Saga 2020. Respect.

Cette semaine, nous allons voyager dans le respect. Respect de nous-mêmes, respect des autres, respect du voyage en tant que tel, aussi. Pour pouvoir évoluer et progresser, nous devons faire preuve de respect dans nos actes, nos choix, nos rencontres. C’est ce qui rendra le voyage plus fluide, plus en accord avec ce qu’il doit être, avec ce que nous sommes également.

Nous sommes les premiers envers qui nous devons faire preuve de respect. On oublie bien trop souvent de prendre soin de nous, de nous honorer comme nous méritons de l’être… de respecter nos rythmes, nos envies, nos besoins… Nous sommes honorables, nous sommes respectables à bien des égards. Pour que les autres puissent le percevoir, nous devons initier le mouvement. Honorons-nous, faisons ce qui nous donne du plaisir, ce qui nous nourrit intellectuellement, physiquement, spirituellement. Et commençons par nous pardonner. J’ai bien évolué sur le sujet du pardon… Pendant longtemps, je ne comprenais pas en quoi pardonner me libèrerait… Pour moi, ne pas pardonner allait de paire avec me souvenir des leçons reçues. Afin de ne pas reproduire les erreurs du passé, je devais m’en souvenir. Et donc ne pas pardonner. Je suis plus nuancée aujourd’hui. J’ai pris conscience que certaines choses, certains faits, voire certaines personnes appartiennent au passé, et que je n’ai plus à m’en souvenir, du moins plus aussi intensément, dans le sens où la leçon que j’ai reçue a été intégrée depuis longtemps. Et surtout, je ne suis plus la même que celle qui l’a reçue. Si il m’est toujours difficile de pardonner à quelqu’un qui m’a profondément blessée, j’ai décidé de me pardonner. De pardonner à celle que j’étais alors, qui n’était pas armée pour se protéger. J’ai subi de nombreuses blessures dans ma vie, physiques ou émotionnelles. Comme tout un chacun. Lorsque je regarde ou caresse mes cicatrices physiques, je ne ressens pas de douleur, je ne replonge pas dans l’événement qui les ont produites. Elles font partie de moi, et font que je suis celle que je suis. Elles racontent mon histoire, elles sont les témoins des événements qui m’ont construite. Elles symbolisent une faiblesse, une prise de risque, un obstacle auxquels j’ai été confrontée à un moment donné, mais qui ne sont plus du tout d’actualité. La leçon a été acquise, et je suis passée à autre chose, renforcée par l’expérience que j’ai vécue. J’ai réalisé qu’il devait en être de même avec les autres cicatrices, invisibles mais bien présentes. Il ne s’agit plus de l’acceptation, mais de l’intégration de ce qui les a produites. Et je peux là aussi passer à autre chose. Je n’ai plus besoin de m’auto-flagéler. J’ai fait des erreurs, j’ai fait des choix qui m’ont menée à expérimenter des choses parfois douloureuses, souvent intenses. Qui m’ont transformée, forgée, et qui font de moi celle que je suis aujourd’hui. Si je veux être parfaitement honnête, je parviens même à pardonner à ceux qui m’ont infligé ces cicatrices invisibles. Non pas parce que je le dois, parce que c’est « bien ». Mais parce que garder ce souvenir n’a plus aucun sens à mes yeux. Pour pouvoir porter ma couronne la tête haute, je ne peux passer mon temps à regarder en arrière ou à la baisser de honte à l’idée de ce que j’ai pu accepter. C’est donc faire preuve de respect envers moi-même que de laisser ces souvenirs et les émotions qui les accompagnent au bord du chemin. Je n’en ai pas besoin. Je vaux mieux que ça, mieux que la rancœur, la culpabilité. Nos chemins se séparent et je peux désormais continuer le mien sereinement.

