En musique

Je suis infichue d’écrire ou de gribouiller en silence…. je ne suis même pas sûre d’être capable de penser dans le silence… J’ai besoin d’un environnement sonore pour m’emporter dans mes univers intérieurs.

En ce moment, je me trouve en phase avec Danheim. Je ne sais pas si ce sont les rythmes, ou l’ambiance des morceaux qui agissent le plus sur ma créativité. Quoi qu’il en soit, l’effet est immédiat et efficace.

C’est un peu comme un appel tribal. Quelque chose qui résonne au niveau cellulaire.

Et finalement, n’est-ce pas ce qu’on attend de la musique? Une émotion, un frisson, une transe parfois, quelque chose qui nous transporte au plus profond de nous ou au contraire nous dépayse complètement? J’ai la chance d’avoir toujours pu trouver la musique idéale pour accompagner mes états d’âme. Mon éclectisme en la matière m’est d’une grande utilité. Je peux passer de la musique orchestrale à l’électro, en faisant des détours par le métal, le folk, le jazz, les polyphonies etc…. sans aucun souci. Tout dépend de ce que je ressens, ou de ce que je veux ressentir.

Parce qu’en gribouillant ou en écrivant, j’exerce mes sens. Le toucher évidemment, la vue également, mais aussi le goût (je parlerai de ma passion pour le thé une autre fois, promis!), l’odorat (l’odeur de la nature, une bougie parfumée, ou l’odeur de mon savon et de mon shampooing au sortir de la douche). C’est tout un rituel. Et la musique en fait partie, sans aucun doute. Que je sois chez moi ou en extérieur, j’ai besoin que mes sens soient mobilisés.

Et en ce moment, c’est Danheim qui m’accompagne… en voila un aperçu. ça faisait longtemps que je n’avais pas partagé de musique avec vous… J’espère que vous apprécierez la découverte !

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Symbole n°8: Fawohodie

Fawohodie est un symbole adinkra signifiant l’indépendance, la liberté et l’émancipation. Il vient de l’expression « Fawodhodie ene obre na enam »
(l’indépendance vient avec ses responsabilités).

Cette semaine, je suis ouverte à toute nouvelle expérience. Mais pour en arriver là, j’ai du me libérer de ce qui m’entravais, j’ai du affirmer mon indépendance et me sentir libre d’accueillir ce qui se présentait à moi. Et effectivement, c’est une responsabilité. Faire preuve d’indépendance, s’émanciper, c’est aussi établir des limites, réfléchir à ce que l’on peut ou non accepter dans notre relation aux autres. C’est refuser l’ingérence mais accepter l’aide. C’est affirmer ses valeurs tout en restant ouvert aux autres. C’est trouver un équilibre entre son monde intérieur et le monde extérieur. Et c’est faire tout cela en conscience, avec le coeur et l’esprit ouverts. Ce qui est une belle responsabilité!

Bref, cette semaine, célébrons notre indépendance, notre liberté, et émancipons-nous de ce qui nous entrave. Il est temps de vivre de nouvelles aventures!

2019 epopee: card#4. I am OPEN to new experiences.

I don’t know about you, but it seems that I always need to learn something new. The past couple of years, I dived into psychology, Norse and Slavic mythologies, journaling, guitar, tin whistle, watercolor, Norwegian…. and those are the only one that come to my mind right now…. I also decided to get in touch with the girl who slept deep deep within… body care, nails done, even hit the gym (it’s been a while though…. I may have to get this on track again… next week hahaha).

I need that. I need to test, to learn, to experiment, to understand. Small things, inner things. It makes me feel good. It makes me feel in harmony with myself. If I feel the need to change, to experiment something new, I just do it. Younger, it brought me as far as to go to a foreign country for a year to study, to take a plane to be with the one I loved on the other side of the planet. If I felt like it, if it kept coming to my mind over and over, then I did it. With open eyes and mind Because I knew it would teach me a big life lesson. And it did!

