Épopée 2019: carte n°20. Je réalise mes RÊVES.

Comme je vous l’ai dit hier, j’ai réalisé un de mes rêves cette semaine: je suis la très heureuse propriétaire d’une tablette graphique! Je vais pouvoir explorer le gribouillage digital, et un nouveau champ des possibles s’ouvre à moi. Mais surtout, je me suis sentie comme une enfant la veille de Noël pendant quelques jours, ce qui n’avait plus été le cas depuis très longtemps. Et je n’ai pu m’empêcher de me demander pourquoi.

Premièrement, je me suis fait plaisir en m’achetant quelque chose. Et c’est un luxe que j’ai la chance de pouvoir m’offrir de temps en temps. J’ai depuis longtemps banni les achats irréfléchis, parce que simplement je n’avais pas les moyens d’acquérir plus que le strict nécessaire. Et puis j’ai pris l’habitude de toujours avoir de quoi parer « au cas où ». Ce même « au cas où » que j’ai du affronter plusieurs fois… Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et j’ai un peu plus de latitude. Du coup, j’ai du apprendre à ne plus vivre en dessous de mes moyens, à ne plus me priver. Si le minimalisme n’est pas mon truc, je ne suis pas non plus dans la consommation à outrance. Je peux me permettre de me faire plaisir de temps en temps. Et l’air de rien, c’est vraiment important de le faire. Je me fiche des modes, mais par contre, j’ai au fil du temps accumulé pas mal de matériel de bidouillage, éclectique que je suis, sans parler des livres sur des sujets aussi variés que la psychologie, la philosophie, l’histoire des mentalités, et autre recueils de poésie, le tout en français ou en anglais… Se faire plaisir, écouter ses envies, les prendre en considération, c’est aussi prendre soin de soi. Et de se donner un peu de joie. Recevoir un cadeau que l’on s’est fait, s’est aussi une sorte de reconnaissance de sa valeur, de sa personnalité, de son importance à nos propres yeux. Pendant très longtemps, je me suis placée au second voire à l’arrière plan… C’était nécessaire à ce moment là, et je ne regrette absolument pas de l’avoir fait. Mais ça ne l’est plus maintenant. Je peux me permettre de revenir au premier plan de ma propre vie, et d’écouter mes besoins, mes envies, de les satisfaire. Peut être pas immédiatement, mais du moins d’y songer lorsque la possibilité se présente.

Et c’est justement la seconde idée qui m’est venue: je songeais depuis longtemps à acquérir une tablette graphique, parce que j’avais envie d’explorer cet aspect là du gribouillage, et parce que je me sentais parfois freinée dans ma créativité. Mais j’ai repoussé cette idée pour plusieurs raisons. La première étant que j’ai déjà beaucoup de matériel pour gribouiller (mais d’un autre côté, justement, il ne s’agit que d’une tablette, d’un stylet, et voila… pas d’autre investissement à faire, pas besoin de beaucoup de place non plus). La seconde étant le prix. parce que c’est loin d’être donné, même si on en trouve à moins de 100€. Et puis enfin, je ne m’y connaissais absolument pas, et je devais faire quelques recherches pour voir si je pourrais en tirer quoi que ce soit. J’ai donc différé, tout en faisant des recherches et en attendant le bon moment pour investir. Et j’ai bien fait. J’ai pu profiter d’une offre vraiment intéressante, et surtout je savais à ce moment là ce dont j’avais besoin, et ce dont je n’aurais aucune utilité. J’ai donc pu choisir sereinement mon matériel. Ce n’étais pas quelque chose dont j’avais absolument besoin dans la minute, et j’ai donc pu prendre le temps. De me projeter, d’analyser (et ça, on commence à savoir que c’est mon truc…), de budgéter, de me préparer. De me mettre à jour dans les logiciels disponibles (et je suis pour tout ce qui est open source, tant qu’à faire). De faire en sorte que le moment voulu, tout serait prêt, et que je pourrais en profiter rapidement.

Une fois lancée, par contre, ça a été très rapide. Et puisque je m’étais préparée, j’ai pu l’installer et l’apprivoiser de suite. Et prendre du plaisir à l’utiliser. Me lancer dans une nouvelle aventure, les étoiles plein les yeux et le feux d’artifice dans la tête. Il était temps, et c’est un réel plaisir.

J’ai bien évidemment d’autres rêves à réaliser, à plus ou moins long terme… Pour le moment, je savoure de vivre celui que je viens de concrétiser, je profite, j’engrange les endorphines, je m’amuse, je me sens bien.

Mais je sais que le moment voulu, j’aurai une marche à suivre pour les réaliser.

  1. Définir clairement la nature et la faisabilité du truc. Est-ce quelque chose dont j’ai vraiment envie ou juste une idée qui me passe par la tête? Est-ce que je peux faire en sorte de le rendre réel, est-ce que sa concrétisation est de mon ressort ou non?
  2. Planifier, me préparer à sa réalisation. Que dois-je savoir ou faire avant de me lancer? De quoi aurai-je besoin pour en profiter dans des conditions optimales? Comment l’acquérir? Quels sont les pré-requis?
  3. Passer à sa concrétisation. Ne pas se laisser aller sur un coup de tête mais au contraire choisir les meilleures options qui se présentent. Attendre le cas échéant le meilleur moment.
  4. Profiter.

C’est tout simple, en définitive. J’ai la chance d’avoir des rêves très accessibles en fait, et du coup, je sais que je pourrai en réaliser certains sans problème. Pour le moment, je les garde bien au chaud et j’y pense les jours de moins bien, en avançant dans leur définition et dans la préparation. C’est ce qui me motive, et surtout, c’est l’occasion de penser à moi alors que je ne suis pas vraiment dans cet état d’esprit. De me recentrer sur mon bien être, même différé.

