Torche

Cette semaine est définitivement solaire. Samedi, je reçois un livre que j’avais commandé (ce qui m’était sorti de l’esprit, d’ailleurs) dont le titre comprend le mot « Solaire ». Et j’ai passé un beau moment au soleil avec les copines de ma fille. Dimanche, j’ai rédigé le post de la carte de la semaine (en anglais, qui peut être traduite par « j’autorise mon âme à briller). Hier, réception d’un autre livre, plus ‘crépusculaire’. Toujours sous le soleil. Mardi, je rédige le post du symbole de la semaine… un soleil. Et je programme une petite playlist pour ma soirée… je tombe sur le morceau Torches d’ x ambassadors.

Bref, beaucoup trop de coïncidences pour ne pas percevoir le message. Soit. Il y a donc un lien avec le soleil, de toute évidence. Et donc?

Parce que bon, je suis plutôt lunaire, moi, comme personne. J’aime la nuit, qui sait si bien m’inspirer, je suis très sensible au cycle lunaire, je préfère rester dans l’ombre, je n’ai aucun besoin d’attirer quelque projecteur que ce soit. Bon, après, clairement, j’ai un caractère de feu…. et une jolie flamme qui brûle à l’intérieur, que je partage sans souci avec qui en a besoin. Ou juste pour le fun.

Je me plonge plus profondément dans ma réflexion. Le soleil, c’est aussi un principe plutôt masculin, tout comme la lune peut être considérée comme un principe féminin. Oui, soit. Si il est indéniable que je sois une femme, il n’en demeure pas moins que mon côté masculin s’exprime très facilement. Ce qui peut être déconcertant. Enfin…. c’était le cas avant

Parce que je me rends compte que ce n’est plus d’actualité. Ces derniers temps, j’ai l’impression que j’ai fini par intégrer mon côté masculin à mon être, en l’harmonisant avec mon côté féminin. Ils ne sont plus en lutte, ou en concurrence. Et c’est ce qui fait de moi une personne entière, finalement. C’est ce que je voulais dire lorsque je parlais d’être complète.

Et puis finalement, cette petite flamme qui brulait à l’intérieur, elle n’est plus si petite. Je n’hésite plus à partager mes passions, mes envies, mes pensées, mes espoirs, mes états d’âme. Et cette flamme a su profiter des failles et des fissures dans mon armure pour irradier, s’extraire de mon seul monde intérieur pour toucher la toile, pour toucher ceux qui me lisent, ceux avec qui j’échange aussi. Il leur appartient de la recevoir ou de l’éteindre, selon leurs propres désirs ou besoins du moment. Mais il n’en demeure pas moins qu’elle rayonne.

Et c’est là que je finis par comprendre le message. Je suis sur le bon chemin. Je fais ce que j’ai à faire. Comme chacun d’entre nous, je rayonne. Je n’ai plus à craindre de brûler, de blesser, de consumer ceux qui seront en contact avec moi, que ce soit à travers un écran ou dans la ‘vraie’ vie. Cette crainte n’a jamais été fondée. C’était juste une projection de ma peur de m’ouvrir, peur de heurter avec mon hypersensibilité, mes réactions parfois (souvent) excessives, hypodermiques, enflammées. Ces explosions n’étaient dues qu’à ma vaine tentative de contenir ce feu qui brûlait en moi et qui avait besoin de s’exprimer à l’air libre.

Me voila donc de nouveau sur mon chemin de vie, rayonnante, apaisée. Mais toujours passionnée, toujours curieuse, toujours partante pour de nouvelles aventures ou découvertes.

Je sais que ce rayonnement, que nous avons tous, je le répète, touchera ceux qui en auront besoin, ou envie, ou qui partageront un bout de chemin avec moi. Tout comme le rayonnement de ceux qui croisent ma route m’offre une bifurcation, valide ma direction, ou m’offre une alternative.

Il est temps de rayonner, d’arrêter de négliger notre impact les uns sur les autres, de refuser de voir ce qui fait de nous des phares dans les vies d’autrui. Il est temps d’être cette lueur dans la nuit, cette étincelle d’espoir, cette flamme chaleureuse. Il est temps de rayonner, de partager, d’offrir un peu de soi. Il est temps de rayonner, de vivre, enfin!

Et pour ceux qui seraient curieux, voici la chanson d’x ambassadors, dont j’ai traduit les paroles juste après, et de laquelle j’ai choisi ces quelques mots sur un post-it.

Torches / Flambeaux

Bring on your forces of nature / Apporte toutes des forces de la nature
Bring on the storm that’s raging /Apporte la tempête qui fait rage
And if you get lost in the shadows /Et si tu te perds dans l’ombre
There’s a fire inside you / Il y a un feu en toi
Be the light that guides you / Sois la lumière qui te guide.