Anyway, I got older, steadier too. I have lived a lot of things, been to a lot of places, experiment a lot of good and bad things. And I am ready for more. Because to me this is the core meaning of life: to experiment, to learn, to understand, to grow, and to do it all over again.

It requires to take some time to assimilate all of it, before going back to new adventures. I guess that’s what I have done lately. I feel in harmony with myself, ready to go further, deeper. Fearless, as life taught me to be. Eager to learn as my nature led me to be. And smiling, as I know it will bring me far more that I will take. I just keep my eyes and my mind open to whatever may come on my path. Ready to explore, and to enjoy.

Anyway, this week, I am open to new experiences. Bring them on!!

Symbole n°7: Aegishjalmur

Ce symbole nous vient des pays nordiques. On peut le traduire en « heaume de terreur ». Sympa non?

Alors attention. On trouve des tas de symboles nordiques sur la toile, souvent liés au néo paganisme, au renouveau également de l’identité nordique, (au XIXème siècle, on constate un renouveau identitaire dans pas mal de pays européens, une affirmation de valeurs particulière, ancré dans les traditions. Si il le fallait, si les sources manquaient, ils n’hésitaient pas non plus à créer des symboles, à interpréter des sources existantes mais obscures pour coller à leurs idéaux…. et c’est parfois ce sur quoi ‘on’ se base aujourd’hui. Ok le XIXème siècle, c’est loin, mais pas autant que le Moyen Age ou l’Antiquité et j’ai du mal avec ce genre de lecture…)

Mais ce n’est pas le cas d’Aegishjalmur. Il est évoqué dans l’Edda poétique. Il s’agit d’un recueil de textes issus de la tradition orale, et qui nous présentent les mythes et les légendes poétiques de ceux qu’on appelle aujourd’hui les Vikings. Je vous en conseille la lecture, c’est vraiment un éclairage intéressant de leur culture, de ce qui en faisait une communauté humaine unique. Bref, dans les Dits de Fafnir, Fafnir (le dragon, si si) chante:

« Un heaume de terreur

Je portai conte les fils des hommes

Quand je gisais sur le trésor;

Plus fort à moi seul

Je me croyais, que tous,

Insoucieux du nombre de mes ennemis »

Et pourtant… Aegishjalmur (youpi, je peux l’écrire sans vérifier chaque lettre hahaha) n’est pas un symbole de rage ou de guerre. C’est un symbole de protection. Il est constitué de deux runes, Algiz et Isa, la protection et la glace. Il était porté par les guerriers et ceux qui avaient besoin de la protection des dieux. Ils lui accordaient beaucoup de puissance (même si, bon, il n’a pas réussi à protéger Fafnir qui a été tué par Sigurd… donc il doit avoir des limites).

Quant à moi, loin de m’inspirer l’effroi ou de me faire sentir invincible, je trouve juste le fait que ce symbole plutôt positif ait réussi à traverser les âges pour nous parvenir avec sa signification, magique. Plus qu’un heaume, pour moi il représente un bouclier, sa forme ronde y participe sûrement. Et puis j’aime beaucoup la rune Algiz. Sa symbolique me parle bien. la protection, l’acceptation, l’humilité. Des valeurs qui font partie de celles que j’essaie d’appliquer chaque jour. Quant à Isa, la glace, elle exprime le blocage de la glace, qui annihile toute forme de vie, la force des Thurses du givre, des géants du froid ennemis des dieux. Plutôt costaud pour un simple trait vertical! Pour moi, elle représente aussi la froide détermination à accomplir quelque chose, malgré ce qui se dresse sur son chemin. Ah, vous voyez maintenant en quoi Aegishjalmur me parle ? hahahaha

Cette semaine, donc, je vais me rappeler que je suis une guerrière, mais aussi une protectrice. Déterminée à mener ma mission à bien (à savoir survivre jusqu’aux vacances, vendredi soir).