Bref. Je n’attends pas que mes rêves se réalisent par eux mêmes. J’agis et je fais en sorte de les rendre concrets. Je suis celle qui leur permets de se réaliser. Je suis actrice de mon bien être et de mon bonheur. Et je prends plaisir à me faire plaisir. Je m’épanouis et ça rejaillit sur d’autres aspects de ma vie, voire sur ceux qui m’entourent…

Là par exemple, j’avais besoin de faire de la place sur mon espace de travail pour pouvoir installer ma tablette. Et en quelques heures, les étagères où s’empilaient des cartons de mon déménagement (5 ans en arrière, quand même) ont été vidées pour accueillir ce qui se trouvait en tas hasardeux sur ma table… Un grand pas en avant. L’envie de faire en sorte de commencer cette aventure dans les meilleures conditions possibles a été plus forte que l’appréhension de ce que je trouverais dans ces cartons, des émotions que ça me procurerait et de l’éventuel nœud au creux de l’estomac… ce qui me bloquait depuis des années… En déballant ces cartons, j’ai trouvé des trucs que je pouvais donner à mes proches, qui leur seraient plus utiles qu’à moi. Des objets qui appartenaient à Emma petite et qui méritent de rendre d’autres enfants heureux et aventureux à leur tour…. Et les quelques objets trop compliqués à gérer ont été placés dans une autre boite qui se trouve dans sa chambre, jusqu’au moment où le temps sera venu d’en tirer le meilleur… Pour le moment, la charge émotionnelle est trop importante. Et ce n’est pas un problème. Je sais que le moment venu, je m’occuperai de cette boite. Ce qui compte c’est que j’ai désormais de la place pour mes affaires ainsi qu’un espace de travail qui me permet de profiter de ma nouvelle acquisition de manière optimale. Et que je n’ai plus sous les yeux ces cartons qui me rappellent que rien n’est encore réglé.

Ce que j’en déduis, c’est que la réalisation de mes rêves me permet d’avancer, d’évoluer, me motive pour agir, pour affronter des obstacles. C’est une force, une dynamique positive qui me permet de faire face et de surmonter ce qui jusque là me parait infranchissable. En prenant la décision de faire un pas en avant, en affirmant clairement mon intention de passer à une nouvelle étape, je m’affranchis de ce qui me freine, me retient dans une réalité qui n’a plus lieu d’être ou du moins à un niveau aussi important. Je ne peux pas changer le passé. Par contre, je peux le faire passer, à son tour, au second ou à l’arrière plan. Et c’est tout le magie de la réalisation de ses rêves. On change de perspective.

Cette semaine, choisissez un de vos rêves et faite un premier pas vers lui. Notez les étapes que vous aurez à parcourir jusqu’à sa réalisation. Le moment venu, vous aurez une feuille de route à suivre. Et vous vous remercierez d’avoir balisé la route.

Que vos rêves se réalisent!

motif: Aline Leaf

Symbole n°37: L’Unalome

Cette semaine, je voulais un symbole qui représentait un chemin de vie… Et si je ne suis en général pas du tout attirée par les symbole d’Inde ou d’Asie, me voila séduite par l’Unalome… L’Unalome est un symbole bouddhiste qui représente le chemin vers l’éveil.

Sa forme représente les tas de cailloux que les randonneurs ou les promeneurs en montagne empilent pour baliser les chemins qu’ils parcourent (les cairns). Les différents éléments qui le composent marque tous une étape dans le chemin de vie:

  • La spirale symbolise l’Univers, la vie, le chaos, la source, l’énergie originelle, l’évolution….
  • Les boucles: elles représentent les échec, les obstacles, les détours que l’on peut faire et qui nous permettent d’apprendre, de nous élever.
  • Les zigzags: ils symbolisent la sortie de l’ignorance, le début de la conscience.
  • La ligne droite et le point: ils symbolisent l’éveil de notre conscience, la sortie totale de l’ignorance et la fin des souffrances.

Autant j’ai beaucoup de respect pour les bouddhistes et leur philosophie, autant ça ne me parle pas vraiment. Et il en va de même avec l’Unalome. Je ne suis pas sûre que la vie soit aussi ‘linéaire’ dans le sens où pour moi, les périodes de test, d’expériences difficiles et leur intégration peuvent très bien se succéder. Pour schématiser, les boucles et les zigzags peuvent se succéder à de nombreuses reprises. Et puis j’ai aussi du mal avec l’idée, qu’on retrouve dans de nombreuses philosophies ou spiritualités, de l’Être humain ignorant et donc souffrant qui à la fin de son parcours entre dans la connaissance et la sérénité. Il me semble qu’il s’agit là surtout de justifier le fait qu’on souffre tous à un moment ou à un autre, dans son corps, dans son esprit, dans son âme… mais que c’est normal, ça fait partie du chemin, on la ressent parce qu’on doit apprendre/grandir/évoluer/changer/accepter … Et pour moi, non, la souffrance ne se légitime en rien. La torture physique ou mentale, qu’elle soit auto infligée ou externe, ne se justifie en rien. La douleur qu’elle soit diffuse ou aiguë, ponctuelle ou chronique ne se justifie en rien.

Et si certains sont capables de se transcender et de sortir de leur(s) souffrance(s) grandis, combien se perdent dans leur douleur, s’enferment dans leur peine, combien encore choisissent d’y mettre un terme définitivement, combien définissent un responsable et se laissent aller à la haine? Mais bon, comme je l’ai dit, j’ai du mal avec les philosophies et spiritualités orientales. Comme avec d’autres d’ailleurs, je ne suis pas exclusive ! Ce qui me dérange, c’est cette culpabilisation (c’est ainsi que je le perçois, ça n’engage que moi!) et cette infantilisation. On doit souffrir parce qu’on n’est pas assez conscient/sage/abouti/grand/bien/pur/fidèle/. On n’est pas à la hauteur, quoi que l’on fasse ou qu’on soit, parce que c’est comme ça. Alors inutile d’essayer, on va nous donner de quoi évoluer pour être enfin digne d’intérêt ou de légitimité. Parce que là, franchement, notre valeur en tant que telle, à l’état brut, elle est insignifiante…. Et cette dynamique particulière se retrouve dans de nombreux systèmes spirituels ou religieux… On n’a, ou n’obtient, de valeur que si l’on suit le cheminement édicté par les préceptes ou la doctrine… Et ça rentre en conflit avec l’électron libre en moi hahaha. Après, encore une fois, il y a de belles choses à apprendre de chaque expérience de vie, et je respecte infiniment ceux qui se sentent épanouis et en accord avec une philosophie ou une spiritualité, quelle qu’elle soit. Ce n’est juste pas pour moi, voila tout, et ce n’est pas grave du tout.

