Inktober 2019 (2)

Plus que 2 jours avant de se lancer dans le challenge!

Je suis parée, je pense.

Côté matériel, je pense m’être décidée.

Support: je vais faire le challenge sur… des cartes A6… parce que si je veux gribouiller avec mes feutres, mes crayons et digitalement, c’est beaucoup plus simple de le faire sur un support qu’on peut effectivement imprimer. Et parce que je partirai en vacances pendant le challenge. Ce sera aussi plus simple pour moi d’emporter quelques cartes, mon matériel de gribouillage de base et de me laisser porter par l’inspiration… et j’aime beaucoup le format carte… mais ça n’est un secret pour personne… j’aime la possibilité d’en faire des tas de choses par la suite. Les exposer, les relire, en tirer une au hasard quand l’envie me prend, m’en servir d’inspiration, rire aussi, beaucoup, devant mes ‘prouesses’, les retravailler, en faire un projet à plus ou moins long terme….

Matériel:

  • mes feutres techniques Uni Pin, ceux que j’utilise quotidiennement, de 0.05 à 0.8.
  • mon feutre calligraphique tombow, qui a une pointe pinceau suffisamment rigide pour me mettre à l’aise, et suffisamment souple pour avoir un effet sympa.
  • de l’encre. J’ai 3 couleurs: noir, violet et pourpre.
  • de l’aquarelle
  • des feutres, des crayons de couleurs
  • des pinceaux fins, des pinceaux à réservoir
  • des stylos plume
  • ma tablette graphique.

Je n’ai rien acheté pour le challenge, je vais faire avec le matériel que j’ai sous la main. Je vais essayer de me faire plaisir, surtout, et de ne pas me mettre la pression. Les jours où j’aurai plus de temps, j’essaierai de sortir de ma zone de confort, d’expérimenter des trucs…

Certains mots ne m’inspirent pas du tout pour le moment, et ce n’est pas grave… je pourrai toujours partir sur un truc plus abstrait mais qui pour moi aura un lien avec le mot du jour… ça me permettra de me lancer dans le vide sans parachute, pour le fun!

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui!! Rendez-vous demain pour la carte de la semaine et mardi pour le premier gribouillage d’inktober!

Épopée 2019: carte n°20. Je réalise mes RÊVES.

Comme je vous l’ai dit hier, j’ai réalisé un de mes rêves cette semaine: je suis la très heureuse propriétaire d’une tablette graphique! Je vais pouvoir explorer le gribouillage digital, et un nouveau champ des possibles s’ouvre à moi. Mais surtout, je me suis sentie comme une enfant la veille de Noël pendant quelques jours, ce qui n’avait plus été le cas depuis très longtemps. Et je n’ai pu m’empêcher de me demander pourquoi.

Premièrement, je me suis fait plaisir en m’achetant quelque chose. Et c’est un luxe que j’ai la chance de pouvoir m’offrir de temps en temps. J’ai depuis longtemps banni les achats irréfléchis, parce que simplement je n’avais pas les moyens d’acquérir plus que le strict nécessaire. Et puis j’ai pris l’habitude de toujours avoir de quoi parer « au cas où ». Ce même « au cas où » que j’ai du affronter plusieurs fois… Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et j’ai un peu plus de latitude. Du coup, j’ai du apprendre à ne plus vivre en dessous de mes moyens, à ne plus me priver. Si le minimalisme n’est pas mon truc, je ne suis pas non plus dans la consommation à outrance. Je peux me permettre de me faire plaisir de temps en temps. Et l’air de rien, c’est vraiment important de le faire. Je me fiche des modes, mais par contre, j’ai au fil du temps accumulé pas mal de matériel de bidouillage, éclectique que je suis, sans parler des livres sur des sujets aussi variés que la psychologie, la philosophie, l’histoire des mentalités, et autre recueils de poésie, le tout en français ou en anglais… Se faire plaisir, écouter ses envies, les prendre en considération, c’est aussi prendre soin de soi. Et de se donner un peu de joie. Recevoir un cadeau que l’on s’est fait, s’est aussi une sorte de reconnaissance de sa valeur, de sa personnalité, de son importance à nos propres yeux. Pendant très longtemps, je me suis placée au second voire à l’arrière plan… C’était nécessaire à ce moment là, et je ne regrette absolument pas de l’avoir fait. Mais ça ne l’est plus maintenant. Je peux me permettre de revenir au premier plan de ma propre vie, et d’écouter mes besoins, mes envies, de les satisfaire. Peut être pas immédiatement, mais du moins d’y songer lorsque la possibilité se présente.

Et c’est justement la seconde idée qui m’est venue: je songeais depuis longtemps à acquérir une tablette graphique, parce que j’avais envie d’explorer cet aspect là du gribouillage, et parce que je me sentais parfois freinée dans ma créativité. Mais j’ai repoussé cette idée pour plusieurs raisons. La première étant que j’ai déjà beaucoup de matériel pour gribouiller (mais d’un autre côté, justement, il ne s’agit que d’une tablette, d’un stylet, et voila… pas d’autre investissement à faire, pas besoin de beaucoup de place non plus). La seconde étant le prix. parce que c’est loin d’être donné, même si on en trouve à moins de 100€. Et puis enfin, je ne m’y connaissais absolument pas, et je devais faire quelques recherches pour voir si je pourrais en tirer quoi que ce soit. J’ai donc différé, tout en faisant des recherches et en attendant le bon moment pour investir. Et j’ai bien fait. J’ai pu profiter d’une offre vraiment intéressante, et surtout je savais à ce moment là ce dont j’avais besoin, et ce dont je n’aurais aucune utilité. J’ai donc pu choisir sereinement mon matériel. Ce n’étais pas quelque chose dont j’avais absolument besoin dans la minute, et j’ai donc pu prendre le temps. De me projeter, d’analyser (et ça, on commence à savoir que c’est mon truc…), de budgéter, de me préparer. De me mettre à jour dans les logiciels disponibles (et je suis pour tout ce qui est open source, tant qu’à faire). De faire en sorte que le moment voulu, tout serait prêt, et que je pourrais en profiter rapidement.

