J’ai une petite idée qui me trotte dans la tête, et pour pouvoir le réaliser, je dois me lancer dans l’exploration de personnages basés sur différents types de références. J’ai commencé avec les pierres et cristaux, en essayant de leur donner un peu de vie et de personnalité. Jusqu’ici je m’amuse beaucoup, et je pense que je me sens plus à l’aise maintenant. Je me demande où ça va me mener, mais une chose est sûre: je vais profiter de chaque instant de ce voyage!
Voila en tout cas où mes errances mon menée cette semaine:
Un mage
Un gardien
Un guerrier
Un éclaireur
Un autre gardien, qui profite de la plage (oui, petit craquage, j’avoue…
J’ai encore plein d’autres idées, que je vais explorer dans les jours qui viennent. Mais quel plaisir!!
J’ai envie de vous partager mon process créatif et de vous donner peut être les clefs pour déverrouiller le vôtre… ou juste pour le fun!
L’étincelle au milieu du brasier
Je ne suis pas faite pour les grosses chaleurs, et cet été, c’était quelque chose qui ressemblait à l’enfer, ici.. Entre un appartement sans réelle isolation thermique, et le fait que je suis équipée hiver, que je suis capable de résister au froid sans souci, je n’étais vraiment pas à la fête. Entre mini malaises, épuisement, difficultés à respirer correctement (parce que pas de pluie = festival du pollen)… j’ai traversé mon enfer personnel. Je suis passée en mode nocturne autant que possible, dormant pendant les heures les plus chaudes (malgré le ventilateur, j’avais souvent plus de 32°C à l’intérieur), et profitant des nuits un peu plus « fraiches ». Mais ça a été quand même un peu compliqué pour moi… et j’en discutais avec une copinette sur le discord de DPS… on parlait de mon année des caméléons, de ce qui m’avait inspiré, de mon process (j’en parle ici)… je lui disais que j’avais du mal, que je me sentais comme une méduse échouée sur le sable brûlant d’une plage tropicale, incapable de bouger, agonisant à petit feu… on en a ri… et puis elle m’a dit « À quand une série sur les méduses? « … oh! Oui, pourquoi pas?
Dompter ma créativité
Me voila donc avec toutes ces idées, qui partent dans tous les sens… Des tas d’images me viennent, mon cerveau puise dans mes souvenirs, mes sensations, fait des liens, construit un arbre des possibles… Je sais que je dois contenir un peu ma créativité dans ces cas là… histoire de ne pas me laisser submerger, envahir… et puis j’ai déjà inktober et les études de portraits, et les cours aussi… Bref… il est hors de question pour moi de me retrouver avec trop de projets à gérer, de faire tout ce que je peux pour les mener à bien, et de finir par être complètement paralysée par l’étendue de la tâche (oui, il y a du vécu, oui, j’y travaille). Je dois donc trouver un moyen de satisfaire mon envie, de laisser ma créativité s’exprimer tout en étant pragmatique…
Création du mini projet
Je suis partie sur l’idée d’un mini projet méduses, le plus simple possible, qui me permet à la fois de laisser ma créativité s’exprimer tout en posant un cadre
Pourquoi me lancer dans ce truc? Pour exorciser cet été infernal… non, plus sérieusement, parce que ça me permet d’explorer des techniques et des styles différents, tranquillement, et que c’est un thème suffisamment inspirant pour que je puisse partir dans des directions vraiment intéressantes, réalistes ou farfelues, sans être submergée par l’enjeu ou subir la pression d’une échéance…
Dans quel style le mener? Aucun, et tous! Je vais me servir de ce projet pour explorer différents domaines, ça me servira de tremplin de base, de labo expérimental. Je ferai donc une méduse dans un style différent à chaque fois. Pas de limite sur le médium… il s’agit d’un exorcisme après tout! Donc peinture ou illustration digitale, crayons, feutres, gouache, aquarelle, couture, etc… tout est possible!
