Épopée 2019: carte n°13. Je suis CONNECTÉE.

Cette semaine, j’ai beaucoup repensé à l’affirmation positive « Je suis en harmonie avec ce qui m’entoure. » Elle m’avait posé question dès que je l’avais écrite et publiée… Elle ne correspondait pas exactement à ce que je voulais exprimer et elle me revenait sans cesse en tête avec ce sentiment de ne pas avoir su trouver les mots…. Que j’avais bifurqué… bien, soit, mais c’est fait, et elle me paraissait très bien comme ça…. pour une fois, ce n’était pas de moi dont il s’agissait mais si quelqu’un avait eu besoin de ces mots, il ou elle avait pu les recevoir. Et puis zut, je fais ce que je veux, non mais oh!

Bref, histoire de bien me rappeler que j’avais fait ‘fausse’ route, les mots ‘connecté’, ‘connexion’, ont parsemé mon chemin ces derniers temps, que ce soit dans ce que je lisais, dans ce que je voyais, dans les conversations que j’ai pu avoir ou entendre…. le message était plutôt clair…

Je suis donc connectée. Comme tout être humain. Comme tout être vivant. Connectée aux être vivants qui m’entourent, connectée à mon environnement, connectée à mes émotions, connectée à mon savoir, connectée à ceux qui m’ont précédée, connectée à tout ce qui peut m’instruire, connectée à mes souvenirs, connectée à mes proches, ou à mes contribules (les membres de la tribu qui est aussi la mienne).

Je ressens réellement cette connexion, je l’ai toujours ressentie, mais pendant longtemps, je me contentais de recevoir. Et de partager de manière ouverte, sans vraiment y penser. Il est temps pour moi de le faire de manière plus précise, plus personnelle. Et je l’ai compris hier (C 😉 ).

J’ai donc la ‘chance’ de pouvoir me connecter avec ce qui m’entoure, ceux qui m’entourent également. ‘Chance’ avec des  » parce que c’est quelque chose que je ne désire pas forcément. Mais qui me permet de mieux appréhender mon environnement, physique ou social. Certains pourraient appeler ça intuition, et c’est une bonne approche du phénomène. Mais si l’intuition est très personnelle, la connexion requiert une ouverture très différente.

J’ai toujours du mal à définir si ce qui est ‘dans l’air du temps’ provient d’un désir cumulé de plusieurs personnes, qui le projettent et qui créent la réalité de ce qu’ils désirent (appelons cela la loi de l’attraction), ou si c’est quelque chose qui est, et à laquelle on peut avoir accès pour peu qu’on s’y ‘connecte’. D’un côté il s’agirait de quelque chose de volontaire, construit, de l’autre quelque chose qui correspondrait à un moment et qui se rendrait disponible à ce moment-là…

Quoi qu’il en soit, la connexion est là, elle répond à un besoin, à un désir, et ne demande qu’à se matérialiser. Sous la forme d’idées (philosophiques, scientifiques), d’expression artistique, de mouvement sociaux (politiques, idéologiques). Un peu comme un réseau naturel qui se constitue et se nourrit, assisté depuis une vingtaine d’années par un autre réseau, artificiel celui-ci (oui, internet et la possibilité de se connecter à tout et à tous est un vecteur de propagation de ces liens).

Pour ma part, je navigue entre les deux… je suis connectée physiquement, sensoriellement, directement, avec la nature, avec les êtres vivants qui m’entourent, avec les connaissances accumulées pendant ma vie, sommes d’expériences et de théories, avec des personnes qui sont toutes des professeurs potentiels pour peu qu’on se donne la peine de les écouter (et je me rends compte que oui, même celles avec qui ont a le moins d’affinités sont des professeurs très compétents quand il s’agit de se comprendre soi-même et d’affirmer ce que l’on est, bien plus encore que celles qui vont dans le même sens que nous). Je reçois énormément d’informations, involontairement ou non ( je peux agir sur la direction que peuvent prendre les conversations, les expériences) qui m’aident à comprendre le monde dans lequel j’évolue, et ma place dans ce dernier. Je les expérimente directement puis prends le temps de les intégrer dans mon coin, à mon rythme, sans forcément maintenir un lien direct avec leur source. Et je suis également connectée émotionnellement, mais indirectement au départ, à travers l’écran de mon ordinateur… Cette fois, il s’agit d’une connexion volontaire, je dois agir pour obtenir l’information et non plus uniquement recevoir celles qui se présentent à moi. Je vais rechercher ce dont j’ai besoin/envie. Et même si parfois je tombe sur des pépites sans même en avoir fait la demande, elles sont toujours liées à mes demandes antérieures, et résonnent avec ce que j’avais déjà recherché. Devant le flux d’informations accessibles, il faut que je fasse un tri, et que je ne conserve que ce qui fait vraiment écho à mes besoins. Mais une fois ce tri effectué, la connexion avec ce que j’ai trouvé s’émancipe et se concrétise tout aussi bien que si elle m’était venue naturellement.

En résumé, mon émotion sera tout aussi sincère et réelle devant un lever de soleil, un orage qui éclate ou une musique trouvée sur internet.

Avec le temps, j’ai appris à me protéger. A ne pas me laisser polluer. Si je n’ai pas envie d’interagir avec quelqu’un qui me tiendra un discours maintes fois entendu et qui ne supportera pas que je le remette en question (à tort ou à raison), je n’ai pas à le faire. Je peux éviter la personne, refuser d’entrer dans un ‘débat’ stérile (puisque seul son point de vue compte, oui, il y a du vécu ici hahaha), et le faire de manière polie et sereine, en tournant les talons après avoir souri franchement et sincèrement. « Je connais ton point de vue, je ne le partage pas, tu ne veux pas connaitre le mien, je n’ai donc rien à t’apprendre et tu m’as déjà donné ta leçon, restons en là et vivons heureux chacun de notre côté ». Je n’ai ni le temps ni l’énergie pour ce genre de situation. Ou je peux le faire de manière plus abrupte, parce que je sais que je dois être plus explicite encore, en lançant un regard qui ne demande pas plus d’explications et qui a le don de refroidir qui que ce soit d’avoir envie de me parler. J’avoue qu’au bout d’un moment, je privilégie la deuxième alternative à la première… Je n’ai pas besoin de drame ou de drainage énergétique. Je préfère utiliser mon temps et mon énergie à autre chose.

Je suis donc connectée, et je m’amuse d’être encore étonnée de rencontrer les personnes ou les situations dont j’avais besoin au bon moment. Alors qu’en définitive, il ne s’agit que de la matérialisation de cette connexion. Tout comme j’espère que mes mots sauront résonner pour ceux qui en auraient besoin… C’est ma contribution actuelle. Une sorte d’équilibrage. Envoyer dans un réseau immatériel et artificiel ce que j’ai reçu d’un réseau matériel et naturel.

