Symbole n°15: le Triskel

Ah le triskel! On retrouve ce symbole gravé dans des monuments datant du Néolithique et il est encore utilisé de nos jours, généralement comme emblème breton. Il est l’un des rares à avoir su traverser le temps et à être toujours présent dans la culture humaine.

Seulement voila, il existe de nombreuses interprétations de ce symbole, de la représentation des 3 points du mouvement d’horizon du soleil (lever, zénith, coucher), à la symbolique d’éléments (eau terre et feu pour certains, ciel terre et eau pour d’autres), en passant par la symbolisation des 3 états de la vie (enfance, age adulte et vieillesse), ou encore du temps (passé présent et futur).

Quoi qu’il en soit, ce symbole perdure et finalement, chacun voit en lui une certaine dynamique, certainement du fait de sa construction, les trois spirales évoquant le mouvement.

Pour ma part, j’aime l’idée du triskel comme symbole d’enthousiasme, de dynamique positive. Et c’est cet état d’esprit que je veux garder cette semaine. Le fait d’avancer avec envie, avec enthousiasme, avec la curiosité de ce qui vient, avec un esprit de conquête, de découverte, cette envie de plonger dans l’inconnu sans retenue, sans restriction.

Pour moi, le triskel est aussi un symbole de croissance. Je me suis récemment posé la question de la culpabilité. Parce que j’ai réalisé que j’en étais enfin libérée. Bien entendu, comme chacun d’entre nous, j’ai fait des choses dont je ne suis pas très fière. J’ai blessé des personnes auxquelles je tenais, je me suis égarée parfois. Et j’ai culpabilisé. Longtemps. Énormément. Jusqu’à ce que je prenne le temps de regarder tout ça sous un angle différent. J’ai effectué des choix. Et je les assume. Peu importe ce qui les a motivés au moment où je les ai faits. Ils m’ont fait prendre une direction qui m’a menée à celle que je suis, ici et maintenant. Ils correspondaient à des leçons que mon moi d’alors devait recevoir. Et vu d’ici, clairement, je les ai reçues. Ces choix m’ont apporté de merveilleuses rencontres, m’ont également plongée dans des profondeurs très douloureuses, m’ont fait prendre des chemins de traverse parfois tortueux. Mais mon parcours, déterminé par ces choix, est mien. J’ai fait des choix. Et ils m’ont construite.

Il m’apparait évident aujourd’hui que je ne referais pas certains d’entre eux. Parce qu’ils ne correspondraient en rien à ce dont j’ai besoin d’apprendre maintenant. Mais les regretter signifierait renier une part de mon parcours. Puisque j’apprécie la personne que je suis aujourd’hui, puisque je l’accepte sans condition, je ne me vois pas l’amputer d’une expérience de vie qui a contribué à la composer.

J’essaie de faire mes choix avec intégrité depuis un bon moment maintenant. Et je me fie à ce que je ressens. Je ne laisse plus personne interférer avec ma prise de décision. J’essaie de m’écouter, d’écouter mon intuition, de voir au delà de ce qui est visible au premier abord, de prendre du recul, de me décentrer. Par contre, il m’apparait clairement que je ne renierai plus jamais mon cœur. Et je compte bien continuer ainsi.

Aujourd’hui, je sens que je me trouve de nouveau à la croisée des chemins, ou du moins que je m’en approche. Et c’est avec enthousiasme que je parcours le reste du chemin jusqu’à ce nouveau choix. A moins que d’ici là il devienne une évidence. J’ai confiance. En moi, en mon jugement. En mon avenir.

Symbole n°14: le Soleil aztèque

Deuxième symbole solaire, après le soleil des Zia, j’ai choisi cette fois la représentation des aztèques. Parce que son esthétique me parle.

J’ai choisi le soleil cette semaine parce que pour moi, je suis à l’aube d’une nouvelle année, d’une nouvelle aventure, et qu’il représente parfaitement mon état d’esprit. Et puis il entre en résonance avec la carte d’affirmation positive. Il est temps de briller, d’être une source de chaleur et de créativité. Tout un programme! Et puis nous avons changé d’heure, c’est le printemps…. bref, tout un tas de raisons d’honorer le soleil cette semaine.

S’il y a bien un symbole universel, que ce soit dans le temps ou dans l’espace, c’est le soleil. Il est honoré, craint, redouté, respecté partout et depuis toujours. Il rythme nos vies et celles qui nous entourent. Il nous apporte la chaleur et la lumière indispensable à toute vie.

