2020

Cette année, j’ai envie de prendre le temps, de me faire plaisir et de profiter de chaque instant. J’ai envie de me laisser inspirer par ce qui vient, de me laisser porter par le vent, en gardant les yeux, l’esprit et les bras ouverts sur ce qui se présentera. J’ai envie d’une année poétique, artistique, onirique, harmonique. J’ai envie de vibrer et de faire vibrer. j’ai envie de partage, d’échange, d’authenticité. J’ai envie de continuer d’explorer ce que la vie a à me donner, et ce que j’ai à offrir. J’ai donc plusieurs chemins qui se présentent déjà à moi, et que je vais pouvoir suivre, simultanément ou non, à mon rythme, pour le plaisir de le faire….

1. Une année en nuances

Après mes deux mois d’essai, je me lance cette fois pour une année entière… Le principe est simple: un mois, une couleur. La seule contrainte: créer quelque chose avec cette couleur, le média étant libre (peinture, collage, photographie, dessin, digital ou non, sculpture, couture, installation….. ). Si l’aventure vous tente, vous trouverez toutes les infos (et mon super doc à télécharger) ici. il suffit de mettre en ligne sa création avec le #happyhueyear ou #uneanneenuancee. Pour celles ou eux qui préfèrent un partage plus confidentiel, on peut utiliser le groupe FB .

Pour le moment, je n’ai fait que des gribouillages digitaux pour mes mois d’essai, mais j’ai envie de pousser un peu plus loin, en fonction de l’inspiration… pourquoi pas en photos, ou en tricot/couture/dessin/peinture? On verra où ça me mènera, mais en tout cas, j’aime beaucoup me plonger dans une nuance, l’explorer, la laisser m’inspirer…. je vous souhaite la même expérience!

2. Saga 2020

Cette année, j’ai eu envie d’être une peu plus libre pour mon fil rouge, ces petites cartes qui balisent mon errance comme des galets laissés sur mon chemin, ou des bornes marquant la voie. Cette année, j’ai choisi d’utiliser un mot par semaine. Parfois accompagné d’une ou plusieurs citations, ou d’affirmations positives, ou de digressions diverses et variées. J’avais envie de m’offrir la possibilité de thèmes plus ouverts, plus larges sur le spectre émotionnel.

Clairement, je ne suis pas quelqu’un qui va tout voir en rose, ou bleu, ou noir. Personne ne l’est. Je sais que cette année, je traverserai certainement un large panel de mes émotions, et qu’elles ont toutes leur place dans ma vie. C’est ce qui la rend si riche. J’aime également être une alchimiste émotionnelle, et je ne me prive pas de ce plaisir de transformer ces émotions ou sensations ‘négatives’ en quelque chose de créatif, de ‘positif’, de constructif surtout. Et c’est bien ce que je compte faire si nécessaire.

Et puis est venu le moment de décider de la forme de ce fil rouge, de sa matière, de son contenu… Cette fois-ci, j’ai décidé d’innover un peu:

Un format carré

En dehors du fait que ça soit une de mes obsessions du moment, j’ai encore envie d’explorer les possibilités de ce format. J’avais déjà testé le carré il y a 2 ans, pour le voyage intérieur. Mais cette fois, ce sera un peu plus en profondeur. Même si je m’amuse avec depuis quelques mois et mes champis… cette fois, pas de figuratif, du symbolique… J’ai hâte de voir si ce format me parle aussi dans ce langage là!

Pour la taille, je pense partir sur du 10cm de côté, même si ça n’a pas une grande importance… 10 cm, ce n’est ni trop grand, ni trop petit, on a quand même de la surface pour s’amuser, et puis ça tient dans la main… ça me parait être une taille parfaite pour ce projet.

En format digital

Cette fois, je passe en mode digital à 100% . D’où la non-importance de la taille « réelle ». J’ai envie d’explorer ce médium et puis, ça me servira de base d’exercice pour la maitrise du stylet hahaha. J’utiliserai évidemment Krita. Et ma siouper tablette graphique Xpen star06.

Plus sérieusement, je me suis posée la question du digital ou non. Parce que j’aime toucher, relire, voir mes cartes. Chaque année, je me retrouve avec un jeu de cartes unique, que je prends plaisir à parcourir lorsque l’envie me prend… Et je sens que ça risque de me manquer. J’imprimerai peut-être mes cartes au fur et à mesure, où je les ferai imprimer à la fin de l’année… je verrai.

