Cheminement du 2 novembre

Carte n°29 du cheminement n°1: un nouveau départ

Que puis-je faire si un obstacle se présente sur mon chemin ?

  • Est-ce que je peux le contourner ?
  • Est-ce que je peux le surmonter ?
  • Est-ce que je peux l’éliminer ?
  • Est-ce qu’il peut m’aider à comprendre quelque chose ?
  • Est-ce que je peux l’intégrer comme faisant partie de mon chemin ?

Il n’existe pas de voyage sans heurts. Que ce soient des détours, des impasses ou des obstacles, ils sont ce qui rend le voyage d’autant plus intéressant et excitant.

J’ai parfois tendance à voir les obstacles se présentant sur ma route comme quelque chose d’insurmontable, un blocage qui m’empêche d’accomplir ce que je voulais. La frustration est une illusion puissante qui peut prendre le pas sur ma détermination. Et pourtant, il me suffit souvent de prendre un tout petit peu de recul, d’envisager la situation sous un angle différent pour trouver une solution.

Je peux juste me confronter à ce que cet obstacle représente pour moi. Est-ce qu’il met en évidence une lacune que j’ai besoin de combler ? Est-ce qu’il m’indique que je suis sur la mauvaise voie ? Est-ce qu’il me demande simplement de prendre le temps de me préparer à ce qui vient ensuite ? Tout dépend de l’intention que je place dans sa présence sur mon chemin. Mais quoi qu’il en soit, il est là pour une raison. Et je dois poursuivre ma route. Je dois donc m’en occuper.

Parfois, je peux tout simplement le contourner, l’ignorer et continuer quoi qu’il en soit. Mais il risque de resurgir, plus tard. Ou je peux louper une leçon importante qu’il avait à m’enseigner. Je dois donc exercer mon discernement pour décider si je peux me permettre de passer outre, en sachant que je serai confronté(e) tôt ou tard aux conséquences de ce choix. Tout dépend en fait de mon état d’esprit au moment de l’apparition de cet obstacle. De ma confiance en moi, en mes capacités, ou bien de l’urgence à poursuivre ma route, quoi qu’il m’en coûte… mais je peux ignorer l’obstacle, si je le désire.

Je peux aussi décider de l’éliminer, de libérer la voie en mobilisant toutes mes capacités et mes forces. En m’imposant, en faisant preuve de confiance en ce que je suis, en ce que je fais. Cet obstacle n’a pas à se trouver là, à ce moment là. Je ne le laisserai pas me bloquer la route. Je me confronte alors à ce qu’il m’oppose, et je démontre que je vaux mieux, que je n’ai pas à m’en inquiéter ou à me sentir bloqué(e). Cet obstacle est là pour me faire prendre conscience de ma valeur, de mon évolution et de ce que je suis capable de faire. Il est le reflet de ce que je peux surmonter sans difficulté, et l’expression de mes propres doutes, de mes propres obstacles intérieurs. En refusant de lui accorder plus d’importance qu’il n’en a, je lui refuse tout pouvoir sur mon évolution et je peux poursuivre ma route.

Je peux également explorer et chercher à comprendre pourquoi cet obstacle se trouve sur mon chemin, ce qu’il représente, ce qu’il met en évidence. Sans oublier qu’il ne s’agit que d’un obstacle, et non d’un blocage, que je peux en venir à bout. Je peux donc l’examiner, voir en quoi il résonne avec moi, ce qu’il me propose. Et prendre chaque information qu’il peut me donner comme une opportunité de croissance, de compréhension, une expérience qui m’aidera à aller encore plus loin sur mon chemin. Surtout, quoi qu’il ressorte de cette confrontation à mes manques, à mes erreurs, à mes lacunes, je dois garder en tête que je n’ai pas à me juger pour ça. Je suis en perpétuelle construction, j’évolue, et il ne m’appartient pas d’invalider mes croyances ou mes principes antérieurs. ils correspondaient à mes besoin d’alors. Aujourd’hui, je me retrouve devant un obstacle parce que j’ai besoin de passer un pallier ou de me confronter à ce que je dois améliorer pour être capable de continuer sereinement. C’est une opportunité, et non une punition. Et en la considérant comme telle, je ne peux qu’en tirer le meilleur. En faisant preuve de compassion et d’amour aussi pour celui ou celle que j’étais jusque là. J’ai la chance de pouvoir grandir, de pouvoir mûrir. Et il m’appartient de la saisir ou non.

