Symbole n°26: le nœud de Dara

Je vous propose de passer cette semaine avec le nœud de Dara. Il s’agit d’un symbole celte qui connait différentes formes et variations. Il représente les racines du Chêne. Le mot ‘dara’ vient de ‘doire’, ce qui signifie chêne en gaélique. Cet arbre symbolisait la sagesse, la force, la direction, la destinée et le pouvoir.

Lorsqu’ils créaient un nouveau campement, les Celtes abattaient les arbres mais laissaient toujours un arbre unique au centre. Il devenait le cœur du campement et c’était le lieu où les réunions ou la classe avaient lieu. Le nœud nous rappelle la force intérieure, telle celle des racines du chêne, qui sont cachées sous la surface.

Cette semaine, je prend conscience de ma force intérieure, et surtout de son évolution ces dernières années. Mon chemin de vie m’a amenée à me renforcer émotionnellement, mentalement. J’ai du affronter plus d’une tempête et je n’aurai jamais pu m’en sortir relativement indemne sans cette volonté de poursuivre mon chemin quoi qu’il m’en coûte. Si ces épreuves m’ont transformée, m’ont façonnée même, elles m’ont aussi donné un cadeau inestimable, la force intérieure. Ce que j’ai longtemps appelé mon côté guerrier, ma détermination, mon instinct de survie. Cette capacité que j’ai acquise à affronter les batailles les unes après les autres, avec le plus de lucidité possible. A accueillir ce qui se présente, à l’envisager sous différents points de vue et à être déterminée à en tirer le meilleur pour la poursuite de mon chemin de vie. A faire face, à en profiter pour apprendre, pour partager, pour grandir.

Pour cela, j’ai eu à affronter mes pires peurs, les unes après les autres. Et à y survivre. Ma détermination en a été renforcée et surtout, je me suis libérée de ce qui pouvait me freiner dans mon chemin de vie. Je n’ai plus de peurs, parce que j’ai réalisé qu’en définitive, elles ne sont que des projections de ce que je pensais ne pas pouvoir surmonter. Mais lorsque j’ai été confrontée au pire, la question de pouvoir ou non ne s’est pas posée. J’ai agi, j’ai fait, j’ai avancé, j’ai affronté, j’ai survécu, j’ai vaincu. Et j’ai construit puis renforcé ma force intérieure au fil des épreuves surmontées. Ce qui me permet à la fois d’accueillir ce qui vient avec sérénité et d’y faire face avec la certitude que je m’en sortirai peut être transformée mais surtout grandie.

Mais pour cela, il faut d’abord être capable de se faire face à soi. De se regarder le plus objectivement possible. De prendre conscience de ses faiblesses et de ses forces. Et de parvenir à considérer ses faiblesses comme autant de forces en devenir. Parce qu’elles nous permettent d’éprouver de la compassion, de la curiosité, de la motivation. Parce que tout change, à tout moment, et que c’est en embrassant ce changement tout en conservant son identité propre qu’on évolue et qu’on tire le meilleur des événements que l’on a à affronter.

Tout n’a pas été si simple au départ. J’ai du me retrouver plus bas que terre pour être capable de me dire que la seule chose à faire était de me reconstruire. Je me suis donc relevée, et j’ai considéré la tâche à accomplir. J’ai eu à me battre en premier lieu contre tout ce qui me heurtait. Contre moi-même aussi… Mais j’ai réussi à en sortir plus forte. Et de là, j’ai pu envisager la vie plus sereinement. Parce que je ne voyais plus chaque épreuve que j’avais à traverser comme quelque chose d’injuste, de destructeur, de difficile, mais comme une occasion de grandir, d’apprendre ce qui me serait nécessaire pour la suite, d’ouverture vers autrui, d’exercer mon endurance mentale aussi. Les rancœurs, les jalousies, les coups bas, les incompréhensions étaient autant d’enseignements. J’ai appris à me détacher, à me construire un sanctuaire intérieur où me réfugier, à toujours envisager une situation sous différents angles. Avec le temps, c’est devenu un réflexe, une part de moi qui ne me quitte jamais. Et je ne considère plus ça comme un système de défense… Parce que je ne suis pas attaquée. Ce que je représente, ce que je suis, peut l’être…. ou plutôt la perception que les autres peuvent en avoir. Et qui les confrontent à la perception de ce qu’ils sont… ça n’a donc rien à voir avec moi. Mais tout à voir avec leur propre cheminement, leur propre construction. Et j’éprouve la plupart du temps de la compassion pour ces personnes. La plupart du temps. Mais lorsque mes limites ont été franchies, c’est une toute autre histoire…. enfin, c’était une autre histoire.

Parce que cette dernière année en particulier, j’ai beaucoup travaillé sur cet aspect de ma vie. J’ai assumé, j’ai accepté, je me suis pardonnée. Et depuis, je suis bien plus sereine encore. Je sais qui je suis, ce que je fais, pourquoi je le fais et comment je le fais. Je marche la tête haute sur mon chemin de vie, sans peur, mais avec une curiosité non feinte. Je sais que je pourrai accueillir tout ce qui se présentera, parce que chaque situation sera un nouvelle enseignement, une transformation, ou encore une perspective nouvelle.

Et puis je sais aussi que j’aurai la capacité d’en tirer le meilleur. Parce que c’est mon point fort. Ma force intérieure.

Alors cette semaine, accueillez votre force intérieure, et réjouissez-vous d’avoir vécu ce qui vous a permis d’en prendre conscience.

2019 epopee: card #13. I am WELCOMING my inner strength.

So this week something happened. From the beginning of the week, I felt that I had to remain calm, that something was about to happen and that I just needed to watch. Alright… So I did. Then I could perceive dynamics at stake, and I learned a lot of things about the people I work with just watching them. As I usually keep myself away from the dramas, I needed an upgrade on what was really going on. And it was interesting.

As I was watching, knowing that I was the unsaid target, I didn’t loose my inner peace, my calm, I just smiled and looked at them. But when the strategy unraveled, I felt trapped at first. It took me a lot of energy to just stay there, talking softly, accepting what was going on. Then I realized that they were the one who would grow from the situation, that it had nothing to do with me, but everything to do with them.

