Cheminement du 11 juin

Étape 2: je m’ouvre à moi-même.

Comment éviter d’être dans le jugement mais plutôt dans le discernement ?

Comment être ni le juge, ni la victime, mais plutôt le témoin ? Comment ne pas me laisser envahir par mes émotions, mais chercher l’objectivité? Est-ce que je perçois lorsque je joue la carte du jugement ou de la victimisation? Comment essayer de voir les choses sous un autre angle?

Être dans le jugement, c’est soit se poser en tant que victime (ça n’arrive qu’à moi, j’ai vraiment la poisse, je n’y arriverai jamais, c’est trop dur…. ) ou en tant que juge (je devrais faire ceci ou cela, j’aurais du, je suis vraiment incapable de… évidemment, j’ai voulu n’en faire qu’à ma tête et…. ). Et ça fonctionne aussi très bien dans nos relations aux autres (rejeter quelqu’un parce qu’il pense différemment, vouloir absolument faire partie d’un groupe, vouloir se fondre dans la norme, voir les autres au travers du filtre de nos opinions….).

Être dans le discernement, c’est se sortir de ce schéma. C’est être un témoin. C’est voir la situation pour ce qu’elle est, factuellement. Oui, ça s’est passé, et voici comment ça s’est déroulé… Oui, les choix qui ont été faits étaient ceux là: …. . Oui, les résultats de ces choix ont été… .

Être dans le discernement, et non dans le jugement nous permet de nous adapter à la situation et d’ajuster notre trajectoire vers notre but. Bien souvent, notre réaction émotionnelle nous empêche de trouver une solution à un problème, parce qu’elle agit comme un filtre. En revanche, en prenant un peu de recul, nous pouvons avoir une vision plus globale et claire, qui nous permet d’agir et de le faire sereinement. Être dans le discernement, c’est donc voir au travers des filtres que nous nous sommes imposés par nos postures de victime et de juge.

Aujourd’hui, je m’efforce d’être dans le discernement et non le jugement.

Je peux:

  • me demander ce qui provoque une réaction émotionnelle de ma part, ce qui me fait réagir de suite et de manière plutôt vive. Je me rends probablement compte qu’il s’agit souvent du même genre de situations ou de personnes…
  • lorsque je me rends compte que je suis dans le jugement, je peux essayer de me mettre dans la situation du témoin et essayer de voir ce qui se passe le plus objectivement possible. Pas ce que j’aimerais voir, pas ce qui aurait du être.. Non, ce qui est, ce qui se passe. Et je me désengage émotionnellement de la situation.
  • Je peux trouver un petit quelque chose à mettre en place lorsque je me rends compte que je suis en position de juge ou de victime. Un mot, un geste, qui m’amène à une position de témoin. (En ce qui me concerne, j’envisage la victime comme celui qui voit le verre à moitié vide et qui se trouve en bas, dans une position de supplicant (oui, j’ai des images très élaborées dans ma tête hahaha), et le juge comme celui qui voit le verre à moitié plein et qui pose un regard très dur vers le bas. Le témoin est celui qui voit le verre. Et c’est l’image d’un verre, ou même le mot verre qui m’aide à revenir à mon discernement. )
  • je ne me juge pas pour avoir eu telle ou telle vision de quelque chose, ou de quelqu’un. C’est sans doute le produit de tout un tas de facteurs, de la façon dont j’ai été élevé(e), de mon éducation, de ma culture, de mes expériences passées. Je peux en revanche en prendre conscience et m’efforcer de voir au delà.

Parce que je le mérite.

Si vous désirez cheminer avec moi, pour une étape ou tout au long du mois, vous pouvez trouver les cartes et les carnets de bord ici. Je serai ravie de vous avoir à mes côtés!

Passez une merveilleuse journée.

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