Je me réserve aussi le droit de déroger à ma règle lorsque ça me chante. Si j’ai envie de faire telle ou telle carte de manière ‘traditionnelle’, je la ferai ainsi. Je pourrai toujours la scanner ensuite. De même je pourrai commencer une carte dans un médium et la finir dans l’autre… Je ne me pose pas de contrainte. Il s’agit avant tout de voyager, de raconter, d’expérimenter… pas de s’emprisonner, de se contraindre et de se frustrer!

Le contenu

Histoire de m’amuser un peu, j’ai décidé d’écrire le mot sur la carte, et de le représenter également sous forme d’un symbole… non figuratif. Une sorte de zigouigoui que je pourrai gribouiller sur d’autres supports, ou juste collectionner… pour le plaisir. Ces cartes seront donc aussi une sorte de lexique graphique… J’avoue que l’idée d’un langage symbolique me plait beaucoup… et les possibilités sont infinies! Les essais que j’ai déjà faits sont plutôt concluants et j’avoue que je m’amuse beaucoup à gribouiller ces symboles… Le symbole sera au centre de la carte, le mot quant à lui se trouvera en bas à droite, en script dans la police que j’ai créée il y a un moment (d’ailleurs, il faudrait que je me repenche sur le sujet ….). Du coup, aucun problème de droit héhé.

Le fond de la carte sera soit digital à 100%, soit peint puis scanné, soit photographié puis bidouillé… en fonction de l’inspiration (et de la technique que j’ai envie d’expérimenter à ce moment là). Là aussi, pas de contrainte, que du plaisir. La ou les couleurs seront en lien avec ce que le mot m’inspire… pas de famille de mots. Pas de contrainte, j’ai dit.

Par contre, pour qu’il y ait une harmonie des cartes, le cadre sera toujours le même. Je réfléchis encore au dos, ou non….. on verra ça le moment venu!

Et puis j’avais envie d’un lien avec mes voyages antérieurs (que ce soit les cartes citations, le voyage intérieur ou l’épopée), j’ai décidé de décorer la carte de zentangle ou de motifs simples, de mandalas etc…. de gribouiller des ziguiguis! Mais cette fois, pas de motifs noirs sur blanc… Mais des motifs très pâles sur fond coloré, la couleur noire ou foncée étant réservée au motif, au cadre et au mot.

Et puisque j’aime me compliquer les choses, je vais également faire un jeu de cartes en anglais. Les mots seront les mêmes que ceux du jeu français (mais en anglais, donc les symboles aussi seront différents). Je garderai par contre la base de la carte (couleurs, type de décoration)… Donc chaque semaine, il y aura une carte en français et une autre en anglais, autour du même mot… un article en français et un autre en anglais, sur le même thème…. je sens que ce voyage va prendre un tour très intéressant!

Demain, je commencerai ce nouveau voyage, cette saga qui nous portera jusqu’à la fin de l’année 2020. Et je sens qu’elle va être belle, vivante, colorée, riche. J’ai hâte!

2019 epopee: card #24. I am following my soul’s flow.

Only a few weeks left before the end of the year. I am almost done with this challenge I started on January. I have to say that I really loved the journey. Next year, I will have another one, and I really have a hard time not to dive into it before finishing this one…. as last year and the years before that. I guess December is not the time for me to grow or to go on, but rather a time to reflect and and to ground. And it’s ok with me. I am the one who sets the rules. I am the one who decides where and when my inner journey will drive me.

So this is probably my last card for this year. And it reflects exactly what I learned his year. I learned to listen to my self. I learned, to let go. I learned to follow my soul’s flow. To trust the journey. To be confident on the choices I make, because I always learn from them. This year, I learned balance, self confidence. I learned to set sane boundaries and have them respected. I learned to set free from a lot of toxic relationships, thoughts, norms… This year, I came back to train my skills. I came back to love myself. It wasn’t that easy, I’ve put myself aside for a long time… But I am fully back now. I learned that I could do and be whatever I wanted to be or do. No excuses. No explanations. I am, that’s it. And I found peace like I never dreamed to find. By following my inner flow. By attuning myself with nature, my needs, my desires.

I have projects, which I refused to even think about for years now. But time has come to let them become real. And as I started to let them come to life, I felt that peace and certainty to do the right thing. I am done with resting. I healed my wounds and took the time to fully recover. They may be part of me now, but as the old ones, they don’t and won’t define me. I am an alchemist, I always was. I turn each painful, hurtful experience into something that makes me grow, something that brings me and others peace, joy, happiness. It may take time, but this is the path I chose to walk.

