Saga 2020. Liberté.

Cette semaine, le mot qui m’est venu est Liberté. J’ai la chance de vivre dans une société et à un moment de l’histoire où je suis libre d’être ce que bon me semble.

Je ne suis pas naïve. Je sais que je ne suis pas entièrement libre, que je dois obéir aux règles qui régissent mon temps et le lieu où je vis. Pour autant, j’ai fais le choix de vivre ici, alors que j’ai eu à de multiples reprises l’occasion de vivre ailleurs. Je ne considère pas non plus que les règles collectives qui régissent nos vies soient une entrave à ma liberté, à tout dire. J’ai choisi un métier qui me laisse plutôt libre également, du moins dans sa pratique. Je vis à une époque où même en temps que femme, je peux jouir d’une grande liberté et d’une indépendance évidente.

La liberté est un concept qui vient de l’intérieur, je pense. J’ai pu me sentir emprisonnée dans une vie qui ne me paraissait pas être mienne, lorsque je me contentais, de guerre lasse, de me plier à ce qu’on attendait de moi. J’ai pu me sentir prisonnière de relations toxiques, qui me niaient. J’ai pu me sentir prisonnière des attentes, de l’image que je devais renvoyer, de tout un tas de choses que je pensais devoir faire ou être, alors que je sentais au fond de moi que je ne pourrais pas rentrer dans les cases qu’on me proposait. Et pourtant, tout cela n’était qu’une illusion. Une illusion projetée par autrui sur ce que j’étais sensée faire, être, penser, devenir. C’était une pression sociale pour participer au bon ordre, à l’ordre des choses comme on dit… Mais qui n’était pas le mien, qui n’est toujours pas le mien, mais que j’ai appris à respecter malgré tout, même si j’ai refusé de le perpétuer, volontairement et/ou involontairement. C’est mon cheminement.

Ma liberté, je la dois aux choix que j’ai fait ou qui m’ont été imposés mais que j’assume tout autant. Parce qu’il ne peut y avoir de liberté, à mes yeux, sans la pleine responsabilité de la vie que l’on choisit de vivre. C’est parce que je suis responsable de ma vie que je me sens libre de la vivre. C’est en prenant l’entière responsabilité de ce que je vis que je peux me dire libre. Je ne subis pas, je ne me soumets pas. J’agis, je choisis, je pense, je construis. Je suis devenue libre le jour où j’ai revendiqué d’être actrice de ma vie, et non plus spectatrice. Le jour où j’ai refusé de suivre quoi que ce soit ou qui que ce soit aveuglément parce que c’est ‘comme ça’. Le jour où j’ai remis en question tout ce qui m’avait été imposé. Le jour où j’ai pris le recul nécessaire pour poser un regard plus critique sur ce que je faisais, pourquoi je le faisais. Le jour où j’ai décidé de me libérer de contraintes inutiles et suivies plus par habitude que par choix réel. Le jour où j’ai relevé la tête et que j’ai regardé ce qui se présentait à moi. Le jour où j’ai décidé de ne plus m’oublier. Le jour où j’ai décidé que je n’avais rien à perdre mais au contraire tout à gagner. Le jour où j’ai choisis de vivre et non plus de survivre. Le jour où j’ai décidé de laisser libre cours à mes envies, à mes désirs, à mes délires. Le jour où j’ai suivi ce qui me faisait réellement vibrer, sans me retourner. Le jour où j’ai assumé d’être celle que je suis. Le jour où j’ai exposé au grand jour mon choix, avec fierté et je l’avoue, un peu de défiance. Le jour où tout a pris place, naturellement, et que j’ai su que j’avais fait le bon choix.

J’ai choisi d’être libre d’être celle que je suis. En permanence. Cette transparence a pris plusieurs année à se concrétiser, mais je me suis rendue compte que ce qui me freinait était, encore une fois, une illusion, l’expression de l’anxiété de certains, et non pas quelque chose que je devais craindre. Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de si effrayant dans le fait de faire les choix que je fais… Peut- être que je remets en question un ordre établi, une idée de ce qui se fait ou non. Une image illusoire. Un carcan dans lequel certaines personnes se sentent en sécurité. Je n’ai jamais prétendu que je détenais la vérité absolue. J’affirme juste mon droit à être celle que je suis, sans pour autant être jugée à chaque instant…

Et puis j’avais déjà en moi ce qui me permettrait de construire des limites claires, une base solide à partir de laquelle m’épanouir. Cette détermination sans faille, cette force intérieure qui bouillonne bien souvent. Et des valeurs saines, qui ne pourraient que renforcer la dynamique dans laquelle je m’inscrivais. Cette autodérision aussi, qui me permet souvent de sourire de mes erreurs, et de rebondir si je trébuche. Et cette force intérieure qui garde ceux qui auraient l’ambition de me nuire à bonne distance. Je ne joue pas, je n’ai pas d’autre ambition que celle de vivre pleinement ma vie. Je n’attends rien, de personne. Je suis souvent agréablement surprise de ce qui se présente sur mon chemin, et je ne cache pas ma joie devant les cadeaux de la vie. Quant à ceux qui posent des obstacles ou qui essaient de m’entraver, il me suffit de libérer un peu de ce feu intérieur qui m’anime pour qu’ils comprennent que c’est inutile. Je ne suis pas une menace, je ne revendique rien. J’aspire juste à vivre ma vie comme je l’entends. Mais je sais me défendre, j’ai appris à le faire dans des circonstances bien plus dramatiques que les conflits de personnalités ou les crises d’égo de certaines personnes… Et si nécessaire, je peux leur faire comprendre qu’une limite a été franchie, et qu’il serait bon de ne pas le refaire à l’avenir…

Ma liberté s’accompagne d’une farouche indépendance, d’une prise de recul fréquente sur ce que je vis. C’est l’absence du besoin d’appartenance à quoi que ce soit, à qui que ce soit. Pour autant, je prends plaisir à partager avec ceux qui ont fait un tout autre choix que moi, à comprendre, à expliquer, à relativiser. Et à accepter. Parce qu’en définitive, ma liberté s’exprime surtout par le fait que je m’accepte telle que je suis, sans chercher à ressembler à quoi que ce soit, sans me fondre de force dans un moule quelconque. Je m’affirme telle que je suis, parce que c’est ce que je suis, et que ça me convient parfaitement. Je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit, c’est un choix personnel que j’ai fait, et que j’assume. Il peut être vu comme un exemple à suivre par certains ou comme une menace à l’ordre établi par d’autres. A vrai dire, je m’en moque, chacun a son cheminement propre et il ne m’appartient pas de juger celui d’autrui. Je ne cherche pas à provoquer, je ne cherche pas le conflit. J’aspire juste à vivre comme je l’entends, selon mes propres termes, et le plus paisiblement possible.