Alors cette semaine, j’avais envie d’honorer le Soleil. Parce que chaque aube est une promesse, qu’en chaque crépuscule réside un mystère et des secrets prêts à être explorés. Parce que si je fuis un contact trop franc, j’aime me réveiller avec sa lumière, j’aime sentir ses rayons me caresser et me réchauffer doucement. Parce qu’il me rappelle que tout est affaire de cycle, et qu’il ne dépend que de moi d’en faire quelque chose ou de lâcher prise, jusqu’à la fois prochaine. Parce qu’il apporte l’espoir aussi, qu’il révèle ce qui doit l’être. Qu’il nous dynamise, qu’il nous offre son énergie, qu’il est un principe créateur, un principe de vie.

Parce qu’il est temps pour moi de vivre pleinement, et qu’il est le compagnon idéal pour ça.

Bref, cette semaine, laissez vous envahir par sa lumière, afin que votre soleil intérieur puisse rayonner à son tour!

Symbole n°13: la grenouille

J’ai choisi la grenouille Taino, des Caraïbes. On la retrouve sur de nombreux pétroglyphes dans les Grandes Antilles. Les Taino ont été présents sur ces îles du VI ème au XV ème siècle (pour avoir un aperçu de leur art, suivez ce lien!).

Le symbole de la grenouille se retrouve un peu partout dans le monde, et à toutes les époques. Tantôt symbole très positif, tantôt liée à des catastrophes.

La grenouille est généralement considérée comme un symbole de transformation, de changement, de l’impermanence de la vie. Sûrement du fait de ses nombreuses transformations afin d’atteindre l’âge adulte. Elle peut aussi symboliser la renaissance. Elle est également un symbole de purification, qui vise à éliminer ce qui est toxique, notamment de part son lien avec l’eau des rivières etc, qui lave et emporte au loin ce qui n’a plus lieu d’être.Enfin, si certains l’imitent ou l’invoquent pour faire tomber la pluie, d’autres racontent des pluies de grenouilles comme étant un châtiment divin.

J’ai choisi ce symbole pour cette semaine parce que pour moi, c’est un temps de transformation, de détoxification aussi sûrement. Un temps d’introspection et de remise en ordre émotionnelle. Et je sais qu’à l’issue de cette semaine, je serai capable de reprendre le cours de mon voyage, si ce n’est transformée, du moins parée à affronter une nouvelle année, débarrassée de certaines choses si ce n’est définitivement, du moins pour un bon moment.

J’ai donc choisi la grenouille pour effectuer cette transition le plus sereinement possible.

Promis ensuite je reviens à des symboles plus… ‘abstraits’ hahaha

Symbole n°12: le corbeau

Le corbeau… Ceux qui ont la chance de me côtoyer dans la vraie vie savent à quel point cette histoire de corbeau me trotte dans la tête depuis un petit moment…

Le corbeau est un animal symbolique partout où il est présent. Que ce soit en Europe, au Nord Ouest de Amérique du Nord, en Sibérie, en Asie, en Afrique du Nord, il fait partie de légendes fondatrices ou est lié à des divinités. Il peut être aussi bien vu comme une force bénéfique que comme un oiseau de mauvaise augure. C’est ce qui est fascinant chez cet animal: il semble jouer un rôle dans la construction culturelle de civilisations aussi variées que les Romains et les Grecs, les Vikings et les Celtes, les Amérindiens, les Inuits, ainsi que dans les religions telles que le Judaïsme et le Christianisme, l’Islam, l’Hindouisme.

Pour certains peuples (Nord Ouest de l’Amérique du Nord, Sibérie, Inuit, Nord Est de l’Asie, Bouthan), le corbeau est créateur du monde, ou du moins il protège les hommes, leur donnant de quoi survivre et se développer. Son plumage noir représenterai le Néant, le vide avant la création. Selon les légendes, il est à l’origine du monde en tant que tel, ou du genre humain, ou encore du Soleil, de la Lune, des étoiles, de l’eau et du feu (rien que ça!). Il est une divinité en soi, plutôt positive et constructrice. Il aurait également joué un rôle dans la création de la ville de Lyon, en France.

Le corbeau peut aussi jouer le rôle de gardien. Lorsque les corbeaux cesseront de voler autour de la montagne où il repose, Frédéric Barberousse se réveillera et règnera de nouveau. Dans le même ordre idée, il est dit que tant qu’il y a des corbeaux à la tour de Londres, l’Angleterre ne sera pas envahie.

Le corbeau peut également être associé à une divinité.