I also chose to share my journey with you, and I will go on, as I hope that my words and my world may touch you, bring you something you need. This is just the way I feel it.

Time has come for me to focus on my next journey. I wish you too can take the time to reflect and enjoy what you accomplished this year. I wish you too can follow your flow. I wish you too can find peace within. I can’t wait to share my next journey with you all, and I will make sure that everything is ready for the beginning of january… Get ready, it will be fun!

Meanwhile, I will go on sharing my doodles and thoughts during this month. It will just be random, that’s it.

Take good care of yourself. I hope you enjoyed the journey!

Épopée 2019: carte n°24. Je suis à l’ECOUTE.

Si je publie cette carte un peu plus tard que d’ordinaire, c’est que j’ai préféré écouter l’inspiration et la suivre pour voir où elle m’emmenait. Cette semaine, je vous propose d’être à l’écoute.

Être à l’écoute d’autrui, entendre des récits, des ressentis, entrer en connexion avec nos proches ou de parfaits inconnus. Cela parait si simple. Il suffit d’ouvrir ses oreilles. Et ses yeux. Et son esprit… Et cela devient tout de suite un peu plus complexe… être à l’écoute des mots, de ce qu’ils représentent pour la personne qui les prononcent, les faire entrer en écho avec ses propres pensées, les absorber, les comprendre, intégrer les informations qu’ils nous donnent sur une situation ou un ressenti… Pas si simple… Et écouter le langage verbal, constater une harmonie entre le discours et les gestes, ou au contraire un conflit… En déduire des informations importantes… sans pour autant se laisser emporter par le flot du discours, en ayant toujours le recul et la distance nécessaire pour ne pas se laisser absorber voir noyer par le flot de paroles déversées.

Être à l’écoute c’est aussi confronter son univers personnel à celui de quelqu’un d’autre. Cette confrontation peut se faire dans la douceur, l’ouverture, ou au contraire la raideur et la fermeture… Dès lors on entend les paroles mais on ne les écoute pas… Il faut initier une démarche volontaire d’écoute pour réellement y parvenir… En gardant toujours à l’esprit que ce qui est dit concerne la personne qui l’émet, et non celle qui reçoit. C’est parfois compliqué de faire la part des choses et on peut vite se sentir drainer par une conversation.

Être à l’écoute de son corps… J’avoue, j’ai un peu de mal à le faire… et pourtant, c’est lui qui nous informe de nos besoins élémentaires… L’écouter, respecter son rythme autant que faire ce peut, c’est pourtant plutôt simple… Promis, cette semaine, je vais essayer de mieux l’écouter… de mieux m’écouter….

Être à l’écoute de soi. Là encore, ça parait simple et pourtant, on passe souvent à côté de soi pour continuer notre poursuite effrénée de contraintes… On sent le vécu? Laissez-moi vous expliquer: hier, j’étais prête à écrire cet article lorsque j’ai visualisé, comme ça, venue de nulle part (quoi que…) une goutte d’eau que j’avais appris à faire sur photoshop, il y a …. pfiou! au moins 15 ans! Du coup, je me suis demandée si j’étais capable d’en dessiner une sur Krita, de mémoire, comme ça… je ne pouvais bien évidemment pas dessiner uniquement une goutte d’eau et j’ai donc gribouillé tout un contexte… Mais je n’ai pas écrit mon article…. Est-ce que je regrette? Non, absolument pas. Parce que j’ai pris le temps de me reconnecter avec celle que j’étais dans une autre vie… Un peu comme boucler une boucle qui avait besoin de l’être. Reprendre le fil de mes ‘connaissances’ dans ce domaine et continuer à le tisser…

Et puis je l’écris cet article, ce matin, et je le publierai dans la journée. Je dois cependant avouer que comme chaque année à la même période, il me tarde de terminer ce challenge que je me suis imposée toute seule…. et que je pense beaucoup à celui de l’année prochaine… même si je sais que d’ici là, il aura pris de multiples formes et qu’une fois encore, je serai incapable de faire simple…. ou si, au contraire…..

Cette semaine, nous sommes donc à l’écoute. D’autrui, de nous-même, de nos envies, de la nature qui s’endort peu à peu…. et nous profitons de chaque instant.

