Mois : janvier 2018
Mon voyage intérieur: janvier (07)
Presque 3 semaines de voyage déjà et quel voyage!!!! Je pensais sincèrement que ce mois-ci, j’apprendrais à me connaitre un peu mieux, que je comprendrais d’où je partais… Et au final, la leçon a été toute autre.
J’apprends à … m’accepter. Je me rends compte ces derniers jours qu’en fait, c’était déjà fait. En douceur, l’air de rien… il était temps, je suppose, que j’ouvre les yeux. je n’ai plus à me battre contre ou pour quelque chose. Je n’ai même plus à me débattre avec moi-même, ou avec l’image que je renvoie. Pas à pas, je me suis libérée de toutes ces entraves, sans effort, naturellement. Et je le constate ces jours-ci.
C’est une sensation étrange. Juste être soi-même, sans aucune appréhension, sans aucune réserve. Si j’aimais à penser que le regard d’autrui ne me perturbait pas plus que ça, j’étais quand même sur la défensive, prête à enfiler mon armure et à me justifier si il le fallait. Et puis on nous enseigne qu’on ne peut se définir que par rapport à autrui. En réaction ou en conjonction avec ce et ceux qui nous entourent. Alors qu’en fait, c’est bien plus simple.
J’avais déjà perçu que quelque chose avait changé, que je m’affirmais plus encore qu’auparavant… mais toujours avec cette attitude de défi au final. Un peu comme si je voulais qu’on me voit pour ce que j’étais… Une première étape, juste après avoir retiré mon armure mi téflon (tout glisse, rien n’adhère) mi kevlar (rien ne m’atteint). J’étais telle que je suis, plus fragile qu’auparavant parce que dénuée de ces protections qui m’ont préservée de la douleur et de la sensibilité lorsque je devais traverser mon enfer personnel.
Et je pense que la clé de tout ça réside dans cette simple pensée: accepter d’être vulnérable, accepter de ressentir de nouveau, parce que la survie n’est plus d’actualité, et que la vie réclame son du. En désirant revenir à la vie, en acceptant de retirer mon armure, j’ai aussi initié un processus bien plus profond. J’ai du accepter d’être fragile, et faire ce qu’il fallait pour y remédier, dans une certaine mesure.
Pas très clair? Prenons un exemple: j’ai un genou en très mauvais état. Depuis des années. Disons que j’ai fait ce qu’il fallait pour qu’il ne récupère pas des mauvais traitements que je lui ai infligé au fil du temps… Bref. Impossible de m’en occuper pendant longtemps, je devais ‘fonctionner’. Évidemment, il est arrivé un moment où il s’est rappelé à mon bon souvenir… Et puisque, bien que consciente du souci, je ne faisais rien pour y remédier, il ne m’a pas laissé d’autre choix que d’agir, en refusant de fonctionner correctement et en m’entravant dans certains mouvements… bref, j’ai donc décidé de m’en occuper une bonne fois pour toute. Et cette décision a eu pour conséquence de déclencher un processus bien plus complexe que la simple prise en charge médicale d’un souci. J’ai du accepter de ne pas pouvoir ‘fonctionner’, tout simplement (je ne peux ni descendre ni monter les escaliers ‘normalement’, mon genou refuse de m’obéir). Accepter d’être fragile physiquement. Accepter de faire ce qu’il faut pour y remédier. Accepter de passer des examens médicaux, de prendre soin de moi. Accepter mes faiblesses, accepter d’être suffisamment humble pour demander de l’aide. ça n’a l’air de rien mais c’est déjà énorme.
Et du coup, ma relation à mon propre corps a complètement changé. J’ai arrêté de l’ignorer, j’ai arrêté de le considérer comme une simple enveloppe, ou une entrave parfois. J’ai commencé à le regarder, vraiment le considérer. A faire son état des lieux… rien de rien glorieux, mais rien de honteux non plus. Et surtout, j’ai vraiment pris conscience que ce corps, c’était aussi…. moi. Non pas dans le sens de l’image que je renvoie, mais plutôt dans celui du témoin de mon histoire. Mes cicatrices, mes kilos en trop, mes cheveux blancs, les petites rides qui deviennent permanentes, tous témoignent de mon histoire de vie. Et j’en prends conscience, réellement conscience. Auparavant, tout cela m’était complètement indifférent. Parfois, j’ai même tenté de les combattre, juste pour voir. Mais ça ne durait jamais, ils retombaient tous dans le puits très profond de mon indifférence.
Aujourd’hui ce n’est plus le cas.
Je caresse parfois mes cicatrices en me souvenant de leur origine (mon enfance casse cou, ma biopsie, l’appendicite, et les vergetures de ma grossesse), et je ne ressens que la douceur de ces souvenirs, je me rappelle certaines anecdotes, je souris à la pensée de toutes les leçons que j’ai acquise grâce à ces expériences de vie… Je les accepte, je les accueille. Elles sont autant de témoignages de celle que j’ai pu être, et que je suis encore.
