Mon voyage intérieur: mars (04)

Aujourd’hui, je vous propose un article de Christophe André sur l’acceptation de soi.

A lire, à méditer, à vivre!

5 pistes pour mieux nous accepter

Mon voyage intérieur: mars (03)

Pas de post-it ce mois-ci: j’ai acheté un cadre dans lequel je place le mot du mois. J’ai voulu faire simple cette fois. Toujours avec cette idée de paix. Au final, ma carte raconte une belle histoire: prendre ce que l’on est, l’accepter pour se sentir libre.

Scan

Mon voyage intérieur: mars (02)

voyage en tête

Accepter que chaque histoire est unique, c’est aussi la parcourir avec intérêt sans pour autant vouloir en être un personnage. Accepter l’autre, c’est aussi le laisser écrire sa propre histoire. S’accepter, c’est aussi prendre le temps d’oser parcourir sa vie comme un livre ouvert.

 

Mon voyage intérieur: mars (01)

voyage en tête

Deuxième escale de notre voyage. Nous avons d’ores et déjà découvert des contrées inconnues en nous et il nous faut maintenant commencer à les apprivoiser.

Ce mois de mars, j’ai choisi de me concentrer sur la notion d’acceptation. Ce n’est pas vraiment un hasard, puisque c’est un mois encore très douloureux pour moi, mais j’avais envie de le vivre différemment, plus profondément, sans me laisser submerger par mes émotions mais au contraire en faisant la paix avec tout ça.

Parce que pour moi, l’acceptation est loin d’être une simple résignation. C’est aussi et surtout ce qui me permet de me libérer et d’aller plus loin.

Commençons par quelques définitions:


accepter

verbe transitif

  • Consentir à prendre quelque chose, à recevoir ce qui est offert
  • Se déclarer prêt à faire quelque chose, à assumer une charge, à courir tel ou tel danger.
  • Consentir à subir quelque chose, à le tolérer de la part de quelqu’un, l’admettre, le supporter.
  • Considérer quelque chose comme juste, fondé, exact, l’admettre, l’approuver.

Pas si évident comme concept… et pourtant, il est tellement enrichissant!

1. L’acceptation d’une situation

Nous sommes tous confrontés à des situations désagréables, inconfortables, qui nous stressent. De celles qui nous tiennent éveillés la nuit, que nous ressassons encore et encore, qui nous frustrent. Ces situations pour lesquelles nous nous sentons impuissants mais qui, par contre, ont une réelle emprise sur nos pensées et nos vies… qui nous paralysent et nous entravent.

En laissant ces situations prendre une importance qui ne devrait pas être la leur, en les laissant prendre le contrôle de nos pensées, de nos émotions, nous nous coupons de moments et/ou de personnes qui pourraient avoir une importance bénéfique dans nos vies. En les acceptant, c’est à dire en se disant : « oui, soit, c’est là, ça existe, ça arrive, c’est comme ça », nous les privons de ce pouvoir qu’elles avaient sur nous.

J’ai été terrassée par la grippe. Et je suis une très mauvaise malade… J’ai du mal avec la sensation de faiblesse, les contraintes dues à la fièvre, la fatigue de la toux… Les premiers jours, la frustration était très forte. Et puis j’ai accepté de devoir me reposer, de ne pas pouvoir faire ce que je fais habituellement. J’ai profité de mon immobilisation forcée pour faire un petit bilan personnel, pour écouter de la musique, pour être dans le moment présent, tout simplement. Concrètement, j’étais toujours malade, toujours aussi faible. Rien n’a changé physiquement, matériellement. Par contre, émotionnellement, j’étais beaucoup plus disponible, beaucoup plus ouverte, beaucoup plus sereine. Et c’est ce qui a fait toute la différence. C’est en acceptant mon état de faiblesse que j’ai pu vivre de jolis moments. C’est en acceptant d’être malade et que ça prendra quelques jours avant de voir une amélioration que j’ai été disponible émotionnellement.

Accepter une situation permet une mise en perspective, une distanciation qui favorise l’action. C’est par l’acceptation que la prise de recul est possible. Tant qu’on refuse une situation, on ne peut être disponible émotionnellement. On est englué dans notre stress, notre colère, notre frustration et que sais-je encore. On alimente de fait l’emprise qu’à la situation sur nous. Pour reprendre les rênes de notre vie, il faut être capable d’accepter de ne pas tout maitriser, et de laisser ces expériences nous enseigner ce dont nous avons besoin.

En acceptant de vivre des expériences inconfortables, nous nous ouvrons à des aventures bien plus enrichissantes que notre quotidien si bien maitrisé (du moins le pensons-nous….).