Comment le faire entrer dans mon emploi du temps sans sacrifier le reste? Je me pose une limite de temps: une heure maximum, pas plus. Ce qui est suffisant pour poser certains jalons, sans me perdre dans le détail, sans pénaliser les autres projets en cours. Et si je n’ai pas fini? Pas grave. Si j’ai envie d’aller plus loin pour certaines, je le ferai plus tard, lorsque j’aurai plus de temps. Et ça me permettra aussi de prendre du recul et de revenir dessus avec un regard neuf.
À quelle fréquence? Pendant combien de temps? Comment en rendre compte? C’est un projet fil rouge, pour moi, pour mon plaisir, et aussi pour explorer. Donc pas de pression, pas d’échéance. Je les fais quand ça me prend, que ce soit une par jour, une par semaine, une par mois, ça n’a aucune importance. Si je suis inspirée, je fais. Si je ne le suis pas, j’ai de quoi faire ailleurs. Et je n’ai à rendre de compte à personne (mais si je peux motiver ma copinette à m’accompagner, ou qui que ce soit d’ailleurs, c’est encore mieux). Je le fais pour moi et surtout, le plaisir, toujours le plaisir.
Comment le concrétiser, le partager? Comme d’habitude: mise en ligne ici, sur mon instagram, sur les réseaux sociaux, dans le discord de DPS… et si je pousse une illu plus loin, je pourrai la poster dans ma galerie DPS aussi… pourquoi ne pas m’en servir pour étoffer mon futur book aussi? Et si je bidouille des objets en couture, en pliage ou en macramé (oui oui), je pourrai toujours les offrir à qui en veut.
Il a beau être simple, il est plutôt riche, ce mini projet, et je suis sûre qu’il va beaucoup m’apporter.
Le début de l’aventure, mise en place.
Première étape, recherche de références, graphiques, ou symboliques. Même principe, une heure à la fois, pas plus, quand ça me prend. Minuteur à l’appui. Histoire de constituer ma bibliothèque interne, de trouver des thèmes, des styles, de m’immerger dans le sujet.
Et puis, hop hop hop, premiers croquis vite faits, dans mon carnet de croquis brouillons, juste histoire de voir où ça me mène.
Et j’ai attrapé ma tablette graphique. Parce que j’avais envie de m’en servir d’échauffement, avant de faire mes études de portraits, histoire d’utiliser des brush ou des techniques différentes…
Pour le moment, voici les 3 qui sont sorties de ces sessions. Toutes différentes, toutes en une heure max. La seconde mériterait un peu plus de travail, mais je me tiens à mon cahier des charges: je verrai ça en novembre, quand j’aurai plus de temps.
Je sens que ce n’est que le début d’une belle aventure, et que certaines me serviront de base pour quelque chose de plus abouti. Pour le moment, je suis en plein exorcisme de cet été brûlant, et je m’amuse. Et puis j’en ai profité pour créer une nouvelle signature, parce qu’il est temps de le faire…
Créativité, inspiration et se dire « oui »
Ma copinette me parlait de son manque d’inspiration, de crétivité, que ça lui posait beaucoup de problèmes… Et je lui ai dit que tout pouvait être une source de créativité. Tout! Une discussion, un mot particulier, un lieu, un objet, une couleur… tout.
Le plus dur c’est de saisir la petite idée qui nous vient, qui nous traverse, comme une bulle, fragile, éphémère, disparaissant dans l’air si on la laisse passer. Soyons donc à l’affût, curieux, ouverts, et saisissons ces bulles de possibilités, sans juger de leur pertinence, de leur importance… parce qu’on ne sait jamais ce qui peut en sortir… Une discussion sur la rentrée peut donner lieu à 12 illustrations plutôt sympas, une autre au sujet de la météo peut finir par un mini projet, mené en tandem en plus.