Ceci dit, la dynamique de l’Unalome est plutôt intéressante. Du chaos aux essais et échecs, à l’ordonnancement, la compréhension, pour parvenir à l’intégration. J’aime voir dans le point final l’origine d’une nouvelle spirale, qui permettrait à ce cycle de se répéter. parce qu’après tout, nous sommes créateur de notre réalité et si on a envie d’étirer la ligne droite, de transformer un point en spirale et de réduire les boucles, nous en avons le droit et l’opportunité.

Alors cette semaine, concentrons nous sur les spirales et les lignes de notre vie, en souriant aux boucles et aux zigzags.

Quant à moi, je prépare déjà le voyage de l’année prochaine. Et ce sera onirique! Je dois encore apprendre à maitriser les outils, mais les débuts sont prometteurs… Je suis en plein tourbillon créateur héhéhé. Et quelle belle spirale se dessine!

Épopée 2019: carte n°19. Je SUIS mon propre CHEMIN.

Lorsque je me suis posée la question de l’affirmation positive de la semaine, j’étais aussi en pleine réflexion sur mon coté paradoxal concernant des tas de sujets… paradoxes que j’embrasse et que j’accepte avec un plaisir certain. Et puis je suis d’une humeur joueuse en ce début d’année scolaire, ce qui est plutôt rare. Je me sens détachée du stress qui opère en général à ce moment de l’année, et je profite de chaque petit rien.

Alors que je me laissais dériver sur le flux de mes pensées, une d’entre elles m’a fait sourire: je suis mon propre chemin. Avec le double sens qu’elle porte. Parce que c’est ce qui lui donne toute sa saveur.

Je suis mon propre chemin. Si j’ai été en contact avec des philosophies, des idéologies, des cheminements, divers et variés, si je le suis encore, et le serai certainement dans le futur, j’ai toujours pris garde d’exercer mon esprit critique, de garder mon indépendance intellectuelle et émotionnelle. Je peux être attirée par telle ou telle manière de voir les choses, je peux adhérer à une vision, même, mais par contre, je sais que j’évolue encore et toujours, et que ce qui me parait me correspondre aujourd’hui ne conviendra certainement pas dans le futur. Et que je n’ai pas à suivre aveuglément qui que ce soit ou quelque idée que ce soit parce que ça me parle, globalement… Et ce n’est pas grave. J’apprends de chaque expérience, de chaque rencontre. J’intègre ce qui doit l’être pour avancer, et je libère le reste sans regret ni remord.

Si quelque chose ne me parle pas, je passe mon chemin, tout simplement. Ce n’est pas parce que d’autres se sont épanouis en prenant cette voie que je dois automatiquement suivre la même. Pendant longtemps, je me suis culpabilisée de ne pas me sentir aussi enthousiaste que mes amis ou mes proches lorsqu’ils me parlaient de ce qui les faisait vibrer. Nous étions amis, ou du moins contribules, et pourtant, non, ça ne me parlait pas, pas comme à eux en tout cas. Je les voyais s’épanouir et trouver leur voie, alors que je continuais de chercher ce qui pouvait bien résonner en moi. Comme je suis plutôt éclectique dans mes amitiés, j’ai eu accès à des tas d’expériences de vie, des tas de perceptions du monde, et j’ai pu déterminer ce qui me correspondrait et ce qui vraiment, n’était pas mon truc.

Et puis je me suis détaché de tout ça, de ces doctrines, de ces rituels, de ces philosophies, de ces contraintes, pour suivre mon propre chemin, libérée de tous ces carcans, parce que c’est ainsi que je les percevais. J’ai eu la chance d’avoir le temps de me positionner par rapport à ma vie dans son intégralité. Puisque tout était à reconstruire, à moi de poser chaque brique de savoir et de perception pour que mes bases soient à la fois solides et suffisamment souples pour me permettre de prendre mon envol régulièrement. Pour ce faire, j’ai du extraire de chaque expérience de vie ce qui en faisait potentiellement un matériau fiable. J’ai donc suivi mon propre chemin, intégrant ce qui devait l’être, avec le souci de toujours écouter ma petite voie intérieure, mon intuition, et de me laisser guider par la curiosité, l’esprit grand ouvert sur ce qui se présente. Et d’en faire quelque chose qui me correspondait vraiment.

Je suivais donc mon propre chemin, avec ses étapes à la croisée d’autres chemins, toujours avec curiosité, toujours avec cette envie de comprendre, d’apprendre, et toujours avec en moi ce besoin de sentir une vibration quelconque… Lorsqu’elle n’était plus là, je reprenais ma route, le temps d’intégrer ce qui devait l’être et de lâcher prise sur ce qui ne devait pas l’être. La tête et le cœur légers, l’esprit toujours libre, ma curiosité en éveil.

Ce processus est celui que je compte suivre toute ma vie, et il me convient très bien. Il correspond à ma dynamique intellectuelle, émotionnelle, spirituelle même. Je ne me rattache à aucune doctrine, à aucun courant philosophique, culturel, spirituel, idéologique. Je mène ma barque comme je l’entends, au fil de mes envies, de mes découvertes, de mes questionnements. Et je prends soin de tirer de chaque expérience de quoi construire, consolider, assouplir ma base.

Et puis, à un moment, j’ai ressenti le besoin d’arrêter de suivre quelque chemin que ce soit. Il était temps pour moi d’incarner mon cheminement. D’être mon propre chemin. De le vivre, de le ressentir, de le parcourir. De le construire, lui aussi, de le penser, de le partager. Puisque je me suis libérée de ce que je percevais comme des carcans, il était temps pour moi de prendre mon envol. De me réinventer, d’explorer tous ces possibles qui se présentaient à moi, de me lancer, de créer, de vivre, de ressentir (oui, je l’ai déjà dit, mais c’est tellement important, je suis capable de ressentir à nouveau, et c’est véritablement magique). J’ai déployé mes ailes et je me suis lancée dans le vide. Puisque tout est à inventer, je n’ai aucune contrainte, je peux me laisser aller à être ce que je désire. Je peux me laisser aller à vivre ce que je désire. Je peux me laisser aller à faire ce que je désire.