Come on, carry your flame / Allez, porte ta flamme
Carry it higher / Porte-la plus haut
Leave it in the darkness / Laisse-la dans l’obscurité
Carry your torches / Portez vos flambeaux
Come on, carry your flame / Allez, porte ta flamme
Set the night on fire /Mets le feu à la nuit
Leave it in the darkness / Laisse-la dans l’obscurité
Carry your torches / Portez vos flambeaux

Bring on your bows and arrows / Apporte tes arcs et tes flèches
Bring on your plagues and pharaohs / Apporte tes fléaux et tes pharaons
Cause if you get lost in the shadows / Parce que si tu te perds dans les ténèbres
There’s a fire inside you / Il y a un feu en toi
And you know that I’ll find you / Et tu sais que je te trouverai

Come on, carry your flame / Allez, porte ta flamme
Carry it higher / Porte-la plus haut
Leave it in the darkness / Laisse-la dans l’obscurité
Carry your torches / Portez vos flambeaux
Come on, carry your flame / Allez, porte ta flamme
Set the night on fire /Mets le feu à la nuit
Leave it in the darkness / Laisse-la dans l’obscurité
Carry your torches / Portez vos flambeaux

Torches (x4) / Flambeaux

Come on, carry your flame / Allez, porte ta flamme
Carry it higher / Porte-la plus haut
Leave it in the darkness / Laisse-la dans l’obscurité
Carry your torches / Portez vos flambeaux
Come on, carry your flame / Allez, porte ta flamme
Set the night on fire /Mets le feu à la nuit
Leave it in the darkness / Laisse-la dans l’obscurité
Carry your torches / Portez vos flambeau

Carry your torches (x2) / Portez vos flambeaux
Torches (x4) / flambeaux

Symbole n°14: le Soleil aztèque

Deuxième symbole solaire, après le soleil des Zia, j’ai choisi cette fois la représentation des aztèques. Parce que son esthétique me parle.

J’ai choisi le soleil cette semaine parce que pour moi, je suis à l’aube d’une nouvelle année, d’une nouvelle aventure, et qu’il représente parfaitement mon état d’esprit. Et puis il entre en résonance avec la carte d’affirmation positive. Il est temps de briller, d’être une source de chaleur et de créativité. Tout un programme! Et puis nous avons changé d’heure, c’est le printemps…. bref, tout un tas de raisons d’honorer le soleil cette semaine.

S’il y a bien un symbole universel, que ce soit dans le temps ou dans l’espace, c’est le soleil. Il est honoré, craint, redouté, respecté partout et depuis toujours. Il rythme nos vies et celles qui nous entourent. Il nous apporte la chaleur et la lumière indispensable à toute vie.

Alors cette semaine, j’avais envie d’honorer le Soleil. Parce que chaque aube est une promesse, qu’en chaque crépuscule réside un mystère et des secrets prêts à être explorés. Parce que si je fuis un contact trop franc, j’aime me réveiller avec sa lumière, j’aime sentir ses rayons me caresser et me réchauffer doucement. Parce qu’il me rappelle que tout est affaire de cycle, et qu’il ne dépend que de moi d’en faire quelque chose ou de lâcher prise, jusqu’à la fois prochaine. Parce qu’il apporte l’espoir aussi, qu’il révèle ce qui doit l’être. Qu’il nous dynamise, qu’il nous offre son énergie, qu’il est un principe créateur, un principe de vie.

Parce qu’il est temps pour moi de vivre pleinement, et qu’il est le compagnon idéal pour ça.

Bref, cette semaine, laissez vous envahir par sa lumière, afin que votre soleil intérieur puisse rayonner à son tour!

2019 Epopee: card#7. I am allowing my SOUL to SHINE.

As I write these lines, I am at the beginning of a new year. You see, for 3 years now, my years end on march 29th and begin on march 30th. And my body really feels it this way. I usually spend march 29th crying, as soon as I wake up, with this distress, this excruciating pain deep in my self. My body hurts, my heart hearts, my soul hurts. Tears fall endlessly from dawn to dusk. I am a puddle, as one of my friends told me. And I accept that. Because I also know that it cleans my whole self deeply. Flashbacks come and go, I greet them, accept them, then release them. All kind of feelings go through me on that day. I am lucky enough to be able to stay at home, by myself, to live it fully. At the end of the day, I am a mess, I usually don’t have any paper tissues left, my eyes are swollen end red. But I feel released. I fall asleep quickly, drained, but in peace.

Then comes march 30th. And I am surprised that this year too I woke up smiling, ready to begin a new year, ready to experiment, to learn, lo live. As I released all the negativity the day before, I really feel light and bright, and irradiating. It’s a strange feeling, probably a matter of balance. But it’s good, so good.

