Saga 2020. Pouvoir

J’ai modifié un peu ma bannière, les couleurs me paraissaient trop ‘grisées’. J’avoue que c’est un réel plaisir d’avoir un ordinateur qui est à même de réaliser ce que j’ai en tête…

Cette semaine, un mot s’est imposé à moi… Pouvoir… je me suis surprise à l’employer plusieurs fois par jour, dans des situations très différentes, alors que c’est un sujet qui m’indiffère la plupart du temps… puisqu’il revenait sans cesse, j’ai estimé que c’était le signe que je devais en faire quelque chose.

Et cet article me semble bien plus compliqué à écrire que prévu…. parce que ma relation au pouvoir, quel qu’il soit, est complexe… J’ai fait le choix il y a longtemps maintenant de suivre ma nature et d’être un électron libre. Certainement au départ en réaction à ce qu’on attendait de moi. J’ai refusé de rentrer dans un moule. Pourtant, la voie aurait été plus simple, plus directe. Mais j’ai préféré rester fidèle à ce que je ressentais, à ce qui m’animait. Je n’ai aucun regret. Mon cheminement a été enrichissant, et j’ai appris bien plus que je ne l’aurais fait en suivant une voie toute tracée.

J’ai du mal avec les systèmes de pouvoir, parce que je ressens qu’ils ont été pervertis pour répondre aux besoins de ceux qui l’exercent bien plus que pour la société dans son ensemble. Il est bien évident qu’exercer un pouvoir, la plupart du temps, de nos jours, octroyé par une majorité pour être gouvernée, guidée, requiert des compétences bien particulières. Si au départ, c’était certainement le cas, le système a vite dérivé. Aujourd’hui, ceux qui exercent le pouvoir, qu’il soit politique, économique, spirituel, médiatique, ne sont pas ceux qui sont les plus compétents. Ce sont ceux qui ont désiré ce pouvoir plus que tout au monde. Le pouvoir est devenu un objectif en soi, et non le moyen d’accomplir le bien commun… Et j’avoue, j’ai du mal avec ça.

Je suis cependant lucide: c’est le cas depuis que l’être humain est l’être humain. Les sociétés humaines se sont fondées, ont prospérées à travers l’exercice du pouvoir sur un territoire, sur une population. Et ce pouvoir s’est renforcé à un point où tout est régit par des institutions que personne n’aurait idée de contester. Les autorités morales se sont cependant avérées peu morales, les autorités politiques ont souvent été plus intéressée par l’expansion de leur influence et non à l’administration saine de ceux dont elles avaient la charge. Et tous ces organes de pouvoir se rejoignèrent autour d’un autre, qui peu à peu à tout régi: le pouvoir économique. Et peu à peu, on a assisté à la déshumanisation du pouvoir au profit de la compétitivité, du rendement, de la croissance… peu importe comment y arriver. Et le domaine spirituel n’a pas été épargné….

Une relation compliquée, je vous l’avais dit. Un rejet en fait, de ce pouvoir fondé sur le désir de le posséder bien plus que sur les compétences à l’exercer… Le truc, cependant, avec le pouvoir, c’est qu’il est éphémère… contrairement à ce qui fait de quelqu’un un être humain décent… Lorsqu’on a passé sa vie à faire des compromis, jusqu’à se perdre dans les attentes des uns et des autres, il est très difficile de reconnaitre celui qu’on est devenu. Et de vivre avec cette personne qui au final nous est étrangère. Lorsqu’on a passé sa vie à suivre les chants des sirènes, et que notre bateau, comme tous les autres, s’est échoué, on a des chances de s’en sortir si on a pu apprendre à nager et surtout à faire ce qu’il faut pour survivre une fois la terre ferme atteinte… ce qui n’est pas le cas, loin s’en faut, de tous les marins….

Je me dis aussi qu’il y a parmi ces personnes ceux pour qui l’intérêt commun est un moteur, qui sont ancrés dans une saine réalité et qui sauront continuer leur chemin la tête haute une fois le pouvoir disparu.

Je me dis surtout que tout cela ne me concerne pas. Bien évidemment, je dois vivre avec les décisions qu’ils prennent. Bien évidemment, je vis dans une société régie par des règles que je dois suivre. Si elles me semblent iniques, il m’appartient de le faire savoir et de tenter de les faire changer. Mais au final, je n’ai que très peu d’impact… du moins à cette échelle.

Par contre, il m’appartient d’exercer mon pouvoir sur ma vie. Et en suivant mes valeurs et principes, je le fais, chaque jour. Le pouvoir, c’est tellement subjectif. Il ne semble exister que si il est reconnu et accepté par autrui. Et notre pouvoir réside là, en définitive. J’ai décidé que je ne reconnaissais pas le pouvoir de certaines autorités sur ma vie. Je me suis émancipée de leur pouvoir sur moi. Nos sociétés démocratiques sont nées de ce type de mouvement. L’Eglise catholique, longtemps garante d’un ordre moral et qui a façonné l’Europe pendant des centaines d’année n’a aujourd’hui que peu d’influence… et pourtant, rien ne pouvait se faire, se dire, se vivre sans son accord il n’y a pas si longtemps…

Bien évidemment, lorsqu’un système s’affaiblit, lorsque son pouvoir est remis en question, un autre essaie de prendre sa place. Je pense sincèrement que nous sommes à ce genre de moment dans l’histoire… Et on voit les pouvoir existants se raidir sur leurs positions, s’arcbouter, se contracter, comme un animal agonisant peut le faire avant de s’éteindre… A nous de décider comment construire la suite de notre histoire…

Le domaine du développement personnel et de la spiritualité n’est pas non plus épargné. Je lis de plus en plus d’articles qui me font frémir… par le degré d’autoritarisme idéologique qu’ils véhiculent, par l’imposition d’une voie unique vers je ne sais quoi… Par la manipulation que leur communication emploie sur les personnes auxquelles ils s’adressent…

Je demeure donc un électron libre, libre de penser, de dire, de partager ce que bon me semble. Libre d’adhérer ou non à des idées. Libre de poursuivre mon chemin malgré tout. Libre d’exercer mon pouvoir personnel sur ma propre vie, et libre d’en faire bénéficier ceux qui le veulent. Libre de prendre des responsabilités si et quand il el faut, et libre de retourner à ma petite vie si riche et si insignifiante, mais qui me convient parfaitement.

Cette semaine, je reconnais le pouvoir qui est en moi, et je me libère de celui qu’on tente de m’imposer.

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