Mon voyage intérieur: mai (01)

voyage en tête

Cinquième étape de notre voyage. Jusqu’ici nous avons appris, respecté, accepté et gagné en confiance. Il est temps de passer à une autre étape, plus profonde peut être, plus tournée vers l’ouverture. L’ouverture… je n’ai pas fini de vous en parler ce mois-ci!

Durant ce mois de mai, nous allons donc… écouter.


Ecouter

verbe transitif

  • Être attentif à un bruit, à un son, à de la musique, etc., les entendre volontairement.
  • Prêter attention à ce que quelqu’un dit pour l’entendre et le comprendre.
  • Tendre l’oreille pour percevoir le bruit produit par quelqu’un, quelque chose.
  • Accepter d’entendre ce que quelqu’un a à dire, lui donner audience.

1. Écouter ce qui nous entoure

La nature et ses chuchotements

Ce mois-ci on va se concentrer sur ce qui se passe autour de nous. Les beaux jours sont le moment propice pour observer la nature, pour écouter chacun de ses chuchotements. Elle a vraiment de magnifiques messages à nous transmettre, pour peu qu’on prenne le temps de l’écouter. Que ce soit le souffle du vent dans les arbres, le murmure d’une rivière, le bruit de la pluie contre les fenêtres ou sur le sol, le son de nos pas dans l’herbe, tout nous demande d’être à l’écoute, attentif. Tout nous propose de nous ouvrir à la vie qui vibre autour de nous.

Depuis quelques jours, j’ai aussi la chance de me réveiller au son des chants d’oiseaux. Et je ne connais pas de meilleure façon de commencer une journée. Un peu comme si je m’éveillais en même temps que la nature autour de moi, en harmonie.

Prendre le temps de réellement écouter, et non pas uniquement entendre ce qui nous entoure nous permet d’entrer dans un état d’ouverture au monde, de sérénité, méditatif. On ressent alors un profond sentiment d’appartenance, une connexion profonde. Et c’est ce voyage-là que nous allons effectuer ce mois-ci. Un voyage intérieur et extérieur. la création d’un lien avec le reste du monde, à travers l’écoute, tout simplement.

Loin de se limiter à l’observation passive des sons, il s’agit également de s’ouvrir à ces sons, de se laisser atteindre, de les ressentir.

Pour pouvoir réellement écouter, il faut parvenir à faire le vide en soi, chasser ses pensées, se concentrer sur sa propre respiration, prendre conscience de l’air qui entre et qui sort de nos poumons. Calmement, silencieusement. Fermer les yeux peut également nous permettre de nous concentrer sur notre sens de l’ouïe.

Lors de mes balades matinales au lac, j’aime prendre le temps d’écouter, de distinguer et de me concentrer sur un seul son à la fois. Je ressors de mes séances apaisée, plus attentive également, mes sens en éveil, prête à affronter ma journée le plus sereinement possible.

Chaque saison, chaque moment de la journée nous offre sa propre symphonie, pour peu qu’on décide de l’écouter, simplement. Que ce soit un orage et ses vibrations, ou une chute de neige et le silence cotonneux qui l’accompagne, la pluie, le vent, la glace, l’eau… la nature est généreuse en sons de toutes sortes qu’il nous suffit d’écouter.

La musique et son pouvoir

Je ne peux pas imaginer une journée sans musique. Elle m’accompagne partout où je vais, à tout moment de la journée. Que je l’écoute, que je la joue, ou que je chante, la musique m’est aussi indispensable que l’air que je respire.


La musique met l’âme en harmonie avec tout ce qui existe.

Oscar Wilde


Et pour moi c’est tout à fait ça. Tout ce que je ne peux pas mettre en mots,  je le trouve dans la musique. Tout ce que je ne veux/peux pas dire, je l’exprime en musique. La musique me touche très profondément, me fait vivre des émotions dont j’ignorais jusqu’à l’existence. Avec le temps, j’ai eu la chance de découvrir des styles et des artistes très différents. Je peux désormais accorder mon univers intérieur avec une œuvre, un morceau, une chanson, au gré de mes envies ou de mes besoins. Un peu comme créer la bande originale de ma vie. Et clairement, pour moi, c’est magique.

