Alacrité

Qui a dit que les réseaux sociaux participaient à la crétinisation des esprits? parce que sur mon fil FB, tout à l’heure, est apparu un article sur les mots rares… Et me voila à me passionner pour ces mots (et remarquer que bon, j’en utilise quand même certains couramment…. ils ne sont donc pas si rares… ou je suis étrange…..bref).

Du coup, j’ai décidé en accord avec moi-même de vous faire partager cette nouvelle obsession…. A peine rentrée, me voila à bidouiller… afin de vous les proposer le plus vite possible.

Voici donc le premier: Alacrité. Qui résume très bien mon humeur du jour, d’ailleurs!

Prêts à me suivre dans cette nouvelle aventure?

Symbole n°5: Koru

Koru nous vient de Nouvelle Zélande. C’est le nom Maori de la jeune fougère en train de se dérouler. Il est le symbole de la renaissance, de la croissance, de la force et de la paix.

Koru est également le symbole de la paix au Japon (ah, un peu d’Asie hahaha).

Koru est souvent sculpté dans l’os et porté en pendentif par les Maori. L’os change de couleur lorsqu’il est porté sur la peau, et les Maori estiment donc qu’un peu de l’âme du porteur se retrouve dans la sculpture. Lorsque quelqu’un veut offrir un Koru, il est de coutume qu’il le porte un peu avant de le donner, afin de laisser un peu de son âme avec le bijou et d’en faire également don.

J’aime particulièrement ce symbole, je l’avoue. Sa rondeur, sa douceur, sa signification, son usage.

Parce que pour moi, on ne peut grandir, on ne peut se ressourcer ou être apaisé si on se coupe de la nature. Et c’est ce que symbolise Koru. Le pouvoir de la nature sur notre ‘âme’. J’ai voulu le colorer en vert pour rappeler sa nature de fougère. Et j’ai voulu le garder simple, parce que son symbolisme est suffisamment fort pour ne pas l’alourdir.

Koru va donc nous accompagner cette semaine.

A vous de faire le reste du chemin en allant profiter de la nature!

Symbole n°4: la plume

Cette semaine, je voulais un symbole de croissance. La spirale pourrait en être un, si on la parcourt de son centre à sa périphérie… Mais pour moi, le symbole de la croissance et de l’élévation, c’est la plume.

J’aime particulièrement la symbolique amérindienne de la plume: le sommet représente l’âge adulte, les barbes les jours de nos vies et les choix que nous faisons, la base des barbes représente l’enfance et les débuts de la vie. Le rachis lui-même est la force intérieure et le chemin de vie. La plume est divisée en deux parties: bon et mauvais, masculin et féminin etc… et ses deux faces peuvent être lues.

Qu’elle soit utilisée pour évaluer la valeur d’une vie, comme chez les Égyptiens, ou comme lien entre le monde physique et le monde spirituel, comme dans les traditions chamaniques amérindiennes ou celtes, la plume revêt une symbolique de croissance pour moi. Et si on ajoute le fait qu’elle ait été utilisée pendant des centaines d’années pour transmettre, partager ou perpétuer un savoir, entre les mains des moines copistes ou des érudits, sa symbolique ne fait plus aucun doute, du moins à mes yeux.

Pour moi, la plume évoque la légèreté, donc l’élévation spirituelle. Lorsque je médite, il m’arrive régulièrement, de commencer par visualiser une plume portée par le vent, ce qui m’apporte douceur et calme, légèreté. En visualisant cette plume, je me purifie de mes pensées polluantes et je me permets de rentrer plus facilement dans mon état méditatif.

C’est son lien avec l’air, avec l’inspiration, avec le souffle, qui lui donne toute sa symbolique à mes yeux. L’inspiration de grandir, le souffle qui me pousse à aller un peu plus loin, la légèreté de l’esprit qui se laisse porter.

Et puis j’avoue que l’utilisation de mon stylo plume, dérivé de son ancêtre plume d’oie, m’a définitivement permis de grandir. C’est en écrivant mon cheminement à l’encre noire, en posant mot après mot, en prenant note après note, que j’ai grandi. En posant des mots sur le papier, je me suis allégée d’un fardeau, j’ai pu prendre du recul sur ce qui se passait dans ma vie. J’ai pu m’élever au dessus de la tourmente. J’ai pu aussi mettre en forme ce que je ressentais, parfois confusément. Structurer mes pensées, en faire une base de laquelle m’élancer vers de nouvelles découvertes. Poser mes limites, prendre conscience de mon évolution, des changements dans ma vision des choses, des permanences aussi. Et puis, lorsque je cherchais des réponses, je notais mes recherches dans des cahiers, posant noir sur blanc mes découvertes, les confirmations ou les infirmations de ce que je pensais. L’écriture comme outil de croissance.