Ces deux connexions que j’expérimente ne sont pour autant pas si distinctes que cela… Elles s’entremêlent régulièrement, constituant une toile connective bien plus complexe, bien plus exhaustive, dont je ne suis qu’un maillon. Mes amitiés physiques se poursuivent sur la toile, des amitiés virtuelles se concrétisent, les savoirs se mêlent également, l’inspiration fait des allers et retours. C’est une dynamique bien plus globale en terme d’espace et de temps que ma simple petite vie physique et temporelle. Je sais que peu importe ce dont j’ai besoin, il sera comblé. Je sais que peu importe mon chemin je rencontrerai les personnes ou les situations qui me seront nécessaires pour le poursuivre. Je sais aussi que je ne suis, n’est jamais été et ne serai jamais complètement seule… Que d’autres expérimentent des situations et des chemins de vie similaires ou complémentaire au mien, et que le moment voulu, si nous en ressentons le besoin, nous pourrons les partager.

Alors cette semaine, je vais encore m’étonner de ce que je vis, et sourire à cette simple idée. Je vais continuer à recevoir, à donner, à partager. Et ce sera très bien comme ça.

motif: c-wing revisited

Symbole n° 24: Gromoviti znaci

Les gromoviti znaci ou marques de tonnerre, sont des symboles slaves. Ils peuvent prendre plusieurs formes mais tous s’inscrivent dans des hexagones. Ils étaient souvent gravés sur les poutres faitières des maisons pour les protéger de la foudre. Des symboles similaires ont été découverts sur des poteries protoslaves appartenant à la culture Tcherniakhov du IVème siècle. On pense qu’ils symbolisent Perun, le dieu slave de l’orage et du tonnerre, ainsi que des guerriers. Il est aussi le protecteur des agriculteurs.

Comme je l’ai expliqué pour ma carte de lundi, cette semaine, tout me ramenait à l’idée de l’orage, de la tempête. Certes les conditions climatiques m’ont bien aidée. Mais c’est aussi ce contraste entre l’état de nervosité de plusieurs personnes autour de moi et le calme qui m’habitait toute la semaine qui m’a poussée à m’interroger. Et puis clairement, tout me ramenait à l’orage. Tout ce que je lisais, tout ce que j’écoutais, tout ce que je gribouillais aussi… Bref, je devais me plonger dans le sujet…

Le plus drôle, je pense, c’était de voir toutes ces synchronicités s’accélérer samedi. J’étais sur le point de gribouiller ma carte ( qui n’avait aucun rapport avec l’orage…) lorsqu’une amie m’a envoyé la citation

Ils lui murmurèrent: « Tu ne peux résister à la tempête ».

Elle leur murmura en retour « Je suis la tempête ».

J’ai lu cette citation de nombreuses fois déjà, et je l’aime beaucoup. Plusieurs personnes me connaissant bien me l’ont envoyé au fil du temps en me disant qu’elle leur faisait penser à moi…. je ne vois vraiment pas pourquoi…

J’ai donc changé d’avis sur la carte de la semaine et j’ai gribouillé celle que j’ai mise en ligne lundi, puisque de toute évidence, elle devait l’être hahaha.

Bien…. maintenant voila pourquoi j’ai ressenti les synchronicités s’accélérer… J’avais choisi comme motif pour illustrer ma carte originelle Haf n Haf.

Puisque l’affirmation de la semaine requérait quelque chose de moins statique, j’ai décidé de gribouiller ce qui me venait à l’esprit…

Puis je me suis lancée à la recherche d’un symbole qui pouvait entrer en résonance avec la carte (ceux que j’ai déjà dessinés ne correspondaient pas à mon idée). Et je suis tombée sur les gromoviti znaci… Et c’était une évidence… me voila donc à faire mes petites recherches sur la signification du symbole, sur son origine, sur la culture de Tcherniakov (et là, BAM, j’ai vraiment un truc avec la Biélorussie en ce moment..) sur la mythologie liée… tout trouvait sa place.

Bref, revenons aux gromoviti znaci. Ces symboles étaient gravés pour protéger les maisons de la foudre. On peut aussi penser que du fait des attributs de Perun, le fait de les graver sur des poteries assurait la fertilité des terres et l’abondance des cultures. J’ai évoqué mon état de sérénité cette semaine, qui me posait question puisqu’autour de moi il régnait une tension, une nervosité certaine. Et puis j’ai réalisé que j’étais aussi très créative, que les idées fusaient de toutes parts, et que finalement, c’était ma réponse personnelle à la tempête qui s’annonçait.

J’ai toujours aimé les orages, cette énergie dans laquelle puiser pour se régénérer, se laisser inspirer, à la fois purifiante et créatrice. Finalement, les attributs de Perun, dieu du tonnerre, de la fertilité (agricole mais pourquoi pas plus générale?), des guerriers (avec son tempérament de feu, il ne pouvait en être autrement) me parlent bien hahaha. Et ce symbole m’encourage à laisser parler la tempête qui couve en permanence en moi, à travers mes écrits, mes gribouillages, la musique. Il est temps de me débarrasser de ce qui m’encombre pour faire de la place à l’expression de ma créativité, que ce soit dans le domaine matériel (je dois vraiment faire quelque chose pour mon chez moi, ça déborde de partout…), émotionnel, ou spirituel. Il est temps d’augmenter ma vibration pour laisser s’exprimer ce qui doit l’être et que je contiens depuis trop longtemps…

Donc cette semaine, faisons preuve d’énergie créatrice, purifiante, de détermination à accomplir ce qui doit l’être quels que soit les obstacles. Soyons des tempêtes!

2019 epopee: card #12. I am the STORM

Sometimes, I spend a long time figuring out what positive affirmation I will use for my weekly card. And sometimes, it’s obvious. This week, everything brought me to pick this line. It may seem a bit awkward to use as it is but, to me, it’s a very positive and inspirational affirmation. But I need to tell you a story first.

So, I was living my everyday life, while people came to me telling me how drained they felt, or tired, or nervous. I, for once, felt really peaceful, rested and anchored. All I felt was serenity actually. So I started to pay more attention to what was going on around me… How come I wasn’t on the same emotional level? I am quite empathetic so I could feel the tension they genuinely felt, the tiredness and there was a huge contrast with my own emotional state. And yes, there was something in the air. it was electrical, windy… a storm was about to burst… As winds were blowing harder, I could feel their effect on people (and trust me, there is a huge effect on kids….), as if the stormy weather reflected on them, or affected them. I, on the other hand, was just watching it, feeling nothing unusual. I love storms, they appease me…. anyway, I was thinking about all this and what I could learn from it when a friend of mine shared this quote:

They whispered to her « You are cannot withstand the storm ».

She whispered back « I am the storm ».

I smiled, and went on with my life, as usual. I know this quote, I encountered it numerous time and it always brings me a smile. I love it. It really reflect what I feel most of the time.

