Symbole n°5: Koru

Koru nous vient de Nouvelle Zélande. C’est le nom Maori de la jeune fougère en train de se dérouler. Il est le symbole de la renaissance, de la croissance, de la force et de la paix.

Koru est également le symbole de la paix au Japon (ah, un peu d’Asie hahaha).

Koru est souvent sculpté dans l’os et porté en pendentif par les Maori. L’os change de couleur lorsqu’il est porté sur la peau, et les Maori estiment donc qu’un peu de l’âme du porteur se retrouve dans la sculpture. Lorsque quelqu’un veut offrir un Koru, il est de coutume qu’il le porte un peu avant de le donner, afin de laisser un peu de son âme avec le bijou et d’en faire également don.

J’aime particulièrement ce symbole, je l’avoue. Sa rondeur, sa douceur, sa signification, son usage.

Parce que pour moi, on ne peut grandir, on ne peut se ressourcer ou être apaisé si on se coupe de la nature. Et c’est ce que symbolise Koru. Le pouvoir de la nature sur notre ‘âme’. J’ai voulu le colorer en vert pour rappeler sa nature de fougère. Et j’ai voulu le garder simple, parce que son symbolisme est suffisamment fort pour ne pas l’alourdir.

Koru va donc nous accompagner cette semaine.

A vous de faire le reste du chemin en allant profiter de la nature!

Épopée 2019: carte n°3. Je suis SEREIN(E) face à mes choix.

Alors que le mois de janvier s’achève, j’aime prendre le temps de la réflexion sur ces semaines. Non pas pour faire la liste de ce que j’aurais du/pu faire différemment, non pas pour regretter quoi que ce soit, non pas pour me juger sans compromis. Si je me penche sur le mois passé, c’est pour me rendre vraiment compte du chemin parcouru, pour prendre conscience des choix que j’ai eu à faire et de leurs conséquences. Et de m’en réjouir.

Chaque jour, nous faisons des choix. C’est une composante inévitable de nos journées. Des vêtements que nous portons à la route que nous prenons pour aller travailler, en passant par le menu de nos repas, par exemple. Des choix qui en général n’impliquent que nous. Et qui rythment notre quotidien, qui nous ouvrent des portes, qui en ferment d’autres.

Pour certains, faire un choix c’est renoncer, ce qui rend l’exercice très difficile, alors que pour d’autres, il s’agit juste de se lancer dans une nouvelle aventure. J’ai la chance de faire partie des seconds. Je me dis que si je devais prendre une autre route que celle que j’ai choisie, l’opportunité se présentera à nouveau. C’est aussi simple que ça (et basée sur mon expérience hahaha). Du coup, lorsqu’un choix se présente à moi, je le fais en conscience, en suivant ce que je ressens. Et si j’hésite, c’est qu’il y a des choses à explorer des deux cotés, je laisse donc le hasard faire son œuvre. J’ai cependant la chance de bien me connaitre, et je me fie donc souvent à mon intuition, cette petite voix intérieure qui me donne des indications bien utiles. Lorsque je ne le sens pas, je ne le fais pas. Tout simplement. Et je n’ai jamais eu à le regretter jusqu’ici. Bien sûr, je ne parle ici que de ces choix quotidiens, anodins.

Il m’est arrivé de faire des choix dont les implications étaient bien plus graves, voire irrémédiables. Ce sont des choix qui méritaient une réflexion approfondie, une évaluation la plus exhaustive possible des conséquences. Et la prise de conscience que j’en porterai la responsabilité. Pas si simple, alors, de faire ces choix…. oui et non. Tout dépend de ce qu’on met dans la balance et de la façon dont on regarde la situation. J’ai appris à ce pas faire de choix contre quelque chose ou quelqu’un, mais pour quelque chose ou quelqu’un.

Si un choix complexe ou lourd de conséquences se présente à moi, je pars du principe que je suis capable de le faire, et d’en assumer les suites. Si je dois vraiment peser le pour et le contre, prendre le temps de la réflexion, j’ai aussi l’intime conviction que chaque choix me propose une alternative. A moi de voir plus loin, de dépasser mes sentiments et mes émotions sur le moment pour pouvoir faire le meilleur choix possible, c’est à dire celui dont le chemin me parait le plus pertinent. Ce sont ces choix qui nous font grandir, qui nous poussent dans nos retranchements, qui nous révèlent à nous-mêmes. Je n’ai renoncé à rien, j’ai opté pour une solution.