Coloriage: pour Amélie

J’ai donc une nouvelle obsession: les entrelacs celtes… Trèèèèès addictif, mais surtout méditatif. Et comme je suis enthousiaste à partager ce qui me plait, je montre mes gribouillages à mes copinettes. Et si j’en faisais un coloriage? Après tout, pourquoi pas?

Me voila donc à tracer mon quadrillage, à choisir mon motif, et à dessiner, gommer, faire des variations, et surtout, me détendre, trait après trait. Une après midi entière à gribouiller. Et ce soir, je l’ai encré.

Le voila donc, le coloriage que je t’ai promis, Amélie!

Et si ça vous dit: la version à colorier:

Épopée 2019: carte n°4. Je suis une GUERRIÈRE APAISÉE

Ce n’était pas la carte que j’avais prévue pour cette semaine, mais elle n’a pas arrêté de me trotter dans la tête. Je pense donc que c’est le moment de l’aborder.

J’ai toujours été d’un tempérament de feu. Explosive. Apocalyptique même à mes heures. Je n’ai jamais eu peur de déclencher un cataclysme, et d’en assumer les conséquences. Si j’estime que c’est la chose la plus juste à faire, je n’ai aucune hésitation. Lorsqu’il faut tout mettre à plat, soulever le voile ou encore bousculer les choses qui ne fonctionnent pas, je fais ce qu’il faut.

J’ai appris à apprivoiser ce côté de ma personnalité et à m’en servir pour avancer. Je sais également que lorsque je suis confrontée à une crise, qu’elle soit interne ou externe, je suis armée pour y faire face et la régler.

C’est ma force. Lorsque je suis confrontée à un conflit, qu’il soit larvé ou plutôt ouvert, j’enfile mon armure et je me jette dans la bataille, pour peu que la cause me paraisse juste ou que je pense être d’une quelconque utilité. Je ne fuis pas. Je fais face. Et je le fais depuis aussi longtemps que je me souvienne.

Mais ce n’est rien à côté de mon instinct de protection. Que ce soit ma propre protection ou celle de ceux à qui je tiens. J’ai passé une dizaine d’années à affiner mes compétences, à renforcer mes aptitudes. Au service de ma fille. J’ai fais ce que j’avais à faire, jour après jour, pour la protéger. Taillant dans le vif si nécessaire, en nous construisant des murailles imprenables de temps à autre, et surtout en faisant mien son combat, même si nous en connaissions l’issue. Je me suis battue contre vents et marées, contre le regard d’autrui, contre les statistiques. Un par un , défaisant l’ennemi en gardant toujours mon coeur et mes bras ouverts pour celle qui en avait besoin. Et aujourd’hui, je me rends compte qu’en définitive, elle m’a protégée bien plus que je ne l’ai fait. Protégée de moi-même. Elle m’a empêchée de n’être qu’une guerrière froide et déterminée à écraser tout ce qui se présentait en travers de son chemin. En étant pleinement sa mère, en l’aimant, en l’écoutant, en la comprenant, je gardais ma part d’humanité dans ce combat inhumain.

Lorsque je me suis retrouvée seule, blessée, en colère, désoeuvrée, j’ai senti le moment où je pouvais soit soulever le voile et mettre face à leurs actes tous ceux qui nous avaient causé du tort, la plupart du temps par ignorance, soit honorer sa mémoire et passer à un autre chapitre de ma vie. Que faire de cette énergie destinée à encourager, à soutenir, à lutter, désormais inutile? Je devais agir, à moi de choisir la direction de mon action. Tournée vers le passé, ou vers le futur.

J’ai décidé d’avancer. Mais pour ce faire, je devais d’abord faire le nécessaire pour prendre du recul. J’ai ôté mon armure, pris note de toutes les traces qu’avaient laissé les combats menés depuis si longtemps sur mon corps, sur mon âme. D’aucun diraient que j’ai pris conscience de mes blessures et que j’entamais ma guérison. Mais je vois les choses différemment. Il ne s’agissait pas de blessures, mais de témoignages des combats menés. Il n’était pas question de guérison (je n’étais pas malade), mais d’évolution, de croissance.