J’ai déjà partagé ici certains de mes coups de cœurs, et je continuerai de le faire. Et pour moi, ces extraits sont autant porteurs de sens que les mots que je partage sur ce blog. Ils expriment parfois bien plus que mes mots ne sauront jamais le faire ce que je ressens.

Après, mon écoute musicale n’est pas que passive. Je peux décider de programmer une liste de morceaux bien précis pour m’aider à accomplir une tâche, me mettre dans l’esprit, ou encore m’aider à retrouver mon calme… je médite en musique la plupart du temps, et j’aime accompagner certaines de mes lectures d’un fond sonore que je juge approprié.

La musique m’apporte vraiment beaucoup. Et ce mois-ci, elle sera mise à l’honneur encore plus qu’à l’accoutumée. Parce que réellement écouter une musique, chaque note, chaque mouvement, chaque instrument, chaque vocalise, c’est un voyage en soi.

2. Écouter ceux qui nous entourent

Vous devez vous en douter, je suis très bavarde. Vraiment très bavarde… non pas parce que j’ai peur du silence (j’aime aussi le silence, il a une place toute particulière pour moi), mais parce que j’ai envie de partager… Il m’a donc longtemps été très difficile d’écouter… j’ai appris, et je continue à apprendre à le faire.

Savoir quand parler et quand écouter. Quel beau voyage que celui-ci! Et quelle richesse il apporte à celui qui ose écouter, vraiment, sincèrement, les autres. Quelle leçon d’humilité, de compassion, d’ouverture que celle d’écouter!

C’est sans doute pour cela que ça m’était aussi difficile: prendre le temps d’écouter l’autre, c’est aussi s’ouvrir à ce qu’il a à dire. C’est aller vers lui, essayer de le comprendre, du moins créer un lien, une connexion. C’est se rendre perméable à ses mots, à ses pensées, à sa vision des choses. Et pour cela, il faut en avoir pleinement conscience et faire l’effort de réellement écouter, et non uniquement entendre. Prendre le temps, accueillir les mots, apprendre à s’en détacher ou au contraire s’en rapprocher.

C’est aussi se connecter à l’autre, à sa voix, à son intonation, à son rythme. Se laisser aller à suivre son tempo. Percevoir ses hésitations, ses silences riches de sens, l’accompagnement de gestes, de bruissements… écouter l’autre….

C’est tout un art, en définitive, d’écouter. Une expérience humaine riche de sens et de conséquences. C’est un moment de partage, de communication qu’on a tellement tendance à oublier, à occulter. Et pourtant, pendant des millénaire, c’était la base des relations humaines, de la construction d’une culture. Écouter les légendes, les mythes fondateurs, les événements du monde. C’est ce qui a soudé et constitué des groupes, des civilisations. C’est ce qui a ancré un système culturel dans une population donnée. C’est ce qui constituait son identité: l’appartenance à un groupe qui partageait les mêmes références, les mêmes croyances, les mêmes lois, le même système de valeurs… et le tout grâce à la transmission orale. Écouter l’autre, le colporteur, l’ancien, le sage, le professeur, le seigneur, le héraut… prendre le temps de le faire, à la veillée, pendant les moments importants qui rythmaient la vie de nos prédécesseurs…

Aujourd’hui, nous sommes submergés par des médias divers et variés qui nous abreuvent d’informations en flot continu, et nous ne prenons plus vraiment le temps d’écouter, d’analyser, de comprendre. Nous réagissons plus que nous agissons. Nous avons perdu ce lien. Nous nous déconnectons peu à peu de cette appartenance à un groupe plus vaste, nous nous détachons de nos ancrages. Nous ne faisons qu’effleurer superficiellement et rapidement des bribes qui surgissent sans cesse… Nous n’avons plus le temps…

C’est ce que je vous propose de faire ce mois de mai: vous reconnecter avec vos proches,prendre le temps de les écouter, communiquer, échanger. Prendre conscience de l’importance des mots.

Écouter, c’est aussi percevoir les non dits, comprendre le sens des silences, en estimer la portée. C’est apprécier les soupirs, les murmures, les respirations. C’est entrer en contact véritablement avec ceux qui nous entourent.

3. S’écouter

Je n’écrirai pas le mot en B, mais clairement, c’est tout l’esprit de cette partie de notre voyage. S’écouter.