And yesterday (I write these lines on Sunday, march 31st), I was given a beautiful present. My daughter’s two best friends felt the need to go and see her, for the first time in 3 years. They called me to guide them. I hadn’t seen them for 3 years, they were 11 years old girls then. I saw these 2 beautiful 14 years old teens, ready to make this important step in their grieving path. Now I have to tell you that I don’t go on the cemetery. I don’t need it. I used to go there every day the first months, then I felt it was time for me to let go of the past, and focus on the present. I needed to go back to life. Still, I didn’t erased Emma from my life. On the opposite. First I still live among her belongings, even of I take back some space for my own stuff. And I became far more aware of the signs. I don’t need to go to the cemetery because she was with me. Anyway, I brought the girls to their friend. And I left them do what they needed to do. They burnt a letter they wrote to her, they listened to her favorite music while making wild flowers garlands. They laughed and cried, and talked. I had to explain to some outraged people that they weren’t having a party, but that they came to visit their friend, who was my daughter, and that if I found them beautiful and loving and caring, they should too. These girls were the best friends from 4 to 11 years old. They spent their time together, they shared a lot. These girls were there for Emma in each step she took in her battle. They were her bodyguards if anyone tried to bully her (and they were maybe tiny girls, but so fierce they were really efficient … ). They lost a part of themselves when Emma passed away. As I did. That’s why I was so happy to see them united, holding each other, listening to each other, caring, being truly empathetic. And I smiled, a lot. I felt so proud of them. They had been drove there by one of their grandmothers and she told me she was surprised to see me so peaceful and shining. I told her that I was a puddle the day before but that I couldn’t have imagined a better way to begin a new year than seeing the girls like that.

I couldn’t work last week. Being with kids at this time of the year is a torture and they deserve to have the ‘real’ me and not this cold witch I turn into the days before march 29th. And again, I am lucky to be able to stay home after a quick visit to my doctor (who is always surprised that I only ask for a week, once a year, and without any ‘chemical help’). As I stayed home, I started to feel the void growing within. I knew I would have to deal with it on Friday, but I didn’t want to spend the week like that. So I did what I usually do: fill my brain in order to compensate the emptiness…. And it worked in a very interesting way. I opened myself and asked for whatever I needed. I guess Universe heard me, because everything I read, everything I listened to, everything I was led to think about resonated perfectly with what I was living. It gave sense to a lot. A lot. As if it was time for me to make another step in my understanding of what I was experiencing. My feelings my thoughts, my acts even, everything resonated with what I was given to learn these days. Everything took sense. It even expended to a higher understanding, it led me to see opportunities and paths to take, when time has come.

So I spent days reading and listening and taking notes and learning. A real and deep thirst to be quenched. Then on Friday, I cried, cleaned what needed to be cleaned. And I found myself with a new balance, a new perspective. And new opportunities to be explored.

Yesterday, I really felt it was time for me to take another step. We all have to go through adversity. It’s the way life makes us grow. It can be frustrating, painful, or even just a good lesson. If I look back at the lest 3 years, I spent the first one to come back to life, from surviving to living. I was just doing what I needed to do to find a way to go on with my life while I felt I had lost everything that truly meant something. The second one was more about trying to connect with people. To open myself a bit more, to try to interact with people (IRL, because I never had problems sharing on the internet…). In a way I had to conquer back my effective environment, from my affective environment (which was and still is really strong, and grounded). The third year, I decided to look for myself, through my inner journey. I needed to gather all the pieces that were scattered everywhere during years and put them back together to build my self. I love to think that I did a rather good job, as I go on building from that.

And this year to come? Well, it’s time for me to allow my soul to shine. To walk in plain light, to share what I learned, to share my path, to show my true self. To go on planting seeds in my pupils’ mind, to teach about compassion, empathy, caring, self esteem, self worth. To be an example for them. It’s also time to stop compromising. I now have the means to be sharp and clear. My armor changed to. Lighter, stronger, shining too. This year, I will conquer what life has to offer. And I know that by doing so , I am true to myself, true to what I taught my daughter. This is who I am, and what I do. Time to shine!

Cartes / cards

Ma tentative de colorisation ne m’a pas du tout convaincue… Je réessaierai différemment plus tard. Mais je vous propose quand même mes petites cartes depuis janvier en format PDF, à imprimer et colorier ou en faire ce que vous voulez hahaha.

I tried to put some colors to my cards but it really wasn’t successful. I will try another way later. But I can give you a black and white version of them, to print, to color or not, if you like them!

Je vous ai donc préparé 3 documents pdf:

  • Les cartes en français, version féminine
  • Les cartes en français, version masculine
  • English cards

A vous de jouer!

Symbole n°13: la grenouille

J’ai choisi la grenouille Taino, des Caraïbes. On la retrouve sur de nombreux pétroglyphes dans les Grandes Antilles. Les Taino ont été présents sur ces îles du VI ème au XV ème siècle (pour avoir un aperçu de leur art, suivez ce lien!).