C’est justement dans l’absence de regrets que je sens que j’ai fait le ‘bon’ choix. Lorsque je suis sereine face à mes décisions, que je les vis le mieux possible. Évidemment, ça n’a pas été simple, mais j’ai pris l’entière responsabilité de mes choix, et j’en ai assumé les conséquences.

Le premier enseignement que j’en ai tiré est de toujours tenter d’avoir une vision objective de la situation, sans laisser mes propres émotions, surtout négatives (colère, douleur, frustration etc….), brouiller ma réflexion. Et de faire au mieux, en toute conscience.

Le deuxième enseignement est que je vais devoir vivre avec. Et que pour ce faire, il faut que mon choix soit en adéquation avec mes valeurs et mes principes de vie. Qu’il soit le plus intègre possible. Parce qu’immanquablement, les jugements extérieurs seront sans concession. Et que je devrais y faire face sans rougir, la tête haute. Sans parler de ces émotions qui parfois me submergent. Mais que j’accueille et relâche simplement, paisiblement.

Le troisième enseignement est que tout choix, du plus anodin au plus drastique, est un jalon de ma croissance personnelle. Parce que faire un choix, c’est agir sur sa vie. C’est la prendre en main, c’est faire preuve de responsabilité. C’est affirmer: je décide de prendre cette direction, en toute conscience, et avec confiance. C’est donc une preuve de la confiance que je m’accorde.

Le quatrième enseignement est qu’un choix, quel qu’il soit, est une opportunité. C’est un nouveau chemin qui s’offre à nous, c’est un monde de possibles. De ce fait, je fais mes choix avec enthousiasme.

Je suis donc sereine face à mes choix.

motif: Sistar

2019 epopee: card #2. I am GROWING each and every day

Second card for this 2019 epopee. Sometimes, life makes us feel like we are on stand by. Nothing seems to evolve, nothing seems to change. Just plain stillness. Not a peaceful, blissful one, more like a « stuck in mud » one. Everything requires huge efforts to just shift a little. Energy is gone, will is anesthetized, and our body seems so heavy.

This is what happens when we don’t hear our inner voice telling us ‘rest!’, ‘step back!’, when we just ignore it and try to do what we are doing anyway. Bad idea. Life then reminds us that we are supposed to get some rest, to step back and to look at our life from a different perspective before we hit the wall…. If we don’t, then it takes care of it. And we find ourselves stuck in a cotton reality. Where we are forced to stop playing around and just watch.

I’ve learned the hard way to listen to my inner voice when it requires me to stop overdoing things. I’ve learned to spend time daily to step back, to think about my life, on a different perspective. I’ve learned to accept my mistakes and to try to make things better instead of going on, by pride. I’ve humbled myself. I’ve learned to look at my life with compassion, with empathy. I take each day as it comes, with enthusiasm. Because I know that, no matter what, I will learn something, I will grow through the day. Even my dullest days bring me something to ponder, to laugh at, to grow.

Because, at the end, this is what really matter: to grow. To become the best version of ourselves. To enjoy the life we get to live, despite those pesky hard days, those challenges, those pains. We are lucky.

And in order to do so, we need to realize that the little things can bring us a lot. So we just need to keep looking at our life, living it fully, loving it, to open our eyes and our hearts to what really matters.

We grow each and every day. We learn each and every day. We move on each and every day. We just need to open ourselves to this reality, to this truth. And be happy with it. Change can be hard, but I’ve noticed that it’s harder when we didn’t see it coming. If we are aware of what is going on in our life, then change is just a slight shift from a point to another. It’s just something we need to accept and/or do to evolve to our better self.

I don’t really care about the one I was 20 years ago, last year, last month, last week or even yesterday. I care about the one I am now. And I can’t wait to meet the one I will be tomorrow, next week, next month, next year, 20 years from now. I know I will meet these versions of myself when time has come. Till then, I go on my path, step by step, day by day, growing.

Here is this week’s card!

épopée 2019: carte n°2. Je suis CRÉATRICE/CRÉATEUR de ma réalité

Aujourd’hui, je vous présente juste mes deux cartes, je sors tout juste d’une semaine de fièvre et je n’ai pas eu le temps ou l’énergie d’écrire sur ce qu’elle signifie pour moi. Je le ferai dans la semaine, soyez-en sûrs. Mais je ne pouvais pas vous laisser sans l’affirmation positive de la semaine.