Il m’a suffit de prendre ma vie en main, même s’il m’a fallu ruer dans les brancards, établir des limites claires, prendre la distance nécessaire vis à vis de tas de choses et de personnes. Me retrouver seule, vraiment seule, avec pour seule alternative redéfinir celle que j’étais et ce que je voulais faire de ma vie. MA vie. C’était une volonté de ma part, un rite de passage vers plus de sens. Et puis la vie s’est chargée de me donner les leçons dont j’avais besoin pour ancrer mes convictions et ma vision des choses dans la réalité, ma réalité.

Aujourd’hui, je me sens vraiment libre. Parce que ma vie est construite sur des choix qui me conviennent et qui m’apportent ce dont j’ai besoin. J’ai peu de contraintes, ou du moins peu de contraintes auxquelles il me coûte de me plier. Je ne m’impose rien qui ne résonne pas en moi. Bien évidemment, je ne vis pas non plus en ermite, mais voir mes amis ou ma famille, passer du temps avec eux n’est pas une contrainte, c’est un choix. Et ça fait toute la différence. Lorsqu’on arrête de considérer tout ce qu’on fait comme une convention sociale mais plutôt comme un choix conscient, on se libère d’un poids qui pourtant n’aurait jamais du être sur nos épaules. Encore une fois, tout dépend de la manière dont on regarde notre vie. Elle nous appartient, à nous de la modeler comme bon nous semble.

Bref, cette semaine, prenez une belle bouffée de liberté et hissez les voiles vers votre vie!

Saga 2020. Magie (02)

J’ai eu envie de traduire ce que j’avais écrit en anglais sur le mot de la semaine. Parce que j’ai surtout parlé de la magie extérieure, de celle qu’on reçoit, dans mon article en français. Il y a pourtant en chacun d’entre nous une magie ordinaire très importante, qui peut se manifester à travers nous si nous la laissons s’exprimer!

Je suis magique. Je peux prendre n’importe quoi et le transformer en quelque chose de positif, de constructif. Pour moi, pour les autres. J’ai juste besoin de le vouloir. Je suis une alchimiste. J’ai mis beaucoup de temps à en maitriser la clé: il suffit de changer de point de vue. Parfois, la relation de cause à effet n’est pas si évidente. Parfois, notre mental nous piège en inversant cette relation. La cause d’une situation n’est pas celle que l’on croyait. La situation en revanche peut être la cause de notre comportement. La plupart du temps, on trouve cet égarement sous l’étiquette « manque de chance ». « Je n’ai pas de chance, parce que tout semble être toujours compliqué pour moi, rien ne va jamais, j’ai la poisse ». Alors qu’en fait, c’est tout le contraire: nous avons la chance d’être assez forts pour évoluer malgré, ou grâce, à ces difficultés. Et c’est une réelle chance de pouvoir le faire. Nous avons la chance d’avoir l’opportunité d’évoluer, de grandir, d’apprendre. D’être ouverts au changement, à la transformation.

Je suis magique parce que je peux changer la vie d’autres personnes. En faisant parfois des choses très simples comme écouter quelqu’un, ou lui sourire, ou lui dire quelque chose qui me parait très important à ce moment là. Pour ma part, j’adore faire des gestes de gentillesse désintéressés. Dès que j’en ressens l’envie. C’est un choix, une manière d’être. Si je peux apporter quelque chose à quelqu’un, et encore mieux si je peux le faire anonymement, je le fais. J’appelle ça planter des graines. Des graines d’empathie, de compréhension, de chaleur humaine, de force aussi, d’espoir, de complicité, de reconnaissance. Je plante des graines dans le cœur et l’esprit des gens. Je ne sais pas si elles pousseront pour être des fleurs flamboyantes, des arbres ou si elles périront par manque de soin ou d’attention… Elles n’ont pourtant besoin que d’une goutte d’eau, tôt ou tard, pour pousser. Et ça, mes amis, c’est de la pure magie. Je vais même plus loin: je donne cette envie de planter des graines dans le cœur des autres à mes élèves. Je sais que certains en ont fait à leur tout quelque chose de naturel, bien après qu’il aient quitté ma classe ou même l’école. Ils plantent leurs propres graines. Le plus beau, c’est que si on a de la chance, on apprendra qu’elles ont poussé, et qu’elles se sont épanouies. Et lorsque ça m’arrive, j’avoue que c’est probablement ma plus grande joie dans la vie.

Je suis magique parce que j’ai de l’empathie. Je suis capable de ressentir ce que d’autres ressentent et de choisir de les soutenir, de leur apporter ma chaleur, d’être présente. Je suis humaine, voila tout. Lorsqu’on ouvre ses yeux, on voit. C’est aussi simple que ça. Lorsqu’on s’ouvre, on peut ressentir. Et j’aime beaucoup partager ma vibration avec d’autres. J’aime ressentir les leurs. J’aime irradier suffisamment pour apporter une petite étincelle à ceux qui en ont besoin. J’aime ressentir les leurs lorsque j’en ai besoin aussi.

Je suis magique parce que je suis capable de partager ma vision de la vie et qu’elle résonne peut être pour quelqu’un qui en a besoin. Je suis magique parce que je peux utiliser les symboles de mon clavier pour matérialiser mes pensées. Je suis magique parce que je peux utiliser mes feutres, mes pinceaux, pour matérialiser mes émotions. Et qu’elles peuvent atteindre quelqu’un qui en a besoin. Je ne donne que l’impulsion. Un simple geste sur un clavier, ou sur un bout de papier… Un tracé, un caractère d’imprimerie qui se lie à d’autres… et quelqu’un, quelque part, au moment voulu peut en ressentir les effets, c’est de la pure magie.

