2019 epopee: card #20. I am an ALCHEMIST.

This week, I came back to the realization and acceptance that I was an alchemist. Not a literal one though… But I am an alchemist in the idea of creating something positive from neutral or negative things. I think it comes from the way I look at life. The beauty of it is that everyone can be one too!

I first came with the idea a year or so ago. When I decided it was time for me to be done with all the negativity I could feel, coming from within or from outside. I was done, period. If it could affect me, it meant that I could recognize it. So I learned to recognized the schemes. Then I had to decide what to do with this feeling of negativity. I could shield and prevent it to reach me (which means I just ignored them). I could absorb them and learn from them. I could let them reach me deeper and then work on it in order to release it changed, charged with positivity. So for a year, I practiced, and I am now an alchemist. I neutralize negativity or change it into positivity. And it makes me feel good, peaceful.

I am fully aware life is not about unicorns and singing flowers on the side walk. I often feel uncomfortable reading articles on how to make your life more positive, on kindness, on positive communication…. because they are often so judgemental that they give us a guilt feeling, even if we are not that bad…. to me, they just tend to replace a system with another. And to be honest, I find most of them hypocritical and far from reality. It’ just my opinion on the subject. The way I feel reading or listening to people promoting this kind of thing. I can also see their perverse effect on a regular basis on people around me. Overreaction, self-censorship, low or rocket high self esteem (depending on the ability to successfully apply the principles or not…), strong belief to hold the only and universal truth, proselytism, judgemental approach of people…. for the best part… I also see a strong feeling of inadequacy, a rejection of anything or anyone not following the same path, and a huge hypocrisy when it comes to hide what isn’t that positive in life…

An ideology, period.

Thing is, life is about balance. We need light in our life, but we truly acknowledge its value when we see it standing out of the darkness. We can spend our life running from anything that may hurt us, or we can face it and learn from it. We can deny the usefulness of negativity in any realm of our life. Or we can be grateful for it, as it gives us the opportunity to grow. Adversity, jealousy, unfairness, misunderstanding, power thrust, anxiety, stress, lack of empathy…. are some of these negative ideas we all have to deal with, sooner of later.

Anyway, the way I see this in my life is quite simple. If I feel something is ‘wrong’, if something or someone makes me feel uncomfortable, I try to determine what really makes me feel this way. It can be anything I just listed above, or anything else. It can come from a person or even from a place where it sunk so deep that it’s everywhere. Anyway, it rings a bell within and then I have to decide if I can do something or if it doesn’t relies on me. And I act accordingly. I can shield myself to protect my own way of feeling from it, or I can unleash my own energy and raise my vibes to a positive, peaceful, energetic level, and let them do the job, with a simple smile on my face, letting them clear the way. I can also listen to people and uplift them, or just absorb their stress and anxiety to release them later, elsewhere (the lake is my friend on this matter!).

Thing is, I am not passive on the subject. I do it willingly (I could only ignore it and deal with this little life of mine). I do it because I want to, and that I can do it. People may be aware of it or not, it doesn’t matter. I do it because, to me, it’s the thing to do. And that it brings me happiness.

As to my own inner negativity, I learned to simply acknowledge it, accept it and listen to what it has to teach me… Most of the times, it’s a matter of lack of alignment between what I wanted to achieve and what I really have done… Self pressure… I learned to let go and focus on what really matters: what IS. Same thing with my way of dealing with frustration… which is not good at all but I am working on it by learning patience… Not waiting for things to happen… but to go on, doing what I have to do while everything works on its own to make them happen. I am not standing by in the expectation that something will happen. I am acting, probably making the path for things to happen when and where they are supposed to. And I think that I finally integrated the idea of patience. And letting go.

It’s freeing, to be an alchemist, you know. We don’t hold energies, they don’t act on us, we do on them, we work with them and release knowingly those we feel to release when we feel to release them. We have the strength to absorb negativity and to change it into something that will bring peace, happiness, strength too, to other people. They may not notice it, and it doesn’t matter. But we can see change occur, and enjoy it too.

And it all begins with being aware of our own feelings, being aware of ourself.

So this week, be an alchemist too!

motif: Panzee

Épopée 2019: carte n°20. Je réalise mes RÊVES.

Comme je vous l’ai dit hier, j’ai réalisé un de mes rêves cette semaine: je suis la très heureuse propriétaire d’une tablette graphique! Je vais pouvoir explorer le gribouillage digital, et un nouveau champ des possibles s’ouvre à moi. Mais surtout, je me suis sentie comme une enfant la veille de Noël pendant quelques jours, ce qui n’avait plus été le cas depuis très longtemps. Et je n’ai pu m’empêcher de me demander pourquoi.