Accepter c’est aussi prendre conscience que chaque émotion a sa propre valeur. En acceptant la tristesse, la frustration, la douleur même, on enrichit notre dictionnaire émotionnel personnel. Elles peuvent en plus mettre en perspective d’autres émotions plus positives, plus agréables. C’est en explorant l’éventail de nos émotions que nous parvenons à nous connaitre vraiment. En acceptant le fait que chaque émotion peut nous apporter quelque chose, nous nous permettons de vivre une expérience de vie bien plus riche.

Accepter c’est donc être en paix avec ce que la vie nous apporte, que ce soit positif ou négatif.

 2. L’acceptation des autres

Accepter l’autre est indispensable pour vivre plus sereinement. Nous vivons parmi les autres, avec les autres. Et les accepter tels qu’ils sont peut vraiment et simplifier et apaiser nos relations.

Accepter l’autre, ce n’est pas le juger. Il faut donc se décentrer et ne pas le voir à travers le prisme de ses propres valeurs. Ce n’est qu’en prenant de la distance, qu’en l’observant le plus objectivement possible qu’on peut parvenir à l’accepter. Cette personne n’est pas ‘plus…. ‘ou ‘moins ….’ que nous. Elle est, tout simplement.

Accepter l’autre, c’est prendre conscience qu’il suit son propre chemin, qu’il vit ses propres expériences, indépendamment de nous. C’est accepter sa différence et lui accorder de la valeur. Et au-delà de ça, c’est aussi l’opportunité d’observer un cheminement différent, et d’en tirer des enseignements. Et pour ce faire, il faut être capable d’avoir des relations apaisées avec les autres.

Accepter l’autre c’est donc faire preuve d’ouverture d’esprit, d’indulgence, de compréhension et se permettre des relations plus harmonieuses. Par contre, il est nécessaire d’établir des limites bien définies. Ce n’est pas parce qu’on accepte l’autre pour ce qu’il est qu’on l’autorise à nous blesser, à nous juger. Dans l’absolu, on peut attendre de l’autre la même acceptation. Dans l’absolu. En réalité, ne nous leurrons pas, le jugement d’autrui est une chose plutôt commune. A nous de savoir nous en protéger, d’en tirer les enseignements nécessaire et de passer à autre chose.

Accepter d’être jugé est aussi une expérience plutôt intéressante si on y réfléchit bien. je ne peux empêcher les autres de me juger à travers le prisme de leur propre expérience de vie. Pour autant, il m’appartient de ne pas permettre à ce jugement extérieur d’atteindre ma sérénité, mon équilibre intérieur. Pendant des années, j’ai été jugée, jaugée également, du fait des troubles du comportement de ma fille. Étant maman solo, ils ne pouvaient s’expliquer que par mon incompétence maternelle… au départ, j’ai beaucoup souffert de ce jugement injuste et si loin de la réalité. Et puis j’ai pris la décision d’accepter ce jugement pour ce qu’il était: de l’ignorance, de l’incompréhension, de l’intolérance. Peu à peu, je me suis détachée, j’ai accepté qu’il ne m’atteigne plus. Je dois avouer que ça n’a pas été facile, la frustration reprenait parfois le dessus. Le sentiment d’injustice m’oppressait parfois. Mais j’ai tenu bon. J’avais défini ma ligne de conduite, et j’espérais que, de guerre lasse, on ferait preuve de plus d’empathie. Ce qui n’est jamais arrivé. Par contre, tout a changé lorsqu’on a eu un diagnostique. Si j’ai été soulagée (je n’y étais effectivement pour rien!!), ceux qui ont été si prompts à me juger se sont sentis bien mal à l’aise (ma fille souffrait d’une tumeur cérébrale). Mon attitude n’a en rien changé. Par contre j’ai pu constater un grand changement chez ceux qui m’avaient jugée… En définitive, la leçon n’était pas pour moi, mais pour eux. J’espère qu’ils l’ont retenue, l’avenir nous le dira. Pendant ces années où leur regard se faisait vraiment pesant, j’ai moi aussi appris quelque chose: faire preuve d’intégrité, garder la tête haute, faire preuve de compassion. Nous en avons donc tous tiré quelque chose.

