Épopée 2019: carte n°5. Je suis ma SOURCE d’énergie positive.

Pendant longtemps, j’étais persuadée que je ne pouvais que recevoir. Après tout, je n’étais qu’un grain de sable dans l’immensité de l’histoire et de l’univers. Bref, que je n’étais rien, et j’avais la chance de recevoir leçon après leçon, de quoi grandir et m’améliorer. Mais que je n’étais pas encore assez « éveillée », ou « sage », ou « réfléchie » ou que sais-je encore, pour être à l’origine de quoi que ce soit de valable et de positif pour moi-même ou pour les autres. Au mieux j’étais dans l’erreur, au pire je me faisais des illusions.

Et puis j’en ai eu assez de m’auto-flageller. Le temps de l’acceptation était venu. L’acceptation de ma parfaite imperfection, l’acceptation de mes faiblesses aussi bien que de mes forces. L’acceptation d’être non plus spectatrice mais actrice de ma vie. L’acceptation de ne plus seulement recevoir mais de donner, de donner bien plus que je ne le pensais possible au départ. Et la saine détermination de vivre comme je le sentais, en pleine lumière.

Tout est une question de perspective.

Si nous ne nous voyons qu’à travers le prisme de ce que nous ne savons/pouvons pas faire, si nous ne nous attachons qu’à nos faiblesses et nos imperfections, nous éteignons cette petite flamme qui brûle en nous dès qu’elle essaie de s’allumer. Surtout ne pas briller, ne pas se faire remarquer. Au contraire, tenter à tout prix d’atteindre l’inatteignable, en se disant qu’une fois que nous aurons touché du doigt notre objectif, nous pourrons nous permettre de partager, de donner, de rallumer cette flamme. Nous ne nous sentons pas légitime de faire quoi que ce soit, nous ne voyons pas ce que nous pourrions apporter à qui que ce soit, parce que nous ne nous sentons pas à la hauteur, nous avons ce sentiment bien ancré d’imposture. Si de surcroit notre entourage nous décourage, nous nous étiolons, nous nous éteignons, nous oublions que nous avons cette petite lumière au fond de nous qui ne demande qu’à briller. Et nous faisons tout ce que nous pouvons pour surtout ne pas se faire remarquer, ne pas donner aux autres de quoi voir une faille, une différence qui servirait de tremplin aux moqueries, à la décrédibilisation de ce que nous sommes. Nous n’osons pas, et nous implosons, doucement, mais surement. Silencieusement, froidement, prisonniers de nos peurs.

Ou nous décidons de nous faire confiance. De laisser à notre flamme intérieure la chance de briller, de nous réchauffer l’âme. Et contrairement à ce qu’on a bien voulu nous faire croire, la décision est facile à prendre. Elle s’impose d’elle même, lorsque nous ne pouvons plus faire semblant. Elle est évidente. Dès lors, tout change. Parce que notre flamme intérieure s’auto-alimente. Nous n’avons plus besoin de l’approbation extérieure, nous nous alignons avec nos désirs, nos passions, nos envies, nos joies. Nous nourrissons notre flamme intérieure avec ces moments, ces petits riens, ces grands tout ça qui nous donnent envie de poursuivre notre route, le sourire aux lèvres et les les yeux pétillants, le cœur battant fort. Et c’est cette dynamique qui peu à peu craquelle notre enveloppe et nous rend lumineux au regard d’autrui.

Le secret réside en cette simple idée: plus nous ressentons du plaisir, de la joie, plus nous nous nous ouvrons, plus nous en recevons et pouvons en donner.

