Épopée 2019: carte n°5. Je suis ma SOURCE d’énergie positive.

Pendant longtemps, j’étais persuadée que je ne pouvais que recevoir. Après tout, je n’étais qu’un grain de sable dans l’immensité de l’histoire et de l’univers. Bref, que je n’étais rien, et j’avais la chance de recevoir leçon après leçon, de quoi grandir et m’améliorer. Mais que je n’étais pas encore assez « éveillée », ou « sage », ou « réfléchie » ou que sais-je encore, pour être à l’origine de quoi que ce soit de valable et de positif pour moi-même ou pour les autres. Au mieux j’étais dans l’erreur, au pire je me faisais des illusions.

Et puis j’en ai eu assez de m’auto-flageller. Le temps de l’acceptation était venu. L’acceptation de ma parfaite imperfection, l’acceptation de mes faiblesses aussi bien que de mes forces. L’acceptation d’être non plus spectatrice mais actrice de ma vie. L’acceptation de ne plus seulement recevoir mais de donner, de donner bien plus que je ne le pensais possible au départ. Et la saine détermination de vivre comme je le sentais, en pleine lumière.

Tout est une question de perspective.

Si nous ne nous voyons qu’à travers le prisme de ce que nous ne savons/pouvons pas faire, si nous ne nous attachons qu’à nos faiblesses et nos imperfections, nous éteignons cette petite flamme qui brûle en nous dès qu’elle essaie de s’allumer. Surtout ne pas briller, ne pas se faire remarquer. Au contraire, tenter à tout prix d’atteindre l’inatteignable, en se disant qu’une fois que nous aurons touché du doigt notre objectif, nous pourrons nous permettre de partager, de donner, de rallumer cette flamme. Nous ne nous sentons pas légitime de faire quoi que ce soit, nous ne voyons pas ce que nous pourrions apporter à qui que ce soit, parce que nous ne nous sentons pas à la hauteur, nous avons ce sentiment bien ancré d’imposture. Si de surcroit notre entourage nous décourage, nous nous étiolons, nous nous éteignons, nous oublions que nous avons cette petite lumière au fond de nous qui ne demande qu’à briller. Et nous faisons tout ce que nous pouvons pour surtout ne pas se faire remarquer, ne pas donner aux autres de quoi voir une faille, une différence qui servirait de tremplin aux moqueries, à la décrédibilisation de ce que nous sommes. Nous n’osons pas, et nous implosons, doucement, mais surement. Silencieusement, froidement, prisonniers de nos peurs.

Ou nous décidons de nous faire confiance. De laisser à notre flamme intérieure la chance de briller, de nous réchauffer l’âme. Et contrairement à ce qu’on a bien voulu nous faire croire, la décision est facile à prendre. Elle s’impose d’elle même, lorsque nous ne pouvons plus faire semblant. Elle est évidente. Dès lors, tout change. Parce que notre flamme intérieure s’auto-alimente. Nous n’avons plus besoin de l’approbation extérieure, nous nous alignons avec nos désirs, nos passions, nos envies, nos joies. Nous nourrissons notre flamme intérieure avec ces moments, ces petits riens, ces grands tout ça qui nous donnent envie de poursuivre notre route, le sourire aux lèvres et les les yeux pétillants, le cœur battant fort. Et c’est cette dynamique qui peu à peu craquelle notre enveloppe et nous rend lumineux au regard d’autrui.

Le secret réside en cette simple idée: plus nous ressentons du plaisir, de la joie, plus nous nous nous ouvrons, plus nous en recevons et pouvons en donner.

Évidemment, la vie n’est pas constituée uniquement de moments joyeux, heureux, de bonheur permanent. Mais même dans les jours les plus obscurs, efforçons-nous de trouver quelque chose, même insignifiant, qui nous apporte un sourire, ou du moins qui ne nous fait pas mal. Je me dois d’être franche ici. Cette période de l’année n’est pas ma préférée. Elle est même très douloureuse pour moi, très chargée émotionnellement. Pour autant, je sais que cet état de mélancolie n’est que transitoire. Même au quotidien. Par exemple, ce matin, j’ai passé quelques minutes à observer mon bol de thé, les volutes de vapeur qui s’en échappaient, les dessins que l’évaporation formait à la surface du liquide. Le soleil matinal se levait et éclairait peu à peu mon thé,en lui donnant des reflets de miel. Et j’ai encore sur le visage le sourire qui est né de cette expérience, si insignifiante mais aussi si douce, si sereine, si magique. Peu m’importe ce que cette journée m’apportera, j’ai vécu ce moment, et je le garderai en mémoire. Avec les émotions qui l’accompagnent, les sensations physiques qui lui sont propres. il est devenu une source d’inspiration, de créativité.