Le symbole de la grenouille se retrouve un peu partout dans le monde, et à toutes les époques. Tantôt symbole très positif, tantôt liée à des catastrophes.

La grenouille est généralement considérée comme un symbole de transformation, de changement, de l’impermanence de la vie. Sûrement du fait de ses nombreuses transformations afin d’atteindre l’âge adulte. Elle peut aussi symboliser la renaissance. Elle est également un symbole de purification, qui vise à éliminer ce qui est toxique, notamment de part son lien avec l’eau des rivières etc, qui lave et emporte au loin ce qui n’a plus lieu d’être.Enfin, si certains l’imitent ou l’invoquent pour faire tomber la pluie, d’autres racontent des pluies de grenouilles comme étant un châtiment divin.

J’ai choisi ce symbole pour cette semaine parce que pour moi, c’est un temps de transformation, de détoxification aussi sûrement. Un temps d’introspection et de remise en ordre émotionnelle. Et je sais qu’à l’issue de cette semaine, je serai capable de reprendre le cours de mon voyage, si ce n’est transformée, du moins parée à affronter une nouvelle année, débarrassée de certaines choses si ce n’est définitivement, du moins pour un bon moment.

J’ai donc choisi la grenouille pour effectuer cette transition le plus sereinement possible.

Promis ensuite je reviens à des symboles plus… ‘abstraits’ hahaha

Épopée 2019: carte n°7. Je Suis Celle Que Je Suis Devenue.

3 ans. Cette semaine, cela fera 3 ans que ma vie a changé du tout au tout. Il m’aura aussi fallu ce temps pour me redéfinir, retrouver un équilibre, redonner du sens à ce qui n’en avait plus.

Il y a eu ce moment il y a quelques semaines, où je me suis surprise à faire le parallèle entre celle que je suis aujourd’hui et celle que j’étais il y a 20 ans. Parce qu’en dehors de l’aspect professionnel, je me retrouvais au même point. Du moins c’est la pensée fugace qui m’a prise au dépourvu ce jour-là. Très vite balayée par une réalité toute autre. Si effectivement, je reste fondamentalement la même, il n’en demeure que j’ai rencontré bien des tempêtes ces 20 dernières années, que j’ai traversé l’enfer à plusieurs reprise pour en sortir bien plus forte. Que j’ai eu mal, très mal, dans mon corps, émotionnellement, psychologiquement. Mon corps, mon esprit et mon âme ont été transformés, à n’en pas douter.

Et lorsque je prends le temps d’y penser réellement, il m’apparait une évidence: j’ai de la chance. Parce que ma vie n’a pas été linéaire. Et que celle que je suis aujourd’hui est la résultante de ces tempêtes et de ces enfers vaincus. A quoi s’ajoute la teneur des leçons apprises, et mon retour à la vie après avoir livré de nombreuses batailles.

Ce n’est pas si évident de changer de paradigme. Il y a de nombreux paramètres à prendre en compte, de nouvelles données à intégrer, des morceaux éparpillés à rassembler et à partir desquels reconstruire une nouvelle réalité. Tout en continuant à fonctionner, comme on le peut. Élaborer un exosquelette suffisamment solide pour nous permettre de tout remettre en ordre à l’intérieur sans pour autant étaler ses tripes aux vues et aux sus de tous. Alors bien sûr il y a des effets pervers. Il faut naviguer à vue entre ceux qui ont oublié ce qui nous était arrivé et qui sont passés à autre chose, et qui font parfois, souvent preuve d’indélicatesse au point de briser d’un mot ce qui nous a pris des semaines à reconstruire; et ceux qui sont dans la souffrance, et dont il faut se protéger pour ne pas sombrer. C’est un jeu de funambule, avec une risque non négligeable de chuter à tout moment, sans filet pour nous rattraper le cas échéant.

La plupart du temps, maintenant, je parviens à prendre suffisamment de recul pour garder mon équilibre. Sauf cette semaine, où je laisse remonter à la surface des traumatismes non encore digérés. 3 ans que je suis dans l’incapacité d’exercer mon métier pendant ces quelques jours. Et la date approchant, je ne peux être en contact avec d’autres, physiquement. Parce qu’il y a une violente tempête intérieure qui gronde, qui dévaste tous mes filtres, et qui s’échappe par les moindres pores de ma peau. Les larmes ne sont jamais loin, la douleur omniprésente, les flashbacks terrassants. Le seul remède: le temps. Et la réclusion, le temps pour moi d’accueillir et d’évacuer ce cataclysme psychique. Une semaine par an, je me trouve aux prises avec moi même, et je sais que le seul moyen d’en sortir, c’est de me pardonner. De revivre chacun de ces souvenirs, et de faire preuve de compassion envers moi-même. Cette année, ce sera encore le cas. J’ignore ce qu’il en sera l’année prochaine.