Une fois lancée, par contre, ça a été très rapide. Et puisque je m’étais préparée, j’ai pu l’installer et l’apprivoiser de suite. Et prendre du plaisir à l’utiliser. Me lancer dans une nouvelle aventure, les étoiles plein les yeux et le feux d’artifice dans la tête. Il était temps, et c’est un réel plaisir.

J’ai bien évidemment d’autres rêves à réaliser, à plus ou moins long terme… Pour le moment, je savoure de vivre celui que je viens de concrétiser, je profite, j’engrange les endorphines, je m’amuse, je me sens bien.

Mais je sais que le moment voulu, j’aurai une marche à suivre pour les réaliser.

  1. Définir clairement la nature et la faisabilité du truc. Est-ce quelque chose dont j’ai vraiment envie ou juste une idée qui me passe par la tête? Est-ce que je peux faire en sorte de le rendre réel, est-ce que sa concrétisation est de mon ressort ou non?
  2. Planifier, me préparer à sa réalisation. Que dois-je savoir ou faire avant de me lancer? De quoi aurai-je besoin pour en profiter dans des conditions optimales? Comment l’acquérir? Quels sont les pré-requis?
  3. Passer à sa concrétisation. Ne pas se laisser aller sur un coup de tête mais au contraire choisir les meilleures options qui se présentent. Attendre le cas échéant le meilleur moment.
  4. Profiter.

C’est tout simple, en définitive. J’ai la chance d’avoir des rêves très accessibles en fait, et du coup, je sais que je pourrai en réaliser certains sans problème. Pour le moment, je les garde bien au chaud et j’y pense les jours de moins bien, en avançant dans leur définition et dans la préparation. C’est ce qui me motive, et surtout, c’est l’occasion de penser à moi alors que je ne suis pas vraiment dans cet état d’esprit. De me recentrer sur mon bien être, même différé.

Bref. Je n’attends pas que mes rêves se réalisent par eux mêmes. J’agis et je fais en sorte de les rendre concrets. Je suis celle qui leur permets de se réaliser. Je suis actrice de mon bien être et de mon bonheur. Et je prends plaisir à me faire plaisir. Je m’épanouis et ça rejaillit sur d’autres aspects de ma vie, voire sur ceux qui m’entourent…

Là par exemple, j’avais besoin de faire de la place sur mon espace de travail pour pouvoir installer ma tablette. Et en quelques heures, les étagères où s’empilaient des cartons de mon déménagement (5 ans en arrière, quand même) ont été vidées pour accueillir ce qui se trouvait en tas hasardeux sur ma table… Un grand pas en avant. L’envie de faire en sorte de commencer cette aventure dans les meilleures conditions possibles a été plus forte que l’appréhension de ce que je trouverais dans ces cartons, des émotions que ça me procurerait et de l’éventuel nœud au creux de l’estomac… ce qui me bloquait depuis des années… En déballant ces cartons, j’ai trouvé des trucs que je pouvais donner à mes proches, qui leur seraient plus utiles qu’à moi. Des objets qui appartenaient à Emma petite et qui méritent de rendre d’autres enfants heureux et aventureux à leur tour…. Et les quelques objets trop compliqués à gérer ont été placés dans une autre boite qui se trouve dans sa chambre, jusqu’au moment où le temps sera venu d’en tirer le meilleur… Pour le moment, la charge émotionnelle est trop importante. Et ce n’est pas un problème. Je sais que le moment venu, je m’occuperai de cette boite. Ce qui compte c’est que j’ai désormais de la place pour mes affaires ainsi qu’un espace de travail qui me permet de profiter de ma nouvelle acquisition de manière optimale. Et que je n’ai plus sous les yeux ces cartons qui me rappellent que rien n’est encore réglé.

Ce que j’en déduis, c’est que la réalisation de mes rêves me permet d’avancer, d’évoluer, me motive pour agir, pour affronter des obstacles. C’est une force, une dynamique positive qui me permet de faire face et de surmonter ce qui jusque là me parait infranchissable. En prenant la décision de faire un pas en avant, en affirmant clairement mon intention de passer à une nouvelle étape, je m’affranchis de ce qui me freine, me retient dans une réalité qui n’a plus lieu d’être ou du moins à un niveau aussi important. Je ne peux pas changer le passé. Par contre, je peux le faire passer, à son tour, au second ou à l’arrière plan. Et c’est tout le magie de la réalisation de ses rêves. On change de perspective.

Cette semaine, choisissez un de vos rêves et faite un premier pas vers lui. Notez les étapes que vous aurez à parcourir jusqu’à sa réalisation. Le moment venu, vous aurez une feuille de route à suivre. Et vous vous remercierez d’avoir balisé la route.

Que vos rêves se réalisent!

motif: Aline Leaf

2019 Epopee: card #19. I am FULFILLED

This week, as I was thinking about the positive affirmation I would choose, I realized that I could do simple, for once. I changed my point of view on a lot of things these last months. I stopped trying to reach what wasn’t resonating in me. I made the choice to be genuine, no matter what, knowing that my life training and experience would help me avoid most of the traps placed on my way. And no, ego had nothing to do with it. It was the opposite actually: I was done playing the ego game.