C’est aussi le pouvoir de se dire « oui ». On a plus tendance à se dire « non », en général: non je ne m’en sens pas capable, non je n’ai pas le temps, non je ne veux pas m’investir dans ce genre de truc, non je n’ai pas le niveau, non ça n’a pas de sens, non j’ai besoin d’un objectif clair, non je n’ai pas les références, non je n’ai pas encore étudié ça… Tous ces « non » sont autant de portes qu’on ferme. Parce qu’on a peur de ce qui se trouve derrière, et qu’on préfère rester dans le connu, le confort de nos habitudes et de ce qu’on sait faire. Il n’y a rien de mal la dedans, c’est un choix tout à fait honorable, c’est sécurisant aussi. Mais parfois, on peut s’autoriser à se lancer dans une petite aventure, se laisser porter par le flux de l’inspiration, repousser un peu les limites du connu. Parfois ça fonctionne bien, parfois on se retrouve dans une impasse, mais rien ne nous empêche de chercher de quoi en sortir, que ce soit sous forme de mentors, de tutoriels, de références, d’avis extérieurs… la plupart du temps, ces impasses ne sont que des illusions que nous avons fabriquées par manque de confiance en nous. Et puis parfois, ce n’est tout simplement notre voie, et on peut décider d’arrêter là, et de reprendre notre route. Ce n’est pas un souci. il n’y a pas de règles figées, on a toujours le pouvoir de les adapter, de les transformer.
Saisir les bulles d’inspiration
J’ai deux objets pour ça… pas de filet à papillon ou de piège à ours… Mais un carnet et mon téléphone.
Mon carnet recueille mes idées, mes pensées, mes sensations… parce que c’est quelque chose qui mérite la caresse du stylo sur le papier. Que ce soit sous forme de listes, de poésies, de citations, de croquis parfois.. Et puis je me dis aussi que si je le perds, la personne qui le retrouvera pourra aussi en profiter, ne serait-ce qu’un peu. Et qu’on ne sait jamais ce que ce genre d’étincelle peut initier…
Mon téléphone me sert à prendre des photos. De lieux, de personnes, d’objets, de recettes, d’articles, etc… grâce à lui, je peux constituer une bibliothèque de références diverses et variées, sur tout et n’importe quoi. Et puis c’est là aussi que je commence mes listes d’envie, dans le dossier notes… je les transfère parfois dans mon carnet, ou je les laisse là, à mijoter tranquillement. Je peux les modifier à tout moment, ajouter ou supprimer des éléments, créer de nouvelles listes… en fonction de mes envies.
En route
Me voila donc partie pour vivre cette aventure, un peu comme une « side quest », pour le plaisir d’explorer et de repousser mes limites. J’avoue, c’est motivant, et rafraichissant (ah!). J’ai des tas d’idées et envies à concrétiser et je sais que je le ferai, en leur temps. J’espère vous avoir donné l’envie de prendre vous aussi le chemin de votre créativité, quelque soit votre domaine. Profitez de chaque pas fait, peu importe qu’il soit petit ou grand, c’est un pas en avant.
Cette semaine, je n’ai pas pu me plonger dans la gouache autant que je l’aurais voulu… Déjà parce que les allergies ‘ont vraiment mise à plat (mais ça y est, ça va mieux!! Et puis parce qu’un drame s’est passé, dont je parlerai un peu plus loin… mais là aussi, tout rentre dans l’ordre!
Jour 5: étude
Le pu plaisir de cette étude! La lumière de la référence était vraiment intéressante, les couleurs également, loin de celles dont j’ai l’habitude. Mais j’explore, donc j’ose! J’ai pris mon temps, j’ai exploré les textures, les effets que je pouvais donner à la peinture, en tâtonnant la plupart du temps, mais je suis super contente de mes végétaux et de l’effet sur le mur, à gauche. Au bout d’un moment, j’ai arrêté de penser et j’ai laisser le pinceau parler. Aucun regret! Vraiment, du pur plaisir.
Jour 7: tutoriel
J’ai fait quelques recherches, et je suis tombée à nouveau sur des tutos de Ruth Wilshaw… et en poursuivant ma route, j’ai découvert son site et surtout le programme Get Gouachey . Exactement ce que je recherchais!! Des tutoriels en veux-tu en voila, de la base aux illustrations complètes, dans un style que j’aime beaucoup, et qui correspond un peu à mon univers. C’est très complet, et vraiment, vraiment magnifique (et non, je ne suis pas sponsorisée par elle, je suis sincèrement émerveillée par ce qu’elle propose). Donc j’ai souscris, et j’ai accès non seulement aux tutos du mois, mais aussi à tous les précédents, et au boot camp pour bien démarrer avec la gouache. Bref… je suis conquise.