  • Apollon, dans la Grèce Antique, donne son plumage noir au corbeau par punition pour avoir fait preuve de négligence dans la surveillance de sa maitresse.
  • Odin dans la tradition Nordique envoie deux corbeaux, Hugin (la réflexion, la pensée) et Munin (la mémoire) autour du monde pour qu’ils lui rapportent ce qu’ils voient et entendent. C’est ainsi que le dieu sait ce qui se passe dans le monde.
  • Morrigan, et Badb, dans la tradition celtique irlandaise. C’est sous la for me d’un corbeau que la déesse Morrigan se pose sur l’épaule de Cuchulainn à sa mort

Le corbeau étant charognard, il est souvent lié aux morts, à la guerre, à la maladie. Son plumage noir accentue ce côté inquiétant, sans ‘âme’. Il est présent sur les champs de bataille, jouant un rôle en faveur d’un ou de l’autre camps, se nourrissant de ceux tombés au combat. C’est sans doute ce qui lui a donné sa mauvaise réputation, bien ancrée encore de nos jour en Europe notamment. De nombreuses légendes lui attribuent un côté malsain, traitre, infidèle, manipulateur, se jouant des hommes pour son seul profit.

Malgré cet aspect sanguinaire (ou peut être de ce fait), il est choisi pour orner les bannières de plusieurs rois Vikings. C’est leur esthétique que j’ai choisie pour ma carte. Il figure également sur les armoiries de l’Ile de Man, sur celle du Bouthan.

Le corbeau revêt également une symbolique plus mystique, magique. Il est celui qui fait le lien entre les vivants et les morts, qui permet la communication entre les deux mondes. Il est celui qui fait prendre conscience de la magie ordinaire. Il est celui qui élève la perception, qui permet d’acquérir un meilleur discernement, qui représente la détermination à atteindre son but, seul ou en groupe. Il revêt aussi un rôle symbolique de transformation, alchimique.

Enfin, le corbeau est un oiseau extrêmement intelligent, qui vit en communauté, et qui est capable de se souvenir de celui qui lui a fait du bien ou du tort…. ce qui donne à réfléchir à notre attitude face à lui!

J’édite: et si je vous disais que la pleine lune de mars est surnommée la lune du corbeau? Si si, véridique! J’aime être en phase avec l’Univers hahahaha.

Quant à moi, j’ai la chance d’avoir pour voisins un groupe de corbeaux, qui viennent me rendre visite en se posant sur les arbres à hauteur de mon appartement quotidiennement. Je suis également saluée tous les matins de la semaine par un corbeau qui semble garder ma voiture jusqu’à ce que j’arrive. J’ai aussi remarqué qu’ils se trouvent tout le long de mon trajet pour aller au travail. Et puis les deux premiers morceaux que j’ai appris à jouer à la flûte portent sur des légendes concernant les corbeaux…. sans parler des rêves où ils apparaissent…. Bref, ma vie est colonisée par les corbeaux ces derniers temps, sans que je saisisse encore bien le message qu’ils ont à me transmettre, si ce n’est que je vis dans une région où ils sont nombreux et en bonne santé (haha) mais au moins, ça m’aura donné l’occasion de me pencher sur la symbolique de cet oiseau et d’écrire cet article!

Et puisque j’aime les paradoxes, tous les paradoxes haha, je n’ai pas voulu faire les contours du symbole en noir…. j’ai opté pour un fond à l’aquarelle et j’ai peint le symbole à l’encre violette…. leur seul symbole jusqu’ici qui aurait légitimement pu être noir…. non, je l’ai dessiné à l’encre violette…

Symbole n°11: Kokopelli

Cette semaine, nous danserons avec Kokopelli. C’est un personnage mythique révéré par les Navajo, les Hopi, les peuples amérindiens du Sud Ouest de ce qui est aujourd’hui les Etats Unis. Kokopelli est symbole de fertilité, de joie, de longue vie. Il est représenté par un joueur de flûte bossu, sa bosse recelant selon les traditions des graines, des plantes, des objets sacrés ou médicinaux (les uns et les autres pouvant très bien être liés). Tout en semant ses graines, il chante et joue de la flûte. Il insuffle ainsi le souffle de la vie dans ses semences.

Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans les vents du printemps, qui apporte sa chaleur après le froid de l’hiver. C’est un nomade, son arrivée et son départ sont annoncés par sa flûte. Ses voyages lui ont octroyé la sagesse et il a une leçon pour chacun. Il apporte également prospérité et bonne fortune à qui écoute ses chansons.

