Le Bosquet de l’Alchimiste 24. La colline.

Cette semaine, nous nous concentrerons sur nos buts, et pourquoi pas sur la poursuite d’une quête!

Parfois, nous nous sentons englués dans nos vie ordinaire. Nous perdons notre motivation, ou cette étincelle qui nous donne envie d’aller plus loin, de nous projeter dans quelque chose. Nous vivons au jour le jour, sans enthousiasme, nous suivons une routine qui perd peu à peu de son sens. C’est exactement la manière dont j’ai ressenti cette année. J’allais travailler, faisais ce que j’avais à faire, malgré tous les obstacles et freins qu’on pouvait placer sur mon chemin. Avec en plus cette peur chevillée au corps due à la pandémie, de tomber malade, ou qu’un des enfants transmette le virus à un membre fragile de leur famille. Nous ne pouvions pas utiliser le matériel collectif, je ne pouvais pas travailler comme j’avais l’habitude de le faire, avec tous ces petites choses qui rendaient la classe plus sympa. Et puis enseigner la lecture masquée, comme dire, ce n’est pas vraiment le plus efficace… Sans parler du fait que les enfants n’avaient que nos yeux pour lire nos expressions faciales, ce qui a réellement été un frein dans le lien qu’on peut établir avec eux, et tout était plus compliqué… Néanmoins, j’ai fait ce que je devais faire pour les emmener là où ils devaient aller. Sans enthousiasme, sans étincelle, en essayant de préserver ma voix et mon souffle du mieux possible… J’ai vraiment songé à démissionner à un moment donné (pas tellement à cause de ces conditions, mais surtout à cause de tous les à cotés, la sensation de n’être qu’une nounou gratuite, le manque de considération ou de connaissance du métier des supérieurs qui nous rajoutaient encore et encore des bâtons dans les roues… en changeant le protocole parfois d’une semaine sur l’autre, en nous donnant des informations contradictoires, que nous apprenions en même temps que la population générale à la télé et que nous devions justifier alors que… bon… voila quoi… ce à quoi s’est ajouté un aveuglement presque criminel.. bref, je suis encore bien amère, et ça ne risque pas de changer, à vrai dire). Et puis un matin, j’ai décidé que ça suffisait… je ne pouvais rien faire contre tout ça. Par contre, je pouvais changer ma manière de faire, pour la rendre plus agréable pour moi et les enfants… J’avais besoin de quelque chose qui rallume ma flamme, qui redonne du sens à mon travail. Et j’ai agi dans ce sens. L’année prochaine, je change tout. Je vais retrouver de l’intérêt et de l’enthousiasme à faire mon travail. Et je continuerai à rééquilibrer les choses entre ma vie privée et ma vie professionnelle. J’ai fait des recherches, j’ai passé des commandes et je me suis sentie immédiatement soulagée. J’ai quelque chose sur laquelle travailler, je me lance un nouveau défi, que je compte bien remporter, j’ai retrouvé ma motivation. J’ai beaucoup de travail à faire cet été pour tout mettre en place, mais l’année prochaine, je serai beaucoup plus sereine et motivée. Mon étincelle est de retour. Je me sens déjà beaucoup mieux.

Lorsque j’y repense, ce n’est même pas ce que je vais mettre en place qui me motive, c’est le fait que j’ai décidé de le faire. J’ai pris ma décision, j’ai défini mon intention, j’ai agi dans son sens. Je me sentais prisonnière de sables mouvants, à me demander comment m’en sortir, où comment avancer… Et aujourd’hui, je me projette vers une toute nouvelle direction. Juste comme ça. Et j’ai réalisé que c’était ainsi que je fonctionnais. Je fais ce qu’on me demande de faire, parce que c’est ce que je dois faire… Et je me perds en route… surtout lorsque les ordres sont contradictoires, que je dois aussi faire avec des difficultés additionnelles, des imprévus qui remettent tout en cause sans avoir les moyen d’y faire face. je dois alors m’adapter à des trucs sans aucun sens… et les justifier… ce qui accroit ma frustration, et je passe toute mon énergie à la gérer… et je ne suis toujours pas douée pour le faire, même si j’y travaille… la frustration prend le dessus. Et je me sens impuissante, au lieu de trouver un moyen de prendre le dessus et de redonner du sens en laissant parler mon esprit plus que créatif…

Dès que j’ai réagi, et agi, j’ai repris le contrôle, dans un sens. Je n’étais plus écrasée par tout ça. Je ne subissais plus, je le surmontais. ce qui avait été ma zone de confort était devenu un lieu vraiment inconfortable, j’avais besoin de plus d’espace, de reprendre une bouffée d’air frais. Et c’est exactement ce que j’ai fait: m’autoriser à prendre un peu d’air frais et étendre ma vision sur mon travail. En le regardant sous un autre angle, je n’étais plus coincée, je n’étouffais plus. je n’étais plus frustrée. Il est redevenu excitant, plein de sens et j’avais de nouveau envie.

C’est aussi vrai pour d’autres domaines de ma vie. Je peux me sentir submergée parfois, mais à partir du moment où je décide d’agir, je découvre souvent que cette sensation n’était qu’une illusion. Je peux faire tout ce que je désire, il suffit que je le veuille. Étrangement, je découvre bien souvent que tout va bien plus vite que je ne l’aurai pensé. Toute l’énergie que je dépensais à nourrir ma frustration se retrouve maintenant dirigée vers quelque chose de positif, de constructif. Quelque chose qui m’élève, au lieu de m’écraser.

Alors cette semaine, établissez des objectifs pour un domaine de votre vie. Vous pouvez commencer par un objectif facile à atteindre, quelque chose qui vous parait accessible. Et agissez. Que ce soit en faisant de tous petits pas, ou en sautant à pieds joints dedans. Faites des recherches, acquérez le matériel dont vous aurez besoin, faites des plans, et lancez vous. Parce que vous le méritez.

La carte

Lorsque j’ai pensé à ce que signifiait le mot ‘objectif’ pour moi, j’ai visualisé cette pierre au sommet d’une colline. Quelque chose que l’on peut atteindre, quelque chose que l’on peut voir alors qu’on va vers elle. Elle devait être spéciale, alors je lui ai donné cette couleur fuchsia, pour qu’elle contraste avec son environnement. Je me sens plus en confiance pour essayer de nouvelles choses, pour expérimenter, et je me suis bien amusée pour faire l’arbre et les buissons, et lorsque j’ai tenté de dessiner les rochers et la mousse. Au départ, les rochers devaient être dans une couleurs bien plus sombre, mais j’ai changé pour une couleur plus neutre. Parce que nos yeux doivent se porter vers la pierre au sommet de la colline, et non sur ces rochers à la fois protecteurs et bloquants. Je pense avoir réussi à exprimer ce que j’avais en tête.

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une semaine à la fois douce et excitante.

Une réflexion sur “Le Bosquet de l’Alchimiste 24. La colline.

  1. Très inspirant ! Ca correspond exactement à ce dont j’ai besoin en ces temps, je tente de préparer de nouveaux projets de vie et de définir des objectifs qui me tiennent vraiment à cœur. J’ai le sentiment de devoir lâcher le passé, un pan de ma vie, pour un nouveau départ… Merci pour cette « Pépite » !

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