Then I was doing some researches on different subjects (philosophy, anthropology, mythologies, slavic languages, music, zentangle, work things too… anything, really). And all brought me back to the storm. So I took the time to look deeper into what the word ‘storm’ meant to me, how I could relate to it, and how I could use it in my weekly card.

When you think about a storm, the first thing that comes to your mind is this apocalyptic weather that destroys everything. So how can such a disaster be something positive? Well… I have the luck to live with an ongoing storm within. This is why the younger me was known as the ‘apocalyptic one’. With time, I learned to contain it, to express through art, writing, sport, anything really to let the steam get out of my mind and body. But it was still there, within, at the core, boiling. This is my nature. I am passionate. I am determined to achieve what I feel I have to do, whatever obstacle gets on my way, I get rid of it. I am the storm. And I don’t see myself as a disaster. Most of the time haha.

To me storms are energizing. They are pure energy I can collect in order to cleanse, to heal, to empower. Watching storms makes me feel alive. And humble. I love the sound of thunder, lightnings dividing the sky, the sound of rain pouring, the smell of a storm makes me shiver… I never feel more peaceful actually than when I watch a storm raging. I can feel the electricity in the air, which brings me awareness, I can smell the coming rain, I can feel the winds growing like a warning about what is coming. A bit like a ritual to get you ready to face the storm, to get you find a safe place, to get you ready to let go of what you don’t need emotionally as the storm will take it away. When the storms burst, I love to think about it as a balance between my inner stormy self and the world around me. I feel good, energized, in peace, at home. I can really feel their strength, their power, and they inspire me a lot of respect.

So this week, a storm was coming. And at the same time, my attention was drawn to the element air. Wind blew some things on my windshield, I could hear the sound of it at night, very strongly, temperatures dropped drastically for a day because of northern winds, I focused on wind instruments (more than usual), on the sound of breath taking in tunes I love (headphones really helped though), I played whistle with a new energy, focusing on my breath. And I felt good. Really good. It wasn’t only breathing and winds, it also was vibration. The last week, my attention really was focused on vibrations, all kind of vibration. I am really sensitive to drums. It may remind me of thunder. I really feel vibrations as I do with the air just before a storm bursts. My body reacts as if it was touched by it, and attunes itself to the rhythm. The simple sound of drums in a music can lead me to a whole different universe. When I meditate, I have a playlist based on those rhythms and does it take me places and times I never thought to reach! I came to realize that it was it, the vibration, that made me fall in love with storms. My heart beat adjust to it, and that’s why I feel so appeased. Same with music. Drums make me fall in love, deeply. Same with everything. You see, to me, air, through breath, wind and vibrations, is inspiration.

On an even more symbolic way, my creativity can take the form of a storm. No matter the realm it strikes, ideas and words come rushing into paper, or on my computer screen. They just jump in my mind and I do what I can to express them, to materialize them. It’s a mess, they usually have no link between each other, they just need to be put on paper… But it’s always an interesting and learning process to find the message, to try to get some structure, to organize and actually make something out of it. And when I can do it, I really get this feeling of achievement. I love the way it just goes from a complete mess to something appeased, structured, meaningful to me. The rush, the materialization and then the peace. Definitely stormy behavior….

As I said, I have a storm boiling within. Most of the time, I contain it, and it helps me create and react, and everything is fine… But sometimes, when confronted to injustice, or to toxic people, I open a little safe device… and let some of the steam go… I raise my vibration, and get ready for a storm of my own…. I am not afraid to bring chaos if needed. As I said earlier, it feels home. As I am led by empathy and strong values, my energy is focused on unveiling what is really going on, manipulations of any kind of deceiving behaviors, and my determination to do so gets rid of any obstacle… I am the storm.

So yes, to me, storms are powerful masters of creation and truth. As lightnings, my inspiration strikes, unexpected, powerful. This is why I always have something to take notes in my bags. Like storms, ideas collide, expand, burst into reality. As I am really lucky, it can touch different realms of my life. It can be a project for school, it can be something for my apartment, something I need to do, something I want to do, something related to someone else, anything, truly. Then I can make the choice to bring it into reality, or to let it grow within, among other mini storms ready to burst too.

So yes, I am the storm. And I love the paradox I see here: external storms make me feel peaceful, brings me serenity, while internal storms keep shaking me, pushing me further, deeper, higher. And between the two of them, I am standing, enjoying the show.

Symbole n°23: Ouroboros

Ouroboros, est un symbole représentant un serpent ou un dragon qui se mord la queue. On le retrouve en Egypte, en Chine, dans la mythologie nordique, en Amérique latine, en Amérique du Nord. Sa signification varie selon les cultures. Je retiendrai ici l’idée d’éternel recommencement, de cycle qui se reproduit infiniment.

En ce qui me concerne, une des nombreuses choses que j’ai retenu de mes études d’histoire est l’existence de cycles, plus ou moins longs, à plus ou moins grande échelle, qui se répètent et dont il faut avoir conscience pour pouvoir contextualiser les événements. Avec le temps, identifier des cycles devient plus naturel, et permet une mise en perspective plus aisée de ce qui se passe. Évidemment, tout n’est pas affaire de cycle, mais il est toujours intéressant d’essayer de resituer un événement dans un contexte plus large, de prendre du recul, de tenter de voir les choses sous une perspective différente en les inscrivant dans une dynamique plus vaste.

Dans ma vie personnelle, cette notion de cycle est aussi apparue comme une évidence. Le cycle lunaire a toujours eu une influence sur moi, ne serait-ce qu’au niveau de mon sommeil, ou de mon cycle menstruel. Le cycle des jours et des nuits, avec ses variations, le cycle des saisons, le cycle d’une année scolaire, le cycle des ans, et bien d’autres encore sont autant de cycles qui me touchent dans ma vie quotidienne…

Pour autant, le fait qu’un cycle commence ne signifie pas qu’il se déroulera de manière identique au précédent. Si je prends l’exemple du cycle d’une journée, il illustre parfaitement les variations importantes qui peuvent se produire à l’intérieur d’une unité identique de 24h. L’alternance du jour et de la nuit n’est pas la même en hiver ou en été, les températures peuvent avoir de grandes variations également, sans parler des phénomènes météorologiques. Une journée travaillée ou passée en réunion ne sera pas vécue de la même manière qu’une journée de congé entre amis ou en famille. Une soirée entre amis est très différente d’une soirée en solitaire passée à lire. Une nuit blanche n’est définitivement pas la même qu’une nuit passée à dormir paisiblement et profondément. Et quand bien même nous nous réveillerions à la même heure tous les matins, chacun d’entre eux sera différent, unique.

