Mon voyage intérieur: novembre (1)

Avant dernière étape de notre voyage avant une nouvelle aventure! Ce mois-ci, nous allons parcourir des contrées souvent ignorées et qui pourtant donnent tout son sens à ce voyage. Nous allons vivre un dynamisme particulier. Nous allons nous laisser porter par l’inspiration, la nôtre et celle d’autrui. Ce mois-ci, le mot est: entraîne.


entraîner: v. trans.

  • Faire connaître à quelqu’un le même état, la même évolution que soi-même : Il fit faillite, entraînant son associé dans sa ruine.
  • Amener tel comportement de la part de quelqu’un, en être la cause, avoir tel résultat, telle conséquence ; impliquer, engager : Son incompétence l’entraînera à commettre de graves erreurs.
  • Exercer un effet stimulant sur quelqu’un, le pousser irrésistiblement : Se laisser entraîner par la passion.

Clairement, ce mois-ci, nous allons explorer la muse en nous! Ouvrir les yeux sur l’influence que nous avons ou pouvons avoir sur notre environnement, nos proches, autrui. Et de ce fait, sur nous même.

1. s’entraîner

J’ai eu la chance de pouvoir passer quelques jours dans un lieu cher à mon cœur,  essentiellement parce que c’est là qu’Emma était la plus heureuse, et qu’il respire son bonheur. Une bouffée d’air pour mes parents et moi, et une source inépuisable d’inspiration, d’élan positif, de petits coups de pouce créatifs. Chaque fois que nous y allons, je me retrouve avec des tonnes d’idées, de nouvelles envies, de nouveaux projets.

Ce qui m’amène à l’idée suivante: pour être capable d’entraîner quelqu’un, une dynamique, ou que sais-je encore, il faut qu’il y ait une impulsion. Et c’est en prenant conscience de l’origine de cette impulsion que nous pouvons y avoir recours régulièrement. Ce lieu est une des origines pour moi. Comme le lac, la nature qui m’entoure, la méditation ou que sais-je encore. Je sais que je peux y avoir recours en cas de ‘panne’, ou pour répondre à un questionnement, une envie. Et que le fait de me mettre ‘en phase’ avec cette impulsion me permettra de donner libre cours à ma créativité, à mes pensées, m’aidera à y voir plus clair. Avec le temps, je sais quelle impulsion rechercher pour quel effet désiré.

Mais cela requiert une connaissance de soi, un entraînement à percevoir et à comprendre son fonctionnement, ses besoins, ses envies. Et pour se faire, il faut simplement s’entraîner à…. s’ouvrir. C’est aussi simple que ça. Ouvrir ses yeux, son cœur, son esprit. être prêt à recevoir cette étincelle. Clairement, il faut permettre à l’impulsion de nous toucher, sensoriellement. Et tant qu’on se balade avec une armure blindée entouré de surcroît de murailles infranchissables, ce n’est pas possible. Enfin si, mais là il s’agit plus d’impacts de foudre (ou ce que j’appelle un bon coup de pied au derrière). Et on ne veut pas expérimenter ce genre de chose trop souvent. Non ici il s’agit plus de faire en sorte d’être prêt à recevoir ce qui vient.

Je prends un exemple. Tous les matins, lorsque je suis en vacances, j’aime commencer ma journée en regardant le lever du soleil avec un bon thé et de la musique dans mon casque. Un moment de bien être, d’accueil de la journée qui vient. Je choisis la musique en fonction de mes envies, de mon émotion du moment, ou encore de ce que j’ai envie de vivre ce jour-là. Et je respire l’air matinal, dehors (oui même lorsqu’il fait froid, il suffit de s’habiller en conséquence et le thé chaud est encore plus apprécié). Je suis calme et sereine, ouverte surtout. Je regarde ce qui m’entoure. Je regarde vraiment. la semaine dernière, lors de mon premier réveil dans le lieu dont je vous parlais, ce qui m’a attirée et fascinée, c’était les gouttes de rosée sur les tiges qui sortaient de la haie. Avec le jour qui se levait, j’avais l’impression d’être au milieu d’une multitude de tours de perles, de joyaux, de chandeliers à pampilles inversés. Et la sensation très claire d’être accueillie avec faste. D’être privilégiée. Pourtant il ne s’agissait que de gouttes de rosée sur de la végétation. Mais j’avais ouvert mon esprit, mes sens à ce que je voyais et l’impulsion a su et pu me toucher.