I am satisfied with what life gave me so far. I have a place to live, a job that helps me grow each and every day, the means to fuel my creative ways, friends and family, my health is rather good, I live in a beautiful place, surrounded by nature, witnessing seasons as they go by, and I am free to do whatever I want. So to me, all this is fulfilling. And I do feel fulfilled. In so many ways. I could spend some time pointing at what is ‘missing’ in my life, but I tend to think that if something isn’t in my life right now, it’s because it is not meant to be at this time, and that it’s ok.

As soon as I looked at my life from this angle, everything shifted, everything took place, and dynamics that were on stand by, sometimes for years, started to move on. And it felt good.

We spend so many times to run after things or ideals seemingly reachable but actually illusionary that we miss the whole point: enjoying our life as it is. Enjoying who we are, enjoying our relations, enjoying the place we live in, enjoying the course of time. We are so busy running after whatever we run after that we don’t see what really matters, what can bring us joy, and peace, and happiness, and smile.

We are so trapped in the stress surrounding us, that we are stuck to the ground while we are supposed to jump, and open our wings to conquer a higher level. We let negativity put chains on us and ego stirs all this into a pretty mess…. while we are supposed to take a huge breath and let life fill us with lessons that will help us grow stronger, wiser, more open.

Until we decide that we are done playing. I made this choice. One morning, I woke up and it was obvious, so obvious I said it out loud. The cat woke up too, looked at me, purred, winked to let me know it was indeed time for me, and that was it. I was done playing. And I felt I could really breathe fully for the first time in years.

Now that I freed myself from the game, I could live along my own rules. Not those stroking, erasing, molding rules I tried unsuccessfully to follow (well, actually, I didn’t really try…. I pretended to?).

So here are my rules:

Be Open.

That’s it.

To me it means that:

  1. I am accepting myself as I am. Because if something needs to change, it will, when time has come. Till then, I go on living my life as I feel to. It’s perfect the way it is now. I am also accepting others as they are. They have their own path to walk, and it’s not for me to interfere.
  2. I enjoy each part of my life experience. Open eyes, open arms, open mind. To enjoy each and every little thing that can bring fuel to my thought, to my soul, to my journey. I won’t get lost, my base is strong enough, and sometimes, I may even be a beacon for others. I let my light shine, no matter what.
  3. I embrace my creativity flow in each and every realm of my life, as it brings me happiness. And I let it lead me to unknown territories so that I learn more.
  4. I am beyond negativity and ego reach. I enjoy my life as I live it fully.

And you know what? Since I took this decision, since I made this choice, everything seems to align with my will and needs. And if sometimes I tell myself I should have done it sooner, I then realize that it’s a silly thought. It happened at the right time. A time when I can fully enjoy the process, when I can really understand and feel the difference. I needed to live through all of my life experiences to be able to truly enjoy the path I am walking now.

The thing that makes me smile the most is that I still look the same, I still work at the same place, with the same people, driving the same car, living in the same place. Materially, nothing has changed. My perception of it did. And that was all it took to switch my whole world into MY whole world. I decided to own my life. That’s it. I decided my inner peace was worth it. I decided to let myself be. Truly be. I decided to take a few steps back and to enjoy what I was looking at. I decided that I had all the reasons in the world to be proud of what I became, and that I could just start to enjoy my life as it is. All these little pieces I worked on so patiently for so long are taking their place in my life puzzle. And their perfect fit is something I can be proud of. I can now go on, knowing that I was able to create something as intricate, and powerful, and loving, and strong, and meaningful as my life till now. I can be fulfilled, for sure, as it is rich and so thrilling.

The beauty of all this is that my life is far from being done. I still have a lot to learn, to grow from, to create, to live, to love, to feel. A lot more puzzle pieces to create that will find their perfect fit too…

So this week, take a step through the mirror and choose to be fulfilled too. It’s easy, you just have to decide to be.

Inktober 2019

Cette année, je me lance dans le challenge Inktober!

This year, I decided to get Inktober fever!

Inktober est un challenge artistique. Les règles officielles sont plutôt simples: (copiées et traduites):

  1. Faire un dessin par jour et l’encrer (on peut faire un croquis auparavant si on veut).
  2. Le partager (en ligne, sur les réseaux sociaux, ou même sur la porte de son frigo si on le sent comme ça. Le but est de le partager avec quelqu’un).
  3. Le taguer avec #inktober #inktober2019
  4. Recommencer le lendemain

On peut le faire chaque jour, ou partager un jour sur deux, ou une fois par semaine. le but est d’être le plus régulier possible. Le but d’Inktober est de progresser, de grandir et d’acquérir des habitudes positives, donc plus on est régulier, mieux c’est.

Inktober rules: (from Inktober official website)

1) Make a drawing in ink (you can do a pencil under-drawing if you want).
2) Post it*
3) Hashtag it with #inktober and #inktober2019
4) Repeat

Note: you can do it daily, or go the half-marathon route and post every other day, or just do the 5K and post once a week. What ever you decide, just be consistent with it. Inktober is about growing and improving and forming positive habits, so the more you’re consistent the better.

That’s it! Now go make something beautiful.

*Post it on any social media account you want or just post it on your refrigerator. The point is to share your art with someone. 🙂

Et voici les mots clés pour cette année:

in english:

https://lesetatsdamedecesame.net/wp-content/uploads/2019/09/47a0c-2019promptlist.png

en français:

Je n’ai pas trouvé d’image qui traduisait vraiment la liste autre que littéralement (et certains mots peuvent avoir plusieurs sens) donc voila ma traduction:

En ce qui concerne le partage, j’avoue que le chat est peu sensible à ma fibre artistique (par contre elle adore mes pinceaux, l’eau de l’aquarelle et mes crayons de couleur…. mais c’est un autre sujet….). Donc j’oublie la porte du frigo…. Je posterai donc mes « oeuvres d’art » ici, sur FB, instagram et évidemment sur EDPmonamour.

