Épopée 2019: carte n°6. Je suis ILLIMITÉE dans mes POSSIBILITÉS

Je me suis beaucoup interrogée sur la notion de contrainte ces derniers temps. Qu’est-e qu’une contrainte? Quelle en est la source? Quelles peuvent être les conséquences de trop de contraintes, ou de la volonté d’en avoir aucune?

Pendant longtemps, ma vie n’a été rythmée que par des contraintes. Quelles soient familiales, professionnelles, sociétales ou que sais-je encore. Chacune de mes actions, tout au long de la journée, était soumise à une ou plusieurs contraintes. J’avais donc une vie bien réglée, organisée, sécurisante peut-être dans une certaine mesure. Mais qui m’étouffait. Oh bien sûr, je ne m’en suis pas de suite rendue compte. Tellement occupée à respecter mon emploi du temps, mes routines.

Attention, si ce fonctionnement ne me convient pas, il peut être parfait pour d’autres. Le principal je pense, est de se sentir bien dans sa vie. Mais en ce qui me concerne, clairement, j’ai du mal avec les contraintes. Avec les règles aussi d’ailleurs…. avec les dogmes sans aucun doute également… Ceci expliquant sans doute cela….

Lorsque je me suis retrouvée libérée de certaines contraintes, j’ai réalisé à quel point je leur avais été assujettie. Volontairement, ‘naturellement’. Et c’est cette mise en abîme qui m’a fait prendre conscience, en définitive, de la place que les contraintes diverses et variées occupaient dans ma vie. Je commençais à me remettre en question, puisque je devais trouver un nouvel équilibre, je devais certainement me libérer de certaines habitudes qui ne me ressemblaient plus.

Au départ, ce changement a été subtil… et puis je l’ai voulu plus explicite. Pour autant, je n’ai pas ressenti le besoin de tout laisser derrière moi et de partir sans me retourner. J’ai simplement voulu me contraindre le moins possible. Certaines obligations étaient incontournables. Pour autant, je n’avais pas à les subir, je pouvais les adapter à mes envies. Un exemple tout bête: je dois être sur mon lieu de travail à 8h20. C’est une contrainte… si on se met la pression pour y être effectivement à 8h20. Avec le stress d’arriver en retard, le rush à la photocopieuse, etc etc. Je pars de chez moi bien plus tôt, je m’arrête au bord du lac et j’arrive entre 7h30 et 7h45. A cette heure là, nous ne sommes que 2 dans les locaux. Pas de stress, je peux même mettre la musique dans ma classe, me faire un thé, faire mes photocopies tranquillement, tout préparer pour l’arrivée de mes élèves. Ce n’est plus une contrainte. Lorsque 8h20 arrive, je suis sereine, prête, détendue, parée pour ma journée.

J’ai également arrêté de tout vouloir planifier des mois à l’avance… parce qu’en ce qui me concerne, ça a toujours été un désastre. Entre les changements de dernière minute, les adaptations nécessaires. Aujourd’hui, je fais des plans en gros, me laissant une marge de manœuvre importante et qui m’ôte toute sensation de frustration de ne pas avoir réussi (ah!) à avoir tout fait dans le temps imparti. J’ai également arrêté de vouloir régler ma vie au millimètre, rythmée par des routines quotidiennes ou hebdomadaires (ce qui était requis lorsque j’avais Emma, entre les rdv médicaux, les prises de médicaments à heures fixes et ses besoins de sécurité et de stabilité). Aujourd’hui je me laisse portée par mes envies. Bien sûr, je dois prendre le temps de faire ce que je dois faire pour assurer un minimum d’intendance, mais sincèrement, si j’ai envie d’aller prendre un verre chez une amie en sortant du travail, rien ne m’y empêche, ou rarement. Si j’ai envie de faire un détour par la salle parce que ma journée a été particulièrement éprouvante et que j’ai besoin de me défouler, je peux le faire (parce que mon sac est toujours prêt dans ma voiture). Si j’ai envie de faire un détour par le lac pour regarder le soleil se coucher, ou juste les mouvements de l’eau en surface, je peux le faire.

Parce que je n’ai plus de contrainte familiale. Bon, j’avoue, je préfèrerais les avoir la plupart du temps, mais dans ces moments de choix libre, j’apprécie ma liberté.