Quoi qu’il en soit, j’avance sur mon chemin de vie. Cette dernière année, j’ai vraiment beaucoup progressé dans mon objectif de revenir à la vie. Tout se débloque petit à petit. Et c’est en ça que la pensée à celle que j’étais il y a 20 ans m’est venue. Pour que je puisse constater par moi-même la route parcourue. Et quelle route! Des chemins de traverse en veux-tu en voilà, des traversées périlleuses, des montagnes à gravir, des rapides à descendre, et surtout un cap à maintenir, coûte que coûte.

Aujourd’hui, je suis donc devenue celle que je suis. Grâce à mes expériences de vie, grâce aux gens qui m’ont accompagnée ou qui ont été des rencontres déterminante. Je suis aujourd’hui bien différente de celle que j’étais alors. Plus sage, j’espère, mais aussi bien plus aguerrie, avec bien plus de compassion, de recul, de compréhension des mondes intérieurs et extérieurs. J’ai éliminé la peur, et je suis libre de me lancer dans une nouvelle aventure. Non pas uniquement sémantiquement, mais réellement. Quel beau voyage, dont le souvenir m’aidera à tenir, une fois encore, alors que je vais devoir affronter cet ouragan annuel. Je suis prête. Qu’il vienne.

Une semaine. Dans une semaine ce sera derrière moi pour une nouvelle année.

Voici donc la carte de la semaine, version féminine et masculine.

feutres uni Pin fine line 0.8 et 0.1 noir, motif Fitzi

3 mois que je propose mes petites cartes… Et j’ai comme une envie de couleurs qui me prend soudainement… je vais peut être bidouiller un truc du coup…. et puis j’ai aussi envie de faire une petite récap téléchargeable….à suivre!

Symbole n°12: le corbeau

Le corbeau… Ceux qui ont la chance de me côtoyer dans la vraie vie savent à quel point cette histoire de corbeau me trotte dans la tête depuis un petit moment…

Le corbeau est un animal symbolique partout où il est présent. Que ce soit en Europe, au Nord Ouest de Amérique du Nord, en Sibérie, en Asie, en Afrique du Nord, il fait partie de légendes fondatrices ou est lié à des divinités. Il peut être aussi bien vu comme une force bénéfique que comme un oiseau de mauvaise augure. C’est ce qui est fascinant chez cet animal: il semble jouer un rôle dans la construction culturelle de civilisations aussi variées que les Romains et les Grecs, les Vikings et les Celtes, les Amérindiens, les Inuits, ainsi que dans les religions telles que le Judaïsme et le Christianisme, l’Islam, l’Hindouisme.

Pour certains peuples (Nord Ouest de l’Amérique du Nord, Sibérie, Inuit, Nord Est de l’Asie, Bouthan), le corbeau est créateur du monde, ou du moins il protège les hommes, leur donnant de quoi survivre et se développer. Son plumage noir représenterai le Néant, le vide avant la création. Selon les légendes, il est à l’origine du monde en tant que tel, ou du genre humain, ou encore du Soleil, de la Lune, des étoiles, de l’eau et du feu (rien que ça!). Il est une divinité en soi, plutôt positive et constructrice. Il aurait également joué un rôle dans la création de la ville de Lyon, en France.

Le corbeau peut aussi jouer le rôle de gardien. Lorsque les corbeaux cesseront de voler autour de la montagne où il repose, Frédéric Barberousse se réveillera et règnera de nouveau. Dans le même ordre idée, il est dit que tant qu’il y a des corbeaux à la tour de Londres, l’Angleterre ne sera pas envahie.

Le corbeau peut également être associé à une divinité.

  • Apollon, dans la Grèce Antique, donne son plumage noir au corbeau par punition pour avoir fait preuve de négligence dans la surveillance de sa maitresse.
  • Odin dans la tradition Nordique envoie deux corbeaux, Hugin (la réflexion, la pensée) et Munin (la mémoire) autour du monde pour qu’ils lui rapportent ce qu’ils voient et entendent. C’est ainsi que le dieu sait ce qui se passe dans le monde.
  • Morrigan, et Badb, dans la tradition celtique irlandaise. C’est sous la for me d’un corbeau que la déesse Morrigan se pose sur l’épaule de Cuchulainn à sa mort

Le corbeau étant charognard, il est souvent lié aux morts, à la guerre, à la maladie. Son plumage noir accentue ce côté inquiétant, sans ‘âme’. Il est présent sur les champs de bataille, jouant un rôle en faveur d’un ou de l’autre camps, se nourrissant de ceux tombés au combat. C’est sans doute ce qui lui a donné sa mauvaise réputation, bien ancrée encore de nos jour en Europe notamment. De nombreuses légendes lui attribuent un côté malsain, traitre, infidèle, manipulateur, se jouant des hommes pour son seul profit.

