Mon voyage intérieur: avril (01)

voyage en tête

Quatrième étape de mon voyage intérieur. Si la dernière a été complexe et riche en enseignements, très chargée émotionnellement, celle-ci sera plus intéressante encore.

Nous allons devoir ouvrir des portes et les franchir sans crainte, avec sérénité. Ce mois ci, nous allons explorer la confiance


Confiance

nom féminin.

  • Assurance, hardiesse, courage qui vient de la conscience qu’on a de sa valeur, de sa chance : Faire face aux difficultés avec confiance.
  • Sentiment de quelqu’un qui se fie entièrement à quelqu’un d’autre, à quelque chose : Notre amitié est fondée sur une confiance réciproque.

1. Faire confiance aux autres

se fier entièrement à quelqu’un…. pas si simple.

Pourtant faire confiance, donner sa confiance facilite les relations, et simplifie la vie. Évidemment, je ne parle pas d’avoir une confiance absolue en toutes les personnes qui nous entourent ou que nous rencontrons. Il faut aussi faire preuve de discernement.

Pour ma part, j’ai opté pour compartimenter ma confiance. Si si. Je sais que je peux faire une entière confiance à certaines relations concernant un aspect de ma vie. Pour certains, ce sera le côté professionnel, pour d’autre l’émotionnel, pour d’autres encore le relationnel. Ces personnes ont le recul nécessaire, l’intégrité nécessaire et l’honnêteté nécessaires pour que je puisse leur accorder ma confiance dans ces domaines précis. C’est parce que je leur reconnais des qualités réelles ou supposées que je donne ma confiance à ces personnes.

Il en va de même de certains professionnels (notamment dans le domaine médical). J’avais une totale confiance dans mon généraliste, qui connaissait mon dossier médical sur le bout des doigts (il a été mon médecin de l’âge de 7 ans à 42 ans… ça aide!). Lorsqu’il est parti à la retraite (bien méritée), j’ai du choisir entre plusieurs remplaçants… Comment savoir si je pouvais leur accorder ma confiance ou non? En leur posant des questions, en observant leurs réactions, en essayant de voir si le feeling passe ou non… et j’ai fini par choisir celui qui me paraissait avoir les qualités que je recherchais chez mon médecin traitant.

Dans la vie de tous les jours, c’est la même chose. C’est en posant des questions, en écoutant l’autre, en observant ses réactions et son comportement, qu’on peut déterminer si on peut lui faire confiance ou non. Et avec le temps, avec une connaissance plus profonde de l’autre, la confiance peut s’étendre à des domaines plus variés. Ou être retirée, en cas de trahison.

Et qu’il est compliqué de redonner sa confiance une fois qu’elle a été trahie! En ce qui me concerne, je garde toujours une certaine méfiance envers ceux qui m’ont trahie. Lorsqu’il s’agit de sujets bénins, elle est minime, mais lorsqu’il s’agit de sujets plus sérieux, donc de personnes plus proches, elle est irrévocable. Je suis capable de rayer une personne de ma vie en cas de trahison importante (qu’on en me parle pas de pardon dans ces cas là…). Et pourtant ma tolérance est plutôt élevée….

Aujourd’hui, je donne facilement ma confiance. Je suis arrivée à un stade de ma vie où je n’ai pas grand chose à cacher, et où je pense être capable de cerner assez facilement les personnes que je côtoie. J’ai donc tout intérêt à leur faire confiance. Ça simplifie grandement mes relations. Et puis au pire, si trahison il y a, je continuerai mon chemin sans souci.

Parce que la personne la plus importante en qui j’ai confiance, et qui me permet d’avoir cette sérénité, c’est moi.

2. Avoir confiance en soi

Bon, clairement, ce fut un chemin de longue haleine pour parvenir à avoir confiance en moi, en mon jugement, en mes émotions. Mais là aussi, je suis arrivée à un stade de ma vie où j’ai compris que j’étais la seule personne avec qui j’allais passer ma vie entière, et qu’il valait mieux que je me fasse confiance, que ça simplifierait ma vie.

Effectivement. Ça simplifie grandement les choses. Je me moque du regard d’autrui, je n’ai nullement besoin de leur approbation. Je me connais suffisamment pour suivre mes instincts lorsque c’est nécessaire. Je me remets aussi constamment en question, sans complaisance, mais toujours le plus sincèrement possible.

Mais pour cela, j’ai du ouvrir une à une toutes mes petites boites de Pandore personnelles, même celles bien cachées dans les recoins de mon être… en regarder le contenu, l’apprivoiser, et l’accepter en tant que partie de moi. Je me connais donc plutôt bien. J’ai appris à reconnaitre mes qualités ainsi que mes défauts, mes forces et mes faiblesses. Et je les ai acceptés comme faisant partie de moi, faisant de moi celle que je suis. Sans jugement. Le plus objectivement possible.

Dès lors, que vaut le jugement d’autrui sur celle que je suis? Au mieux, ils ne voient qu’une partie de ma personnalité, ils ne connaissent qu’une fraction de mon être. En m’acceptant dans mon intégralité, je m’exonère de leur opinion. Je n’ai plus de boite de Pandore à ouvrir, je n’ai rien à craindre.

Et au final c’est là la clé: j’ai confiance en moi parce que je n’ai rien à craindre. Je n’ai pas peur du regard d’autrui, celui que j’ai posé sur moi était encore bien moins complaisant et je l’ai accepté. Je n’ai pas peur de l’opinion d’autrui sur moi: celle que j’ai de moi dans mes plus sombres heures n’a rien de flatteur… mais je l’ai acceptée.

Et au final, je réalise que ces dernières années, j’ai parcouru mon chemin de la confiance en moi en courant, abattant chaque obstacle sans pour autant m’arrêter. J’avais déjà les armes pour ça, il me suffisait juste de les utiliser… dans les jours qui viennent, je vous donnerai les pistes pour construire les vôtres.

Et c’est parce que j’ai cette confiance en moi que je peux avoir confiance en l’avenir.

3. Avoir confiance en l’avenir

Je n’ai pas peur de l’avenir, de ce qui vient, de la vie. Parce que j’ai confiance. Et que je suis bien déterminée à vivre chaque moment, chaque rencontre, chaque étape pleinement.

Attention, je ne suis pas naïve. Je sais qu’il y aura de nouveaux obstacles, de nouvelles épreuves mais je sais que je serai capable de les surmonter. Avec l’aide de ceux qui m’entourent.

Je ne vais pas vaincre la faim dans le monde, je ne vais pas mettre un terme à ces guerres qui gangrènent l’esprit humain. Je ne peux rien faire contre la violence, quelle qu’elle soit. Si ce n’est de ne pas en faire preuve moi-même, que ce soit physiquement, psychologiquement ou administrativement.

Mais je plante chaque jour des graines de compassion, d’empathie, de compréhension du monde dans le coeur de mes élèves. C’est ma part du travail. Et je l’accomplis chaque jour avec confiance qu’un jour ces graines germeront, que je sois là pour le voir ou non.

Je plante aussi des graines ici, à travers mes mots. En me disant qu’ils toucheront peut être quelqu’un qui en a besoin, et qu’à son tour cette personne fera son chemin.

Pour le reste, ça ne dépend pas de moi. Il est donc inutile que je m’en inquiète. Par contre, j’ai confiance. Je sais que d’autres agissent aussi à leur niveau.

Voila, la confiance, une notion qui m’a longtemps, très longtemps été étrangère… mais qui aujourd’hui fait partie intégrante de celle que je suis…

Une nouvelle année s’ouvre à moi, et j’ai bien l’intention de la rendre épique!

 

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