Cheminement du 28 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 17ème carte du cheminement n°8: accepter.

Sur quoi n’ai-je aucune influence ?

  • Comment est-ce que je me sens face à une difficulté ?
  • Comment faire pour ne pas me victimiser mais agir pour surmonter un inattendu ?
  • Que puis-je faire pour accepter de ne pas contrôler tout ce qui constitue ma vie ?
  • Comment ne plus être spectateur mais devenir acteur de ma propre vie ?
  • Comment accueillir l’inattendu ?

Tout change, à tout moment. Que je le veuille ou non. Cette incertitude, cette impermanence peut être une source d’anxiété ou l’opportunité de lâcher prise, d’accepter le changement et d’évoluer avec lui. Je peux garder en tête mon intention, mon objectif, ce que je veux accomplir, mais lorsqu’un obstacle se présente sur mon chemin, je m’adapte, je le surmonte, je le contourne. J’ai conscience que tout est en mouvement, moi comme le reste. Je reste donc vigilant(e) tout en restant dans l’ouverture. J’ai confiance de trouver sur ma route ce dont j’aurai besoin pour m’adapter et répondre aux challenges qui apparaitront. J’avance avec détermination et curiosité, les bras et l’esprit ouverts.

S’il m’est vraiment difficile d’accepter et de m’adapter au changement, je peux:

  • Prendre 5 respirations profondes lorsque je sens arriver l’anxiété liée au changement.
  • Essayer d’avoir le regard le plus objectif possible sur la situation.
  • Envisager les côtés positifs du changement, et non uniquement les négatifs (réflexe naturel)
  • Essayer de voir en quoi la situation bénéficie du changement, ce que ça lui apporte, et les possibilités qu’il m’offre.

Quant à moi, je viens de traverser une situation où je me suis retrouvée impuissante, ne pouvant qu’attendre que d’autres prennent une décision influant sur ma vie à venir… Et j’avoue, si au départ je patientais sereinement, le temps passant, ce fut plus difficile de patienter… Ma frustration a pris le dessus, avec sa compagne « anxiété », et son acolyte « doute »… et j’ai commencé à vivre la situation de plus en plus mal. Jusqu’à ce que je réalise que la seule qui en pâtissait, c’était moi. J’avais fait ce qu’il fallait au départ, je pouvais être plutôt confiante dans l’issue… J’ai pris conscience de mon état d’esprit, et j’ai décidé d’agir. Non pas vis à vis de la situation, ça ne m’appartenait plus, mais par rapport à mon état émotionnel. J’ai arrêté ce que je faisais, et je me suis préparé une bonne tasse de thé (c’est un signal que je me lance à moi même: une tasse de thé, une bougie, et je m’éloigne du quotidien pour un temps, et me retrouver avec moi-même). Il était temps de voir les choses sous un angle différent, et de comprendre pourquoi je manquait à ce point d’assurance et de sérénité.

J’ai fait ce qui était de mon ressort. J’ai également demandé l’appui de personnes extérieures qui me l’ont accordé. J’ai établi une intention claire, tout semble aller dans ce sens. C’est ce qui dépendait de moi, ce sur quoi je pouvais influer. Maintenant, je me retrouve dépendante du bon vouloir d’autres, et mes expériences antérieures font que je manque de confiance dans le jugement des autres. Pourtant, cette expérience est singulière, et je me suis assurée qu’elle soit la plus claire possible. Le problème n’est pas tant l’attente, mais ma méfiance vis à vis de ceux qui doivent prendre une décision. Que ce soit justifié ou non, ça ne dépend pas de moi. Je pouvais soit continuer à douter d’eux, de moi aussi, puisqu’ils s’appuieraient sur le dossier que je leur ai transmis, ou je pouvais revenir en mon centre, et avoir confiance en mon travail, en ma décision. En moi. J’ai compris que même si j’avais déjà bien avancé, ma reconstruction était loin d’être achevée, et que j’avais encore à retrouver mon assurance perdue. Je m’étais trahie et je devais faire en sorte que cela ne se reproduise pas. Ce que je faisais, en quelque sorte, en n’ignorant pas mon état d’esprit, les signes d’alarme que je me lançais. Et j’ai souri.

L’étape suivante était de prendre conscience que j’étais passée de patienter à attendre. Que mes pensées étaient focalisées sur la décision qui devait être prise, donc sur mon impuissance, et non sur ce que je pouvais faire pendant ce temps. Je pouvais continuer à déballer mes boites de Pandore, continuer à déblayer ce qui devait l’être, continuer à avancer, continuer à faire ce qui avait du sens pour moi. Alors j’ai repris mon petit carnet, et j’ai commencé à noter ce que je pouvais faire, ce sur quoi je pouvais agir, ce sur quoi je pouvais me concentrer. Je n’avais pas à être passive. Il y avait d’autres domaines de ma vie qui avaient besoin de mon attention, et je les avais fait passé au second plan. J’ai donc réorganisé mes pensées pour me focaliser sur ce que je pouvais faire. Et je me suis mise en action.

Une fois mon thé fini, ma liste rédigée, j’ai soufflé ma bougie. Il était temps de revenir à mon quotidien. J’ai pris une tâche que j’avais écrite sur mon carnet et je l’ai accomplie. Et j’ai enchainé avec la suivante. En me laissant porter par mon envie, par ce qui me paraissait prioritaire. Et sans me juger. Lorsque mes pensées me ramenaient à mon impuissance, je me disais aussitôt: « oui, c’est vrai, je dois attendre, je ne peux rien y faire. Je l’accepte. Par contre, voici quelque chose que je peux faire, alors c’est parti! « . Peu à peu, mes pensées ont lâché prise, et j’ai retrouvé un équilibre. « Anxiété » et « doutes » ont laissé leur place à « satisfaction » et « enthousiasme ». Je savais ce que j’avais à faire, et je m’appliquais à le faire. Parce que c’est ce qui comptait vraiment. Lorsque la décision est tombée, j’étais dans un état d’esprit beaucoup plus serein. J’étais prête à en accepter l’issue, quelle qu’elle soit. Parce que je m’étais concentrée sur ce que je pouvais faire, et non sur ce qui ne dépendait pas de moi. Et que je savais que je pourrais et saurais m’adapter à ce qui venait.

Ma vie n’a pas forcément pris la direction que je voulais lui donner. Et j’ai toujours su rebondir, en tirer les leçons et avancer. Je ne peux pas tout maitriser, et je n’en ai pas vraiment envie non plus, parce que ce serait complètement illusoire. Je peux aussi essayer d’aller à contre courant, parce que je refuse de suivre le flux. Mais je ne réussirai qu’à m’épuiser physiquement, mentalement, émotionnellement. Ou je peux me laisser porter, et donner une impulsion ici ou là, pour corriger ma trajectoire. Je fais ce que j’ai à faire, ce qui résonne au plus profond, et je ne me préoccupe pas du reste. Ce qui doit arriver arrivera, quoi que je fasse. A partir du moment ou je suis alignée avec moi-même, ou je donne du sens à ce que je fais, je suis sur le bon chemin. Celui que je dois parcourir en ce moment. Et si je dois changer de direction, je le ferai. Parce que j’aurai perçu les signes avant coureurs et que je serai prête à le faire. Parce que j’ai les outils et les compétences pour le faire. Parce que c’est ainsi que je vis ma vie.

Je vous souhaite une journée magique.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°8: accepter. Vous le trouverez ici.

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