2019 epopee: card#23. I follow my own RHYTHM

Life is a dance. That’s a fact. Life is a symphony. We can’t deny it. Now it’s up to us to dance in a group, in couple, or by ourselves. Some of us will enjoy the proximity of others, and moving at the same pace is something kind of hypnotic. Others will only focus on their significant one and will enjoy their life as a tango or a waltz. Others will just dance as if nobody is watching, following the rhythm their soul inspire them. What really matters, is that we are all able to enjoy dancing.

I chose to follow my own rhythm. The one that speaks to my core. If I need to, though, I will be a part of a group, I will go at their pace. But as soon as I can, I will go back to my own dance. And enjoy each second of it.

I can’t spend a single day without listening to music. It’s part of who I am. I need to feel others rhythm to align, and to go back to my own. I tap the energy I need into music. I let go of energy I don’t need anymore dancing. I share my own energy singing and playing whistle. When I listen to someone’s music, it tells me a lot about the person, what they feel, what they need to tell. It resonates with my own emotions, my own needs.

Music is a powerful healer. We just need to let it come within, and wash away all that needs to go. Or let it enhance an emotion we feel. Or let it sooth our mind. Music is a very sensual magic. It connects with our body, with our mind, with our emotions… Depending on what we want to experiment, we can always find the right soundtrack for it.. And enjoy the ride.

Everything is rhythm, when you think about it. And each of us has its own symphony within. When you follow your own rhythm, you reach a part of you that goes back to the origins. It links you to something that is as old as the first word ever spoken. Languages are music, each of them has its own rhythm, its own musicality… It’s up to you to engage and let them show you their universe. You don’t need to master a language to feel its message, just listen to it, feel it. Rhythm is beyond communication. It’s tapping into the core of who we are as human beings, and being part of something deeper than space or time. It’s going back to our origins and being aware that we are part of something that goes beyond words, culture or self inflicted boundaries.

So go, follow your own rhythm, enjoy the journey, open yourself to each notes and chords. Dance like you never did before. Let music take you to your core.

Symbole n° 43: Hei Matau

Hei Matau est un symbole Maori en forme d’hameçon. Il est traditionnellement sculpté en os ou en jade. Il peut être représenté de manière très stylisée ou plus détaillée. Il symbolise la prospérité, la force, la terre, la fertilité et l’assurance d’une navigation sûre. Il représente également l’importance de la pêche pour les Maoris. Il peut même être considéré comme le symbole de la Nouvelle Zélande. Il est porté en pendentif par les hommes et les femmes, et est considéré comme un trésor national (Taonga).

La légende dit que l’île Nord de la Nouvelle Zélande était un énorme poisson qui a été attrapé par le grand navigateur Maui. Ce dernier a utilisé une ligne tressée et un hameçon fait à partir de la mâchoire de sa grand-mère. Le nom de cette île est Te Ika a Maui (« le poisson de Maui »).

La pêche était très importante pour les Maoris. Il voyaient cette activité comme tapu (sacrée) et il existait des règles déterminant quand ils pouvaient pêcher et comment les filets de pêche devaient être faits. Les pêcheurs relachaient le premier poisson p^éché pour plaire au dieu de la mer, Tangaroa. Ils essayaient également de lui plaire avec des prières, des rituels et des talismans tels que Hei Matau, dont ils espéraient la protection.

Épopée 2019: carte n° 23. J’apprends avec enthousiasme.

Alors que l’aventure Inktober se termine, je réalise que l’élément le plus important de ce challenge a été le fait de sortir de ma zone de confort, de me lancer dans l’apprentissage de nouvelles techniques, et surtout d’ouvrir une porte vers plus de créativité. Je me retrouve à chercher de nouvelles techniques, de nouveaux items à ajouter à mon répertoire graphique, à m’inspirer de tout ce qui me tombe sous la main. Avec un enthousiasme non feint. J’ai envie d’explorer, j’ai envie de me lancer, de faire des erreurs et de chercher à les corriger. J’ai envie de partir à la recherche de références, de les étudier pour en faire quelque chose qui m’appartient. Et chaque étape m’ouvre la voie vers d’autres possibles ce qui est réellement exaltant.