Premièrement, je me suis fait plaisir en m’achetant quelque chose. Et c’est un luxe que j’ai la chance de pouvoir m’offrir de temps en temps. J’ai depuis longtemps banni les achats irréfléchis, parce que simplement je n’avais pas les moyens d’acquérir plus que le strict nécessaire. Et puis j’ai pris l’habitude de toujours avoir de quoi parer « au cas où ». Ce même « au cas où » que j’ai du affronter plusieurs fois… Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et j’ai un peu plus de latitude. Du coup, j’ai du apprendre à ne plus vivre en dessous de mes moyens, à ne plus me priver. Si le minimalisme n’est pas mon truc, je ne suis pas non plus dans la consommation à outrance. Je peux me permettre de me faire plaisir de temps en temps. Et l’air de rien, c’est vraiment important de le faire. Je me fiche des modes, mais par contre, j’ai au fil du temps accumulé pas mal de matériel de bidouillage, éclectique que je suis, sans parler des livres sur des sujets aussi variés que la psychologie, la philosophie, l’histoire des mentalités, et autre recueils de poésie, le tout en français ou en anglais… Se faire plaisir, écouter ses envies, les prendre en considération, c’est aussi prendre soin de soi. Et de se donner un peu de joie. Recevoir un cadeau que l’on s’est fait, s’est aussi une sorte de reconnaissance de sa valeur, de sa personnalité, de son importance à nos propres yeux. Pendant très longtemps, je me suis placée au second voire à l’arrière plan… C’était nécessaire à ce moment là, et je ne regrette absolument pas de l’avoir fait. Mais ça ne l’est plus maintenant. Je peux me permettre de revenir au premier plan de ma propre vie, et d’écouter mes besoins, mes envies, de les satisfaire. Peut être pas immédiatement, mais du moins d’y songer lorsque la possibilité se présente.

Et c’est justement la seconde idée qui m’est venue: je songeais depuis longtemps à acquérir une tablette graphique, parce que j’avais envie d’explorer cet aspect là du gribouillage, et parce que je me sentais parfois freinée dans ma créativité. Mais j’ai repoussé cette idée pour plusieurs raisons. La première étant que j’ai déjà beaucoup de matériel pour gribouiller (mais d’un autre côté, justement, il ne s’agit que d’une tablette, d’un stylet, et voila… pas d’autre investissement à faire, pas besoin de beaucoup de place non plus). La seconde étant le prix. parce que c’est loin d’être donné, même si on en trouve à moins de 100€. Et puis enfin, je ne m’y connaissais absolument pas, et je devais faire quelques recherches pour voir si je pourrais en tirer quoi que ce soit. J’ai donc différé, tout en faisant des recherches et en attendant le bon moment pour investir. Et j’ai bien fait. J’ai pu profiter d’une offre vraiment intéressante, et surtout je savais à ce moment là ce dont j’avais besoin, et ce dont je n’aurais aucune utilité. J’ai donc pu choisir sereinement mon matériel. Ce n’étais pas quelque chose dont j’avais absolument besoin dans la minute, et j’ai donc pu prendre le temps. De me projeter, d’analyser (et ça, on commence à savoir que c’est mon truc…), de budgéter, de me préparer. De me mettre à jour dans les logiciels disponibles (et je suis pour tout ce qui est open source, tant qu’à faire). De faire en sorte que le moment voulu, tout serait prêt, et que je pourrais en profiter rapidement.

Une fois lancée, par contre, ça a été très rapide. Et puisque je m’étais préparée, j’ai pu l’installer et l’apprivoiser de suite. Et prendre du plaisir à l’utiliser. Me lancer dans une nouvelle aventure, les étoiles plein les yeux et le feux d’artifice dans la tête. Il était temps, et c’est un réel plaisir.

J’ai bien évidemment d’autres rêves à réaliser, à plus ou moins long terme… Pour le moment, je savoure de vivre celui que je viens de concrétiser, je profite, j’engrange les endorphines, je m’amuse, je me sens bien.

Mais je sais que le moment voulu, j’aurai une marche à suivre pour les réaliser.

  1. Définir clairement la nature et la faisabilité du truc. Est-ce quelque chose dont j’ai vraiment envie ou juste une idée qui me passe par la tête? Est-ce que je peux faire en sorte de le rendre réel, est-ce que sa concrétisation est de mon ressort ou non?
  2. Planifier, me préparer à sa réalisation. Que dois-je savoir ou faire avant de me lancer? De quoi aurai-je besoin pour en profiter dans des conditions optimales? Comment l’acquérir? Quels sont les pré-requis?
  3. Passer à sa concrétisation. Ne pas se laisser aller sur un coup de tête mais au contraire choisir les meilleures options qui se présentent. Attendre le cas échéant le meilleur moment.
  4. Profiter.

C’est tout simple, en définitive. J’ai la chance d’avoir des rêves très accessibles en fait, et du coup, je sais que je pourrai en réaliser certains sans problème. Pour le moment, je les garde bien au chaud et j’y pense les jours de moins bien, en avançant dans leur définition et dans la préparation. C’est ce qui me motive, et surtout, c’est l’occasion de penser à moi alors que je ne suis pas vraiment dans cet état d’esprit. De me recentrer sur mon bien être, même différé.