C’est donc aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un sage. Sa plus grande leçon étant de ne pas prendre la vie trop au sérieux.

C’est un personnage extrêmement positif.

J’aime beaucoup Kokopelli, et ce symbole me parle profondément. Ma première ‘rencontre’ a été sous forme d’une bague le représentant, ramenée par mes parents au retour d’un voyage dans le grand Ouest américain. J’ai tout de suite été attirée par ce petit bonhomme courbé et dansant, avec sa flûte. Je l’ai trouvé joyeux et optimiste, et elle est longtemps restée à mon doigt.

Je l’ai retrouvé lors de mon séjour en Arizona. Il était partout, des talus d’autoroutes aux enseignes diverses et variées. Sur des textiles, des poteries. Partout. Et si le côté commercial d’exploitation de son image ne m’a pas échappé, sa seule vue me remplissait de joie. A chaque fois. Comme si il me souhaitait la bienvenue chez lui.

Clairement, je me sens liée à Kokopelli. Peut être parce que moi aussi j’essaie de semer mes graines en classe, dans ma vie quotidienne ou ici. Peut être aussi par mon côté conteuse d’histoires, par mon métier, par mes inspirations, par ma flûte, même si la mienne est irlandaise et non amérindienne (mais qui sait, je vais peut être y venir aussi!). Peut être aussi par ce détachement que j’ai acquis au fil des années. Et cette certitude chevillée au corps: il faut profiter de la vie à chaque instant, sans regret, avec joie et reconnaissance. Rire aussi, et se dire que si on est peu de chose, on a aussi tous la capacité de planter, nous aussi, nos graines d’espoir, de joie, de sérénité, de connaissance, de compassion, de respect, et que sais-je encore. Et qu’une fois partis, c’est ce qui restera de nous, et quel bel héritage!

Alors cette semaine, comme toutes les autres, je vais tenir compagnie à Kokopelli, en jouant de la flûte, en semant mes graines, et en vivant, tout simplement.


Symbole n°10: Alatyr

Alatyr est un symbole ukrainien. Depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, cette étoile à 8 branches est brodée sur les vêtements des personnes de pouvoirs ou de savoir, portée comme une amulette aussi bien par les hommes que par les femmes, notamment au départ pour un long ou périlleux voyage. Les deux croix qui se croisent au centre (verticale, masculine et oblique, féminine) représentent la naissance de l’harmonie (intégrité, accord). Le soleil à 8 rayons est quant à lui le symbole de la spiritualité dans les croyances védiques. Alatyr symbolise l’harmonie universelle.

Alatyr peut être vu comme une protection divine, ou l’expression d’un lien entre l’humain et le divin. Il porte la connaissance de l’univers, de ce qui n’est pas visible, et de ce fait on lui porte des propriétés protectrices.

Quant à moi, je le vois surtout comme le symbole de l’harmonie universelle, qui existe entre toute chose, un état de sérénité et de confiance. Et puisque cette semaine, nous sommes des aventuriers, guidés et inspirés par l’acceptation, Alatyr me semble être le compagnon symbolique parfait. Parce qu’on en peut vivre pleinement notre aventure de vie sans se sentir en harmonie avec soi, avec ce qui nous entoure. Et pour moi, cette harmonie est intimement liée à l’acceptation.

Comme je l’ai dit lundi, l’acceptation n’est pas du tout synonyme de passivité ou d’impuissance. Bien au contraire, elle nous permet d’agir en toute conscience et sereinement.

Car par l’acceptation, nous nous libérons des émotions parasites qui nous empêchent d’avoir une vision globale de ce que nous vivons. En acceptant ce qui se présente devant nous, en tentant d’en saisir le sens avec sérénité et confiance, nous entrons en résonance avec l’harmonie universelle.

L’acceptation est également liée à cette certitude intime que nous ressentons, notre intuition. Si nos émotions peuvent nous parasiter, l’intuition, quant à elle, nous permet de faire des choix plus sereins, en accord, en harmonie avec ce que nous sommes à un moment donné.

J’espère donc que cette semaine, Alatyr vous donne cette opportunité de vous sentir vous aussi en harmonie.

Symbole n°9: le soleil des Zia

Ce symbole appartient aux Zia, une branche des amérindiens Pueblo se situant au Nouveau Mexique. Si on le retrouve sur le drapeau de cet État américain, les Zia ont tenté à de nombreuses reprises de le faire ôter , en vain. Il s’agit d’un symbole sacré, et de ce fait, les Zia demandent à ce qu’il soit utilisé avec respect. Il est constitué d’un cercle et de 4 fois 4 rayons extérieurs.