Malgré cet aspect sanguinaire (ou peut être de ce fait), il est choisi pour orner les bannières de plusieurs rois Vikings. C’est leur esthétique que j’ai choisie pour ma carte. Il figure également sur les armoiries de l’Ile de Man, sur celle du Bouthan.

Le corbeau revêt également une symbolique plus mystique, magique. Il est celui qui fait le lien entre les vivants et les morts, qui permet la communication entre les deux mondes. Il est celui qui fait prendre conscience de la magie ordinaire. Il est celui qui élève la perception, qui permet d’acquérir un meilleur discernement, qui représente la détermination à atteindre son but, seul ou en groupe. Il revêt aussi un rôle symbolique de transformation, alchimique.

Enfin, le corbeau est un oiseau extrêmement intelligent, qui vit en communauté, et qui est capable de se souvenir de celui qui lui a fait du bien ou du tort…. ce qui donne à réfléchir à notre attitude face à lui!

J’édite: et si je vous disais que la pleine lune de mars est surnommée la lune du corbeau? Si si, véridique! J’aime être en phase avec l’Univers hahahaha.

Quant à moi, j’ai la chance d’avoir pour voisins un groupe de corbeaux, qui viennent me rendre visite en se posant sur les arbres à hauteur de mon appartement quotidiennement. Je suis également saluée tous les matins de la semaine par un corbeau qui semble garder ma voiture jusqu’à ce que j’arrive. J’ai aussi remarqué qu’ils se trouvent tout le long de mon trajet pour aller au travail. Et puis les deux premiers morceaux que j’ai appris à jouer à la flûte portent sur des légendes concernant les corbeaux…. sans parler des rêves où ils apparaissent…. Bref, ma vie est colonisée par les corbeaux ces derniers temps, sans que je saisisse encore bien le message qu’ils ont à me transmettre, si ce n’est que je vis dans une région où ils sont nombreux et en bonne santé (haha) mais au moins, ça m’aura donné l’occasion de me pencher sur la symbolique de cet oiseau et d’écrire cet article!

Et puisque j’aime les paradoxes, tous les paradoxes haha, je n’ai pas voulu faire les contours du symbole en noir…. j’ai opté pour un fond à l’aquarelle et j’ai peint le symbole à l’encre violette…. leur seul symbole jusqu’ici qui aurait légitimement pu être noir…. non, je l’ai dessiné à l’encre violette…

2019 Epopee: card #6. I am COMPLETE

On my dark days, I felt a hole in my chest, feeding from my pain. Now most of the time, I feel whole, complete, nourishing myself with everything I see, hear, feel. Of course, I still have my down days, from time to time, when a date comes to scratch my self and cut a scar open. But most of the time, I just enjoy the little things in life, and take everything as a gift.

Last week I talked about what restrains us. And my way to free myself from most of the shackles that kept me from walking my path of life. It’s a matter of perspective, really. Most of the time, you just have to switch from a point of view to another one to make your world look completely different. It’s something I trained myself and I can experience its benefit each and every day.

So on those bad times I go through sometimes, I force myself to look at things a different way. And I try to keep in mind that nothing is bad or good, by essence. We make them be bad or good. They are neutral. Same with feelings.

Then I came to realize that my feelings those days, the sadness, the feeling of loss, even the hole in my core make me complete. I am whole with them. Because they are part of the palette of my soul’s colors. I wouldn’t be whole without this darkness. I would be incomplete. I would only be part of who I am. That’s why I learned to be thankful to feel these emotions. To greet my sadness, to smile at my anger, to be in peace with my revolt, to caress my tears. They are part of me.

With time, I’ve learned to accept them, as I came to accept who I was. And make peace with this idea that I need them to be fully myself.

I am complete, I am whole. And I am too in expansion, as we all are. So as I expand, I know that I will be able to feel more, deeply, subtly, fully. And I accept it. Because I have the luck to experience these emotions, these aspect of human nature. And I tend to think that it makes me a better person. As I explore my inner world, as I walk my path of life, as I interact with the world, I learn, I grow, and I expand my wholeness.

And I really feel privileged to be able to step back and see it.

Let me tell you a secret: the more you share, the more you give, the more complete you become. Because interaction leads to exchange. You learn about others as you learn about yourself. Sharing experiences, views, opinions, brings you as much if not more than you give. And it makes the beauty of it. Spending time with nature, friends, even yourself, everything, each experience, each person, brings you a piece of your wholeness. It then can expand and you have therefore more to share, more to give, more to gain.

It brings me a sense of serenity, a peace of mind, an opening to outer and inner journey. It gives my life a whole different taste, a whole different meaning. So in my dark days, I can smile and be sure that they too will bring me a piece of myself. And greet them as I would greet old time friends, enjoying the stories they would tell me and the lessons they would give me through their experiences of life.

So this week, let’s celebrate the fact that we are complete. And enjoy the fact that we can grow beautifully from that simple truth.