Ce n’est pas si difficile de trouver chaque jour de quoi alimenter sa flamme intérieure. Mais pour cela, nous devons apprendre à ouvrir nos yeux, notre cœur, nos bras aussi parfois. C’est un apprentissage. Trouver ce qui résonne ne nous, prendre le temps de savourer le moment, s’en imprégner. Et le plus beau, c’est que les jours sombres, il nous suffit de puiser dans notre mémoire pour le retrouver, lui et ses compagnons. Ces moments de sérénité, de joie, de bonheur, ces rires, ces sourires, ces petits riens qui nous réchauffent sans jamais nous bruler. Et qui nous animent, peu à peu.

Et puis cette lumière, cette flamme intérieure fait son chemin. Elle brûle ce qui pouvait nous entraver, ce qui nous emprisonnait dans nos schémas mentaux acquis. Rien ne nous empêche de briller aussi fort qu’on le désire, rien ne nous empêche de partager cette chaleur, cette lumière, cette énergie avec autrui. Elle devient une part intégrante de notre être. Elle le redevient en fait, puisqu’elle a toujours été là, juste étouffée par nos peurs.

Lorsqu’on se sent drainé (par des lieux anxiogènes ou des personnes négatives, voire les deux simultanément), il nous suffit de prendre un temps pour réactiver cette flamme intérieure à l’aide de nos souvenirs, de la méditation, d’un petit tour dans la nature. De faire quelque chose qui nous rend heureux, d’être là où on se sent bien. Et si on ne peut le faire dans l’immédiat, de nous visualiser en train de le faire, d’affirmer notre vérité intérieure, de la mettre au premier plan. De reléguer ces émotions désagréables au second plan, voir à l’arrière plan, de laisser notre flamme intérieure les repousser. Les souvenirs réactivent ce sentiment de bien être. Personne ne peut nous les prendre, ou nous empêcher de le faire. C’est un apprentissage, un réflexe à acquérir. Une saine détermination à garder en tête. J’ai encore en mémoire la dernière fois où j’ai du faire appel à cet outil. J’étais avec une personne qui projetait tellement de négativité qu’elle parvenait à me toucher, à me drainer. Je me suis alors dit que j’étais et voulais rester sereine, et que si je pouvais faire preuve de compassion, il était hors de question de la laisser se nourrir de mon bien être pour satisfaire son égo. J’ai donc pris une longue inspiration, souri, pensé « je suis sereine et je veux le rester ». J’ai alors ressenti cette chaleur m’envelopper et vu, non sans surprise, la personne reculer de plusieurs pas, dans l’incapacité de m’atteindre énergétiquement. J’ai continué à interagir avec elle, parce que la situation le requérait, tout en me protégeant. Et je suis restée sereine, calme, en essayant de communiquer avec elle.

Bref, tout ça pour dire qu’il est vain d’attendre que l’on nous donne de quoi nous sentir bien. D’attendre que cela vienne de qui ou de quoi que ce soit. Que tout réside déjà en nous. Et que nous sommes maitres de nos vies et de ce que nous en faisons. Que nous sommes nos propres sources d’énergie positive. Quoi qu’il se passe, quoi que nous puissions vivre, nous avons ça en nous, notre flamme ne peut s’éteindre. Il nous appartient uniquement de décider ou non de la laisser briller aussi fort qu’elle le souhaite.

motif: cosmic flower

En musique

Je suis infichue d’écrire ou de gribouiller en silence…. je ne suis même pas sûre d’être capable de penser dans le silence… J’ai besoin d’un environnement sonore pour m’emporter dans mes univers intérieurs.

En ce moment, je me trouve en phase avec Danheim. Je ne sais pas si ce sont les rythmes, ou l’ambiance des morceaux qui agissent le plus sur ma créativité. Quoi qu’il en soit, l’effet est immédiat et efficace.

C’est un peu comme un appel tribal. Quelque chose qui résonne au niveau cellulaire.

