
C’est ce que je vous souhaite cette semaine. Soyons tous coruscants!

C’est ce que je vous souhaite cette semaine. Soyons tous coruscants!

Fawohodie est un symbole adinkra signifiant l’indépendance, la liberté et l’émancipation. Il vient de l’expression « Fawodhodie ene obre na enam »
(l’indépendance vient avec ses responsabilités).
Cette semaine, je suis ouverte à toute nouvelle expérience. Mais pour en arriver là, j’ai du me libérer de ce qui m’entravais, j’ai du affirmer mon indépendance et me sentir libre d’accueillir ce qui se présentait à moi. Et effectivement, c’est une responsabilité. Faire preuve d’indépendance, s’émanciper, c’est aussi établir des limites, réfléchir à ce que l’on peut ou non accepter dans notre relation aux autres. C’est refuser l’ingérence mais accepter l’aide. C’est affirmer ses valeurs tout en restant ouvert aux autres. C’est trouver un équilibre entre son monde intérieur et le monde extérieur. Et c’est faire tout cela en conscience, avec le coeur et l’esprit ouverts. Ce qui est une belle responsabilité!
Bref, cette semaine, célébrons notre indépendance, notre liberté, et émancipons-nous de ce qui nous entrave. Il est temps de vivre de nouvelles aventures!

Ce symbole nous vient des pays nordiques. On peut le traduire en « heaume de terreur ». Sympa non?
Alors attention. On trouve des tas de symboles nordiques sur la toile, souvent liés au néo paganisme, au renouveau également de l’identité nordique, (au XIXème siècle, on constate un renouveau identitaire dans pas mal de pays européens, une affirmation de valeurs particulière, ancré dans les traditions. Si il le fallait, si les sources manquaient, ils n’hésitaient pas non plus à créer des symboles, à interpréter des sources existantes mais obscures pour coller à leurs idéaux…. et c’est parfois ce sur quoi ‘on’ se base aujourd’hui. Ok le XIXème siècle, c’est loin, mais pas autant que le Moyen Age ou l’Antiquité et j’ai du mal avec ce genre de lecture…)
Mais ce n’est pas le cas d’Aegishjalmur. Il est évoqué dans l’Edda poétique. Il s’agit d’un recueil de textes issus de la tradition orale, et qui nous présentent les mythes et les légendes poétiques de ceux qu’on appelle aujourd’hui les Vikings. Je vous en conseille la lecture, c’est vraiment un éclairage intéressant de leur culture, de ce qui en faisait une communauté humaine unique. Bref, dans les Dits de Fafnir, Fafnir (le dragon, si si) chante:
« Un heaume de terreur
Je portai conte les fils des hommes
Quand je gisais sur le trésor;
Plus fort à moi seul
Je me croyais, que tous,
Insoucieux du nombre de mes ennemis »
Et pourtant… Aegishjalmur (youpi, je peux l’écrire sans vérifier chaque lettre hahaha) n’est pas un symbole de rage ou de guerre. C’est un symbole de protection. Il est constitué de deux runes, Algiz et Isa, la protection et la glace. Il était porté par les guerriers et ceux qui avaient besoin de la protection des dieux. Ils lui accordaient beaucoup de puissance (même si, bon, il n’a pas réussi à protéger Fafnir qui a été tué par Sigurd… donc il doit avoir des limites).
Quant à moi, loin de m’inspirer l’effroi ou de me faire sentir invincible, je trouve juste le fait que ce symbole plutôt positif ait réussi à traverser les âges pour nous parvenir avec sa signification, magique. Plus qu’un heaume, pour moi il représente un bouclier, sa forme ronde y participe sûrement. Et puis j’aime beaucoup la rune Algiz. Sa symbolique me parle bien. la protection, l’acceptation, l’humilité. Des valeurs qui font partie de celles que j’essaie d’appliquer chaque jour. Quant à Isa, la glace, elle exprime le blocage de la glace, qui annihile toute forme de vie, la force des Thurses du givre, des géants du froid ennemis des dieux. Plutôt costaud pour un simple trait vertical! Pour moi, elle représente aussi la froide détermination à accomplir quelque chose, malgré ce qui se dresse sur son chemin. Ah, vous voyez maintenant en quoi Aegishjalmur me parle ? hahahaha
Cette semaine, donc, je vais me rappeler que je suis une guerrière, mais aussi une protectrice. Déterminée à mener ma mission à bien (à savoir survivre jusqu’aux vacances, vendredi soir).

