Épopée 2019: carte n°15. Je vois la BEAUTÉ qui m’entoure.

Je publie mon article un peu plus tard que d’habitude. Disons que quelques imprévus sont venus enrayer ma belle mécanique. Mais ça n’a pas de réelle importance, puisque ça m’a permis de vivre des moments intéressants. A la fin de la semaine dernière, je suis tombée sur une vidéo que j’avais déjà vue, mais qui cette fois m’a laissée songeuse:

Bon clairement, je ne suis pas du tout du genre licorne et fleurs qui chantent au bord des chemins, mais je me suis dit qu’effectivement, il y avait quelque chose, là… Je ne vais pas pour autant aller dire à de parfait(e)s inconnu(e)s que je les trouve belles/beaux. Mais par contre, je peux changer mon regard. Et me concentrer sur ce qui fait d’une personne un être unique, une belle personne. De me concentrer, même pour un court moment, sur une vision positive de la personne qui se trouve en face de moi. De faire abstraction de ce qui à mes yeux est une barrière, un masque, pour voir au delà de ce qu’ils me donnent à voir.

Parce que je pense qu’être capable de voir cette étincelle en qui que ce soit change non seulement notre approche de la personne mais aussi notre façon de voir le monde qui nous entoure. Personne dans notre vie courante n’est fondamentalement mauvais. Le fait de rechercher cette partie d’eux qui les rend sensibles, unique nous aide à ressentir de la compassion. Et par ricochet, nous rend plus serein dans nos relations (nul besoin de défenses, nous ne sommes plus dans une dynamique potentiellement conflictuelle, mais plutôt dans une dynamique d’acceptation et de compréhension de l’autre). Je pense que j’ai du attendre d’être suffisamment au clair avec mes émotions et mon fonctionnement pour pouvoir faire ce pas vers l’autre sans remonter mes murailles à toute vitesse. Je suis suffisamment sûre de moi, de ce que je suis, de ce que je fais, pour être ouverte à ce qui se présente.

Pour autant, si il m’est facile de voir la beauté de la nature qui m’entoure, de l’entendre dans la musique, de la ressentir avec mes proches, je suis bien plus dure avec les êtres humains que je côtoie…. Tout comme j’ai pu l’être (et le suis encore parfois) avec moi-même. Parce que j’ai réalisé que je me suis construite en opposition avec mon milieu, en prenant le contrepied de ce qu’on attendait de moi. Je devais donc justifier ce choix en trouvant tous les défauts du monde à ce que je rejetais. Question de logique. Et c’est devenu instinctif: voir les failles, discerner les défauts, relever les incohérences, etc… La plupart du temps, je m’en sers pour aider ceux à qui je peux apporter mon aide, mais aussi pour comprendre leur mode de fonctionnement, leur mode de défense… Et parfois je remise juste les informations au fond de mon fourbis mémoriel pour m’en servir le cas échéant…. encore aujourd’hui…

Puis est venu le temps de l’acceptation, qui a changé et rééquilibré les choses. J’en ai longuement parlé l’année dernière, je ne reviendrai pas dessus. Et maintenant, il semble que le temps est venu pour moi de la compassion. Non pas de l’empathie, mais de la compassion ( je vous conseille la lecture de cet article sur le sujet, succinct mais très clair). Pour autant, je ne suis pas thérapeute et n’ai aucune intention de l’être. A quoi me servira donc cette pratique de la compassion? A écarter les souffrances, les masques et les barrières construits pour protéger cette étincelle que j’ai pour objectif de percevoir.

Parce que je suis persuadée qu’une fois qu’on parvient à voir de la beauté chez une personne, on touche à son essence et dès lors, nos relations ne sont plus les mêmes. Du moins, lorsque j’ai de l’animosité pour quelqu’un en réaction défensive, si je parviens à ressentir de la compassion puis à voir ce qui fait de cette personne quelqu’un d’unique, je suis plus à même de ne pas lui renvoyer son animosité en effet miroir. Au contraire, j’aurai tendance à lui renvoyer ce que j’ai perçu, et donc je me désolidarise de cette dynamique de conflit pour entrer dans une dynamique de compassion, de prise de recul et de sérénité. Et tout comme la perception des failles et défenses, je veux parvenir à ce que cette perception des qualités et de la beauté de quelqu’un me devienne un réflexe, à ce qu’elle devienne instinctive. Parce que j’ai envie d’autres relations, d’autres dynamiques, de rester détachée des drames qui se nouent et se dénouent pour nourrir certains égos. Et je n’ai plus envie que ce soit un travail quotidien, permanent, une mise en perspective perpétuelle qui finit par me drainer… J’ai envie que ça devienne instinctif, naturel.

J’ai envie de ne plus me laisser polluer par les drames. C’est là la clé. J’ai envie de sérénité, de compassion, de recul. Et surtout de protéger mon énergie pour la diriger vers ce qui en vaut vraiment la peine.

Cette semaine, donc, je pose un regard positif et je souris à ceux que je rencontre, je m’efforce de voir leur étincelle, et de me concentrer sur la beauté de ce qui m’entoure.

motif: in N out plaited

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