Et finalement, n’est-ce pas ce qu’on attend de la musique? Une émotion, un frisson, une transe parfois, quelque chose qui nous transporte au plus profond de nous ou au contraire nous dépayse complètement? J’ai la chance d’avoir toujours pu trouver la musique idéale pour accompagner mes états d’âme. Mon éclectisme en la matière m’est d’une grande utilité. Je peux passer de la musique orchestrale à l’électro, en faisant des détours par le métal, le folk, le jazz, les polyphonies etc…. sans aucun souci. Tout dépend de ce que je ressens, ou de ce que je veux ressentir.

Parce qu’en gribouillant ou en écrivant, j’exerce mes sens. Le toucher évidemment, la vue également, mais aussi le goût (je parlerai de ma passion pour le thé une autre fois, promis!), l’odorat (l’odeur de la nature, une bougie parfumée, ou l’odeur de mon savon et de mon shampooing au sortir de la douche). C’est tout un rituel. Et la musique en fait partie, sans aucun doute. Que je sois chez moi ou en extérieur, j’ai besoin que mes sens soient mobilisés.

Et en ce moment, c’est Danheim qui m’accompagne… en voila un aperçu. ça faisait longtemps que je n’avais pas partagé de musique avec vous… J’espère que vous apprécierez la découverte !

Symbole n°8: Fawohodie

Fawohodie est un symbole adinkra signifiant l’indépendance, la liberté et l’émancipation. Il vient de l’expression « Fawodhodie ene obre na enam »
(l’indépendance vient avec ses responsabilités).

Cette semaine, je suis ouverte à toute nouvelle expérience. Mais pour en arriver là, j’ai du me libérer de ce qui m’entravais, j’ai du affirmer mon indépendance et me sentir libre d’accueillir ce qui se présentait à moi. Et effectivement, c’est une responsabilité. Faire preuve d’indépendance, s’émanciper, c’est aussi établir des limites, réfléchir à ce que l’on peut ou non accepter dans notre relation aux autres. C’est refuser l’ingérence mais accepter l’aide. C’est affirmer ses valeurs tout en restant ouvert aux autres. C’est trouver un équilibre entre son monde intérieur et le monde extérieur. Et c’est faire tout cela en conscience, avec le coeur et l’esprit ouverts. Ce qui est une belle responsabilité!

Bref, cette semaine, célébrons notre indépendance, notre liberté, et émancipons-nous de ce qui nous entrave. Il est temps de vivre de nouvelles aventures!

Symbole n°7: Aegishjalmur

Ce symbole nous vient des pays nordiques. On peut le traduire en « heaume de terreur ». Sympa non?

Alors attention. On trouve des tas de symboles nordiques sur la toile, souvent liés au néo paganisme, au renouveau également de l’identité nordique, (au XIXème siècle, on constate un renouveau identitaire dans pas mal de pays européens, une affirmation de valeurs particulière, ancré dans les traditions. Si il le fallait, si les sources manquaient, ils n’hésitaient pas non plus à créer des symboles, à interpréter des sources existantes mais obscures pour coller à leurs idéaux…. et c’est parfois ce sur quoi ‘on’ se base aujourd’hui. Ok le XIXème siècle, c’est loin, mais pas autant que le Moyen Age ou l’Antiquité et j’ai du mal avec ce genre de lecture…)

Mais ce n’est pas le cas d’Aegishjalmur. Il est évoqué dans l’Edda poétique. Il s’agit d’un recueil de textes issus de la tradition orale, et qui nous présentent les mythes et les légendes poétiques de ceux qu’on appelle aujourd’hui les Vikings. Je vous en conseille la lecture, c’est vraiment un éclairage intéressant de leur culture, de ce qui en faisait une communauté humaine unique. Bref, dans les Dits de Fafnir, Fafnir (le dragon, si si) chante:

« Un heaume de terreur

Je portai conte les fils des hommes

Quand je gisais sur le trésor;

Plus fort à moi seul

Je me croyais, que tous,

Insoucieux du nombre de mes ennemis »

Et pourtant… Aegishjalmur (youpi, je peux l’écrire sans vérifier chaque lettre hahaha) n’est pas un symbole de rage ou de guerre. C’est un symbole de protection. Il est constitué de deux runes, Algiz et Isa, la protection et la glace. Il était porté par les guerriers et ceux qui avaient besoin de la protection des dieux. Ils lui accordaient beaucoup de puissance (même si, bon, il n’a pas réussi à protéger Fafnir qui a été tué par Sigurd… donc il doit avoir des limites).