Enfin, je peux l’intégrer comme faisant partie de mon chemin. Il est dès lors celui qui valide le passage à une étape supérieure. Il est là pour évaluer mes capacités à le faire, et pour me faire prendre conscience du chemin parcouru. C’est une épreuve qui se présente à moi pour que je puisse exprimer mon plein potentiel et en ressortir plus conscient(e) de mes réelles possibilités. Je peux prendre le temps de réellement en faire quelque chose qui s’intègre à mon cheminement de vie, et l’accorder avec ce qui est déjà en moi. Patiemment, mais avec détermination. Je peux tirer de cet obstacle de quoi compléter et harmoniser ce que je suis, sais et fais déjà. En acceptant que cet obstacle aie sa place mon voyage, je lui accorde le respect et la valeur d’en faire partie.

Pour moi, tout obstacle est une opportunité de me connaitre un peu plus, de me comprendre également. Que je sois confrontée à ce que j’ai voulu éviter jusqu’alors, ou que je prenne conscience de ce que j’ai encore à travailler, à comprendre, que je doive me dévoiler au grand jour ou que j’intègre ce que j’ai appris jusqu’ici, je n’en tire que ce dont j’ai besoin pour poursuivre ma route librement et sereinement.

Parce que c’est ainsi que je veux vivre ma vie, et que je le mérite.


La carte du jour fait partie du jeu du cheminement n°1: un nouveau départ. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 1er novembre

Ce mois de novembre, j’ai opté pour un cheminement différent des autres. Chaque jour, je tirerai une carte d’un des jeux précédents, de manière complètement aléatoire. Et je verrai où ça me mènera. Un cheminement de l’inattendu, qui me permettra également de faire un petit bilan de ces derniers mois. Une pause, mais aussi une belle introspection, une opportunité de faire le point et de voir à quel point ma vision des choses et ma vie a évolué depuis janvier. Il sera plus personnel, et aussi plus transparent, sans faux semblants. Parce que c’est comme ça que j’aime vivre ma vie. Dans l’intégrité, dans l’ouverture et la curiosité. Pour mon plus grand plaisir, et parce que je le mérite.

Prêts? C’est parti!

Cheminement du 1er novembre: Carte 22 du cheminement n°3

Qu’est-ce qui m’apporte de la joie ?

  • Qui sont les personnes que je suis heureux / heureuse d’avoir dans ma vie ?
  • Qu’est-ce qui m’apporte de la joie au quotidien ?
  • Qu’est-ce que j’aime faire ?
  • Où est-ce que je me sens bien ?

Quelle merveilleuse manière de commencer ce mois! J’ai la chance d’avoir beaucoup de raisons de me réjouir. Ces derniers mois, alors que je me reconstruis peu à peu, sur des bases beaucoup plus saines, j’ai pris conscience de tout ce qui m’apporte de la joie au quotidien, pour peu que je m’ouvre à cette éventualité.

Ce sont toutes ces personnes qui font partie de ma vie. Je suis d’un naturel plutôt solitaire, mais j’apprécie la présence de certaines personnes. Ce sont celles qui ont su être patientes, qui ont su franchir une à une les barrières que j’avais installées entre moi et le ‘monde’. La vie m’avait appris à me débrouiller seule, à être autonome, à ne dépendre de personne, à me protéger. Pendant longtemps, j’ai ainsi été en mode « survie ». Je n’avais jamais pris le temps de panser mes blessures antérieures, et je ne pouvais pas me permettre d’être vulnérable, donc me rapprocher de qui que ce soit était très compliqué. Et ça m’allait très bien, je dois l’avouer. Mais le temps est venu pour moi de m’occuper de ce que j’avais ignoré bien trop longtemps. Et je me suis surprise à m’ouvrir à nouveau. Aujourd’hui, je suis entourée de personnes que j’ai choisies, et je tiens à distance celles qui m’apparaissent comme toxiques. Et c’est aussi ce qui m’apporte de la joie: ne plus avoir à faire semblant. Je réapprends à me rendre accessible, à poser des limites saines, et je ne perds plus de temps à essayer de protéger des personnes qui n’en valent pas la peine. Et je peux profiter de celles qui sont là pour moi, et réciproquement, avec qui je partage mes découvertes, ma vision des choses, qui m’apportent un éclairage différent mais tellement enrichissant. Ce qui m’apporte de la joie, c’est de les savoir à mes côtés alors que je chemine, c’est le respect mutuel qui nous lie tout en nous laissant notre espace de liberté. C’est d’être appréciée pour ce que je suis.