As for sharing, my cat doesn’t really care about my art (I can’t say the same thing about my brushes, watercolor water jars, pencils… but that’s another topic….). So I won’t post on my fridge door… but here, on FB, on Instagram and obviously on my favorite french teachers forum, EDP.

Par contre, mon côté rebelle des bacs à sable a encore frappé… je ne vais pas suivre les règles à la lettre… étonnant, non? Pour moi, l’esprit d’Inktober, c’est de se focaliser sur un domaine artistique qu’on maitrise peu ou mal (c’est ce qui a poussé le créateur du challenge à le faire, d’ailleurs: il voulait progresser dans son encrage). Et si j’aurais grand besoin de progresser dans mon tracé à l’encre, il y a un domaine qui nécessite mon attention toute particulière, là maintenant. Inktober tombe donc au bon moment pour moi.

And my rebelious self stroke again… I won’t follow the rules per se…. surprising, isn’t it? To me, Inktober spirit is to improve a skill, to grow, as its creator statued (and what motivated him to create the challenge at the first place). I obviously have a lot to improve in… all artistic realms lol. I could really use Inktober to improve my line work … but there is another skill that requires my chole attention right now, and Inktober is the perfect challenge for it….

Je dois vous avouer que depuis quelques jours je suis comme une gamine la veille de Noël… je ne serai pas surprise de me voir sautiller sur place en frappant des mains à la seule pensée de ce qui s’annonce demain… si si, c’est à ce point….

So I guess it’s time for me to reveal what makes me react like a kid on christmas eve (yep, jumping and clapping and hysterical excitation…. the whole package!)….

Demain, si tout va bien, je serai l’heureuse propriétaire d’une tablette graphique!!!! Des années que j’y songe, et le moment est venu je pense… l’occasion s’est présentée et j’ai sauté le pas… ça fait donc plusieurs jours que je me refamiliarise avec les logiciels de dessin comme Inkscape, ou Krita… logiciels libres et gratuits. J’avais déjà GIMP pour nettoyer mes scans, mais là, je vais pouvoir réellement me lacher… 15 ans après avoir un peu bidouillé avec Photoshop…

Tomorrow, if everything goes as planned, I will own my very first graphic tablet!!!!!!! YAY!!!!! I was thinking about it for years now, and time has come I guess, with a perfect deal too. So These last days, I dove into Inkscape and Krita (both free and open source). I already have GIMP set up on my computer (to edit the cards and drawing I scan, to clean them a bit too). But with a tablet, I will be able to unleash my creativity to a whole new level… 15 years or so after having dropped photoshop….

Je vais donc tout m’autoriser avec Inktober… des gribouillages sur papier (et tous les papiers qui me tombent sous la main), des gribouillages digitaux (histoire d’apprivoiser le truc), des bidules mixtes (parce que c’est plus rigolo). A suivre donc!

So I will truly unleash my creativity with Inktober. I will sometimes doodle on paper (and any kind of paper is at risk of intereacting with one of my pen/marker), sometimes use my tablet (I need to tame the thing, after all), and sometimes mix the two, just for the fun of it… to be continued!

2019 epopee: card #17. My VIBE attracts my TRIBE

I am always amazed by the way people come in and go out of my life. I understood a long time ago that each and every person we meet is a potential teacher. As long as we let them teach us the lesson we need to learn. No fear needed, we are ready to learn what they came to teach us, knowingly or not.

And there are these people with whom we seem to have another type of link, at another level. People who are on the same wavelength. For a moment or for longer. People who seem to come and go in our life, always with something new to bring, to take. People who bring a sense of belonging. Our tribe.

I am lucky to have some of these peoples in my life. I don’t see them everyday, I don’t call them everyday either. But I know they are here for me, anytime I’d need them, as I am here for them if they need me. This week, I’ll spend a few days with some of them. I know that it will lead to endless nights talking, laughing, sharing, being emotional too. I usually feel drained when in presence of people. But being with my tribe fills me. We spin the web of our connection, making it even stronger. We can have these intense and deep conversation, reinvent the world, as well as spending time in silence, enjoying each other presence.

As I said, I am mostly a loner. I need time to recharge by myself, and it’s ok with me. I nonetheless am able to stop anything I am doing to be with one of my tribe. Between them and a perfect day by myself, I will choose to spend time with them. Because as I said, they make me feel good, and I love to leave them with a smile on their face. The most beautiful is that we don’t even try. It’s just the way it is.

While being part of my own little tribe, they all are different. They all appeared in my life at different times. As I grew, some people went away, because it didn’t resonate with them anymore. And it was that simple. No pain, no hard feelings, we just vanished from each other lives. Some people appeared at a time I needed guidance and offered me their views. We may disagree on certain points, but we keep evolving, on our own ways, checking each other to celebrate growth and a good cup of tea (or a beer, I am not that close minded). We teach each other own own ways, or own views, without imposing them on anyone. Just enjoying the journey. Others entered my life in trouble times, got my back if and when needed. Life made us loose touch. And reconnect years later. As if we never were apart.

Thing is, we seem to meet the ‘right people’ at the ‘right moment’ of our life. People who can teach us something, people who have knowledge we need to hear, people whose example is showing us a way we may have never thought about before. As well as people we can help, people we can support, people who seem to need our opinion on a subject. We are all part of the same dynamic. We all evolve our own way. And sometimes, we find ourselves in presence of people with the same wavelength. We attract such people in our life, as we are attracted by them. When we are lucky enough to spend time with them, we then can enjoy something special, something that brings us far more than a simple relationship.