Le cercle tout comme le nombre 4 sont sacrés pour les Zia. Ce symbole représente:

  • Les 4 points cardinaux (Nord, Sud, Est, Ouest)
  • Les 4 saisons de l’année (printemps, été, automne, hiver)
  • Les 4 temps de la journée (le matin, le midi, le soir et la nuit)
  • les 4 saisons de la vie (l’enfance, la jeunesse, l’âge adulte, et la vieillesse)

Ces 4 éléments sont liés ensemble par le cercle de la vie qui n’a ni début ni fin. De plus, les Zia croient aussi que les humains ont 4 obligations sacrées. Ils doivent développer:

  • un corps fort
  • des idées claires
  • un esprit pur
  • une dévotion au bien être des siens

Les Zia peignent ce symbole sur des vases cérémoniels, le tracent au sol autour des feux de camp, et l’utilisent pour présenter les nouveaux nés au soleil.

J’éprouve beaucoup de respect quant à ce symbole, tant par sa signification que par son importance pour son peuple. Il a su lui aussi traverser les âges et porter ces valeurs constituantes, malgré les obstacles. J’aime beaucoup sa symbolique, ce qu’il représente, et je suis heureuse de faire un bout de chemin avec lui, cette semaine.

Symbole n°8: Fawohodie

Fawohodie est un symbole adinkra signifiant l’indépendance, la liberté et l’émancipation. Il vient de l’expression « Fawodhodie ene obre na enam »
(l’indépendance vient avec ses responsabilités).

Cette semaine, je suis ouverte à toute nouvelle expérience. Mais pour en arriver là, j’ai du me libérer de ce qui m’entravais, j’ai du affirmer mon indépendance et me sentir libre d’accueillir ce qui se présentait à moi. Et effectivement, c’est une responsabilité. Faire preuve d’indépendance, s’émanciper, c’est aussi établir des limites, réfléchir à ce que l’on peut ou non accepter dans notre relation aux autres. C’est refuser l’ingérence mais accepter l’aide. C’est affirmer ses valeurs tout en restant ouvert aux autres. C’est trouver un équilibre entre son monde intérieur et le monde extérieur. Et c’est faire tout cela en conscience, avec le coeur et l’esprit ouverts. Ce qui est une belle responsabilité!

Bref, cette semaine, célébrons notre indépendance, notre liberté, et émancipons-nous de ce qui nous entrave. Il est temps de vivre de nouvelles aventures!

Symbole n°7: Aegishjalmur

Ce symbole nous vient des pays nordiques. On peut le traduire en « heaume de terreur ». Sympa non?

Alors attention. On trouve des tas de symboles nordiques sur la toile, souvent liés au néo paganisme, au renouveau également de l’identité nordique, (au XIXème siècle, on constate un renouveau identitaire dans pas mal de pays européens, une affirmation de valeurs particulière, ancré dans les traditions. Si il le fallait, si les sources manquaient, ils n’hésitaient pas non plus à créer des symboles, à interpréter des sources existantes mais obscures pour coller à leurs idéaux…. et c’est parfois ce sur quoi ‘on’ se base aujourd’hui. Ok le XIXème siècle, c’est loin, mais pas autant que le Moyen Age ou l’Antiquité et j’ai du mal avec ce genre de lecture…)

Mais ce n’est pas le cas d’Aegishjalmur. Il est évoqué dans l’Edda poétique. Il s’agit d’un recueil de textes issus de la tradition orale, et qui nous présentent les mythes et les légendes poétiques de ceux qu’on appelle aujourd’hui les Vikings. Je vous en conseille la lecture, c’est vraiment un éclairage intéressant de leur culture, de ce qui en faisait une communauté humaine unique. Bref, dans les Dits de Fafnir, Fafnir (le dragon, si si) chante:

« Un heaume de terreur

Je portai conte les fils des hommes

Quand je gisais sur le trésor;

Plus fort à moi seul

Je me croyais, que tous,

Insoucieux du nombre de mes ennemis »

Et pourtant… Aegishjalmur (youpi, je peux l’écrire sans vérifier chaque lettre hahaha) n’est pas un symbole de rage ou de guerre. C’est un symbole de protection. Il est constitué de deux runes, Algiz et Isa, la protection et la glace. Il était porté par les guerriers et ceux qui avaient besoin de la protection des dieux. Ils lui accordaient beaucoup de puissance (même si, bon, il n’a pas réussi à protéger Fafnir qui a été tué par Sigurd… donc il doit avoir des limites).