L’étoile de Lada est un symbole qui nous vient des pays slaves. Lada est la déesse de l’harmonie, du foyer. De ce fait, l’étoile de Lada est un talisman féminin, destiné à protéger le foyer, la famille, à y apporter harmonie et abondance. On peut retrouver le symbole gravé au dessus de la porte d’entrée, peint su la vaisselle ou brodé sur le linge de maison, ou porté en pendentif par des femmes.
Pour moi, l’étoile de Lada symbolise la confiance, l’indépendance, l’intégrité, la fidélité à ses racines. Parce que ce sont certainement des valeurs que je rattache à mon idée de la famille et de la femme.
Et quelque part, je ne m’éloigne pas tant que ça de sa signification première.
La confiance. confiance en soi ou confiance en l’autre, être digne de confiance, pour moi c’est une qualité très importante. C’est la garantie d’une stabilité, d’une écoute, d’une sagesse aussi. Et une valeur indispensable à tout foyer: se faire confiance, vivre en toute confiance, qu’on soit seul ou entouré de plusieurs générations.
L’indépendance. Parce que pour moi, l’indépendance est liée à l’harmonie. à l’équilibre, à la sérénité. Et à la confiance. Elle peut également participer à l’abondance du foyer que ce soit au niveau matériel, philosophique ou émotionnel. Elle s’acquiert la plupart du temps, se gagne, se mérite. Et se savoure. Comment se sentir bien sans une certaine indépendance de pensée, émotionnelle ou financière?
L’intégrité. Valeur très liée aux deux précédentes. Elle apporte également la sincérité et l’harmonie. Elle est également très lié à l’idée de fidélité, à soi et aux autres. Pour moi elle est indispensable, constitutive de l’idée même de foyer.
La fidélité à ses racines. Cette idée est plus complexe. Fidélité à quelles racines? Celles qui nous sont octroyées par la naissance, ou celles qui ont poussé à partir de nos expériences de vie et qui plongent bien plus profondément dans l’inconscient collectif? Pour ma part, si je reste très attachée à ma famille et à certaines des valeurs qu’elle m’a transmises, j’ai aussi du trancher certaines racines qui ne me nourrissaient pas mais au contraire me drainaient. Le vide laissé a vite été comblé par de nouvelles racines, dont le rôle a surtout été de me connecter avec le collectif et de me faire grandir. J’avais besoin d’aller puiser bien au delà de systèmes de croyances, dans ce qui constitue mon essence d’être humain. Oui, carrément. Parce qu’au final, en dehors de leurs rôle de nutrition de la plate, les racines sont aussi un réseau de communication entre les individus. Ou chacun apporte de soi dans le collectif, afin de le renforcer, de le protéger également, de le construire. Et c’est en ça que je suis fidèle à mes racines. Je sais d’où je viens, j’en ai tiré des leçons que je partage avec le collectif qui a son tour me nourrit de ses expériences et connaissances. Mes racines m’appartiennent, ne sont pas empruntées à d’autres, mais me permettent de communiquer, de comprendre, d’évoluer et de m’ancrer plus profondément.
Voila ce que ce symbole signifie pour moi. J’espère qu’il vous inspirera également.