Si j’ai bien conscience de l’existence de cycles dans ma vie, pour autant ils ne définissent ni un carcan ni quelque chose d’inéluctable. Un cercle peut être brisé. Un cycle peut être ignoré. Un autre peut être créé. Et surtout, rien ne se répète exactement de la même manière. En prenant conscience des cycles qui opèrent dans notre vie, on s’autorise également à en modifier le contenu, la permanence, l’occurrence.

Puisque je suis dans une période créative, j’ai tendance à envisager les cycles de ma vie comme une toile vierge, un support sur lequel je viendrai broder, peindre, gribouiller, que je pourrais modifier, bonifier. Mes actes ont une incidence sur chaque cycle que je traverse, et ils en modifient la structure, le déroulement. Avec le temps, ils s’enrichissent des modifications que je leur apporte. Et sur un plan plus linéaire, celui de mon chemin de vie, ces cycles sont autant de bornes qui me permettent de mesurer mon évolution. Autant de témoins de ce qui est permanent et ce qui ne l’est pas.

Un cycle n’est ni bon ni mauvais par essence, ce sont nos perceptions de ce qu’ils représentent qui leur donnent une valeur positive ou négative. Et c’est justement sur ces perceptions que nous pouvons agir. Dès lors soit nous acceptons ce qu’il représente, soit nous pouvons en profiter pour en comprendre le sens, et voir ce que nous pouvons modifier, comment nous pouvons agir afin qu’il ne soit pas aussi problématique pour nous à sa prochaine occurrence. Rien n’est jamais gravé dans le marbre. A nous de voir quels cycles nous portent, quels cycles nous entrainent dans des lieux que l’on préfèrerait éviter. A nous de définir quels cycles sont de notre fait, de part notre progression, ou du fait d’événements extérieurs sur lesquels nous n’avons aucune prise. A nous de briser les cycles qui peuvent/doivent l’être, et de profiter pleinement de ceux qui nous apportent ce dont nous avons besoin. A nous d’intégrer ou de désintégrer ces cycles à notre chemin de vie.

Cette semaine, je prends conscience des cycles qui existent dans ma vie et je me les approprie.

Épopée 2019: carte n°12. Je suis FIDÈLE à ce que je suis.

Puisqu’il semble que j’en ai fini pour le moment avec les bouleversements divers et variés, il est temps pour moi de faire un petit bilan de tout ça, avec un peu de recul. J’ai pris conscience que les mois de mars, avril et mai sont désormais synonymes de transformation, de remise en question, de croissance aussi. Mais il demeure cependant une constante. Quelles que soient les tempêtes qui me bousculent, intérieurement ou extérieurement, je reste ancrée à ce que je suis. Et ces cataclysmes, loin de balayer tout ce qui fait que je suis ce que je suis, le renforce, lui donne une légitimité. Parce que c’est à ça que je me raccroche lorsque mes émotions sont trop violentes, lorsque mon corps me lâche, lorsque je baisse la garde et laisse les loups entrer dans la bergerie.

Je suis fidèle à ma parole. Je ne fais jamais de promesses parce que je sais qu’alors, je serais dans l’obligation de les tenir, quand bien même ce serait une terrible erreur, pour moi, pour autrui. J’ai conscience de l’importance des mots, de ce qu’ils impliquent, de ce qu’ils représentent. Et lorsque je dis quelque chose, je le pense sincèrement. Il m’arrive évidemment de me tromper et je suis la première à le reconnaitre. Mais si je suis dans le doute, je préfère en général me taire. De même, la situation peut changer, ou ma perception de la situation peut changer. Dès lors, les mots peuvent perdre leur sens. Mais en règle générale, je reste fidèle à mes mots, à l’expression de ce que je ressens.

Je suis fidèle à mon mode de pensée. Après tout, j’ai passé du temps à comprendre son fonctionnement, et jusqu’ici il ne m’a jamais trahie. Il correspond à mes besoins de comprendre le monde qui m’entoure tout en explorant mon univers intérieur. Il m’inspire, nourrit ma créativité. Mais il n’est pas statique, je l’enrichis chaque jour par mes lectures, mes expériences, mes rencontres. Par le passé, j’ai parfois eu l’impression de le renier en tentant d’adopter des systèmes qui semblaient à la fois plus simples et plus efficaces. Mais je suis vite revenue à ce qui fait que je suis moi. J’ai laissé de côté ce qui ne me parlait pas et j’ai intégré ce qui semblait m’apporter quelque chose. Je ne dois fidélité qu’à ce qui résonne en moi, qu’en ce qui me fait vibrer. Les constructions artificielles ou les perceptions voilées n’en font pas partie.

Je suis fidèle à mes valeurs. Elles font partie de moi, elles sont l’ossature sur laquelle je me construis. Elles sont suffisamment universelles pour ne pas m’enfermer dans un carcan, et suffisamment miennes pour me faire tenir le cap. Elles transpirent par tous les pores de ma peau, et se renforcent par les échanges que je peux avoir. Elles me permettent également de revenir à ce qui compte vraiment quand je suis en plein ouragan. Elles m’ancrent. Elles sont à la fois mon bouclier et ma hallebarde. Elles sont ce qui me donne le courage de m’élever contre ce qui les heurte, elles sont ce qui me donne la force de tenir bon, quoi qu’il en coûte. Elle me donnent l’énergie nécessaire pour faire ce que je fais, jour après jour.

Je suis fidèle à ma perception de la vie. Elle s’est construite peu à peu et continue d’évoluer, mais même pendant les temps compliqués, elle reste ce qui me fait avancer. Elle est ce qui me donne le sourire, me motive, m’aide à affronter ce qui se dresse sur mon chemin avec confiance. Elle est ce qui me permet d’être ouverte à tout ce qui se présente. Elle me permet de mieux me comprendre et d’envisager ce qui se passe dans ma vie comme une aventure. Elle me permet de voir plus loin que le simple spectacle qui se déroule sous mes yeux. Et de parcourir mon chemin de vie avec sérénité.

Je suis fidèle à tout ça et bien plus encore. Et loin de me freiner, de me contraindre, c’est ce qui me permet d’avancer, de grandir, de m’ouvrir. Il s’agit d’une base de laquelle je peux m’élever, et à la quelle je peux revenir si besoin est. Elle m’apporte la sérénité et la simplicité dont j’ai besoin pour affronter ce qui se présente, quoi quoi ce soit. Elle se nourrit de chaque expérience, de chaque émotion, se consolide, se développe. Mais elle reste la colonne vertébrale de mon existence.

Je suis fidèle à ce que je suis.

motif: taiga feutres techniques Uni Pin 0.05, 0.3 et 0.8

Symbole n°22: l’Arbre de Vie

Le symbole de l’arbre de vie se retrouve dans de nombreuses cultures, à travers l’histoire… Sa signification varie selon les perceptions des uns et des autres, des concepts qu’on lui associe. Rien d’étonnant à vrai dire qu’un arbre ait pu inspirer autant de respect à travers l’espace et le temps. Après tout, un arbre symbolise le force de la nature, témoigne de son renouvellement, incarne son cycle etc…

L’arbre de vie est un mythe ou un archétype que l’on retrouve dans de nombreuses mythologies en lien avec l’idée d’arbre sacré en général, tant du point de vue religieux que philosophique. L’arbre de la connaissance, qui fait le lien entre le paradis et le monde du dessous ou l’arbre de vie, qui connecte toutes les formes de vie, sont deux expressions de l’arbre monde, ou arbre cosmique.