J’ai donc essayé de suivre un tuto (je rappelle: je suis complètement novice en la matière, aucune base, je suis juste mon intuition, mais bon, ça a ses limites). Et alors que tout allait bien, le drame est arrivé: j’ai fait tombé ma boite de gouaches…. Qui s’est complètement renversée au sol… les peintures se sont mélangées, et je ne parle pas du carnage sur le sol… Bref, une fois tout nettoyé, j’ai fini comme j’ai pu… et j’ai commandé une nouvelle boite de gouache… parce que si je peux utiliser ce que j’ai réussi à sauver, ce que je compte bien faire, les mélanges rendent les choses plus compliquées, forcément, lorsqu’on suit un tuto…
Bref, voila ce que j’ai réussi à sortir quand même:
je suis super contente de l’effet sur le tronc de l’arbre. Par contre, j’ai perdu les couleurs dont j’avais besoin pour faire le halo autour de la lanterne, donc c’est un peu… bof. Et puis j’avoue que j’étais vraiment énervée d’avoir fait ce carnage, et du comme j’avais du m’interrompre pour nettoyer, la peinture avait séché et je n’ai pas pu faire le dégradé que je voulais faire… bref, Encore une fois, ce n’est pas grave (et j’ai reçu ma nouvelle boite, je vais pouvoir reprendre chouette!!). Il y a des jours avec, et des jours sans. le plus important, c’est d’apprendre, de comprendre (et de ne pas laisser la boite en bord de table… leçon apprise à la dure).
Cette semaine, je devrais avoir plus d’explorations à vous offrir, et j’espère que ça vous plaira!!
Ça m’est venu comme ça, un matin… l’envie d’explorer quelque chose de nouveau, dans lequel j’avais 0 expérience, 0 technique, histoire de sortir de ma zone de confort et de profiter des heures matinales pour faire quelque chose qui me fait plaisir… et j’ai opté pour la gouache. La peinture, ce n’est pas trop mon truc (sauf en digital hahaha). Et j’ai bien conscience des contraintes de la gouache… mais j’ai envie de tenter l’aventure, de faire des petites expériences et de matérialiser ce que j’ai en tête lorsque je pense à la gouache.. .oui, bon, d’accord, j’ai peut-être découvert une nouvelle obsession…
Au départ, je n’avais absolument aucun matériel, si ce n’est 5 tubes de gouaches (3 couleurs primaires, blanc et noir, d’une scrawlrbox…). j’ai décidé d’étendre un peu les possibilités et j’ai commandé ce qui me paraissait convenir (pas envie ni besoin de dépenser des sommes astronomiques, et pressée de commencer).
1er jour: tutoriel
En attendant ma commande, j’ai décidé de voir d’où je partais. je me suis donc armée de pinceaux, de mes tubes, et en utilisant le bleu, le jaune, et le blanc, j’ai décidé de suivre un tutoriel… voici donc ma toute première tentative à la gouache:
Alors les couleurs sont plutôt ternes, la technique est loin d’être là (mais j’ai été surprise, je pensais faire bien pire, finalement, la peinture digitale, ça aide pour la vraie peinture, ha! ). Et puis j’ai décidé que je referai ce tuto régulièrement, peut-être au début de chaque carnet que j’utiliserai, histoire de voir mon évolution).
J’ai décidé de créer et de suivre une feuille de route pour mon exploration. En sachant que je peux toujours changer d’avis, ajouter des trucs, ou changer de direction si j’en ai envie. Parce que ce qui compte, c’est de prendre du plaisir, d’apprendre, de patouiller, et de progresser.
2ème jour: étude
Du coup, le lendemain, j’ai enchainé avec une étude. J’avais reçu mes peintures et du coup, je devais aussi me familiariser avec le matériel… et quel plaisir!
