Saga 2020. Liberté.

Cette semaine, le mot qui m’est venu est Liberté. J’ai la chance de vivre dans une société et à un moment de l’histoire où je suis libre d’être ce que bon me semble.

Je ne suis pas naïve. Je sais que je ne suis pas entièrement libre, que je dois obéir aux règles qui régissent mon temps et le lieu où je vis. Pour autant, j’ai fais le choix de vivre ici, alors que j’ai eu à de multiples reprises l’occasion de vivre ailleurs. Je ne considère pas non plus que les règles collectives qui régissent nos vies soient une entrave à ma liberté, à tout dire. J’ai choisi un métier qui me laisse plutôt libre également, du moins dans sa pratique. Je vis à une époque où même en temps que femme, je peux jouir d’une grande liberté et d’une indépendance évidente.

La liberté est un concept qui vient de l’intérieur, je pense. J’ai pu me sentir emprisonnée dans une vie qui ne me paraissait pas être mienne, lorsque je me contentais, de guerre lasse, de me plier à ce qu’on attendait de moi. J’ai pu me sentir prisonnière de relations toxiques, qui me niaient. J’ai pu me sentir prisonnière des attentes, de l’image que je devais renvoyer, de tout un tas de choses que je pensais devoir faire ou être, alors que je sentais au fond de moi que je ne pourrais pas rentrer dans les cases qu’on me proposait. Et pourtant, tout cela n’était qu’une illusion. Une illusion projetée par autrui sur ce que j’étais sensée faire, être, penser, devenir. C’était une pression sociale pour participer au bon ordre, à l’ordre des choses comme on dit… Mais qui n’était pas le mien, qui n’est toujours pas le mien, mais que j’ai appris à respecter malgré tout, même si j’ai refusé de le perpétuer, volontairement et/ou involontairement. C’est mon cheminement.

Ma liberté, je la dois aux choix que j’ai fait ou qui m’ont été imposés mais que j’assume tout autant. Parce qu’il ne peut y avoir de liberté, à mes yeux, sans la pleine responsabilité de la vie que l’on choisit de vivre. C’est parce que je suis responsable de ma vie que je me sens libre de la vivre. C’est en prenant l’entière responsabilité de ce que je vis que je peux me dire libre. Je ne subis pas, je ne me soumets pas. J’agis, je choisis, je pense, je construis. Je suis devenue libre le jour où j’ai revendiqué d’être actrice de ma vie, et non plus spectatrice. Le jour où j’ai refusé de suivre quoi que ce soit ou qui que ce soit aveuglément parce que c’est ‘comme ça’. Le jour où j’ai remis en question tout ce qui m’avait été imposé. Le jour où j’ai pris le recul nécessaire pour poser un regard plus critique sur ce que je faisais, pourquoi je le faisais. Le jour où j’ai décidé de me libérer de contraintes inutiles et suivies plus par habitude que par choix réel. Le jour où j’ai relevé la tête et que j’ai regardé ce qui se présentait à moi. Le jour où j’ai décidé de ne plus m’oublier. Le jour où j’ai décidé que je n’avais rien à perdre mais au contraire tout à gagner. Le jour où j’ai choisis de vivre et non plus de survivre. Le jour où j’ai décidé de laisser libre cours à mes envies, à mes désirs, à mes délires. Le jour où j’ai suivi ce qui me faisait réellement vibrer, sans me retourner. Le jour où j’ai assumé d’être celle que je suis. Le jour où j’ai exposé au grand jour mon choix, avec fierté et je l’avoue, un peu de défiance. Le jour où tout a pris place, naturellement, et que j’ai su que j’avais fait le bon choix.