Alors que je me découvre encore, sous certains aspects, que je laisse résonner en moi des choses qui, jusque là, me semblaient dérisoires, que je découvre de nouveaux centres d’intérêts et de possibilités infinies, j’embrasse tout simplement la vie qui s’offre à moi.

Cette semaine, laissez-vous aller à suivre votre propre chemin, à être votre propre chemin!

motif: Typzi

Épopée 2019: carte n°18. Je suis PRÊTE.

Cette idée est venue comme une évidence hier matin: je suis prête. Que ce soit physiquement, psychologiquement, émotionnellement. Et dans tous les domaines. Parce que j’arrête de me tenir prête, j’arrête de me préparer. Je suis prête, voila tout. À commencer de nouvelles aventures, à embrasser de nouvelles idées, à explorer de nouvelles techniques….

Depuis un moment déjà, je constate que tous les domaines de notre vie fait l’objet d’injonctions, de normes. Une sorte de dynamique visant à nous formater, à nous faire rentrer dans des cases de plus en plus restreintes, de plus en plus standardisées. Nous sommes littéralement noyés dans un flux d’informations qui se contredisent fatalement à un moment ou à un autre, ce qui conduit à encore plus de confusion dans l’esprit de ceux qui s’appliquent à les mettre en œuvre. D’où un sentiment d’insécurité, d’impression de ne pas avoir compris, de ne pas être à la hauteur. Ce qui est confirmé par les nouvelles injonctions à faire ceci ou cela, à penser ceci ou cela…

En définitive, c’est une dynamique d’infantilisation. Certes, l’être humain apprend sans cesse, c’est d’ailleurs une de ses plus grandes forces, mais je n’ai pas besoin, en tant qu’adulte, qu’on m’explique quoi faire et comment le faire pour chaque geste que je peux faire quotidiennement. Ce n’est pas un phénomène nouveau, les idéologies dominantes ont toujours eu tendance à imposer leur dogme, qu’il soit religieux, sociétal ou politique, plus ou moins subtilement, à plus ou moins grande échelle. Il est évident qu’un des buts de cette dynamique est le maintien de la paix sociale. Ce qui peut être honorable si on considère l’être humain comme une entité figée, constante. Or, ce qui caractérise l’humanité c’est justement cette capacité d’invention, de créativité, de renouvellement, d’évolution. Dès lors, il est pour le moins utopique de penser qu’en posant un cadre rigide et inaliénable, on maintient une société en sécurité. Et pourtant, c’est ce qui a été et qui est encore tenté….

Cette notion qu’on doit toujours se préparer à quelque chose, ce sentiment d’anxiété, de stress, nous détourne bien souvent de la prise de recul nécessaire pour remettre en question les informations qui nous noient sous leur flux constant et important. Il est dès lors impossible de hiérarchiser, de relativiser, de prendre le temps de réaliser ce qui est a été accompli et ce qu’il reste à faire. Nous devons suivre les pas à pas édictés par le flux du jour… nous devons nous conformer, nous standardiser, pour le bien …. de quoi au fait? Impossible réellement de le déterminer ou de le discerner…. mais je doute que ce soit pour le notre….

Et pourtant, il est si simple de retrouver un peu de sérénité. Il suffit de couper le son, de bloquer ce flux permanent de distractions de ce qui est réellement important. Et de s’écouter, d’écouter sa tribu. De chercher l’information dont on a besoin, de redevenir actif et non plus passif. De distinguer ce qui relève de sa volonté propre de ce qui est imposé sans raison réelle. De hiérarchiser les informations, de retrouver un esprit critique, de se soumettre à son bon sens et non plus à des injonctions artificielles. De prendre de la distance physique, intellectuelle, émotionnelle. Et de se reconnecter avec ce qui est réel, tangible, ce qui compte vraiment.

Lorsqu’on arête de tenter de suivre les informations contradictoires, lorsqu’on arrête de se culpabiliser de ne pas parvenir à correspondre exactement à ce qu’on attend de nous, on se libère d’un poids énorme qu’on n’était pas sensés porter au départ de toute manière. Il devient plus facile de tout mettre en perspective et de prendre conscience de ce qui nous anime vraiment, de ce qui nous motive réellement dans la vie.

C’est en se libérant de ces attentes irréalistes et irréalisables qu’on prend conscience de sa valeur intrinsèque. Parce que ces attentes sont artificielles, standardisées. Qu’elles ne correspondent à rien si ce n’est une standardisation de ce qui par essence est singulier. On ne se prépare plus, on ne s’efforce plus de ressembler à ce qui ‘doit être’. On est prêts, tout simplement, à accueillir ce qui se présente. On écoute sa voix intérieure pour aller chercher ce dont on a réellement besoin pour la suite du voyage. On détermine ses besoins réels, ses envies, et on agit pour les satisfaire. On va à son rythme, dicté par ses rencontres, sa curiosité, sa vie, tout simplement. Et puis on profite de sa tribu, constituée d’être tous différents mais tellement enrichissants. On accueille tout nouveau membre avec une joie non feinte, pour un instant ou pour plus longtemps.

On prend confiance en soi. Parce qu’on n’est plus soumis aux messages visant à nous prouver en permanence à quel point on ne fait pas ce qu’il faut, qu’on n’est pas comme il faut, qu’on ne vit pas comme il le faut…. on vit, voila tout, et on profite de chaque instant pleinement. Et surtout, surtout, on est prêts. À vivre tout ce qui se présente, avec un appétit féroce pour la nouveauté, celle-là même qui va nous faire évoluer, nous faire grandir. À accueillir tout ce qui se présente avec les yeux, les bras et le cœur grands ouverts, parce que la vie est faite de rencontres, d’échanges, de remise en question, de construction.