C’est pour cette double dynamique, inspiration et ancrage (encrage?), que pour moi la plume est un symbole de croissance, d’élévation.

Et vous, qu’est-ce qui symbolise à vos yeux la croissance?

2019 epopee: card #2. I am GROWING each and every day

Second card for this 2019 epopee. Sometimes, life makes us feel like we are on stand by. Nothing seems to evolve, nothing seems to change. Just plain stillness. Not a peaceful, blissful one, more like a « stuck in mud » one. Everything requires huge efforts to just shift a little. Energy is gone, will is anesthetized, and our body seems so heavy.

This is what happens when we don’t hear our inner voice telling us ‘rest!’, ‘step back!’, when we just ignore it and try to do what we are doing anyway. Bad idea. Life then reminds us that we are supposed to get some rest, to step back and to look at our life from a different perspective before we hit the wall…. If we don’t, then it takes care of it. And we find ourselves stuck in a cotton reality. Where we are forced to stop playing around and just watch.

I’ve learned the hard way to listen to my inner voice when it requires me to stop overdoing things. I’ve learned to spend time daily to step back, to think about my life, on a different perspective. I’ve learned to accept my mistakes and to try to make things better instead of going on, by pride. I’ve humbled myself. I’ve learned to look at my life with compassion, with empathy. I take each day as it comes, with enthusiasm. Because I know that, no matter what, I will learn something, I will grow through the day. Even my dullest days bring me something to ponder, to laugh at, to grow.

Because, at the end, this is what really matter: to grow. To become the best version of ourselves. To enjoy the life we get to live, despite those pesky hard days, those challenges, those pains. We are lucky.

And in order to do so, we need to realize that the little things can bring us a lot. So we just need to keep looking at our life, living it fully, loving it, to open our eyes and our hearts to what really matters.

We grow each and every day. We learn each and every day. We move on each and every day. We just need to open ourselves to this reality, to this truth. And be happy with it. Change can be hard, but I’ve noticed that it’s harder when we didn’t see it coming. If we are aware of what is going on in our life, then change is just a slight shift from a point to another. It’s just something we need to accept and/or do to evolve to our better self.

I don’t really care about the one I was 20 years ago, last year, last month, last week or even yesterday. I care about the one I am now. And I can’t wait to meet the one I will be tomorrow, next week, next month, next year, 20 years from now. I know I will meet these versions of myself when time has come. Till then, I go on my path, step by step, day by day, growing.

Here is this week’s card!

Symbole n°3: Anonse Ntontan

Lors de mes pérégrinations en ligne, j’ai découvert les Adinkra. Ce sont des symboles visuel que l’on trouve au Ghana et en Côté d’Ivoire et qui sont des représentations de concepts ou d’aphorismes. Alors que je me plongeais dans cet univers dont j’ignorais tout, il m’est paru évident qu’ils avaient toute leur place ici.

Si vous voulez en savoir plus sur ces symboles, leur histoire et leur utilisation, vous trouverez votre bonheur ici, ici, ou encore .

Le symbole d’aujourd’hui est Ananse Ntontan, ou la toile d’araignée. Il a pour signification la créativité, la sagesse. Il est donc en raisonnance avec ma carte de la semaine!

Lorsque j’ai découvert la signification de cet Adinkra, j’ai tout de suite fait le parallèle avec sa signification chez les Amérindiens, où l’araignée symbolise la créativité féminine et l’initiation. Des significations très semblables de chaque côté de l’Atlantique, pour des peuples qui sont de cultures très différentes. J’ai alors un peu creusé.

L’araignée est créatrice. Elle tisse sa toile, elle produit des soies différentes qui correspondent à l’usage qui en est fait. Son corps et ses pattes sont autant de représentations de l’infinie possibilité. Elle peut aussi être vue comme la tisseuse de destin. Elle nous sensibilise également au danger de l’illusion, nous pousse à aller chercher en nous la force de voir au delà de l’évident.

L’araignée peut être rapprochée des Parques, divinités romaines de la destinée.

L’araignée est aussi créatrice cosmique dans plusieurs mythes fondateurs.

