Symbole n°29: Sesa Woruban

Ce symbole adinkra signifie « change ta vie ». Il est constitué de l’étoile du matin, qui peut symboliser un nouveau départ placée à l’intérieur de la roue, qui représente un mouvement indépendant.

Il représente parfaitement ce que je ressens en ce moment. Mais contrairement aux fois précédentes, où ce changement s’est fait brutalement, que ce soit par sa rapidité ou sa radicalité ou par son intensité, cette fois, il se fait en douceur, pièce par pièce. Et c’est ce qui fait que je l’embrasse complètement.

Parce que cette fois, il s’agit tout simplement d’un ajustement, de la matérialisation de ce qui se passe depuis quelques temps dans ma vie. Donc tout parait évident, tout se met en place sans heurt. Et je profite de l’été pour le faire à mon rythme, sereinement. Je sors de ma zone de confort, parfois, mais uniquement pour réaliser qu’elle n’était en fait qu’une illusion de plus, qu’une tentative de conformité. Et j’ai dépassé ce stade depuis belle lurette. En faisant un pas en avant, je me libère non seulement des attentes ou des jugements, mais je me conforme avec ce que je suis, et loin de m’affaiblir, je me sens renforcée, à ma place.

Il est temps pour moi non seulement de vivre complètement selon mes principes, mais aussi de le faire ouvertement. J’ai réalisé que non seulement les jugements (et il y en a, j’en ai bien conscience) m’atteignaient beaucoup moins que je ne le pensais, mais qu’aussi en étant fidèle à ce que je suis, j’ouvrais des portes vers de belles personnes, vers des expériences formidables. Et que le fait de le faire ostensiblement, d’être ouverte au dialogue ne met pas de barrières mais au contraire construit des ponts entre moi et les autres. Ce que je savais déjà au fond, puisque je suis plutôt ouverte et sincère en ligne et que les réactions ont toujours été positives, ou du moins constructives.

Il est temps pour moi de transformer ma vie dans le sens ou j’applique désormais dans ma vie quotidienne ce que je faisais déjà sur la toile. C’est cet ajustement, cette harmonisation qui se matérialise et qui m’apporte bien plus de sérénité qu’elle me demande d’effort. C’est une évidence. Il est temps de changer ma vie pour le meilleur. Il est temps de personnifier cet amour de la vie qui m’anime. Il est temps de brandir bien haut ma torche, et d’être un phare.

Et les jours de connexion aléatoires, comme aujourd’hui, j’en profite pour faire autre chose, pour méditer, gribouiller, lire, écouter de la musique, en jouer…. jusqu’à ce que j’ai le feu vert pour enfin taper ces mots hahaha. Rien n’est vraiment important, je suis persuadée que vous ne m’en voulez pas d’avoir attendu ce soir, tout comme je me libère peu à peu de la pression de devoir tenir mon agenda. Parce qu’au final, les choses viennent lorsqu’elles doivent le faire. Nous nous mettons des barrières derrières lesquelles nous nous emprisonnons au lieu de profiter de ce qui nous entoure, de ce qui nous fait vibrer, de ce qui nous passionne. J’en ai fini avec la négativité, qu’elle soit interne ou externe. Et ma vie en est transformée.

Et j’avoue, ça me remplit de joie.

cartes avril- juin / april-june cards

Aujourd’hui je vous propose deux pdf avec toutes mes cartes d’avril à juin.

Today I offer you two pdf docs with my cards from april to june.

Vous pouvez les télécharger, les imprimer, les colorier, les partager, les encadrer, en faire ce que vous voulez à partir du moment où c’est pour un usage personnel.

You can download them, print them,color them, share them, frame them, do whatever as long as it is for personal use.

J’espère qu’elle vous plaisent et que vous leur trouverez un usage!

Épopée 2019: carte n°15. Je vois la BEAUTÉ qui m’entoure.

Je publie mon article un peu plus tard que d’habitude. Disons que quelques imprévus sont venus enrayer ma belle mécanique. Mais ça n’a pas de réelle importance, puisque ça m’a permis de vivre des moments intéressants. A la fin de la semaine dernière, je suis tombée sur une vidéo que j’avais déjà vue, mais qui cette fois m’a laissée songeuse:

Bon clairement, je ne suis pas du tout du genre licorne et fleurs qui chantent au bord des chemins, mais je me suis dit qu’effectivement, il y avait quelque chose, là… Je ne vais pas pour autant aller dire à de parfait(e)s inconnu(e)s que je les trouve belles/beaux. Mais par contre, je peux changer mon regard. Et me concentrer sur ce qui fait d’une personne un être unique, une belle personne. De me concentrer, même pour un court moment, sur une vision positive de la personne qui se trouve en face de moi. De faire abstraction de ce qui à mes yeux est une barrière, un masque, pour voir au delà de ce qu’ils me donnent à voir.

Parce que je pense qu’être capable de voir cette étincelle en qui que ce soit change non seulement notre approche de la personne mais aussi notre façon de voir le monde qui nous entoure. Personne dans notre vie courante n’est fondamentalement mauvais. Le fait de rechercher cette partie d’eux qui les rend sensibles, unique nous aide à ressentir de la compassion. Et par ricochet, nous rend plus serein dans nos relations (nul besoin de défenses, nous ne sommes plus dans une dynamique potentiellement conflictuelle, mais plutôt dans une dynamique d’acceptation et de compréhension de l’autre). Je pense que j’ai du attendre d’être suffisamment au clair avec mes émotions et mon fonctionnement pour pouvoir faire ce pas vers l’autre sans remonter mes murailles à toute vitesse. Je suis suffisamment sûre de moi, de ce que je suis, de ce que je fais, pour être ouverte à ce qui se présente.