Je suis magique parce que je marche à découvert. Je ne porte pas de masque. J’ai suffisamment confiance en moi pour être consciente de mes faiblesses et surtout de mes forces. J’ai embrassé mes côtés sombres et lumineux. Je suis complète. Et je parcours mon chemin la tête haute. Je n’ai plus besoin de me battre, contre quoi que ce soit. Parce que je fais ce que je dois faire, dans l’amour et la compréhension, afin d’être la meilleure expression de mon être. J’accepte ma nature profonde, je suis une guerrière, je ne ressens aucune peur. Ce qui m’autorise à choisir mes batailles, sans me sentir obligée de le faire. Mon genre, ma nationalité, ma façon de vivre ne sont pas des armes pouvant être utilisées par quelque mouvement que ce soit. Je suis loyale envers mon âme. Je suis loyale envers mes valeurs. Et si je choisis de me battre, c’est selon mes propres termes, avec intégrité. Je suis un esprit libre, et c’est ma magie personnelle. Je peux choisir, je suis libre de le faire. Et si je dois me lancer dans une bataille, je le ferai en toute conscience et connaissance, et uniquement si c’est en accord avec mon choix de vie. La plupart du temps, je me concentre sur ce que je peux donner, et non sur ce que les autres peuvent prendre de moi. Je suis farouche, et j’aime ça.

Je suis magique parce que je ressens. Les émotions et les sentiments sont les éléments les plus magiques que je connaisse. Apprendre à les reconnaitre et à les utiliser intelligemment est notre puissant pouvoir personnel. Ils peuvent créer des liens, élever les gens, nous prévenir d’un danger, nous protéger. Ils sont magiques par essence. Et nous devrions tous reconnaitre leur pouvoir dans nos vies. L’amour peut nous mener en enfer mais aussi nous ramener à la vie, plus forts. Il peut nous faire gravir des montagnes, traverser des océans, nous donner la force de mille soldats pour nous battre, être aussi doux que des pétales de fleurs. La colère, lorsqu’elle est maitrisée, peut nous donner l’énergie d’aller plus loin, plus haut, plus profondément, sans nous perdre pour autant. Et il y a encore plus à découvrir sur le pouvoir des émotions…. Plongez-vous dans leur flux et expérimentez!

Je suis magique parce que j’attire ce et ceux dont j’ai besoin dans ma vie, lorsque j’en ai besoin. Je fais aussi partie d’une toile vibrante plus importante, et je résonne avec les autres être magiques. J’ai juste besoin de m’abandonner au flux pour les ressentir, pour donner et recevoir. C’est de la pure magie. Et ce contact est permanent, ténu la plupart du temps, ou plus présent quand le besoin s’en fait ressentir. Nous sommes tous liés, que nous le voulions ou non. A nous de prendre conscience de ce que cela signifie dans notre vie, de déterminer ce que nous voulons en faire, et comment utiliser ce lien pour alimenter notre cheminement personnel.

Je suis magique parce que quoi qu’il se passe sur mon chemin de vie, je sais que je peux y faire face, et que c’est ce que je ferai. Parce que c’est ainsi que j’ai choisi de vivre ma vie. Je n’ai aucun regrets, aucun remord, aucune rancune. Mais de la force, de l’intégrité et de l’évolution. Je prends ce qui se présente et le change en quelque chose de beau et de chaleureux.

Donc cette semaine, allumez votre lumière et soyez vous aussi magiques!

2020 saga. Magic.

This week, we will focus on everyday magic. These little things that bring sparks in our life, these moments when we feel something special is happening.

On my french article on the subject, I focused on how everyday magic can materialize in our life. This time, I want to talk about how we can be a manifestation of that magic. How we are magical beings.

I am magical. I can take anything and change it into something good. For me, for others. I just need to want it. I am an alchemist. It took me a long time to master the key to it: we just need to change our point of view on any subject. Sometimes, cause and effect relations are not as obvious as they seem. Sometimes, our mind tricks us to believe that this or that happens because we didn’t do this or that…. while it’s the opposite way. Usually, it’s hidden into the idea of bad luck. ‘I am unlucky, because everything always seem to be challenging to me’, it’s never simple.’ While in fact, you are lucky because you are strong enough to face these challenges and build onto them. You are strong enough to grow in spite of the challenges you are going through. And that’s pure luck. To be given the opportunity to grow, to evolve, to learn. To be open to change, to transformation.

I am magical because I can change people’s life. By doing something as mundane as listening to someone, or smiling to someone, or telling someone something you feel you need to. I love doing random acts of kindness. Whenever I feel like it. It’s my way of being. If I can bring something to someone, anonymously is even better, I do it. The way I see it is to plant seeds. You plant seeds in people’s heart and soul. You don’t know if they will grow into beautiful flowers or trees, or if they will perish because nobody cared for them. But the seeds are planted. And they can rest a long time without care… they only require a drop of water, sooner or later, to grow. And that, my friends, is magic. I go even further: I give the kids I teach this taste of planting seeds in people’s heart. I know some went on, long after they left my classroom, to plant their own seeds. The beauty of it, is that if you are lucky, the Universe will let you know they grew. This is probably my biggest joy in life.

I am magical because I am empathetic. I am able to feel people’s feelings, and choose to lift them up, or bring them my warmth, my presence. I am human, truly. When you open your eyes, you can see. It’s that simple. When you open yourself, you can feel. And I really love to share my vibes with people. I really love to sense theirs, to share the moment. I love to radiate enough to bring some sparks to people who need them.

I am magical because I can share my vision of life and maybe someone will feel good about it. I am magical because I can use those symbols on my keyboard to materialize my thoughts. And they can reach whoever needs to be reached. I just give impetus. And that is magic.

I am magical because I walk in plain sight. I don’t wear a mask. I am confident enough to be aware of my weaknesses but most of all my strength. I embraced my darkest and my lightest sides. I am complete. And I walk my head high. I don’t need to fight anymore, for anything. Because I do whatever I need to do, in love and understanding, to be the best expression of my self. I am a warrior at soul. I am fearless. Which allows me to pick battles I feel the need to fight, without feeling obliged to do so. My gender, my nationality, my way of life are not weapons to be used by any movement. I am loyal to my soul. I am loyal to my values. And I will fight in my own terms, with integrity. I am a free spirit, and that is my magic. I can choose, I am free to do so. I will do it wisely. But most of the time, I will focus on what I can give, not on what people can use of me. I am wild and free. And I love that.

I am magical because I can feel. Feelings and emotions are the most magical things I know. Learning to recognize and use them wisely is our own special power. They can create bonds, lift people up, warn us from a danger, protect us. They are magic in essence. And we should all acknowledge their power in our life. Love can bring us through hell, sure, but it can also bring us back to life stronger. It can make us climb mountains, cross oceans, fight like a thousand warriors, be as gentle as a flower petal. Anger, when mastered can give us the energy to go further, higher, deeper, without loosing ourselves. And there is far more to discover about them and the others… I let you dive into their flow and experiment by yourself.