Se faire confiance

je suis plutôt lucide en ce qui me concerne. Je suis capable de discerner ce que j’ai réellement besoin de faire de ce dont j’ai simplement envie. Alors lorsque je suis prise d’une envie irrésistible de concombre ou de carottes, je sais que mon corps le réclame, et je l’écoute. ça correspond simplement à la nécessité de combler une carence quelconque.

J’ai appris à me fier à mon intuition, à me faire confiance. J’évite donc de faire ce qui me parait hasardeux. Si je n’ai pas le choix, je sais que je devrai me montrer plus prudente qu’en temps ordinaire. Et c’est en prenant le temps d’observer, d’analyser, de comprendre mes réactions et celles des autres que j’ai aiguisé cette perception.

Lorsque je rencontre quelqu’un pour la première fois, j’essaie de prendre conscience de mon ressenti. Quitte à le réévaluer au fur et à mesure de ma connaissance de la personne. Mais je me fais confiance. Si je ne ‘sens’ pas la personne, j’essaie de comprendre pourquoi, d’être la plus objective possible. N’étant pas complètement asociale, j’écoute le message que mon corps ou mon esprit me transmettent. Ils sont souvent raccord, d’ailleurs…

Mieux se connaitre

En s’écoutant, en ayant conscience des réactions que notre corps ou notre observation de ce qui nous entoure nous transmettent, nous apprenons également à mieux nous connaitre. Si je réagis de telle ou telle manière face à une situation ben précise, il m’appartient de comprendre d’où vient ce ressenti, pourquoi il apparait ainsi et ce qu’il m’enseigne. Évidemment, nous pouvons le faire a postériori. Inutile d’analyser in situ pourquoi nous avons envie de fuir une situation de danger….. mettons-nous d’abord à l’abri avant d’analyser!

Il ne s’agit pourtant pas pour autant de faire preuve de complaisance… Je suis certainement plus dure envers moi-même que je ne le suis avec les autres. Mais c’est mon mode de fonctionnement, je le connais, et il me fait souvent sourire. Je peux ignorer une douleur, une fatigue… Parce que je me connais et que je sais que je peux les surmonter, qu’elles ne m’empêchera d’atteindre l’objectif que je me suis fixé. Ma détermination est aussi le fruit de cette tendance à me pousser à aller juste un peu plus loin, une fois de plus… mais j’ai aussi parfaitement conscience de mes limites et je sais ne pas les dépasser.

J’ai en moi, comme nous tous, cette petite voix intérieure qui me guide et me rappelle mes expériences passées, mes erreurs, les leçons que j’en ai tirées. Ce mois de mai, je vais tenter de l’écouter un peu plus, pour en apprendre un peu plus…

Cependant reconnaitre nos réactions ou nos réflexes nous permet de mieux nous connaitre, de mieux nous comprendre. Et d’en tirer les leçons pour grandir, pour tirer les conséquences qui s’imposent. D’affuter son instinct, son intuition. D’être au plus près de soi.

Être soi-même

S’écouter, c’est aussi parvenir à un accord entre ses actes et ses paroles. Parvenir à une intégrité, à une sérénité également.

Cependant, il faut parvenir à bien discerner ce qui est de l’ordre de l’instinct, de l’objectivité, et ce qui est le résultat d’une envie. Ce qui requiert du temps, et une volonté d’évoluer.

S’écouter, ce n’est pas non plus se trouver des excuses pour ne pas agir sur ce qui nous empêche d’avancer. Avoir conscience d’un obstacle ne signifie pas forcément que nous sommes forcés à l’immobilisme, à la complaisance. Mais plutôt que nous allons devoir trouver les ressources pour le contourner, le surmonter, le dépasser. S’écouter en définitive, ce n’est que le premier pas vers des processus bien plus complexes quoi que naturels pour avancer sur notre chemin personnel. Nous pouvons décider de prendre en considération ce que nous ressentons mais de le transcender pour passer à l’étape suivante.