Et puis on prend conscience que quoi qu’il se passe dans notre vie, on est prêts. Que rien n’arrive par hasard et qu’il s’agit toujours d’une expérience qui nous transforme, nous donne les outils nécessaires pour que nous soyons prêts à vivre la prochaine aventure. Alors on arrête d’avoir peur, de douter, de se tourner vers ce qui est à la fois rassurant et anxiogène. On embrasse sa vie comme elle mérite de l’être. Passionnément, intensément, joyeusement.

Je suis prête. Le champs des possibles est grand ouvert devant moi. Et je suis prête à le parcourir, en me nourrissant de tout ce qu’il a à m’offrir. Je suis prête.

motif: fairywings

Karahody

En ce moment, j’écoute en boucle l’album Rujnuj de Dzivia. Je vous en est déjà parlé, mais plus je l’écoute, plus je suis inspirée. Il nourrit ma créativité, résonne en moi à un niveau rarement atteint par quelque musique que ce soit… C’est vraiment une expérience unique, spirituelle, artistique… Bref, je me sens connectée.

I listen to Dzivia’s album Rujnuj over and over again for a while now. I told you about it earlier, but the more I listen to it, the more I am inspired. It feeds my creativity, speak to my soul at a rarely reached level by any music…. it’s a unic experience, both spiritual and artistic…. I feel connected.

Le morceau Uźniasieńnie (Ascension) m’avait déjà inspirée un gribouillage, le premier que j’affiche sur mes murs depuis…. plus de 3 ans….

Uźniasieńnie (Ascension) inspired me a doodle already, the first one I’ve put on my wall for more than 3 years.

Pour célébrer cette sorte de renaissance, j’en ai gribouillé une version noir et blanc sur mon carnet de croquis préféré, celui qui reçoit les gribouillages qui me parlent vraiment…. une sorte de recueil de vibrations particulières.

To celebrate this kind of rebirth, I doodled a black and white version of it, in my favorite sketchbook, the one receiving doodles that really speak to my soul… A sort of special vibes library.

Un autre morceau de cet album m’attirait…. Karahody.

Another tune called me… Karahody.

Je n’ai pas pu résister, j’ai attrapé mes crayons de couleurs et j’ai gribouillé un truc sur mon bloc note de l’école (j’ai fait les premiers traits au porte mine pendant une réunion mais chuuut)….

I couldn’t resist, I grabbed my color pencils and doodled something on my school notepad ( the first lines where drawn during a meeting but you never heard of it….).

Dès que j’ai eu fini avec la version noir et blanc de Uźniasieńnie, j’ai répliqué mon gribouillage à l’aquarelle sur les pages suivantes de mon carnet. Puis j’ai décidé de le compléter avec des gribouillages blancs…. et voila donc Karahody dans mon carnet… qui sera surement refait sur papier aquarelle puis il rejoindra Uźniasieńnie sur mes murs….

As soon as I was done with Uźniasieńnie black and white version, I replicated my doodle with watercolor on my sketchbook, on the very next pages of it. Then I decided to add some line work in white… So here is Karahody in my sketchbook…. And I guess it will soon me replicated on watercolor paper and join Uźniasieńnie on my wall…

Je ne sais pas encore quel prochain morceau les rejoindra, mais il est clair que je n’en ai pas terminé. Ce que j’aime dans cette expérience, c’est la traduction des langages en quelque chose qui a du sens pour moi. La traduction de l’émotion qu’une musique m’inspire en traits graphiques, la traduction d’une langue dont j’ignore tout en mots que je puisse comprendre…. Et la surprise de voir qu’en fait les paroles correspondent à l’émotion que j’ai ressentie en écoutant le morceau. Ce qui traduit (ah) une sincérité de Dzivia dans la composition de sa musique et l’écriture de ses paroles. Son univers se révèle être proche du mien (contribule!!), ce qui facilite la communication je pense… Quoiqu’il en soit, il n’ a pas fini de me faire voyager… Le plus extraordinaire, c’est que sa musique parvient à me donner la motivation de faire ce que je repousse depuis longtemps, et ce, sans effort. Il me suffit de mettre mon casque et de me laisser porter… Je suis vraiment heureuse de vivre cette expérience à fond. Dans tous les domaines.

I don’t know yet which tune will join them, but clearly, I am not done yet. What I love about this experiment, it’s the translation of different languages into something meaningful to me. Translation of the emotion a music inspires me into graphic lines, translation of a language I don’t know anything about into words I can understand. And the surprise to realize that in fact lyrics fit with emotions I felt listening the tune. Which translate (ah) the sincerity of Dzivia in his composition and writing. His universe reveals itself to be close to mine, which ease the communication I guess… Anyway, I am not done traveling thanks to him. The most extraordinary is that his music succeeds in motivating me to do things I postpone for a long time, and it seems really effortless. I just have to put my headphones on and let myself be carried away. I am both really lucky and happy to be able to live this experience in depth. Really.

Symbole n°23: Ouroboros

Ouroboros, est un symbole représentant un serpent ou un dragon qui se mord la queue. On le retrouve en Egypte, en Chine, dans la mythologie nordique, en Amérique latine, en Amérique du Nord. Sa signification varie selon les cultures. Je retiendrai ici l’idée d’éternel recommencement, de cycle qui se reproduit infiniment.

En ce qui me concerne, une des nombreuses choses que j’ai retenu de mes études d’histoire est l’existence de cycles, plus ou moins longs, à plus ou moins grande échelle, qui se répètent et dont il faut avoir conscience pour pouvoir contextualiser les événements. Avec le temps, identifier des cycles devient plus naturel, et permet une mise en perspective plus aisée de ce qui se passe. Évidemment, tout n’est pas affaire de cycle, mais il est toujours intéressant d’essayer de resituer un événement dans un contexte plus large, de prendre du recul, de tenter de voir les choses sous une perspective différente en les inscrivant dans une dynamique plus vaste.