En dehors des contraintes externes, comme les horaires ou les objectifs professionnels, le plus compliqué pour moi a été de me libérer des contraintes internes. Ce que je m’imposais. J’avais fini par me brider, par m’emprisonner dans des habitudes qui ne m’apportaient rien si ce n’est un pseudo sentiment de sécurité, une impression de stabilité. Lorsque j’ai entrepris de m’y attaquer, j’ai été surprise de ne pas perdre pied, de ne pas me retrouver vulnérable ou complètement perdue. Je me suis sentie…. libre. Ce n’est que très récemment que je l’ai expérimenté et quel plaisir. L’acceptation était passée par là. Je suis comme je suis, inutile de me contraindre à prétendre le contraire, j’assume et je m’affirme comme telle. L’acceptation de soi et un retour à une intégrité morale qui m’a fait défaut, parce que je devais être celle qui était carrée, qui faisait que tout était bien huilé.

Et j’ai réalisé alors que mes possibilités sont illimitées. Je peux vivre ma vie en suivant mes désirs, mes besoins, mes rêves. Je peux partir en week end ou plus longtemps sur un coup de tête si je le veux. Je peux faire ce que je veux. Et c’est cette possibilité et non forcément sa mise en œuvre qui est libératrice. C’est cette possibilité qui me fait avancer, qui nourrit mes rêves, mes désirs, mes envies. Et qui donne lieu à de nouveaux possibles. Ce qui est réellement alchimique! Si les contraintes que je m’imposaient et qui m’étaient imposées me donnaient un cadre clair et sécurisant pour mener à bien ce que j’avais à faire sans trop me poser de question, qui me permettaient de fonctionner, leur absence, ou du moins l’atténuation de leur impact sur ma vie, me permet d’aller bien plus loin, de créer des possibilités qui n’avaient pas leur place alors…. Me voila donc devant un univers de possibilités illimitées, qui n’attendent que mon envie de les rendre réelles pour effectivement devenir concrètes…

De passive, je suis devenue créatrice. Illimitée dans mes possibilités. Et c’est ce que je vous souhaite d’expérimenter cette semaine. Retrouvez un moment libéré de toute contrainte pour vous permettre vous aussi d’envisager des possibilités toutes neuves. Et qui sait, vous y prendrez peut être goût!


2019 epopee: card #5. I am an ADVENTURER of life

It’s March again… This month is really special to me. So many things happened during March throughout the last 20 years. Some were positive, some weren’t. To me, March means changes, new beginnings, endings too. It’s time for me to get ready to anything and everything. And I know I will go through a lot of emotions this month….

So this week, I have to remember who I am. In order to do so, I just have to live by this truth of mine: life is an adventure. So this week, I will keep my eyes, my mind and my harms open to whatever come on my way.

Lately, I realized that my way of looking at things could change everything. And I really mean everything. It’s human to give a value to what happens to us. In fact, our first move when confronted to something, is to judge. We think in terms of ‘positive’ and ‘negative’. As I said, it’s human, it’s led by traditions, culture, and let’s say, our will and needs.

Thing is, nothing is truly ‘positive’ or ‘negative’. It only depends on the way we look at them. And we keep our mind and our heart open, then we will be able to see something good coming from what we thought was a disaster. Or we will realize that what we thought was an perfect answer to our needs was in fact right for us, at that time, but not anymore. Or we will start to see the flaws in this perfect theory. Or we won’t feel in harmony anymore with this people we felt so closed at a time.

And it’s ok. Because as we go on with our journey, we make subtle but deep changes too within ourselves. So what was true at a time, may not be true anymore now. What we felt then was real, and deed, but doesn’t vibrate the same way anymore. It changed. Because we changed.

3 years ago, I was in a really dark place, surrounded by uncertainty and fear, knowing and feeling deeply that I was loosing the center of my universe, piece by piece, without being able to do anything but being there, truly being there. Then I read this:


« L’acceptation est une alternative à l’affliction, pas à l’action. » Christophe André


« Acceptance is an alternative to affliction, not action. » Christophe André

This is when my inner journey of acceptance started. I had to accept what was going on. To free myself from this paralyzing fear, to face what was going on. We knew that time would happen. We knew how it would end, and how. There was no hope, truly. And I had to accept it. Not resigning myself and fall into the depth of despair. But acting. I then decided to live each and every second of each day we had left to its fullest. I was aware of the seriousness of the situation. I also knew that what we were living was probably the hardest lesson life gave me to live. And I accepted it. We fought till the very end, but death won. And you see, it always does, sooner or later. And it’s ok. Once we accept the impermanence of life, living has a different taste.

Acceptance is an alternative to affliction, not action. I could live by that!

And acceptance is probably my biggest strength. To be able to accept what is going on, and to take the steps forward or aside that is required to be able to go on. Because if life is an adventure, I am an adventurer. I fully accept to live. I survived long enough to make the difference between the two of them. I am not surviving anymore, because I accept what is going on with my life and I act. I am not only watching my life passing by with people, events and thoughts. I am take the step required to go on, to discover more, to understand more, to fully experiment this wonderful opportunity we are given, that is called life.