Le temps est aussi venu de prendre soin de mon lieu de vie, et si le travail est considérable, je me sens enfin prête à tourner la page et à le rendre parfait pour moi et pour mes besoins. J’ai enfin l’énergie et le temps nécessaire pour le faire. Et en définitive, c’est bien plus que ça. Ce qui m’apporte vraiment de la joie, c’est de savoir que je peux enfin commencer un nouveau tome de ma saga personnelle, que je peux enfin vivre une vie qui me ressemble et ne plus avoir l’impression de vivre celle que d’autres auraient choisi pour moi, de me sentir prisonnière dans un quotidien qui n’avait aucun sens… Ce qui m’apporte de la joie, c’est de construire une nouvelle vie, qui me ressemble, dans laquelle je me sens à ma place, pleinement.

Et le symbole de cette nouvelle ère de ma vie a pris la forme d’une mini poilue facétieuse et pleine d’énergie. Un peu comme si elle était là pour me montrer à quel point la vie n’est qu’un jeu, au final, et que tout peut devenir une aventure, avec un peu d’imagination. Elle me rappelle aussi les bases d’une vie saine: un temps de repos suffisant, un peu d’exercice et une curiosité sans fin… sans oublier les câlins (et j’ai réalisé que depuis le covid, je n’avais eu que très peu de contact physique, même avec ma famille…). Et il ne se passe pas un jour sans qu’elle me fasse sourire. Algir, ma protectrice!

Surtout, ce qui m’apporte de la joie, c’est d’être capable de m’exprimer à travers mes mots, mes gribouillages, ma musique. C’est être entourée d’inspiration potentielle, c’est laisser mes émotions revenir à moi et les laisser s’exprimer en toute liberté, et y prendre un réel plaisir. Ma créativité s’abreuve de tout ce que je vois, de tout ce que j’entends, de tout ce que je ressens, et j’ai une vie entière de possibilités à explorer avec délectation et détermination.

J’aime satisfaire mes sens, et je ne m’en prive pas. Chaque jour, je me suis rendue compte que je faisais en sorte de titiller mes sens pour mon plus grand plaisir, et que ça me faisait vraiment beaucoup de bien… Je redécouvre des goûts, des odeurs, des textures, des couleurs et des sons qui me font du bien, qui me nourrissent au plus profond.

Et puis il y a simplement la sensation d’être vivante, vibrante, de faire partie d’un tout. C’est quelque chose que j’avais oublié, tellement j’étais focalisée sur ma survie. Je ne le regrette pas, c’était nécessaire, et j’ai beaucoup appris. J’ai surtout accumulé tout un tas de compétences et de connaissances que je vais pouvoir utiliser pour créer un nouvelle vie, et ça, c’est ce qui m’apporte le plus de joie.

Je suis aujourd’hui à l’aube d’une nouvelle ère. Je ne sais pas encore de quoi sera faite ma vie, comment elle s’articulera, mais je sais qu’elle sera mienne, qu’elle me ressemblera et qu’elle aura du sens. Entourée de ceux qui m’apprécient, basée sur la créativité, nourrie par toutes mes expériences passées.

Dans l’ouverture, la curiosité, la détermination et l’enthousiasme. Parce que je le mérite.

Et je ferai en sorte de la partager avec ceux qui en ont besoin ou envie, pour leur plus grand plaisir et le mien.

La carte du jour appartient au jeu du cheminement du mois de mars, dont le thème était l’intention. Vous le trouverez ici.