Voyage intérieur 2022. Février.

30.01.2022: J’ai corrigé des petites erreurs sur les pages mensuelles, et j’ai mis en ligne la version corrigée, ici

Aujourd’hui, je vous offre de quoi cheminer avec moi:

  • les pages du cheminement, avec les pistes de réflexion quotidienne
  • les citations
  • les images pour l’inspiration
  • La page de coloriage que j’ai faite pour le fond des pages de ce mois.

J’espère que ça vous tente. Ce mois de février, j’ai envie d’avoir une vision claire sur ma vie, en général… je vais me concentrer sur la levée de quelques voiles, de voir les choses sous une perspective différente, de laisser le jugement et les blocages au loin pour le faire dans le discernement et l’ouverture d’esprit. Pas de victimisation, pas de reproches. De la compassion, de la douceur, de la sérénité.

Je me suis aussi fixé comme petit challenge d’observer, de voir réellement avec de combler le vide de mon silence par mes paroles. Je pense que ça va être intéressant. Je viendrai aussi vous faire part des outils et des petits trucs que j’ai glanés le long de mon chemin.

Le premier est vraiment de me placer dans une dynamique de discernement: de voir ce qui est, de l’accueillir. Le plus objectivement possible. Hors de question d’envisager les choses d’un point de vue de juge (ça devrait être comme ça, ils devraient faire ça, je devrais être comme ça….) ou de victime (ça n’arrive qu’à moi, je ne suis pas comprise, pas appréciée, je ne suis pas capable…). Complètement illusoires, ces points de vue, complètement subjectifs… Il ne s’agit pas de moi, il s’agit d’une situation. Qu’elle soit personnelle, professionnelle, médicale ou que sais-je encore, elle existe. Et faire preuve de discernement, c’est lui reconnaitre cette existence. Oui, il se passe ça. Est-ce que je peux y faire quelque chose? Est-ce que ça dépend de moi? Ou dois-je juste observer sa progression, parce qu’il n’y a rien que je puisse faire?

J’avoue, c’est difficile… Je l’ai expérimenté cette semaine, et pffffff, j’ai encore du travail à faire.

La situation: j’ai une bronchite asthmatiforme.

Conséquences: je dois me reposer, suivre un traitement. je ne peux pas aller travailler…

Et paf! Le jugement me saute dessus, comme il l’avait fait avant que mon médecin ne m’arrête.

  • Je culpabilise (mes pauvres élèves, et leur parents, et les collègues qui vont devoir s’occuper d’envoyer le travail à mes élèves pour lundi et mardi, je n’ai pu préparer que vendredi…. ).
  • Je m’en veux (si j’avais été voir le médecin plus tôt, je n’aurais pas eu besoin d’en arriver là, j’aurais pu préparé des fichiers complets pour le travail de mes élèves pour le début de la semaine aussi…).
  • Je râle (mais comment est-ce que j’ai attrapé ce truc? ).
  • J’en veux à mon corps qui me lâche, encore une fois.

Et là, je décide de changer de perspective. Place au discernement.

  • Le système est grippé, il n’y a pas de remplaçants. Je n’y suis pour rien. Ce n’est pas de mon ressort, je n’ai pas à culpabiliser. Mes collègues ne sont pas tenus d’envoyer quoi que ce soit, il existe un site gouvernemental pour le suivi (qui est ce qu’il est, mais ce n’est pas non plus de mon ressort…).
  • Je ne suis pas allé voir le médecin avant, malgré ma toux, et mon essoufflement, complètement épuisée, parce que je culpabilisais de laisser ma classe et de mettre mes élèves et leur famille dans la difficulté. Alors que le système est grippé, ce n’est pas de mon ressort (oui, j’ai du me répéter ce truc plein de fois, une sorte de mantra hahaha)
  • J’ai un fond asthmatique depuis le décès d’Emma, et le masque porté toute la journée n’a pas du aider à compenser. Mon médecin m’a dit que j’avais sûrement attrapé la covid en décembre (lorsque 8 classes sur 9 étaient fermées: toutes sauf la mienne: pas de test, pas de positifs). Mais comme je suis vaccinée et que j’ai mis la fatigue sur le compte de la fin de période (ceux qui ont des enfants de moins de 8 ans dans leur entourage comprendront que la période avant Noël n’est pas la plus reposante…). J’ai fait ce qui était attendu de moi (vaccination, port du masque, auto tests…). J’ai eu la chance de ne pas avoir fait une forme grave. Mais mes poumons, eux, n’ont pas repris une activité normale, et c’est pourquoi je tousse depuis près d’un mois… j’ai écouté mon corps, j’ai appliqué le traitement habituel en cas de crise d’asthme, mais ce n’était pas suffisant. J’ai donc pris rendez-vous avec mon médecin, qui m’a prescrit ce qu’il faut pour me soulager et me permettre de reprendre des forces. J’ai fait ce qu’il fallait compte tenu des circonstances.
  • Mon corps a lutté, et plutôt vaillamment, dans les conditions qui sont celles dans lesquelles il évolue en ce moment. Il a aussi rapidement réagi au traitement, et tout semble commencer à rentrer dans l’ordre.

Dès lors, j’ai pu me mettre dans l’action, et non plus dans l’émotion, la culpabilité. Je me suis concentrée sur ma remise sur pieds. J’ai coupé mon email pro (je suis en arrêt, je n’ai pas à travailler, mais à me reposer). J’ai suivi l’ordonnance à la lettre et j’ai fait ce que je devais faire pour contrer les effets du traitement. Impossible de me concentrer, je ne pouvais ni lire, ni écrire, et encore moins m’avancer dans mon travail. J’ai donc choisi de faire ce qui était possible, et qui me permettait de rester la plus calme possible. Et ça m’a fait du bien, que ce soit sur le plan mental que physique.

Jeudi, je reprends le travail, sereinement.

Voila, un petit exemple de ce que je m’apprête à mettre en œuvre ce mois de février… Ouvrir les yeux, faire preuve de discernement.

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