J’ai choisi d’être libre d’être celle que je suis. En permanence. Cette transparence a pris plusieurs année à se concrétiser, mais je me suis rendue compte que ce qui me freinait était, encore une fois, une illusion, l’expression de l’anxiété de certains, et non pas quelque chose que je devais craindre. Je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de si effrayant dans le fait de faire les choix que je fais… Peut- être que je remets en question un ordre établi, une idée de ce qui se fait ou non. Une image illusoire. Un carcan dans lequel certaines personnes se sentent en sécurité. Je n’ai jamais prétendu que je détenais la vérité absolue. J’affirme juste mon droit à être celle que je suis, sans pour autant être jugée à chaque instant…

Et puis j’avais déjà en moi ce qui me permettrait de construire des limites claires, une base solide à partir de laquelle m’épanouir. Cette détermination sans faille, cette force intérieure qui bouillonne bien souvent. Et des valeurs saines, qui ne pourraient que renforcer la dynamique dans laquelle je m’inscrivais. Cette autodérision aussi, qui me permet souvent de sourire de mes erreurs, et de rebondir si je trébuche. Et cette force intérieure qui garde ceux qui auraient l’ambition de me nuire à bonne distance. Je ne joue pas, je n’ai pas d’autre ambition que celle de vivre pleinement ma vie. Je n’attends rien, de personne. Je suis souvent agréablement surprise de ce qui se présente sur mon chemin, et je ne cache pas ma joie devant les cadeaux de la vie. Quant à ceux qui posent des obstacles ou qui essaient de m’entraver, il me suffit de libérer un peu de ce feu intérieur qui m’anime pour qu’ils comprennent que c’est inutile. Je ne suis pas une menace, je ne revendique rien. J’aspire juste à vivre ma vie comme je l’entends. Mais je sais me défendre, j’ai appris à le faire dans des circonstances bien plus dramatiques que les conflits de personnalités ou les crises d’égo de certaines personnes… Et si nécessaire, je peux leur faire comprendre qu’une limite a été franchie, et qu’il serait bon de ne pas le refaire à l’avenir…

Ma liberté s’accompagne d’une farouche indépendance, d’une prise de recul fréquente sur ce que je vis. C’est l’absence du besoin d’appartenance à quoi que ce soit, à qui que ce soit. Pour autant, je prends plaisir à partager avec ceux qui ont fait un tout autre choix que moi, à comprendre, à expliquer, à relativiser. Et à accepter. Parce qu’en définitive, ma liberté s’exprime surtout par le fait que je m’accepte telle que je suis, sans chercher à ressembler à quoi que ce soit, sans me fondre de force dans un moule quelconque. Je m’affirme telle que je suis, parce que c’est ce que je suis, et que ça me convient parfaitement. Je ne cherche pas à convaincre qui que ce soit, c’est un choix personnel que j’ai fait, et que j’assume. Il peut être vu comme un exemple à suivre par certains ou comme une menace à l’ordre établi par d’autres. A vrai dire, je m’en moque, chacun a son cheminement propre et il ne m’appartient pas de juger celui d’autrui. Je ne cherche pas à provoquer, je ne cherche pas le conflit. J’aspire juste à vivre comme je l’entends, selon mes propres termes, et le plus paisiblement possible.

Il m’a suffit de prendre ma vie en main, même s’il m’a fallu ruer dans les brancards, établir des limites claires, prendre la distance nécessaire vis à vis de tas de choses et de personnes. Me retrouver seule, vraiment seule, avec pour seule alternative redéfinir celle que j’étais et ce que je voulais faire de ma vie. MA vie. C’était une volonté de ma part, un rite de passage vers plus de sens. Et puis la vie s’est chargée de me donner les leçons dont j’avais besoin pour ancrer mes convictions et ma vision des choses dans la réalité, ma réalité.

Aujourd’hui, je me sens vraiment libre. Parce que ma vie est construite sur des choix qui me conviennent et qui m’apportent ce dont j’ai besoin. J’ai peu de contraintes, ou du moins peu de contraintes auxquelles il me coûte de me plier. Je ne m’impose rien qui ne résonne pas en moi. Bien évidemment, je ne vis pas non plus en ermite, mais voir mes amis ou ma famille, passer du temps avec eux n’est pas une contrainte, c’est un choix. Et ça fait toute la différence. Lorsqu’on arrête de considérer tout ce qu’on fait comme une convention sociale mais plutôt comme un choix conscient, on se libère d’un poids qui pourtant n’aurait jamais du être sur nos épaules. Encore une fois, tout dépend de la manière dont on regarde notre vie. Elle nous appartient, à nous de la modeler comme bon nous semble.

Bref, cette semaine, prenez une belle bouffée de liberté et hissez les voiles vers votre vie!

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