Évidemment, la vie n’est pas constituée uniquement de moments joyeux, heureux, de bonheur permanent. Mais même dans les jours les plus obscurs, efforçons-nous de trouver quelque chose, même insignifiant, qui nous apporte un sourire, ou du moins qui ne nous fait pas mal. Je me dois d’être franche ici. Cette période de l’année n’est pas ma préférée. Elle est même très douloureuse pour moi, très chargée émotionnellement. Pour autant, je sais que cet état de mélancolie n’est que transitoire. Même au quotidien. Par exemple, ce matin, j’ai passé quelques minutes à observer mon bol de thé, les volutes de vapeur qui s’en échappaient, les dessins que l’évaporation formait à la surface du liquide. Le soleil matinal se levait et éclairait peu à peu mon thé,en lui donnant des reflets de miel. Et j’ai encore sur le visage le sourire qui est né de cette expérience, si insignifiante mais aussi si douce, si sereine, si magique. Peu m’importe ce que cette journée m’apportera, j’ai vécu ce moment, et je le garderai en mémoire. Avec les émotions qui l’accompagnent, les sensations physiques qui lui sont propres. il est devenu une source d’inspiration, de créativité.

Ce n’est pas si difficile de trouver chaque jour de quoi alimenter sa flamme intérieure. Mais pour cela, nous devons apprendre à ouvrir nos yeux, notre cœur, nos bras aussi parfois. C’est un apprentissage. Trouver ce qui résonne ne nous, prendre le temps de savourer le moment, s’en imprégner. Et le plus beau, c’est que les jours sombres, il nous suffit de puiser dans notre mémoire pour le retrouver, lui et ses compagnons. Ces moments de sérénité, de joie, de bonheur, ces rires, ces sourires, ces petits riens qui nous réchauffent sans jamais nous bruler. Et qui nous animent, peu à peu.

Et puis cette lumière, cette flamme intérieure fait son chemin. Elle brûle ce qui pouvait nous entraver, ce qui nous emprisonnait dans nos schémas mentaux acquis. Rien ne nous empêche de briller aussi fort qu’on le désire, rien ne nous empêche de partager cette chaleur, cette lumière, cette énergie avec autrui. Elle devient une part intégrante de notre être. Elle le redevient en fait, puisqu’elle a toujours été là, juste étouffée par nos peurs.

Lorsqu’on se sent drainé (par des lieux anxiogènes ou des personnes négatives, voire les deux simultanément), il nous suffit de prendre un temps pour réactiver cette flamme intérieure à l’aide de nos souvenirs, de la méditation, d’un petit tour dans la nature. De faire quelque chose qui nous rend heureux, d’être là où on se sent bien. Et si on ne peut le faire dans l’immédiat, de nous visualiser en train de le faire, d’affirmer notre vérité intérieure, de la mettre au premier plan. De reléguer ces émotions désagréables au second plan, voir à l’arrière plan, de laisser notre flamme intérieure les repousser. Les souvenirs réactivent ce sentiment de bien être. Personne ne peut nous les prendre, ou nous empêcher de le faire. C’est un apprentissage, un réflexe à acquérir. Une saine détermination à garder en tête. J’ai encore en mémoire la dernière fois où j’ai du faire appel à cet outil. J’étais avec une personne qui projetait tellement de négativité qu’elle parvenait à me toucher, à me drainer. Je me suis alors dit que j’étais et voulais rester sereine, et que si je pouvais faire preuve de compassion, il était hors de question de la laisser se nourrir de mon bien être pour satisfaire son égo. J’ai donc pris une longue inspiration, souri, pensé « je suis sereine et je veux le rester ». J’ai alors ressenti cette chaleur m’envelopper et vu, non sans surprise, la personne reculer de plusieurs pas, dans l’incapacité de m’atteindre énergétiquement. J’ai continué à interagir avec elle, parce que la situation le requérait, tout en me protégeant. Et je suis restée sereine, calme, en essayant de communiquer avec elle.

Bref, tout ça pour dire qu’il est vain d’attendre que l’on nous donne de quoi nous sentir bien. D’attendre que cela vienne de qui ou de quoi que ce soit. Que tout réside déjà en nous. Et que nous sommes maitres de nos vies et de ce que nous en faisons. Que nous sommes nos propres sources d’énergie positive. Quoi qu’il se passe, quoi que nous puissions vivre, nous avons ça en nous, notre flamme ne peut s’éteindre. Il nous appartient uniquement de décider ou non de la laisser briller aussi fort qu’elle le souhaite.

motif: cosmic flower

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