J’ai donc pris le temps de reconnaitre et d’accepter ces traces. D’en tirer les leçons. Et de les aimer pour ce qu’elles m’avaient apporté. J’ai fait la paix avec moi-même, avec celle que j’étais et que je suis aujourd’hui. J’ai pris conscience du chemin parcouru, des épreuves, des bienfaits aussi, de tout ce que la vie m’avait enseigné jusque là.

Et j’ai choisi de continuer mon chemin. Et je sais qu’il sera bien plus paisible que celui que j’ai parcouru jusqu’ici. Je pense que j’avais besoin de vivre ce que j’ai vécu, et que si le prix à payer a été exorbitant, j’en ai aussi retiré beaucoup.

Je suis une guerrière. C’est dans ma nature. Je n’ai rien à prouver à qui que ce soi, c’est une évidence. Tout mon être le transpire. J’ai su l’accepter, en faire une force motrice. C’est cette aptitude à combattre qui m’a permis de me relever, et de poursuivre ma route, quoi qu’il en soit. C’est cette aptitude à prendre conscience de mes capacités et de mes limites qui m’a permis de faire ce qu’il fallait pour prendre le recul nécessaire. C’est cette aptitude à analyser une situation qui m’a permis de savoir où j’en étais et ce que je voulais faire. C’est cette aptitude à survivre au pire qui m’a permis de donner le meilleur de moi-même chaque jour. Et si je continue mon chemin, librement, sereinement, avec une connaissance intime de la valeur de la vie, mon armure n’est jamais loin, pour me rappeler d’où je viens et qui je suis.

Aujourd’hui, je marche sur mon chemin d’un pas assuré et calme, forte d’une expérience de vie qui m’a offert les outils dont j’avais besoin au fur et à mesure de mon avancée. J’en ai gardé l’habitude d’observer ce qui se passait en moi et autour de moi, de repérer les schémas, les paroles, les indices qui pourraient me guider dans l’avenir. Même s’ils n’ont aucun sens pour moi aujourd’hui, je sais que le moment venu, tout prendra sens. Ce qui me permet d’avancer avec assurance et confiance. J’aspire à vivre en paix, en harmonie avec ce et ceux qui m’entoure(nt). J’ai livré les combats que j’avais à livrer. J’en ai retiré de belles leçons de vie. Il est désormais temps de les transmettre, de les partager, et de me demander en quoi je peux être utile. Alors je profite de chaque rencontre, de chaque moment. Sans peur, sans douleur, paisiblement.

Parce que j’ai su accepter cette part d’ombre qui en définitive a été ma plus grande force, il est temps pour moi d’explorer le côté bien plus lumineux et léger de l’existence.

Voici donc vos cartes pour la semaine, une au féminin l’autre au masculin. Avec un gribouillage celtique parce que c’est ma nouvelle obsession….


Caligineux

Certains jours sont caligineux, dans tous les sens du terme…. Et j’apprécie vraiment le fait qu’il existe un mot pour l’exprimer. Surtout quand je me sens moi même caligineuse….

Symbole n°6: L’étoile de Lada

L’étoile de Lada est un symbole qui nous vient des pays slaves. Lada est la déesse de l’harmonie, du foyer. De ce fait, l’étoile de Lada est un talisman féminin, destiné à protéger le foyer, la famille, à y apporter harmonie et abondance. On peut retrouver le symbole gravé au dessus de la porte d’entrée, peint su la vaisselle ou brodé sur le linge de maison, ou porté en pendentif par des femmes.

Pour moi, l’étoile de Lada symbolise la confiance, l’indépendance, l’intégrité, la fidélité à ses racines. Parce que ce sont certainement des valeurs que je rattache à mon idée de la famille et de la femme.

Et quelque part, je ne m’éloigne pas tant que ça de sa signification première.