  • Mésopotamie: on trouve de nombreuses représentations d’un arbre sur les parois des palais etc… Les archéologues ne se sont pas accordés sur sa signification. le nom d’arbre de vie lui a été attribué par les scientifiques modernes, il n’est pas utilisé dans les sources assyriennes. Aucun texte n’y fait référence, mais il est néanmoins largement présent dans les gravures et les bas reliefs. Il doit donc avoir une importance symbolique.
  • Urartu (Royaume de Van, en Arménie, à l’âge de bronze), l’arbre de vie était un symbole religieux et était gravé sur les murs des citadelles et sur les armures des guerriers. Les branches étaient équitablement réparties vers la droite et la gauche du tronc. Chaque branche avait une feuille, et une autre feuille se trouvait à la cime de l’arbre.
  • Bouddhisme: L’arbre sous lequel le Bouddha était assis lorsqu’il atteint l’illumination.
  • Chine: Il existe plusieurs représentations d’un arbre accompagné d’un phénix et d’un dragon. Le dragon représente souvent l’immortalité, alors que le phénix est le symbole de la renaissance (à suivre, j’ai prévu de le voir, celui-ci).
  • Chrétienté. L’arbre de la connaissance du bien et du mal et source de la vie éternelle. Pour les chrétiens d’Orient, l’arbre de vie est l’amour de Dieu.
  • Mythologie nordique: Yggdrasil l’arbre monde qui est un des symboles les plus importants de cette culture.
  • Celtes: de nombreux arbres étaient considérés comme sacrés à leurs yeux et étaient honorés.
  • Islam: L’arbre d’immortalité apparait dans le Coran. Contrairement à la Bible, le Coran mentionne un arbre unique au paradis, aussi appelé l’arbre d’immortalité, interdit à Adam et Eve.
  • Amérique centrale: Le concept d’arbre monde est très commun dans les cosmologies et iconographies précolombiennes. Il s’étendait dans les 4 directions cardinales, son tronc étant un axe symbolique entre les plans inférieur, céleste et terrestre.
  • Amérindiens: Le mythe Iroquois du monde sur le dos de la tortue explique l’origine de la terre dans laquelle un arbre de vie est décrit. Selon ce mythe, cet arbre se trouve dans les cieux, où les premiers humains vivaient jusqu’à ce qu’une femme enceinte tombe et atterrit dans une mer infinie. Sauvée de la noyade par une tortue géante, elle forma le monde sur son dos en y plantant de l’écorce prise à l’arbre.

Quel que soit son ancrage culturel, l’arbre de vie est donc un symbole fort, porteur d’espoir, servant de connexion entre un monde matériel et un autre plus symbolique.

Quant à moi, j’avais envie de passer cette semaine avec l’arbre de vie tel que je le ressens. Pour moi, il représente la connexion entre mes racines, mon être, et mes aspirations. Mon histoire, mon héritage, mes connaissances, mes expériences, tout cela constitue des racines fortes et bien ancrées dans la terre, mais qui en même temps communiquent avec d’autres arbres, chacun d’entre eux étant une part d’un tout bien plus grand, bien plus vaste, dans lequel nous pouvons puiser ce dont nous avons besoin. C’est ce qui me nourrit, c’est ce qui me lie aux autres, c’est ce qui m’inscrit dans une réalité.

Le tronc serait la symbolique de ce que je suis, de ce que je fais, ce lieu de croissance, là où l’alchimie se met en œuvre pour sublimer ce que je reçois, peu importe sa nature. C’est là aussi que se trouve ce qui me fait sentir vivante, ce qui me motive, ce qui m’anime. C’est cette ébullition permanence, ce brasier qui ne s’éteint jamais, ce souffle qui m’inspire, cette matière qui prend forme. C’est aussi ce qui me protège, qui me permet de rester droite quoi qu’il arrive.

J’aime penser au branches comme autant de ramification de mes centres d’intérêt, de ce qui m’attire, ces petits riens et ces grands interrogation qui me font aller chercher plus loin, plus profondément, plus fort aussi… Quant aux feuilles, ce sont les représentations de ce que j’ai su créer, ce que j’ai pu en tirer, ce que je donne, ce que j’imagine, ce que je sème. Mon amitié, ma confiance, mon expérience, mes moments de joie, de partage, de douce folie aussi parfois. Ce sont toutes ces émotions qui envoient leur oxygène à ce qui m’entoure. Ce sont tous mes rêves, toutes mes idées, toutes mes envies.

J’aime aussi penser à l’arbre de vie comme cette connexion entre mon caractère très terrestre, très terre à terre, et ces envies, ce côté très spirituel, voire mystique qui m’emporte parfois. Ce lien entre les connaissances académiques et cette intuition qui me fait prendre tel ou tel chemin. Cet ancrage dans le réel et mon univers intérieur, tellement onirique parfois. Ce côté très analytique et ma créativité qui peut partir dans tous les sens. Ce passé qui me nourrit et me sert de base, et toutes les possibilités que m’offre ce futur qui m’attend.

Et si j’avais besoin de m’assurer de la solidité et de la bonne santé de mes racines, j’aspire maintenant à m’élever, à me laisser porter par le vent, à le laisser me chuchoter ses secrets, à le laisser m’inspirer. Mon hiver s’achève bel et bien. Il est temps de laisser les bourgeons, depuis longtemps en sommeil, se réveiller, éclore. Il est temps de prendre une grande inspiration, et de déployer mes branches, de m’épanouir au grand jour. Cette carte entre en résonance avec la carte de la semaine, mais aussi avec une dynamique bien pus grande. J’ai passé un pallier dans ma croissance personnelle, j’ai pris conscience de connexions improbables et pourtant réelles qui me donnent à sourire et qui me confortent dans les décisions que je prends. Je sens que je suis connectée à la fois à mes racines et à l’inspiration qui m’insuffle des envies nouvelles, des idées farfelues, une sérénité retrouvée.

Cette semaine, je vous souhaite de prendre conscience de ce que votre arbre de vie vous apporte. De réaliser toutes les connexions qui se font et se défont, de vous aussi vous déployer. Il est temps de redonner vie à notre forêt!

Symbole n°21: la main Hopi

La main Hopi, ou Main du Guérisseur, ou encore Main du Chaman est un symbole ancien de guérison et de protection. Il s’agit d’une main avec une spirale dans la paume. On pense qu’elle vient des pétroglyphes solaires amérindiens qui ont été trouvés dans de nombreux lieux dans le Sud Ouest des États-Unis.