But it requires us to be ourselves, fully, to be able to reach such people, people we can relate to at this depth. It requires us to be genuine, to be who we are, in other words. And we need to bring those walls we build around ourselves for protection down, to let them reach you. We can’t interact with anyone if we hide behind high walls and moats…

I don’t believe in chance. I believe we meet people we need to meet or who need to meet us when and where we need to be in contact. So open yourself, shine, be a beacon, open you eyes and look for other beacons. And enjoy the process!

So this week, as I spend time with my tribe, I wish you the same. And who know, we may be part of each other’s tribe too, sooner or later!

Symbole n°32: l’étoile du matin

Cette semaine, nous allons nous aligner avec le symbole de l’Étoile du matin. J’ai choisi cette dénomination, plutôt que celle de l’Étoile du Berger. Il s’agit pourtant d’un même astre: la planète Vénus. Cette planète est associée à la déesse de l’amour et de la beauté (Vénus pour les Romains, Aphrodite pour les Grecs, Ishtar pour les Babyloniens). Sa taille est à peu près équivalente à celle de la Terre. Elle est située entre le Soleil et notre planète, ce qui fait qu’elle est toujours visible du point de vue terrestre. On ne peut la voir qu’à l’aube ou au crépuscule, jamais au coeur de la nuit.

Les peuples e l’Antiquité pensaient qu’il s’agissait de deux étoiles: une étoile du matin (Eosphoros en grec, Lucifer en latin, « porteur de la lumière de l’aube ») et une étoile du soir (Hespéros ou Vesper). Les Grecs ont cependant démontré qu’il s’agissait en fait d’un seul astre, une planète de surcroit.

Vénus est visible soit à l’aube, soit au crépuscule, jamais les deux en même temps. Elle est également le troisième astre le plus brillant, après le Soleil et la Lune.

Symboliquement, l’étoile du Berger ou l ‘étoile du matin représente l’orientation, nous guide vers ce que nous devons faire, et nous donne le courage de le faire. Pour les Amérindiens (représentation et dénomination que j’ai choisies pour ma carte), elle est également un renouveau des traditions, un appel aux ancêtres pour avoir la force de poursuivre sa propre voie.

C’est à la fois cette symbolique et le fait que malgré son ‘simple’ statut de planète, Vénus est plus brillante que n’importe quelle étoile, en dehors de notre Soleil. Maintenant que je me trouve à l’aube d’un nouveau tome de ma vie, j’ai envie de penser que j’aurai la force et l’enthousiasme de le vivre, de voir l’amour et la beauté du monde, de ceux qui m’entoure, de me laisser guider en me souvenant des leçons de ceux qui m’ont précédée, et en suivant ma voie, quelle qu’elle soit. En m’alignant avec moi-même, en m’alignant avec ce que j’ai appris, en m’alignant avec ce que j’ai encore à apprendre, je me laisse guider par l’espoir, par l’amour de la vie également.

Alors cette semaine, laissez vous guider également. Qu’elle soit du matin ou du berger, elle veille, nous guide, constante.

Symbole n°31: Dwennimmen

Dwennimen « cornes de bélier » est un autre symbole adinkra. Il signifie « même les puissant doivent être humbles ». Le symbole représente la vue aérienne de deux béliers front à front, leurs cornes symbolisant la force et l’humilité. Force lorsqu’il s’agit d’affronter un danger ou un rival, humilité face au berger.

J’aime l’idée de rapprocher ces deux idées, de les rendre interdépendantes. Bien souvent, avec le pouvoir vient l’assurance, qui peut vite se mouvoir en arrogance, avec en filigrane l’idée d’invincibilité. On peut le voir chaque jour. Combien le fait d’avoir un quelconque pouvoir peut transformer. parce qu’avec le pouvoir viennent les relations verticales, l’échange n’est plus équitable mais teinté d’une notion de ‘faveur’, le don n’en est plus vraiment un. On en reçoit plus non plus vraiment, on est conseillé. Le rapport aux autres change également. Une hiérarchie s’instaure, la valeur de chacun dépendant de la place qu’il occupe. On peut le constater dans des domaines aussi divers que le professionnel, l’amical, le sportif. A partir d’un moment où des individus interagissent dans un groupe, certains seront plutôt meneurs, d’autres suiveurs, alors que d’autres encore préfèreront rester en dehors et garderont une certaine indépendance.

Le corollaire de ce genre de dynamique, est que bien des meneurs profitent de leur position pour entretenir et pérenniser leur ‘pouvoir’, encouragés par les suiveurs qui eux trouvent une certaine sécurité dans ce fonctionnement. Ce n’est pas un souci en soi, dès lors qu’il n’y a pas abus de pouvoir. Et c’est en cela qu’il est vraiment intéressant de lier la force, le pouvoir, avec l’humilité. C’est en gardant en tête la fragilité d’une position sociale, et en tentant de se rendre digne de l’honneur ou des responsabilités qui lui ont été accordées qu’un meneur a un rôle positif pour tous. Il a été choisi (la plupart du temps) pour des qualités qui correspondent à un besoin donné, à un moment donné. La confiance qui lui est accordée repose sur ces qualités, ces valeurs. Elles constituent un socle sur lequel il peut se reposer pour accompagner les autres, les élever également.

Et c’est l’humilité qui le fait rester les pieds sur terre. Il est tellement aisé de se laisser griser par le pouvoir, qu’il soit politique, économique, social, professionnel etc. C’est l’humilité, le fait de savoir d’où on vient, qui on est, pourquoi on en est là, qui permet de se concentrer sur la tache à accomplir et à faire abstraction des obstacles et des illusions qui parsèment le chemin. Le pouvoir peut être retiré aussi facilement qu’il a été octroyé. C’est quelque chose de très fragile. Et au final, ce qui compte réellement, c’est ce qu’on est, ce en quoi on croit.