So when I accepted what life put on my path, I learned to look at things a different way. Of course, I still feel this primal, natural feeling that makes me think ‘good’ or ‘bad’ when I am confronted to something new. But I also have the ability to consider my feeling within a distance. And I make a difference between my primal emotions, and my intuition. I’ve learned to doubt the first and to trust the second.

Considering life as an adventure helps me keeping an open mind. I am open to new experiences, as I said before. I am also ready to live them. To learn from them, to grow, to go on, and to enjoy the journey.

And there is the magic of acceptance: once I accepted what was coming into my life, I felt no more fear. I really banned fear from my life. In a way, what was left to me to fear? When I think about it, each and every fear I could have felt became a reality. I had to face them, to transcend them into something more meaningful, more real. I lived through them. I survived them. And when I look back, I smile. I feel this sense of victory over each and every one of them. I am now fearless, and acceptance prevented me to create other fears to face. Because we create our fears, as much as we create our hopes, our happiness, our serenity.

So this week, I offer you to join me on my adventure. Be an adventurer too, fully experiment life with open eyes, mind and harms. And let me know what you discovered about yourself, about your own journey, about life!

Épopée 2019: carte n°5. Je suis ma SOURCE d’énergie positive.

Pendant longtemps, j’étais persuadée que je ne pouvais que recevoir. Après tout, je n’étais qu’un grain de sable dans l’immensité de l’histoire et de l’univers. Bref, que je n’étais rien, et j’avais la chance de recevoir leçon après leçon, de quoi grandir et m’améliorer. Mais que je n’étais pas encore assez « éveillée », ou « sage », ou « réfléchie » ou que sais-je encore, pour être à l’origine de quoi que ce soit de valable et de positif pour moi-même ou pour les autres. Au mieux j’étais dans l’erreur, au pire je me faisais des illusions.

Et puis j’en ai eu assez de m’auto-flageller. Le temps de l’acceptation était venu. L’acceptation de ma parfaite imperfection, l’acceptation de mes faiblesses aussi bien que de mes forces. L’acceptation d’être non plus spectatrice mais actrice de ma vie. L’acceptation de ne plus seulement recevoir mais de donner, de donner bien plus que je ne le pensais possible au départ. Et la saine détermination de vivre comme je le sentais, en pleine lumière.

Tout est une question de perspective.

Si nous ne nous voyons qu’à travers le prisme de ce que nous ne savons/pouvons pas faire, si nous ne nous attachons qu’à nos faiblesses et nos imperfections, nous éteignons cette petite flamme qui brûle en nous dès qu’elle essaie de s’allumer. Surtout ne pas briller, ne pas se faire remarquer. Au contraire, tenter à tout prix d’atteindre l’inatteignable, en se disant qu’une fois que nous aurons touché du doigt notre objectif, nous pourrons nous permettre de partager, de donner, de rallumer cette flamme. Nous ne nous sentons pas légitime de faire quoi que ce soit, nous ne voyons pas ce que nous pourrions apporter à qui que ce soit, parce que nous ne nous sentons pas à la hauteur, nous avons ce sentiment bien ancré d’imposture. Si de surcroit notre entourage nous décourage, nous nous étiolons, nous nous éteignons, nous oublions que nous avons cette petite lumière au fond de nous qui ne demande qu’à briller. Et nous faisons tout ce que nous pouvons pour surtout ne pas se faire remarquer, ne pas donner aux autres de quoi voir une faille, une différence qui servirait de tremplin aux moqueries, à la décrédibilisation de ce que nous sommes. Nous n’osons pas, et nous implosons, doucement, mais surement. Silencieusement, froidement, prisonniers de nos peurs.

Ou nous décidons de nous faire confiance. De laisser à notre flamme intérieure la chance de briller, de nous réchauffer l’âme. Et contrairement à ce qu’on a bien voulu nous faire croire, la décision est facile à prendre. Elle s’impose d’elle même, lorsque nous ne pouvons plus faire semblant. Elle est évidente. Dès lors, tout change. Parce que notre flamme intérieure s’auto-alimente. Nous n’avons plus besoin de l’approbation extérieure, nous nous alignons avec nos désirs, nos passions, nos envies, nos joies. Nous nourrissons notre flamme intérieure avec ces moments, ces petits riens, ces grands tout ça qui nous donnent envie de poursuivre notre route, le sourire aux lèvres et les les yeux pétillants, le cœur battant fort. Et c’est cette dynamique qui peu à peu craquelle notre enveloppe et nous rend lumineux au regard d’autrui.

Le secret réside en cette simple idée: plus nous ressentons du plaisir, de la joie, plus nous nous nous ouvrons, plus nous en recevons et pouvons en donner.