La spirale est universellement acceptée comme tant un symbole d’éternité et de spiritualité. Le fait qu’elle soit mêlée au graphisme de la main lui confère une dimension thérapeutique. Cette main est un talisman populaire et elle est souvent portée pour attirer la bonne santé, la chance, le bonheur et la richesse.

Quant à moi, je vois dans cette main la possibilité pour chacun de se connecter au tout, à la collectivité, de participer à une dynamique positive, de faire du bien autour de soi.

Je ne suis pas fan du mouvement actuel qui tourne autour du terme de blessures. Je ne suis pas fan de l’idée que nous devons tous être guéris de quelque chose. Par contre j’estime que nous avons tous à apporter quelque chose. Nos expériences, nos visions du monde, notre sensibilité au monde et aux personnes qui nous entourent. Et qu’en les partageant (en donnant et en recevant), nous grandissons, nous mûrissons, nous avançons sur notre chemin de vie.

Et pour moi, c’est ce qu’exprime cette main. Une main ouverte vers l’extérieur, la spirale représentant ce que nous sommes, notre savoir, notre expérience de vie, nos émotions, sans cesse en croissance, sans cesse en mouvement, sans cesse en évolution. C’est aussi cette vibration qui nourrit note créativité, notre capacité à voir au delà, notre capacité à rendre tangible ce qui ne l’est pas.

Je m’exprime beaucoup à travers mes mains. Que ce soit en écrivant, en dessinant, en jouant de la musique, en bidouillant, ou même en parlant (haha). Elles jouent un rôle central dans mon langage corporel. Lorsque je touche quelqu’un, c’est un geste que je fais en toute conscience, qui est riche symboliquement, énergétiquement. C’est la création d’un lien tangible, physique, concret entre nos deux espaces de vie. C’est quelque chose qui signifie beaucoup pour moi. Mes mains sont donc le lien entre mon énergie intérieure (ce qui me motive, ce que je ressens, ce que je perçois) et le monde dans lequel j’évolue.

Et elle entre en résonance avec l’affirmation positive de la semaine. Puisque c’est par mes mains que je vais le mieux pouvoir exprimer cette sensation ou cette volonté d’être en harmonie avec ce qui m’entoure.

Prenez soin de vos mains cette semaine!

Épopée 2019: carte n°11. Je suis en HARMONIE avec ce qui m’entoure.

Après le tumulte émotionnel de ces derniers temps, j’ai retrouvé un peu de sérénité. Je pense que je devais avoir besoin de reprendre contact avec mon côté révolté. Après tout, il fait partie de moi depuis toujours. J’aime cette capacité à m’émouvoir, à me toucher si profondément que l’action devient une évidence, que la parole se délie, que tout mon être vibre pour laisser cette émotion prendre forme, s’épanouir, avec tout sa force, pour créer quelque chose. Quelque soit ce qui me révolte, son énergie me dynamise et me fait avancer, grandir, agir. J’ai souvent parlé d’acceptation, et si elle est toujours d’actualité en ce qui concerne mon univers intérieur, il n’en va plus de même pour mon environnement. Ma révolte contre ce qui m’agressait, finalement, a eu pour conséquence l’intégration de nouvelles données, de nouvelles dynamiques. Et la création d’un nouvel équilibre. Le paradoxe étant que c’est parce que je me suis révoltée que je me sens bien plus en harmonie avec ce qui m’entoure.

Pendant mon voyage intérieur, j’aimais partir d’une définition pour jalonner mon étape mensuelle. Et j’ai envie de le faire de nouveau pour cette semaine. J’ai choisi quelques définitions du mot harmonie qui me parlaient tout particulièrement.


Harmonie.

Substantif féminin.

  1. Cohérence, ajustement, accord de sons entre eux.
  2. Ensemble de sons agréables à l’oreille.
  3. Agencement des couleurs, des tons, des nuances.
  4. Accord, convenance de différents éléments disposés de manière à former un ensemble agréable à regarder.
  5. Rapport d’adéquation, relation de convenance existant entre les éléments de l’univers, entre des textes ou des éléments mathématiques, entre les personnes et les groupes de personnes entre elles; l’effet qui en découle.
  6. État de sérénité et de bonheur paisible.

Ce qui m’a paru paradoxal, mais que je trouve aussi très révélateur, c’est que par ma révolte, par cette explosion du dernier carcan qui m’enserrait, j’ai atteint une sorte d’harmonie avec ce qui m’entoure. Et puis en y réfléchissant bien, ça m’est apparu d’une logique implacable. J’ai besoin de cette révolte pour être en harmonie avec moi même. Et je ne peux être en harmonie avec mon environnement, social ou physique si je ne le suis pas à l’intérieur.

C’est parce que je ressens des émotions très puissantes, parce que j’ai cette sensibilité à fleur de peau que je peux percevoir et interagir avec ce qui m’entoure. C’est parce que je me révolte ou m’enthousiasme pour quelque chose que je me sens vivre. C’est parce que mon équilibre passe par des sensations très fortes que je peux être en harmonie. C’est parce que j’absorbe énormément d’informations, aussi bien sensorielles qu’intellectuelles, que je peux à mon tour les partager, les diffuser. C’est parce que je vis à une époque où tout est exacerbé et reçu très violemment que ma révolte trouve sa légitimité. C’est l’expression de que je ressens, de que je reçois, et en ça je suis en harmonie avec ce monde dans lequel je vis.

Et au final, je ne fais que m’harmoniser avec cette énergie qui m’entoure, qui m’englobe. Ma révolte, mon indignation n’est que le reflet de ce qui se passe.

Je ne fais donc qu’intégrer un nouveau paradigme et de ce fait, je rentre en harmonie avec un tout auquel j’appartiens, malgré mes tentatives de rester en dehors. Parce qu’il est temps pour moi de contribuer, de participer, de renvoyer, de diffuser, de m’impliquer. D’utiliser mon énergie et ce que je suis non pas pour ma seule croissance et mon seul cheminement mais pour tout ce qui croise ma route. Il est temps pour moi de m’ouvrir, et de me laisser porter par le flux tout en y contribuant le plus sereinement possible.

Et c’est là tout le paradoxe qui m’a traversée ces derniers temps: c’est me laissant aller à la révolte que j’ai atteint la plus grande sérénité. C’est parce que j’ai cessé d’être dans l’acceptation, ou plutôt dans la compréhension, dans l’observation uniquement que j’ai pu franchir ce pallier qui me bloquait. Je devais libérer cette énergie d’action, ce besoin de prendre part à quelque chose, d’utiliser ma voix (ma voie également) pour participer à cette énergie collective qui est en action ces derniers temps. Je ne réagis plus seulement, j’agis, et de ce fait je participe à la création d’un nouvel équilibre.