J’ai de la chance, le pouvoir ne m’a jamais attirée, quel qu’il soit. Je n’ai pas non plus l’esprit de compétition. Je suis vraiment un électron libre, et je m’efforce de le rester (mais n’est-ce pas là aussi, un élément de pouvoir, en fait?). J’ai beaucoup de mal avec la notion de hiérarchie, même si je conçois son utilité dans certains cas. Je n’ai aucun goût pour les relations verticales. Mais j’ai aussi parfaitement conscience qu’on ne peut tout faire seul. On délègue dès lors le pouvoir d’agir à celui qui nous parait le plus compétent en la matière. Lorsqu’il s’agit effectivement de quelqu’un qui peut apporter des solutions et qui s’engage à le faire, cela bénéficie à tous. C’est ce que j’appellerai la pratique humble du pouvoir. Par contre, avec le temps ou pour certaines fonctions, l’objectif n’est plus d’apporter son aide ou des solutions mais uniquement d’occuper une position, pour nourrir son égo… Et là c’est une catastrophe… Qui malheureusement s’est presque érigée en norme au fil du temps. C’est mon point de vue et heureusement qu’il existe des exceptions…

Bien, ceci étant dit, la force et l’humilité peuvent aussi s’exercer intérieurement, et non pas uniquement dans les relations sociales. Ce sont des qualités qui, bien équilibrées, nous permettent d’évoluer de manière sure et assurée. « Je ne présage pas de ma force, mais je vais tenter de faire de mon mieux » en est l’illustration. Je ne suis pas sûre de réussir, mais je vais essayer de passer ce pallier. Lorsqu’on est confronté à une difficulté, à un obstacle, on peut faire preuve de force tout en demandant l’aide et en s’appuyant sur ceux qui nous la propose. Pour ma part, je ne serai certainement pas là où j’en suis aujourd’hui si je n’avais pas été entourée par mes proches, par tout un réseau qui m’a maintenue la tête hors de l’eau, quelque soit l’heure du jour ou de la nuit. Et j’ai bien conscience de tout ce que je leur dois. J’essaie à mon tour d’aider quand et comme je le peux, en faisant de mon mieux.

Bref, cette semaine, je prends conscience de ma force et je reste humble face à ce que j’ai accompli. Je prends conscience que force et humilité sont des composantes essentielles de mon chemin de vie.

Symbole n°28: Svefnthorn

Svefnthorn, ou épine du sommeil, est un symbole Viking, qui est mentionné à plusieurs reprises dans les sagas nordiques. Bien que son apparence et ses qualités soient différentes d’une saga à l’autre, le symbole était utilisé pour endormir ses ennemis.

Dans la Saga des Volsungs, Odin plonge la Valkytie Brunhild dans un sommeil profond puis entoure son corps d’un cercle de feu. Elle ne pourra se réveiller que si quelqu’un brise le cercle. Sigurd se porte héroïquement à son secours, traverse le cercle et la réveille. (chap.20)

Dans la Saga du Kraka Hrôlf , la reine Olof utilise Svefnthorn pour endormir le roi Helgi afin de lui jouer, ainsi qu’à ses hommes, un tour. Il demeure endormi pendant des heures mais reprend conscience de lui-même, sans effets indésirables. ( chap 7)

Dans la Saga de Hrolf-Gongu, Vilhjalmr utilise Svefnthorn contre Hrolf qui ne se réveille pas avant le lendemain. (chap 24-25)

Pourquoi ai-je choisi ce symbole pour m’accompagner cette semaine? C’est simple, j’entre dans une période de repos et de changements majeurs. Et j’ai besoin de me purifier de toutes les tensions accumulées pendant cette année. D’endormir les facteurs de stress le temps que je prenne soin de moi. Ce à quoi je dédie cette semaine.

Chaque été, je commence mes vacances par faire un bilan de ce que l’année m’a apporté, de ce qui a évolué, de ce qui a besoin de mon attention. Je passe en général la première journée de congé dans ma classe, où je fais le vide et beaucoup de rangement. J’en profite pour me souvenir, pour me plonger une dernière fois dans les énergies qui m’ont accompagnée pendant les 10 derniers mois. C’est un bon point de départ, et je peux vraiment me baser dessus pour ce que j’ai à faire ensuite. Clairement, je passe le premier mois à travailler, à préparer ce dont j’aurai besoin, à fabriquer mes supports, à améliorer ce que j’ai déjà. Mais je me force à ne le faire que quelques heures par jour. La première semaine, j’en profite aussi pour prendre soin de mon lieu de vie, que j’ai négligé en général les dernières semaines de classe… Sauf que cette année, ce sera particulier. Et que ça me prendra sans doute tout l’été.

Pendant longtemps, volontairement, je me suis coupée relationnellement. J’avais besoin de cet espace et de ce temps avec moi-même, pour pouvoir me ressourcer, me retrouver, être au calme, me sentir bien. J’ai donc fait en sorte de rendre mon lieu de vie le moins accueillant possible pour quiconque ait envie de braver l’interdit: personne ne vient chez moi… J’avais besoin d’un refuge, gardé, qui plus est, par la poilue qui n’aime pas du tout les intrus. Bref, une grotte en milieu urbain. Un lieu de survie. Une antre.