Pour autant, si il m’est facile de voir la beauté de la nature qui m’entoure, de l’entendre dans la musique, de la ressentir avec mes proches, je suis bien plus dure avec les êtres humains que je côtoie…. Tout comme j’ai pu l’être (et le suis encore parfois) avec moi-même. Parce que j’ai réalisé que je me suis construite en opposition avec mon milieu, en prenant le contrepied de ce qu’on attendait de moi. Je devais donc justifier ce choix en trouvant tous les défauts du monde à ce que je rejetais. Question de logique. Et c’est devenu instinctif: voir les failles, discerner les défauts, relever les incohérences, etc… La plupart du temps, je m’en sers pour aider ceux à qui je peux apporter mon aide, mais aussi pour comprendre leur mode de fonctionnement, leur mode de défense… Et parfois je remise juste les informations au fond de mon fourbis mémoriel pour m’en servir le cas échéant…. encore aujourd’hui…

Puis est venu le temps de l’acceptation, qui a changé et rééquilibré les choses. J’en ai longuement parlé l’année dernière, je ne reviendrai pas dessus. Et maintenant, il semble que le temps est venu pour moi de la compassion. Non pas de l’empathie, mais de la compassion ( je vous conseille la lecture de cet article sur le sujet, succinct mais très clair). Pour autant, je ne suis pas thérapeute et n’ai aucune intention de l’être. A quoi me servira donc cette pratique de la compassion? A écarter les souffrances, les masques et les barrières construits pour protéger cette étincelle que j’ai pour objectif de percevoir.

Parce que je suis persuadée qu’une fois qu’on parvient à voir de la beauté chez une personne, on touche à son essence et dès lors, nos relations ne sont plus les mêmes. Du moins, lorsque j’ai de l’animosité pour quelqu’un en réaction défensive, si je parviens à ressentir de la compassion puis à voir ce qui fait de cette personne quelqu’un d’unique, je suis plus à même de ne pas lui renvoyer son animosité en effet miroir. Au contraire, j’aurai tendance à lui renvoyer ce que j’ai perçu, et donc je me désolidarise de cette dynamique de conflit pour entrer dans une dynamique de compassion, de prise de recul et de sérénité. Et tout comme la perception des failles et défenses, je veux parvenir à ce que cette perception des qualités et de la beauté de quelqu’un me devienne un réflexe, à ce qu’elle devienne instinctive. Parce que j’ai envie d’autres relations, d’autres dynamiques, de rester détachée des drames qui se nouent et se dénouent pour nourrir certains égos. Et je n’ai plus envie que ce soit un travail quotidien, permanent, une mise en perspective perpétuelle qui finit par me drainer… J’ai envie que ça devienne instinctif, naturel.

J’ai envie de ne plus me laisser polluer par les drames. C’est là la clé. J’ai envie de sérénité, de compassion, de recul. Et surtout de protéger mon énergie pour la diriger vers ce qui en vaut vraiment la peine.

Cette semaine, donc, je pose un regard positif et je souris à ceux que je rencontre, je m’efforce de voir leur étincelle, et de me concentrer sur la beauté de ce qui m’entoure.

motif: in N out plaited

2019 epopee: card #14. I am RESTING in myself.

So my work year has come to an end. And let me tell you, this summer break is more than welcome…. We are under a heat wave here, and working at this temperature was pure hell. Anyway, it’s over, and it means that now is time for me to reflect on the last year and to put closure. I love to do it on my first week of holidays, so that I can then think about the now as well as getting ready for the year to come.

This last year, there was nothing really to understand at work… I took the time to make adjustment when needed. So as soon as I am done cleaning my classroom, and putting away what I bring back home, I will be able to focus on what really changed this year: my views on things.This year, I learned to really let go of what I didn’t need in my life. (And I have to go on this track at home with all my mess !)

I learned to let go of expectations. I don’t expect anything from anyone or anything. I just accept them as they are. I try to avoid being in a position where I need help. I just try to be self sufficient and to go on. The best thing about it, is that I am always happily surprised when I receive something from someone. And when and if I need help nonetheless, well, I know that I will learn a lot from the experience, that I needed to get closer to this person and that we will both learn something. So I am either happily surprised or completely peaceful. No expectations, no stress. I just go with the flow of my life. And if I am uncomfortable with a situation, I ask myself what I can do about it. If it has nothing to do with me, then I let go. If I can do something, then I do it. It’s that simple.

It didn’t came overnight. I had to let go of …. grudges. Arf… I always had a problem with forgiveness (probably something I hold against my catholic education…). I couldn’t understand how people who deeply suffered from a situation could just forgive and forget… And I felt bad not being able to do so while asked to… So I thought I just couldn’t forgive because I was too deeply hurt, and that was ok with me. This was something important to me, my sense of justice. When someone does something bad, hurt or anything, it leaves scars, and you can do whatever you want, scars are still there. Same with emotional pain… So how can you ask someone to forget they are marked for life in their body, in their soul, just because it’s better for them… It felt like hypocrisy to me, and nope, I just couldn’t…. I was gifted with a pretty good memory and I was asked to forget… didn’t seem right to me. Thing is, I forgot about something: time. With time, wounds heals, and scars are not marks of pain anymore. They are marks of strength. Strength to have survived the pain, the trauma, strength to live day after day with their constant reminding of what happened, strength to overcome it. Strength to accept them as part of yourself. Strength to build yourself including them. So during this last year, I had to look back at some events and people who really hurt me. And I realized that they don’t have a place in my life anymore, that they don’t resonate anymore with who I am… And that I didn’t need them anymore, that I didn’t need to feel the way I did about them anymore. And that I was actually didn’t feeling like that anymore. That it was gone, far gone. So I guess it was time for me to cut those ties and to let them go.