J’ai réussi à superposer les couches sans tout massacrer youpi!! Voila, pour une première tentative en roue libre, je suis plutôt contente. j’ai tout à apprendre, mais je me rends compte que ces mois passés à observer les teintes dans les portraits du challenge portent leurs fruits: j’ai développé un oeil particulier pour ça. Et du coup, ça a été plus rapide que je ne le pensais au départ.
3ème jour: tutoriel
Alors là, j’ai voulu me lancer dans quelque chose d’un peu compliqué peut être, mais j’ai adoré! C’est loin d’être subtil et léger, mais c’est le mieux que je puisse faire à ce moment de mon exploration… j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à le faire, même si c’était loin d’être évident… je me suis un peu plus lâchée.
Jour 4: étude
Bon, je me suis peut être laissée un peu trop emportée par cette étude, mais j’ai surtout énormément appris en la faisant… Que ce soit au niveau technique (« sentir » la bonne consistance de la gouache, travailler les couches de peintures, faire des dégradés…), ou au niveau de mes attentes (ouais, voila faire simple…. sûr, oui…. ). Bref… voila ma 4ème tentative.
Alors oui, cette semaine était sous le thème des couleurs froides ahhaha. je continuerai mon exploration la semaine prochaine, en commençant par un tutoriel…. à suivre!
Surtout, ce que je retiens, c’est que ça me fais beaucoup de bien de découvrir quelque chose de nouveau, et de me lancer sans pression, sans filet, pour le plaisir de le faire. Parfois il suffit de peu pour donner un nouvel élan à notre créativité! Un réveil, un matin, avec l’image d’une illustration à la gouache dans la tête…. un jour, sans aucun doute, je serai capable de la peindre, et de vous la partager 🙂
C’est le mois de Mars, et comme tous les mois de Mars ces dernières années, il s’accompagne de moments un peu difficiles (mais je prends soin de moi, je ne me ferme pas, j’avance). J’ai découvert que faire quelque chose de créatif, de nouveau, m’aidait beaucoup pour gérer les flashbacks et les moments de moins bien que je peux encore connaitre. Cette année, mon choix s’est porté sur les plaques en gel. J’ai décidé de faire des fonds dans des carnets de croquis que j’avais à la maison, en explorant les possibilités de la plaque de gel. Quelques tutos plus tard, j’ai réussi à faire ça:
J’ai découvert que je pouvais m’amuser avec deux carnets en même temps, histoire de ne pas gâcher de la peinture et d’explorer un peu plus encore. Je pense qu’à la fin du mois, j’aurai deux carnets remplis de fonds vraiment sympas sur lesquels je pourrai gribouiller pendant les mois qui viennent. Et j’ai hâte!!
J’ai utilisé de la peinture acrylique et je pourrai ensuite utiliser des feutres acryliques, ou techniques, de l’encre, de la peinture, etc etc…
Bref, je veux que quelque chose de sympa ressorte de ce mois, et qu’il soit coloré, créatif, qu’il me lance un défi que je relèverai avec plaisir…
A suivre donc! J’ai des tas de tutos à visionner!!
Ces dernières semaines, j’ai décidé d’oser, de sortir de ma zone de confort, d’avancer dans l’inconnu avec détermination et curiosité… Je sais que j’en parle souvent, mais pour une fois, j’avais envie de partager avec vous ce que ça signifie concrètement, pour moi, dans ma vie. Je ne fais pas de résolutions en début d’année… parce que je ne fais jamais de projets non plus. Je me laisse porter par le flux, et je m’adapte au fur et à mesure de ce que je rencontre sur mon chemin. C’est ainsi que j’avance sur mon chemin, l’esprit et les bras ouverts, prête à saisir les opportunités, et à en tirer le meilleur.