Évidemment, la vie n’est pas constituée uniquement de moments joyeux, heureux, de bonheur permanent. Mais même dans les jours les plus obscurs, efforçons-nous de trouver quelque chose, même insignifiant, qui nous apporte un sourire, ou du moins qui ne nous fait pas mal. Je me dois d’être franche ici. Cette période de l’année n’est pas ma préférée. Elle est même très douloureuse pour moi, très chargée émotionnellement. Pour autant, je sais que cet état de mélancolie n’est que transitoire. Même au quotidien. Par exemple, ce matin, j’ai passé quelques minutes à observer mon bol de thé, les volutes de vapeur qui s’en échappaient, les dessins que l’évaporation formait à la surface du liquide. Le soleil matinal se levait et éclairait peu à peu mon thé,en lui donnant des reflets de miel. Et j’ai encore sur le visage le sourire qui est né de cette expérience, si insignifiante mais aussi si douce, si sereine, si magique. Peu m’importe ce que cette journée m’apportera, j’ai vécu ce moment, et je le garderai en mémoire. Avec les émotions qui l’accompagnent, les sensations physiques qui lui sont propres. il est devenu une source d’inspiration, de créativité.

Ce n’est pas si difficile de trouver chaque jour de quoi alimenter sa flamme intérieure. Mais pour cela, nous devons apprendre à ouvrir nos yeux, notre cœur, nos bras aussi parfois. C’est un apprentissage. Trouver ce qui résonne ne nous, prendre le temps de savourer le moment, s’en imprégner. Et le plus beau, c’est que les jours sombres, il nous suffit de puiser dans notre mémoire pour le retrouver, lui et ses compagnons. Ces moments de sérénité, de joie, de bonheur, ces rires, ces sourires, ces petits riens qui nous réchauffent sans jamais nous bruler. Et qui nous animent, peu à peu.

Et puis cette lumière, cette flamme intérieure fait son chemin. Elle brûle ce qui pouvait nous entraver, ce qui nous emprisonnait dans nos schémas mentaux acquis. Rien ne nous empêche de briller aussi fort qu’on le désire, rien ne nous empêche de partager cette chaleur, cette lumière, cette énergie avec autrui. Elle devient une part intégrante de notre être. Elle le redevient en fait, puisqu’elle a toujours été là, juste étouffée par nos peurs.

Lorsqu’on se sent drainé (par des lieux anxiogènes ou des personnes négatives, voire les deux simultanément), il nous suffit de prendre un temps pour réactiver cette flamme intérieure à l’aide de nos souvenirs, de la méditation, d’un petit tour dans la nature. De faire quelque chose qui nous rend heureux, d’être là où on se sent bien. Et si on ne peut le faire dans l’immédiat, de nous visualiser en train de le faire, d’affirmer notre vérité intérieure, de la mettre au premier plan. De reléguer ces émotions désagréables au second plan, voir à l’arrière plan, de laisser notre flamme intérieure les repousser. Les souvenirs réactivent ce sentiment de bien être. Personne ne peut nous les prendre, ou nous empêcher de le faire. C’est un apprentissage, un réflexe à acquérir. Une saine détermination à garder en tête. J’ai encore en mémoire la dernière fois où j’ai du faire appel à cet outil. J’étais avec une personne qui projetait tellement de négativité qu’elle parvenait à me toucher, à me drainer. Je me suis alors dit que j’étais et voulais rester sereine, et que si je pouvais faire preuve de compassion, il était hors de question de la laisser se nourrir de mon bien être pour satisfaire son égo. J’ai donc pris une longue inspiration, souri, pensé « je suis sereine et je veux le rester ». J’ai alors ressenti cette chaleur m’envelopper et vu, non sans surprise, la personne reculer de plusieurs pas, dans l’incapacité de m’atteindre énergétiquement. J’ai continué à interagir avec elle, parce que la situation le requérait, tout en me protégeant. Et je suis restée sereine, calme, en essayant de communiquer avec elle.

Bref, tout ça pour dire qu’il est vain d’attendre que l’on nous donne de quoi nous sentir bien. D’attendre que cela vienne de qui ou de quoi que ce soit. Que tout réside déjà en nous. Et que nous sommes maitres de nos vies et de ce que nous en faisons. Que nous sommes nos propres sources d’énergie positive. Quoi qu’il se passe, quoi que nous puissions vivre, nous avons ça en nous, notre flamme ne peut s’éteindre. Il nous appartient uniquement de décider ou non de la laisser briller aussi fort qu’elle le souhaite.

motif: cosmic flower

Coloriage: pour Amélie

J’ai donc une nouvelle obsession: les entrelacs celtes… Trèèèèès addictif, mais surtout méditatif. Et comme je suis enthousiaste à partager ce qui me plait, je montre mes gribouillages à mes copinettes. Et si j’en faisais un coloriage? Après tout, pourquoi pas?