A few years earlier, I would have been devastated. Because I know that I will have to face low blows, resentment, and this kind of things… But I am stronger than I was, I am used to deal with their attempts to put me into difficult situations. Thanks to them, I even reinforced my professional ( and probably personal) skills. Each problems asked a research from me to be solved. And I now have skills I didn’t when I began working there. And my other coworkers see me as a reference when it comes to deal with difficult kids, from my former life and my experience as a mother. I proved more than once that I am not a fragile little thing. They threw me through hell, and I came back stronger, each time. My reputation is not to be made now.

The saddest part is that I really don’t care about power or anyone’s approval. I do my job for the kids. I do all I can to make each and every one of them feel good, safe, and to make them love to learn at school. I don’t care about anything else. And I am sure that most of my fellow teachers do their job as I do mine: the best way they can.

So for a while I was set aside. The reason? Perception. I unwillingly question the way some worked. My choices were different, my way of working too. I chose my own way, I didn’t ask them for advice, and I had good results. I don’t think everyone should work the way I do. It’s just the way I feel comfortable with. It suits me. But I didn’t think that I could hurt anyone doing so. Or hurt anyone’s feelings. Because this little war is all about the way they feel. They have low self esteem (they admit it easily) so me doing what I do just make them feel bad. What never was my intent. But them came resentment… and the choice to make me leave or to put me down. Thing is, I fought more than one war in my life, and compared to cancer, my then loved one’s addictions, or the death of my only child, their little game is just that: a game.

And I don’t have to deal with their emotions or perceptions. They are not mine. So I won’t. And I already know that it may only infuriate them… but it’s ok, they will learn to deal with it just as I did. And everything will be fine.

So now that I rambled a lot about the situation that led to my weekly card, here is why I decided to use the word « welcoming ». I realized that in crisis situation, I remained calm. And I went through some crisis, so I could experience it more than once… I have the luck to be able to step back and look at things from a different point of view when needed. Then comes action. Being who I am, it could be rather…. radical. I felt no problems cutting links with anyone who hurt me, or those I love. I felt no shame to say what I felt needed to be said. I could go through a group of people with a smile while I knew they just gossiped about me, or they just despise me. I didn’t care. I still don’t. I learned to protect myself from negativity, and I knew what to do when I felt drained. I am also aware that I have boundaries… they are pretty clear. But once they are exceeded, I tended to aim and hit where it really hurt. Without being able to control the strength of my answer. And I really didn’t like it. So I tended to see my inner strength (or what I called my determination, my will, my warrior self) as a defense tool, as a protection of my softer side. As I didn’t want to hurt anyone, I used to put my armor on, keeping my inner strength contained, which made me feel more frustrated, tense than it should. But it was the price to pay to avoid hurting anyone beyond what they were supposed to handle.

Or so it was. Because these past years, and especially this last one, I worked a lot on the matter. And I now am able to welcome my inner strength fully. Because I know that I have the skills to use it with wisdom. I learned from my mistakes, and I made peace with them. I accepted my tortuous past and the fact that it led me to where I am now in my life. I am now able to step back whenever it’s needed to make the wisest choice. I learned to perceive whether a situation was about myself or about something else. And I learned a lot about myself. I now know not to wait for my boundaries to be exceeded before acting. calmly, peacefully, but strongly. It wasn’t easy… I was so used to the darkness that I had to adjust to the light part of who I am. I looked into philosophies, meditations, spiritualities and they taught me what they had to. Then I kept what was relevant to what I was looking for, and left the rest on the side of the path. It just wasn’t for me, but if anyone would need it, it was there, ready to be used. I learned to find balance.

And this week was a final test, in a way. A few years ago I would have been revolted and devastated. But this time I realized it had nothing to do with me. It was all about a lesson they need to learn. I am just a tool used to help them grow. And I am that tool because I am strong enough to play that part. So I am welcoming my inner strength with gratitude and serenity. I don’t need to arm myself for the war to come. Because there won’t be any war, aside the one that will take place in their mind. It has nothing to do with me. I can go on my path in peace. My inner strength will allow me to go through it unarmed, and I will probably learn some valuable lessons on the way, too. I don’t see it as a defense weapon only anymore. It’s also a beautiful gift. Time for me to use it properly. Time to rise and shine. Time to help others to rise and shine too. This will be an interesting and rich year.

Symbole n°25: La toile du Wyrd

Le symbole de cette semaine est en lien direct avec la carte d’affirmation positive. Je sens que je vais infléchir un peu les règles que je m’étais fixées et que j’essaierai le plus possible de lier ces deux cartes, chaque semaine. ça me parait plus cohérent et le monde symbolique étant ce qu’il est, j’ai de quoi faire pour un bon moment.

Quoi qu’il en soit, cette semaine, nous travaillerons avec la toile du Wyrd. Le wyrd est une représentation du destin dans la mythologie nordique. Il est produit par les Nornes, les trois déesses du destins qui tissent en permanence une toile infinie dont chaque fil représente un être. (On retrouve cette idée avec les Parques dans la mythologie romaine). Le wyrd conduit l’univers et tous les êtres y sont soumis, y compris les dieux, le moindre brin d’herbe ou même les pierres. Ce réseau de fils vibre, au gré des naissances, des décès et des bouleversements. Chaque événement modifiant la vibration d’une destinée peut avoir un impact sur d’autres éléments de la toile car tous sont liés les uns aux autres. Rien n’est cependant figé et chaque être peut influer sur son destin, en ayant bien conscience que cela modifiera aussi celui d’autres êtres. Le wyrd est le monde de l’esprit.

Cette semaine, j’explore la connexion profonde avec toute chose… et dans mes recherches, je suis tombée sur le livre de Brian Bates, « The Way of Wyrd ». Je le cite (en traduisant de l’anglais): « Aujourd’hui, « weird » signifie quelque chose d’étrange, de bizarre, ou de surnaturel. Mais dans son sens archaïque et originel, cela signifiait cet aspect de la vie qui était si profond, si omniprésent, et si central à notre compréhension de nous-même et de notre monde qu’il était inexprimable. Le wyrd fait référence à notre destinée personnelle. Il nous connecte à toutes choses, pensées, émotions, événements dans le cosmos comme à travers les fils d’une toile vaste, invisible mais dynamique. Aujourd’hui, à travers une profonde connexion avec le wyrd, nous sommes inspirés à voir nos vies d’une nouvelle et puissance façon. Il restaure notre expérience du pouvoir guérisseur de l’amour, de la nature et de la créativité. Il s’agit d’autoriser dans nos vies la guidance d’un univers étendu de l’esprit. »

Inutile de vous dire que j’ai éclaté de rire à la lecture de ce paragraphe…. voila exactement ce que j’essaie d’exprimer depuis un moment, sans pour autant trouver les mots!