J’ai décidé de marcher un peu chaque jour. 5 km, une heure, histoire de bien commencer ma journée.. Pour le moment, je le fais en milieu de matinée, mais peu à peu, je pense le faire un peu plus tôt (mais là, entre la nuit et le froid…). Et j’ai trouvé un compagnon de marche dans la personne de mon père. C’est quelque chose que nous faisons déjà lorsque nous partons en vacances… Et de balade tranquille, ça devient du cardio (parce que mes jambes sont loin d’être aussi longues que les siennes hahaha). Et puis du coup, je me sens un peu ‘obligée’ de me motiver, parce que lui, l’est… Pour rendre le truc plus fun, j’ai installé une application sur mon téléphone, qui me sert de podomètre, et on rigole bien en regardant les « récompenses » que je reçois. Bref, sauf en cas de pluie, ou de souci qui m’empêche de le faire, je me suis mise à la marche. Et je suis bien déterminée à en faire une habitude…
J’ai repris mes cours de peinture digitale, pour mon plus grand plaisir. En dehors des exercices des cours, d’autres challenges se sont proposés à moi, et je n’ai pas résisté à leur appel. Et chacun d’entre eux me pousse à sortir de ma zone de confort… Je ne dessine pas de ‘gens’. Vraiment… les rares fois où j’ai tenté, le résultat était loin de mes attentes, et puis, j’avoue, ça ne m’intéressait pas trop… mais voila, une envie a germé en moi, silencieusement… et comme c’est souvent le cas, me voilà face à des propositions qui me permettent de me lancer, sans grande pression… Je sais aussi que ça fera partie de cours plus tard, donc je ne suis pas inquiète, je pars de… rien, vraiment. Aucun souci de ce côté là, je ne peux que progresser… Et comme pour la marche, je me suis dit que le meilleur moyen de rester motivée, c’est de faire partie d’un groupe. Ce que ces deux challenges m’ont offert.
Le premier consistait à créer un personnage à partir d’un champignon… ooh, ça me parle, ça!! J’ai attrapé la tablette, et j’ai créé ce petit bonhomme:
Certains ont des animaux totems, moi j’ai un champi protecteur… Certains savent que je surnommais mes collègues les plus toxiques « les champignons ». Pour moi, ce petit bonhomme est là pour les garder à bonne distance… un exorcisme, en quelque sorte. Mission accomplie, j’ai créé un personnage à partir d’un champi!! Je suis plutôt fière de moi.
Et puis je suis tombée sur une photo d’amanite tue mouche qui m’a tout de suite fait pensé à ces nobles de cours, dans leurs dentelles, l’attitude hautaine, puant l’arrogance… Je n’ai pas pu résister et j’ai créé ce deuxième personnage, avec sa tenue ridicule, mais tellement dédaigneux:
Mission personnages accomplie!! Et bon, si j’avais voulu passer plus de temps dessus, j’aurais certainement pu les détailler encore plus etc etc, mais il faut aussi parfois se poser des limites et ne pas se laisser envahir. C’était un challenge pour la semaine, et si je me demande ce que sera le prochain, je me dis aussi que ça m’a bien plus, et que je risque de revenir à la création de personnages champignons si je me sens inspirée !
En parlant de contrainte… J’avais envie de me lancer dans le portrait, j’avais même constitué un petit dossier avec des photos qui me paraissaient intéressantes à étudier… mais manque de motivation, je ne me suis jamais lancée… Et voila que sur le discord de mon cours de peinture digitale, quelqu’un propose ce challenge au long cours (oui, je sais, je ne me lance pas dans ce genre de truc d’habitude…. mais hé! Je sors de ma zone de confort, j’ai dit!!). Un portrait par jour à partir d’une photo. Une étude, en 1h maximum. Et plusieurs d’entre nous l’ont rejoint… du coup, nous partons des même photos de référence, nous postons nos résultats, nous nous encourageons… une belle expérience! Peu importe les ratés, nous aurons l’occasion de nous rattraper au cours des études suivantes. Bon, je pars de rien, du coup les premiers ne sont pas du tout ressemblants, mais je commence à comprendre comment ça fonctionne. Mon but maintenant est de parvenir à trouver les bonnes nuances de couleurs ou de valeurs, et de corriger mon défaut de faire mes visages toujours trop larges… ça commence à venir. J’ai aussi trouvé les outils qui me conviennent pour réaliser ces portraits, et je parviens à aller un petit peu plus loin chaque jour. Voici donc ma galerie de portraits pour cette première semaine et ce qu’ils m’ont appris.