Me voila donc à tracer mon quadrillage, à choisir mon motif, et à dessiner, gommer, faire des variations, et surtout, me détendre, trait après trait. Une après midi entière à gribouiller. Et ce soir, je l’ai encré.

Le voila donc, le coloriage que je t’ai promis, Amélie!

Et si ça vous dit: la version à colorier:

Épopée 2019: carte n°4. Je suis une GUERRIÈRE APAISÉE

Ce n’était pas la carte que j’avais prévue pour cette semaine, mais elle n’a pas arrêté de me trotter dans la tête. Je pense donc que c’est le moment de l’aborder.

J’ai toujours été d’un tempérament de feu. Explosive. Apocalyptique même à mes heures. Je n’ai jamais eu peur de déclencher un cataclysme, et d’en assumer les conséquences. Si j’estime que c’est la chose la plus juste à faire, je n’ai aucune hésitation. Lorsqu’il faut tout mettre à plat, soulever le voile ou encore bousculer les choses qui ne fonctionnent pas, je fais ce qu’il faut.

J’ai appris à apprivoiser ce côté de ma personnalité et à m’en servir pour avancer. Je sais également que lorsque je suis confrontée à une crise, qu’elle soit interne ou externe, je suis armée pour y faire face et la régler.

C’est ma force. Lorsque je suis confrontée à un conflit, qu’il soit larvé ou plutôt ouvert, j’enfile mon armure et je me jette dans la bataille, pour peu que la cause me paraisse juste ou que je pense être d’une quelconque utilité. Je ne fuis pas. Je fais face. Et je le fais depuis aussi longtemps que je me souvienne.

Mais ce n’est rien à côté de mon instinct de protection. Que ce soit ma propre protection ou celle de ceux à qui je tiens. J’ai passé une dizaine d’années à affiner mes compétences, à renforcer mes aptitudes. Au service de ma fille. J’ai fais ce que j’avais à faire, jour après jour, pour la protéger. Taillant dans le vif si nécessaire, en nous construisant des murailles imprenables de temps à autre, et surtout en faisant mien son combat, même si nous en connaissions l’issue. Je me suis battue contre vents et marées, contre le regard d’autrui, contre les statistiques. Un par un , défaisant l’ennemi en gardant toujours mon coeur et mes bras ouverts pour celle qui en avait besoin. Et aujourd’hui, je me rends compte qu’en définitive, elle m’a protégée bien plus que je ne l’ai fait. Protégée de moi-même. Elle m’a empêchée de n’être qu’une guerrière froide et déterminée à écraser tout ce qui se présentait en travers de son chemin. En étant pleinement sa mère, en l’aimant, en l’écoutant, en la comprenant, je gardais ma part d’humanité dans ce combat inhumain.

Lorsque je me suis retrouvée seule, blessée, en colère, désoeuvrée, j’ai senti le moment où je pouvais soit soulever le voile et mettre face à leurs actes tous ceux qui nous avaient causé du tort, la plupart du temps par ignorance, soit honorer sa mémoire et passer à un autre chapitre de ma vie. Que faire de cette énergie destinée à encourager, à soutenir, à lutter, désormais inutile? Je devais agir, à moi de choisir la direction de mon action. Tournée vers le passé, ou vers le futur.

J’ai décidé d’avancer. Mais pour ce faire, je devais d’abord faire le nécessaire pour prendre du recul. J’ai ôté mon armure, pris note de toutes les traces qu’avaient laissé les combats menés depuis si longtemps sur mon corps, sur mon âme. D’aucun diraient que j’ai pris conscience de mes blessures et que j’entamais ma guérison. Mais je vois les choses différemment. Il ne s’agissait pas de blessures, mais de témoignages des combats menés. Il n’était pas question de guérison (je n’étais pas malade), mais d’évolution, de croissance.

J’ai donc pris le temps de reconnaitre et d’accepter ces traces. D’en tirer les leçons. Et de les aimer pour ce qu’elles m’avaient apporté. J’ai fait la paix avec moi-même, avec celle que j’étais et que je suis aujourd’hui. J’ai pris conscience du chemin parcouru, des épreuves, des bienfaits aussi, de tout ce que la vie m’avait enseigné jusque là.

Et j’ai choisi de continuer mon chemin. Et je sais qu’il sera bien plus paisible que celui que j’ai parcouru jusqu’ici. Je pense que j’avais besoin de vivre ce que j’ai vécu, et que si le prix à payer a été exorbitant, j’en ai aussi retiré beaucoup.