Bref. Je n’attends pas que mes rêves se réalisent par eux mêmes. J’agis et je fais en sorte de les rendre concrets. Je suis celle qui leur permets de se réaliser. Je suis actrice de mon bien être et de mon bonheur. Et je prends plaisir à me faire plaisir. Je m’épanouis et ça rejaillit sur d’autres aspects de ma vie, voire sur ceux qui m’entourent…

Là par exemple, j’avais besoin de faire de la place sur mon espace de travail pour pouvoir installer ma tablette. Et en quelques heures, les étagères où s’empilaient des cartons de mon déménagement (5 ans en arrière, quand même) ont été vidées pour accueillir ce qui se trouvait en tas hasardeux sur ma table… Un grand pas en avant. L’envie de faire en sorte de commencer cette aventure dans les meilleures conditions possibles a été plus forte que l’appréhension de ce que je trouverais dans ces cartons, des émotions que ça me procurerait et de l’éventuel nœud au creux de l’estomac… ce qui me bloquait depuis des années… En déballant ces cartons, j’ai trouvé des trucs que je pouvais donner à mes proches, qui leur seraient plus utiles qu’à moi. Des objets qui appartenaient à Emma petite et qui méritent de rendre d’autres enfants heureux et aventureux à leur tour…. Et les quelques objets trop compliqués à gérer ont été placés dans une autre boite qui se trouve dans sa chambre, jusqu’au moment où le temps sera venu d’en tirer le meilleur… Pour le moment, la charge émotionnelle est trop importante. Et ce n’est pas un problème. Je sais que le moment venu, je m’occuperai de cette boite. Ce qui compte c’est que j’ai désormais de la place pour mes affaires ainsi qu’un espace de travail qui me permet de profiter de ma nouvelle acquisition de manière optimale. Et que je n’ai plus sous les yeux ces cartons qui me rappellent que rien n’est encore réglé.

Ce que j’en déduis, c’est que la réalisation de mes rêves me permet d’avancer, d’évoluer, me motive pour agir, pour affronter des obstacles. C’est une force, une dynamique positive qui me permet de faire face et de surmonter ce qui jusque là me parait infranchissable. En prenant la décision de faire un pas en avant, en affirmant clairement mon intention de passer à une nouvelle étape, je m’affranchis de ce qui me freine, me retient dans une réalité qui n’a plus lieu d’être ou du moins à un niveau aussi important. Je ne peux pas changer le passé. Par contre, je peux le faire passer, à son tour, au second ou à l’arrière plan. Et c’est tout le magie de la réalisation de ses rêves. On change de perspective.

Cette semaine, choisissez un de vos rêves et faite un premier pas vers lui. Notez les étapes que vous aurez à parcourir jusqu’à sa réalisation. Le moment venu, vous aurez une feuille de route à suivre. Et vous vous remercierez d’avoir balisé la route.

Que vos rêves se réalisent!

motif: Aline Leaf

2019 Epopee: card #19. I am FULFILLED

This week, as I was thinking about the positive affirmation I would choose, I realized that I could do simple, for once. I changed my point of view on a lot of things these last months. I stopped trying to reach what wasn’t resonating in me. I made the choice to be genuine, no matter what, knowing that my life training and experience would help me avoid most of the traps placed on my way. And no, ego had nothing to do with it. It was the opposite actually: I was done playing the ego game.

I am satisfied with what life gave me so far. I have a place to live, a job that helps me grow each and every day, the means to fuel my creative ways, friends and family, my health is rather good, I live in a beautiful place, surrounded by nature, witnessing seasons as they go by, and I am free to do whatever I want. So to me, all this is fulfilling. And I do feel fulfilled. In so many ways. I could spend some time pointing at what is ‘missing’ in my life, but I tend to think that if something isn’t in my life right now, it’s because it is not meant to be at this time, and that it’s ok.

As soon as I looked at my life from this angle, everything shifted, everything took place, and dynamics that were on stand by, sometimes for years, started to move on. And it felt good.

We spend so many times to run after things or ideals seemingly reachable but actually illusionary that we miss the whole point: enjoying our life as it is. Enjoying who we are, enjoying our relations, enjoying the place we live in, enjoying the course of time. We are so busy running after whatever we run after that we don’t see what really matters, what can bring us joy, and peace, and happiness, and smile.

We are so trapped in the stress surrounding us, that we are stuck to the ground while we are supposed to jump, and open our wings to conquer a higher level. We let negativity put chains on us and ego stirs all this into a pretty mess…. while we are supposed to take a huge breath and let life fill us with lessons that will help us grow stronger, wiser, more open.

Until we decide that we are done playing. I made this choice. One morning, I woke up and it was obvious, so obvious I said it out loud. The cat woke up too, looked at me, purred, winked to let me know it was indeed time for me, and that was it. I was done playing. And I felt I could really breathe fully for the first time in years.

Now that I freed myself from the game, I could live along my own rules. Not those stroking, erasing, molding rules I tried unsuccessfully to follow (well, actually, I didn’t really try…. I pretended to?).

So here are my rules:

Be Open.

That’s it.

To me it means that:

  1. I am accepting myself as I am. Because if something needs to change, it will, when time has come. Till then, I go on living my life as I feel to. It’s perfect the way it is now. I am also accepting others as they are. They have their own path to walk, and it’s not for me to interfere.
  2. I enjoy each part of my life experience. Open eyes, open arms, open mind. To enjoy each and every little thing that can bring fuel to my thought, to my soul, to my journey. I won’t get lost, my base is strong enough, and sometimes, I may even be a beacon for others. I let my light shine, no matter what.
  3. I embrace my creativity flow in each and every realm of my life, as it brings me happiness. And I let it lead me to unknown territories so that I learn more.
  4. I am beyond negativity and ego reach. I enjoy my life as I live it fully.