Quant à moi, loin de m’inspirer l’effroi ou de me faire sentir invincible, je trouve juste le fait que ce symbole plutôt positif ait réussi à traverser les âges pour nous parvenir avec sa signification, magique. Plus qu’un heaume, pour moi il représente un bouclier, sa forme ronde y participe sûrement. Et puis j’aime beaucoup la rune Algiz. Sa symbolique me parle bien. la protection, l’acceptation, l’humilité. Des valeurs qui font partie de celles que j’essaie d’appliquer chaque jour. Quant à Isa, la glace, elle exprime le blocage de la glace, qui annihile toute forme de vie, la force des Thurses du givre, des géants du froid ennemis des dieux. Plutôt costaud pour un simple trait vertical! Pour moi, elle représente aussi la froide détermination à accomplir quelque chose, malgré ce qui se dresse sur son chemin. Ah, vous voyez maintenant en quoi Aegishjalmur me parle ? hahahaha

Cette semaine, donc, je vais me rappeler que je suis une guerrière, mais aussi une protectrice. Déterminée à mener ma mission à bien (à savoir survivre jusqu’aux vacances, vendredi soir).

Épopée 2019: carte n°4. Je suis une GUERRIÈRE APAISÉE

Ce n’était pas la carte que j’avais prévue pour cette semaine, mais elle n’a pas arrêté de me trotter dans la tête. Je pense donc que c’est le moment de l’aborder.

J’ai toujours été d’un tempérament de feu. Explosive. Apocalyptique même à mes heures. Je n’ai jamais eu peur de déclencher un cataclysme, et d’en assumer les conséquences. Si j’estime que c’est la chose la plus juste à faire, je n’ai aucune hésitation. Lorsqu’il faut tout mettre à plat, soulever le voile ou encore bousculer les choses qui ne fonctionnent pas, je fais ce qu’il faut.

J’ai appris à apprivoiser ce côté de ma personnalité et à m’en servir pour avancer. Je sais également que lorsque je suis confrontée à une crise, qu’elle soit interne ou externe, je suis armée pour y faire face et la régler.

C’est ma force. Lorsque je suis confrontée à un conflit, qu’il soit larvé ou plutôt ouvert, j’enfile mon armure et je me jette dans la bataille, pour peu que la cause me paraisse juste ou que je pense être d’une quelconque utilité. Je ne fuis pas. Je fais face. Et je le fais depuis aussi longtemps que je me souvienne.

Mais ce n’est rien à côté de mon instinct de protection. Que ce soit ma propre protection ou celle de ceux à qui je tiens. J’ai passé une dizaine d’années à affiner mes compétences, à renforcer mes aptitudes. Au service de ma fille. J’ai fais ce que j’avais à faire, jour après jour, pour la protéger. Taillant dans le vif si nécessaire, en nous construisant des murailles imprenables de temps à autre, et surtout en faisant mien son combat, même si nous en connaissions l’issue. Je me suis battue contre vents et marées, contre le regard d’autrui, contre les statistiques. Un par un , défaisant l’ennemi en gardant toujours mon coeur et mes bras ouverts pour celle qui en avait besoin. Et aujourd’hui, je me rends compte qu’en définitive, elle m’a protégée bien plus que je ne l’ai fait. Protégée de moi-même. Elle m’a empêchée de n’être qu’une guerrière froide et déterminée à écraser tout ce qui se présentait en travers de son chemin. En étant pleinement sa mère, en l’aimant, en l’écoutant, en la comprenant, je gardais ma part d’humanité dans ce combat inhumain.

Lorsque je me suis retrouvée seule, blessée, en colère, désoeuvrée, j’ai senti le moment où je pouvais soit soulever le voile et mettre face à leurs actes tous ceux qui nous avaient causé du tort, la plupart du temps par ignorance, soit honorer sa mémoire et passer à un autre chapitre de ma vie. Que faire de cette énergie destinée à encourager, à soutenir, à lutter, désormais inutile? Je devais agir, à moi de choisir la direction de mon action. Tournée vers le passé, ou vers le futur.

J’ai décidé d’avancer. Mais pour ce faire, je devais d’abord faire le nécessaire pour prendre du recul. J’ai ôté mon armure, pris note de toutes les traces qu’avaient laissé les combats menés depuis si longtemps sur mon corps, sur mon âme. D’aucun diraient que j’ai pris conscience de mes blessures et que j’entamais ma guérison. Mais je vois les choses différemment. Il ne s’agissait pas de blessures, mais de témoignages des combats menés. Il n’était pas question de guérison (je n’étais pas malade), mais d’évolution, de croissance.