Et puis en y réfléchissant bien, c’est aussi ma façon d’être dans d’autres domaines. J’aime apprendre, j’aime progresser, j’aime comprendre, j’aime croitre. J’ai une base solide sur laquelle me reposer le cas échéant, mais je n’ai pas peur d’aller explorer d’autres univers, quels qu’ils soient. Je ne reste pas dans ma bulle d’autosuffisance mais au contraire je me confronte à ce que je ne comprends pas forcément. J’essaie d’étudier le plus sérieusement et objectivement possible afin de comparer avec ce que je connais déjà, et de voir si je peux ajouter ces compétences à ma palette ou si au contraire m’en servir de contraste. J’essaie d’avoir l’esprit le plus ouvert possible pour pouvoir absorber les informations sans filtre, pour pouvoir par la suite les intégrer et les confronter à ce que je sais déjà. mais dans un premier temps, j’absorbe tout ce que je peux.

Lorsque je suis confrontée à quelque chose que je ne maitrise pas ou peu (et ça m’arrive très très souvent, comme à chacun d’entre nous), je ne me dis pas que je suis vraiment ignorante/incompétente/nulle. Mais je détermine de suite ce qui me fait défaut et je cherche à le comprendre, puis à l’intégrer. De ce fait, je ne suis pas dans une réflexion qui m’amène à me diminuer mais dans une action qui vise à m’améliorer. Et c’est toute la différence. Bien sûr évidemment je ne peux pas tout maitriser (le lâcher prise, vous vous souvenez?), mais si l’envie me prend de me pencher sur quelque chose, je le fais, si j’en ai la possibilité, où je le mets dans un coin de ma tête en attendant le bon créneau. Parfois c’est une question d’immédiateté, parfois ça ne se réalisera jamais. Et c’est très bien comme ça. Je ne peux pas absorber toute la connaissance du monde, et je l’accepte, je me concentre sur ce qui, à mes yeux, peut m’apporter quelque chose, peut me faire grandir.

Je suis mes envies, parce que si il existe cette petite étincelle au départ, il n’y a aucune raison qu’elle s’éteigne. Au contraire, elle s’épanouit la plupart du temps, et illumine le chemin vers d’autres envies… A moi de choisir, ou pas. Parfois c’est une évidence, parfois un événement, une rencontre, une expérience me sert d’inducteur. Quoi qu’il en soit, je n’ai aucun regret, aucun sentiment d’échec ou de sacrifice. J’aurai certainement l’occasion de revenir sur ce que je n’ai pas choisi, au moment opportun pour que ce soit de manière optimale.

Je n’ai pas peur de reprendre les bases. Si j’ai besoin de le faire pour asseoir mes nouvelles compétences, soit. Et puis c’est l’occasion d’explorer ces petits détails que j’aurais ignorés sinon. C’est une construction spiralaire. Je reviens sur ce que je pense déjà savoir pour finalement toujours en apprendre un peu plus. Et c’est ce qui donne un petit plus au processus. Donc revenir aux bases n’est jamais une perte de temps, même si clairement, ce n’est pas le moment le plus exaltant. Mais une fois les bases consolidées, on peut se lancer dans l’exploration plus en profondeur.

Je profite du voyage pour me plonger vraiment dans le domaine que j’apprends. Que ce soit une langue, un domaine de connaissance intellectuelle ou spirituelle, une technique, une culture. Je cherche à comprendre, je compare avec ce que je sais déjà, je mets en abîme, je décline, je décompose, je bidouille, et puis je reviens sur la voie principale pour aller à la prochaine étape.

Puisque je suis celle qui voyage, je vais à mon rythme. Et je m’autorise des digressions sans aucune culpabilité. Lorsque je sens que je commence à me lasser ou à manquer d’intérêt, je passe à autre chose. Lorsque quelque chose m’attire vraiment, je peux laisser ce que je suis en train de faire pour suivre cette nouvelle voie. Si je suis attirée par quelque chose, c’est qu’il est temps que je me penche sur la question. J’aurai toujours la possibilité de revenir sur ce que j’étais en train de faire. Rien n’est définitif, rien n’est figé. mais tout se construit, à son rythme, sur plus ou moins long terme.

Pour moi le plus important, c’est de toujours garder cet enthousiasme intact, et de le nourrir avec de nouvelles envies. J’ai une liste d’envies, de choses que j’ai envie de tenter et je sais que je peux y puiser autant que je le désire, puisque je continue à l’approvisionner au fil de mes rencontres, de mes expériences, de mes questionnements.

Alors cette semaine, je vous souhaite de vous connecter à vos envies vous aussi, et de vous lancer dans l’apprentissage de quelque chose de nouveau, même minime, pour le plaisir, avec enthousiasme.