I am magical because I attract whoever and whatever I need in my life when I need it. Ia m also part of a bigger vibrating web, and resonate with my fellow magical beings. I just need to surrender to the flow to feel them, to give whatever is needed while receiving it too. This is pure magic.

I am magical because whatever happens along the path, I know I can and will face it, and make the best of it. Because this is the way I chose to live my life. No regrets, no remorse, no grudge. Growth, strength, integrity. Taking whatever comes and change it into something beautiful and warm.

So switch on your light, and be magical too!

Saga 2020. Magie.

Cette semaine, nous allons nous plonger dans la magie ordinaire. Ces petits riens qui apporte un petit plus dans nos vies quotidiennes. Ces moments de sérénité, de plénitude, ces moments de joie, de rires. Ces moments d’émerveillement qui nous réchauffent le coeur. Ces moments de tendresse aussi.

Cette magie que nous pouvons expérimenter chaque jour, dans nos vies ordinaires et modernes. Ce sont les synchronicités, les clins d’oeil de la nature, ces moments où tout semble se mettre parfaitement en place.

Pour moi, la magie ordinaire, c’est ce moment où la musique qui résonne dans ma voiture est en parfaite harmonie avec mon parcours. Lorsqu’elle semble être une parfaite bande son de mon trajet, qu’elle accélère lorsque je le fais, que le morceau s’achève alors que j’arrive à un feu rouge…

Pour moi, la magie ordinaire, c’est penser à quelqu’un et recevoir un message de sa part, ou tomber dessus au supermarché, ou entendre une chanson qui lui correspond à la radio, ou avoir de ses nouvelles par des amis ou des proches en commun.

Pour moi, la magie ordinaire, c’est avoir mon regard attiré par un galet ou une feuille en forme de coeur au milieu d’un chemin.

Ce sont les levers et couchers de soleil majestueux, surtout lorsque les nuages s’en mêlent.

C’est la lune et son cycle, sa douce lumière, l’incidence qu’elle peut avoir sur ma petite vie, sur toute l’eau terrestre.

C’est le fait de rencontrer les bonnes personnes au bon moment, de faire un bout de chemin avec elles et de profiter de chaque instant.

C’est l’étincelle qui s’allume dans les yeux des enfants, lorsqu’ils découvrent quelque chose de nouveau, quelle qu’elle soit.

C’est cette complicité avec le chat qui partage ma vie depuis plus de 15 ans, cette connexion que nous avons construite et qui nous a liés et permis de traverser tempêtes après tempêtes.

C’est le cycle des saisons et son incidence sur le paysage qui m’entoure. C’est la brume le matin, qui donne au connu, au familier, un air de mystère.

C’est le fait de voir ses souhaits exaucés avant même que nous ayons le temps de les formuler formellement. C’est le fait de voir que tout se met en place sans même une action de notre part pour que nous puissions avancer sans heurts, avec fluidité.

Cette semaine, je vous souhaite donc de prendre conscience de cette magie ordinaire qui nous entoure tous, et qui donne du relief et de la couleur à notre vie.

2020 saga. Power.

This week, a word came again and again in my mind and in my conversations: power. So I guess I have to do something with it… even if it’s a notion I don’t really care about most of the time… Maybe was it time for me to look into it more deeply.

I tend to be really critical about people exercising power… mundane power, that is. Political power, economical power, spiritual power even… I was raised in a society where your learn at a really young age to take responsabilities, to exercise your rights, and I am thanksfull for that. It’s also a society based on cultural traditions that find their roots in religion and a certain idea of government. For centuries, power was in the hands of the well born, the religious ones (who belong to the same families, actually) and the wealthy (who weren’t well born, but wanted to live as such). And this ‘tradition’, as it lasted a millennium or so, is deep rooted in people’s mind.. Nowadays, economical power is all mighty…

I chose to follow my own path, away of all these considerations… probably because it’s deep rooted in my blood. My ancestors lived through history being humble people. And I have no doubt about the fact that I owe my fierce personality to some of them…

I decided to learn history. To understand where we all come from, and to go deeper into it. I specialized into history of mentalities and everyday history. My master was about testaments in late Middle Ages, before, during and after the Black Plague in a spanish city. I learned a lot, and never stopped read and learn about what make people live, believe and go on the way they do. This is probably one of my powers: being able to put into perspective what I witness in my everyday life.

I was also interested in the way religion exercise a power on people. Throughout all history, and even before, spirituality is something that plays an important part in people’s life. I am not a believer myself, and being raised in a catholic tradition probably didn’t help me in that matter. But I can understand that people find comfort in belonging to a group that believe in the same values, that obey to the same rules. It’s just not for me. I am probably to free minded to be able to follow this kind of path. And my way of seeing my own evolution is not something that can fit into religion, I guess… But it’s ok. I spent time learning about religions, about spiritualities, about philosophies, and I can understand why they make sense to people. I just chose to follow my own flow.

My own power express itself in this idea of freedom I guess. I am free to believe in whatever makes sense to me, to follow whatever path presents itself, to be who I choose to be, to live and leave wherever and whenever I want. it’s the life I’ve chosen for myself, helped of course by some…. ‘events’.

I am now in my mid 40s. Strong as ever. This inner strength life gave me by putting me into some storms, making me go through my personal hell several times. I survived. I learned a lot about people and myself in the process. It is the path I chose to follow. I don’t regret it. It was made and meant for me. It made me the one I am now. And I can enjoy each and every moment of my life without being afraid of anything. This is my true power: knowing that whatever may come, I will be able to face it and learn from it.

In a time where power seems to be given to people only desiring to be powerful, without the single ability to exercise it with decency, I step back and look at what really matters: people I care about, things I can do, and most of all, seeds I can plant. I don’t know if or when they may grow, but it doesn’t really matter. My only duty is to plant them… seeds of empathy, understanding, care, integrity.

So this week i wish you can exercise your own personal power and shine in the darkness or these troubled times. We are the beacons.

Saga 2020. Pouvoir (suite)

Mon dernier article était plutôt amer… et ne traitait que de ce pouvoir qui nous est ‘imposé’… Il m’apparait aujourd’hui nécessaire d’aborder un autre pouvoir, celui que nous possédons tous, notre pouvoir personnel. Il se manifeste de différentes manières, peut prendre de nombreuses formes. Il fait que nous sommes ceux que nous sommes.