J’ai donc pris le temps de reconnaitre et d’accepter ces traces. D’en tirer les leçons. Et de les aimer pour ce qu’elles m’avaient apporté. J’ai fait la paix avec moi-même, avec celle que j’étais et que je suis aujourd’hui. J’ai pris conscience du chemin parcouru, des épreuves, des bienfaits aussi, de tout ce que la vie m’avait enseigné jusque là.

Et j’ai choisi de continuer mon chemin. Et je sais qu’il sera bien plus paisible que celui que j’ai parcouru jusqu’ici. Je pense que j’avais besoin de vivre ce que j’ai vécu, et que si le prix à payer a été exorbitant, j’en ai aussi retiré beaucoup.

Je suis une guerrière. C’est dans ma nature. Je n’ai rien à prouver à qui que ce soi, c’est une évidence. Tout mon être le transpire. J’ai su l’accepter, en faire une force motrice. C’est cette aptitude à combattre qui m’a permis de me relever, et de poursuivre ma route, quoi qu’il en soit. C’est cette aptitude à prendre conscience de mes capacités et de mes limites qui m’a permis de faire ce qu’il fallait pour prendre le recul nécessaire. C’est cette aptitude à analyser une situation qui m’a permis de savoir où j’en étais et ce que je voulais faire. C’est cette aptitude à survivre au pire qui m’a permis de donner le meilleur de moi-même chaque jour. Et si je continue mon chemin, librement, sereinement, avec une connaissance intime de la valeur de la vie, mon armure n’est jamais loin, pour me rappeler d’où je viens et qui je suis.

Aujourd’hui, je marche sur mon chemin d’un pas assuré et calme, forte d’une expérience de vie qui m’a offert les outils dont j’avais besoin au fur et à mesure de mon avancée. J’en ai gardé l’habitude d’observer ce qui se passait en moi et autour de moi, de repérer les schémas, les paroles, les indices qui pourraient me guider dans l’avenir. Même s’ils n’ont aucun sens pour moi aujourd’hui, je sais que le moment venu, tout prendra sens. Ce qui me permet d’avancer avec assurance et confiance. J’aspire à vivre en paix, en harmonie avec ce et ceux qui m’entoure(nt). J’ai livré les combats que j’avais à livrer. J’en ai retiré de belles leçons de vie. Il est désormais temps de les transmettre, de les partager, et de me demander en quoi je peux être utile. Alors je profite de chaque rencontre, de chaque moment. Sans peur, sans douleur, paisiblement.

Parce que j’ai su accepter cette part d’ombre qui en définitive a été ma plus grande force, il est temps pour moi d’explorer le côté bien plus lumineux et léger de l’existence.

Voici donc vos cartes pour la semaine, une au féminin l’autre au masculin. Avec un gribouillage celtique parce que c’est ma nouvelle obsession….


Symbole n°6: L’étoile de Lada

L’étoile de Lada est un symbole qui nous vient des pays slaves. Lada est la déesse de l’harmonie, du foyer. De ce fait, l’étoile de Lada est un talisman féminin, destiné à protéger le foyer, la famille, à y apporter harmonie et abondance. On peut retrouver le symbole gravé au dessus de la porte d’entrée, peint su la vaisselle ou brodé sur le linge de maison, ou porté en pendentif par des femmes.

Pour moi, l’étoile de Lada symbolise la confiance, l’indépendance, l’intégrité, la fidélité à ses racines. Parce que ce sont certainement des valeurs que je rattache à mon idée de la famille et de la femme.

Et quelque part, je ne m’éloigne pas tant que ça de sa signification première.

La confiance. confiance en soi ou confiance en l’autre, être digne de confiance, pour moi c’est une qualité très importante. C’est la garantie d’une stabilité, d’une écoute, d’une sagesse aussi. Et une valeur indispensable à tout foyer: se faire confiance, vivre en toute confiance, qu’on soit seul ou entouré de plusieurs générations.

L’indépendance. Parce que pour moi, l’indépendance est liée à l’harmonie. à l’équilibre, à la sérénité. Et à la confiance. Elle peut également participer à l’abondance du foyer que ce soit au niveau matériel, philosophique ou émotionnel. Elle s’acquiert la plupart du temps, se gagne, se mérite. Et se savoure. Comment se sentir bien sans une certaine indépendance de pensée, émotionnelle ou financière?