Bref, je continue mes recherches et je trouve plusieurs articles (ici, ici, ) parlant du Wyrd. Ce que j’en retire c’est que lorsqu’on cherche un sens à sa vie, qu’on se sent perdu dans notre quotidien, noyé et sans perspective, le wyrd, ou la reconnexion avec la notion de destinée, la reconnexion avec la nature, est un chemin que l’on peut envisager. Bien sûr, comme nous sommes tous très différents, il ne s’agit pas de suivre un tutoriel pas à pas, mais je pense qu’un bon point de départ serait: qu’est-ce qui me fait vibrer?

Et d’ailleurs je souris en écrivant ces mots parce que je les utilise régulièrement depuis quelques temps alors qu’avant, pas du tout. Mais quelque part, je pense qu’ils sont aussi la matérialisation du fait que je me recentre sur ma connexion aux autres, après avoir passé pas mal de temps, des années peut être, à m’en séparer. J’ai déjà parlé je pense de cette absence d’appartenance qui me préoccupait et que j’ai fini par accepter… Si concrètement rien n’a changé depuis, je ne ressens pas du tout la même chose. Parce que j’ai décidé de faire, d’expérimenter, de vivre avec et selon ce qui me fait vibrer. Et que naturellement, j’ai rencontré des personnes qui sont dans la même optique, à des niveaux très différents, dans des domaines très différents. Et la notion d’appartenance n’a plus eu de sens en tant que quête à accomplir, que but à atteindre. Je n’appartiens pas, je ne fais pas partie, mais je suis avec les autres. Non pas en parallèle comme je pouvais le sentir, mais dans cette toile qui nous relie tous. Dans cette dynamique (ah, encore un de mes mots fétiches du moment) qui nous fait tous avancer en choeur.

Chaque jour, je peux voir mon incidence sur la vie d’autrui… ne serait-ce que professionnellement. Chaque jour, je passe également du temps dans la nature, ne serait-ce que quelques minutes. Chaque jour, j’attrape mes flûtes et je joue quelques morceaux… Les oiseaux semblent apprécier puisque certains viennent se poser sur mon balcon à ce moment et m’accompagnent jusqu’à ce que j’ai fini. Chaque jour je m’émerveille devant le spectacle que m’offre la nature à travers mes fenêtres. Chaque jour j’ai conscience d’être connectée à tout cet environnement. Chaque jour, j’essaie de passer du temps avec des personnes que j’apprécie, de les écouter, de partager, de rire, de leur faire découvrir mes nouveaux coups de coeurs, de faire des projets, de confronter mon expérience à la leur. Chaque jour j’essaie de me retrouver également, de prendre du plaisir à être avec moi même. Chaque jour j’essaie d’agir pour mon bien être. Et pour moi, c’est une belle aventure. Chaque jour, je sais que ma vie va être touchée par d’autres pour un instant ou un long moment, que je vais toucher la leur, directement ou indirectement, et que tous, nous allons avancer sur notre chemin de vie. Et pour moi, c’est ce qui compte vraiment.

Et vous, la notion de wyrd vous parle-t-elle?

Épopée 2019: carte n°13. Je suis CONNECTÉE.

Cette semaine, j’ai beaucoup repensé à l’affirmation positive « Je suis en harmonie avec ce qui m’entoure. » Elle m’avait posé question dès que je l’avais écrite et publiée… Elle ne correspondait pas exactement à ce que je voulais exprimer et elle me revenait sans cesse en tête avec ce sentiment de ne pas avoir su trouver les mots…. Que j’avais bifurqué… bien, soit, mais c’est fait, et elle me paraissait très bien comme ça…. pour une fois, ce n’était pas de moi dont il s’agissait mais si quelqu’un avait eu besoin de ces mots, il ou elle avait pu les recevoir. Et puis zut, je fais ce que je veux, non mais oh!

Bref, histoire de bien me rappeler que j’avais fait ‘fausse’ route, les mots ‘connecté’, ‘connexion’, ont parsemé mon chemin ces derniers temps, que ce soit dans ce que je lisais, dans ce que je voyais, dans les conversations que j’ai pu avoir ou entendre…. le message était plutôt clair…

Je suis donc connectée. Comme tout être humain. Comme tout être vivant. Connectée aux être vivants qui m’entourent, connectée à mon environnement, connectée à mes émotions, connectée à mon savoir, connectée à ceux qui m’ont précédée, connectée à tout ce qui peut m’instruire, connectée à mes souvenirs, connectée à mes proches, ou à mes contribules (les membres de la tribu qui est aussi la mienne).

Je ressens réellement cette connexion, je l’ai toujours ressentie, mais pendant longtemps, je me contentais de recevoir. Et de partager de manière ouverte, sans vraiment y penser. Il est temps pour moi de le faire de manière plus précise, plus personnelle. Et je l’ai compris hier (C 😉 ).

J’ai donc la ‘chance’ de pouvoir me connecter avec ce qui m’entoure, ceux qui m’entourent également. ‘Chance’ avec des  » parce que c’est quelque chose que je ne désire pas forcément. Mais qui me permet de mieux appréhender mon environnement, physique ou social. Certains pourraient appeler ça intuition, et c’est une bonne approche du phénomène. Mais si l’intuition est très personnelle, la connexion requiert une ouverture très différente.

J’ai toujours du mal à définir si ce qui est ‘dans l’air du temps’ provient d’un désir cumulé de plusieurs personnes, qui le projettent et qui créent la réalité de ce qu’ils désirent (appelons cela la loi de l’attraction), ou si c’est quelque chose qui est, et à laquelle on peut avoir accès pour peu qu’on s’y ‘connecte’. D’un côté il s’agirait de quelque chose de volontaire, construit, de l’autre quelque chose qui correspondrait à un moment et qui se rendrait disponible à ce moment-là…

Quoi qu’il en soit, la connexion est là, elle répond à un besoin, à un désir, et ne demande qu’à se matérialiser. Sous la forme d’idées (philosophiques, scientifiques), d’expression artistique, de mouvement sociaux (politiques, idéologiques). Un peu comme un réseau naturel qui se constitue et se nourrit, assisté depuis une vingtaine d’années par un autre réseau, artificiel celui-ci (oui, internet et la possibilité de se connecter à tout et à tous est un vecteur de propagation de ces liens).