Lorsque nous prenons le chemin de l’affirmation de soi, lorsque nous vivons selon des valeurs qui nous sont propres mais qui nous guident, nous élèvent, nous exerçons ce pouvoir. Certains peuvent l’appeler charisme, ou présence. Mais ces mots ne sont que la perception de ce que nous projetons: notre pouvoir personnel, notre force intérieure. Il ne s’embarrasse pas de grands discours. Il s’exprime par lui-même, à travers notre posture, notre regard, le ton de notre voix, ce qui s’exprime par notre être tout entier. Il est en chacun d’entre nous. Il nous appartient de choisir de l’exercer ou non.

Si il peut influer sur nos relations aux autres, il nous situe surtout par rapport à nous-même, à notre cheminement. Parce qu’une fois que nous avons conscience de sa présence et que nous pensons en maitriser l’expression, nous pouvons en choisir l’objectif. Nous pouvoir nous en servir pour guider, pour rassurer, pour avancer sur notre propre chemin, et attirer à nous ceux qui pourrons nous accompagner ou nous guider à leur tour. Ou nous pouvons l’exercer pour manipuler, contraindre, entrer dans un rapport de force avec autrui, semer la discorde et en récolter les fruits. Nous sommes les seuls à même de décider de ce que nous en faisons… et c’est une responsabilité qu’on ne peut prendre à la légère.

Je suis intimement persuadée que notre pouvoir personnel, notre force intérieure, grandit alors que nous avançons dans notre cheminement. J’ignore cependant si c’est parce que nous avançons qu’il devient plus important ou si c’est parce que nous l’accroissons que nous sommes capables d’avancer. Quoi qu’il en soit, les deux semblent semblent aller de paire et c’est en soit un cheminement que d’accepter d’évoluer dans tel ou tel sens.

Notre pouvoir personnel, ce sont aussi toutes ces compétences que nous acquérons avec le temps, quelque soit le domaine, et qui font de nous des être uniques, riches. C’est ce qui nous donne une légitimité, ce qui est validé par notre expérience de vie. C’est ce qui nous donne la force de toujours aller plus loin, plus profondément, de chercher à nous améliorer, de découvrir et d’explorer des territoires inconnus en nous et dans chaque être que nous rencontrons. C’est ce qui nous donne la possibilité et la volonté de partager, de communiquer, d’échanger, d’apprendre, de continuer à avancer malgré tout. C’est ce qui nous libère et nous permet d’être nous-mêmes sans restriction. C’est ce qui exprime notre entièreté. C’est ce qui émane de notre cheminement.

Notre pouvoir personnel, c’est cette flamme intérieure qui brûle et nous pousse à briller dans notre obscurité parfois. C’est ce qui nous donne la sagesse de ne pas entrer dans des conflits stériles. Et c’est ce qui inspire de la retenue à ceux qui pourtant s’épanouissent en semant le chaos. Ils sentent qu’il est inutile de jouer à ce jeu là avec nous. Nous ne rentreront pas dans leur jeu… Quoique le chaos ne nous effraie pas, en réalité, nous savons comment l’absorber pour en faire quelque chose de constructif… Et c’est justement ce qui les stoppe dans leur élan en notre présence. Affirmer notre pouvoir personnel est quelque chose de conscient, de révélateur également. Ce n’est que lorsque nous sommes prêts à le faire que notre potentiel peut réellement s’exprimer et se libérer.

Bref, c’est quelque chose à chérir, à entretenir, à accroitre, à partager, à laisser irradier.

Et c’est ce que je vous souhaite pour cette semaine!

Saga 2020. Pouvoir

J’ai modifié un peu ma bannière, les couleurs me paraissaient trop ‘grisées’. J’avoue que c’est un réel plaisir d’avoir un ordinateur qui est à même de réaliser ce que j’ai en tête…

Cette semaine, un mot s’est imposé à moi… Pouvoir… je me suis surprise à l’employer plusieurs fois par jour, dans des situations très différentes, alors que c’est un sujet qui m’indiffère la plupart du temps… puisqu’il revenait sans cesse, j’ai estimé que c’était le signe que je devais en faire quelque chose.

Et cet article me semble bien plus compliqué à écrire que prévu…. parce que ma relation au pouvoir, quel qu’il soit, est complexe… J’ai fait le choix il y a longtemps maintenant de suivre ma nature et d’être un électron libre. Certainement au départ en réaction à ce qu’on attendait de moi. J’ai refusé de rentrer dans un moule. Pourtant, la voie aurait été plus simple, plus directe. Mais j’ai préféré rester fidèle à ce que je ressentais, à ce qui m’animait. Je n’ai aucun regret. Mon cheminement a été enrichissant, et j’ai appris bien plus que je ne l’aurais fait en suivant une voie toute tracée.

J’ai du mal avec les systèmes de pouvoir, parce que je ressens qu’ils ont été pervertis pour répondre aux besoins de ceux qui l’exercent bien plus que pour la société dans son ensemble. Il est bien évident qu’exercer un pouvoir, la plupart du temps, de nos jours, octroyé par une majorité pour être gouvernée, guidée, requiert des compétences bien particulières. Si au départ, c’était certainement le cas, le système a vite dérivé. Aujourd’hui, ceux qui exercent le pouvoir, qu’il soit politique, économique, spirituel, médiatique, ne sont pas ceux qui sont les plus compétents. Ce sont ceux qui ont désiré ce pouvoir plus que tout au monde. Le pouvoir est devenu un objectif en soi, et non le moyen d’accomplir le bien commun… Et j’avoue, j’ai du mal avec ça.

Je suis cependant lucide: c’est le cas depuis que l’être humain est l’être humain. Les sociétés humaines se sont fondées, ont prospérées à travers l’exercice du pouvoir sur un territoire, sur une population. Et ce pouvoir s’est renforcé à un point où tout est régit par des institutions que personne n’aurait idée de contester. Les autorités morales se sont cependant avérées peu morales, les autorités politiques ont souvent été plus intéressée par l’expansion de leur influence et non à l’administration saine de ceux dont elles avaient la charge. Et tous ces organes de pouvoir se rejoignèrent autour d’un autre, qui peu à peu à tout régi: le pouvoir économique. Et peu à peu, on a assisté à la déshumanisation du pouvoir au profit de la compétitivité, du rendement, de la croissance… peu importe comment y arriver. Et le domaine spirituel n’a pas été épargné….