Enfin, il est un écueil dont il faut prendre conscience: lorsqu’on travaille sur soi, lorsqu’on découvre des philosophies, des pratiques qui nous conviennent, nous pouvons faire preuve d’un enthousiasme important et vouloir partager nos découvertes avec notre entourage.  Sans parfois prendre en compte leur propre cheminement. Voir le nier. Partager son expérience, partager son voyage est une étape vraiment enrichissante. Mais il faut aussi être capable d’accepter que l’autre ne soit pas réceptif, qu’il a son propre voyage à faire, son propre cheminement, son propre rythme. J’ai personnellement beaucoup de mal à me voir imposer des principes ou des préceptes parce que telle ou telle a entendu que ce truc était vraiment bien et que je devrais vraiment essayer, vraiment, parce que c’est ce qu’il FAUT faire….. euh…. comment dire… non. Si j’ai envie de tenter l’expérience, ce sera avec joie, mais par contre, je ne pense vraiment pas qu’il existe une seule et unique façon de …. de quoi d’ailleurs? De grandir? De prendre soin de soi? De se sentir bien dans son corps?

Je n’attends pas d’autrui qu’il accepte mon cheminement. Il m’est propre et je suis la seule concernée au final. Par contre, il m’appartient de préserver mon intégrité et de ne pas me laisser envahir. Pour cela, il me faut savoir où je me situe, et surtout accepter d’être celle que je suis.

Accepter les autres, c’est donc être en paix vis à vis d’eux.

3. L’acceptation de soi.

C’est au final l’étape la plus difficile. Mais elle est aussi la base du reste. S’accepter, c’est à la fois faire preuve d’honnêteté et de tolérance envers soi…

S’accepter, c’est prendre conscience de ses forces et de ses faiblesses sans se juger, en essayant d’être le plus objectif et exhaustif possible. « Je suis comme ça. Et alors? »

On a trop souvent tendance à être très dur avec soi-même, bien plus qu’avec autrui. Nos défauts prennent le pas sur nos qualités. Pour autant, les accepter comme la preuve de notre imperfection les rend beaucoup plus ‘vivables’. Parce que non, désolée, personne n’est parfait, et que nos défauts, petits ou grands, font de nous ce que nous sommes au même titre que nos qualités.

S’accepter tels que nous sommes nous libère de la pression du regard d’autrui, du jugement d’autrui. Je sais qui je suis, je sais ce que je dois améliorer, ce qui fait ma force, ce qui est ma faiblesse. Si je le désire, je peux travailler sur moi et agir sur un domaine particulier. Mais si il est temps pour moi de faire une pause et de juste prendre conscience de celui ou celle que je suis aujourd’hui, je peux tout aussi bien le faire.

S’accepter passe par ce temps d’observation intérieur. Ce temps où on se permet de regarder le plus sincèrement possible la personne que nous sommes. Encore une fois, sans jugement aucun. Faire un état des lieux, un constat. Libre à nous d’en faire ce que nous voulons par la suite.

S’accepter c’est surtout se dire: « Je suis comme ça. Et c’est très bien ainsi. » A nous de prendre conscience des changements que la vie et son voyage opère sur nous, d’accepter que rien n’est gravé dans le marbre et qu’on va évoluer, mais que ce sera bien aussi.

S’accepter c’est donc surtout être en paix avec soi même.

Je ne suis qu’au début de mon cheminement sur l’acceptation…. je pense que le voyage sera riche ce mois-ci. Je n’oublierai pas de partager mes étapes, mes balises, mes escales.
Pour moi, ça ne sera pas la partie la plus simple, mais ce sera certainement l’une des plus riches. J’espère qu’il en sera de même pour vous.

Les matins brumeux…

Je l’ai déjà un peu écrit ici, au sujet du lac. La brume a un effet presque mystique sur mon état d’esprit. Elle m’apaise, me recouvre, et m’aide souvent à voir les choses plus clairement. Le voile qui m’enveloppe, qui enveloppe mon regard semble également soulever celui de mon esprit, de mes idées, de mes désirs, de mes pensées.

Ce matin je me suis réveillée et dehors, la brume jouait avec mes montagnes, celles qui se dressent derrière chaque ouverture, plus ou moins lointaines, toujours présentes. J’ai voulu profiter de ce moment de douceur, installée sur mon canapé, enveloppée d’une couverture, un thé chaud dans les mains. Et le simple fait d’observer les volutes de vapeur danser contre les reliefs, descendre, monter, les contourner pour mieux revenir, en douceur, en silence, inlassablement, m’a plongé dans un état méditatif. Je n’ai pas fait le vide, je n’ai pas chassé mes pensées mais au contraire, je les ai accueillies, je les ai observées, et j’ai pu percevoir des bribes de réponses à certaines de mes questions et à des questions que je ne me posais pas encore. Mon regard toujours accroché aux volutes, comme hypnotisée, j’ai savouré ce moment jusqu’au bout.

Je sentais mon coeur battre calmement mais avec vigueur, ma respiration était posée, profonde, et un sourire restait greffé à mon visage.