Dans ma vie personnelle, cette notion de cycle est aussi apparue comme une évidence. Le cycle lunaire a toujours eu une influence sur moi, ne serait-ce qu’au niveau de mon sommeil, ou de mon cycle menstruel. Le cycle des jours et des nuits, avec ses variations, le cycle des saisons, le cycle d’une année scolaire, le cycle des ans, et bien d’autres encore sont autant de cycles qui me touchent dans ma vie quotidienne…

Pour autant, le fait qu’un cycle commence ne signifie pas qu’il se déroulera de manière identique au précédent. Si je prends l’exemple du cycle d’une journée, il illustre parfaitement les variations importantes qui peuvent se produire à l’intérieur d’une unité identique de 24h. L’alternance du jour et de la nuit n’est pas la même en hiver ou en été, les températures peuvent avoir de grandes variations également, sans parler des phénomènes météorologiques. Une journée travaillée ou passée en réunion ne sera pas vécue de la même manière qu’une journée de congé entre amis ou en famille. Une soirée entre amis est très différente d’une soirée en solitaire passée à lire. Une nuit blanche n’est définitivement pas la même qu’une nuit passée à dormir paisiblement et profondément. Et quand bien même nous nous réveillerions à la même heure tous les matins, chacun d’entre eux sera différent, unique.

Si j’ai bien conscience de l’existence de cycles dans ma vie, pour autant ils ne définissent ni un carcan ni quelque chose d’inéluctable. Un cercle peut être brisé. Un cycle peut être ignoré. Un autre peut être créé. Et surtout, rien ne se répète exactement de la même manière. En prenant conscience des cycles qui opèrent dans notre vie, on s’autorise également à en modifier le contenu, la permanence, l’occurrence.

Puisque je suis dans une période créative, j’ai tendance à envisager les cycles de ma vie comme une toile vierge, un support sur lequel je viendrai broder, peindre, gribouiller, que je pourrais modifier, bonifier. Mes actes ont une incidence sur chaque cycle que je traverse, et ils en modifient la structure, le déroulement. Avec le temps, ils s’enrichissent des modifications que je leur apporte. Et sur un plan plus linéaire, celui de mon chemin de vie, ces cycles sont autant de bornes qui me permettent de mesurer mon évolution. Autant de témoins de ce qui est permanent et ce qui ne l’est pas.

Un cycle n’est ni bon ni mauvais par essence, ce sont nos perceptions de ce qu’ils représentent qui leur donnent une valeur positive ou négative. Et c’est justement sur ces perceptions que nous pouvons agir. Dès lors soit nous acceptons ce qu’il représente, soit nous pouvons en profiter pour en comprendre le sens, et voir ce que nous pouvons modifier, comment nous pouvons agir afin qu’il ne soit pas aussi problématique pour nous à sa prochaine occurrence. Rien n’est jamais gravé dans le marbre. A nous de voir quels cycles nous portent, quels cycles nous entrainent dans des lieux que l’on préfèrerait éviter. A nous de définir quels cycles sont de notre fait, de part notre progression, ou du fait d’événements extérieurs sur lesquels nous n’avons aucune prise. A nous de briser les cycles qui peuvent/doivent l’être, et de profiter pleinement de ceux qui nous apportent ce dont nous avons besoin. A nous d’intégrer ou de désintégrer ces cycles à notre chemin de vie.

Cette semaine, je prends conscience des cycles qui existent dans ma vie et je me les approprie.

Ascension

OU lorsque mes deux obsessions du moment se rencontrent, se mêlent, s’harmonisent au parfait moment…

When my two latest obsessions meet, merge, harmonize themselves, at the perfect time.

Parmi tous les morceaux de l’album Rujnuj de Dzivia, certains ont une saveur particulière. C’est le cas d’Uźniasieńnie (Ascension).

Among all tunes on Dzivia’s album Rujnuj, some have a special taste. Uźniasieńnie (Ascension) is one of them.

J’ai commencé par recopier les paroles en cyrillique sur mon bloc note… un peu comme un exercice graphique…. ou mystique…. quoi qu’il en soit, j’ai vraiment aimé le rendu, et puisque la musique résonnait dans mon casque (oui, j’épargne mes voisins à certaines heures….) je me suis laissée porter et mon porte mine s’est laissé emporter… à dessiner un arbre de vie, le symbole de la semaine (et je pense que je vais m’amuser un peu avec pendant un moment….).

I started with copying lyrics in cyrillic on my note pad, a sort of graphic exercise, or a mystical one… I loved it! As music played loudly in my hears (I had my headphones on, to spare my neighbors at some hours of the day….night….), I let my mind wander and so did my pencil… and a tree of life, my weekly symbol (but I have the feeling that it won’t only last a week…) joined the lyrics on the paper.

voici donc ce que ça a donné:

Here is what I ended with:

J’ai envie depuis un moment déjà de mélanger paroles et dessins, que ce soit des paroles de chansons, des poèmes, des citations, mais c’était encore à l’état d’idée diffuse…. jusque là. J’ai attrapé mon matériel, et j’ai décidé de tracer les lettres en noir, et par contre de partir sur quelque chose de très coloré pour l’arbre de vie…. J’ai hésité pendant un moment sur le médium à choisir… crayons de couleurs, feutres, peinture acrylique…. aquarelle? L’aquarelle a gagné même si je suis moins à l’aise avec… et que l’idée que j’avais en tête de lui convenait pas vraiment … et justement, il est temps de sortir un peu de ma zone de confort, non?

For a while now, I want to mix letters (lyrics, poetry, quotes) and drawings together, but it was only ideas, not really defined… until now. I took my stuff and I decided to go for black lettering and something far more colorful for the tree… I pondered a while. Color pencils, markers, acrylic paint, watercolor? Watercolor won, even if I was far less comfortable using it, and that the way I wanted to do it wasn’t really suited to watercolor… but whatever, this was the way I felt doing it, so …. I had to do it!

Etape 2: lettrage au feutre technique Uni Pin noir 0.8, arbre et pointillés à l’aquarelle

Oui, mes talents de peintre sont très très limités…. pas convaincue par le rendu…. et là, je me suis dit, qu’il était temps de revenir à ce que je savais faire…. Opération stylo gel blanc! Et là je me suis lâchée… Un vrai plaisir… et l’envie de recommencer dès que l’occasion se présentera! J’ai utilisé des stylos gel gelly roll de Sakura (05, 08 et 10).

My painting skills are really limited, and I wasn’t thrilled by the way it looked… So it was time to go back to something I felt comfortable with: doodling! I took my Sakury gelly roll pens (05, 08 and 10) and I started doodling of watercolor areas… I loved it, I loved the process, I loved the way it looked afterwards!