La confiance. confiance en soi ou confiance en l’autre, être digne de confiance, pour moi c’est une qualité très importante. C’est la garantie d’une stabilité, d’une écoute, d’une sagesse aussi. Et une valeur indispensable à tout foyer: se faire confiance, vivre en toute confiance, qu’on soit seul ou entouré de plusieurs générations.

L’indépendance. Parce que pour moi, l’indépendance est liée à l’harmonie. à l’équilibre, à la sérénité. Et à la confiance. Elle peut également participer à l’abondance du foyer que ce soit au niveau matériel, philosophique ou émotionnel. Elle s’acquiert la plupart du temps, se gagne, se mérite. Et se savoure. Comment se sentir bien sans une certaine indépendance de pensée, émotionnelle ou financière?

L’intégrité. Valeur très liée aux deux précédentes. Elle apporte également la sincérité et l’harmonie. Elle est également très lié à l’idée de fidélité, à soi et aux autres. Pour moi elle est indispensable, constitutive de l’idée même de foyer.

La fidélité à ses racines. Cette idée est plus complexe. Fidélité à quelles racines? Celles qui nous sont octroyées par la naissance, ou celles qui ont poussé à partir de nos expériences de vie et qui plongent bien plus profondément dans l’inconscient collectif? Pour ma part, si je reste très attachée à ma famille et à certaines des valeurs qu’elle m’a transmises, j’ai aussi du trancher certaines racines qui ne me nourrissaient pas mais au contraire me drainaient. Le vide laissé a vite été comblé par de nouvelles racines, dont le rôle a surtout été de me connecter avec le collectif et de me faire grandir. J’avais besoin d’aller puiser bien au delà de systèmes de croyances, dans ce qui constitue mon essence d’être humain. Oui, carrément. Parce qu’au final, en dehors de leurs rôle de nutrition de la plate, les racines sont aussi un réseau de communication entre les individus. Ou chacun apporte de soi dans le collectif, afin de le renforcer, de le protéger également, de le construire. Et c’est en ça que je suis fidèle à mes racines. Je sais d’où je viens, j’en ai tiré des leçons que je partage avec le collectif qui a son tour me nourrit de ses expériences et connaissances. Mes racines m’appartiennent, ne sont pas empruntées à d’autres, mais me permettent de communiquer, de comprendre, d’évoluer et de m’ancrer plus profondément.

Voila ce que ce symbole signifie pour moi. J’espère qu’il vous inspirera également.

Alacrité

Qui a dit que les réseaux sociaux participaient à la crétinisation des esprits? parce que sur mon fil FB, tout à l’heure, est apparu un article sur les mots rares… Et me voila à me passionner pour ces mots (et remarquer que bon, j’en utilise quand même certains couramment…. ils ne sont donc pas si rares… ou je suis étrange…..bref).

Du coup, j’ai décidé en accord avec moi-même de vous faire partager cette nouvelle obsession…. A peine rentrée, me voila à bidouiller… afin de vous les proposer le plus vite possible.

Voici donc le premier: Alacrité. Qui résume très bien mon humeur du jour, d’ailleurs!

Prêts à me suivre dans cette nouvelle aventure?

2019 epopee: card #3. I am the ARCHITECT of my thoughts

Third card for this epopee. Let me tell you about the time I realised I needed to put some order. In my life (I can be really really messy creative when I am into something), but most of all in my thoughts.

I am thoughtful. Literally. Full of thoughts….

all.the.time.

Thing is, it used to bring me down. Because most of them were in fact not really genuine thoughts, but reactions. To what was expected from me, to what I « needed » to achieve and hadn’t already…. To inner and outer pressure. And I didn’t like it…. at all.

Thing is, we are a social species…. so we are subjects to those outer pressure… social, physical, philosophical even, norms. Thing is, I am note really sensitive to norms…. I don’t really understand them. Well, not those who tend to ostracize a group of person just because they are who they are… I am not good with boxes and blending…. I don’t like the things or ideas that aim to deny ourselves just to fit into a group…. not my thing… I never understood (accepted?) it.