Et cette émotion, ce sentiment d’accueil m’a permis d’être aussi plus ouverte aux autres, avec qui je l’ai partagé. Un peu comme si je portais cette impulsion en moi et que je pouvais la diffuser tout au long de ma journée à qui en voudrait. Et c’est en ça qu’il est important de s’entraîner à être ouvert. Parce que non seulement nous pouvons en bénéficier, mais de surcroît nous en faisons bénéficier autrui. Parce que cette ouverture fonctionne à double sens: nous sommes capables de recevoir et de donner. Nous pouvons être un vecteur d’inspiration, l’origine de l’impulsion pour quelqu’un d’autre. Oui, nous pouvons être des muses! Tout dépend en fait de notre intention.

C’est en ça que le mot du mois est entraîne et non inspire. Parce qu’il suppose un rôle actif de notre part.

2. Être responsable et lâcher prise

J’ai parlé d’intention, et tout est là. Je prends la responsabilité en partageant mon impulsion du moment de créer une nouvelle impulsion. J’ai déjà parlé du partage. Là il s’agit de quelque chose de plus sensoriel, de plus ciblé. Et qui n’est pas anodin. Je suis responsable de ce que je partage, de ces émotions, de ces envies, de ces perceptions. Je deviens l’origine d’une impulsion. A moi de prendre la décision de les rendre accessibles ou non.

La décision m’incombe la plupart du temps. Je sais l’intention que je mets derrière mes mots, mes gribouillages, mes divagations, et je fais en sorte d’écrire ou de gribouiller ce que je vais partager en étant sereine, ouverte, la plupart du temps je souris même en tapant mes mots sur mon clavier. C’est aussi pour ça que ce mois ci je suis un peu en retard… lorsque je ne le sens pas, je préfère attendre le bon moment.

Que ce soit clair, je ne pense absolument pas que mes mots vont changer la face du monde. Mais SI ils doivent toucher quelqu’un, que ce soit de manière positive, ou active, et non pas en rajoutant du poids à son fardeau. Je suis responsable de ce que j’envoie sur la toile ou dans ma vie ‘réelle’.

Par contre, une fois publié, ou prononcé, ou ressenti par autrui, ce que j’envoie ne m’appartient plus. Ma responsabilité s’achève là. Je peux lâcher prise.

Si mes mots ne sont pas compris, ou si ils ne rencontrent aucune résonance, ce n’est pas de mon ressort. j’ai fait ce que j’avais à faire, ce que j’avais envie de faire, ce que je voulais faire. le reste ne dépend pas de moi, mais de ceux qui reçoivent.

Et de manière générale, si il nous appartient d’être les plus sincères et intègres possible (enfin, si tel est notre choix, c’est le mien en tout cas), la façon dont nous sommes perçus n’est en rien notre responsabilité. Chacun voit l’univers dans lequel il évolue à travers ses propres filtres (d’où l’importance de nous ouvrir), sa propre histoire, son propre ressenti. De ce fait, la vision qu’a autrui de nous ne peut être que différente à des degrés divers, de ce que nous laissons paraitre. Il nous appartient dès lors de lâcher prise. C’est leur ‘problème’ pas le notre. Le temps en général fait son travail et un équilibre se crée. Mais je ne pense pas avoir à expliquer chacun de mes gestes, mots, chacune de mes réactions, émotions. Je suis celle que je suis, je me suis construite, je grandis chaque jour, mais pour autant, il s’agit de mon chemin de vie, de ma croissance. Je peux décider d’en partager des bribes, et décider d’accueillir les retours qu’on m’en fait, ou d’estimer qu’une fois partagées, elles ne m’appartiennent plus et que je peux continuer mon chemin sans regarder en arrière.

Ce n’est pas facile de lâcher prise, mais si on ne le fait pas, on ne peut être ouvert à une nouvelle impulsion. Et la dynamique s’arrête. Pour un temps, ou pour plus long. En lâchant prise, on lance un message: je suis prêt(e) à une nouvelle aventure, c’est parti! J’ai passé le relais de l’impulsion à quelqu’un d’autre, à lui ou elle d’en faire ce qu’il ou elle veut en faire!