Pour ma part, je navigue entre les deux… je suis connectée physiquement, sensoriellement, directement, avec la nature, avec les êtres vivants qui m’entourent, avec les connaissances accumulées pendant ma vie, sommes d’expériences et de théories, avec des personnes qui sont toutes des professeurs potentiels pour peu qu’on se donne la peine de les écouter (et je me rends compte que oui, même celles avec qui ont a le moins d’affinités sont des professeurs très compétents quand il s’agit de se comprendre soi-même et d’affirmer ce que l’on est, bien plus encore que celles qui vont dans le même sens que nous). Je reçois énormément d’informations, involontairement ou non ( je peux agir sur la direction que peuvent prendre les conversations, les expériences) qui m’aident à comprendre le monde dans lequel j’évolue, et ma place dans ce dernier. Je les expérimente directement puis prends le temps de les intégrer dans mon coin, à mon rythme, sans forcément maintenir un lien direct avec leur source. Et je suis également connectée émotionnellement, mais indirectement au départ, à travers l’écran de mon ordinateur… Cette fois, il s’agit d’une connexion volontaire, je dois agir pour obtenir l’information et non plus uniquement recevoir celles qui se présentent à moi. Je vais rechercher ce dont j’ai besoin/envie. Et même si parfois je tombe sur des pépites sans même en avoir fait la demande, elles sont toujours liées à mes demandes antérieures, et résonnent avec ce que j’avais déjà recherché. Devant le flux d’informations accessibles, il faut que je fasse un tri, et que je ne conserve que ce qui fait vraiment écho à mes besoins. Mais une fois ce tri effectué, la connexion avec ce que j’ai trouvé s’émancipe et se concrétise tout aussi bien que si elle m’était venue naturellement.

En résumé, mon émotion sera tout aussi sincère et réelle devant un lever de soleil, un orage qui éclate ou une musique trouvée sur internet.

Avec le temps, j’ai appris à me protéger. A ne pas me laisser polluer. Si je n’ai pas envie d’interagir avec quelqu’un qui me tiendra un discours maintes fois entendu et qui ne supportera pas que je le remette en question (à tort ou à raison), je n’ai pas à le faire. Je peux éviter la personne, refuser d’entrer dans un ‘débat’ stérile (puisque seul son point de vue compte, oui, il y a du vécu ici hahaha), et le faire de manière polie et sereine, en tournant les talons après avoir souri franchement et sincèrement. « Je connais ton point de vue, je ne le partage pas, tu ne veux pas connaitre le mien, je n’ai donc rien à t’apprendre et tu m’as déjà donné ta leçon, restons en là et vivons heureux chacun de notre côté ». Je n’ai ni le temps ni l’énergie pour ce genre de situation. Ou je peux le faire de manière plus abrupte, parce que je sais que je dois être plus explicite encore, en lançant un regard qui ne demande pas plus d’explications et qui a le don de refroidir qui que ce soit d’avoir envie de me parler. J’avoue qu’au bout d’un moment, je privilégie la deuxième alternative à la première… Je n’ai pas besoin de drame ou de drainage énergétique. Je préfère utiliser mon temps et mon énergie à autre chose.

Je suis donc connectée, et je m’amuse d’être encore étonnée de rencontrer les personnes ou les situations dont j’avais besoin au bon moment. Alors qu’en définitive, il ne s’agit que de la matérialisation de cette connexion. Tout comme j’espère que mes mots sauront résonner pour ceux qui en auraient besoin… C’est ma contribution actuelle. Une sorte d’équilibrage. Envoyer dans un réseau immatériel et artificiel ce que j’ai reçu d’un réseau matériel et naturel.

Ces deux connexions que j’expérimente ne sont pour autant pas si distinctes que cela… Elles s’entremêlent régulièrement, constituant une toile connective bien plus complexe, bien plus exhaustive, dont je ne suis qu’un maillon. Mes amitiés physiques se poursuivent sur la toile, des amitiés virtuelles se concrétisent, les savoirs se mêlent également, l’inspiration fait des allers et retours. C’est une dynamique bien plus globale en terme d’espace et de temps que ma simple petite vie physique et temporelle. Je sais que peu importe ce dont j’ai besoin, il sera comblé. Je sais que peu importe mon chemin je rencontrerai les personnes ou les situations qui me seront nécessaires pour le poursuivre. Je sais aussi que je ne suis, n’est jamais été et ne serai jamais complètement seule… Que d’autres expérimentent des situations et des chemins de vie similaires ou complémentaire au mien, et que le moment voulu, si nous en ressentons le besoin, nous pourrons les partager.

Alors cette semaine, je vais encore m’étonner de ce que je vis, et sourire à cette simple idée. Je vais continuer à recevoir, à donner, à partager. Et ce sera très bien comme ça.

motif: c-wing revisited

Ataraxie

Alors que je suis en train d’écrire les articles des cartes de la semaine, je me suis souvenue que j’avais ce mot dans ma liste…. et je pense qu’il correspond bien à mon état d’esprit actuel…. je vous souhaite de trouver vous aussi l’ataraxie!!

Symbole n° 24: Gromoviti znaci

Les gromoviti znaci ou marques de tonnerre, sont des symboles slaves. Ils peuvent prendre plusieurs formes mais tous s’inscrivent dans des hexagones. Ils étaient souvent gravés sur les poutres faitières des maisons pour les protéger de la foudre. Des symboles similaires ont été découverts sur des poteries protoslaves appartenant à la culture Tcherniakhov du IVème siècle. On pense qu’ils symbolisent Perun, le dieu slave de l’orage et du tonnerre, ainsi que des guerriers. Il est aussi le protecteur des agriculteurs.

