Épopée 2019: carte n° 23. J’apprends avec enthousiasme.

Alors que l’aventure Inktober se termine, je réalise que l’élément le plus important de ce challenge a été le fait de sortir de ma zone de confort, de me lancer dans l’apprentissage de nouvelles techniques, et surtout d’ouvrir une porte vers plus de créativité. Je me retrouve à chercher de nouvelles techniques, de nouveaux items à ajouter à mon répertoire graphique, à m’inspirer de tout ce qui me tombe sous la main. Avec un enthousiasme non feint. J’ai envie d’explorer, j’ai envie de me lancer, de faire des erreurs et de chercher à les corriger. J’ai envie de partir à la recherche de références, de les étudier pour en faire quelque chose qui m’appartient. Et chaque étape m’ouvre la voie vers d’autres possibles ce qui est réellement exaltant.

Et puis en y réfléchissant bien, c’est aussi ma façon d’être dans d’autres domaines. J’aime apprendre, j’aime progresser, j’aime comprendre, j’aime croitre. J’ai une base solide sur laquelle me reposer le cas échéant, mais je n’ai pas peur d’aller explorer d’autres univers, quels qu’ils soient. Je ne reste pas dans ma bulle d’autosuffisance mais au contraire je me confronte à ce que je ne comprends pas forcément. J’essaie d’étudier le plus sérieusement et objectivement possible afin de comparer avec ce que je connais déjà, et de voir si je peux ajouter ces compétences à ma palette ou si au contraire m’en servir de contraste. J’essaie d’avoir l’esprit le plus ouvert possible pour pouvoir absorber les informations sans filtre, pour pouvoir par la suite les intégrer et les confronter à ce que je sais déjà. mais dans un premier temps, j’absorbe tout ce que je peux.

Lorsque je suis confrontée à quelque chose que je ne maitrise pas ou peu (et ça m’arrive très très souvent, comme à chacun d’entre nous), je ne me dis pas que je suis vraiment ignorante/incompétente/nulle. Mais je détermine de suite ce qui me fait défaut et je cherche à le comprendre, puis à l’intégrer. De ce fait, je ne suis pas dans une réflexion qui m’amène à me diminuer mais dans une action qui vise à m’améliorer. Et c’est toute la différence. Bien sûr évidemment je ne peux pas tout maitriser (le lâcher prise, vous vous souvenez?), mais si l’envie me prend de me pencher sur quelque chose, je le fais, si j’en ai la possibilité, où je le mets dans un coin de ma tête en attendant le bon créneau. Parfois c’est une question d’immédiateté, parfois ça ne se réalisera jamais. Et c’est très bien comme ça. Je ne peux pas absorber toute la connaissance du monde, et je l’accepte, je me concentre sur ce qui, à mes yeux, peut m’apporter quelque chose, peut me faire grandir.

Je suis mes envies, parce que si il existe cette petite étincelle au départ, il n’y a aucune raison qu’elle s’éteigne. Au contraire, elle s’épanouit la plupart du temps, et illumine le chemin vers d’autres envies… A moi de choisir, ou pas. Parfois c’est une évidence, parfois un événement, une rencontre, une expérience me sert d’inducteur. Quoi qu’il en soit, je n’ai aucun regret, aucun sentiment d’échec ou de sacrifice. J’aurai certainement l’occasion de revenir sur ce que je n’ai pas choisi, au moment opportun pour que ce soit de manière optimale.

Je n’ai pas peur de reprendre les bases. Si j’ai besoin de le faire pour asseoir mes nouvelles compétences, soit. Et puis c’est l’occasion d’explorer ces petits détails que j’aurais ignorés sinon. C’est une construction spiralaire. Je reviens sur ce que je pense déjà savoir pour finalement toujours en apprendre un peu plus. Et c’est ce qui donne un petit plus au processus. Donc revenir aux bases n’est jamais une perte de temps, même si clairement, ce n’est pas le moment le plus exaltant. Mais une fois les bases consolidées, on peut se lancer dans l’exploration plus en profondeur.

Je profite du voyage pour me plonger vraiment dans le domaine que j’apprends. Que ce soit une langue, un domaine de connaissance intellectuelle ou spirituelle, une technique, une culture. Je cherche à comprendre, je compare avec ce que je sais déjà, je mets en abîme, je décline, je décompose, je bidouille, et puis je reviens sur la voie principale pour aller à la prochaine étape.

Puisque je suis celle qui voyage, je vais à mon rythme. Et je m’autorise des digressions sans aucune culpabilité. Lorsque je sens que je commence à me lasser ou à manquer d’intérêt, je passe à autre chose. Lorsque quelque chose m’attire vraiment, je peux laisser ce que je suis en train de faire pour suivre cette nouvelle voie. Si je suis attirée par quelque chose, c’est qu’il est temps que je me penche sur la question. J’aurai toujours la possibilité de revenir sur ce que j’étais en train de faire. Rien n’est définitif, rien n’est figé. mais tout se construit, à son rythme, sur plus ou moins long terme.

Pour moi le plus important, c’est de toujours garder cet enthousiasme intact, et de le nourrir avec de nouvelles envies. J’ai une liste d’envies, de choses que j’ai envie de tenter et je sais que je peux y puiser autant que je le désire, puisque je continue à l’approvisionner au fil de mes rencontres, de mes expériences, de mes questionnements.

Alors cette semaine, je vous souhaite de vous connecter à vos envies vous aussi, et de vous lancer dans l’apprentissage de quelque chose de nouveau, même minime, pour le plaisir, avec enthousiasme.

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