Ce qui me mène au respect d’autrui. Parce qu’une fois que nous avons réappris à nous respecter, à respecter notre être dans son entièreté, ce respect est ressenti par ceux qui nous entourent. Nous sommes les souverains de notre existence, et ça se voit, ça se perçoit. Pour autant, affirmation de soi de signifie pas négation de l’autre. Ce n’est pas parce que j’ai décidé de m’honorer que je suis supérieure en quoi que ce soit aux autres. J’ai la chance d’être doté d’un sens de l’autodérision assez prononcé. Je peux prendre mon cheminement au sérieux sans aucun souci. Par contre, je suis aussi capable de prendre conscience de mes erreurs, de trébucher, avec style certes, mais trébucher quand même. Et d’en rire. J’ai aussi l’habitude de me distancier lorsqu’une situation me parait trop lourde émotionnellement. Je passe alors en mode analytique, rapidement, mais suffisamment longtemps pour ne pas me laisser prendre par le tourbillon qui s’approche. Je m’ancre profondément dans mes valeurs et je laisse la tempête passer, la tête haute. J’essaie en revanche de toujours trouver une explication à un événement, à un comportement, et mon intuition m’est un précieux allié dans ces moments-là. J’évite le plus possible d’être dans le jugement. Je veux comprendre, pour pouvoir apprendre une nouvelle leçon. J’ai bien conscience qu’il s’agit plus de compréhension que de compassion, mais je n’ai pas besoin de souffrir avec autrui pour comprendre ce qui les anime… ou plutôt, je n’en ai plus besoin. Ma propre expérience de vie me permet de puiser dans mes émotions pour créer un lien sans pour autant me laisser embourber. C’est un peu comme si j’avais construit une sorte de système immunitaire lié aux émotions. J’ai en moi la reconnaissance des émotions, puisque je les ai expérimentées, mais pour autant, je n’ai pas besoin de les revivre pour les reconnaitre, elles font déjà partie de moi. Je peux en revanche les enrichir, leur apporter des nuances auxquelles je n’aurais pas pensé seule. C’est un exercice plutôt intéressant que de se pencher sur ce qui anime les autres, et de ressentir ce lien. De ce fait, je respecte plus facilement ceux qui doivent expérimenter à leur tour ce par quoi j’ai du passer pour pouvoir en arriver là. Je sais par quelles épreuves ils doivent passer mais aussi qu’ils sont seuls à pouvoir décider de les surmonter ou de s’y perdre. Sachant que tant qu’ils n’acquièrent pas la leçon offerte, ils devront s’y confronter, encore et encore… c’est peut être là que ma propre expérience peut être utile, en la partageant. Mais la plupart du temps, je me contente de donner des indices ou des astuces pour qu’ils puissent prendre conscience de ce qui se passe réellement. Et parfois, je ne fais qu’observer surtout lorsque mon avis n’est ni requis ni respecté. Chacun avance à son rythme et il ne m’appartiens pas de juger du tempo. Par contre, je peux respecter le processus. J’ai encore tellement à apprendre, qui suis-je pour juger de l’évolution d’autrui?

J’éprouve un profond respect également pour le cheminement que nous avons la chance de pouvoir faire, en tant qu’êtres humains. Lorsque je prends le temps de réfléchir au mien, parce qu’il est justement mien, et que j’ai de ce fait les données nécessaires, je ne peux éprouver qu’un profond respect. Si j’ai fait le choix de suivre le chemin qui est le mien, le reste en revanche ne dépend pas de moi. Et j’avoue que je trouve la complexité de l’interaction des personnes que j’ai pu rencontrer, des événements auxquels j’ai été confrontée, des actes que j’ai pu commettre ou subir, absolument étourdissante. Si aujourd’hui je peux me permettre de me laisser guider par le flux de ce qui vient ou s’en va, j’en aurais été incapable ne serait-ce qu’il y a quelques mois. C’est parce que j’ai fait le choix de voir les choses d’une certaine façon, de retirer une leçon de tout ce qui se présente, et de le faire avec en tête un désir d’évolution, de croissance, que je peux en retirer tout ce dont j’ai réellement besoin. C’est en exprimant clairement et simplement mes désirs et mes envies que ce que je vis résonne. C’est en me concentrant sur certaines notions que je recevrai ce qui me permettra de mieux comprendre, de mieux me comprendre. Chacun perçoit sa vie comme il l’entend, en définitive. Chacun a sa vision de ce que sa vie doit être, de ce en quoi il croit, de ses espoirs, de ses valeurs et de ses principes, de ce à quoi il aspire. Et chaque chemin est valable. Chaque chemin mène à ce qu’il est sensé mené, c’est quelque chose qui m’inspire le plus grand respect. La capacité que nous avons d’apprendre de nos erreurs comme de nos succès, la capacité de ressentir tout un panel d’émotions, avec des variations d’intensité propres à chacun, c’est quelque chose qui m’inspire le plus grand respect. Le choix que nous pouvons faire de recevoir des leçons de vie ou de les ignorer, le choix d’évoluer ou de rester là où nous sommes, quelles qu’en soient les raisons, c’est quelque chose qui m’inspire le plus grand respect. Cette capacité que nous avons à aller plus loin, ou non, de nous adapter ou non, de vivre avec les autres, ou parmi eux… C’est quelque chose qui m’inspire le plus grand respect. C’est quelque chose que j’honore. Et qui me donne envie d’aller un peu plus loin, un peu plus fort, un peu plus profondément…

Cette semaine, respectons-nous, respectons ceux que nous côtoyons, respectons nos cheminements personnels… et prenons plaisir à garder notre tête couronnée bien haute, pour pouvoir admirer la vue qui nous est offerte.

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