Je suis une guerrière. C’est dans ma nature. Je n’ai rien à prouver à qui que ce soi, c’est une évidence. Tout mon être le transpire. J’ai su l’accepter, en faire une force motrice. C’est cette aptitude à combattre qui m’a permis de me relever, et de poursuivre ma route, quoi qu’il en soit. C’est cette aptitude à prendre conscience de mes capacités et de mes limites qui m’a permis de faire ce qu’il fallait pour prendre le recul nécessaire. C’est cette aptitude à analyser une situation qui m’a permis de savoir où j’en étais et ce que je voulais faire. C’est cette aptitude à survivre au pire qui m’a permis de donner le meilleur de moi-même chaque jour. Et si je continue mon chemin, librement, sereinement, avec une connaissance intime de la valeur de la vie, mon armure n’est jamais loin, pour me rappeler d’où je viens et qui je suis.

Aujourd’hui, je marche sur mon chemin d’un pas assuré et calme, forte d’une expérience de vie qui m’a offert les outils dont j’avais besoin au fur et à mesure de mon avancée. J’en ai gardé l’habitude d’observer ce qui se passait en moi et autour de moi, de repérer les schémas, les paroles, les indices qui pourraient me guider dans l’avenir. Même s’ils n’ont aucun sens pour moi aujourd’hui, je sais que le moment venu, tout prendra sens. Ce qui me permet d’avancer avec assurance et confiance. J’aspire à vivre en paix, en harmonie avec ce et ceux qui m’entoure(nt). J’ai livré les combats que j’avais à livrer. J’en ai retiré de belles leçons de vie. Il est désormais temps de les transmettre, de les partager, et de me demander en quoi je peux être utile. Alors je profite de chaque rencontre, de chaque moment. Sans peur, sans douleur, paisiblement.

Parce que j’ai su accepter cette part d’ombre qui en définitive a été ma plus grande force, il est temps pour moi d’explorer le côté bien plus lumineux et léger de l’existence.

Voici donc vos cartes pour la semaine, une au féminin l’autre au masculin. Avec un gribouillage celtique parce que c’est ma nouvelle obsession….


2019 epopee: card #3. I am the ARCHITECT of my thoughts

Third card for this epopee. Let me tell you about the time I realised I needed to put some order. In my life (I can be really really messy creative when I am into something), but most of all in my thoughts.

I am thoughtful. Literally. Full of thoughts….

all.the.time.

Thing is, it used to bring me down. Because most of them were in fact not really genuine thoughts, but reactions. To what was expected from me, to what I « needed » to achieve and hadn’t already…. To inner and outer pressure. And I didn’t like it…. at all.

Thing is, we are a social species…. so we are subjects to those outer pressure… social, physical, philosophical even, norms. Thing is, I am note really sensitive to norms…. I don’t really understand them. Well, not those who tend to ostracize a group of person just because they are who they are… I am not good with boxes and blending…. I don’t like the things or ideas that aim to deny ourselves just to fit into a group…. not my thing… I never understood (accepted?) it.

I explain it by the fact that life threw me into situations that were incompatible with this mainstream way of life…. it wasn’t my path, probably… I don’t know, and it really doesn’t matter, actually.

I had to face judgment a lot in my life. From people who had no idea of what I was living. But who were prompt to judge me from their boxes… At first, it hurt. A lot. It was heavy to just realize that my life had nothing to do with their expectations but that they were too self-righteous to even consider it this way. I had to find a way to go on without feeling that bad about myself. Because clearly, when all you hear is negative judgment (and concerning the situation I am thinking about, they couldn’t be wronger), you start to feel bad, and then you think they may have right to some point, and you end thinking you are a failure and that they were right from the beginning. Really? Nope, I couldn’t go on like this.

So, what did I do? Thoughts boot camp. My own version of it.

First I had to distinguish my own thoughts from acquired reactions. What was really my thoughts, and what was this little voice telling me how wrong I am to be/do/act/think like this? So I took my most reliable sword, and I cut myself from outer judgment. I even gave a name to my sword: « IDon’tCare ». It came with a beautiful shield too, « IDon’tMind ».

Then, I learned to listen to my gut feeling, to be in harmony with what I felt. And it worked. Sometimes, I looked for guidance, and then opened myself to other people opinion, but really, during that time, I just closed myself to anything that didn’t come from within. To establish a ground from which I could grow, and built myself.

I cut myself from anything that could influence me. I didn’t watch tv anymore, I didn’t watch news anymore, I didn’t care about fashion or trend or anything like that, I surrounded myself with people who were genuine and open minded. No more outer pressure.