Il est temps pour moi de m’affranchir des limites que je me suis moi même imposées, ou qui m’ont été imposées pour pouvoir survivre, pour créer un paradigme dans lequel je suis en harmonie avec ce qui m’entoure. Il est temps de libérer toute cette énergie que je contenais, de retrouver également celle que j’étais, et que je suis encore malgré ces temps passés à la contenir. Il est temps pour moi d’achever ma transformation, et de me laisser vivre pleinement. Il est temps de marcher en plein jour, fière de ce que je suis, et de partager ce que je ressens, ce que je perçois. De ne plus dépendre des perceptions et projections d’autrui mais au contraire de revendiquer ma singularité, comme tout un chacun. Il est temps de ne plus seulement réagir mais également d’agir.

Je n’ai plus à être frustrée, je n’ai pas à retenir quoi que ce soit en moi. Je n’ai plus à contenir quoi que ce soit, mais au contraire à contribuer au flux qui nourrit cette conscience universelle. Je n’ai plus à seulement recevoir, à réagir uniquement à ce que je perçois et ressens. Il est temps pour moi de rentrer dans le jeu, et de faire ma part. Et je suis arrivée à un moment de ma vie ou je suis capable de le faire sereinement, harmonieusement. Si je reste révoltée, j’ai aussi en moi cette capacité à transmettre sereinement. A moi de jouer mon rôle d’alchimiste pleinement, et de transformer ces énergies et émotions qui peuvent me heurter violemment en quelque chose de créatif, de constructif. Je n’ai plus à les contenir de peur qu’elles soient destructrices. J’ai en moi ce qu’il faut pour les sublimer. A moi de jouer ma partition.

Parce que s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est qu’il est toujours possible de transformer les expériences dites négatives, ou du moins douloureuses, traumatisantes, destructrices du corps et de l’âme en quelque chose de constructif. Et avec le temps, j’ai appris à absorber toute cette ‘négativité’ pour m’en servir de terreau, de moteur pour ma propre croissance, mais aussi celle de ceux qui m’entourent. L’avantage, c’est qu’en ce moment, je ne manque pas de carburant, le monde est plutôt chaotique. Il suffit de décider de ne pas se laisser emporter par ce chaos mais au contraire d’en absorber de quoi nourrir une réflexion, se laisser inspirer par ce que l’on ressent. Et j’ai remarqué que si je suis capable d’écrire mes pensées les plus obscures, les plus brutes, les plus violentes, je suis en revanche incapable de gribouiller quelque chose d’acéré, de sombre. C’est que si mes mots servent à mettre en forme ce que je ressens, et me sont généralement réservés, mes gribouillages eux, sont destinés à être partagés la plupart du temps, et que le travail d’alchimie a été fait.

J’ai parfaitement conscience que ce n’est qu’une goutte d’eau dans l’océan. Mais dans un monde clivé par des ambitions et des perceptions diamétralement opposées, où chacun se raidit sur ses positions, où l’incompréhension se creuse, où les idéologies se confrontent sans se confondre, où tout est exacerbé, je pense sincèrement qu’un peu de sérénité, de recul, d’absence de jugement ne peut que faire du bien. En définitive, en me sentant révoltée, j’ai fait exploser les derniers verrous que je m’étais imposés. Je n’ai plus besoin de me protéger, ou de me restreindre. Ma dernière carapace a sauté. Je suis prête à laisser libre cours à ma créativité, à me laisser inspirer par ce qui vient, prête à accueillir ce qui doit l’être.

Et je sais que je trouverai toujours sur mon chemin de quoi me permettre de le faire. Et de me ressourcer. Il me suffit de me reconnecter avec ce qui me fait vibrer, la nature, la musique, le dessins, les mots. Il me suffit de me nourrir de mes lectures, d’enrichir ma perception du monde et ma compréhension des forces en jeu. De vivre chaque rencontre avec une ouverture non feinte. D’intégrer le tout. D’en faire des atouts et des outils. D’accepter d’entrer dans le jeu. Et de me laisser guider. D’être en connexion avec tout ce que je vis, ressens, fais. D’être là où je dois être, de faire ce que je dois faire, et de restée ancrée à ce que je suis.

C’est un merveilleux voyage, riche, tumultueux. Mais je ne connais rien de meilleur que de faire partie d’un tout, d’une dynamique visant à faire du chaos quelque chose de beau et d’apaisé.

Je suis en harmonie avec ce qui m’entoure.

motif: pod flower sur une grille irrégulière. Uni pin 0.1

Symbole n°20: L’étoile à 8 branches

L’octogramme, ou l’étoile à huit branches, se retrouve dans de nombreuses cultures, de la Mésopotamie aux Amérindiens, en passant par l’Égypte antique, l’hindouisme ou même dans le christianisme. Elle représente souvent un astre, que ce soit le soleil ou une étoile, symbolise parfois une divinité (Ishtar, ou lakshmi). J’ai choisi sa forme amérindienne, pour son symbolisme: l’étoile à 8 branches encercle, représentant l’espoir.

En effet, Cette forme de l’étoile à 8 branche symbolise l’espoir et la guidance.

  • Le cercle extérieur exprime la protection. le cercle n’a pas de fin et ne peut être brisé. Le cercle intérieur lui représente notre être.
  • L’étoile intérieure pointe vers les 4 points cardinaux, Est, Ouest, Sud et Nord.
  • L’étoile extérieure, elle, pointe vers les solstices (d’hiver et d’été) et équinoxes (de printemps et d’automne). Chacun d’entre eux a une importance particulière dans l’année dans l’année et sont symboles d’espoir pour le futur.

Le nombre 8 représente l’équilibre. De ce fait, avec ce symbole, d’un cercle dans un cercle, connectés par les saisons et les directions, l’équilibre est atteint, et porte l’idée de l’espoir pour le futur.

Si ce post parait plus tard qu’à l’accoutumée, c’est que je l’ai laissé en suspens. Ce matin, un arbre a été plant dans la cour de l’école où ma fille a fait toute sa scolarité jusqu’au CM2, année de son décès. 3 ans, 1 mois et 2 semaines après son décès. Je ne parlerai pas des raisons du délais, je les ai apprises ce matin et il va me falloir les mettre en perspective pour pouvoir les intégrer…. Peu importe en fait. Cet arbre, aux fleurs violettes, couleur préférée de celle qui ne voulait rien de plus qu’aller à l’école, malgré la maladie, même à bout de forces, grandira, fleurira, forcira jour après jour. Quel plus beau symbole que celui là? Et si parfois j’ai l’impression de me débattre dans un chaudron de mélasse, cet arbre m’a redonné espoir.