Inktober 2019: bilan

Dernier jour d’Inkotber 2019! Pfiou! Je ne pensais pas être capable de gribouiller une carte par jour sur un thème imposé et pourtant….. voici mes 31 gribouillages:

Il est temps de faire un petit bilan et de voir ce que je peux retirer d’une expérience comme ce challenge, ce que je ferai différemment ou non pour une prochaine édition (pour laquelle je suis complètement partante!)

Un gribouillage par jour

Je savais que ça serait un véritable challenge de trouver le temps de faire un gribouillage par jour, surtout avec un boulot à plein temps, la fatigue de la fin de période, les vacances en plein milieu, et le départ prévu pour une semaine avec ma famille… Globalement, j’ai réussi à tenir le rythme… Mes proches ont apprécié de manière diverse le fait que je m’isole un peu chaque jour pour gribouiller. Si certains m’ont encouragée et ont trouvé l’expérience sympa, m’ont demandé de leur montrer ce que j’avais fait, d’autres m’ont reproché de ne penser qu’à ça … alors que bon, je me suis organisée pour faire le challenge de manière à ce que ça n’impacte pas trop ma vie sociale… et ça n’a jamais duré des heures…. bref…. je suis une artiste incomprise voila tout hahaha. Le plus difficile je pense a été de trouver l’inspiration pour certains mots…. parce que certains ne me parlaient pas du tout du tout…. et que je ne voyais vraiment pas ce que je pouvais gribouiller sur ce thème. Mais je ne me suis pas laissée abattre et j’ai tenu le cap.

  • points positifs:
    • prendre le temps pour gribouiller chaque jour, tout poser et me mettre dans ma bulle, une sorte de méditation créative.
    • sortir de ma zone de confort, oser des trucs nouveaux
    • progresser, être de plus en plus assurée avec mon matériel
  • Points négatifs:
    • parfois l’inspiration n’est pas là, et bonjour la frustration, la pression interne auto-infligée…
    • ça ne passe pas forcément côté interactions sociales….

Le matériel

J’avais choisi de faire un double challenge (j’aime me faire du mal, que voulez-vous).

Je n’ai malheureusement pas pu tout faire avec la tablette (vacances, j’ai limité mon temps d’écran et donc incompatibilité avec la tablette). Mais je pense quand même continuer et faire mes gribouillages digitaux pour la plupart des mots proposés (bon clairement certains ne m’inspirent pas… donc on verra…). Le challenge est tombé juste après mon achat, et il s’est avéré un cadre parfait pour explorer ce médium. J’ai pris beaucoup de plaisir à faire des gribouillages plus légers, surtout parce que ma maitrise du stylet était plus qu’aléatoire… paradoxalement, c’est en gribouillant sur la tablette avec l’outil ‘pinceau’ que j’ai osé gribouiller ‘pour de vrai’ avec mon feutre pinceau… Ce que je ne regrette absolument pas, il est vite devenu mon outil préféré!

Côté gribouillage ‘manuel’, si j’appréciais déjà de gribouiller avec des feutres techniques, le challenge m’a permis d’aller plus loin, de me lancer dans les ombrages, de faire des expériences, et j’ai beaucoup progresser. Je ne pensais pas être capable de faire certains de mes dessins avant de me lancer, et d’oser. J’ai pris beaucoup de plaisir, et je me suis libérée d’une sorte de ‘timidité’. Le challenge m’a offert un cadre d’expérimentation parfait… j’ai pu jouer avec les différentes épaisseurs de trait, avec mon nouveau meilleur ami le feutre pinceau, et prendre chaque jour un peu plus d’assurance. Par contre, j’aurai aimé parfois utiliser un autre médium pour certains dessins, comme de l’encre et un pinceau… mais pour des raisons pratiques, je me suis imposée assez rapidement de me limiter aux feutres techniques.

  • points positifs:
    • le cadre offert par le challenge était parfait pour expérimenter, progresser, me lâcher
    • choisir deux modes d’expression atténuait un peu le sentiment de frustration que je pouvais parfois ressentir devant un dessin.
    • Le rythme soutenu a fait que j’ai pu progresser plus rapidement, que ce soit sur tablette ou manuellement
    • J’ai pu explorer plusieurs styles graphiques en profondeur.
  • points négatifs
    • J’ai passé beaucoup beaucoup de temps sur la tablette, surtout avec certains dessins un peu ambitieux… et du coup ça a été un peu envahissant…
    • en me limitant aux feutres techniques, j’ai parfois été frustrée… j’aurai pu être un peu plus large au niveau du matériel, mais je me suis imposée cette contrainte….