And my whole life changed. Or the way I saw it changed. I stopped focusing on what was missing or broken (said some people I don’t know and who don’t know me…. ridiculous, isn’t it?). I started focusing on what was beautiful and brought me happiness, on what I loved, on what I enjoyed. And I built myself back from that.

Boot camp went on with this simple exercise: each time a negative thought came to me, I trained to have 3 positive thoughts. Not that easy at first. You really learn to see things on different perspective. And you grow, strong and high. I cleaned my mind from all this clutter that was negativity, judgment, norms. I freed myself from the social, trendy, philosophical shackles that made me feel breathless, that prevented my growth, in any realm of my life.

And it manifested ‘for real’. I felt proud of my curvy, winter geared silhouette, I braided my gray hair with pride (it is the visible sign of my invisible crown, after all!), I smiled widely, despite my non perfect teeth (one of my biggest complex, because you HAVE to have perfect white aligned teeth to exist in this world….. really? I don’t care hehe), I looked at my wrinkles as I do with my scars: with pride. I grow, I get older and hopefully wiser. And they are the manifestations of that maturity. I have all the reasons to be proud of them!

And my thought were clearer, brighter, more creative, more open to others too. Just because one day, I decided to claim my life and thoughts back. I act, I don’t react. I am at the initiative of my projects. I don’t define myself in reaction to something or someone. I define myself in being who I am, doing what needs to be done to be that person. I became far stronger. When confronted to judgement, I don’t think « what did I do to make them feel this way about me? ». No. I think « How can I help them feel better about themselves so they don’t feel the need to judge anyone? ». Or, if I think the person is far too deep in the observation of their own belly button to realize that the world doesn’t spin around it, « Just smile, and go back to what you are doing, they will learn eventually, but it’s not time yet, and it’s not your call. » See? Simple, clutter free, and sooooo peaceful.

I built myself as I built my thoughts. On strong foundations:

  • everything, everyone can be seen on a different perspective.
  • I keep in mind that people who easily judge are the ones in need of reassurance they don’t live in a lie. They will learn, eventually.
  • Focus on what makes you feel good about yourself, about life, about anything and everything.
  • Be sincere, always, with yourself. If you don’t like something that can be changed, do it. If it can’t, then accept it.
  • The only person you will spend your entire life with is yourself. So take care of yourself and enjoy being you!

Enough of my ramblings, here is you card for this week… simple, but drawing it was really meditative.

Épopée 2019: carte n°3. Je suis SEREIN(E) face à mes choix.

Alors que le mois de janvier s’achève, j’aime prendre le temps de la réflexion sur ces semaines. Non pas pour faire la liste de ce que j’aurais du/pu faire différemment, non pas pour regretter quoi que ce soit, non pas pour me juger sans compromis. Si je me penche sur le mois passé, c’est pour me rendre vraiment compte du chemin parcouru, pour prendre conscience des choix que j’ai eu à faire et de leurs conséquences. Et de m’en réjouir.

Chaque jour, nous faisons des choix. C’est une composante inévitable de nos journées. Des vêtements que nous portons à la route que nous prenons pour aller travailler, en passant par le menu de nos repas, par exemple. Des choix qui en général n’impliquent que nous. Et qui rythment notre quotidien, qui nous ouvrent des portes, qui en ferment d’autres.

Pour certains, faire un choix c’est renoncer, ce qui rend l’exercice très difficile, alors que pour d’autres, il s’agit juste de se lancer dans une nouvelle aventure. J’ai la chance de faire partie des seconds. Je me dis que si je devais prendre une autre route que celle que j’ai choisie, l’opportunité se présentera à nouveau. C’est aussi simple que ça (et basée sur mon expérience hahaha). Du coup, lorsqu’un choix se présente à moi, je le fais en conscience, en suivant ce que je ressens. Et si j’hésite, c’est qu’il y a des choses à explorer des deux cotés, je laisse donc le hasard faire son œuvre. J’ai cependant la chance de bien me connaitre, et je me fie donc souvent à mon intuition, cette petite voix intérieure qui me donne des indications bien utiles. Lorsque je ne le sens pas, je ne le fais pas. Tout simplement. Et je n’ai jamais eu à le regretter jusqu’ici. Bien sûr, je ne parle ici que de ces choix quotidiens, anodins.

Il m’est arrivé de faire des choix dont les implications étaient bien plus graves, voire irrémédiables. Ce sont des choix qui méritaient une réflexion approfondie, une évaluation la plus exhaustive possible des conséquences. Et la prise de conscience que j’en porterai la responsabilité. Pas si simple, alors, de faire ces choix…. oui et non. Tout dépend de ce qu’on met dans la balance et de la façon dont on regarde la situation. J’ai appris à ce pas faire de choix contre quelque chose ou quelqu’un, mais pour quelque chose ou quelqu’un.

