Épopée 2019: carte n°19. Je SUIS mon propre CHEMIN.

Lorsque je me suis posée la question de l’affirmation positive de la semaine, j’étais aussi en pleine réflexion sur mon coté paradoxal concernant des tas de sujets… paradoxes que j’embrasse et que j’accepte avec un plaisir certain. Et puis je suis d’une humeur joueuse en ce début d’année scolaire, ce qui est plutôt rare. Je me sens détachée du stress qui opère en général à ce moment de l’année, et je profite de chaque petit rien.

Alors que je me laissais dériver sur le flux de mes pensées, une d’entre elles m’a fait sourire: je suis mon propre chemin. Avec le double sens qu’elle porte. Parce que c’est ce qui lui donne toute sa saveur.

Je suis mon propre chemin. Si j’ai été en contact avec des philosophies, des idéologies, des cheminements, divers et variés, si je le suis encore, et le serai certainement dans le futur, j’ai toujours pris garde d’exercer mon esprit critique, de garder mon indépendance intellectuelle et émotionnelle. Je peux être attirée par telle ou telle manière de voir les choses, je peux adhérer à une vision, même, mais par contre, je sais que j’évolue encore et toujours, et que ce qui me parait me correspondre aujourd’hui ne conviendra certainement pas dans le futur. Et que je n’ai pas à suivre aveuglément qui que ce soit ou quelque idée que ce soit parce que ça me parle, globalement… Et ce n’est pas grave. J’apprends de chaque expérience, de chaque rencontre. J’intègre ce qui doit l’être pour avancer, et je libère le reste sans regret ni remord.

Si quelque chose ne me parle pas, je passe mon chemin, tout simplement. Ce n’est pas parce que d’autres se sont épanouis en prenant cette voie que je dois automatiquement suivre la même. Pendant longtemps, je me suis culpabilisée de ne pas me sentir aussi enthousiaste que mes amis ou mes proches lorsqu’ils me parlaient de ce qui les faisait vibrer. Nous étions amis, ou du moins contribules, et pourtant, non, ça ne me parlait pas, pas comme à eux en tout cas. Je les voyais s’épanouir et trouver leur voie, alors que je continuais de chercher ce qui pouvait bien résonner en moi. Comme je suis plutôt éclectique dans mes amitiés, j’ai eu accès à des tas d’expériences de vie, des tas de perceptions du monde, et j’ai pu déterminer ce qui me correspondrait et ce qui vraiment, n’était pas mon truc.

Et puis je me suis détaché de tout ça, de ces doctrines, de ces rituels, de ces philosophies, de ces contraintes, pour suivre mon propre chemin, libérée de tous ces carcans, parce que c’est ainsi que je les percevais. J’ai eu la chance d’avoir le temps de me positionner par rapport à ma vie dans son intégralité. Puisque tout était à reconstruire, à moi de poser chaque brique de savoir et de perception pour que mes bases soient à la fois solides et suffisamment souples pour me permettre de prendre mon envol régulièrement. Pour ce faire, j’ai du extraire de chaque expérience de vie ce qui en faisait potentiellement un matériau fiable. J’ai donc suivi mon propre chemin, intégrant ce qui devait l’être, avec le souci de toujours écouter ma petite voie intérieure, mon intuition, et de me laisser guider par la curiosité, l’esprit grand ouvert sur ce qui se présente. Et d’en faire quelque chose qui me correspondait vraiment.

Je suivais donc mon propre chemin, avec ses étapes à la croisée d’autres chemins, toujours avec curiosité, toujours avec cette envie de comprendre, d’apprendre, et toujours avec en moi ce besoin de sentir une vibration quelconque… Lorsqu’elle n’était plus là, je reprenais ma route, le temps d’intégrer ce qui devait l’être et de lâcher prise sur ce qui ne devait pas l’être. La tête et le cœur légers, l’esprit toujours libre, ma curiosité en éveil.

Ce processus est celui que je compte suivre toute ma vie, et il me convient très bien. Il correspond à ma dynamique intellectuelle, émotionnelle, spirituelle même. Je ne me rattache à aucune doctrine, à aucun courant philosophique, culturel, spirituel, idéologique. Je mène ma barque comme je l’entends, au fil de mes envies, de mes découvertes, de mes questionnements. Et je prends soin de tirer de chaque expérience de quoi construire, consolider, assouplir ma base.

Et puis, à un moment, j’ai ressenti le besoin d’arrêter de suivre quelque chemin que ce soit. Il était temps pour moi d’incarner mon cheminement. D’être mon propre chemin. De le vivre, de le ressentir, de le parcourir. De le construire, lui aussi, de le penser, de le partager. Puisque je me suis libérée de ce que je percevais comme des carcans, il était temps pour moi de prendre mon envol. De me réinventer, d’explorer tous ces possibles qui se présentaient à moi, de me lancer, de créer, de vivre, de ressentir (oui, je l’ai déjà dit, mais c’est tellement important, je suis capable de ressentir à nouveau, et c’est véritablement magique). J’ai déployé mes ailes et je me suis lancée dans le vide. Puisque tout est à inventer, je n’ai aucune contrainte, je peux me laisser aller à être ce que je désire. Je peux me laisser aller à vivre ce que je désire. Je peux me laisser aller à faire ce que je désire.

Alors que je me découvre encore, sous certains aspects, que je laisse résonner en moi des choses qui, jusque là, me semblaient dérisoires, que je découvre de nouveaux centres d’intérêts et de possibilités infinies, j’embrasse tout simplement la vie qui s’offre à moi.

Cette semaine, laissez-vous aller à suivre votre propre chemin, à être votre propre chemin!

motif: Typzi

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