Une relation compliquée, je vous l’avais dit. Un rejet en fait, de ce pouvoir fondé sur le désir de le posséder bien plus que sur les compétences à l’exercer… Le truc, cependant, avec le pouvoir, c’est qu’il est éphémère… contrairement à ce qui fait de quelqu’un un être humain décent… Lorsqu’on a passé sa vie à faire des compromis, jusqu’à se perdre dans les attentes des uns et des autres, il est très difficile de reconnaitre celui qu’on est devenu. Et de vivre avec cette personne qui au final nous est étrangère. Lorsqu’on a passé sa vie à suivre les chants des sirènes, et que notre bateau, comme tous les autres, s’est échoué, on a des chances de s’en sortir si on a pu apprendre à nager et surtout à faire ce qu’il faut pour survivre une fois la terre ferme atteinte… ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut, de tous les marins….

Je me dis aussi qu’il y a parmi ces personnes ceux pour qui l’intérêt commun est un moteur, qui sont ancrés dans une saine réalité et qui sauront continuer leur chemin la tête haute une fois le pouvoir disparu.

Je me dis surtout que tout cela ne me concerne pas. Bien évidemment, je dois vivre avec les décisions qu’ils prennent. Bien évidemment, je vis dans une société régie par des règles que je dois suivre. Si elles me semblent iniques, il m’appartient de le faire savoir et de tenter de les faire changer. Mais au final, je n’ai que très peu d’impact… du moins à cette échelle.

Par contre, il m’appartient d’exercer mon pouvoir sur ma vie. Et en suivant mes valeurs et principes, je le fais, chaque jour. Le pouvoir, c’est tellement subjectif. Il ne semble exister que si il est reconnu et accepté par autrui. Et notre pouvoir réside là, en définitive. J’ai décidé que je ne reconnaissais pas le pouvoir de certaines autorités sur ma vie. Je me suis émancipée de leur pouvoir sur moi. Nos sociétés démocratiques sont nées de ce type de mouvement. L’Eglise catholique, longtemps garante d’un ordre moral et qui a façonné l’Europe pendant des centaines d’année n’a aujourd’hui que peu d’influence… et pourtant, rien ne pouvait se faire, se dire, se vivre sans son accord il n’y a pas si longtemps…

Bien évidemment, lorsqu’un système s’affaiblit, lorsque son pouvoir est remis en question, un autre essaie de prendre sa place. Je pense sincèrement que nous sommes à ce genre de moment dans l’histoire… Et on voit les pouvoir existants se raidir sur leurs positions, s’arcbouter, se contracter, comme un animal agonisant peut le faire avant de s’éteindre… A nous de décider comment construire la suite de notre histoire…

Le domaine du développement personnel et de la spiritualité n’est pas non plus épargné. Je lis de plus en plus d’articles qui me font frémir… par le degré d’autoritarisme idéologique qu’ils véhiculent, par l’imposition d’une voie unique vers je ne sais quoi… Par la manipulation que leur communication emploie sur les personnes auxquelles ils s’adressent…

Je demeure donc un électron libre, libre de penser, de dire, de partager ce que bon me semble. Libre d’adhérer ou non à des idées. Libre de poursuivre mon chemin malgré tout. Libre d’exercer mon pouvoir personnel sur ma propre vie, et libre d’en faire bénéficier ceux qui le veulent. Libre de prendre des responsabilités si et quand il el faut, et libre de retourner à ma petite vie si riche et si insignifiante, mais qui me convient parfaitement.

Cette semaine, je reconnais le pouvoir qui est en moi, et je me libère de celui qu’on tente de m’imposer.

Une année toute en nuances/ Happy hue year: Février/ February

Ce mois ci, l’inspiration était belle et bien présente. J’ai tout de suite eu l’idée d’une ascension vers la lumière… comme un peu d’espoir dans une époque morose… une ascension intérieure aussi… c’est dans l’air du temps… Voici donc ma proposition avec la couleur du mois de février:

This months, I was inspired! I had this idea of an ascension to the light… a spark of hope in trouble times… An inner ascension too… as it’s the energy I feel lately. So here is what I doodle with the february color:

2020 saga. Respect.

This week, we will focus on respect. You can’t enjoy your inner journey if you don’t express and feel and live respect.

The first thing to understand and to do is to respect yourself. Respect your rhythm, respect your needs, respect your self, body, mind and soul. This is different for each of us, but it starts by taking care of yourself. And accept yourself. Love yourself. Be aware of your strengths as well as your weaknesses and embrace them all. Look for what makes you vibrate and dive into it. Try to spend even a few minutes a day doing what you love, what you need, what makes you happy. We all have those simple things that bring us joy, peace, laughter. Those are the ones you need to reach. And enjoy. Then go on to self affirmation. Be proud of who you are, be proud of what you lived. Look at past errors as the most valuable lessons you received. Thank them and go on. You don’t need to remind them anymore. They were true for the one you were then. You are not the same person now. So they became irrelevant in your life. You learned your lesson well, you moved on, you grew, you assimilate what needed to be. It’s time to part. Let them on the side of your path, and go on, without the burden they represent. Forgive the one you were then. Whatever was done, it belongs to the past, to the one you were then. You are entitled, now that you evolved to a better version of your self, to forgive the one you were. Be gentle with yourself. There is enough adversity out there, you don’t need to be your inner enemy. Treat yourself with respect, acknowledge your errors and stop being your own tormentor. Be your best friend. Don’t elude your defaults, but accept them as part of who you are, someone evolving and dealing with what needs to be dealt with, step by step. If perfection is an illusion, improvement is not, though. So as long as you improve the way you live your life, your vision of it, your way of walking on your own personal path, you are doing what you are supposed to do. People will always be judgmental, but you don’t need to be, especially with yourself. Be gentle. Set boundaries and goals. And do your best, with what you have on hands, to reach them. Enjoy your life, honor it by truly living and learning. Honor the one you are, because you worth it. Each of us worth it. And we owe to ourselves to honor the luck we have to experiment a meaningful life, whether we are aware of it or not. Open your eyes on who you are, who you truly are. And straighten this crown on your head, keep it up high.