J’avais besoin de me reconstruire après avoir vu mon monde s’écrouler en mille morceaux, mes projets s’envoler, mes perspectives s’évanouir. Bref… lorsque je rentrais chez moi, je voulais y être seule. Si je voulais voir des amis ou ma famille, je pouvais aller chez eux ou les rencontrer à l’extérieur. Mais chez moi, c’était mon lieu réservé.

Je parle au passé parce que j’ai bien évolué sur le sujet ces derniers temps. J’ai désormais envie d’un lieu accueillant, d’un lieu qui me ressemble, d’un lieu où partager un thé, des biscuits, des bavardages, des moments avec ceux à qui je tiens. Et pour atteindre ce but, j’ai beaucoup à faire. Mais je sens qu’il est temps pour moi d’entrouvrir la porte, et de laisser la possibilité aux autres d’entrer dans mon univers. Je n’ai plus autant besoin de me reclure, j’ai trouvé un nouvel équilibre et les barrières que j’ai érigées ne me sont plus utiles.

Cette semaine, donc, je me repose, je prends des forces, je me purifie de toutes les tensions accumulées le long des 10 mois passés. Et je fais la liste, la plus exhaustive possible, de ce que j’ai à faire. Ensuite, je pourrai me consacrer à rendre mon lieu de vie plus agréable, accueillant, et ouvert. Un changement majeur, mais dont j’ai envie. Et je pourrai alors refermer doucement la porte sur cette partie de ma vie pour me concentrer sur ce qui se présente.

Alors cette semaine, j’endors les tensions et je prends du temps pour me ressourcer. Je pourrai ensuite les libérer et m’en servir de combustible pour ce qui m’attend. Bien évidemment je n’oublie pas non plus de profiter de ceux à qui je tiens. Entre le travail, mon lieu de vie et mes relations, j’ai de quoi m’occuper! Donc pour en tirer le meilleur, cette semaine, je me repose physiquement, émotionnellement, socialement. Je reprends des forces et je prends soin de moi.

2019 epopee: card #14. I am RESTING in myself.

So my work year has come to an end. And let me tell you, this summer break is more than welcome…. We are under a heat wave here, and working at this temperature was pure hell. Anyway, it’s over, and it means that now is time for me to reflect on the last year and to put closure. I love to do it on my first week of holidays, so that I can then think about the now as well as getting ready for the year to come.

This last year, there was nothing really to understand at work… I took the time to make adjustment when needed. So as soon as I am done cleaning my classroom, and putting away what I bring back home, I will be able to focus on what really changed this year: my views on things.This year, I learned to really let go of what I didn’t need in my life. (And I have to go on this track at home with all my mess !)

I learned to let go of expectations. I don’t expect anything from anyone or anything. I just accept them as they are. I try to avoid being in a position where I need help. I just try to be self sufficient and to go on. The best thing about it, is that I am always happily surprised when I receive something from someone. And when and if I need help nonetheless, well, I know that I will learn a lot from the experience, that I needed to get closer to this person and that we will both learn something. So I am either happily surprised or completely peaceful. No expectations, no stress. I just go with the flow of my life. And if I am uncomfortable with a situation, I ask myself what I can do about it. If it has nothing to do with me, then I let go. If I can do something, then I do it. It’s that simple.

It didn’t came overnight. I had to let go of …. grudges. Arf… I always had a problem with forgiveness (probably something I hold against my catholic education…). I couldn’t understand how people who deeply suffered from a situation could just forgive and forget… And I felt bad not being able to do so while asked to… So I thought I just couldn’t forgive because I was too deeply hurt, and that was ok with me. This was something important to me, my sense of justice. When someone does something bad, hurt or anything, it leaves scars, and you can do whatever you want, scars are still there. Same with emotional pain… So how can you ask someone to forget they are marked for life in their body, in their soul, just because it’s better for them… It felt like hypocrisy to me, and nope, I just couldn’t…. I was gifted with a pretty good memory and I was asked to forget… didn’t seem right to me. Thing is, I forgot about something: time. With time, wounds heals, and scars are not marks of pain anymore. They are marks of strength. Strength to have survived the pain, the trauma, strength to live day after day with their constant reminding of what happened, strength to overcome it. Strength to accept them as part of yourself. Strength to build yourself including them. So during this last year, I had to look back at some events and people who really hurt me. And I realized that they don’t have a place in my life anymore, that they don’t resonate anymore with who I am… And that I didn’t need them anymore, that I didn’t need to feel the way I did about them anymore. And that I was actually didn’t feeling like that anymore. That it was gone, far gone. So I guess it was time for me to cut those ties and to let them go.

By doing so, I freed myself from grudges. Old grudges, and potential ones. I can’t really explain how, or when, but I realized that I don’t hold grudges against anyone anymore. I am either accepting people as they are (which doesn’t mean that I appreciate them, I just co exist with them), or feeling indifferent. I don’t care about drama, I don’t care about their endless rambling about anything. Their life path is different of mine. So if they need to go round and round for a while to learn something they don’t want to, it’s their choice, not mine. I’d rather go forward. If asked I am gladly sharing some of my experiences. If not asked I just let them learn what they need to learn by themselves. I don’t have to charge myself with their anxiety, with their burden. So even when they do try to hurt me, I feel compassionate. Because they just express their struggles, and I can see how painful it is to try to avoid facing yourself. They can’t reach me. I am done with it already and my acts and words speak for themselves. I keep myself safe by being true to myself. And I live in peace. So I traded grudged for compassion. I can feel how hurt they are, how broken they are, and it helps me to step back from any emotional reaction. They are hurt enough. It won’t help them if I reply to their violence with more violence. It will only reassure them on their victim status. I rather smile, and stay silent. They can’t hurt me anymore. Because I am not there with my life anymore.