Quant à moi, loin de m’inspirer l’effroi ou de me faire sentir invincible, je trouve juste le fait que ce symbole plutôt positif ait réussi à traverser les âges pour nous parvenir avec sa signification, magique. Plus qu’un heaume, pour moi il représente un bouclier, sa forme ronde y participe sûrement. Et puis j’aime beaucoup la rune Algiz. Sa symbolique me parle bien. la protection, l’acceptation, l’humilité. Des valeurs qui font partie de celles que j’essaie d’appliquer chaque jour. Quant à Isa, la glace, elle exprime le blocage de la glace, qui annihile toute forme de vie, la force des Thurses du givre, des géants du froid ennemis des dieux. Plutôt costaud pour un simple trait vertical! Pour moi, elle représente aussi la froide détermination à accomplir quelque chose, malgré ce qui se dresse sur son chemin. Ah, vous voyez maintenant en quoi Aegishjalmur me parle ? hahahaha

Cette semaine, donc, je vais me rappeler que je suis une guerrière, mais aussi une protectrice. Déterminée à mener ma mission à bien (à savoir survivre jusqu’aux vacances, vendredi soir).

Symbole n°6: L’étoile de Lada

L’étoile de Lada est un symbole qui nous vient des pays slaves. Lada est la déesse de l’harmonie, du foyer. De ce fait, l’étoile de Lada est un talisman féminin, destiné à protéger le foyer, la famille, à y apporter harmonie et abondance. On peut retrouver le symbole gravé au dessus de la porte d’entrée, peint su la vaisselle ou brodé sur le linge de maison, ou porté en pendentif par des femmes.

Pour moi, l’étoile de Lada symbolise la confiance, l’indépendance, l’intégrité, la fidélité à ses racines. Parce que ce sont certainement des valeurs que je rattache à mon idée de la famille et de la femme.

Et quelque part, je ne m’éloigne pas tant que ça de sa signification première.

La confiance. confiance en soi ou confiance en l’autre, être digne de confiance, pour moi c’est une qualité très importante. C’est la garantie d’une stabilité, d’une écoute, d’une sagesse aussi. Et une valeur indispensable à tout foyer: se faire confiance, vivre en toute confiance, qu’on soit seul ou entouré de plusieurs générations.

L’indépendance. Parce que pour moi, l’indépendance est liée à l’harmonie. à l’équilibre, à la sérénité. Et à la confiance. Elle peut également participer à l’abondance du foyer que ce soit au niveau matériel, philosophique ou émotionnel. Elle s’acquiert la plupart du temps, se gagne, se mérite. Et se savoure. Comment se sentir bien sans une certaine indépendance de pensée, émotionnelle ou financière?

L’intégrité. Valeur très liée aux deux précédentes. Elle apporte également la sincérité et l’harmonie. Elle est également très lié à l’idée de fidélité, à soi et aux autres. Pour moi elle est indispensable, constitutive de l’idée même de foyer.

La fidélité à ses racines. Cette idée est plus complexe. Fidélité à quelles racines? Celles qui nous sont octroyées par la naissance, ou celles qui ont poussé à partir de nos expériences de vie et qui plongent bien plus profondément dans l’inconscient collectif? Pour ma part, si je reste très attachée à ma famille et à certaines des valeurs qu’elle m’a transmises, j’ai aussi du trancher certaines racines qui ne me nourrissaient pas mais au contraire me drainaient. Le vide laissé a vite été comblé par de nouvelles racines, dont le rôle a surtout été de me connecter avec le collectif et de me faire grandir. J’avais besoin d’aller puiser bien au delà de systèmes de croyances, dans ce qui constitue mon essence d’être humain. Oui, carrément. Parce qu’au final, en dehors de leurs rôle de nutrition de la plate, les racines sont aussi un réseau de communication entre les individus. Ou chacun apporte de soi dans le collectif, afin de le renforcer, de le protéger également, de le construire. Et c’est en ça que je suis fidèle à mes racines. Je sais d’où je viens, j’en ai tiré des leçons que je partage avec le collectif qui a son tour me nourrit de ses expériences et connaissances. Mes racines m’appartiennent, ne sont pas empruntées à d’autres, mais me permettent de communiquer, de comprendre, d’évoluer et de m’ancrer plus profondément.

Voila ce que ce symbole signifie pour moi. J’espère qu’il vous inspirera également.