Vous trouverez le motif que j’ai utilisé ici. A vous de jouer!

Epopée 2019: mon installation

Une petite photo de l’envers du décors, pour changer un peu! Parce que ce matin, je me suis surprise à m’amuser de moi-même et que donc ça valait le coup d’être partagé hahaha. Je peux être trèèèèèèèès désordonnée. Parce que j’ai toujours un tas d’en-cours, et que je suis l’inspiration, ou plutôt je la poursuis en laissant tout un tas de traces de mon passage…. Bref, il y en a partout et ça ne me dérange pas outre mesure (ni la poilue, elle s’y retrouve encore, et sa passion des cartons et autres papiers est assouvie également, donc tout va bien).

Sauf dans mon travail. Où tout est organisé au millimètre près, étiqueté, rangé, codé, organisé. Jusque là, mes capacités organisationnelles ne s’étendaient pas au delà de la sphère professionnelle (qui elle même se voit d’ailleurs envahie par ma « créativité » régulièrement, si je n’y prends garde, au moins au niveau spatial).

J’ai déjà tenté à d’innombrables reprises de pallier à ma trop grande créativité et de mettre un peu d’ordre dans mon capharnaüm. Sans succès. Sauf que voila, sans que ça soit réellement conscient, c’est apparemment arrivé. La preuve:

Voici la base de lancement de mon épopée. Une boite en bois. Avec tout ce dont j’ai besoin.

  • A gauche, les cartes kraft pour les symboles,
  • A droite les cartes blanches pour les affirmations positives.
  • Mes fidèles feutres UniPin fine liners dans leur boite (qui était celle de feutres staedler, mais je les aime moins, surtout parce qu’ils s’estompent vite lorsque je gomme… oui, il m’en faut peu, mais du coup, j’ai récupéré leur boite pour pouvoir emporter mes UniPin partout avec moi)
  • Ma petite règle métallique de 15cm, parfaite pour travailler sur des cartes A6.
  • Une gomme blanche, qu’on ne voit pas sur la photo et un porte mine complètent l’équipement.
  • Une clé USB avec les cartes scannées et la musique qui m’inspire se trouve également dans la boite.
  • Un carnet avec les croquis de certains symboles (j’avais commencé une petite collection, du coup, il me sert de base, que je complète au fur et à mesure de mes trouvailles ou de mes recherches)
  • Un cahier avec feuilles détachables où je note toutes les affirmations positives, les informations sur les symboles, où je liste ce que j’ai déjà fait, les feuilles étant ensuite organisées dans un cahier à anneaux qui était à la base un organiseur, mais dont je n’avais aucune utilité… jusque là)

Ma base de lancement se trouve en général à droite de mon ordinateur, toujours à portée de main, en cas d’inspiration soudaine ou d’envie subite de gribouiller. Et oui, l’écran de mon ordinateur est quasi dépourvu d’icônes…. parce que son disque dur est décédé pendant les vacances et que je commence l’année avec une page blanche aussi de ce côté là (pas de souci, j’avais sauvegardé l’essentiel!). Emma est toujours présente à travers ses petites chouettes qui trônent au sommet de mon écran. Le fond d’écran en revanche, m’invite désormais à me plonger dans l’aventure.

Voila, vous savez désormais (presque) tout sur l’envers du décors. Lorsque je sortirai l’aquarelle, où l’organiseur où je range mes feuilles et qui me sert également de journal de bord de l’épopée, etc, j’essaierai de penser à prendre une photo, histoire d’être exhaustive.

A demain pour une nouvelle affirmation positive, en français!

Symbole n°2: la spirale

La spirale est un symbole que l’on retrouve dans toutes les civilisations, avec des significations très différentes suivant les cultures.

Je ferai d’autres cartes avec des motifs basés sur la spirale mais ici, je voulais faire une simple spirale, une sorte de labyrinthe qui m’apaise. Parce que pour moi, c’est ce qu’elle représente. Le chemin vers la paix intérieure. Elle entre donc en résonance avec l’affirmation positive de cette semaine. Et ça rend le voyage encore plus intéressant. En dessinant cette spirale, j’étais dans le moment présent, concentrée sur chaque trait que je traçais. Et en la colorant, en choisissant chaque couleur, l’une après l’autre, je me suis centrée sur le mouvement de la spirale. Paisiblement. C’est donc ce que représente la spirale pour moi: le chemin vers la paix intérieure. Avec une ouverture vers le monde.