Tout premier de la série. Pas vraiment ressemblant à la référence, il manque de contraste, les formes ne sont pas tout à fait fidèles, il est très loin d’être fini, mais bon, c’est mon tout premier portrait. Il me sert de référence de départ. J’en suis fière.
Là encore, pas assez de contraste, les formes ne sont pas tout à fait fidèles au modèle, les outils utilisés ne sont pas les bons non plus, mais j’expérimente. Je l’ai fait le même jour que le premier, du coup il me sert également de référence… je prends mes marques, je vois ce qui fonctionne ou pas. Je sais d’où je pars. Je ne peux que m’améliorer!
Et le premier en couleurs. Mais quelle galère!! Je suis encore beaucoup trop timide dans mes contrastes, mais ça commence à venir côté formes etc… Les outils ne sont pas encore top, mais j’expérimente. Je me lâche, j’ose, et puis, c’est mieux que ce à quoi je m’attendais, donc bon… mais une heure, c’est trop trop court!!
J’aime la diversité des références!! Des hommes, des femmes, en noir et blanc, en couleurs… j’ai plus de facilité avec les couleurs chaudes, je m’en suis rendue compte… Cette fois le contraste est bon, le visage est encore trop large, les yeux méritent un peu plus de précision et de travail, je n’ai pas trouvé le bon outil pour ses cheveux, mais je voulais peindre ses vêtements, un minimum… ça progresse, ça progresse…
Bon, celui là m’a pris 1h15… au bout d’une heure, il me restait les cheveux et le détail d’un oeil à faire, je ne pouvais pas le laisser comme ça. Cette fois, j’ai trouvé les bons outils (que j’ai glissé dans un dossier spécial, comme ça, je les retrouverai pour les suivants sans avoir à perdre du temps à les chercher…). Et cette fois, c’est plutôt ressemblant, j’étais super fière de moi. un régal!
Histoire de ne pas m’endormir sur mes lauriers, le portrait de l’enfer… pas ressemblant du tout, trop pâle, la bouche est ratée, le visage trop large, une main à faire en plus, sans parler du magazine (mais c’est un portrait, donc je ne m’en suis occupée qu’à la fin, juste une ébauche), les vêtements sont juste suggérés… J’ai passé tellement de temps à essayer de corriger mes erreurs, de redimensionner ceci ou celà… l’enfer… mais je suis fière de ma main, faite en 2 minutes chrono… Bref, à oublier… toutes ces nuances de vieux rose/gris m’ont presque fait croire que j’étais daltonienne, et j’ai bien cru être peintre cubiste à un moment donné… pffff.
Ne jamais rester sur un échec. Les références se suivent mais ne se ressemblent pas. Alors les couleurs ne sont pas fidèles, mais les formes sont là. J’ai gardé les mêmes outils et j’ai gagné beaucoup de temps à ne pas avoir à les rechercher… Je crois que j’ai aussi compris comment construire ma base, dans la masse, un peu comme une sculpture… Pas facile du tout, ce papy, avec ses rides et sa casquette, mais je suis contente de mon résultat.
Et voila, mes 7 premiers portraits. Ce que je retiens de cette expérience: chaque jour est différent, chaque visage me permet de mieux comprendre les volumes et les textures, et je commence à saisir les couleurs (mais là encore, ça fait partie des cours à venir, je ne suis pas inquiète, je ne peux que m’améliorer). Et puis 1h, c’est un temps suffisant pour faire quelque chose sans se perdre dans les détails… Je ne maitrise pas encore, loin de là, mais il me reste 358 portraits pour parvenir à quelque chose de complet.