L’intégrité. Valeur très liée aux deux précédentes. Elle apporte également la sincérité et l’harmonie. Elle est également très lié à l’idée de fidélité, à soi et aux autres. Pour moi elle est indispensable, constitutive de l’idée même de foyer.

La fidélité à ses racines. Cette idée est plus complexe. Fidélité à quelles racines? Celles qui nous sont octroyées par la naissance, ou celles qui ont poussé à partir de nos expériences de vie et qui plongent bien plus profondément dans l’inconscient collectif? Pour ma part, si je reste très attachée à ma famille et à certaines des valeurs qu’elle m’a transmises, j’ai aussi du trancher certaines racines qui ne me nourrissaient pas mais au contraire me drainaient. Le vide laissé a vite été comblé par de nouvelles racines, dont le rôle a surtout été de me connecter avec le collectif et de me faire grandir. J’avais besoin d’aller puiser bien au delà de systèmes de croyances, dans ce qui constitue mon essence d’être humain. Oui, carrément. Parce qu’au final, en dehors de leurs rôle de nutrition de la plate, les racines sont aussi un réseau de communication entre les individus. Ou chacun apporte de soi dans le collectif, afin de le renforcer, de le protéger également, de le construire. Et c’est en ça que je suis fidèle à mes racines. Je sais d’où je viens, j’en ai tiré des leçons que je partage avec le collectif qui a son tour me nourrit de ses expériences et connaissances. Mes racines m’appartiennent, ne sont pas empruntées à d’autres, mais me permettent de communiquer, de comprendre, d’évoluer et de m’ancrer plus profondément.

Voila ce que ce symbole signifie pour moi. J’espère qu’il vous inspirera également.

Symbole n°5: Koru

Koru nous vient de Nouvelle Zélande. C’est le nom Maori de la jeune fougère en train de se dérouler. Il est le symbole de la renaissance, de la croissance, de la force et de la paix.

Koru est également le symbole de la paix au Japon (ah, un peu d’Asie hahaha).

Koru est souvent sculpté dans l’os et porté en pendentif par les Maori. L’os change de couleur lorsqu’il est porté sur la peau, et les Maori estiment donc qu’un peu de l’âme du porteur se retrouve dans la sculpture. Lorsque quelqu’un veut offrir un Koru, il est de coutume qu’il le porte un peu avant de le donner, afin de laisser un peu de son âme avec le bijou et d’en faire également don.

J’aime particulièrement ce symbole, je l’avoue. Sa rondeur, sa douceur, sa signification, son usage.

Parce que pour moi, on ne peut grandir, on ne peut se ressourcer ou être apaisé si on se coupe de la nature. Et c’est ce que symbolise Koru. Le pouvoir de la nature sur notre ‘âme’. J’ai voulu le colorer en vert pour rappeler sa nature de fougère. Et j’ai voulu le garder simple, parce que son symbolisme est suffisamment fort pour ne pas l’alourdir.

Koru va donc nous accompagner cette semaine.

A vous de faire le reste du chemin en allant profiter de la nature!

Épopée 2019: carte n°3. Je suis SEREIN(E) face à mes choix.

Alors que le mois de janvier s’achève, j’aime prendre le temps de la réflexion sur ces semaines. Non pas pour faire la liste de ce que j’aurais du/pu faire différemment, non pas pour regretter quoi que ce soit, non pas pour me juger sans compromis. Si je me penche sur le mois passé, c’est pour me rendre vraiment compte du chemin parcouru, pour prendre conscience des choix que j’ai eu à faire et de leurs conséquences. Et de m’en réjouir.

Chaque jour, nous faisons des choix. C’est une composante inévitable de nos journées. Des vêtements que nous portons à la route que nous prenons pour aller travailler, en passant par le menu de nos repas, par exemple. Des choix qui en général n’impliquent que nous. Et qui rythment notre quotidien, qui nous ouvrent des portes, qui en ferment d’autres.