Respect others. This is the second step on our journey to respect. Honoring and affirming yourself doesn’t mean denying others. You are the sovereign of your own personal kingdom as they are of theirs. And it’s something to honor, truly. We are all walking on our paths, at our own pace. When I meet people who are only at the beginning of their journey, I tend to share some of my own experience, or hints. But I accept that they choose to do whatever they need to do their own way. This is a learning process. And I respect that. I made the choice to open my eyes, mind and whole self to what was my life. And my vision of it switched from a meaningless existence to a meaningful one. But life gave me the opportunity to do so. Not everyone has this luck. I also went through hell several times, so i understand the value of life, of existence itself. And i chose to honor it. But not everyone had this opportunity, at least not yet. Who am I to judge people on their choices, or the way they live their life? Compassion is something I often feel… well, not really compassion, because I don’t need to suffer as they do to sense what they are going through. But I can recognize their pain, and put them in link with my own, those I used to feel… those that are part of me now. So I tend to respect people, no matter what they are living… I even surprise myself to feel sorry for those who are playing games… they don’t have a clue of what they will have to face when time has come for them to grow… it’s not my business, I can only give hints to escape to those they play with… if needed they know where I am and will reach me when they are ready to go on their own path. I also have a huge respect for those who have walk further and became wonderful teachers… Those we can spend hours sharing life experiences with. Those who make us grow by sharing their ways, their own vision of life. Those who live in their own truth and find peace within, peace they usually share with enthusiasm. The beauty in those, is that some of them ignore what wonderful teachers they are. They just are themselves, walking their own path. Some of them are old and wise, others are so young you wouldn’t believe what they can bring you. As a matter of fact, anyone can be your teacher. And you can miss a valuable lesson by not respecting the teacher life sent you to teach it to you. Then you will have to go through a whole new process to change in order to be able to learn it.

Which leads me to my last point: respect the process. We are so lucky to be able to take our own inner journey, to grow, to share, to live it. This is something we have to honor. If we make the choice to walk on our path, what it will be made of doesn’t entirely depend on us. We will have choices to make, and they will lead to other crossroads where other choices will be offered to us. And those choices will make us take paths we never thought we would take, those exact paths we need to grow and evolve. So respect the process, even if you feel lost and stuck. Be aware of what surrounds you. You may have miss to notice something you need in order to go on… the little things, those we are so used to live with that they become ignored while their value goes far beyond their actual worth. It’s only when you look at them with an open mind that they will reveal the secret they always concealed to be found by you when time has come. When you feel stuck or lost, take time to care for yourself, to rest. We sometimes need to focus on our self care, on enjoying life as it is, before going back on our journey, stronger, more in peace, ready to face whatever may come. And when it happens, we are ready to enjoy each and every piece of it. Trust in the journey, respect the process. And live, truly, fully live!

So this week, I wish you the joy of feeling and receiving respect.

Yep, lazy me is enjoying the fact that for once I only had to make one, as the english and french words are spelled the same way… and mean the same too! Not something that happens a lot!

And it was a perfect time to be so as I have a new computer, that will allow me to go further in what I want to explore. So this week end, I really was happy to just take the time I needed to set it up exactly like I wanted it to be… Now I am ready to see what I can do with it… it will be fun, for sure! It’s also the perfect example of what I live for a few weeks now: everything is falling into place as I let myself go with the flow… Keeping an open mind, open eyes and open arms… You never know what may come, but you can be sure it will be exactly what you need when you need it to do what you need to do… I am grateful to be able to experiment this… And I wish you to feel the same!

Saga 2020. Respect.

Cette semaine, nous allons voyager dans le respect. Respect de nous-mêmes, respect des autres, respect du voyage en tant que tel, aussi. Pour pouvoir évoluer et progresser, nous devons faire preuve de respect dans nos actes, nos choix, nos rencontres. C’est ce qui rendra le voyage plus fluide, plus en accord avec ce qu’il doit être, avec ce que nous sommes également.

Nous sommes les premiers envers qui nous devons faire preuve de respect. On oublie bien trop souvent de prendre soin de nous, de nous honorer comme nous méritons de l’être… de respecter nos rythmes, nos envies, nos besoins… Nous sommes honorables, nous sommes respectables à bien des égards. Pour que les autres puissent le percevoir, nous devons initier le mouvement. Honorons-nous, faisons ce qui nous donne du plaisir, ce qui nous nourrit intellectuellement, physiquement, spirituellement. Et commençons par nous pardonner. J’ai bien évolué sur le sujet du pardon… Pendant longtemps, je ne comprenais pas en quoi pardonner me libèrerait… Pour moi, ne pas pardonner allait de paire avec me souvenir des leçons reçues. Afin de ne pas reproduire les erreurs du passé, je devais m’en souvenir. Et donc ne pas pardonner. Je suis plus nuancée aujourd’hui. J’ai pris conscience que certaines choses, certains faits, voire certaines personnes appartiennent au passé, et que je n’ai plus à m’en souvenir, du moins plus aussi intensément, dans le sens où la leçon que j’ai reçue a été intégrée depuis longtemps. Et surtout, je ne suis plus la même que celle qui l’a reçue. Si il m’est toujours difficile de pardonner à quelqu’un qui m’a profondément blessée, j’ai décidé de me pardonner. De pardonner à celle que j’étais alors, qui n’était pas armée pour se protéger. J’ai subi de nombreuses blessures dans ma vie, physiques ou émotionnelles. Comme tout un chacun. Lorsque je regarde ou caresse mes cicatrices physiques, je ne ressens pas de douleur, je ne replonge pas dans l’événement qui les ont produites. Elles font partie de moi, et font que je suis celle que je suis. Elles racontent mon histoire, elles sont les témoins des événements qui m’ont construite. Elles symbolisent une faiblesse, une prise de risque, un obstacle auxquels j’ai été confrontée à un moment donné, mais qui ne sont plus du tout d’actualité. La leçon a été acquise, et je suis passée à autre chose, renforcée par l’expérience que j’ai vécue. J’ai réalisé qu’il devait en être de même avec les autres cicatrices, invisibles mais bien présentes. Il ne s’agit plus de l’acceptation, mais de l’intégration de ce qui les a produites. Et je peux là aussi passer à autre chose. Je n’ai plus besoin de m’auto-flagéler. J’ai fait des erreurs, j’ai fait des choix qui m’ont menée à expérimenter des choses parfois douloureuses, souvent intenses. Qui m’ont transformée, forgée, et qui font de moi celle que je suis aujourd’hui. Si je veux être parfaitement honnête, je parviens même à pardonner à ceux qui m’ont infligé ces cicatrices invisibles. Non pas parce que je le dois, parce que c’est « bien ». Mais parce que garder ce souvenir n’a plus aucun sens à mes yeux. Pour pouvoir porter ma couronne la tête haute, je ne peux passer mon temps à regarder en arrière ou à la baisser de honte à l’idée de ce que j’ai pu accepter. C’est donc faire preuve de respect envers moi-même que de laisser ces souvenirs et les émotions qui les accompagnent au bord du chemin. Je n’en ai pas besoin. Je vaux mieux que ça, mieux que la rancœur, la culpabilité. Nos chemins se séparent et je peux désormais continuer le mien sereinement.