En Afrique:

  • Anansi en Afrique de l’Ouest, qui prépare le matériau qui a produit les premiers hommes. Créatrice du Soleil rayonnant, de la Lune et des étoiles, elle aurait également apporté les céréales et la houe aux hommes.
  • Au Mali, une légende raconte qu’elle régule le temps et initie la rosée, déguisée en oiseau.
  • En Inde, les Upanishad voient un symbole de liberté dans l’araignée qui peut descendre, mais surtout s’élever le long du fil qu’elle crée selon ses besoins. Elle s’élève dès lors vers la révélation et la libération.
  • Au Cameroun, les Bamouns pensaient que la mygale pouvait déchiffrer l’avenir. le Ngaame est lié au destin des hommes qu’il peut lire et traduire. De ce fait, on place des signes divinatoires au dessus du trou d’une mygale et on interprète leur position après son passage nocturne.
  • Au Mali, certains initiés Bambara ont gagné le droit d’être appelés araignées pour avoir atteint un niveau de vie intérieure et d’intuition réalisatrice très élevés.

Dans les Amériques:

  • Les Incas du Pérou utilisaient l’araignée pour la divination.
  • Les Muisca lui attribuaient le pouvoir de transporter les âmes des morts sur un bateau en toile d’araignée.
  • Pour les Atèques, elle symbolisait le dieu des enfer, Mictlantecuhtli

En Asie:

  • Chez les peuples altaïques (Sibérie et Asie centrale), l’araignée est un symbole très positif, puisqu’on pensait qu’elle était une âme libérée d’un corps, ou un animal psychopompe (un animal conducteur des âmes des morts).
  • Pour les peuples des montagnes du Sud Viêt Nam, l’araignée est l’âme d’une personne qui dort qui s’est échappée. Ils ne doivent donc pas tuer d’araignée sous peine de tuer également celui qui dort.

En Europe:

  • Dans la mythologie grecque, Arachné était une belle jeune fille qui a défié les dieux, s’est suicidée après avoir été frappée par Athéna qui n’avait pas supporté la beauté de ses toiles. Athéna lui a néanmoins accordé une autre vie en la transformant en araignée.

En Océanie:

  • Dans les iles Gilbert, le seigneur araignée est l’être initiateur de tous les autres.

L’araignée et sa toile sont donc des symboles universels de créativité et de sagesse.

épopée 2019: carte n°2. Je suis CRÉATRICE/CRÉATEUR de ma réalité

Aujourd’hui, je vous présente juste mes deux cartes, je sors tout juste d’une semaine de fièvre et je n’ai pas eu le temps ou l’énergie d’écrire sur ce qu’elle signifie pour moi. Je le ferai dans la semaine, soyez-en sûrs. Mais je ne pouvais pas vous laisser sans l’affirmation positive de la semaine.

Vous trouverez le motif que j’ai utilisé ici. A vous de jouer!

Epopée 2019: mon installation

Une petite photo de l’envers du décors, pour changer un peu! Parce que ce matin, je me suis surprise à m’amuser de moi-même et que donc ça valait le coup d’être partagé hahaha. Je peux être trèèèèèèèès désordonnée. Parce que j’ai toujours un tas d’en-cours, et que je suis l’inspiration, ou plutôt je la poursuis en laissant tout un tas de traces de mon passage…. Bref, il y en a partout et ça ne me dérange pas outre mesure (ni la poilue, elle s’y retrouve encore, et sa passion des cartons et autres papiers est assouvie également, donc tout va bien).

Sauf dans mon travail. Où tout est organisé au millimètre près, étiqueté, rangé, codé, organisé. Jusque là, mes capacités organisationnelles ne s’étendaient pas au delà de la sphère professionnelle (qui elle même se voit d’ailleurs envahie par ma « créativité » régulièrement, si je n’y prends garde, au moins au niveau spatial).

J’ai déjà tenté à d’innombrables reprises de pallier à ma trop grande créativité et de mettre un peu d’ordre dans mon capharnaüm. Sans succès. Sauf que voila, sans que ça soit réellement conscient, c’est apparemment arrivé. La preuve:

Voici la base de lancement de mon épopée. Une boite en bois. Avec tout ce dont j’ai besoin.