Mes objectifs pour ce challenge:
m’entrainer régulièrement, 1h ça me permet de m’échauffer avant de passer aux exercices pratiques et puis c’est sympa de voir ces visages prendre forme petit à petit, dans toute leur diversité.
apprendre de mes erreurs, et ne pas me flageller inutilement. Je pars de rien, je ne peux que m’améliorer, et en une semaine, j’ai déjà bien progressé, ça commence à rentrer. Je suis fière de chaque étape. Je sais sur quoi j’ai besoin de travailler, et je prends le temps de le faire.
affiner ma technique, en choisissant les bons outils, en partant des formes les plus basiques et en affinant petit à petit. En prenant soin, surtout, de m’assurer que ma base est la plus juste possible, pour pouvoir prendre des repères les plus fiables possibles.
apprivoiser les couleurs et les valeurs, me lâcher côté contrastes, ne pas hésiter à y aller franchement, et rectifier si besoin est.
Parvenir à faire de mon mieux en une heure, et peu importe que mon mieux d’aujourd’hui soit meilleur ou moins bien que celui d’hier ou de demain. C’est mon mieux du jour. Avec le temps, je suis sûre que je serai capable de faire des trucs vraiment bien en une heure. Pour le moment, c’est ce dont je suis capable. Et c’est très bien comme ça, je suis même plutôt impressionnée par ce que je suis déjà capable de faire, c’est une surprise, et elle est vraiment agréable. Je n’ai pas à finir, ce n’est pas une copie, c’est une étude.
prendre du plaisir, toujours et encore. Un jour à la fois, un portrait à la fois.
Voilà, cette première semaine de janvier est presque terminée et j’ai déjà bien avancé. Je compte m’appuyer sur tout ça pour continuer, et découvrir ce dont je suis encore capable.
Et je me sers des endorphines récupérées lors de mes balades et de mes gribouillages pour m’attaquer à d’autres domaines restés en friche. Un jour à la fois. Mais j’ai plein d’envies à assouvir, et je m’appuie sur ces deux expériences pour ne plus me limiter. Si je veux le faire, alors je me lance, en n’oubliant pas de me faire plaisir, de prendre le temps de prendre soin de moi également.
Aujourd’hui, j’ai ressenti un appel. Je devais faire du tri dans les cartons qui trainent encore chez moi. Parmi eux, un carton rempli de livres… J’ai commencé à les trier, certains pourront retrouver une étagère, d’autres en revanche, vont devoir trouver une autre maison… ou une autre vie.
Et puis il y a ce livre, que j’ai beaucoup aimé à un moment de ma vie, mais qui aujourd’hui ne correspond plus du tout à ma vision des choses. J’ai juste pris un autre chemin, j’ai préféré m’éloigner de ce qu’il proposait. Et pourtant, je l’ai lu et relu à un moment donné, et il me parlait tellement. J’allais le mettre dans la caisse « à recycler ou donner » quand j’ai senti que non, je n’en avais pas fini avec lui… Qu’on avait encore des choses à se dire… Oui mais je connais son contenu… Je sais de quoi il parle et comment il en parle…
Et là, l’inspiration me murmure une idée. Je prends un crayon de papier et je me mets à entourer certains mots, qui forment une phrase… puis j’attrape de l’aquarelle, et je peins autour des mots… et je les entoure avec un stylo gel bronze…
Et c’est vrai, on avait encore des choses à se dire, on n’avait pas fini notre aventure tous les deux. Aujourd’hui, j’ai commencé un nouveau voyage avec ce livre qui m’a attendue patiemment pour me livrer ses derniers secrets. De la poésie, de la sagesse, de quoi me nourrir encore un peu.
Voici donc ce qu’il m’a dit:
» L’homme est destiné à son propre cheminement au delà de la détermination avec conscience de l’aube de cette destinée. »
» L’amour, et ses modifications des lois, imprime le temps disponible à mon escapade. »
« Ouvre l’âme d’une histoire dans le dédale du possible. »
Il s’est mis à pleuvoir peu de temps après que j’aie fait le dernier, j’ai donc pris la photo à l’intérieur… mais du coup, cette couleur crème, et ces bleus… j’ai envie d’aller plus loin, peut être en passant sur la tablette graphique…
Oui décidément, on n’en avait pas fini, tous les deux!