Le partage

Au départ, ce sont des copinettes qui m’ont parlé du challenge. Nous l’avons donc fait en parallèle et j’ai vraiment beaucoup aimé voir leurs productions. Je me suis régalée aussi de voir ce que les autres avaient pu tirer des mots proposés. Puisque je n’avais (et n’ai ) aucune autre ambitions que celle de partager mes gribouillages, je n’avais aucune pression pour les montrer. Et puis c’est chouette de rencontrer d’autres univers, d’autres styles, d’en parler, de partager son expérience. Et quel régal pour les yeux de voir ce que d’autres, dans le monde entier, ont pu faire! Le fait que nous partons tous sur le même mot est fascinant, au vu des propositions. J’ai donc eu ma petite dose de créativité chaque jour, et je pense garder l’habitude de le faire. Certains univers m’ont vraiment parlé et je sais que je vais me régaler à les suivre.

Et puis avec mes copinettes, on s’est aussi dit que ce serait dommage de s’arrêter là…. du coup, on s’est fait un petit challenge rien que pour nous, histoire de continuer de partager des gribouillages, et de se motiver les unes les autres. Il est moins lourd qu’inktober, puisqu’il n’y a que 2 mots par semaine. Et évidemment, aucune obligation de les dessiner tous. Je pense ne pas être assidue du tout, puisque je suis déjà bien occupée avec mes cartes symboles et affirmations positives. Mais je pense que si un mot m’inspire, je me ferai un plaisir de le gribouiller.

  • points positifs
    • découvrir de nouveaux univers
    • l’émulation, la motivation de proposer quelque chose, même inachevé, même si on n’est pas satisfait du truc
    • le retour qu’on peut avoir sur ce qu’on propose
    • la sensation de faire partie d’un mouvement créatif mondial.
  • points négatifs:
    • aucun

Bilan

J’ai vraiment beaucoup aimé participer à ce challenge et je signe de nouveau l’année prochaine, avec grand plaisir. Par contre, si j’ai conscience que d’autres challenges ont lieu dans l’année, sous plus ou moins les mêmes contraintes, je pense me limiter uniquement à Inktober. Parce que si j’ai pris énormément de plaisir à le faire, je suis aussi drainée hahaha.

Ce que je changerai, l’année prochaine:

  • Je ne me limiterai pas uniquement à mes feutres, mais introduirai probablement de l’encre ou de la peinture.
  • Je ferai des croquis, mêmes très simples, dès la publication des thèmes, histoire de me concentrer uniquement sur l’encrage le jour voulu.
  • Je changerai peut être le format de mes supports. Peut être un carnet. Ou non….

Voila, je vais pouvoir reprendre un rythme ‘normal’. Mais avant d’en finir avec le challenge, je vais me faire une enveloppe spéciale pour les cartes que j’ai gribouillées… pour les ranger avec le reste de mes gribouillages divers et variés….

inktober 31: ripe/mûr

Dernier jour!! Pfiou!! Une corne d’abondance pour célébrer!

Quelle aventure!! Je vais sortir ma tablette pour faire quelques gribouillages avec les thèmes d’inktober. Pas sûre du tout de tous les faire, par manque de temps ou d’inspiration.

Je prépare aussi un article bilan sur le challenge…. quoiqu’il en soit, je signerai de nouveau l’année prochaine, j’ai adoré le voyage!

2019 epopee: card #22. I am WELCOMING cycles

I spent a beautiful week with my parents and my nephew on the Mediteranean sea. It took me a full day though to recover from it hahaha. But I welcomed it, embraced it. I took a day off everything. Just refilling my energy. This is why I didn’t post yesterday.

This week, I want to focus on cycles. They are really important in my life, and I really feel good when attuned with them.

Cycles are the rhythms of existence. It’s easy to notice them if we take the time to do so. Some are obvious, others are more intricate, more personal probably. Most are just witnesses of our life, milestones that mark our time, to which we can refer in order to materialize the path we already walked. Some are more present in our growth. Others are just meant to be broken in order to go on… But they are. They exist. And we can make the choice to recognize, value them, give them the importance we want them to have in our life.

