Mon voyage intérieur: octobre (01)

voyage en tête

Après ce mois passé, j’aurais pu croire que le mot du mois d’Octobre aurait été « résiste », « soies vulnérable », « patiente », « détends-toi », et que sais-je encore… Mais non, pourquoi faire dans l’évidence alors que ce voyage requiert de creuser plus profond, d’aller dans des contrées inexplorées…. Lorsque j’ai lu le mot du mois d’octobre, j’avoue que j’ai souri. Parce que c’est un mot qui m’accompagne chaque jour…. mais qui, oui, ce mois-ci, a revêtu une saveur particulière. Ce mois d’octobre, le mot qui nous accompagnera sera: Crée.


Créer

  • Réaliser ou concevoir quelque chose.
  • Fonder, établir quelque chose, être à l’origine de son existence.
  • Faire naître, engendrer un sentiment, un état.
  • Réaliser des œuvres originales qui portent la marque de ses sentiments, de sa pensée, de sa personnalité.

Nous créons tous notre propre réalité, en définitive. La mienne sera très différente de celle de mes voisins, même si nous partageons des valeurs, un lieu, une culture, un temps communs. Nous sommes donc tous créateurs de notre univers personnel. De ce que nous sommes.Et si parfois pour être capable de créer une nouvelle étape de notre vie, il faut détruire l’ancien, il ne s’agit que de créer un espace propice à notre croissance personnelle.

1. Créer notre réalité.

Chaque expérience, émotion, apprentissage nous modèle. Lorsque nous vivons quelque chose, nos perceptions propres nous amènent à l’ envisager de manière complètement unique. C’est pourquoi un même événement peut être décrit si différemment par des personnes qui l’ont vécu. Nous créons un univers unique, personnel, dans lequel nous évoluons, où nous avons nos repères, nos références, nos valeurs, nos limites aussi.

 J’aime prendre du recul par rapport à ce que je vis. C’est ma manière de faire l’état des lieux de mon univers. C’est ce qui me permet d’en améliorer certaines parties, d’en dépoussiérer d’autres ou encore d’ajouter des nuances, des détails, des éléments, de définir ce qui doit être exploré ou ignoré.

Notre réalité est régulièrement confrontée à la réalité d’autrui. Et c’est dans ces moments-là qu’elle prend tout son sens. C’est aussi dans ces moments-là que notre réalité est mise à l’épreuve. Tout dépend du lien que nous entretenons avec elle. Si nous avons confiance en nous, en ce que nous avons construit, la confrontation est enrichissante, la mise en perspective est éclairée et éclairante. Si par contre, notre sens de notre propre réalité est fragile ou fragmentée, notre univers se retrouve écrasé par celui d’autrui. Il arrive également que notre réalité se heurte aux conceptions et éléments culturels dans lesquels nous avons été élevés. C’est en cela que nous avons besoin de prendre réellement et pleinement conscience que nous sommes les créateurs de notre réalité. Nous. Chacun. Personne d’autre. Nous devons accepter la responsabilité et les possibilités que ça induit. En embrassant notre rôle de créateur, en agissant, en étant acteur de notre vie et non seulement spectateur.

Notre univers personnel peut être tellement riche. Et lorsqu’on y pense, c’est l’œuvre la plus importante de notre vie. Il est à la fois son moteur, son inspiration, sa réalisation, sa base et sa finalité. Que vaudrait notre vie sans la constitution de cet univers? Que vaudraient nos émotions, nos expériences, nos envies, nos besoins, notre croissance intellectuelle et spirituelle sans cette idée que chacun d’entre eux constitue une partie de notre être, de notre univers?

2. Créer notre sanctuaire

Il est un lieu, lové au cœur de mon univers, où je me réfugie lorsque j’en ai besoin. Il est constitué de tous les souvenirs, les émotions, les personnes qui peuvent m’apporter du réconfort, de la sérénité. C’est mon sanctuaire.

Dans mes jours les plus sombres, j’ai perdu le chemin et la clé de ce lieu de paix. Je ne sais pas ce qui était le plus difficile. Le fait de ne pas pouvoir trouver quoi que ce soit ou qui que ce soit à quoi me raccrocher, ou la douleur de savoir que j’avais ce refuge en moi, mais que j’étais incapable d’y accéder. Le fait est que rien ne m’empêchait de retourner dans mon sanctuaire si ce n’est moi-même. Je me refusais ce droit. C’était mon choix. Même si je n’en avais pas vraiment conscience à ce moment-là.