  • A gauche, les cartes kraft pour les symboles,
  • A droite les cartes blanches pour les affirmations positives.
  • Mes fidèles feutres UniPin fine liners dans leur boite (qui était celle de feutres staedler, mais je les aime moins, surtout parce qu’ils s’estompent vite lorsque je gomme… oui, il m’en faut peu, mais du coup, j’ai récupéré leur boite pour pouvoir emporter mes UniPin partout avec moi)
  • Ma petite règle métallique de 15cm, parfaite pour travailler sur des cartes A6.
  • Une gomme blanche, qu’on ne voit pas sur la photo et un porte mine complètent l’équipement.
  • Une clé USB avec les cartes scannées et la musique qui m’inspire se trouve également dans la boite.
  • Un carnet avec les croquis de certains symboles (j’avais commencé une petite collection, du coup, il me sert de base, que je complète au fur et à mesure de mes trouvailles ou de mes recherches)
  • Un cahier avec feuilles détachables où je note toutes les affirmations positives, les informations sur les symboles, où je liste ce que j’ai déjà fait, les feuilles étant ensuite organisées dans un cahier à anneaux qui était à la base un organiseur, mais dont je n’avais aucune utilité… jusque là)

Ma base de lancement se trouve en général à droite de mon ordinateur, toujours à portée de main, en cas d’inspiration soudaine ou d’envie subite de gribouiller. Et oui, l’écran de mon ordinateur est quasi dépourvu d’icônes…. parce que son disque dur est décédé pendant les vacances et que je commence l’année avec une page blanche aussi de ce côté là (pas de souci, j’avais sauvegardé l’essentiel!). Emma est toujours présente à travers ses petites chouettes qui trônent au sommet de mon écran. Le fond d’écran en revanche, m’invite désormais à me plonger dans l’aventure.

Voila, vous savez désormais (presque) tout sur l’envers du décors. Lorsque je sortirai l’aquarelle, où l’organiseur où je range mes feuilles et qui me sert également de journal de bord de l’épopée, etc, j’essaierai de penser à prendre une photo, histoire d’être exhaustive.

A demain pour une nouvelle affirmation positive, en français!

Symbole n°2: la spirale

La spirale est un symbole que l’on retrouve dans toutes les civilisations, avec des significations très différentes suivant les cultures.

Je ferai d’autres cartes avec des motifs basés sur la spirale mais ici, je voulais faire une simple spirale, une sorte de labyrinthe qui m’apaise. Parce que pour moi, c’est ce qu’elle représente. Le chemin vers la paix intérieure. Elle entre donc en résonance avec l’affirmation positive de cette semaine. Et ça rend le voyage encore plus intéressant. En dessinant cette spirale, j’étais dans le moment présent, concentrée sur chaque trait que je traçais. Et en la colorant, en choisissant chaque couleur, l’une après l’autre, je me suis centrée sur le mouvement de la spirale. Paisiblement. C’est donc ce que représente la spirale pour moi: le chemin vers la paix intérieure. Avec une ouverture vers le monde.

Et pour vous, que signifie la spirale?

Symbole n°1 version kraft

Voila ma carte de la Chacana sur du kraft. Sincèrement, je crois que j’ai fait le bon choix. J’aime beaucoup l’effet de l’aquarelle sur la carte, les couleurs sont vibrantes et mettent en valeur la forme du symbole. Du coup, je me suis un peu lachée ce dernier jour de vacances, et j’ai gribouillé 5 cartes!

Je vais donc continuer à utiliser mes cartes blanches pour les affirmations positives (et sans doute ajouter un peu de couleur aussi), et mes cartes kraft pour les symboles.

La texture du kraft n’est pas si facile à travailler, mais ça ajoute au challenge, et je ne suis pas du genre à reculer devant un obstacle hahaha. Franchement, pour moi, ça vaut le coup, et je ne regrette absolument pas mon choix!

Je file, je vais préparer d’autres cartes pour pouvoir les gribouiller !

symbole n°1: la Chacana

J’ai choisi la Chacana pour symboliser le début de mon nouveau voyage.

La Chacana:

La Chacana, ou croix andine, est un symbole très ancien que l’on retrouve un peu partout dans les Andes, depuis très longtemps et de nos jours encore.

Vous saurez (presque) tout ce qu’il y a à savoir sur la Chacana ici, ici et surtout là (article très complet, mais en Espagnol).

Quant à moi, je la vois comme la boussole qui va m’aider à me repérer pendant mon épopée. Tout voyageur a besoin d’outils fiables, et je ne vois rien de mieux qu’un symbole aussi ancien pour m’éviter de me perdre dans les méandres de mes pensées hahaha.

Ma carte:

J’ai dessiné la Chacana sur une carte blanche avec mes fidèles feutres Uni pin fine line et je l’ai ensuite colorée à l’aquarelle.

Cependant, j’ai décidé après délibération avec moi-même de collectionner les symboles sur des cartes en kraft. Je referai donc une carte de la Chacana. J’ignore ce que donnera l’aquarelle sur ce support, mais puisque cette année, j’ai décidé de suivre mes envies, je tenterai l’expérience, quitte à trouver une autre solution pour la suite.