Comme je l’ai expliqué pour ma carte de lundi, cette semaine, tout me ramenait à l’idée de l’orage, de la tempête. Certes les conditions climatiques m’ont bien aidée. Mais c’est aussi ce contraste entre l’état de nervosité de plusieurs personnes autour de moi et le calme qui m’habitait toute la semaine qui m’a poussée à m’interroger. Et puis clairement, tout me ramenait à l’orage. Tout ce que je lisais, tout ce que j’écoutais, tout ce que je gribouillais aussi… Bref, je devais me plonger dans le sujet…

Le plus drôle, je pense, c’était de voir toutes ces synchronicités s’accélérer samedi. J’étais sur le point de gribouiller ma carte ( qui n’avait aucun rapport avec l’orage…) lorsqu’une amie m’a envoyé la citation

Ils lui murmurèrent: « Tu ne peux résister à la tempête ».

Elle leur murmura en retour « Je suis la tempête ».

J’ai lu cette citation de nombreuses fois déjà, et je l’aime beaucoup. Plusieurs personnes me connaissant bien me l’ont envoyé au fil du temps en me disant qu’elle leur faisait penser à moi…. je ne vois vraiment pas pourquoi…

J’ai donc changé d’avis sur la carte de la semaine et j’ai gribouillé celle que j’ai mise en ligne lundi, puisque de toute évidence, elle devait l’être hahaha.

Bien…. maintenant voila pourquoi j’ai ressenti les synchronicités s’accélérer… J’avais choisi comme motif pour illustrer ma carte originelle Haf n Haf.

Puisque l’affirmation de la semaine requérait quelque chose de moins statique, j’ai décidé de gribouiller ce qui me venait à l’esprit…

Puis je me suis lancée à la recherche d’un symbole qui pouvait entrer en résonance avec la carte (ceux que j’ai déjà dessinés ne correspondaient pas à mon idée). Et je suis tombée sur les gromoviti znaci… Et c’était une évidence… me voila donc à faire mes petites recherches sur la signification du symbole, sur son origine, sur la culture de Tcherniakov (et là, BAM, j’ai vraiment un truc avec la Biélorussie en ce moment..) sur la mythologie liée… tout trouvait sa place.

Bref, revenons aux gromoviti znaci. Ces symboles étaient gravés pour protéger les maisons de la foudre. On peut aussi penser que du fait des attributs de Perun, le fait de les graver sur des poteries assurait la fertilité des terres et l’abondance des cultures. J’ai évoqué mon état de sérénité cette semaine, qui me posait question puisqu’autour de moi il régnait une tension, une nervosité certaine. Et puis j’ai réalisé que j’étais aussi très créative, que les idées fusaient de toutes parts, et que finalement, c’était ma réponse personnelle à la tempête qui s’annonçait.

J’ai toujours aimé les orages, cette énergie dans laquelle puiser pour se régénérer, se laisser inspirer, à la fois purifiante et créatrice. Finalement, les attributs de Perun, dieu du tonnerre, de la fertilité (agricole mais pourquoi pas plus générale?), des guerriers (avec son tempérament de feu, il ne pouvait en être autrement) me parlent bien hahaha. Et ce symbole m’encourage à laisser parler la tempête qui couve en permanence en moi, à travers mes écrits, mes gribouillages, la musique. Il est temps de me débarrasser de ce qui m’encombre pour faire de la place à l’expression de ma créativité, que ce soit dans le domaine matériel (je dois vraiment faire quelque chose pour mon chez moi, ça déborde de partout…), émotionnel, ou spirituel. Il est temps d’augmenter ma vibration pour laisser s’exprimer ce qui doit l’être et que je contiens depuis trop longtemps…

Donc cette semaine, faisons preuve d’énergie créatrice, purifiante, de détermination à accomplir ce qui doit l’être quels que soit les obstacles. Soyons des tempêtes!

2019 epopee: card #12. I am the STORM

Sometimes, I spend a long time figuring out what positive affirmation I will use for my weekly card. And sometimes, it’s obvious. This week, everything brought me to pick this line. It may seem a bit awkward to use as it is but, to me, it’s a very positive and inspirational affirmation. But I need to tell you a story first.

So, I was living my everyday life, while people came to me telling me how drained they felt, or tired, or nervous. I, for once, felt really peaceful, rested and anchored. All I felt was serenity actually. So I started to pay more attention to what was going on around me… How come I wasn’t on the same emotional level? I am quite empathetic so I could feel the tension they genuinely felt, the tiredness and there was a huge contrast with my own emotional state. And yes, there was something in the air. it was electrical, windy… a storm was about to burst… As winds were blowing harder, I could feel their effect on people (and trust me, there is a huge effect on kids….), as if the stormy weather reflected on them, or affected them. I, on the other hand, was just watching it, feeling nothing unusual. I love storms, they appease me…. anyway, I was thinking about all this and what I could learn from it when a friend of mine shared this quote:

They whispered to her « You are cannot withstand the storm ».

She whispered back « I am the storm ».

I smiled, and went on with my life, as usual. I know this quote, I encountered it numerous time and it always brings me a smile. I love it. It really reflect what I feel most of the time.

Then I was doing some researches on different subjects (philosophy, anthropology, mythologies, slavic languages, music, zentangle, work things too… anything, really). And all brought me back to the storm. So I took the time to look deeper into what the word ‘storm’ meant to me, how I could relate to it, and how I could use it in my weekly card.

When you think about a storm, the first thing that comes to your mind is this apocalyptic weather that destroys everything. So how can such a disaster be something positive? Well… I have the luck to live with an ongoing storm within. This is why the younger me was known as the ‘apocalyptic one’. With time, I learned to contain it, to express through art, writing, sport, anything really to let the steam get out of my mind and body. But it was still there, within, at the core, boiling. This is my nature. I am passionate. I am determined to achieve what I feel I have to do, whatever obstacle gets on my way, I get rid of it. I am the storm. And I don’t see myself as a disaster. Most of the time haha.

To me storms are energizing. They are pure energy I can collect in order to cleanse, to heal, to empower. Watching storms makes me feel alive. And humble. I love the sound of thunder, lightnings dividing the sky, the sound of rain pouring, the smell of a storm makes me shiver… I never feel more peaceful actually than when I watch a storm raging. I can feel the electricity in the air, which brings me awareness, I can smell the coming rain, I can feel the winds growing like a warning about what is coming. A bit like a ritual to get you ready to face the storm, to get you find a safe place, to get you ready to let go of what you don’t need emotionally as the storm will take it away. When the storms burst, I love to think about it as a balance between my inner stormy self and the world around me. I feel good, energized, in peace, at home. I can really feel their strength, their power, and they inspire me a lot of respect.