I explain it by the fact that life threw me into situations that were incompatible with this mainstream way of life…. it wasn’t my path, probably… I don’t know, and it really doesn’t matter, actually.

I had to face judgment a lot in my life. From people who had no idea of what I was living. But who were prompt to judge me from their boxes… At first, it hurt. A lot. It was heavy to just realize that my life had nothing to do with their expectations but that they were too self-righteous to even consider it this way. I had to find a way to go on without feeling that bad about myself. Because clearly, when all you hear is negative judgment (and concerning the situation I am thinking about, they couldn’t be wronger), you start to feel bad, and then you think they may have right to some point, and you end thinking you are a failure and that they were right from the beginning. Really? Nope, I couldn’t go on like this.

So, what did I do? Thoughts boot camp. My own version of it.

First I had to distinguish my own thoughts from acquired reactions. What was really my thoughts, and what was this little voice telling me how wrong I am to be/do/act/think like this? So I took my most reliable sword, and I cut myself from outer judgment. I even gave a name to my sword: « IDon’tCare ». It came with a beautiful shield too, « IDon’tMind ».

Then, I learned to listen to my gut feeling, to be in harmony with what I felt. And it worked. Sometimes, I looked for guidance, and then opened myself to other people opinion, but really, during that time, I just closed myself to anything that didn’t come from within. To establish a ground from which I could grow, and built myself.

I cut myself from anything that could influence me. I didn’t watch tv anymore, I didn’t watch news anymore, I didn’t care about fashion or trend or anything like that, I surrounded myself with people who were genuine and open minded. No more outer pressure.

And my whole life changed. Or the way I saw it changed. I stopped focusing on what was missing or broken (said some people I don’t know and who don’t know me…. ridiculous, isn’t it?). I started focusing on what was beautiful and brought me happiness, on what I loved, on what I enjoyed. And I built myself back from that.

Boot camp went on with this simple exercise: each time a negative thought came to me, I trained to have 3 positive thoughts. Not that easy at first. You really learn to see things on different perspective. And you grow, strong and high. I cleaned my mind from all this clutter that was negativity, judgment, norms. I freed myself from the social, trendy, philosophical shackles that made me feel breathless, that prevented my growth, in any realm of my life.

And it manifested ‘for real’. I felt proud of my curvy, winter geared silhouette, I braided my gray hair with pride (it is the visible sign of my invisible crown, after all!), I smiled widely, despite my non perfect teeth (one of my biggest complex, because you HAVE to have perfect white aligned teeth to exist in this world….. really? I don’t care hehe), I looked at my wrinkles as I do with my scars: with pride. I grow, I get older and hopefully wiser. And they are the manifestations of that maturity. I have all the reasons to be proud of them!

And my thought were clearer, brighter, more creative, more open to others too. Just because one day, I decided to claim my life and thoughts back. I act, I don’t react. I am at the initiative of my projects. I don’t define myself in reaction to something or someone. I define myself in being who I am, doing what needs to be done to be that person. I became far stronger. When confronted to judgement, I don’t think « what did I do to make them feel this way about me? ». No. I think « How can I help them feel better about themselves so they don’t feel the need to judge anyone? ». Or, if I think the person is far too deep in the observation of their own belly button to realize that the world doesn’t spin around it, « Just smile, and go back to what you are doing, they will learn eventually, but it’s not time yet, and it’s not your call. » See? Simple, clutter free, and sooooo peaceful.

I built myself as I built my thoughts. On strong foundations:

  • everything, everyone can be seen on a different perspective.
  • I keep in mind that people who easily judge are the ones in need of reassurance they don’t live in a lie. They will learn, eventually.
  • Focus on what makes you feel good about yourself, about life, about anything and everything.
  • Be sincere, always, with yourself. If you don’t like something that can be changed, do it. If it can’t, then accept it.
  • The only person you will spend your entire life with is yourself. So take care of yourself and enjoy being you!

Enough of my ramblings, here is you card for this week… simple, but drawing it was really meditative.

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