By doing so, I freed myself from grudges. Old grudges, and potential ones. I can’t really explain how, or when, but I realized that I don’t hold grudges against anyone anymore. I am either accepting people as they are (which doesn’t mean that I appreciate them, I just co exist with them), or feeling indifferent. I don’t care about drama, I don’t care about their endless rambling about anything. Their life path is different of mine. So if they need to go round and round for a while to learn something they don’t want to, it’s their choice, not mine. I’d rather go forward. If asked I am gladly sharing some of my experiences. If not asked I just let them learn what they need to learn by themselves. I don’t have to charge myself with their anxiety, with their burden. So even when they do try to hurt me, I feel compassionate. Because they just express their struggles, and I can see how painful it is to try to avoid facing yourself. They can’t reach me. I am done with it already and my acts and words speak for themselves. I keep myself safe by being true to myself. And I live in peace. So I traded grudged for compassion. I can feel how hurt they are, how broken they are, and it helps me to step back from any emotional reaction. They are hurt enough. It won’t help them if I reply to their violence with more violence. It will only reassure them on their victim status. I rather smile, and stay silent. They can’t hurt me anymore. Because I am not there with my life anymore.

I chose my fights. Freeing myself from all those potential toxic relationships helped me to step back and to perceive where I would be useful. So I had the luxury to take the time to observe, to analyze interactions and to understand what was really going on. I didn’t cut myself as I used to in the past, protecting myself. I just stepped back and watch, openly. I learned to remain silent instead of interacting. I learned to understand when it had anything to do with me and when it hadn’t. I learned to avoid getting caught in the middle of the mess and when I was directly attacked, I chose to answer peacefully and with assertiveness. As I remained calm, the contrast between us was even more obvious and I didn’t need to go further. I didn’t let their bad vibes get me. I chose to laugh a lot.

I learned to be even more assertive, but in a peaceful way. As I refuse to come into the dance of power, to be part of it, and made it very clear, they couldn’t do anything but watch me being myself. And I decided to stop hiding. I didn’t need to anymore. I just went on with my life, the way I want it to be. I found peace within too. I didn’t have to prove anything to anyone, neither other or even myself. I just had to be. And by doing so, by enjoying being who I am, I found the key to a brand new door ready to be open. And I opened it.

So here I am, in summer break, away from anything negative, with the perspective to enjoy each moment of it, with friends and family to spend time with, and time for me to just rest, learn, create, enjoy, live.

So this week, I spend some time to rest, to enjoy, to contemplate the path already walked, and to look at the beautiful landscape ready for me to explore. And I am fully aware of the luck I have to be where I am in my life. After all, I worked hard to get there and time has come to enjoy.

So this week, I rest in myself.

Épopée 2019: carte n°14. Je suis FIÈRE de ce que j’ai accompli.

Du fait de ma profession, je fonctionne en années scolaires La plupart du temps. Et me voila donc à l’heure du bilan. Cette année je suis particulièrement fière de ce que j’ai accompli. Parce que j’ai fait de grands pas en avant, j’ai abattu des barrières, j’ai rencontre de belles personnes qui m’ont permis de mettre pas mal de choses en perspectives, je me suis un peu plus sociabilisée, j’ai trouvé un nouvel équilibre, et surtout je me sens prête à vivre de nouvelles aventures, libérée de poids que je trainais depuis trop longtemps.

Et surtout, j’ai une vision bien plus claire de mon cheminement. Le voyage intérieur de 2018 et l’épopée de cette année n’y sont certainement pas étrangers…

J’ai compris que ce qui me bloquait en réalité, était la culpabilité que je pouvais ressentir. Ou du moins le fait de ne pas parvenir à rester fidèle à une ligne de conduite qui me paraissait pourtant saine. Mais qui en définitive ne me correspondait pas. J’ai beaucoup appris cette année, j’ai aussi beaucoup approfondi certaines notions afin de les intégrer à ma façon de vivre ou au contraire de les écarter.

Et j’en suis fière. Fière, et non pas satisfaite uniquement. Fière, parce qu’il n’y a aucune honte à prendre conscience et à honorer ses progrès, ses réussites. Fière et non pas consciente uniquement. Parce qu’il n’y a aucune honte à se célébrer, de temps en temps, et que ça fait du bien de se voir positivement. Fière et fière de l’être. La tête haute, le regard vers l’avant, un sourire aux lèvres. J’assume. Je suis fière d’avoir fait les erreurs que j’ai faites. Parce qu’elle m’ont menée vers une compréhension plus fine et une compassion bien plus sincère. Je suis fière d’avoir su exploser de temps en temps pour rétablir un équilibre qui n’existait plus. Je suis fière d’avoir pu montrer un aspect de ma personnalité que je contiens la plupart du temps mais qui m’a apporté le respect de certains et qui a su me placer à ma place sur l’échiquier. Je suis fière d’avoir cédé à mes envies, de m’être fait plaisir et de découvrir et explorer de nouvelles passions. Je suis fière d’avoir surmonté des épreuves même si le prix à payer était prévisible. Je suis fière de l’accepter et de m’en servir pour asseoir mon autonomie. Je suis fière d’avoir su rester intègre quoi qu’il en coûte, et d’avoir fait de mon mieux dans chaque situation.

Je suis fière d’être elle que je suis aujourd’hui. Je suis fière d’avoir été capable de m’accepter telle que je suis et d’en tirer le meilleur. Je suis fière de me réveiller chaque matin avec l’excitation d’un nouveau jour qui commence, et de me coucher avec le sentiment d’avoir fait ce que je devais faire. Je suis fière d’avoir lâché prise sur pas mal de choses et de m’en être libérée. Je suis fière d’avoir semé des graines dès que je le pouvais dans les cœurs de ceux que j’ai pu rencontrer. Et je suis fière de me dire qu’elle pousseront peut être et que le moment venu ils sèmeront à leur tour.