So this week, a storm was coming. And at the same time, my attention was drawn to the element air. Wind blew some things on my windshield, I could hear the sound of it at night, very strongly, temperatures dropped drastically for a day because of northern winds, I focused on wind instruments (more than usual), on the sound of breath taking in tunes I love (headphones really helped though), I played whistle with a new energy, focusing on my breath. And I felt good. Really good. It wasn’t only breathing and winds, it also was vibration. The last week, my attention really was focused on vibrations, all kind of vibration. I am really sensitive to drums. It may remind me of thunder. I really feel vibrations as I do with the air just before a storm bursts. My body reacts as if it was touched by it, and attunes itself to the rhythm. The simple sound of drums in a music can lead me to a whole different universe. When I meditate, I have a playlist based on those rhythms and does it take me places and times I never thought to reach! I came to realize that it was it, the vibration, that made me fall in love with storms. My heart beat adjust to it, and that’s why I feel so appeased. Same with music. Drums make me fall in love, deeply. Same with everything. You see, to me, air, through breath, wind and vibrations, is inspiration.

On an even more symbolic way, my creativity can take the form of a storm. No matter the realm it strikes, ideas and words come rushing into paper, or on my computer screen. They just jump in my mind and I do what I can to express them, to materialize them. It’s a mess, they usually have no link between each other, they just need to be put on paper… But it’s always an interesting and learning process to find the message, to try to get some structure, to organize and actually make something out of it. And when I can do it, I really get this feeling of achievement. I love the way it just goes from a complete mess to something appeased, structured, meaningful to me. The rush, the materialization and then the peace. Definitely stormy behavior….

As I said, I have a storm boiling within. Most of the time, I contain it, and it helps me create and react, and everything is fine… But sometimes, when confronted to injustice, or to toxic people, I open a little safe device… and let some of the steam go… I raise my vibration, and get ready for a storm of my own…. I am not afraid to bring chaos if needed. As I said earlier, it feels home. As I am led by empathy and strong values, my energy is focused on unveiling what is really going on, manipulations of any kind of deceiving behaviors, and my determination to do so gets rid of any obstacle… I am the storm.

So yes, to me, storms are powerful masters of creation and truth. As lightnings, my inspiration strikes, unexpected, powerful. This is why I always have something to take notes in my bags. Like storms, ideas collide, expand, burst into reality. As I am really lucky, it can touch different realms of my life. It can be a project for school, it can be something for my apartment, something I need to do, something I want to do, something related to someone else, anything, truly. Then I can make the choice to bring it into reality, or to let it grow within, among other mini storms ready to burst too.

So yes, I am the storm. And I love the paradox I see here: external storms make me feel peaceful, brings me serenity, while internal storms keep shaking me, pushing me further, deeper, higher. And between the two of them, I am standing, enjoying the show.

Symbole n°23: Ouroboros

Ouroboros, est un symbole représentant un serpent ou un dragon qui se mord la queue. On le retrouve en Egypte, en Chine, dans la mythologie nordique, en Amérique latine, en Amérique du Nord. Sa signification varie selon les cultures. Je retiendrai ici l’idée d’éternel recommencement, de cycle qui se reproduit infiniment.

En ce qui me concerne, une des nombreuses choses que j’ai retenu de mes études d’histoire est l’existence de cycles, plus ou moins longs, à plus ou moins grande échelle, qui se répètent et dont il faut avoir conscience pour pouvoir contextualiser les événements. Avec le temps, identifier des cycles devient plus naturel, et permet une mise en perspective plus aisée de ce qui se passe. Évidemment, tout n’est pas affaire de cycle, mais il est toujours intéressant d’essayer de resituer un événement dans un contexte plus large, de prendre du recul, de tenter de voir les choses sous une perspective différente en les inscrivant dans une dynamique plus vaste.

Dans ma vie personnelle, cette notion de cycle est aussi apparue comme une évidence. Le cycle lunaire a toujours eu une influence sur moi, ne serait-ce qu’au niveau de mon sommeil, ou de mon cycle menstruel. Le cycle des jours et des nuits, avec ses variations, le cycle des saisons, le cycle d’une année scolaire, le cycle des ans, et bien d’autres encore sont autant de cycles qui me touchent dans ma vie quotidienne…

Pour autant, le fait qu’un cycle commence ne signifie pas qu’il se déroulera de manière identique au précédent. Si je prends l’exemple du cycle d’une journée, il illustre parfaitement les variations importantes qui peuvent se produire à l’intérieur d’une unité identique de 24h. L’alternance du jour et de la nuit n’est pas la même en hiver ou en été, les températures peuvent avoir de grandes variations également, sans parler des phénomènes météorologiques. Une journée travaillée ou passée en réunion ne sera pas vécue de la même manière qu’une journée de congé entre amis ou en famille. Une soirée entre amis est très différente d’une soirée en solitaire passée à lire. Une nuit blanche n’est définitivement pas la même qu’une nuit passée à dormir paisiblement et profondément. Et quand bien même nous nous réveillerions à la même heure tous les matins, chacun d’entre eux sera différent, unique.

Si j’ai bien conscience de l’existence de cycles dans ma vie, pour autant ils ne définissent ni un carcan ni quelque chose d’inéluctable. Un cercle peut être brisé. Un cycle peut être ignoré. Un autre peut être créé. Et surtout, rien ne se répète exactement de la même manière. En prenant conscience des cycles qui opèrent dans notre vie, on s’autorise également à en modifier le contenu, la permanence, l’occurrence.

Puisque je suis dans une période créative, j’ai tendance à envisager les cycles de ma vie comme une toile vierge, un support sur lequel je viendrai broder, peindre, gribouiller, que je pourrais modifier, bonifier. Mes actes ont une incidence sur chaque cycle que je traverse, et ils en modifient la structure, le déroulement. Avec le temps, ils s’enrichissent des modifications que je leur apporte. Et sur un plan plus linéaire, celui de mon chemin de vie, ces cycles sont autant de bornes qui me permettent de mesurer mon évolution. Autant de témoins de ce qui est permanent et ce qui ne l’est pas.