Et pour vous, que signifie la spirale?

2019 epopee: card #1. I am IN PEACE with myself

First card in english for this year! I wanted it to reflect my inner state of mind. I am still in winter break as I write these lines and I really want to focus on my inner peace next week.

Realising I truly was in peace with myself was really an eye opener: I worked a lot on acceptance last year, as I had to deal with a lot of changes and transformation. But when I realised taht I was in peace with my self, my whole self, physical, emotional, spiritual, intellectual, I knew I grew a lot.

By being in peace with yourselves, you are able to open to experience life without the filter of what can or not be expected from you. I mean, If you are in peace with yourself, you are accepting all parts of who you are, truly accepting. So what people or society or anything else’s expectations are pointless. If you know and accept who you are, why you do what you do, what moves you, what are your core beliefs or values, you don’t need to depend on anybody’s expectation. And I think that is the key: by being in peace with yourself, you free yourself from a lot of shakles that kept you from moving on with your life.

Being in peace with yourself also brings you the opportunity to step back from whatever happens in your life. You see things more clearly, more accurately, more objectively too. You can easily access to an overview of your own life, as well as the way you evolve and interact with others. Living in accordance of who you are allows you to be more accepting of others too. They are struggling witht heir own path, different from yours, and you just have to accept that you all are at different stages of the journey. Then move on. Peacefully.

Being in peace with yourself makes you shine. You are open to others, and attract those who need you or who share this state of mind with you. And you can definitely tell who they are just by feeling them. Being in peace with yourself spares you a lot of energy, energy you can use to help or to share. Nothing slows you down anymore. Not fear, not trying to meet other’s expectation, not trying to be someone you know you aren’t because you think it’s the way you should be. You ARE. Therefore you can focus on your actions, on your journey, on whatever you feel attracted to. Because it will lead your to a new understanding of who you are. Peacefully.

Being in peace with yourself is not a goal to achieve. It’s a way of being. Self confidence, in a deep way, as you trust yourself, your self. It’s loving yourself too, taking care of yourself, in all realms. It’s being happy to spend time alone, enjoying your own company. It’s living, being free, it’s happiness. Peaceful happiness

So this week, I know I will do all I need to do to keep being in peace with myself. Because it feels really good.

Allright, you have read my rambling, now it’s time for some fun… Here is my card!

I used my faithfull Uni pin markers, and 3pli pattern.

Come on, join the fun and show me yours!

Symbole n°1 version kraft

Voila ma carte de la Chacana sur du kraft. Sincèrement, je crois que j’ai fait le bon choix. J’aime beaucoup l’effet de l’aquarelle sur la carte, les couleurs sont vibrantes et mettent en valeur la forme du symbole. Du coup, je me suis un peu lachée ce dernier jour de vacances, et j’ai gribouillé 5 cartes!

Je vais donc continuer à utiliser mes cartes blanches pour les affirmations positives (et sans doute ajouter un peu de couleur aussi), et mes cartes kraft pour les symboles.

La texture du kraft n’est pas si facile à travailler, mais ça ajoute au challenge, et je ne suis pas du genre à reculer devant un obstacle hahaha. Franchement, pour moi, ça vaut le coup, et je ne regrette absolument pas mon choix!

Je file, je vais préparer d’autres cartes pour pouvoir les gribouiller !

symbole n°1: la Chacana

J’ai choisi la Chacana pour symboliser le début de mon nouveau voyage.

La Chacana:

La Chacana, ou croix andine, est un symbole très ancien que l’on retrouve un peu partout dans les Andes, depuis très longtemps et de nos jours encore.

Vous saurez (presque) tout ce qu’il y a à savoir sur la Chacana ici, ici et surtout là (article très complet, mais en Espagnol).

Quant à moi, je la vois comme la boussole qui va m’aider à me repérer pendant mon épopée. Tout voyageur a besoin d’outils fiables, et je ne vois rien de mieux qu’un symbole aussi ancien pour m’éviter de me perdre dans les méandres de mes pensées hahaha.