Le plus drôle? Je l’ai fini…. le jeudi de l’Ascension… parfait timing!

The funniest part? I finished it the day of Ascension here in France…. it was meant to be that way hahaha!

Je file lui chercher un cadre pour le mettre au mur… et me tenir prête pour une nouvelle inspiration! (Oui bon, j’en ai quelques unes déjà…)

Off I am to go look for a frame and put it on the wall… and get ready for a new inspiration! (well, I have quite a few…..)

Coloriage: pour Amélie

J’ai donc une nouvelle obsession: les entrelacs celtes… Trèèèèès addictif, mais surtout méditatif. Et comme je suis enthousiaste à partager ce qui me plait, je montre mes gribouillages à mes copinettes. Et si j’en faisais un coloriage? Après tout, pourquoi pas?

Me voila donc à tracer mon quadrillage, à choisir mon motif, et à dessiner, gommer, faire des variations, et surtout, me détendre, trait après trait. Une après midi entière à gribouiller. Et ce soir, je l’ai encré.

Le voila donc, le coloriage que je t’ai promis, Amélie!

Et si ça vous dit: la version à colorier:

Épopée 2019: carte n°4. Je suis une GUERRIÈRE APAISÉE

Ce n’était pas la carte que j’avais prévue pour cette semaine, mais elle n’a pas arrêté de me trotter dans la tête. Je pense donc que c’est le moment de l’aborder.

J’ai toujours été d’un tempérament de feu. Explosive. Apocalyptique même à mes heures. Je n’ai jamais eu peur de déclencher un cataclysme, et d’en assumer les conséquences. Si j’estime que c’est la chose la plus juste à faire, je n’ai aucune hésitation. Lorsqu’il faut tout mettre à plat, soulever le voile ou encore bousculer les choses qui ne fonctionnent pas, je fais ce qu’il faut.

J’ai appris à apprivoiser ce côté de ma personnalité et à m’en servir pour avancer. Je sais également que lorsque je suis confrontée à une crise, qu’elle soit interne ou externe, je suis armée pour y faire face et la régler.

C’est ma force. Lorsque je suis confrontée à un conflit, qu’il soit larvé ou plutôt ouvert, j’enfile mon armure et je me jette dans la bataille, pour peu que la cause me paraisse juste ou que je pense être d’une quelconque utilité. Je ne fuis pas. Je fais face. Et je le fais depuis aussi longtemps que je me souvienne.

Mais ce n’est rien à côté de mon instinct de protection. Que ce soit ma propre protection ou celle de ceux à qui je tiens. J’ai passé une dizaine d’années à affiner mes compétences, à renforcer mes aptitudes. Au service de ma fille. J’ai fais ce que j’avais à faire, jour après jour, pour la protéger. Taillant dans le vif si nécessaire, en nous construisant des murailles imprenables de temps à autre, et surtout en faisant mien son combat, même si nous en connaissions l’issue. Je me suis battue contre vents et marées, contre le regard d’autrui, contre les statistiques. Un par un , défaisant l’ennemi en gardant toujours mon coeur et mes bras ouverts pour celle qui en avait besoin. Et aujourd’hui, je me rends compte qu’en définitive, elle m’a protégée bien plus que je ne l’ai fait. Protégée de moi-même. Elle m’a empêchée de n’être qu’une guerrière froide et déterminée à écraser tout ce qui se présentait en travers de son chemin. En étant pleinement sa mère, en l’aimant, en l’écoutant, en la comprenant, je gardais ma part d’humanité dans ce combat inhumain.

Lorsque je me suis retrouvée seule, blessée, en colère, désoeuvrée, j’ai senti le moment où je pouvais soit soulever le voile et mettre face à leurs actes tous ceux qui nous avaient causé du tort, la plupart du temps par ignorance, soit honorer sa mémoire et passer à un autre chapitre de ma vie. Que faire de cette énergie destinée à encourager, à soutenir, à lutter, désormais inutile? Je devais agir, à moi de choisir la direction de mon action. Tournée vers le passé, ou vers le futur.

J’ai décidé d’avancer. Mais pour ce faire, je devais d’abord faire le nécessaire pour prendre du recul. J’ai ôté mon armure, pris note de toutes les traces qu’avaient laissé les combats menés depuis si longtemps sur mon corps, sur mon âme. D’aucun diraient que j’ai pris conscience de mes blessures et que j’entamais ma guérison. Mais je vois les choses différemment. Il ne s’agissait pas de blessures, mais de témoignages des combats menés. Il n’était pas question de guérison (je n’étais pas malade), mais d’évolution, de croissance.

J’ai donc pris le temps de reconnaitre et d’accepter ces traces. D’en tirer les leçons. Et de les aimer pour ce qu’elles m’avaient apporté. J’ai fait la paix avec moi-même, avec celle que j’étais et que je suis aujourd’hui. J’ai pris conscience du chemin parcouru, des épreuves, des bienfaits aussi, de tout ce que la vie m’avait enseigné jusque là.

Et j’ai choisi de continuer mon chemin. Et je sais qu’il sera bien plus paisible que celui que j’ai parcouru jusqu’ici. Je pense que j’avais besoin de vivre ce que j’ai vécu, et que si le prix à payer a été exorbitant, j’en ai aussi retiré beaucoup.

Je suis une guerrière. C’est dans ma nature. Je n’ai rien à prouver à qui que ce soi, c’est une évidence. Tout mon être le transpire. J’ai su l’accepter, en faire une force motrice. C’est cette aptitude à combattre qui m’a permis de me relever, et de poursuivre ma route, quoi qu’il en soit. C’est cette aptitude à prendre conscience de mes capacités et de mes limites qui m’a permis de faire ce qu’il fallait pour prendre le recul nécessaire. C’est cette aptitude à analyser une situation qui m’a permis de savoir où j’en étais et ce que je voulais faire. C’est cette aptitude à survivre au pire qui m’a permis de donner le meilleur de moi-même chaque jour. Et si je continue mon chemin, librement, sereinement, avec une connaissance intime de la valeur de la vie, mon armure n’est jamais loin, pour me rappeler d’où je viens et qui je suis.