J’ai alors commencé par remarquer les petits riens qui se présentaient sur mon chemin. les petits bonheurs à peine perceptibles, les mots qui entraient en résonance avec cette part de moi qui résistait à ce qui me détruisait à petit feu. Et ce sont ces petits riens qui m’ont ramenée à mon refuge, à mon sanctuaire. Ces petits riens, ces pépites, ces étincelles qui ont rallumé les torches balisant le chemin, qui ont mis en lumière que la clé avait toujours été mienne, que je ne pouvais la perdre, uniquement l’ignorer.

Depuis, je visite régulièrement mon sanctuaire, j’y retrouve ce qui m’est le plus cher, ce qui compte vraiment. Et je souris à l’idée que les petits riens qui m’y ont ramenée ont maintenant leur propre vitrine où ils brillent de leur unique et si particulière lumière.

Nous pouvons tous créer notre sanctuaire, y rassembler ce qui nous est cher, ce qui nous est doux, ce qui nous apporte réconfort, sérénité, paix. J’aime le visualiser comme une sorte de librairie géante, dont le sol est recouvert de coussins bariolés et moelleux, où je peux avoir accès à ces auteurs, ces artistes, ces anonymes, ces souvenirs, ces émotions d’un seul coup d’œil. Où il me suffit de fermer les yeux pour me sentir en sécurité, en paix avec moi même. Où je réalise le plus souvent combien j’ai avancé sur mon chemin de vie. Où je prends conscience du sens de ma vie.

Et où me vient le plus souvent l’inspiration de prendre mes crayons, feutres, pinceaux, clavier….

3. Créer un équilibre

Parce qu’en définitive, il s’agit de ça: créer un équilibre intérieur qui s’harmonise avec le monde dans lequel on évolue. Clairement, la vie est un processus de déséquilibre permanent. On peut trouver un équilibre pendant un certain temps, mais alors un événement, une émotion ou que sais-je encore vient perturber cet état pourtant durement acquis la plupart du temps. Il nous faut dès lors travailler à créer un nouvel équilibre, un nouvel état de sérénité et d’assurance.

Ce n’est pas si difficile lorsqu’on y pense. Il suffit d’être conscient du déséquilibre et de sa cause. Apprendre la leçon qu’il y a à en tirer, l’accepter, et atteindre un nouvel état d’équilibre.

Seulement voila, la plupart du temps, nous laissons les aléas s’accumuler sur notre chemin avant d’agir. Et le déséquilibre est plus prononcé, plus douloureux parfois, plus difficile à régler en tout cas. Mais c’est possible. Avec le temps, un esprit ouvert et de la compassion pour soi.

En ce moment, j’entends beaucoup parler du côté obscur, de la symbolique de l’automne, saison où tout s’endort ou dépérit. Du côté obscur également de nos êtres parfois. Et j’ai moi-même eut une petite piqûre de rappel de mon côté obscur, apocalyptique, le mois dernier…. Mais au final, loin de vouloir l’éradiquer, de ne tendre qu’à la lumière pure comme on nous le serine partout, pourquoi ne pas accueillir notre côté obscur comme une composante de notre être, et de l’utiliser pour atteindre un équilibre? Pourquoi ne pas accepter cette partie de nous comme étant nécessaire à notre équilibre?

C’est la leçon que j’ai retenue de ce mois de septembre, plutôt très déséquilibré en ce qui me concerne, mais qui s’achève sur cette notion d’équilibre intérieur qui s’étend à mon univers extérieur. Parce que je suis persuadée qu’en étant en paix avec moi-même, je suis capable d’être plus à l’écoute, plus dans l’action, plus dans l’empathie, bref, d’interagir plus efficacement avec ce qui m’entoure. Je n’ai plus à gérer mes démons intérieurs, je les ai accueillis, intégrés à ce que je suis, leur enlevant tout pouvoir sur moi. Je peux me consacrer à créer un espace de paix autour de moi. Et c’est ce que je compte faire ce mois d’octobre.

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