Je suis fière d’avoir choisi de partager mes mots et mes gribouillages, d’avoir été capable de me livrer simplement. Je suis fière de vibrer pour de nombreuses choses et personnes. Je suis fière de ce que j’ai accompli. Je suis fière d’avoir encore tant à accomplir. Et je suis fière de me laisser la liberté de le faire.

Alors cette semaine, arrêtons de nous cacher derrière l’excuse du manque de confiance ou d’estime de soi, ou notre petit doigt. Et célébrons ce qui nous rend fiers (et oui, je sais que le mois des fiertés est fini, mais il ne devrait pas être limité dans le temps, on devrait avoir l’opportunité d’être fiers de ce que nous sommes à tout moment… moi, en tout cas, je la saisis et je l’affirme.) Je suis fière de moi. Et ça me fait un bien fou. Et je sais que c’est une dynamique qui ne fait que commencer…

Motif: A-dazy

Oh, cette semaine, je vous mettrai en ligne les cartes d’avril à juin! A vos imprimantes!

Symbole n°26: le nœud de Dara

Je vous propose de passer cette semaine avec le nœud de Dara. Il s’agit d’un symbole celte qui connait différentes formes et variations. Il représente les racines du Chêne. Le mot ‘dara’ vient de ‘doire’, ce qui signifie chêne en gaélique. Cet arbre symbolisait la sagesse, la force, la direction, la destinée et le pouvoir.

Lorsqu’ils créaient un nouveau campement, les Celtes abattaient les arbres mais laissaient toujours un arbre unique au centre. Il devenait le cœur du campement et c’était le lieu où les réunions ou la classe avaient lieu. Le nœud nous rappelle la force intérieure, telle celle des racines du chêne, qui sont cachées sous la surface.

Cette semaine, je prend conscience de ma force intérieure, et surtout de son évolution ces dernières années. Mon chemin de vie m’a amenée à me renforcer émotionnellement, mentalement. J’ai du affronter plus d’une tempête et je n’aurai jamais pu m’en sortir relativement indemne sans cette volonté de poursuivre mon chemin quoi qu’il m’en coûte. Si ces épreuves m’ont transformée, m’ont façonnée même, elles m’ont aussi donné un cadeau inestimable, la force intérieure. Ce que j’ai longtemps appelé mon côté guerrier, ma détermination, mon instinct de survie. Cette capacité que j’ai acquise à affronter les batailles les unes après les autres, avec le plus de lucidité possible. A accueillir ce qui se présente, à l’envisager sous différents points de vue et à être déterminée à en tirer le meilleur pour la poursuite de mon chemin de vie. A faire face, à en profiter pour apprendre, pour partager, pour grandir.

Pour cela, j’ai eu à affronter mes pires peurs, les unes après les autres. Et à y survivre. Ma détermination en a été renforcée et surtout, je me suis libérée de ce qui pouvait me freiner dans mon chemin de vie. Je n’ai plus de peurs, parce que j’ai réalisé qu’en définitive, elles ne sont que des projections de ce que je pensais ne pas pouvoir surmonter. Mais lorsque j’ai été confrontée au pire, la question de pouvoir ou non ne s’est pas posée. J’ai agi, j’ai fait, j’ai avancé, j’ai affronté, j’ai survécu, j’ai vaincu. Et j’ai construit puis renforcé ma force intérieure au fil des épreuves surmontées. Ce qui me permet à la fois d’accueillir ce qui vient avec sérénité et d’y faire face avec la certitude que je m’en sortirai peut être transformée mais surtout grandie.

Mais pour cela, il faut d’abord être capable de se faire face à soi. De se regarder le plus objectivement possible. De prendre conscience de ses faiblesses et de ses forces. Et de parvenir à considérer ses faiblesses comme autant de forces en devenir. Parce qu’elles nous permettent d’éprouver de la compassion, de la curiosité, de la motivation. Parce que tout change, à tout moment, et que c’est en embrassant ce changement tout en conservant son identité propre qu’on évolue et qu’on tire le meilleur des événements que l’on a à affronter.

Tout n’a pas été si simple au départ. J’ai du me retrouver plus bas que terre pour être capable de me dire que la seule chose à faire était de me reconstruire. Je me suis donc relevée, et j’ai considéré la tâche à accomplir. J’ai eu à me battre en premier lieu contre tout ce qui me heurtait. Contre moi-même aussi… Mais j’ai réussi à en sortir plus forte. Et de là, j’ai pu envisager la vie plus sereinement. Parce que je ne voyais plus chaque épreuve que j’avais à traverser comme quelque chose d’injuste, de destructeur, de difficile, mais comme une occasion de grandir, d’apprendre ce qui me serait nécessaire pour la suite, d’ouverture vers autrui, d’exercer mon endurance mentale aussi. Les rancœurs, les jalousies, les coups bas, les incompréhensions étaient autant d’enseignements. J’ai appris à me détacher, à me construire un sanctuaire intérieur où me réfugier, à toujours envisager une situation sous différents angles. Avec le temps, c’est devenu un réflexe, une part de moi qui ne me quitte jamais. Et je ne considère plus ça comme un système de défense… Parce que je ne suis pas attaquée. Ce que je représente, ce que je suis, peut l’être…. ou plutôt la perception que les autres peuvent en avoir. Et qui les confrontent à la perception de ce qu’ils sont… ça n’a donc rien à voir avec moi. Mais tout à voir avec leur propre cheminement, leur propre construction. Et j’éprouve la plupart du temps de la compassion pour ces personnes. La plupart du temps. Mais lorsque mes limites ont été franchies, c’est une toute autre histoire…. enfin, c’était une autre histoire.