Pour certains, faire un choix c’est renoncer, ce qui rend l’exercice très difficile, alors que pour d’autres, il s’agit juste de se lancer dans une nouvelle aventure. J’ai la chance de faire partie des seconds. Je me dis que si je devais prendre une autre route que celle que j’ai choisie, l’opportunité se présentera à nouveau. C’est aussi simple que ça (et basée sur mon expérience hahaha). Du coup, lorsqu’un choix se présente à moi, je le fais en conscience, en suivant ce que je ressens. Et si j’hésite, c’est qu’il y a des choses à explorer des deux cotés, je laisse donc le hasard faire son œuvre. J’ai cependant la chance de bien me connaitre, et je me fie donc souvent à mon intuition, cette petite voix intérieure qui me donne des indications bien utiles. Lorsque je ne le sens pas, je ne le fais pas. Tout simplement. Et je n’ai jamais eu à le regretter jusqu’ici. Bien sûr, je ne parle ici que de ces choix quotidiens, anodins.

Il m’est arrivé de faire des choix dont les implications étaient bien plus graves, voire irrémédiables. Ce sont des choix qui méritaient une réflexion approfondie, une évaluation la plus exhaustive possible des conséquences. Et la prise de conscience que j’en porterai la responsabilité. Pas si simple, alors, de faire ces choix…. oui et non. Tout dépend de ce qu’on met dans la balance et de la façon dont on regarde la situation. J’ai appris à ce pas faire de choix contre quelque chose ou quelqu’un, mais pour quelque chose ou quelqu’un.

Si un choix complexe ou lourd de conséquences se présente à moi, je pars du principe que je suis capable de le faire, et d’en assumer les suites. Si je dois vraiment peser le pour et le contre, prendre le temps de la réflexion, j’ai aussi l’intime conviction que chaque choix me propose une alternative. A moi de voir plus loin, de dépasser mes sentiments et mes émotions sur le moment pour pouvoir faire le meilleur choix possible, c’est à dire celui dont le chemin me parait le plus pertinent. Ce sont ces choix qui nous font grandir, qui nous poussent dans nos retranchements, qui nous révèlent à nous-mêmes. Je n’ai renoncé à rien, j’ai opté pour une solution.

C’est justement dans l’absence de regrets que je sens que j’ai fait le ‘bon’ choix. Lorsque je suis sereine face à mes décisions, que je les vis le mieux possible. Évidemment, ça n’a pas été simple, mais j’ai pris l’entière responsabilité de mes choix, et j’en ai assumé les conséquences.

Le premier enseignement que j’en ai tiré est de toujours tenter d’avoir une vision objective de la situation, sans laisser mes propres émotions, surtout négatives (colère, douleur, frustration etc….), brouiller ma réflexion. Et de faire au mieux, en toute conscience.

Le deuxième enseignement est que je vais devoir vivre avec. Et que pour ce faire, il faut que mon choix soit en adéquation avec mes valeurs et mes principes de vie. Qu’il soit le plus intègre possible. Parce qu’immanquablement, les jugements extérieurs seront sans concession. Et que je devrais y faire face sans rougir, la tête haute. Sans parler de ces émotions qui parfois me submergent. Mais que j’accueille et relâche simplement, paisiblement.

Le troisième enseignement est que tout choix, du plus anodin au plus drastique, est un jalon de ma croissance personnelle. Parce que faire un choix, c’est agir sur sa vie. C’est la prendre en main, c’est faire preuve de responsabilité. C’est affirmer: je décide de prendre cette direction, en toute conscience, et avec confiance. C’est donc une preuve de la confiance que je m’accorde.

Le quatrième enseignement est qu’un choix, quel qu’il soit, est une opportunité. C’est un nouveau chemin qui s’offre à nous, c’est un monde de possibles. De ce fait, je fais mes choix avec enthousiasme.

Je suis donc sereine face à mes choix.

motif: Sistar

Symbole n°4: la plume

Cette semaine, je voulais un symbole de croissance. La spirale pourrait en être un, si on la parcourt de son centre à sa périphérie… Mais pour moi, le symbole de la croissance et de l’élévation, c’est la plume.

J’aime particulièrement la symbolique amérindienne de la plume: le sommet représente l’âge adulte, les barbes les jours de nos vies et les choix que nous faisons, la base des barbes représente l’enfance et les débuts de la vie. Le rachis lui-même est la force intérieure et le chemin de vie. La plume est divisée en deux parties: bon et mauvais, masculin et féminin etc… et ses deux faces peuvent être lues.