Symbole n°11: Kokopelli

Cette semaine, nous danserons avec Kokopelli. C’est un personnage mythique révéré par les Navajo, les Hopi, les peuples amérindiens du Sud Ouest de ce qui est aujourd’hui les Etats Unis. Kokopelli est symbole de fertilité, de joie, de longue vie. Il est représenté par un joueur de flûte bossu, sa bosse recelant selon les traditions des graines, des plantes, des objets sacrés ou médicinaux (les uns et les autres pouvant très bien être liés). Tout en semant ses graines, il chante et joue de la flûte. Il insuffle ainsi le souffle de la vie dans ses semences.

Dans d’autres mythes, il parle au vent et au ciel. On entend sa flûte dans les vents du printemps, qui apporte sa chaleur après le froid de l’hiver. C’est un nomade, son arrivée et son départ sont annoncés par sa flûte. Ses voyages lui ont octroyé la sagesse et il a une leçon pour chacun. Il apporte également prospérité et bonne fortune à qui écoute ses chansons.

C’est donc aussi un ménestrel, un esprit de la musique, un conteur, un faiseur de pluie, un guérisseur, un professeur, un magicien farceur, un séducteur, un sage. Sa plus grande leçon étant de ne pas prendre la vie trop au sérieux.

C’est un personnage extrêmement positif.

J’aime beaucoup Kokopelli, et ce symbole me parle profondément. Ma première ‘rencontre’ a été sous forme d’une bague le représentant, ramenée par mes parents au retour d’un voyage dans le grand Ouest américain. J’ai tout de suite été attirée par ce petit bonhomme courbé et dansant, avec sa flûte. Je l’ai trouvé joyeux et optimiste, et elle est longtemps restée à mon doigt.

Je l’ai retrouvé lors de mon séjour en Arizona. Il était partout, des talus d’autoroutes aux enseignes diverses et variées. Sur des textiles, des poteries. Partout. Et si le côté commercial d’exploitation de son image ne m’a pas échappé, sa seule vue me remplissait de joie. A chaque fois. Comme si il me souhaitait la bienvenue chez lui.

Clairement, je me sens liée à Kokopelli. Peut être parce que moi aussi j’essaie de semer mes graines en classe, dans ma vie quotidienne ou ici. Peut être aussi par mon côté conteuse d’histoires, par mon métier, par mes inspirations, par ma flûte, même si la mienne est irlandaise et non amérindienne (mais qui sait, je vais peut être y venir aussi!). Peut être aussi par ce détachement que j’ai acquis au fil des années. Et cette certitude chevillée au corps: il faut profiter de la vie à chaque instant, sans regret, avec joie et reconnaissance. Rire aussi, et se dire que si on est peu de chose, on a aussi tous la capacité de planter, nous aussi, nos graines d’espoir, de joie, de sérénité, de connaissance, de compassion, de respect, et que sais-je encore. Et qu’une fois partis, c’est ce qui restera de nous, et quel bel héritage!

Alors cette semaine, comme toutes les autres, je vais tenir compagnie à Kokopelli, en jouant de la flûte, en semant mes graines, et en vivant, tout simplement.


Épopée 2019: carte n°6. Je suis ILLIMITÉE dans mes POSSIBILITÉS

Je me suis beaucoup interrogée sur la notion de contrainte ces derniers temps. Qu’est-e qu’une contrainte? Quelle en est la source? Quelles peuvent être les conséquences de trop de contraintes, ou de la volonté d’en avoir aucune?

Pendant longtemps, ma vie n’a été rythmée que par des contraintes. Quelles soient familiales, professionnelles, sociétales ou que sais-je encore. Chacune de mes actions, tout au long de la journée, était soumise à une ou plusieurs contraintes. J’avais donc une vie bien réglée, organisée, sécurisante peut-être dans une certaine mesure. Mais qui m’étouffait. Oh bien sûr, je ne m’en suis pas de suite rendue compte. Tellement occupée à respecter mon emploi du temps, mes routines.

Attention, si ce fonctionnement ne me convient pas, il peut être parfait pour d’autres. Le principal je pense, est de se sentir bien dans sa vie. Mais en ce qui me concerne, clairement, j’ai du mal avec les contraintes. Avec les règles aussi d’ailleurs…. avec les dogmes sans aucun doute également… Ceci expliquant sans doute cela….

Lorsque je me suis retrouvée libérée de certaines contraintes, j’ai réalisé à quel point je leur avais été assujettie. Volontairement, ‘naturellement’. Et c’est cette mise en abîme qui m’a fait prendre conscience, en définitive, de la place que les contraintes diverses et variées occupaient dans ma vie. Je commençais à me remettre en question, puisque je devais trouver un nouvel équilibre, je devais certainement me libérer de certaines habitudes qui ne me ressemblaient plus.