I chose my fights. Freeing myself from all those potential toxic relationships helped me to step back and to perceive where I would be useful. So I had the luxury to take the time to observe, to analyze interactions and to understand what was really going on. I didn’t cut myself as I used to in the past, protecting myself. I just stepped back and watch, openly. I learned to remain silent instead of interacting. I learned to understand when it had anything to do with me and when it hadn’t. I learned to avoid getting caught in the middle of the mess and when I was directly attacked, I chose to answer peacefully and with assertiveness. As I remained calm, the contrast between us was even more obvious and I didn’t need to go further. I didn’t let their bad vibes get me. I chose to laugh a lot.

I learned to be even more assertive, but in a peaceful way. As I refuse to come into the dance of power, to be part of it, and made it very clear, they couldn’t do anything but watch me being myself. And I decided to stop hiding. I didn’t need to anymore. I just went on with my life, the way I want it to be. I found peace within too. I didn’t have to prove anything to anyone, neither other or even myself. I just had to be. And by doing so, by enjoying being who I am, I found the key to a brand new door ready to be open. And I opened it.

So here I am, in summer break, away from anything negative, with the perspective to enjoy each moment of it, with friends and family to spend time with, and time for me to just rest, learn, create, enjoy, live.

So this week, I spend some time to rest, to enjoy, to contemplate the path already walked, and to look at the beautiful landscape ready for me to explore. And I am fully aware of the luck I have to be where I am in my life. After all, I worked hard to get there and time has come to enjoy.

So this week, I rest in myself.

Épopée 2019: carte n°14. Je suis FIÈRE de ce que j’ai accompli.

Du fait de ma profession, je fonctionne en années scolaires La plupart du temps. Et me voila donc à l’heure du bilan. Cette année je suis particulièrement fière de ce que j’ai accompli. Parce que j’ai fait de grands pas en avant, j’ai abattu des barrières, j’ai rencontre de belles personnes qui m’ont permis de mettre pas mal de choses en perspectives, je me suis un peu plus sociabilisée, j’ai trouvé un nouvel équilibre, et surtout je me sens prête à vivre de nouvelles aventures, libérée de poids que je trainais depuis trop longtemps.

Et surtout, j’ai une vision bien plus claire de mon cheminement. Le voyage intérieur de 2018 et l’épopée de cette année n’y sont certainement pas étrangers…

J’ai compris que ce qui me bloquait en réalité, était la culpabilité que je pouvais ressentir. Ou du moins le fait de ne pas parvenir à rester fidèle à une ligne de conduite qui me paraissait pourtant saine. Mais qui en définitive ne me correspondait pas. J’ai beaucoup appris cette année, j’ai aussi beaucoup approfondi certaines notions afin de les intégrer à ma façon de vivre ou au contraire de les écarter.

Et j’en suis fière. Fière, et non pas satisfaite uniquement. Fière, parce qu’il n’y a aucune honte à prendre conscience et à honorer ses progrès, ses réussites. Fière et non pas consciente uniquement. Parce qu’il n’y a aucune honte à se célébrer, de temps en temps, et que ça fait du bien de se voir positivement. Fière et fière de l’être. La tête haute, le regard vers l’avant, un sourire aux lèvres. J’assume. Je suis fière d’avoir fait les erreurs que j’ai faites. Parce qu’elle m’ont menée vers une compréhension plus fine et une compassion bien plus sincère. Je suis fière d’avoir su exploser de temps en temps pour rétablir un équilibre qui n’existait plus. Je suis fière d’avoir pu montrer un aspect de ma personnalité que je contiens la plupart du temps mais qui m’a apporté le respect de certains et qui a su me placer à ma place sur l’échiquier. Je suis fière d’avoir cédé à mes envies, de m’être fait plaisir et de découvrir et explorer de nouvelles passions. Je suis fière d’avoir surmonté des épreuves même si le prix à payer était prévisible. Je suis fière de l’accepter et de m’en servir pour asseoir mon autonomie. Je suis fière d’avoir su rester intègre quoi qu’il en coûte, et d’avoir fait de mon mieux dans chaque situation.

Je suis fière d’être elle que je suis aujourd’hui. Je suis fière d’avoir été capable de m’accepter telle que je suis et d’en tirer le meilleur. Je suis fière de me réveiller chaque matin avec l’excitation d’un nouveau jour qui commence, et de me coucher avec le sentiment d’avoir fait ce que je devais faire. Je suis fière d’avoir lâché prise sur pas mal de choses et de m’en être libérée. Je suis fière d’avoir semé des graines dès que je le pouvais dans les cœurs de ceux que j’ai pu rencontrer. Et je suis fière de me dire qu’elle pousseront peut être et que le moment venu ils sèmeront à leur tour.

Je suis fière d’avoir choisi de partager mes mots et mes gribouillages, d’avoir été capable de me livrer simplement. Je suis fière de vibrer pour de nombreuses choses et personnes. Je suis fière de ce que j’ai accompli. Je suis fière d’avoir encore tant à accomplir. Et je suis fière de me laisser la liberté de le faire.

Alors cette semaine, arrêtons de nous cacher derrière l’excuse du manque de confiance ou d’estime de soi, ou notre petit doigt. Et célébrons ce qui nous rend fiers (et oui, je sais que le mois des fiertés est fini, mais il ne devrait pas être limité dans le temps, on devrait avoir l’opportunité d’être fiers de ce que nous sommes à tout moment… moi, en tout cas, je la saisis et je l’affirme.) Je suis fière de moi. Et ça me fait un bien fou. Et je sais que c’est une dynamique qui ne fait que commencer…

Motif: A-dazy

Oh, cette semaine, je vous mettrai en ligne les cartes d’avril à juin! A vos imprimantes!