Qu’elle soit utilisée pour évaluer la valeur d’une vie, comme chez les Égyptiens, ou comme lien entre le monde physique et le monde spirituel, comme dans les traditions chamaniques amérindiennes ou celtes, la plume revêt une symbolique de croissance pour moi. Et si on ajoute le fait qu’elle ait été utilisée pendant des centaines d’années pour transmettre, partager ou perpétuer un savoir, entre les mains des moines copistes ou des érudits, sa symbolique ne fait plus aucun doute, du moins à mes yeux.

Pour moi, la plume évoque la légèreté, donc l’élévation spirituelle. Lorsque je médite, il m’arrive régulièrement, de commencer par visualiser une plume portée par le vent, ce qui m’apporte douceur et calme, légèreté. En visualisant cette plume, je me purifie de mes pensées polluantes et je me permets de rentrer plus facilement dans mon état méditatif.

C’est son lien avec l’air, avec l’inspiration, avec le souffle, qui lui donne toute sa symbolique à mes yeux. L’inspiration de grandir, le souffle qui me pousse à aller un peu plus loin, la légèreté de l’esprit qui se laisse porter.

Et puis j’avoue que l’utilisation de mon stylo plume, dérivé de son ancêtre plume d’oie, m’a définitivement permis de grandir. C’est en écrivant mon cheminement à l’encre noire, en posant mot après mot, en prenant note après note, que j’ai grandi. En posant des mots sur le papier, je me suis allégée d’un fardeau, j’ai pu prendre du recul sur ce qui se passait dans ma vie. J’ai pu m’élever au dessus de la tourmente. J’ai pu aussi mettre en forme ce que je ressentais, parfois confusément. Structurer mes pensées, en faire une base de laquelle m’élancer vers de nouvelles découvertes. Poser mes limites, prendre conscience de mon évolution, des changements dans ma vision des choses, des permanences aussi. Et puis, lorsque je cherchais des réponses, je notais mes recherches dans des cahiers, posant noir sur blanc mes découvertes, les confirmations ou les infirmations de ce que je pensais. L’écriture comme outil de croissance.

C’est pour cette double dynamique, inspiration et ancrage (encrage?), que pour moi la plume est un symbole de croissance, d’élévation.

Et vous, qu’est-ce qui symbolise à vos yeux la croissance?

2019 epopee: card #2. I am GROWING each and every day

Second card for this 2019 epopee. Sometimes, life makes us feel like we are on stand by. Nothing seems to evolve, nothing seems to change. Just plain stillness. Not a peaceful, blissful one, more like a « stuck in mud » one. Everything requires huge efforts to just shift a little. Energy is gone, will is anesthetized, and our body seems so heavy.

This is what happens when we don’t hear our inner voice telling us ‘rest!’, ‘step back!’, when we just ignore it and try to do what we are doing anyway. Bad idea. Life then reminds us that we are supposed to get some rest, to step back and to look at our life from a different perspective before we hit the wall…. If we don’t, then it takes care of it. And we find ourselves stuck in a cotton reality. Where we are forced to stop playing around and just watch.

I’ve learned the hard way to listen to my inner voice when it requires me to stop overdoing things. I’ve learned to spend time daily to step back, to think about my life, on a different perspective. I’ve learned to accept my mistakes and to try to make things better instead of going on, by pride. I’ve humbled myself. I’ve learned to look at my life with compassion, with empathy. I take each day as it comes, with enthusiasm. Because I know that, no matter what, I will learn something, I will grow through the day. Even my dullest days bring me something to ponder, to laugh at, to grow.

Because, at the end, this is what really matter: to grow. To become the best version of ourselves. To enjoy the life we get to live, despite those pesky hard days, those challenges, those pains. We are lucky.

And in order to do so, we need to realize that the little things can bring us a lot. So we just need to keep looking at our life, living it fully, loving it, to open our eyes and our hearts to what really matters.

We grow each and every day. We learn each and every day. We move on each and every day. We just need to open ourselves to this reality, to this truth. And be happy with it. Change can be hard, but I’ve noticed that it’s harder when we didn’t see it coming. If we are aware of what is going on in our life, then change is just a slight shift from a point to another. It’s just something we need to accept and/or do to evolve to our better self.

I don’t really care about the one I was 20 years ago, last year, last month, last week or even yesterday. I care about the one I am now. And I can’t wait to meet the one I will be tomorrow, next week, next month, next year, 20 years from now. I know I will meet these versions of myself when time has come. Till then, I go on my path, step by step, day by day, growing.

Here is this week’s card!