Et même si une paroi de verre et quelques étages me coupaient d’un contact physique avec la nature qui m’offrait ce spectacle matinal, je sentais réellement une connexion avec ce qui se passait sous mes yeux, une harmonie, un lien fort, évident. Alors que la brume cachait et dévoilait tour à tour ce paysage que je connais par coeur, mais dont des détails inconnus me parviennent encore aujourd’hui, je sentais mon esprit faire de même. Mes pensées et mes souvenirs, mes envies et ma compréhension se cachaient pour mieux se dévoiler, furtivement, en douceur.

Je suis restée ainsi plus d’une heure. J’observais le paysage extérieur et celui, plus intime de mon univers intérieur. La brume m’emmenait dans sa danse et mon esprit tournoyait.

Je ne me souviens plus de ce qui a mit fin à cet état. Il devait être temps, voila tout. Mais j’ai conservé cette lucidité, cette acuité toute la journée. Et j’ai hâte de pouvoir de nouveau vivre cette expérience, mais cette fois sans vitre ni étages, pleinement, que ce soit au lac ou ailleurs.

Voila, c’est juste un exemple de ce que la brume représente pour moi. Pour faire court, les matins brumeux m’éclaircissent l’esprit.

Pour vous inspirer: un matin brumeux au lac….

…. quelques images trouvées sur pinterest….

…. et un petit post it, en français et en anglais, sur cette expérience:

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Un de ces jours, il faudrait que je vous parle de mon obsession des chemins….

Vidée

Une semaine. Une semaine que j’ai été mise au tapis… la grippe d’abord, puis ses complications ORL et une tension ridiculement basse. Une semaine donc que je me sens vidée, sans force, à plat, que je passe de mon canapé à mon lit, en étant toutefois très heureuse de n’avoir que moi à gérer, pas d’horaires, pas de contraintes. Heureuse aussi d’avoir ma famille qui prend soin de moi tout en me laissant tranquille (le mot grippe aide bien..).

Je n’aime pas me sentir en situation de faiblesse. Je me sens réellement frustrée, agacée. Mais j’ai du me rendre à l’évidence: dans mon état actuel, la seule chose que je puisse faire est de me soigner, et reprendre des forces. Donc repos repos, repos. Et beaucoup de liquide pour ne pas me déshydrater…

et ce matin, la petite étiquette de mon thé m’a offert une réponse:

empty yourself

« Vide-toi et laisse l’univers te remplir. »

Alors oui, certes, il était temps pour moi de couper certaines branches mortes qu’il me restait. Et pour cela, il fallait que je me pose au calme, avec moi même, sans cogiter, sans m’activer pour m’occuper le corps et l’esprit. Je crois que ce point est atteint.

Ce repos forcé commence à porter ses fruits en fait. Les premiers jours, clairement, avec la fièvre, j’ai surtout passé mon temps à dormir. Le plus dur avait été fait: mardi dernier, je suis allée à l’école malgré tout, avec 39.6°C de fièvre. J’ai l’habitude des fièvres élevées, ça ne me fait pas peur… Sauf que je ne travaille pas dans un bureau, et que la sécurité de mes élèves est quelque chose d’important… à la pause méridienne, je suis rentrée chez moi, après avoir prévenu ma hiérarchie que je serai absente pour la semaine. La grippe m’avait vaincue. Au bout de quelques jours, ça allait mieux, même si j’étais toujours fiévreuse… Et c’est la que les complications sont apparues. Bref. Je suis encore à plat, mais j’ai accepté de l’être, et ça va mieux, au final. ma frustration a cédé la place à un nouveau rythme, à une nouvelle écoute. Enfin si on veut, parce qu’une otite m’a assourdie provisoirement, avec en prime des vertiges… Entre ça et ma tension vraiment basse, j’apprends à m’économiser, à être dans le moment présent, réellement.

En définitive, je vis une expérience méditative de haut vol. Voila. Je me débarrasse des virus et autres bactéries, et je me purifie! Une fois le processus achevé, je pourrai reprendre ma route.

Alors je profite de ces moments de repos et de convalescence. En sachant que par la suite, je ne serai plus freinée par toutes ces branches mortes dont je me suis enfin débarrassées. A moi d’en tirer le meilleur!

 

mon voyage intérieur: février (06)

Voici quelques post-it citations pour nous accompagner ce mois…

mon voyage intérieur: février (05)

Aujourd’hui, je vous propose la bande son de ce mois… Celle qui résonne pendant que je tape ces mots… celle qui accompagne également mes élèves certains jours.

 

Une musique propice au voyage, à l’imaginaire, à la relaxation. A vous de vous laisser porter!