Days. I love to think that days are my shelter cycle. When needed, I can only focus on the day I live. I then don’t care about anything else, no long term projects or regrets. Only the day I am living. I then can spend time to look at each and every little thing that makes this day special. We often loose track of the singularity of each and everyday we are gotten to live. We just exist, lost in our routine…. while each day brings its own colors, its own taste to our life, if we let it do so. So from time to time, I just love focusing on the very day I live, enjoying every minute of it. It brings me happiness, serenity, and fills me with memories that I would other wise ignore. I usually do it when I wake up in a grumpy mood, which can be seen as a paradox. But it’s the solution I found to counteract my bad mood. On those mornings, when I wake up and just want to go back under my blankets, I trained my mind to just switch on ‘enjoy the day’. First step: take a big huge breath, smiling…. Then stretch like a cat, being aware of each parcel of my body…. then I go on with my day, being aware of my acts, my thoughts, my feelings…. And trying to look for the secrets of this day, what makes it so special I had to focus on it…. It’s an amazing experience. Really fulfilling. And it builds up awareness. I love it!

Moon. As a woman, I am lucky enough to be attuned with the lunar cycle. My own cycle is in perfect alignment with it. So it plays a role of importance in my life. I just love feeling that my body enters in resonance with the Moon. It probably helped me to accept and to understand what was going on at first. But now I just embrace it and live it to its fullest too. And I love thinking that each new moon means a new beginning too… I try to focus on it as much as I can, and I love celebrating it with my own little rituals ( like taking a warm bath with lavender oil and Himalayan salt, soft music and candles).

Seasons. I am lucky enough to live in an area where seasons can really be seen and felt. As we enter fall, I get ready to dive into a more self reflective time, while watching nature letting go of what needs to go before winter. I try to tune in and do the same, celebrating and thanking what helped me grow and letting go of what doesn’t need to be part of my life now. No sadness, but a deep feeling of gratitude to have been able to go through it, with it. Time to switch from summer light clothes to warmer, cosier clothes… scarfs and mittens. Time to listen to rain on the windows while drinking a good and warm tea. Then winter will come, and its crisp cold, maybe snow if I am lucky. Light will play a special part while night will greet my warm tea and blanket time… Time to enjoy home, its warmth, time to cuddle and to enjoy the foggy mornings. Time to wear those warm cosy clothes, coats and mittens. To enjoy the warmth of fireplaces and restaurants with friends. Then spring will softly come back, and with it the happiness to be alive, and to watch nature come back to life too. It’s time to start to go out again, to enjoy those mornings at the lake, to spend more time with friends outside, to wear back those light weight clothes, to slowly put away scarfs and mittens. Then summer will bring its warmth, its light, and everything I need to make my favorite salads. Time to enjoy outdoor endless evenings with friends, under a starry sky. Time to spend time by rivers to cool a bit. Each season brings us something to be grateful for, to enjoy, to attune ourselves with Nature. And each of them teaches us something about us, about life.

Other cycles rhythm my life. But those are the most universal, to me.

Thing is, we can either embrace those cycles, as they teach us something new each and every time, or we can fight them. To me, some anniversaries are hard to face. But they keep come back, and I realize that it was up to me to let them put me down for a while or to look at them as just dates. With time, it becomes easier for me to face some of those days. And surprisingly, I forget about them, noticing the meaning I gave them once they passed. Some of them are still painful, and I know that it will take time, and acceptance, before they become ‘just a day’. A few will probably still be painful for a while, or maybe a lifetime… but it’s ok, I will learn to greet them, to welcome them, as they are part of my path, of what made me the one I am.

So this week, I will welcome cycles, as they come, as they go, and enjoy each and every of them, as they are my best teachers.

inktober 26: dark / sombre, obscur, sinistre

J’ai tout de suite pensé à l’if, un arbre qui me fascine. Je trouve qu’il a un truc en plus, une sorte de détermination à survivre quoi qu’il arrive à être ce qu’il est en dépit de l’adversité, une capacité de se protéger et de croitre quoi qu’il en coûte… et puis ses formes torturées me plaisent beaucoup aussi, je dois l’avouer….

Mais pour beaucoup, cet arbre est sinistre, surement parce qu’on le trouve souvent aux abords des cimetières, et qu’il est hautement toxique.

Bref, l’if, illustration parfaite du mot du jour!! En plus, j’adore les dessiner, c’est une de mes obsessions, mais chuuut!

Je ne suis pas sûre de pouvoir publier le dessin du jour demain, puisque je serai sur la route, mais vous aurez du coup double dose lundi!

Bonne journée!