Parce que cette dernière année en particulier, j’ai beaucoup travaillé sur cet aspect de ma vie. J’ai assumé, j’ai accepté, je me suis pardonnée. Et depuis, je suis bien plus sereine encore. Je sais qui je suis, ce que je fais, pourquoi je le fais et comment je le fais. Je marche la tête haute sur mon chemin de vie, sans peur, mais avec une curiosité non feinte. Je sais que je pourrai accueillir tout ce qui se présentera, parce que chaque situation sera un nouvelle enseignement, une transformation, ou encore une perspective nouvelle.

Et puis je sais aussi que j’aurai la capacité d’en tirer le meilleur. Parce que c’est mon point fort. Ma force intérieure.

Alors cette semaine, accueillez votre force intérieure, et réjouissez-vous d’avoir vécu ce qui vous a permis d’en prendre conscience.

2019 epopee: card #13. I am WELCOMING my inner strength.

So this week something happened. From the beginning of the week, I felt that I had to remain calm, that something was about to happen and that I just needed to watch. Alright… So I did. Then I could perceive dynamics at stake, and I learned a lot of things about the people I work with just watching them. As I usually keep myself away from the dramas, I needed an upgrade on what was really going on. And it was interesting.

As I was watching, knowing that I was the unsaid target, I didn’t loose my inner peace, my calm, I just smiled and looked at them. But when the strategy unraveled, I felt trapped at first. It took me a lot of energy to just stay there, talking softly, accepting what was going on. Then I realized that they were the one who would grow from the situation, that it had nothing to do with me, but everything to do with them.

A few years earlier, I would have been devastated. Because I know that I will have to face low blows, resentment, and this kind of things… But I am stronger than I was, I am used to deal with their attempts to put me into difficult situations. Thanks to them, I even reinforced my professional ( and probably personal) skills. Each problems asked a research from me to be solved. And I now have skills I didn’t when I began working there. And my other coworkers see me as a reference when it comes to deal with difficult kids, from my former life and my experience as a mother. I proved more than once that I am not a fragile little thing. They threw me through hell, and I came back stronger, each time. My reputation is not to be made now.

The saddest part is that I really don’t care about power or anyone’s approval. I do my job for the kids. I do all I can to make each and every one of them feel good, safe, and to make them love to learn at school. I don’t care about anything else. And I am sure that most of my fellow teachers do their job as I do mine: the best way they can.

So for a while I was set aside. The reason? Perception. I unwillingly question the way some worked. My choices were different, my way of working too. I chose my own way, I didn’t ask them for advice, and I had good results. I don’t think everyone should work the way I do. It’s just the way I feel comfortable with. It suits me. But I didn’t think that I could hurt anyone doing so. Or hurt anyone’s feelings. Because this little war is all about the way they feel. They have low self esteem (they admit it easily) so me doing what I do just make them feel bad. What never was my intent. But them came resentment… and the choice to make me leave or to put me down. Thing is, I fought more than one war in my life, and compared to cancer, my then loved one’s addictions, or the death of my only child, their little game is just that: a game.

And I don’t have to deal with their emotions or perceptions. They are not mine. So I won’t. And I already know that it may only infuriate them… but it’s ok, they will learn to deal with it just as I did. And everything will be fine.

So now that I rambled a lot about the situation that led to my weekly card, here is why I decided to use the word « welcoming ». I realized that in crisis situation, I remained calm. And I went through some crisis, so I could experience it more than once… I have the luck to be able to step back and look at things from a different point of view when needed. Then comes action. Being who I am, it could be rather…. radical. I felt no problems cutting links with anyone who hurt me, or those I love. I felt no shame to say what I felt needed to be said. I could go through a group of people with a smile while I knew they just gossiped about me, or they just despise me. I didn’t care. I still don’t. I learned to protect myself from negativity, and I knew what to do when I felt drained. I am also aware that I have boundaries… they are pretty clear. But once they are exceeded, I tended to aim and hit where it really hurt. Without being able to control the strength of my answer. And I really didn’t like it. So I tended to see my inner strength (or what I called my determination, my will, my warrior self) as a defense tool, as a protection of my softer side. As I didn’t want to hurt anyone, I used to put my armor on, keeping my inner strength contained, which made me feel more frustrated, tense than it should. But it was the price to pay to avoid hurting anyone beyond what they were supposed to handle.

Or so it was. Because these past years, and especially this last one, I worked a lot on the matter. And I now am able to welcome my inner strength fully. Because I know that I have the skills to use it with wisdom. I learned from my mistakes, and I made peace with them. I accepted my tortuous past and the fact that it led me to where I am now in my life. I am now able to step back whenever it’s needed to make the wisest choice. I learned to perceive whether a situation was about myself or about something else. And I learned a lot about myself. I now know not to wait for my boundaries to be exceeded before acting. calmly, peacefully, but strongly. It wasn’t easy… I was so used to the darkness that I had to adjust to the light part of who I am. I looked into philosophies, meditations, spiritualities and they taught me what they had to. Then I kept what was relevant to what I was looking for, and left the rest on the side of the path. It just wasn’t for me, but if anyone would need it, it was there, ready to be used. I learned to find balance.