 

Alors pendant ce mois de mai, prenez le temps d’écouter, reconnectez vous avec ce qui vous entoure, ceux que vous côtoyez, et votre petite voix intérieure qui ne demande qu’à s’exprimer. Profitez de chaque moment. Ouvrez vous et laissez vous envahir par toutes vos découvertes. Que cette étape de notre voyage soit aussi magique pour vous qu’elle l’est déjà pour moi.

mon voyage intérieur: avril (06)

Quelques petites citations à méditer…

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mon voyage intérieur: avril (05)

J’ai dit que je voulais que cette année soit épique… pour ce faire, il me faut une bande sonore digne de cet ambition…. et voila que je découvre Two Steps from hell… qui ne quitte plus mes oreilles depuis ce jour-là. Dans la voiture, au casque à la maison, dans mon téléphone…. un petit aperçu de leur talent:

et pour ceux qui auraient envie d’approfondir l’expérience,

J’ai pour ma part foncé acheter leurs albums… je me suis découvert une nouvelle addiction….

mon voyage intérieur: avril (04)

Aujourd’hui je vous propose un peu de lecture pour retrouver confiance… et n’oubliez pas: nous sommes tous différents, donc si un article ne vous parle pas, passez au suivant, sans hésitation. Continuer à lire … « mon voyage intérieur: avril (04) »

mon voyage intérieur: avril (03)

Je reviens au format post-it ce mois-ci. Je préfère le format carré en ce moment…

confiance

  • fond: aquarelle
  • lettrage: une de mes polices expérimentales.
  • motif: Kaboom
  • stylo: Uni ball signo vert métallisé
  • crayon de couleur.

 

Mon voyage intérieur: avril (02)

voyage en tête

La confiance, c’est tout simplement franchir chaque porte avec la conviction que le voyage en vaudra la peine.

 

Et depuis que j’ai écrit ça, plusieurs messages sur les portes qui s’ouvrent, ou qu’on doit ouvrir…. en ligne, à la radio, dans la vraie vie… je sais ce qu’il me reste à faire… j’aime quand tout se met en place comme ça!

Mon voyage intérieur : mars (06)

Aujourd’hui, j’aimerais aborder deux notions distinctes, voire antagonistes, et qui pourtant m’occupent beaucoup l’esprit ce mois de mars: accepter et renoncer d’une part, et accepter l’inacceptable d’autre part.

Et étrangement, elles se retrouvent dans cette citation:

« L’acceptation est une alternative à l’affliction, pas à l’action ».

Christophe André

1. Accepter et renoncer

Accepter ce n’est pas renoncer, même si on pourrait penser le contraire. Accepter, c’est se libérer émotionnellement de quelqu’un ou de quelque chose qui jusque là nous empêchait d’avancer. En acceptant, on lui retire en quelque sorte tout le pouvoir qu’on lui octroyait sur notre existence, nos pensées, nos actes.

Attention, l’acceptation ne signifie pas pour autant échec, ou même défaite, ou lâcheté.

J’accepte de ne pas pouvoir faire grand chose pour la paix dans le monde. Ce n’est pas de mon recours. J’arrête donc de m’inquiéter ou de m’angoisser à ce sujet. Toute cette énergie que je ne dépense plus à ce sujet, je peux la focaliser sur ce que je peux faire, à mon niveau (en l’occurrence, à un niveau très local, avec ma famille, mes voisins, et dans mon cas, j’ai la chance de pouvoir planter des graines chez mes élèves). J’ignore si ce que je fais portera ses fruits, et j’accepte de ne faire que semer. Mais c’est déjà bien plus que rien.

En fait, accepter permet de se décentrer d’une situation anxiogène ou un sentiment d’impuissante pour nous permettre d’agir réellement, concrètement.

En acceptant, on se réapproprie la capacité d’agir, d’être soi, et uniquement soi, et non de n’être qu’une réaction émotionnelle à un événement ou à une personne. On se détache, voila tout, mais on ne renie pas, on ne renonce pas. Au contraire. On a bien conscience de l’existence de ce que nous acceptons, on lui donne même une existence plus ‘légitime’, mais on s’en libère émotionnellement.

ce qui m’amène à mon deuxième point:

