Le Bosquet de l’Alchimiste 22. Le Chemin.

Cette semaine, nous nous concentrerons sur le lâcher prise, sur le fait de se laisser porter, de faire confiance à notre cheminement. Parfois, nous avons besoin d’arrêter de chercher à comprendre. Nous avons juste besoin de suivre le flux, de remarquer les synchronicités et de nous laisser porter.

Lorsque je me sens engluée dans un domaine de ma vie, je ne suis plus frustrée comme j’ai pu l’être pendant longtemps. Je lâche prise et j’ouvre mes yeux et mon esprit pour remarquer les petits riens qui vont me montrer le chemin vers le retour à la confiance en moi, à la joie et à la sérénité. Je continue de faire ce que j’ai à faire, mais je n’y suis plus liée émotionnellement. Je suis focalisée sur les indices qui m’aideront à sortir de cette sensation vraiment désagréable. Et la plupart du temps, ça arrive d’une manière à la fois vraiment inattendue et très efficace. Par exemple, cette année, je ne me sentais vraiment pas bien dans mon travail. Une accumulation de facteurs m’ont menée au bord du burn out et je commençais sérieusement à envisager une reconversion. Et j’ai reçu ces manuels scolaires (je suis enseignante)… comme ça arrive plusieurs fois par an. Mais cette fois, j’ai ouvert les spécimens. Et j’y ai trouvé ce que je cherchais et qui m’offrait une solution à une partie de ma frustration. Donc aujourd’hui, j’ai presque hâte de commencer l’année qui vient (presque parce que je dois d’abord terminer cette si longue année). J’ai retrouvé ma motivation, et je sais que je ne vais plus avoir besoin de laisser mon travail dévorer ma vie personnelle. J’ai retrouvé un enthousiasme que je pensais perdu. Alors que je me demandais comment faire, j’ai demandé le montant de mon compte de classe et j’ai de quoi équiper mes deux niveaux complètement, et donc je n’aurai pas besoin de passer mon été à tout refaire moi-même. Il y a deux mois, j’étais prête à démissionner si c’était ce qu’il fallait faire pour me sortir de tout ça. Et aujourd’hui, je me concentre sur un projet qui va m’aider à repenser ma manière de faire et qui surtout va me permettre de prendre plus de temps pour moi, et de profiter de ce que j’ai autour, qui m’apporte l’équilibre dont j’ai besoin. J’étouffais, je ne prenais plus de plaisir, cette année était compliquée à plus d’un titre, mais j’ai saisi un opportunité et tout s’est mis en place pour me permettre de reprendre mon souffle, et de trouver une dynamique qui me correspondra mieux et qui me laissera le temps de voir si je songe toujours à changer de voie. Sans pression cette fois.

De même, je me sentais vraiment engluée dans ma manière de dessiner.. j’arrivais à un pallier et je ne savais pas comment le passer. Et puis j’ai vu ce cours en ligne… j’avais assez pour payer la partie qui n’était pas offerte, mais c’était quand même un investissement… est-ce que ça valait le coup? J’essayais de peser le pour et le contre, et ça commençait à m’agacer un peu… et puis j’ai arrêté d’y penser, j’avais envie de voir, je me suis laissée portée par mon envie, et j’ai commencé la partie gratuite. ça correspond vraiment à ce dont j’ai besoin pour dépasser mon fameux pallier, je prends beaucoup de plaisir et j’ai fait de gros progrès, enlevé quelques blocages. Je profitais des chapitres offerts et mes parents, qui ne savaient rien de mes projets en la matière, m’ont offert pour mon anniversaire de quoi payer la moitié de cette formation. Je n’ai pas besoin d’y penser, je peux m’y plonger sans souci! J’en avais envie, j’ai agi pour exprimer mon intention, et je me suis laissée portée.

Pendant longtemps, je me suis protégée des autres. J’avais déjà suffisamment à gérer, entre mon deuil et ma reconstruction personnelle. Et j’en avais assez de devoir m’expliquer, sans cesse. Je suis celle que je suis. Et j’en suis fière. Je n’ai pas besoin de m’expliquer, je n’ai qu’à être… moi. J’ai pris beaucoup de temps à désinstaller mes murailles. Parce qu’elles étaient vraiment solides et épaisses, capables de faire face à tout et n’importe quoi. Et puis un jour, je me suis réveillée avec cette idée, si claire: j’en avais fini de protéger… les autres. Parce qu’en réalité, je ne me protégeais pas, je n’en avais pas besoin, mais je protégeais les émotions des autres, leurs perceptions, leur sensibilité. Assez. je me suis libérée, je sui ressortie de mes cendres, j’ai regagné la liberté d’être celle que je suis, pleinement. Ils pouvaient l’accepter, ou non, peu m’importait. Parce que j’ai confiance en mon cheminement, et que je n’ai pas à me brider, à me nier, pour que d’autres, qui en l’occurrence se posent bien moins de questions quant à leur attitude envers moi ou autrui, se sentent bien et confortés dans leur vision de la vie. Je me suis ouverte à ce qui vient, je me suis laissée portée. je n’attendais aucune connexion, je voulais juste être moi, tout simplement, pleinement. Et pourtant, en suivant ces petits riens, j’ai trouvé une communauté de personnes qui m’apprécient pour ce que je suis, qui me respectent et qui sont là pour moi. Je suis à ma place.

Je gardais également mes blessures le plus profondes pour moi. Parce qu’elles peuvent être vraiment lourdes à porter et que je ne voulais pas en charger d’autres que moi. Peu sont capables d’y faire face. Je continue mon processus de guérison, je n’en suis pas encore au bout. Mais j’ai décidé là aussi de m’en libérer, et d’en partager des bribes. Ce qui a permis à certaines personnes de mieux comprendre d’où je venais, et ça me fait du bien.

J’ai arrêté de tout prendre sur moi, même si je suis capable de le faire. J’ai décidé qu’il était temps pour moi de lâcher prise, de me laisser porter et de rester ouverte à ce qui vient, parce que j’ai confiance en mon cheminement. Je sais que je trouverai ce dont j’ai besoin lorsque j’en aurai besoin, et que ça arrivera certainement sous une forme inattendue, parfois déstabilisante, mais que ça correspondra exactement à mes besoins à ce moment là. Je m’attends à l’inattendu, en quelque sorte. Et je compte bien en profiter.

Alors cette semaine, libérez-vous des perceptions qui vous empêchent d’avancer, et choisissez de prendre les chemins de traverse si vous en avez envie. Soyez convaincus que vous trouverez ce dont vous avez besoin lorsque vous en aurez besoin. Parce que vous le méritez.

La carte

Si je poste ce billet aussi tardivement, c’est que je ne suis pas satisfaite de cette carte et que j’ai essayé de la retravailler, en vain. Elle est trop verte, trop sombre… Je la referai très vite, dès que j’aurai une vision plus claire pour l’améliorer. Je voulais exprimer que le chemin qui s’offre à nous nous appartient. Nous pouvons choisir de suivre les marches, ou nous reposer sur la pierre un moment, ou sauter sur les roches pour voir ce qui se trouve derrière, ou nous reposer un moment dans les herbes… Il y a de nombreuses possibilités, et elles font toutes partie de notre cheminement.

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