And you know what? Since I took this decision, since I made this choice, everything seems to align with my will and needs. And if sometimes I tell myself I should have done it sooner, I then realize that it’s a silly thought. It happened at the right time. A time when I can fully enjoy the process, when I can really understand and feel the difference. I needed to live through all of my life experiences to be able to truly enjoy the path I am walking now.

The thing that makes me smile the most is that I still look the same, I still work at the same place, with the same people, driving the same car, living in the same place. Materially, nothing has changed. My perception of it did. And that was all it took to switch my whole world into MY whole world. I decided to own my life. That’s it. I decided my inner peace was worth it. I decided to let myself be. Truly be. I decided to take a few steps back and to enjoy what I was looking at. I decided that I had all the reasons in the world to be proud of what I became, and that I could just start to enjoy my life as it is. All these little pieces I worked on so patiently for so long are taking their place in my life puzzle. And their perfect fit is something I can be proud of. I can now go on, knowing that I was able to create something as intricate, and powerful, and loving, and strong, and meaningful as my life till now. I can be fulfilled, for sure, as it is rich and so thrilling.

The beauty of all this is that my life is far from being done. I still have a lot to learn, to grow from, to create, to live, to love, to feel. A lot more puzzle pieces to create that will find their perfect fit too…

So this week, take a step through the mirror and choose to be fulfilled too. It’s easy, you just have to decide to be.

Épopée 2019: carte n°19. Je SUIS mon propre CHEMIN.

Lorsque je me suis posée la question de l’affirmation positive de la semaine, j’étais aussi en pleine réflexion sur mon coté paradoxal concernant des tas de sujets… paradoxes que j’embrasse et que j’accepte avec un plaisir certain. Et puis je suis d’une humeur joueuse en ce début d’année scolaire, ce qui est plutôt rare. Je me sens détachée du stress qui opère en général à ce moment de l’année, et je profite de chaque petit rien.

Alors que je me laissais dériver sur le flux de mes pensées, une d’entre elles m’a fait sourire: je suis mon propre chemin. Avec le double sens qu’elle porte. Parce que c’est ce qui lui donne toute sa saveur.

Je suis mon propre chemin. Si j’ai été en contact avec des philosophies, des idéologies, des cheminements, divers et variés, si je le suis encore, et le serai certainement dans le futur, j’ai toujours pris garde d’exercer mon esprit critique, de garder mon indépendance intellectuelle et émotionnelle. Je peux être attirée par telle ou telle manière de voir les choses, je peux adhérer à une vision, même, mais par contre, je sais que j’évolue encore et toujours, et que ce qui me parait me correspondre aujourd’hui ne conviendra certainement pas dans le futur. Et que je n’ai pas à suivre aveuglément qui que ce soit ou quelque idée que ce soit parce que ça me parle, globalement… Et ce n’est pas grave. J’apprends de chaque expérience, de chaque rencontre. J’intègre ce qui doit l’être pour avancer, et je libère le reste sans regret ni remord.

Si quelque chose ne me parle pas, je passe mon chemin, tout simplement. Ce n’est pas parce que d’autres se sont épanouis en prenant cette voie que je dois automatiquement suivre la même. Pendant longtemps, je me suis culpabilisée de ne pas me sentir aussi enthousiaste que mes amis ou mes proches lorsqu’ils me parlaient de ce qui les faisait vibrer. Nous étions amis, ou du moins contribules, et pourtant, non, ça ne me parlait pas, pas comme à eux en tout cas. Je les voyais s’épanouir et trouver leur voie, alors que je continuais de chercher ce qui pouvait bien résonner en moi. Comme je suis plutôt éclectique dans mes amitiés, j’ai eu accès à des tas d’expériences de vie, des tas de perceptions du monde, et j’ai pu déterminer ce qui me correspondrait et ce qui vraiment, n’était pas mon truc.

Et puis je me suis détaché de tout ça, de ces doctrines, de ces rituels, de ces philosophies, de ces contraintes, pour suivre mon propre chemin, libérée de tous ces carcans, parce que c’est ainsi que je les percevais. J’ai eu la chance d’avoir le temps de me positionner par rapport à ma vie dans son intégralité. Puisque tout était à reconstruire, à moi de poser chaque brique de savoir et de perception pour que mes bases soient à la fois solides et suffisamment souples pour me permettre de prendre mon envol régulièrement. Pour ce faire, j’ai du extraire de chaque expérience de vie ce qui en faisait potentiellement un matériau fiable. J’ai donc suivi mon propre chemin, intégrant ce qui devait l’être, avec le souci de toujours écouter ma petite voie intérieure, mon intuition, et de me laisser guider par la curiosité, l’esprit grand ouvert sur ce qui se présente. Et d’en faire quelque chose qui me correspondait vraiment.

Je suivais donc mon propre chemin, avec ses étapes à la croisée d’autres chemins, toujours avec curiosité, toujours avec cette envie de comprendre, d’apprendre, et toujours avec en moi ce besoin de sentir une vibration quelconque… Lorsqu’elle n’était plus là, je reprenais ma route, le temps d’intégrer ce qui devait l’être et de lâcher prise sur ce qui ne devait pas l’être. La tête et le cœur légers, l’esprit toujours libre, ma curiosité en éveil.