Un cycle n’est ni bon ni mauvais par essence, ce sont nos perceptions de ce qu’ils représentent qui leur donnent une valeur positive ou négative. Et c’est justement sur ces perceptions que nous pouvons agir. Dès lors soit nous acceptons ce qu’il représente, soit nous pouvons en profiter pour en comprendre le sens, et voir ce que nous pouvons modifier, comment nous pouvons agir afin qu’il ne soit pas aussi problématique pour nous à sa prochaine occurrence. Rien n’est jamais gravé dans le marbre. A nous de voir quels cycles nous portent, quels cycles nous entrainent dans des lieux que l’on préfèrerait éviter. A nous de définir quels cycles sont de notre fait, de part notre progression, ou du fait d’événements extérieurs sur lesquels nous n’avons aucune prise. A nous de briser les cycles qui peuvent/doivent l’être, et de profiter pleinement de ceux qui nous apportent ce dont nous avons besoin. A nous d’intégrer ou de désintégrer ces cycles à notre chemin de vie.

Cette semaine, je prends conscience des cycles qui existent dans ma vie et je me les approprie.

Épopée 2019: carte n°12. Je suis FIDÈLE à ce que je suis.

Puisqu’il semble que j’en ai fini pour le moment avec les bouleversements divers et variés, il est temps pour moi de faire un petit bilan de tout ça, avec un peu de recul. J’ai pris conscience que les mois de mars, avril et mai sont désormais synonymes de transformation, de remise en question, de croissance aussi. Mais il demeure cependant une constante. Quelles que soient les tempêtes qui me bousculent, intérieurement ou extérieurement, je reste ancrée à ce que je suis. Et ces cataclysmes, loin de balayer tout ce qui fait que je suis ce que je suis, le renforce, lui donne une légitimité. Parce que c’est à ça que je me raccroche lorsque mes émotions sont trop violentes, lorsque mon corps me lâche, lorsque je baisse la garde et laisse les loups entrer dans la bergerie.

Je suis fidèle à ma parole. Je ne fais jamais de promesses parce que je sais qu’alors, je serais dans l’obligation de les tenir, quand bien même ce serait une terrible erreur, pour moi, pour autrui. J’ai conscience de l’importance des mots, de ce qu’ils impliquent, de ce qu’ils représentent. Et lorsque je dis quelque chose, je le pense sincèrement. Il m’arrive évidemment de me tromper et je suis la première à le reconnaitre. Mais si je suis dans le doute, je préfère en général me taire. De même, la situation peut changer, ou ma perception de la situation peut changer. Dès lors, les mots peuvent perdre leur sens. Mais en règle générale, je reste fidèle à mes mots, à l’expression de ce que je ressens.

Je suis fidèle à mon mode de pensée. Après tout, j’ai passé du temps à comprendre son fonctionnement, et jusqu’ici il ne m’a jamais trahie. Il correspond à mes besoins de comprendre le monde qui m’entoure tout en explorant mon univers intérieur. Il m’inspire, nourrit ma créativité. Mais il n’est pas statique, je l’enrichis chaque jour par mes lectures, mes expériences, mes rencontres. Par le passé, j’ai parfois eu l’impression de le renier en tentant d’adopter des systèmes qui semblaient à la fois plus simples et plus efficaces. Mais je suis vite revenue à ce qui fait que je suis moi. J’ai laissé de côté ce qui ne me parlait pas et j’ai intégré ce qui semblait m’apporter quelque chose. Je ne dois fidélité qu’à ce qui résonne en moi, qu’en ce qui me fait vibrer. Les constructions artificielles ou les perceptions voilées n’en font pas partie.

Je suis fidèle à mes valeurs. Elles font partie de moi, elles sont l’ossature sur laquelle je me construis. Elles sont suffisamment universelles pour ne pas m’enfermer dans un carcan, et suffisamment miennes pour me faire tenir le cap. Elles transpirent par tous les pores de ma peau, et se renforcent par les échanges que je peux avoir. Elles me permettent également de revenir à ce qui compte vraiment quand je suis en plein ouragan. Elles m’ancrent. Elles sont à la fois mon bouclier et ma hallebarde. Elles sont ce qui me donne le courage de m’élever contre ce qui les heurte, elles sont ce qui me donne la force de tenir bon, quoi qu’il en coûte. Elle me donnent l’énergie nécessaire pour faire ce que je fais, jour après jour.

Je suis fidèle à ma perception de la vie. Elle s’est construite peu à peu et continue d’évoluer, mais même pendant les temps compliqués, elle reste ce qui me fait avancer. Elle est ce qui me donne le sourire, me motive, m’aide à affronter ce qui se dresse sur mon chemin avec confiance. Elle est ce qui me permet d’être ouverte à tout ce qui se présente. Elle me permet de mieux me comprendre et d’envisager ce qui se passe dans ma vie comme une aventure. Elle me permet de voir plus loin que le simple spectacle qui se déroule sous mes yeux. Et de parcourir mon chemin de vie avec sérénité.

Je suis fidèle à tout ça et bien plus encore. Et loin de me freiner, de me contraindre, c’est ce qui me permet d’avancer, de grandir, de m’ouvrir. Il s’agit d’une base de laquelle je peux m’élever, et à la quelle je peux revenir si besoin est. Elle m’apporte la sérénité et la simplicité dont j’ai besoin pour affronter ce qui se présente, quoi quoi ce soit. Elle se nourrit de chaque expérience, de chaque émotion, se consolide, se développe. Mais elle reste la colonne vertébrale de mon existence.

Je suis fidèle à ce que je suis.

motif: taiga feutres techniques Uni Pin 0.05, 0.3 et 0.8

Symbole n°22: l’Arbre de Vie

Le symbole de l’arbre de vie se retrouve dans de nombreuses cultures, à travers l’histoire… Sa signification varie selon les perceptions des uns et des autres, des concepts qu’on lui associe. Rien d’étonnant à vrai dire qu’un arbre ait pu inspirer autant de respect à travers l’espace et le temps. Après tout, un arbre symbolise le force de la nature, témoigne de son renouvellement, incarne son cycle etc…

L’arbre de vie est un mythe ou un archétype que l’on retrouve dans de nombreuses mythologies en lien avec l’idée d’arbre sacré en général, tant du point de vue religieux que philosophique. L’arbre de la connaissance, qui fait le lien entre le paradis et le monde du dessous ou l’arbre de vie, qui connecte toutes les formes de vie, sont deux expressions de l’arbre monde, ou arbre cosmique.

