blocage. Il faut parvenir à être suffisamment préparé pour faire face à toute éventualité tout en restant ouvert aux imprévus.

Il faut donc en fait se préparer à … ne pas être préparé! Apprendre à se laisser aller avec le flot, à accepter ce qui vient, à prendre soin de nous, à avoir confiance en soi….. hum… ça ne vous rappelle rien? C’est exact, c’est ce que nous faisons depuis le début de ce voyage. Nous préparer.

Ce mois-ci, nous allons pouvoir souffler un peu, et faire le point sur ce que nous avons déjà accompli dans notre quête intérieure. Faire l’inventaire de nos forces et de nos faiblesses, déterminer ce qui doit être encore renforcé, tout en prêtant attention aux petits riens qui nous mèneront vers de nouveaux territoires, de nouvelles aventures. Nous avons récolté  de nombreuses compétences d’ores et déjà. A nous de les mettre en pratique, de nous entrainer pour les maitriser et pouvoir les utiliser lorsque le besoin s’en fait sentir.

Se préparer mentalement ne signifie pas être capable de surmonter tout ce qui se présente, quoi que ce soit. C’est surtout avoir conscience de ses limites et être capable de demander de l’aide si besoin est. C’est aussi avoir conscience de la possibilité d’être bousculé loin de notre zone de confort, de se retrouver en territoire inconnu. Mais d’avoir suffisamment confiance en soi pour avoir la conviction qu’on en sortira grandi, différent peut-être, plus riche sans aucun doute.

Mais pour cela, il faut s’autoriser à ne pas avoir le contrôle. Parce qu’il est aisé de confondre préparation et contrôle. Or, désolée, mais il est impossible de tout contrôler. Se préparer c’est donc surtout accepter de perdre le contrôle et d’explorer sereinement ces contrées. Parce qu’on se connait, qu’on a confiance en son jugement et en son intuition, et que le voyage n’est intéressant qu’en prenant de temps en temps les chemins de traverse.

Se préparer mentalement, c’est donc aller à la rencontre de soi. Établir ses valeurs, son éthique, connaitre ses limites. Et avoir confiance. Se laisser porter par le flot plutôt que nager à contre courant. Et accueillir se qui se présente avec la ferme conviction que toute épreuve est en réalité une leçon de vie. Et chercher en soi les outils pour surmonter et sublimer toute expérience, positive comme négative. Se préparer c’est être prêt à se construire, encore et toujours, sur des bases solides et saines.

Bon mois de Septembre!

Mon attrape rêves

Ça faisait un moment que j’en avais envie… J’ai longuement hésité entre mes différentes options: crochet? Macramé? ‘Traditionnel’?

C’est le macramé qui l’a emporté. Un petit tour sur le net pour l’inspiration et je me suis lancée. Comme ça, dans le vide, directement. Je connais quelques nœuds de macramé, ça tombe bien, ils devraient me suffire pour ce que je veux faire. Et j’ai préféré jouer la sureté en coupant des longueurs indécentes de corde… Comme ça je pourrais toujours rajouter des trucs, et surtout ne pas être bloquée par le manque de matériel.

Une fois mes nœuds faits, j’ai coupé les fils en haut, alors que j’ai laissé la longueur en bas. Au départ, j’avais juste effiloché les fils du haut, mais ça ne me plaisait pas plus que ça… du coup, hop hop hop, j’ai recoupé une bonne longueur de fil et j’ai enserré tous les fils qui dépassaient dans de nouveau nœuds…

Quant au bas, je me suis régalée! J’ai tressé, noué, fait des plumes avec les chutes de fils du haut (rien ne se perd, tout se transforme). Et voilà mon attrape rêve qui siège désormais fièrement dans ma chambre!

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Ces matins-là

Il y a les matins brumeux, les matins difficiles, les matins chagrins, les matins du quotidien…. et puis ceux, comme aujourd’hui, où je me réveille avec « Feeling good » dans la tête, et les paroles sur les lèvres. C’est ce qui a du me réveiller je pense, je chantais…. et puis en me redressant dans mon lit, voir ça….

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Entendre les oiseaux, sentir l’air frais du matin, sentir que je fais partie d’un tout et que tout va bien. Le chat a du sentir qu’il se passait quelque chose et elle a voulu en savoir plus, en se pelotonnant contre moi en ronronnant. Et cette chanson dans ma tête, venue de mes rêves…

Il y a les matins où rien ne compte vraiment. Et puis il y a ceux où tout prend de l’importance. La moindre sensation physique, la moindre pensée.

Il y a les matins où la tâche à accomplir dans la journée nous écrase de tout son poids. Ceux où on a conscience des combats à mener. Ceux qui sont empreints d’une routine automate. Et puis il y a ceux où l’on est pleinement présent à soi. Où on se sent connecté à tout ce qui nous entoure. Et où on n’attend rien mais où on a envie de partager ces sensations si particulières avec le monde entier. Où on se sent irradier.

Il y a les matins où la force semble nous manquer pour accomplir la moindre tâche. Mais où on doit se faire violence et se lever. Il y a les matins fatigués, la tête pleine de ces regrets que la nuit n’a pas effacés. Ceux où la réalité du chagrin semble nous clouer à terre. Ceux où on n’a pas envie de croiser son regard dans le miroir. Et puis il y a ceux où on se sent plein d’énergie et d’envies. Où la détermination que l’on lit sur notre visage l’éclaire.

Il y a les matins sursauts, ceux qui nous poignardent d’angoisse. Il y a les matins robot, où rien ne nous atteint, où on fonctionne parce qu’il faut fonctionner. Et puis il y a ceux où tout parait clair, où tout prend sens. Où on sait, on sent, on comprend. Où on est exactement là et quand on doit être.

Il y a les matins chiffonnés, les matins froissés, les matins courbaturés, les matins moites, les matins éblouissants, les matins bouffis. Et puis il y a ceux où l’air caresse notre peau, où le soleil la réchauffe, où la lumière est douce, où le premier geste que l’on fait, c’est de sourire, avant même d’ouvrir les yeux.

Il y a les matins douloureux, les matins tristes, les matins difficiles, les matins automates, les matins ordinaires. Et puis il y a les matins comme ce matin, où je me sens vraiment en vie, où le monde extérieur entre en collision avec mon monde intérieur.

Les matins où tout, absolument tout, est possible.

My inner journey: August

This month we focus on taking care of ourselves. Because by doing so, we are able to take care of others. So it’s time to start an exercice routine, to eat all those fresh fruits and vegetables summer offers us, and to spend time with ourselves. Take a walk in the forest, or spend time next to a river, let the flow inspire you. Meditate, or write, or do whatever makes you feel good with yourself.

And to help you in this, here is my monthly coloring page!

Care

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