Ce processus est celui que je compte suivre toute ma vie, et il me convient très bien. Il correspond à ma dynamique intellectuelle, émotionnelle, spirituelle même. Je ne me rattache à aucune doctrine, à aucun courant philosophique, culturel, spirituel, idéologique. Je mène ma barque comme je l’entends, au fil de mes envies, de mes découvertes, de mes questionnements. Et je prends soin de tirer de chaque expérience de quoi construire, consolider, assouplir ma base.

Et puis, à un moment, j’ai ressenti le besoin d’arrêter de suivre quelque chemin que ce soit. Il était temps pour moi d’incarner mon cheminement. D’être mon propre chemin. De le vivre, de le ressentir, de le parcourir. De le construire, lui aussi, de le penser, de le partager. Puisque je me suis libérée de ce que je percevais comme des carcans, il était temps pour moi de prendre mon envol. De me réinventer, d’explorer tous ces possibles qui se présentaient à moi, de me lancer, de créer, de vivre, de ressentir (oui, je l’ai déjà dit, mais c’est tellement important, je suis capable de ressentir à nouveau, et c’est véritablement magique). J’ai déployé mes ailes et je me suis lancée dans le vide. Puisque tout est à inventer, je n’ai aucune contrainte, je peux me laisser aller à être ce que je désire. Je peux me laisser aller à vivre ce que je désire. Je peux me laisser aller à faire ce que je désire.

Alors que je me découvre encore, sous certains aspects, que je laisse résonner en moi des choses qui, jusque là, me semblaient dérisoires, que je découvre de nouveaux centres d’intérêts et de possibilités infinies, j’embrasse tout simplement la vie qui s’offre à moi.

Cette semaine, laissez-vous aller à suivre votre propre chemin, à être votre propre chemin!

motif: Typzi

2019 epopee: card #18. I am ATTUNED to my emotions.

I am on the edge of a new yearly adventure. As I look at the next months, I know that if there are some inevitable points, it will also be filled with surprises, good and bad, a lot of stress from a lot of different people. I got myself ready this summer, as usual, by removing from myself what was left of last year, and then to ground into what really matters to me. And finally, to attune myself to my emotions. Because they are the keys to my well being.

It’s not that easy, especially when you are used to feel deeply, intensely as I am… and to feel what people around you are feeling…. as I do…

A few years ago, I had to level down my emotional awareness, to be able to survive… then I started to attune to my own emotions. Because in order to live, I needed to feel. I learned again to greet, recognize and accept my emotions, in all their spectrum. And it was quite a journey, but I am really grateful to have done it. This last year, I opened another draw of my emotional tool box: I attuned myself to other people’s emotions. This is the base of my job anyway. To be able to feel what kids feel in order to help them grow and learn. So I only needed to extend this again to the world outside of my classroom.

And it’s not that easy when you have to deal with a very high level of anxiety, stress and resentment. Well, it’s easy but who would want to dive into that? So I decided to keep the door ajar and not fully open… But this year, I am ready to open it widely. Because I am now fully attuned to my own emotions, and that I am able to recognize and deal with what comes from within or from outside.

And I am now willing to go through this path. I am ready to be attuned to emotions. Mine, others’. I know that it will bring me a lot, and I am ready to accept it all. I know I will be able to deal with whatever comes, as I know how to build healthy boundaries. I am done dealing with myself for now. Time has come to connect with people around me… time to let people come into my life. Time to rise and shine.

motif: gingo

And it’s been a while since I shared some articles with you, so if you are interested in emotion attunement, here are some readings for you!

So this week, attune yourself to your own emotions as well as to others’. And enjoy the feeling!

Épopée 2019: carte n°18. Je suis PRÊTE.

Cette idée est venue comme une évidence hier matin: je suis prête. Que ce soit physiquement, psychologiquement, émotionnellement. Et dans tous les domaines. Parce que j’arrête de me tenir prête, j’arrête de me préparer. Je suis prête, voila tout. À commencer de nouvelles aventures, à embrasser de nouvelles idées, à explorer de nouvelles techniques….

Depuis un moment déjà, je constate que tous les domaines de notre vie fait l’objet d’injonctions, de normes. Une sorte de dynamique visant à nous formater, à nous faire rentrer dans des cases de plus en plus restreintes, de plus en plus standardisées. Nous sommes littéralement noyés dans un flux d’informations qui se contredisent fatalement à un moment ou à un autre, ce qui conduit à encore plus de confusion dans l’esprit de ceux qui s’appliquent à les mettre en œuvre. D’où un sentiment d’insécurité, d’impression de ne pas avoir compris, de ne pas être à la hauteur. Ce qui est confirmé par les nouvelles injonctions à faire ceci ou cela, à penser ceci ou cela…

En définitive, c’est une dynamique d’infantilisation. Certes, l’être humain apprend sans cesse, c’est d’ailleurs une de ses plus grandes forces, mais je n’ai pas besoin, en tant qu’adulte, qu’on m’explique quoi faire et comment le faire pour chaque geste que je peux faire quotidiennement. Ce n’est pas un phénomène nouveau, les idéologies dominantes ont toujours eu tendance à imposer leur dogme, qu’il soit religieux, sociétal ou politique, plus ou moins subtilement, à plus ou moins grande échelle. Il est évident qu’un des buts de cette dynamique est le maintien de la paix sociale. Ce qui peut être honorable si on considère l’être humain comme une entité figée, constante. Or, ce qui caractérise l’humanité c’est justement cette capacité d’invention, de créativité, de renouvellement, d’évolution. Dès lors, il est pour le moins utopique de penser qu’en posant un cadre rigide et inaliénable, on maintient une société en sécurité. Et pourtant, c’est ce qui a été et qui est encore tenté….