Koru nous vient de Nouvelle Zélande. C’est le nom Maori de la jeune fougère en train de se dérouler. Il est le symbole de la renaissance, de la croissance, de la force et de la paix.
Koru est également le symbole de la paix au Japon (ah, un peu d’Asie hahaha).
Koru est souvent sculpté dans l’os et porté en pendentif par les Maori. L’os change de couleur lorsqu’il est porté sur la peau, et les Maori estiment donc qu’un peu de l’âme du porteur se retrouve dans la sculpture. Lorsque quelqu’un veut offrir un Koru, il est de coutume qu’il le porte un peu avant de le donner, afin de laisser un peu de son âme avec le bijou et d’en faire également don.
J’aime particulièrement ce symbole, je l’avoue. Sa rondeur, sa douceur, sa signification, son usage.
Parce que pour moi, on ne peut grandir, on ne peut se ressourcer ou être apaisé si on se coupe de la nature. Et c’est ce que symbolise Koru. Le pouvoir de la nature sur notre ‘âme’. J’ai voulu le colorer en vert pour rappeler sa nature de fougère. Et j’ai voulu le garder simple, parce que son symbolisme est suffisamment fort pour ne pas l’alourdir.
Koru va donc nous accompagner cette semaine.
A vous de faire le reste du chemin en allant profiter de la nature!

Cette semaine, je voulais un symbole de croissance. La spirale pourrait en être un, si on la parcourt de son centre à sa périphérie… Mais pour moi, le symbole de la croissance et de l’élévation, c’est la plume.
J’aime particulièrement la symbolique amérindienne de la plume: le sommet représente l’âge adulte, les barbes les jours de nos vies et les choix que nous faisons, la base des barbes représente l’enfance et les débuts de la vie. Le rachis lui-même est la force intérieure et le chemin de vie. La plume est divisée en deux parties: bon et mauvais, masculin et féminin etc… et ses deux faces peuvent être lues.
Qu’elle soit utilisée pour évaluer la valeur d’une vie, comme chez les Égyptiens, ou comme lien entre le monde physique et le monde spirituel, comme dans les traditions chamaniques amérindiennes ou celtes, la plume revêt une symbolique de croissance pour moi. Et si on ajoute le fait qu’elle ait été utilisée pendant des centaines d’années pour transmettre, partager ou perpétuer un savoir, entre les mains des moines copistes ou des érudits, sa symbolique ne fait plus aucun doute, du moins à mes yeux.
Pour moi, la plume évoque la légèreté, donc l’élévation spirituelle. Lorsque je médite, il m’arrive régulièrement, de commencer par visualiser une plume portée par le vent, ce qui m’apporte douceur et calme, légèreté. En visualisant cette plume, je me purifie de mes pensées polluantes et je me permets de rentrer plus facilement dans mon état méditatif.
C’est son lien avec l’air, avec l’inspiration, avec le souffle, qui lui donne toute sa symbolique à mes yeux. L’inspiration de grandir, le souffle qui me pousse à aller un peu plus loin, la légèreté de l’esprit qui se laisse porter.
Et puis j’avoue que l’utilisation de mon stylo plume, dérivé de son ancêtre plume d’oie, m’a définitivement permis de grandir. C’est en écrivant mon cheminement à l’encre noire, en posant mot après mot, en prenant note après note, que j’ai grandi. En posant des mots sur le papier, je me suis allégée d’un fardeau, j’ai pu prendre du recul sur ce qui se passait dans ma vie. J’ai pu m’élever au dessus de la tourmente. J’ai pu aussi mettre en forme ce que je ressentais, parfois confusément. Structurer mes pensées, en faire une base de laquelle m’élancer vers de nouvelles découvertes. Poser mes limites, prendre conscience de mon évolution, des changements dans ma vision des choses, des permanences aussi. Et puis, lorsque je cherchais des réponses, je notais mes recherches dans des cahiers, posant noir sur blanc mes découvertes, les confirmations ou les infirmations de ce que je pensais. L’écriture comme outil de croissance.
C’est pour cette double dynamique, inspiration et ancrage (encrage?), que pour moi la plume est un symbole de croissance, d’élévation.
Et vous, qu’est-ce qui symbolise à vos yeux la croissance?