Au départ, ce changement a été subtil… et puis je l’ai voulu plus explicite. Pour autant, je n’ai pas ressenti le besoin de tout laisser derrière moi et de partir sans me retourner. J’ai simplement voulu me contraindre le moins possible. Certaines obligations étaient incontournables. Pour autant, je n’avais pas à les subir, je pouvais les adapter à mes envies. Un exemple tout bête: je dois être sur mon lieu de travail à 8h20. C’est une contrainte… si on se met la pression pour y être effectivement à 8h20. Avec le stress d’arriver en retard, le rush à la photocopieuse, etc etc. Je pars de chez moi bien plus tôt, je m’arrête au bord du lac et j’arrive entre 7h30 et 7h45. A cette heure là, nous ne sommes que 2 dans les locaux. Pas de stress, je peux même mettre la musique dans ma classe, me faire un thé, faire mes photocopies tranquillement, tout préparer pour l’arrivée de mes élèves. Ce n’est plus une contrainte. Lorsque 8h20 arrive, je suis sereine, prête, détendue, parée pour ma journée.

J’ai également arrêté de tout vouloir planifier des mois à l’avance… parce qu’en ce qui me concerne, ça a toujours été un désastre. Entre les changements de dernière minute, les adaptations nécessaires. Aujourd’hui, je fais des plans en gros, me laissant une marge de manœuvre importante et qui m’ôte toute sensation de frustration de ne pas avoir réussi (ah!) à avoir tout fait dans le temps imparti. J’ai également arrêté de vouloir régler ma vie au millimètre, rythmée par des routines quotidiennes ou hebdomadaires (ce qui était requis lorsque j’avais Emma, entre les rdv médicaux, les prises de médicaments à heures fixes et ses besoins de sécurité et de stabilité). Aujourd’hui je me laisse portée par mes envies. Bien sûr, je dois prendre le temps de faire ce que je dois faire pour assurer un minimum d’intendance, mais sincèrement, si j’ai envie d’aller prendre un verre chez une amie en sortant du travail, rien ne m’y empêche, ou rarement. Si j’ai envie de faire un détour par la salle parce que ma journée a été particulièrement éprouvante et que j’ai besoin de me défouler, je peux le faire (parce que mon sac est toujours prêt dans ma voiture). Si j’ai envie de faire un détour par le lac pour regarder le soleil se coucher, ou juste les mouvements de l’eau en surface, je peux le faire.

Parce que je n’ai plus de contrainte familiale. Bon, j’avoue, je préfèrerais les avoir la plupart du temps, mais dans ces moments de choix libre, j’apprécie ma liberté.

En dehors des contraintes externes, comme les horaires ou les objectifs professionnels, le plus compliqué pour moi a été de me libérer des contraintes internes. Ce que je m’imposais. J’avais fini par me brider, par m’emprisonner dans des habitudes qui ne m’apportaient rien si ce n’est un pseudo sentiment de sécurité, une impression de stabilité. Lorsque j’ai entrepris de m’y attaquer, j’ai été surprise de ne pas perdre pied, de ne pas me retrouver vulnérable ou complètement perdue. Je me suis sentie…. libre. Ce n’est que très récemment que je l’ai expérimenté et quel plaisir. L’acceptation était passée par là. Je suis comme je suis, inutile de me contraindre à prétendre le contraire, j’assume et je m’affirme comme telle. L’acceptation de soi et un retour à une intégrité morale qui m’a fait défaut, parce que je devais être celle qui était carrée, qui faisait que tout était bien huilé.

Et j’ai réalisé alors que mes possibilités sont illimitées. Je peux vivre ma vie en suivant mes désirs, mes besoins, mes rêves. Je peux partir en week end ou plus longtemps sur un coup de tête si je le veux. Je peux faire ce que je veux. Et c’est cette possibilité et non forcément sa mise en œuvre qui est libératrice. C’est cette possibilité qui me fait avancer, qui nourrit mes rêves, mes désirs, mes envies. Et qui donne lieu à de nouveaux possibles. Ce qui est réellement alchimique! Si les contraintes que je m’imposaient et qui m’étaient imposées me donnaient un cadre clair et sécurisant pour mener à bien ce que j’avais à faire sans trop me poser de question, qui me permettaient de fonctionner, leur absence, ou du moins l’atténuation de leur impact sur ma vie, me permet d’aller bien plus loin, de créer des possibilités qui n’avaient pas leur place alors…. Me voila donc devant un univers de possibilités illimitées, qui n’attendent que mon envie de les rendre réelles pour effectivement devenir concrètes…

De passive, je suis devenue créatrice. Illimitée dans mes possibilités. Et c’est ce que je vous souhaite d’expérimenter cette semaine. Retrouvez un moment libéré de toute contrainte pour vous permettre vous aussi d’envisager des possibilités toutes neuves. Et qui sait, vous y prendrez peut être goût!