Cette notion qu’on doit toujours se préparer à quelque chose, ce sentiment d’anxiété, de stress, nous détourne bien souvent de la prise de recul nécessaire pour remettre en question les informations qui nous noient sous leur flux constant et important. Il est dès lors impossible de hiérarchiser, de relativiser, de prendre le temps de réaliser ce qui est a été accompli et ce qu’il reste à faire. Nous devons suivre les pas à pas édictés par le flux du jour… nous devons nous conformer, nous standardiser, pour le bien …. de quoi au fait? Impossible réellement de le déterminer ou de le discerner…. mais je doute que ce soit pour le notre….

Et pourtant, il est si simple de retrouver un peu de sérénité. Il suffit de couper le son, de bloquer ce flux permanent de distractions de ce qui est réellement important. Et de s’écouter, d’écouter sa tribu. De chercher l’information dont on a besoin, de redevenir actif et non plus passif. De distinguer ce qui relève de sa volonté propre de ce qui est imposé sans raison réelle. De hiérarchiser les informations, de retrouver un esprit critique, de se soumettre à son bon sens et non plus à des injonctions artificielles. De prendre de la distance physique, intellectuelle, émotionnelle. Et de se reconnecter avec ce qui est réel, tangible, ce qui compte vraiment.

Lorsqu’on arête de tenter de suivre les informations contradictoires, lorsqu’on arrête de se culpabiliser de ne pas parvenir à correspondre exactement à ce qu’on attend de nous, on se libère d’un poids énorme qu’on n’était pas sensés porter au départ de toute manière. Il devient plus facile de tout mettre en perspective et de prendre conscience de ce qui nous anime vraiment, de ce qui nous motive réellement dans la vie.

C’est en se libérant de ces attentes irréalistes et irréalisables qu’on prend conscience de sa valeur intrinsèque. Parce que ces attentes sont artificielles, standardisées. Qu’elles ne correspondent à rien si ce n’est une standardisation de ce qui par essence est singulier. On ne se prépare plus, on ne s’efforce plus de ressembler à ce qui ‘doit être’. On est prêts, tout simplement, à accueillir ce qui se présente. On écoute sa voix intérieure pour aller chercher ce dont on a réellement besoin pour la suite du voyage. On détermine ses besoins réels, ses envies, et on agit pour les satisfaire. On va à son rythme, dicté par ses rencontres, sa curiosité, sa vie, tout simplement. Et puis on profite de sa tribu, constituée d’être tous différents mais tellement enrichissants. On accueille tout nouveau membre avec une joie non feinte, pour un instant ou pour plus longtemps.

On prend confiance en soi. Parce qu’on n’est plus soumis aux messages visant à nous prouver en permanence à quel point on ne fait pas ce qu’il faut, qu’on n’est pas comme il faut, qu’on ne vit pas comme il le faut…. on vit, voila tout, et on profite de chaque instant pleinement. Et surtout, surtout, on est prêts. À vivre tout ce qui se présente, avec un appétit féroce pour la nouveauté, celle-là même qui va nous faire évoluer, nous faire grandir. À accueillir tout ce qui se présente avec les yeux, les bras et le cœur grands ouverts, parce que la vie est faite de rencontres, d’échanges, de remise en question, de construction.

Et puis on prend conscience que quoi qu’il se passe dans notre vie, on est prêts. Que rien n’arrive par hasard et qu’il s’agit toujours d’une expérience qui nous transforme, nous donne les outils nécessaires pour que nous soyons prêts à vivre la prochaine aventure. Alors on arrête d’avoir peur, de douter, de se tourner vers ce qui est à la fois rassurant et anxiogène. On embrasse sa vie comme elle mérite de l’être. Passionnément, intensément, joyeusement.

Je suis prête. Le champs des possibles est grand ouvert devant moi. Et je suis prête à le parcourir, en me nourrissant de tout ce qu’il a à m’offrir. Je suis prête.

motif: fairywings

2019 epopee: card #17. My VIBE attracts my TRIBE

I am always amazed by the way people come in and go out of my life. I understood a long time ago that each and every person we meet is a potential teacher. As long as we let them teach us the lesson we need to learn. No fear needed, we are ready to learn what they came to teach us, knowingly or not.

And there are these people with whom we seem to have another type of link, at another level. People who are on the same wavelength. For a moment or for longer. People who seem to come and go in our life, always with something new to bring, to take. People who bring a sense of belonging. Our tribe.