Mes kilos en trop ont posé certainement plus de problèmes aux autres qu’à moi. C’était pour me débarrasser de leur jugement, de leurs regards que j’ai tenté et réussi à m’en débarrasser… pour autant, je n’étais ni mieux ni moins bien dans ma peau… et ça m’a posé question… par rapport à la superficialité des rapports humains… lorsque la maladie d’Emma s’est déclarée, je les ai retrouvés, mes kilos, entre autre du fait de mon inaction forcée… et du stress… un peu comme si mon corps se préparait à un grand danger en stockant ce dont j’aurais besoin pour survivre… il n’était pas dupe, le bougre… sauf qu’ils ne sont pas partis ensuite hahahaha. Aujourd’hui j’en souris. Je suis comme je suis, et je m’aime bien… J’aime à dire que je préfère prendre soin de mes courbes que de ma ligne. Je ne suis plus complexée (d’ailleurs, c’était surtout les autres qui me reprochaient mon apparence, moi seule, je le vivais plutôt bien). D’ailleurs, ça m’agace ce jugement que des personnes peuvent porter sur la corpulence d’une autre, avec tous les préjugés qui vont avec. Le plus drôle, c’est que les personnes qui sont avec moi lorsque je me pèse (à la salle, chez le médecin) sont toujours étonnées par le nombre qui s’affiche… Que voulez-vous, je suis…. dense! En général, c’est moi qui dédramatise, qui les rassure…. et oui, j’ose l’argument de la densité, et avec un grand sourire en prime! Je me ressemble, voila tout. Quelque part, mon corps est le reflet de celle que je suis. Avec mes forces, mes faiblesses.
Mes cheveux blancs sont encore assez localisés et j’avoue, j’aime coiffer ceux qui entourent mon visage d’une certaine façon. Je songe sérieusement à tresser ceux qui se trouvent sur mes tempes… quant à ceux qui se trouvent disséminés ici et là, j’aime bien la lumière qu’ils accrochent. Aucun souci ici, c’est dans l’ordre des choses. Et oui, je suis bien déterminée à tresser les mèches blanches qui apparaitront au fur et à mesure. Je les assume complètement. Je réfléchis vraiment à un moyen de ne pas les cacher mais au contraire de les mettre en valeur. Pour moi, ils sont les témoins des batailles menées, victorieuses ou non. Des trophées dont je suis fière.
Tout cela ne s’est pas fait un en jour. Je ne me suis pas réveillée un matin en me disant ‘à partir de maintenant, je m’assume’. Je me rends compte aujourd’hui que mes choix ont cependant tous mené à cette sérénité que je ressens par rapport à mon apparence physique. Et que je suis en paix avec moi-même. Je suis telle que je suis, et pleinement. Je ne revendique rien, je ne cache rien non plus. Comme dans d’autres domaines, j’ai simplement décidée d’être sincère en apparaissant telle que je suis. C’est une forme d’affirmation, pas dans le sens de revendication, mais plutôt dans le sens d’acceptation: « oui, je suis comme ça maintenant, et c’est ainsi ».
Bref, ce mois-ci, j’ai donc pris conscience du fait que j’acceptais d’être celle que je suis aussi physiquement, et que c’était une forme de liberté. En assumant les choix qui sont les miens, je me libère de beaucoup de pression extérieure, et surtout je suis bien plus sereine.
Étrangement, j’ai aussi constaté un changement d’attitude de la part des personnes que je côtoie. Le simple fait que je m’assume et que ça transparaisse dans mon attitude a atténué les réflexions, les conseils, les avis sur ce que je ne fais pas, que je devrais faire… puisque je suis en paix avec moi-même, personne ne juge nécessaire de me remettre en question. Et je me rends bien compte qu’au final, c’était ma non-acceptation qui les encourageait à me ‘juger’ ou à me ‘conseiller’. Je suis en accord avec moi même, physiquement et mentalement… C’est cette sérénité qui transparait, je pense.
Voici donc l’une des choses que j’ai apprises ces dernières semaines: l’acceptation mène à la sérénité. Je n’ai pas à me justifier, je n’ai pas à me changer, à me conformer à une certaine image. Je suis, tout simplement.
Limonade
Winter woodland blanket 01
Mes pelotes commandées ne sont pas encore arrivées… Et puis j’ai quelques doutes sur certaines couleurs…. Pas convaincue par les couleurs camel, copper ou encore parchment… et je n’aime pas mocha… du coup, j’ai joué avec mes petites pinces à linge et j’ai choisi des couleurs que j’avais déjà en stock (oui, j’ai un joli stock, pour combler des besoins urgents de faire une couverture juste pour le fun…. ça tombe bien!).
Je vais donc faire ma propre variante de la woodland blanket de Lucy, du blog Attic24, mais dans des tonalités qui pour moi sont plus hivernale… histoire d’être en phase (et de me motiver à la finir avant l’été, ça n’aurait plus de sens hahaha).
J’ai choisi ces couleurs là:

Ces sont toutes des laines Stylecraft DK.
- colonne de gauche: plum, grape, magenta, raspberry, clematis.
- colonne du milieu: petrol, aster, lavender, cloud blue, sherbet
- colonne de droite: khaki, sage, meadow, lime, pistachio
J’ai déjà fait quelques rangs et franchement, je ne regrette pas du tout de m’être lancée! Je vais alterner les couleurs de manière aléatoire… et on verra où ça me mènera! J’essaierai de mettre des photos au fur et à mesure… C’est parti pour un winter woodland!
Mon voyage intérieur: janvier (06)
En hiver, je me love….
dans des couvertures bien moelleuses… Un bol de thé, un bon livre ou un cahier ou gribouiller, de la musique, et c’est le bonheur.
Je viens de finir ma couverture géante spéciale cocooning:

Et j’ai déjà une autre couverture en vue: la couverture woodland de Lucy, d’Attic24.

J’aime beaucoup le motif, d’autant que je suis en train de me tricoter une étole avec le même genre de point.
Mais j’ai choisi de la faire dans les couleurs d’une autre de ses couvertures.C’est le pack cottage…

Commande passée, j’attends les pelotes et je me lance. Cette couverture sera plus petite, mais ça devrait aller vite: 15 couleurs, 2 rangs qui se répètent… En attendant, je vais traduire son tuto en termes US (parce que je ne peux juste pas en termes anglais!).
Si ça vous dit de nous rejoindre, vous trouverez toutes les instructions sur le blog de Lucy, ici. Si l’anglais vous bloque, je veux bien vous traduire les 2 rangs à répéter, c’est tout bête.
Mon voyage intérieur: janvier (05)
Un petit aperçu de ce que m’inspire ce mois de janvier… ça et bien plus encore! De la douceur, de la magie, de la chaleur, de la lumière…
Visuellement, ça donne ça:
Les paysages enneigés et pastels, le givre, le thé bien chaud, les couvertures moelleuses, les guêtres et mitaines colorées pour avoir bien chaud, de bons livres à dévorer, sur tout et n’importe quoi (en ce moment, dans ma pile personnelle, il y a des manuels de psycho, des livres de poésie anglophone, de mythologie nordique, ou encore de méditation…) et puis mon cahier de limonade aussi, toujours là… oui pour moi, c’est tout ça.
Et musicalement, en ce moment, ça donne plutôt ça: de l’indie folk.
J’aime l’écouter en buvant mon thé, un bon livre à la main, ou encore en gribouillant… Ou juste pour commencer ma journée en douceur.
Voila, un petit voyage sensoriel…
Mon voyage: janvier (04)