Ce qui me mène au respect d’autrui. Parce qu’une fois que nous avons réappris à nous respecter, à respecter notre être dans son entièreté, ce respect est ressenti par ceux qui nous entourent. Nous sommes les souverains de notre existence, et ça se voit, ça se perçoit. Pour autant, affirmation de soi de signifie pas négation de l’autre. Ce n’est pas parce que j’ai décidé de m’honorer que je suis supérieure en quoi que ce soit aux autres. J’ai la chance d’être doté d’un sens de l’autodérision assez prononcé. Je peux prendre mon cheminement au sérieux sans aucun souci. Par contre, je suis aussi capable de prendre conscience de mes erreurs, de trébucher, avec style certes, mais trébucher quand même. Et d’en rire. J’ai aussi l’habitude de me distancier lorsqu’une situation me parait trop lourde émotionnellement. Je passe alors en mode analytique, rapidement, mais suffisamment longtemps pour ne pas me laisser prendre par le tourbillon qui s’approche. Je m’ancre profondément dans mes valeurs et je laisse la tempête passer, la tête haute. J’essaie en revanche de toujours trouver une explication à un événement, à un comportement, et mon intuition m’est un précieux allié dans ces moments-là. J’évite le plus possible d’être dans le jugement. Je veux comprendre, pour pouvoir apprendre une nouvelle leçon. J’ai bien conscience qu’il s’agit plus de compréhension que de compassion, mais je n’ai pas besoin de souffrir avec autrui pour comprendre ce qui les anime… ou plutôt, je n’en ai plus besoin. Ma propre expérience de vie me permet de puiser dans mes émotions pour créer un lien sans pour autant me laisser embourber. C’est un peu comme si j’avais construit une sorte de système immunitaire lié aux émotions. J’ai en moi la reconnaissance des émotions, puisque je les ai expérimentées, mais pour autant, je n’ai pas besoin de les revivre pour les reconnaitre, elles font déjà partie de moi. Je peux en revanche les enrichir, leur apporter des nuances auxquelles je n’aurais pas pensé seule. C’est un exercice plutôt intéressant que de se pencher sur ce qui anime les autres, et de ressentir ce lien. De ce fait, je respecte plus facilement ceux qui doivent expérimenter à leur tour ce par quoi j’ai du passer pour pouvoir en arriver là. Je sais par quelles épreuves ils doivent passer mais aussi qu’ils sont seuls à pouvoir décider de les surmonter ou de s’y perdre. Sachant que tant qu’ils n’acquièrent pas la leçon offerte, ils devront s’y confronter, encore et encore… c’est peut être là que ma propre expérience peut être utile, en la partageant. Mais la plupart du temps, je me contente de donner des indices ou des astuces pour qu’ils puissent prendre conscience de ce qui se passe réellement. Et parfois, je ne fais qu’observer surtout lorsque mon avis n’est ni requis ni respecté. Chacun avance à son rythme et il ne m’appartiens pas de juger du tempo. Par contre, je peux respecter le processus. J’ai encore tellement à apprendre, qui suis-je pour juger de l’évolution d’autrui?

J’éprouve un profond respect également pour le cheminement que nous avons la chance de pouvoir faire, en tant qu’êtres humains. Lorsque je prends le temps de réfléchir au mien, parce qu’il est justement mien, et que j’ai de ce fait les données nécessaires, je ne peux éprouver qu’un profond respect. Si j’ai fait le choix de suivre le chemin qui est le mien, le reste en revanche ne dépend pas de moi. Et j’avoue que je trouve la complexité de l’interaction des personnes que j’ai pu rencontrer, des événements auxquels j’ai été confrontée, des actes que j’ai pu commettre ou subir, absolument étourdissante. Si aujourd’hui je peux me permettre de me laisser guider par le flux de ce qui vient ou s’en va, j’en aurais été incapable ne serait-ce qu’il y a quelques mois. C’est parce que j’ai fait le choix de voir les choses d’une certaine façon, de retirer une leçon de tout ce qui se présente, et de le faire avec en tête un désir d’évolution, de croissance, que je peux en retirer tout ce dont j’ai réellement besoin. C’est en exprimant clairement et simplement mes désirs et mes envies que ce que je vis résonne. C’est en me concentrant sur certaines notions que je recevrai ce qui me permettra de mieux comprendre, de mieux me comprendre. Chacun perçoit sa vie comme il l’entend, en définitive. Chacun a sa vision de ce que sa vie doit être, de ce en quoi il croit, de ses espoirs, de ses valeurs et de ses principes, de ce à quoi il aspire. Et chaque chemin est valable. Chaque chemin mène à ce qu’il est sensé mené, c’est quelque chose qui m’inspire le plus grand respect. La capacité que nous avons d’apprendre de nos erreurs comme de nos succès, la capacité de ressentir tout un panel d’émotions, avec des variations d’intensité propres à chacun, c’est quelque chose qui m’inspire le plus grand respect. Le choix que nous pouvons faire de recevoir des leçons de vie ou de les ignorer, le choix d’évoluer ou de rester là où nous sommes, quelles qu’en soient les raisons, c’est quelque chose qui m’inspire le plus grand respect. Cette capacité que nous avons à aller plus loin, ou non, de nous adapter ou non, de vivre avec les autres, ou parmi eux… C’est quelque chose qui m’inspire le plus grand respect. C’est quelque chose que j’honore. Et qui me donne envie d’aller un peu plus loin, un peu plus fort, un peu plus profondément…

Cette semaine, respectons-nous, respectons ceux que nous côtoyons, respectons nos cheminements personnels… et prenons plaisir à garder notre tête couronnée bien haute, pour pouvoir admirer la vue qui nous est offerte.

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