Ma carte:

J’ai dessiné la Chacana sur une carte blanche avec mes fidèles feutres Uni pin fine line et je l’ai ensuite colorée à l’aquarelle.

Cependant, j’ai décidé après délibération avec moi-même de collectionner les symboles sur des cartes en kraft. Je referai donc une carte de la Chacana. J’ignore ce que donnera l’aquarelle sur ce support, mais puisque cette année, j’ai décidé de suivre mes envies, je tenterai l’expérience, quitte à trouver une autre solution pour la suite.

Epopée: carte n°1. Je suis SOUVERAIN(E) en mon royaume

L’année dernière, je vous ai proposé un voyage intérieur afin de découvrir votre univers personnel. La finalité de ce voyage passé? Nous savons désormais réellement qui nous sommes, quelles sont nos valeurs, nos forces et nos faiblesses. Cet univers intérieur nous appartient, il est ce que nous en faisons.

La carte de cette semaine s’inscrit à la fois dans le voyage intérieur de l’année dernière et dans l’épopée à venir. La voici:

Et en la scannant, je me suis rendue compte d’une chose. Mes affirmations commençant par ‘je suis’ sont au féminin, puisque je les ai créées pour moi au départ. Pourquoi ne réserver cette épopée qu’aux femmes? J’ai donc bidouillé un peu, et voici la version masculine:

Je reviendrai probablement sur ma vision du féminisme (et non, je ne me revendique pas féministe ) plus tard, je dois encore affuter certains de mes arguments.

Quoi qu’il en soit, chers amis masculins, sachez que vous êtes les bienvenus dans cette épopée! Qui sera donc officiellement mixte! Me voila donc avec deux fois plus de cartes à faire en français, heureusement qu’en anglais, je n’aurai pas ce souci! Et non, ne comptez pas sur moi non plus pour l’écriture inclusive. Pour moi, un point, c’est à la fin d’une phrase (ou pas, d’ailleurs, j’abuse des …. enfin, voila quoi…) mais surtout pas au milieu des mots.

Bref, revenons à la carte. Je suis souveraine en mon royaume. C’est le cas. J’en fixe les règles, j’en assure le bon fonctionnement, je règne sans partage sur…. moi-même. Mon corps, mon mental, mes émotions sont mon royaume. Je l’ai exploré l’année dernière et je m’y sens plutôt bien. Je décide de la direction à prendre afin qu’il puisse prospérer. Je veille à le protéger, à le promouvoir également. Parce que ma vie, mon existence, c’est tout ce que j’ai. Alors autant le voir comme un trésor, comme quelque chose d’une grande valeur, plutôt que passer mon temps à le saccager.

Mon royaume a traversé bien des tempêtes, bien des invasions barbares. Mais il est encore là. Il a subi bien des mutations, et il en subira encore. Mais ce qui fait son essence, ce qui en fait MON royaume, sera encore là. Je continue de l’étendre, non pas au détriment d’autres royaumes comme dans le monde physique, mais en l’élevant, en l’approfondissant. Il ne s’agit donc pas d’une expansion horizontale mais verticale. En renforçant son ancrage dans son histoire et en puisant dans le savoir qui nous est parvenu jusqu’ici pour la profondeur, et en méditant, en tentant de voir les choses sous plusieurs angles, le plus objectivement possible, lorsqu’un problème se fait jour. Mon royaume est donc bien enraciné et il peut s’élever encore et toujours. Pas de vertige à craindre, il est soutenu par des valeurs et des liens forts. Et si il reste la plupart du temps à l’abri derrière les brumes qui le protègent, je peux si l’envie m’en prend, le découvrir pour ceux qui veulent le parcourir pacifiquement. Je suis toujours prête à une bonne discussion au coin du feu. Je suis toujours disposées à recueillir les sagas de mes amis et à transmettre mes propres contes et légendes.

En tant que souveraine, j’ai pris la décision d’en valoriser chaque parcelle, d’accroitre son rayonnement. Cette semaine je vais donc faire en sorte de déterminer tout ce dont je peux être fière. Et de sourire à ce que j’ai d’ores et déjà accompli. Je vais aussi me ressourcer en me plongeant dans ce qu’il m’a apporté jusqu’ici.

Je suis fière de celle que je suis aujourd’hui. Je suis souveraine en mon royaume.