J’ai pu avoir une belle conversation ce matin, en dehors des rôles qui nous sont habituellement attribués. De personne à personne. Et ce qui en ressort, c’est que j’ai su acquérir un respect certain de part mon attitude, à travers les valeurs que je transmets, et du ‘courage’ dont j’ai fait preuve en revenant travailler, déterminée, la tête haute, droite dans mes bottes, au même endroit, malgré l’absence, malgré tout ce qui avait pu être dit et fait à mon encontre, sans tirer à vue sur ceux qui avaient colporté, entretenu les rumeurs. Sans accorder à ces dernières plus de crédit qu' »avant ». J’ai souri à cette évocation. Il en faut plus pour m’abattre, et je l’ai prouvé je pense. Et si j’ai voulu revenir, c’est avec espoir. Espoir d’illustrer ce qu’est l’intégrité, espoir de démontrer qu’une autre voie est possible. Prouver qu’on n’a pas à se renier pour grandir. Espoir d’ouvrir les yeux d’autrui: la vérité finit toujours par être sue, dite, révélée. Espoir de leur montrer qu’on peut survivre au pire, jour après jour, et avoir encore la force de donner. Espoir de leur faire comprendre que l’empathie n’est pas un vain mot. Espoir de leur ouvrir les yeux et peut-être aussi un peu l’esprit… Et j’ai remporté mon pari. A moi d’en faire bon usage.

C’est aussi ce qui me motive chaque jour: l’espoir que les graines que je plante chez mes élèves germeront et les aideront à grandir, dans tous les sens du terme. L’espoir de leur transmettre des valeurs saines. L’espoir de leur donner les outils pour bien démarrer leur vie d’écoliers, de citoyens.

Et si je n’ai pas peur du chaos, si je sais affronter mes tempêtes internes, si je traverse les ouragans avec détermination, c’est parce que j’ai l’espoir d’en tirer quelque chose. C’est que je sais que j’en sortirai, grandie, plus sage peut être, plus forte sans aucun doute. Avec une compréhension du monde plus affûtée. Avec le recul nécessaire pour faire face à ce qui se présente.

Si je ne renonce jamais, c’est que j’ai ancré en moi l’espoir de nouvelles aventures, de nouveaux voyages, de nouvelles rencontres.

Et que finalement, c’est ce qui devrait tous nous guider: l’espoir.

2019 Epopee: Card#10. I am INSPIRED

This morning, when I woke up and thought about my weekly card, a few positive affirmations came to my mind… But when time had come to take my pens and write, only one of them was obvious: I am inspired.

I am lucky: anything and everything can inspire me. A conversation, thoughts, a landscape, a color, a texture, any everyday object, really. I find inspiration in everything, really. As I trained my brain to memorize emotions and images, I then have a huge library of memories I can dive into in order to create something, to express something, to share something.

I learned from an early age to observe, to try to understand the world I lived in. I was really gifted in the emotional department: I feel A LOT. And sometimes it could be overwhelming. Could because I learned to let my emotions go, I learned to express them through media such as writing, drawing, music too, crafting mostly.

See, inspiration can come from two complementary directions: it can come from outside your self, something you see, something you hear, something you touch, something you taste, something you smell… it reaches one of your senses, and ring a bell in your creative mind. It can also come from an inner source: this feeling you need to let something express itself, an emotion, an idea.

Everyone is inspired to a point. It’s this little spark that initiate a dream, a wish, a project, a change of some kind in our life. Now it’s up to you to create something with it, or to just let it go. I always have a notebook and a pen in my purse (and sometimes a lot more, depending on the size of the purse and what I am about to do or where I go). Then when inspiration kicks, I can write an idea down, or draw, or write about what I feel there and then. And I am so happy to live at this time of history when I can grab my phone and take a picture of something that inspires me.

What I really love about inspiration is that it can lead you to small project, a doodle, a quick picture, few words on a piece of paper, or bring you to a long term journey, fueling itself with new sources of inspiration. And on those bright peaceful days, I love to think about my life as this kind of journey, led by inspiration. It truly is, in a way.

On a very personal note, inspiration helped and keep helping me to share what I feel with people around me. My emotions can be really strong, and I can’t express them with my oral words. Probably because I was often told that I was overreacting, or that it’s too big to be true, or that we don’t have time to deal with it… or things like that, when I was younger. I don’t do good with frustration… so I learned to let my emotions and feelings go on paper, or with yarn, or anything that I had in my hands. I learned to create with something that could have destroy me if I kept it within. With time, I call that alchemy. I took all those feelings, those pains, those open wounds and made something with it, something different, most of the time something positive. And even more: by doing so, I freed myself from the negativity or the excess of feelings. I change something potentially destructive into something highly constructive… Alchemy.

Because if we can find inspiration in positive thoughts and feelings, we can also find them in dark places of our soul. I realized that I can easily write really dark words, but that I am unable to draw something dark… Probably because I first tend to put words on my emotional state of mind, and do it without filters. It’s raw, direct, my words expressing with accuracy and a certain precision what I really feel at the time I need to write them. While drawing in a complete different expression, to me. It’s meditative, it’s soothing, it’s aimed to be shared most of the time. I do it for people I love, for myself too, but to take pleasure to look at it, to smile, to feel good. Music is in between. I can listen or play music when I feel really down, or when I feel happy, to have a good time, on my own or with people. I have a lot of playlist I can listen to depending on my mood. And I can harmonize my feelings with music or listen to a music in the opposite emotional spectrum. It only depends on my.. inspiration.

Inspiration comes when you open yourself. To your own self, but also to the world around you. Just feel. People, places, atmosphere. Smell, taste, touch, hear, see. And let these sensory experiences touch your soul. Then feel inspiration bursting, and follow it.

Yesterday, I woke up to dark clouds, thunder, heavy rain, coldness… In May! Felt like an October or November day… I needed spring. I can’t wait to put away my winter gear and have fun with my lighter clothes… But I guess time has not come yet. So I decided to break the circle. Nope, enough of rainy-depressing-cold feelings. Well, I can deal with it (I love thunder, probably my chaotic self having fun….), but I know someone who is even more sensitive about weather than I am… my mom. So I took my chalk markers and went to my parents’. I told them about my project and they loved the idea (they are used to my inspirational bursts). So I went to they front side window, erased the snowflakes I drew on it and replace them by flowers, leaves, and a butterfly. They really loved how it turned out, and I felt really good seeing their smiles. They told me they felt Spring was finally here… Goal reached! As I came back home under the rain, I couldn’t help smiling… thinking about all the windows I could hack…. at home, in my classroom… inspiration!!!!

With time, I learned to look at obstacles on my path as potential sources of inspiration. Because to me, everything is a lesson to be learned. Everything makes us grow. Everything fuel our creativity. Everything can be used to improve our understanding of the world. Everything can bring something to our life, something really meaningful. Everything can touch us to the very core of our soul. Everything is inspiration.

To me, inspiration is a way of living. Of being, even, maybe. And I hope that you will too feel inspired this week.

I am inspired

Uni pin 0.1, 0.3, 0.5, 0.8.