Bien. Des citations, des post it…il me manquait quelque chose: un gribouillage! Chaque mois, je pense donc gribouiller un carré avec le mot du mois. J’ai donc attrapé mes godets d’aquarelle, mon bristol et mon imprimante…J’ai imprimé des carrés sur le bristol blanc, puis je les ai badigeonné d’aquarelle. Scanné le résultat. Et j’ai ajouté les mots avec mon ordinateur. Imprimé le résultat… gribouillé dessus à l’aide de stylo gels et de crayons de couleur. Et rescanné le tout. Le résultat est plutôt sympa. Demain, j’irai acheter un cadre carré pour y glisser mon mot du mois… histoire de bien rester concentrée!

Pour ce carré, j’ai utilisé les motifs ZAZ leaf, puawai, zinger et fescu.
Mon voyage: janvier (03)


Aujourd’hui, je vous propose quelques petites citations sous forme de petits post it.
les voila en format PDF pour une meilleure résolution: citations et citations 02
Challenge 2018: janvier (02)


Et pourquoi ne pas réellement apprendre quelque chose de nouveau pendant ce mois? Internet nous permet d’accéder à beaucoup de choses, de savoirs, de savoir faire.
1. Les MOOCs
Un MOOC (Massive Online Open Course) c’est un cours en ligne gratuit et ouvert à tous, offert par des universités ou des écoles. On les trouve sur des plateformes comme coursera ou Fun-MOOC, où il suffit de s’inscrire pour avoir accès à des cours sur des sujets vastes et variés. J’ai suivi des MOOCs sur la philosophie, la psychologie, l’histoire, l’art… la plupart sont en anglais, mais il y en a de plus en plus en français, ou du moins sous titrés en français. Alors hop hop hop, on va sur les plateformes, on s’inscrit et on entre dans un nouveau champs des possibles!
Concrètement, un MOOC, ça se présente comme un ensemble de vidéo, de quiz, de lectures sur un sujet. Il dure en général quelques semaines. On peut suivre gratuitement un MOOC ou acheter un certificat. Personnellement, j’ai opté pour la première option, je ne compte pas me servir des MOOC pour changer de carrière ou encore évoluer dans ma carrière. Mais si tel est votre cas et que vous trouvez le bon MOOC, alors vous pouvez peut être envisager d’acheter un certificat. C’est à vous de voir.
Une fois le MOOC choisi, et bien, c’est tout simple, on se lance. En général, on a une liste de vidéo à regarder et de lectures à faire chaque semaine. La plupart nous indiquent le temps requis pour mener à bien les enseignements de la semaine. à nous de décider quand nous allons les regarder, et si nous voulons prendre des notes, ou pas. En fait, on fait comme on veut, c’est une démarche volontaire, juste pour nous. Alors si un MOOC ne vous plait finalement pas, et bien, passez à un autre! Pas d’obligation, on fait ça juste pour le plaisir d’apprendre quelque chose de nouveau.
Alors, quel MOOC allez -vous suivre?
2. Apprendre un nouveau loisir
Bon, d’accord, un MOOC, ça prend plus d’un mois et vous n’avez peut être pas envie de vous plonger dans les cours, en ligne ou non.
Alors pourquoi ne pas apprendre un nouveau loisir? J’ai appris à crocheter, tricoter, coudre, jouer de la flute à bec, de la guitare, le zentangle, la calligraphie, le macramé…. j’ai commencé à apprendre le norvégien…. à faire un bullet journal, à utiliser gimp…. grâce à internet. Il existe aujourd’hui de nombreux sites francophones, des groupes facebook dédiés, et que sais-je encore! Il vous suffit de lancer une recherche et de vous laisser porter par ce qui vous est offert!
Alors demandez vous ce qui vous plairait, et lancez-vous! Trouvez une association qui offre des stages d’initiation à ce dont vous avez toujours rêvé, ou faites des recherches en ligne. Bref, soyez audacieux, lancez-vous! C’est en faisant un premier pas qu’on avance!
Je suis curieuse de lire ce que vous avez décidé d’apprendre ce mois-ci.
