Et voici mon post-it pour le mois de mai!

Fond: aquarelle
Police: Harrigton
Motif: earjool
stylo gel bordeaux nacré
Et voici mon post-it pour le mois de mai!

Fond: aquarelle
Police: Harrigton
Motif: earjool
stylo gel bordeaux nacré
I really feel something is about to happen, a kind of renewal. New moon, Spring, everything leads to this simple thought: be ready, it’s beginning. Nature speaks to my soul… and I love it!










Depuis aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé la tempête, le bruit de la pluie. Un peu comme un rythme apaisant, une odeur de terre qui m’ancre. Un peu comme si la tempête qui grondait dehors entrait en résonance avec celle qui bouillonnait à l’intérieur… une réponse de la nature à ma propre nature…







Quelques petites citations à méditer…



Je reviens au format post-it ce mois-ci. Je préfère le format carré en ce moment…

Pas de post-it ce mois-ci: j’ai acheté un cadre dans lequel je place le mot du mois. J’ai voulu faire simple cette fois. Toujours avec cette idée de paix. Au final, ma carte raconte une belle histoire: prendre ce que l’on est, l’accepter pour se sentir libre.

Je l’ai déjà un peu écrit ici, au sujet du lac. La brume a un effet presque mystique sur mon état d’esprit. Elle m’apaise, me recouvre, et m’aide souvent à voir les choses plus clairement. Le voile qui m’enveloppe, qui enveloppe mon regard semble également soulever celui de mon esprit, de mes idées, de mes désirs, de mes pensées.
Ce matin je me suis réveillée et dehors, la brume jouait avec mes montagnes, celles qui se dressent derrière chaque ouverture, plus ou moins lointaines, toujours présentes. J’ai voulu profiter de ce moment de douceur, installée sur mon canapé, enveloppée d’une couverture, un thé chaud dans les mains. Et le simple fait d’observer les volutes de vapeur danser contre les reliefs, descendre, monter, les contourner pour mieux revenir, en douceur, en silence, inlassablement, m’a plongé dans un état méditatif. Je n’ai pas fait le vide, je n’ai pas chassé mes pensées mais au contraire, je les ai accueillies, je les ai observées, et j’ai pu percevoir des bribes de réponses à certaines de mes questions et à des questions que je ne me posais pas encore. Mon regard toujours accroché aux volutes, comme hypnotisée, j’ai savouré ce moment jusqu’au bout.
Je sentais mon coeur battre calmement mais avec vigueur, ma respiration était posée, profonde, et un sourire restait greffé à mon visage.
Et même si une paroi de verre et quelques étages me coupaient d’un contact physique avec la nature qui m’offrait ce spectacle matinal, je sentais réellement une connexion avec ce qui se passait sous mes yeux, une harmonie, un lien fort, évident. Alors que la brume cachait et dévoilait tour à tour ce paysage que je connais par coeur, mais dont des détails inconnus me parviennent encore aujourd’hui, je sentais mon esprit faire de même. Mes pensées et mes souvenirs, mes envies et ma compréhension se cachaient pour mieux se dévoiler, furtivement, en douceur.
Je suis restée ainsi plus d’une heure. J’observais le paysage extérieur et celui, plus intime de mon univers intérieur. La brume m’emmenait dans sa danse et mon esprit tournoyait.
Je ne me souviens plus de ce qui a mit fin à cet état. Il devait être temps, voila tout. Mais j’ai conservé cette lucidité, cette acuité toute la journée. Et j’ai hâte de pouvoir de nouveau vivre cette expérience, mais cette fois sans vitre ni étages, pleinement, que ce soit au lac ou ailleurs.
Voila, c’est juste un exemple de ce que la brume représente pour moi. Pour faire court, les matins brumeux m’éclaircissent l’esprit.
Pour vous inspirer: un matin brumeux au lac….
…. quelques images trouvées sur pinterest….
…. et un petit post it, en français et en anglais, sur cette expérience:


Un de ces jours, il faudrait que je vous parle de mon obsession des chemins….
Une semaine. Une semaine que j’ai été mise au tapis… la grippe d’abord, puis ses complications ORL et une tension ridiculement basse. Une semaine donc que je me sens vidée, sans force, à plat, que je passe de mon canapé à mon lit, en étant toutefois très heureuse de n’avoir que moi à gérer, pas d’horaires, pas de contraintes. Heureuse aussi d’avoir ma famille qui prend soin de moi tout en me laissant tranquille (le mot grippe aide bien..).
Je n’aime pas me sentir en situation de faiblesse. Je me sens réellement frustrée, agacée. Mais j’ai du me rendre à l’évidence: dans mon état actuel, la seule chose que je puisse faire est de me soigner, et reprendre des forces. Donc repos repos, repos. Et beaucoup de liquide pour ne pas me déshydrater…
et ce matin, la petite étiquette de mon thé m’a offert une réponse:

« Vide-toi et laisse l’univers te remplir. »
Alors oui, certes, il était temps pour moi de couper certaines branches mortes qu’il me restait. Et pour cela, il fallait que je me pose au calme, avec moi même, sans cogiter, sans m’activer pour m’occuper le corps et l’esprit. Je crois que ce point est atteint.
Ce repos forcé commence à porter ses fruits en fait. Les premiers jours, clairement, avec la fièvre, j’ai surtout passé mon temps à dormir. Le plus dur avait été fait: mardi dernier, je suis allée à l’école malgré tout, avec 39.6°C de fièvre. J’ai l’habitude des fièvres élevées, ça ne me fait pas peur… Sauf que je ne travaille pas dans un bureau, et que la sécurité de mes élèves est quelque chose d’important… à la pause méridienne, je suis rentrée chez moi, après avoir prévenu ma hiérarchie que je serai absente pour la semaine. La grippe m’avait vaincue. Au bout de quelques jours, ça allait mieux, même si j’étais toujours fiévreuse… Et c’est la que les complications sont apparues. Bref. Je suis encore à plat, mais j’ai accepté de l’être, et ça va mieux, au final. ma frustration a cédé la place à un nouveau rythme, à une nouvelle écoute. Enfin si on veut, parce qu’une otite m’a assourdie provisoirement, avec en prime des vertiges… Entre ça et ma tension vraiment basse, j’apprends à m’économiser, à être dans le moment présent, réellement.
En définitive, je vis une expérience méditative de haut vol. Voila. Je me débarrasse des virus et autres bactéries, et je me purifie! Une fois le processus achevé, je pourrai reprendre ma route.
Alors je profite de ces moments de repos et de convalescence. En sachant que par la suite, je ne serai plus freinée par toutes ces branches mortes dont je me suis enfin débarrassées. A moi d’en tirer le meilleur!