And this week was a final test, in a way. A few years ago I would have been revolted and devastated. But this time I realized it had nothing to do with me. It was all about a lesson they need to learn. I am just a tool used to help them grow. And I am that tool because I am strong enough to play that part. So I am welcoming my inner strength with gratitude and serenity. I don’t need to arm myself for the war to come. Because there won’t be any war, aside the one that will take place in their mind. It has nothing to do with me. I can go on my path in peace. My inner strength will allow me to go through it unarmed, and I will probably learn some valuable lessons on the way, too. I don’t see it as a defense weapon only anymore. It’s also a beautiful gift. Time for me to use it properly. Time to rise and shine. Time to help others to rise and shine too. This will be an interesting and rich year.

Épopée 2019: carte n°13. Je suis CONNECTÉE.

Cette semaine, j’ai beaucoup repensé à l’affirmation positive « Je suis en harmonie avec ce qui m’entoure. » Elle m’avait posé question dès que je l’avais écrite et publiée… Elle ne correspondait pas exactement à ce que je voulais exprimer et elle me revenait sans cesse en tête avec ce sentiment de ne pas avoir su trouver les mots…. Que j’avais bifurqué… bien, soit, mais c’est fait, et elle me paraissait très bien comme ça…. pour une fois, ce n’était pas de moi dont il s’agissait mais si quelqu’un avait eu besoin de ces mots, il ou elle avait pu les recevoir. Et puis zut, je fais ce que je veux, non mais oh!

Bref, histoire de bien me rappeler que j’avais fait ‘fausse’ route, les mots ‘connecté’, ‘connexion’, ont parsemé mon chemin ces derniers temps, que ce soit dans ce que je lisais, dans ce que je voyais, dans les conversations que j’ai pu avoir ou entendre…. le message était plutôt clair…

Je suis donc connectée. Comme tout être humain. Comme tout être vivant. Connectée aux être vivants qui m’entourent, connectée à mon environnement, connectée à mes émotions, connectée à mon savoir, connectée à ceux qui m’ont précédée, connectée à tout ce qui peut m’instruire, connectée à mes souvenirs, connectée à mes proches, ou à mes contribules (les membres de la tribu qui est aussi la mienne).

Je ressens réellement cette connexion, je l’ai toujours ressentie, mais pendant longtemps, je me contentais de recevoir. Et de partager de manière ouverte, sans vraiment y penser. Il est temps pour moi de le faire de manière plus précise, plus personnelle. Et je l’ai compris hier (C 😉 ).

J’ai donc la ‘chance’ de pouvoir me connecter avec ce qui m’entoure, ceux qui m’entourent également. ‘Chance’ avec des  » parce que c’est quelque chose que je ne désire pas forcément. Mais qui me permet de mieux appréhender mon environnement, physique ou social. Certains pourraient appeler ça intuition, et c’est une bonne approche du phénomène. Mais si l’intuition est très personnelle, la connexion requiert une ouverture très différente.

J’ai toujours du mal à définir si ce qui est ‘dans l’air du temps’ provient d’un désir cumulé de plusieurs personnes, qui le projettent et qui créent la réalité de ce qu’ils désirent (appelons cela la loi de l’attraction), ou si c’est quelque chose qui est, et à laquelle on peut avoir accès pour peu qu’on s’y ‘connecte’. D’un côté il s’agirait de quelque chose de volontaire, construit, de l’autre quelque chose qui correspondrait à un moment et qui se rendrait disponible à ce moment-là…

Quoi qu’il en soit, la connexion est là, elle répond à un besoin, à un désir, et ne demande qu’à se matérialiser. Sous la forme d’idées (philosophiques, scientifiques), d’expression artistique, de mouvement sociaux (politiques, idéologiques). Un peu comme un réseau naturel qui se constitue et se nourrit, assisté depuis une vingtaine d’années par un autre réseau, artificiel celui-ci (oui, internet et la possibilité de se connecter à tout et à tous est un vecteur de propagation de ces liens).

Pour ma part, je navigue entre les deux… je suis connectée physiquement, sensoriellement, directement, avec la nature, avec les êtres vivants qui m’entourent, avec les connaissances accumulées pendant ma vie, sommes d’expériences et de théories, avec des personnes qui sont toutes des professeurs potentiels pour peu qu’on se donne la peine de les écouter (et je me rends compte que oui, même celles avec qui ont a le moins d’affinités sont des professeurs très compétents quand il s’agit de se comprendre soi-même et d’affirmer ce que l’on est, bien plus encore que celles qui vont dans le même sens que nous). Je reçois énormément d’informations, involontairement ou non ( je peux agir sur la direction que peuvent prendre les conversations, les expériences) qui m’aident à comprendre le monde dans lequel j’évolue, et ma place dans ce dernier. Je les expérimente directement puis prends le temps de les intégrer dans mon coin, à mon rythme, sans forcément maintenir un lien direct avec leur source. Et je suis également connectée émotionnellement, mais indirectement au départ, à travers l’écran de mon ordinateur… Cette fois, il s’agit d’une connexion volontaire, je dois agir pour obtenir l’information et non plus uniquement recevoir celles qui se présentent à moi. Je vais rechercher ce dont j’ai besoin/envie. Et même si parfois je tombe sur des pépites sans même en avoir fait la demande, elles sont toujours liées à mes demandes antérieures, et résonnent avec ce que j’avais déjà recherché. Devant le flux d’informations accessibles, il faut que je fasse un tri, et que je ne conserve que ce qui fait vraiment écho à mes besoins. Mais une fois ce tri effectué, la connexion avec ce que j’ai trouvé s’émancipe et se concrétise tout aussi bien que si elle m’était venue naturellement.

En résumé, mon émotion sera tout aussi sincère et réelle devant un lever de soleil, un orage qui éclate ou une musique trouvée sur internet.