  • Mésopotamie: on trouve de nombreuses représentations d’un arbre sur les parois des palais etc… Les archéologues ne se sont pas accordés sur sa signification. le nom d’arbre de vie lui a été attribué par les scientifiques modernes, il n’est pas utilisé dans les sources assyriennes. Aucun texte n’y fait référence, mais il est néanmoins largement présent dans les gravures et les bas reliefs. Il doit donc avoir une importance symbolique.
  • Urartu (Royaume de Van, en Arménie, à l’âge de bronze), l’arbre de vie était un symbole religieux et était gravé sur les murs des citadelles et sur les armures des guerriers. Les branches étaient équitablement réparties vers la droite et la gauche du tronc. Chaque branche avait une feuille, et une autre feuille se trouvait à la cime de l’arbre.
  • Bouddhisme: L’arbre sous lequel le Bouddha était assis lorsqu’il atteint l’illumination.
  • Chine: Il existe plusieurs représentations d’un arbre accompagné d’un phénix et d’un dragon. Le dragon représente souvent l’immortalité, alors que le phénix est le symbole de la renaissance (à suivre, j’ai prévu de le voir, celui-ci).
  • Chrétienté. L’arbre de la connaissance du bien et du mal et source de la vie éternelle. Pour les chrétiens d’Orient, l’arbre de vie est l’amour de Dieu.
  • Mythologie nordique: Yggdrasil l’arbre monde qui est un des symboles les plus importants de cette culture.
  • Celtes: de nombreux arbres étaient considérés comme sacrés à leurs yeux et étaient honorés.
  • Islam: L’arbre d’immortalité apparait dans le Coran. Contrairement à la Bible, le Coran mentionne un arbre unique au paradis, aussi appelé l’arbre d’immortalité, interdit à Adam et Eve.
  • Amérique centrale: Le concept d’arbre monde est très commun dans les cosmologies et iconographies précolombiennes. Il s’étendait dans les 4 directions cardinales, son tronc étant un axe symbolique entre les plans inférieur, céleste et terrestre.
  • Amérindiens: Le mythe Iroquois du monde sur le dos de la tortue explique l’origine de la terre dans laquelle un arbre de vie est décrit. Selon ce mythe, cet arbre se trouve dans les cieux, où les premiers humains vivaient jusqu’à ce qu’une femme enceinte tombe et atterrit dans une mer infinie. Sauvée de la noyade par une tortue géante, elle forma le monde sur son dos en y plantant de l’écorce prise à l’arbre.

Quel que soit son ancrage culturel, l’arbre de vie est donc un symbole fort, porteur d’espoir, servant de connexion entre un monde matériel et un autre plus symbolique.

Quant à moi, j’avais envie de passer cette semaine avec l’arbre de vie tel que je le ressens. Pour moi, il représente la connexion entre mes racines, mon être, et mes aspirations. Mon histoire, mon héritage, mes connaissances, mes expériences, tout cela constitue des racines fortes et bien ancrées dans la terre, mais qui en même temps communiquent avec d’autres arbres, chacun d’entre eux étant une part d’un tout bien plus grand, bien plus vaste, dans lequel nous pouvons puiser ce dont nous avons besoin. C’est ce qui me nourrit, c’est ce qui me lie aux autres, c’est ce qui m’inscrit dans une réalité.

Le tronc serait la symbolique de ce que je suis, de ce que je fais, ce lieu de croissance, là où l’alchimie se met en œuvre pour sublimer ce que je reçois, peu importe sa nature. C’est là aussi que se trouve ce qui me fait sentir vivante, ce qui me motive, ce qui m’anime. C’est cette ébullition permanence, ce brasier qui ne s’éteint jamais, ce souffle qui m’inspire, cette matière qui prend forme. C’est aussi ce qui me protège, qui me permet de rester droite quoi qu’il arrive.

J’aime penser au branches comme autant de ramification de mes centres d’intérêt, de ce qui m’attire, ces petits riens et ces grands interrogation qui me font aller chercher plus loin, plus profondément, plus fort aussi… Quant aux feuilles, ce sont les représentations de ce que j’ai su créer, ce que j’ai pu en tirer, ce que je donne, ce que j’imagine, ce que je sème. Mon amitié, ma confiance, mon expérience, mes moments de joie, de partage, de douce folie aussi parfois. Ce sont toutes ces émotions qui envoient leur oxygène à ce qui m’entoure. Ce sont tous mes rêves, toutes mes idées, toutes mes envies.

J’aime aussi penser à l’arbre de vie comme cette connexion entre mon caractère très terrestre, très terre à terre, et ces envies, ce côté très spirituel, voire mystique qui m’emporte parfois. Ce lien entre les connaissances académiques et cette intuition qui me fait prendre tel ou tel chemin. Cet ancrage dans le réel et mon univers intérieur, tellement onirique parfois. Ce côté très analytique et ma créativité qui peut partir dans tous les sens. Ce passé qui me nourrit et me sert de base, et toutes les possibilités que m’offre ce futur qui m’attend.

Et si j’avais besoin de m’assurer de la solidité et de la bonne santé de mes racines, j’aspire maintenant à m’élever, à me laisser porter par le vent, à le laisser me chuchoter ses secrets, à le laisser m’inspirer. Mon hiver s’achève bel et bien. Il est temps de laisser les bourgeons, depuis longtemps en sommeil, se réveiller, éclore. Il est temps de prendre une grande inspiration, et de déployer mes branches, de m’épanouir au grand jour. Cette carte entre en résonance avec la carte de la semaine, mais aussi avec une dynamique bien pus grande. J’ai passé un pallier dans ma croissance personnelle, j’ai pris conscience de connexions improbables et pourtant réelles qui me donnent à sourire et qui me confortent dans les décisions que je prends. Je sens que je suis connectée à la fois à mes racines et à l’inspiration qui m’insuffle des envies nouvelles, des idées farfelues, une sérénité retrouvée.

Cette semaine, je vous souhaite de prendre conscience de ce que votre arbre de vie vous apporte. De réaliser toutes les connexions qui se font et se défont, de vous aussi vous déployer. Il est temps de redonner vie à notre forêt!