On est donc dans un mouvement très dynamique: on pose une intention sur ce qu’on envoie, partage, publie, dit, et on coupe ensuite les liens avec ce qu’on a envoyé pour lui permettre de poursuivre son chemin et laisser la place à une nouvelle impulsion.

Et c’est peut être là le sens du mot entrainer: faire passer l’impulsion, tout simplement. Donner envie, inspirer, et continuer son chemin.

3. Inspirer

Je l’ai déjà écrit plus haut, le mot du mois aurait pu être ‘inspire’. Mais c’est le mot ‘entraine qui est venu’. Je me suis donc demandé en quoi ces deux mots, qui pour moi appartiennent au même domaine, sont à ce point différents que c’est le second dont je devais parler, tout en le liant au premier. Et c’est encore une fois dans leur dynamique (décidément, celui-ci aussi a envie d’être le mot du mois hahaha).

J’ai la chance d’avoir des tas de personnes qui m’inspirent. Et lorsque j’y pense, certaines m’entrainent aussi. Là encore, je pense que tout est une question d’intention. Je peux être inspirée par une multitude d’expériences: une lecture, une œuvre d’art, une technique, une musique, la nature. J’ai beaucoup de chance! Il y a dans cette inspiration une petite étincelle, une envie qui nait. Je suis inspirée. Et je le traduis à ma manière, avec mes capacités, mes matériaux, mes mots. Ou même mes simples pensées. C’est ce que j’appelle l’inspiration: créer une envie que je traduis avec mes compétences.

Mais il arrive parfois que cette inspiration me pousse à acquérir de nouveaux outils, de nouveaux instruments, de nouvelles compétences. Et je passe dès lors par une période d’apprentissage. C’est en cela que je suis entrainée et non plus ‘seulement’ inspirée.

Prenons quelques exemples. J’admire vraiment les oeuvres de Juri Ueda. J’aime son toucher délicat, la façon dont elle traite son sujet, ses couleurs, la tendresse qui émane toujours de ce qu’elle peint. Bref, elle m’inspire, m’envoie en voyage intérieur très facilement, stimule mon imagination. Et j’ai de surcroit la chance d’avoir une de ses oeuvres originales à la maison, commandée par mes amies au décès d’Emma. Et j’ai vraiment pu constater la justesse de son art. Parce que clairement, elle a su retranscrire dans ce tableau tout ce qui faisait Emma. Bien sûr, mes amies lui ont donné des indices et de quoi travailler, mais son rendu est bien au delà de ce que j’aurais pu imaginer.

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Juri Ueda m’inspire. Pour autant, elle ne m’entraine pas. J’admire son talent, mais je n’ai pas l’impulsion qui me pousse à apprendre à l’imiter, ou à acquérir les compétences nécessaires pour m’approprier sa technique et créer mon propre univers. J’adore voir ses nouvelles créations, c’est un régal pour mes yeux. Et chaque jour, quand je me réveille et vois mon tableau, elle me donne le sourire.

D’autres artistes m’ont entrainée par contre. En voyant leurs œuvres, leurs partages sur la toile, j’ai eu aussitôt envie de me lancer. La fameuse impulsion. Je savais que ça allait me prendre un peu de temps, et de patience, mais que je parviendrai à faire quelque chose de ce que j’aurai appris. Ils m’ont entrainée dans leur sillage. Et ce dans des domaines aussi variés que le crochet (Lucy d’Attic24 entre autres), la peinture (et les formidables cours de Skillshare), le zentangle (Linda de TanglePatterns.com, entre autres!), la poésie (JmStorm, J Iron Word, Atticus, entre autres!), la musique (l’album Throne of the North d’Antti Martikainen m’a convaincue d’acheter une flute irlandaise!) et j’en oublie certainement plein! La nature m’a entrainée à prendre des photos, pour avoir un souvenir de ce que je voyais. Et c’est là que j’ai remarqué que ma vision des choses n’était pas forcément la même que celle de ceux qui m’entourent!

C’est ce dont je parlais au départ. Ce mois-ci, nous allons avoir la possibilité d’être des muses! Parce que c’est ce que nous sommes lorsque nous entrainons autrui à parcourir leur chemin de vie. Lorsque nous donnons envie de découvrir telle ou telle chose, lorsque nous sommes l’origine d’une impulsion qui les amènera à créer, penser, agir. Tout part d’une intention. Et d’une étincelle. Qui sait où ça nous mènera!

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