Avec le temps, j’ai appris à me protéger. A ne pas me laisser polluer. Si je n’ai pas envie d’interagir avec quelqu’un qui me tiendra un discours maintes fois entendu et qui ne supportera pas que je le remette en question (à tort ou à raison), je n’ai pas à le faire. Je peux éviter la personne, refuser d’entrer dans un ‘débat’ stérile (puisque seul son point de vue compte, oui, il y a du vécu ici hahaha), et le faire de manière polie et sereine, en tournant les talons après avoir souri franchement et sincèrement. « Je connais ton point de vue, je ne le partage pas, tu ne veux pas connaitre le mien, je n’ai donc rien à t’apprendre et tu m’as déjà donné ta leçon, restons en là et vivons heureux chacun de notre côté ». Je n’ai ni le temps ni l’énergie pour ce genre de situation. Ou je peux le faire de manière plus abrupte, parce que je sais que je dois être plus explicite encore, en lançant un regard qui ne demande pas plus d’explications et qui a le don de refroidir qui que ce soit d’avoir envie de me parler. J’avoue qu’au bout d’un moment, je privilégie la deuxième alternative à la première… Je n’ai pas besoin de drame ou de drainage énergétique. Je préfère utiliser mon temps et mon énergie à autre chose.

Je suis donc connectée, et je m’amuse d’être encore étonnée de rencontrer les personnes ou les situations dont j’avais besoin au bon moment. Alors qu’en définitive, il ne s’agit que de la matérialisation de cette connexion. Tout comme j’espère que mes mots sauront résonner pour ceux qui en auraient besoin… C’est ma contribution actuelle. Une sorte d’équilibrage. Envoyer dans un réseau immatériel et artificiel ce que j’ai reçu d’un réseau matériel et naturel.

Ces deux connexions que j’expérimente ne sont pour autant pas si distinctes que cela… Elles s’entremêlent régulièrement, constituant une toile connective bien plus complexe, bien plus exhaustive, dont je ne suis qu’un maillon. Mes amitiés physiques se poursuivent sur la toile, des amitiés virtuelles se concrétisent, les savoirs se mêlent également, l’inspiration fait des allers et retours. C’est une dynamique bien plus globale en terme d’espace et de temps que ma simple petite vie physique et temporelle. Je sais que peu importe ce dont j’ai besoin, il sera comblé. Je sais que peu importe mon chemin je rencontrerai les personnes ou les situations qui me seront nécessaires pour le poursuivre. Je sais aussi que je ne suis, n’est jamais été et ne serai jamais complètement seule… Que d’autres expérimentent des situations et des chemins de vie similaires ou complémentaire au mien, et que le moment voulu, si nous en ressentons le besoin, nous pourrons les partager.

Alors cette semaine, je vais encore m’étonner de ce que je vis, et sourire à cette simple idée. Je vais continuer à recevoir, à donner, à partager. Et ce sera très bien comme ça.

motif: c-wing revisited

Symbole n° 24: Gromoviti znaci

Les gromoviti znaci ou marques de tonnerre, sont des symboles slaves. Ils peuvent prendre plusieurs formes mais tous s’inscrivent dans des hexagones. Ils étaient souvent gravés sur les poutres faitières des maisons pour les protéger de la foudre. Des symboles similaires ont été découverts sur des poteries protoslaves appartenant à la culture Tcherniakhov du IVème siècle. On pense qu’ils symbolisent Perun, le dieu slave de l’orage et du tonnerre, ainsi que des guerriers. Il est aussi le protecteur des agriculteurs.

Comme je l’ai expliqué pour ma carte de lundi, cette semaine, tout me ramenait à l’idée de l’orage, de la tempête. Certes les conditions climatiques m’ont bien aidée. Mais c’est aussi ce contraste entre l’état de nervosité de plusieurs personnes autour de moi et le calme qui m’habitait toute la semaine qui m’a poussée à m’interroger. Et puis clairement, tout me ramenait à l’orage. Tout ce que je lisais, tout ce que j’écoutais, tout ce que je gribouillais aussi… Bref, je devais me plonger dans le sujet…

Le plus drôle, je pense, c’était de voir toutes ces synchronicités s’accélérer samedi. J’étais sur le point de gribouiller ma carte ( qui n’avait aucun rapport avec l’orage…) lorsqu’une amie m’a envoyé la citation

Ils lui murmurèrent: « Tu ne peux résister à la tempête ».

Elle leur murmura en retour « Je suis la tempête ».

J’ai lu cette citation de nombreuses fois déjà, et je l’aime beaucoup. Plusieurs personnes me connaissant bien me l’ont envoyé au fil du temps en me disant qu’elle leur faisait penser à moi…. je ne vois vraiment pas pourquoi…

J’ai donc changé d’avis sur la carte de la semaine et j’ai gribouillé celle que j’ai mise en ligne lundi, puisque de toute évidence, elle devait l’être hahaha.

Bien…. maintenant voila pourquoi j’ai ressenti les synchronicités s’accélérer… J’avais choisi comme motif pour illustrer ma carte originelle Haf n Haf.

Puisque l’affirmation de la semaine requérait quelque chose de moins statique, j’ai décidé de gribouiller ce qui me venait à l’esprit…

Puis je me suis lancée à la recherche d’un symbole qui pouvait entrer en résonance avec la carte (ceux que j’ai déjà dessinés ne correspondaient pas à mon idée). Et je suis tombée sur les gromoviti znaci… Et c’était une évidence… me voila donc à faire mes petites recherches sur la signification du symbole, sur son origine, sur la culture de Tcherniakov (et là, BAM, j’ai vraiment un truc avec la Biélorussie en ce moment..) sur la mythologie liée… tout trouvait sa place.