Si un choix complexe ou lourd de conséquences se présente à moi, je pars du principe que je suis capable de le faire, et d’en assumer les suites. Si je dois vraiment peser le pour et le contre, prendre le temps de la réflexion, j’ai aussi l’intime conviction que chaque choix me propose une alternative. A moi de voir plus loin, de dépasser mes sentiments et mes émotions sur le moment pour pouvoir faire le meilleur choix possible, c’est à dire celui dont le chemin me parait le plus pertinent. Ce sont ces choix qui nous font grandir, qui nous poussent dans nos retranchements, qui nous révèlent à nous-mêmes. Je n’ai renoncé à rien, j’ai opté pour une solution.

C’est justement dans l’absence de regrets que je sens que j’ai fait le ‘bon’ choix. Lorsque je suis sereine face à mes décisions, que je les vis le mieux possible. Évidemment, ça n’a pas été simple, mais j’ai pris l’entière responsabilité de mes choix, et j’en ai assumé les conséquences.

Le premier enseignement que j’en ai tiré est de toujours tenter d’avoir une vision objective de la situation, sans laisser mes propres émotions, surtout négatives (colère, douleur, frustration etc….), brouiller ma réflexion. Et de faire au mieux, en toute conscience.

Le deuxième enseignement est que je vais devoir vivre avec. Et que pour ce faire, il faut que mon choix soit en adéquation avec mes valeurs et mes principes de vie. Qu’il soit le plus intègre possible. Parce qu’immanquablement, les jugements extérieurs seront sans concession. Et que je devrais y faire face sans rougir, la tête haute. Sans parler de ces émotions qui parfois me submergent. Mais que j’accueille et relâche simplement, paisiblement.

Le troisième enseignement est que tout choix, du plus anodin au plus drastique, est un jalon de ma croissance personnelle. Parce que faire un choix, c’est agir sur sa vie. C’est la prendre en main, c’est faire preuve de responsabilité. C’est affirmer: je décide de prendre cette direction, en toute conscience, et avec confiance. C’est donc une preuve de la confiance que je m’accorde.

Le quatrième enseignement est qu’un choix, quel qu’il soit, est une opportunité. C’est un nouveau chemin qui s’offre à nous, c’est un monde de possibles. De ce fait, je fais mes choix avec enthousiasme.

Je suis donc sereine face à mes choix.

motif: Sistar

2019 epopee: card #2. I am GROWING each and every day

Second card for this 2019 epopee. Sometimes, life makes us feel like we are on stand by. Nothing seems to evolve, nothing seems to change. Just plain stillness. Not a peaceful, blissful one, more like a « stuck in mud » one. Everything requires huge efforts to just shift a little. Energy is gone, will is anesthetized, and our body seems so heavy.

This is what happens when we don’t hear our inner voice telling us ‘rest!’, ‘step back!’, when we just ignore it and try to do what we are doing anyway. Bad idea. Life then reminds us that we are supposed to get some rest, to step back and to look at our life from a different perspective before we hit the wall…. If we don’t, then it takes care of it. And we find ourselves stuck in a cotton reality. Where we are forced to stop playing around and just watch.

I’ve learned the hard way to listen to my inner voice when it requires me to stop overdoing things. I’ve learned to spend time daily to step back, to think about my life, on a different perspective. I’ve learned to accept my mistakes and to try to make things better instead of going on, by pride. I’ve humbled myself. I’ve learned to look at my life with compassion, with empathy. I take each day as it comes, with enthusiasm. Because I know that, no matter what, I will learn something, I will grow through the day. Even my dullest days bring me something to ponder, to laugh at, to grow.

Because, at the end, this is what really matter: to grow. To become the best version of ourselves. To enjoy the life we get to live, despite those pesky hard days, those challenges, those pains. We are lucky.

And in order to do so, we need to realize that the little things can bring us a lot. So we just need to keep looking at our life, living it fully, loving it, to open our eyes and our hearts to what really matters.

We grow each and every day. We learn each and every day. We move on each and every day. We just need to open ourselves to this reality, to this truth. And be happy with it. Change can be hard, but I’ve noticed that it’s harder when we didn’t see it coming. If we are aware of what is going on in our life, then change is just a slight shift from a point to another. It’s just something we need to accept and/or do to evolve to our better self.

I don’t really care about the one I was 20 years ago, last year, last month, last week or even yesterday. I care about the one I am now. And I can’t wait to meet the one I will be tomorrow, next week, next month, next year, 20 years from now. I know I will meet these versions of myself when time has come. Till then, I go on my path, step by step, day by day, growing.

Here is this week’s card!