2. Accepter l’inacceptable ?

Un exemple très personnel: je suis tombée sur cette citation de Christophe André il y a tout juste 2 ans. Alors que je veillais ma fille en réanimation pédiatrique, après qu’elle ait fait un AVC dans le cabinet de l’oncologue. Ne sachant pas si elle allait passer la nuit, mais étant parfaitement consciente des enjeux et des décisions que j’allais avoir à prendre, j’étais révoltée, inquiète (bon d’accord, folle d’angoisse), submergée par mes émotions. Impossible évidemment de dormir… j’avais pris de quoi lire et vers 2heures du matin, j’ai lu cette phrase. Et tout m’a paru bien plus clair. J’ai pu me libérer de ces angoisses et réfléchir posément à ce qui se passait, et à ce que j’allais devoir faire. La première chose, évidemment, était d’être là avec elle, de l’accompagner pour ce qui lui restait de temps. De continuer à être nous, de lui sourire, de la faire rire. De lui dire combien je l’aimais, aussi souvent que ces mots me venaient à la bouche. Et de la libérer le moment voulu. Et c’est ce que j’ai fait. La date anniversaire de son décès approche à grand pas… j’ai encore en moi les derniers jours de ma fille, leur intensité, leur violence, mais aussi leur richesse… Si je n’avais pas accepté son départ proche, je n’aurai pas sur/pu être là pour elle, et je ne le regrette pas. Pour autant, le combat a continué jusqu’au bout, vraiment jusqu’au bout…

Et si j’ai pu accepter, c’est que j’ai eu la chance d’avoir 2 ans pour m’y préparer.

En 2014, on m’annonçait non seulement que ma fille souffrait d’une tumeur cérébrale, mais qu’en plus celle-ci tait inopérable et incurable. Aucun espoir de survie. Après tout ce que nous avions vécu, toutes les épreuves traversées, c’était une claque de plus, et de la violence la plus cruelle qu’il soit… Inacceptable. Je suis passé par à peu près tous les stades émotionnels:

  • le soulagement: si si. Le soulagement que le comportement de ma fille, malgré ce qu’on m’avait reproché les 5 années précédentes, n’ait rien à voir avec moi. C’était la tumeur. Je n’étais pas responsable. Je n’étais pas coupable.
  • La colère: j’en ai voulu à la vie, à la chance ou son manque, à la terre entière.
  • L’acceptation: ok, c’est ce qui nous arrive. C’est comme ça, on n’a pas le choix. Par contre, on a le choix de gérer ça à notre manière.
  • La détermination: que ce soit ma fille ou moi, on a revêtu nos plus belles armures, et on a fait face. J’avais déjà affronté la mort, le crabe. Et j’avais gagné. Je savais ce qui nous attendait, même si j’avais parfaitement conscience que l’issue serait très différente. Mais je n’avais pas peur, et je pense que j’ai pu transmettre cette détermination à ma fille. Dans ses propres mots « je veux vivre aussi normalement que possible le plus longtemps possible. Je veux retourner à l’école et être avec mes copines. » Et c’est ce qu’elle a fait.
  • l’accompagnement: j’étais celle qui veillait. Aux moindres symptômes de rechute, aux rdv, au traitement, à l’apaiser lorsque l’angoisse la prenait, à lui donner la vie la plus sereine possible, la plus normale possible, à profiter de chaque jour comme si il était le premier.

Et je n’ai pu le faire que parce que j’avais accepté. Tout en gardant l’espoir d’un traitement, chaque jour étant une victoire en soi.

Un jour peut être que j’écrirai les derniers jours d’Emma. Pour le moment, ils sont encore trop à vifs pour que je puisse trouver les mots.

J’ai encore un long travail d’acceptation à faire, mais c’est une autre aventure qui s’appelle le deuil. Accepter l’absence.

Mon voyage intérieur: mars (05)

voyage en tête

Le mois de mars est particulier pour moi. C’est un mois un peu compliqué à traverser émotionnellement, encore aujourd’hui. C’est pourquoi j’ai eu envie de mettre l’accent sur ce côté un peu mélancolique, un peu doux amer. Loin de me déprimer, la musique me permet vraiment d’explorer ces émotions qu’on a tendance à vouloir rejeter, et surtout à les apprivoiser, à les accepter.

Voici donc ma bande son pour ce mois de mars:

Un peu de douceur dans ce monde de brutes….

Mon voyage intérieur: mars (04)

Aujourd’hui, je vous propose un article de Christophe André sur l’acceptation de soi.

A lire, à méditer, à vivre!

5 pistes pour mieux nous accepter

Mon voyage intérieur: mars (03)

Pas de post-it ce mois-ci: j’ai acheté un cadre dans lequel je place le mot du mois. J’ai voulu faire simple cette fois. Toujours avec cette idée de paix. Au final, ma carte raconte une belle histoire: prendre ce que l’on est, l’accepter pour se sentir libre.

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