Bref, revenons aux gromoviti znaci. Ces symboles étaient gravés pour protéger les maisons de la foudre. On peut aussi penser que du fait des attributs de Perun, le fait de les graver sur des poteries assurait la fertilité des terres et l’abondance des cultures. J’ai évoqué mon état de sérénité cette semaine, qui me posait question puisqu’autour de moi il régnait une tension, une nervosité certaine. Et puis j’ai réalisé que j’étais aussi très créative, que les idées fusaient de toutes parts, et que finalement, c’était ma réponse personnelle à la tempête qui s’annonçait.

J’ai toujours aimé les orages, cette énergie dans laquelle puiser pour se régénérer, se laisser inspirer, à la fois purifiante et créatrice. Finalement, les attributs de Perun, dieu du tonnerre, de la fertilité (agricole mais pourquoi pas plus générale?), des guerriers (avec son tempérament de feu, il ne pouvait en être autrement) me parlent bien hahaha. Et ce symbole m’encourage à laisser parler la tempête qui couve en permanence en moi, à travers mes écrits, mes gribouillages, la musique. Il est temps de me débarrasser de ce qui m’encombre pour faire de la place à l’expression de ma créativité, que ce soit dans le domaine matériel (je dois vraiment faire quelque chose pour mon chez moi, ça déborde de partout…), émotionnel, ou spirituel. Il est temps d’augmenter ma vibration pour laisser s’exprimer ce qui doit l’être et que je contiens depuis trop longtemps…

Donc cette semaine, faisons preuve d’énergie créatrice, purifiante, de détermination à accomplir ce qui doit l’être quels que soit les obstacles. Soyons des tempêtes!

Karahody

En ce moment, j’écoute en boucle l’album Rujnuj de Dzivia. Je vous en est déjà parlé, mais plus je l’écoute, plus je suis inspirée. Il nourrit ma créativité, résonne en moi à un niveau rarement atteint par quelque musique que ce soit… C’est vraiment une expérience unique, spirituelle, artistique… Bref, je me sens connectée.

I listen to Dzivia’s album Rujnuj over and over again for a while now. I told you about it earlier, but the more I listen to it, the more I am inspired. It feeds my creativity, speak to my soul at a rarely reached level by any music…. it’s a unic experience, both spiritual and artistic…. I feel connected.

Le morceau Uźniasieńnie (Ascension) m’avait déjà inspirée un gribouillage, le premier que j’affiche sur mes murs depuis…. plus de 3 ans….

Uźniasieńnie (Ascension) inspired me a doodle already, the first one I’ve put on my wall for more than 3 years.

Pour célébrer cette sorte de renaissance, j’en ai gribouillé une version noir et blanc sur mon carnet de croquis préféré, celui qui reçoit les gribouillages qui me parlent vraiment…. une sorte de recueil de vibrations particulières.

To celebrate this kind of rebirth, I doodled a black and white version of it, in my favorite sketchbook, the one receiving doodles that really speak to my soul… A sort of special vibes library.

Un autre morceau de cet album m’attirait…. Karahody.

Another tune called me… Karahody.

Je n’ai pas pu résister, j’ai attrapé mes crayons de couleurs et j’ai gribouillé un truc sur mon bloc note de l’école (j’ai fait les premiers traits au porte mine pendant une réunion mais chuuut)….

I couldn’t resist, I grabbed my color pencils and doodled something on my school notepad ( the first lines where drawn during a meeting but you never heard of it….).

Dès que j’ai eu fini avec la version noir et blanc de Uźniasieńnie, j’ai répliqué mon gribouillage à l’aquarelle sur les pages suivantes de mon carnet. Puis j’ai décidé de le compléter avec des gribouillages blancs…. et voila donc Karahody dans mon carnet… qui sera surement refait sur papier aquarelle puis il rejoindra Uźniasieńnie sur mes murs….

As soon as I was done with Uźniasieńnie black and white version, I replicated my doodle with watercolor on my sketchbook, on the very next pages of it. Then I decided to add some line work in white… So here is Karahody in my sketchbook…. And I guess it will soon me replicated on watercolor paper and join Uźniasieńnie on my wall…

Je ne sais pas encore quel prochain morceau les rejoindra, mais il est clair que je n’en ai pas terminé. Ce que j’aime dans cette expérience, c’est la traduction des langages en quelque chose qui a du sens pour moi. La traduction de l’émotion qu’une musique m’inspire en traits graphiques, la traduction d’une langue dont j’ignore tout en mots que je puisse comprendre…. Et la surprise de voir qu’en fait les paroles correspondent à l’émotion que j’ai ressentie en écoutant le morceau. Ce qui traduit (ah) une sincérité de Dzivia dans la composition de sa musique et l’écriture de ses paroles. Son univers se révèle être proche du mien (contribule!!), ce qui facilite la communication je pense… Quoiqu’il en soit, il n’ a pas fini de me faire voyager… Le plus extraordinaire, c’est que sa musique parvient à me donner la motivation de faire ce que je repousse depuis longtemps, et ce, sans effort. Il me suffit de mettre mon casque et de me laisser porter… Je suis vraiment heureuse de vivre cette expérience à fond. Dans tous les domaines.

I don’t know yet which tune will join them, but clearly, I am not done yet. What I love about this experiment, it’s the translation of different languages into something meaningful to me. Translation of the emotion a music inspires me into graphic lines, translation of a language I don’t know anything about into words I can understand. And the surprise to realize that in fact lyrics fit with emotions I felt listening the tune. Which translate (ah) the sincerity of Dzivia in his composition and writing. His universe reveals itself to be close to mine, which ease the communication I guess… Anyway, I am not done traveling thanks to him. The most extraordinary is that his music succeeds in motivating me to do things I postpone for a long time, and it seems really effortless. I just have to put my headphones on and let myself be carried away. I am both really lucky and happy to be able to live this experience in depth. Really.