I am lucky to have some of these peoples in my life. I don’t see them everyday, I don’t call them everyday either. But I know they are here for me, anytime I’d need them, as I am here for them if they need me. This week, I’ll spend a few days with some of them. I know that it will lead to endless nights talking, laughing, sharing, being emotional too. I usually feel drained when in presence of people. But being with my tribe fills me. We spin the web of our connection, making it even stronger. We can have these intense and deep conversation, reinvent the world, as well as spending time in silence, enjoying each other presence.

As I said, I am mostly a loner. I need time to recharge by myself, and it’s ok with me. I nonetheless am able to stop anything I am doing to be with one of my tribe. Between them and a perfect day by myself, I will choose to spend time with them. Because as I said, they make me feel good, and I love to leave them with a smile on their face. The most beautiful is that we don’t even try. It’s just the way it is.

While being part of my own little tribe, they all are different. They all appeared in my life at different times. As I grew, some people went away, because it didn’t resonate with them anymore. And it was that simple. No pain, no hard feelings, we just vanished from each other lives. Some people appeared at a time I needed guidance and offered me their views. We may disagree on certain points, but we keep evolving, on our own ways, checking each other to celebrate growth and a good cup of tea (or a beer, I am not that close minded). We teach each other own own ways, or own views, without imposing them on anyone. Just enjoying the journey. Others entered my life in trouble times, got my back if and when needed. Life made us loose touch. And reconnect years later. As if we never were apart.

Thing is, we seem to meet the ‘right people’ at the ‘right moment’ of our life. People who can teach us something, people who have knowledge we need to hear, people whose example is showing us a way we may have never thought about before. As well as people we can help, people we can support, people who seem to need our opinion on a subject. We are all part of the same dynamic. We all evolve our own way. And sometimes, we find ourselves in presence of people with the same wavelength. We attract such people in our life, as we are attracted by them. When we are lucky enough to spend time with them, we then can enjoy something special, something that brings us far more than a simple relationship.

But it requires us to be ourselves, fully, to be able to reach such people, people we can relate to at this depth. It requires us to be genuine, to be who we are, in other words. And we need to bring those walls we build around ourselves for protection down, to let them reach you. We can’t interact with anyone if we hide behind high walls and moats…

I don’t believe in chance. I believe we meet people we need to meet or who need to meet us when and where we need to be in contact. So open yourself, shine, be a beacon, open you eyes and look for other beacons. And enjoy the process!

So this week, as I spend time with my tribe, I wish you the same. And who know, we may be part of each other’s tribe too, sooner or later!

Épopée 2019: carte 17. Je suis un PASSEUR.

Cette semaine, J’ai eu beaucoup de mal à me décider. J’étais à la fois pleine d’idées et dans une brume mentale. J’ai préféré prendre le temps de laisser venir les choses, de laisser mon esprit faire un tri. Je savais que ce matin, je saurai quoi écrire sur ma carte. J’ai laissé mes pensées divaguer, à l’écoute de ce qu’elles m’inspiraient, j’ai laissé mes souvenirs émerger, connecter des éléments les uns aux autres.

Ce matin, une évidence. Je suis un passeur (et oui, j’utilise le masculin). Dans le sens noble du terme. Un passeur d’idées, d’émotions, de connaissances aussi. Nous le sommes tous.

Il me vient parfois des idées ou des pensées sorties de nulle part, mais qui me semblent suffisamment importantes pour que je les note, que je m’en souvienne. Parfois elles me concernent, parfois je ne suis que la messagère. Et c’est en ça que je me considère comme un passeur. Je partage volontiers ce qui me passe par la tête, ou ce qui me touche. Ou ce qui me semble important. Parce que ça peut aussi parler à quelqu’un d’autre, quelqu’un qui en aura besoin à ce moment là. Et je ne sais pas ce qui me fait le plus plaisir: partager quelque chose qui me touche personnellement, ou quelque chose qui touchera quelqu’un.

Mon métier fait de moi un passeur de connaissances, de savoir. Je ne suis là que pour distiller ce dont ils ont besoin, en adaptant le flux à leurs besoins. Mais globalement, que ce soit moi ou un autre, cela n’a pas grande importance, ce qui compte, c’est le contenu de ce qu’on leur transmet. Après, chacun a sa manière de le faire. Et c’est peut être là que je peux ajouter mon grain de sel. Ce que je fais avec enthousiasme. Mais concrètement, mon travail se résume à rendre accessible un savoir et des compétences à des enfants qui sont prêts à les recevoir. C’est aussi simple que ça. Je suis un passeur.

Il en va de même avec ce que je perçois de ce monde. Je suis encore surprise lorsque je remarque que mes idées du moments, ou mes envies entrent en écho avec celles de personnes à l’autre bout du monde. J’en suis venue à penser qu’il existe des dynamiques accessibles à tous, et que certaines nous parlent plus ou moins. Lorsqu’on sent qu’il est temps de se pencher sur une question particulière, on entre dans la dynamique correspondante, et on y participe. A nous ensuite de garder ce qu’on a ressenti ou compris, ou au contraire de le partager. Je choisis en général la deuxième option, parce que je suis un passeur.