Lors de mes pérégrinations en ligne, j’ai découvert les Adinkra. Ce sont des symboles visuel que l’on trouve au Ghana et en Côté d’Ivoire et qui sont des représentations de concepts ou d’aphorismes. Alors que je me plongeais dans cet univers dont j’ignorais tout, il m’est paru évident qu’ils avaient toute leur place ici.
Si vous voulez en savoir plus sur ces symboles, leur histoire et leur utilisation, vous trouverez votre bonheur ici, ici, ou encore là.
Le symbole d’aujourd’hui est Ananse Ntontan, ou la toile d’araignée. Il a pour signification la créativité, la sagesse. Il est donc en raisonnance avec ma carte de la semaine!
Lorsque j’ai découvert la signification de cet Adinkra, j’ai tout de suite fait le parallèle avec sa signification chez les Amérindiens, où l’araignée symbolise la créativité féminine et l’initiation. Des significations très semblables de chaque côté de l’Atlantique, pour des peuples qui sont de cultures très différentes. J’ai alors un peu creusé.
L’araignée est créatrice. Elle tisse sa toile, elle produit des soies différentes qui correspondent à l’usage qui en est fait. Son corps et ses pattes sont autant de représentations de l’infinie possibilité. Elle peut aussi être vue comme la tisseuse de destin. Elle nous sensibilise également au danger de l’illusion, nous pousse à aller chercher en nous la force de voir au delà de l’évident.
L’araignée peut être rapprochée des Parques, divinités romaines de la destinée.
L’araignée est aussi créatrice cosmique dans plusieurs mythes fondateurs.
En Afrique:
Dans les Amériques:
En Asie:
En Europe:
En Océanie:
L’araignée et sa toile sont donc des symboles universels de créativité et de sagesse.

La spirale est un symbole que l’on retrouve dans toutes les civilisations, avec des significations très différentes suivant les cultures.
Je ferai d’autres cartes avec des motifs basés sur la spirale mais ici, je voulais faire une simple spirale, une sorte de labyrinthe qui m’apaise. Parce que pour moi, c’est ce qu’elle représente. Le chemin vers la paix intérieure. Elle entre donc en résonance avec l’affirmation positive de cette semaine. Et ça rend le voyage encore plus intéressant. En dessinant cette spirale, j’étais dans le moment présent, concentrée sur chaque trait que je traçais. Et en la colorant, en choisissant chaque couleur, l’une après l’autre, je me suis centrée sur le mouvement de la spirale. Paisiblement. C’est donc ce que représente la spirale pour moi: le chemin vers la paix intérieure. Avec une ouverture vers le monde.
Et pour vous, que signifie la spirale?

Voila ma carte de la Chacana sur du kraft. Sincèrement, je crois que j’ai fait le bon choix. J’aime beaucoup l’effet de l’aquarelle sur la carte, les couleurs sont vibrantes et mettent en valeur la forme du symbole. Du coup, je me suis un peu lachée ce dernier jour de vacances, et j’ai gribouillé 5 cartes!
Je vais donc continuer à utiliser mes cartes blanches pour les affirmations positives (et sans doute ajouter un peu de couleur aussi), et mes cartes kraft pour les symboles.
La texture du kraft n’est pas si facile à travailler, mais ça ajoute au challenge, et je ne suis pas du genre à reculer devant un obstacle hahaha. Franchement, pour moi, ça vaut le coup, et je ne regrette absolument pas mon choix!
Je file, je vais préparer d’autres cartes pour pouvoir les gribouiller !
Dernier carré de l’année, et j’ai décidé d’utiliser un motif gai et simple (mon poignet fait de la résistance ces derniers jours…).

fond: aquarelle
police: Delius Swash cap
motif: earjool
stylos gels pailletés et nacrés