Aujourd’hui, je marche sur mon chemin d’un pas assuré et calme, forte d’une expérience de vie qui m’a offert les outils dont j’avais besoin au fur et à mesure de mon avancée. J’en ai gardé l’habitude d’observer ce qui se passait en moi et autour de moi, de repérer les schémas, les paroles, les indices qui pourraient me guider dans l’avenir. Même s’ils n’ont aucun sens pour moi aujourd’hui, je sais que le moment venu, tout prendra sens. Ce qui me permet d’avancer avec assurance et confiance. J’aspire à vivre en paix, en harmonie avec ce et ceux qui m’entoure(nt). J’ai livré les combats que j’avais à livrer. J’en ai retiré de belles leçons de vie. Il est désormais temps de les transmettre, de les partager, et de me demander en quoi je peux être utile. Alors je profite de chaque rencontre, de chaque moment. Sans peur, sans douleur, paisiblement.

Parce que j’ai su accepter cette part d’ombre qui en définitive a été ma plus grande force, il est temps pour moi d’explorer le côté bien plus lumineux et léger de l’existence.

Voici donc vos cartes pour la semaine, une au féminin l’autre au masculin. Avec un gribouillage celtique parce que c’est ma nouvelle obsession….


2019 epopee: card #3. I am the ARCHITECT of my thoughts

Third card for this epopee. Let me tell you about the time I realised I needed to put some order. In my life (I can be really really messy creative when I am into something), but most of all in my thoughts.

I am thoughtful. Literally. Full of thoughts….

all.the.time.

Thing is, it used to bring me down. Because most of them were in fact not really genuine thoughts, but reactions. To what was expected from me, to what I « needed » to achieve and hadn’t already…. To inner and outer pressure. And I didn’t like it…. at all.

Thing is, we are a social species…. so we are subjects to those outer pressure… social, physical, philosophical even, norms. Thing is, I am note really sensitive to norms…. I don’t really understand them. Well, not those who tend to ostracize a group of person just because they are who they are… I am not good with boxes and blending…. I don’t like the things or ideas that aim to deny ourselves just to fit into a group…. not my thing… I never understood (accepted?) it.

I explain it by the fact that life threw me into situations that were incompatible with this mainstream way of life…. it wasn’t my path, probably… I don’t know, and it really doesn’t matter, actually.

I had to face judgment a lot in my life. From people who had no idea of what I was living. But who were prompt to judge me from their boxes… At first, it hurt. A lot. It was heavy to just realize that my life had nothing to do with their expectations but that they were too self-righteous to even consider it this way. I had to find a way to go on without feeling that bad about myself. Because clearly, when all you hear is negative judgment (and concerning the situation I am thinking about, they couldn’t be wronger), you start to feel bad, and then you think they may have right to some point, and you end thinking you are a failure and that they were right from the beginning. Really? Nope, I couldn’t go on like this.

So, what did I do? Thoughts boot camp. My own version of it.

First I had to distinguish my own thoughts from acquired reactions. What was really my thoughts, and what was this little voice telling me how wrong I am to be/do/act/think like this? So I took my most reliable sword, and I cut myself from outer judgment. I even gave a name to my sword: « IDon’tCare ». It came with a beautiful shield too, « IDon’tMind ».

Then, I learned to listen to my gut feeling, to be in harmony with what I felt. And it worked. Sometimes, I looked for guidance, and then opened myself to other people opinion, but really, during that time, I just closed myself to anything that didn’t come from within. To establish a ground from which I could grow, and built myself.

I cut myself from anything that could influence me. I didn’t watch tv anymore, I didn’t watch news anymore, I didn’t care about fashion or trend or anything like that, I surrounded myself with people who were genuine and open minded. No more outer pressure.

And my whole life changed. Or the way I saw it changed. I stopped focusing on what was missing or broken (said some people I don’t know and who don’t know me…. ridiculous, isn’t it?). I started focusing on what was beautiful and brought me happiness, on what I loved, on what I enjoyed. And I built myself back from that.

Boot camp went on with this simple exercise: each time a negative thought came to me, I trained to have 3 positive thoughts. Not that easy at first. You really learn to see things on different perspective. And you grow, strong and high. I cleaned my mind from all this clutter that was negativity, judgment, norms. I freed myself from the social, trendy, philosophical shackles that made me feel breathless, that prevented my growth, in any realm of my life.

And it manifested ‘for real’. I felt proud of my curvy, winter geared silhouette, I braided my gray hair with pride (it is the visible sign of my invisible crown, after all!), I smiled widely, despite my non perfect teeth (one of my biggest complex, because you HAVE to have perfect white aligned teeth to exist in this world….. really? I don’t care hehe), I looked at my wrinkles as I do with my scars: with pride. I grow, I get older and hopefully wiser. And they are the manifestations of that maturity. I have all the reasons to be proud of them!

And my thought were clearer, brighter, more creative, more open to others too. Just because one day, I decided to claim my life and thoughts back. I act, I don’t react. I am at the initiative of my projects. I don’t define myself in reaction to something or someone. I define myself in being who I am, doing what needs to be done to be that person. I became far stronger. When confronted to judgement, I don’t think « what did I do to make them feel this way about me? ». No. I think « How can I help them feel better about themselves so they don’t feel the need to judge anyone? ». Or, if I think the person is far too deep in the observation of their own belly button to realize that the world doesn’t spin around it, « Just smile, and go back to what you are doing, they will learn eventually, but it’s not time yet, and it’s not your call. » See? Simple, clutter free, and sooooo peaceful.

I built myself as I built my thoughts. On strong foundations:

  • everything, everyone can be seen on a different perspective.
  • I keep in mind that people who easily judge are the ones in need of reassurance they don’t live in a lie. They will learn, eventually.
  • Focus on what makes you feel good about yourself, about life, about anything and everything.
  • Be sincere, always, with yourself. If you don’t like something that can be changed, do it. If it can’t, then accept it.
  • The only person you will spend your entire life with is yourself. So take care of yourself and enjoy being you!

Enough of my ramblings, here is you card for this week… simple, but drawing it was really meditative.