Après tout, si quelque chose est suffisamment puissant pour nous faire vibrer, pour nous donner envie, pour nous bousculer, pour nous motiver, c’est que c’est important. Peut être uniquement pour nous, peut être aussi pour d’autres. Et partager une émotion, une vibration, une passion, une découverte, c’est aussi participer à sa diffusion. En ce qui me concerne, je pars du principe que si quelque chose a réussi à m’émouvoir au point de me précipiter sur mon clavier pour le partager, c’est que c’est quelque chose de positif, de constructif, qui peut apporter quelque chose à ceux qui me lisent. Je joue donc mon rôle de passeur.

Je ne partage pas tout. Je garde encore beaucoup en moi. probablement parce que le temps n’est pas propice au partage, ou tout simplement parce que j’ai envie de voir où ça me mène. ça ne me pèse pas, ça m’enrichit. Le moment voulu, je le partagerai avec la personne à qui ça parlera le plus. Avec plaisir, avec conviction.

J’essaie cependant de limiter ma propre influence. Bien évidemment, ce que je partage porte la vision que j’en ai. Mais j’essaie toujours de laisser aux autres l’opportunité de se faire leur propre opinion. Je ne suis pas dans le jugement, je suis dans la transmission. J’ai bien évidemment un avis très tranché sur tout un tas de choses, et je ne choisis de partager que ce qui me fait vibrer. J’ai décidé de ne passer que ce qui me parait constructif, ou intense. Je laisse à d’autres le loisir de passer ce qu’ils veulent.

Je prends peu à peu conscience de mon rôle dans le processus de diffusion de ce qui peut me faire vibrer. Et du rôle que nous jouons tous dans ce jeu de transmission. Et puisque j’en ai conscience, il m’appartient aussi d’en porter la responsabilité. Je sais que mon impact n’est que très limité, du moins directement. Par contre, je m’efforce de ne faire passer que ce qui me parait être constructif, ou apporter quelque chose à quelqu’un. Le reste m’indiffère.

Cette semaine, prenons conscience de note rôle de passeur dans notre entourage proche et virtuel, et partageons, encore et toujours!

motif: Gelijoy

2019 epopee: card #16. I am EMBRACING my life

Sooooo I keep on feeling I am on a brand new level in my life. I feel free from what restrained me for so long without any valid reason. When I think about it, I can’t even remember what it was. I feel like it’s behind me now, and that I don’t have to worry or even think about it. What needed to stay remains within, as a part of who I am. This is what matters. So now that I made room for new people, event and things to enter my life, I am embracing it.

I am embracing the change. It became a part of me. I don’t even realize it unless I take the time to look behind. I am evolving. And I guess it was high time for me to do so. To me, it’s not really a change or an evolution, though, it’s more like an adjustment between what I perceive and what I live. A physical and mental adjustment. It’s getting to be who I really am, in all aspects of my life. It’s harmonizing myself. It’s raising above the games I always refused to play but felt compelled to watch anyway. I don’t have to anymore. I just go on my path. When changes came, I just accepted them, and they put everything the way it was supposed to be, I guess. Everything was so simple, I didn’t even think about it, really. And it’s ok with me, I needed to step out of my cocoon anyway.

I am embracing the permanency. Some things or feelings don’t have to change. They are. And it’s perfect this way. By accepting it, by embracing it, I don’t have to worry about it. And as it is supposed to be, it is. Things are simple. You can change what is supposed to be changed, but if something is meant to be, for a moment or for a long time, then embrace it as a part of your life, right here, right now. When, and if, time has come to change it, then it will be. But to really embrace your life, you need to embrace all of it. So stop trying to fit, to conform to whatever ideal you think you should be. Just be yourself, and enjoy what you have. This is the biggest lesson I’ve learned and I am truly thankful for that. The day I understood and accepted to be happy with what I had and was, I know I made the biggest step forward in the ‘right’ direction. Some things are not meant to be changed. Period. You can exhaust yourself trying, or you can just learn to enjoy them.

I am embracing my vision of life. It was really time for me to live what I felt. I supposed that grief kept me a bit longer than it was supposed to from it, but it’s ok, I probably needed that extra time to get rid of older, deeper anchors. So now I am allowing myself to fully embrace my vision of how I want to live the rest of my life. Genuinely. I now can live what I feel. It seems obvious, but it’s not when you are trained to keep your feelings for yourself and do what you are supposed to do for the good of people around you. For decades. I am done with that. I already live the way I want at home, and started to infuse the idea that things would change, but now I plan to fully expand it. Time has come for people to deal with it. If they can take it, it will be really interesting and a renewal. If they can’t, well, they will have some work on themselves to do as I am done protecting their delusion. Time has come to set healthy boundaries and to work on having them respected. That will be fun either way.

I am embracing my whole self. I am the way I am, and I love it. I accepted a long time ago to have a mind working its own way, and I learned to master its skills. I accepted a long time ago to feel the way I do, and I learned to use it for the best. I accepted to look the way I do. I never truly had a problem with my physical appearance. But I never really felt in love with it… until recently. My body always was this strong vessel that could help me face anything. It had some weaknesses, but hadn’t fail me the last 15 years. It even came back stronger than ever after its nearly destruction by cancer before that. Since then, I took it for granted, never really cared about it. It took me some time to change my mind about it. I started to care more and more about its well being. After all, we have a long time left to live together. And I really wasn’t soft on it. So its time has come, and I surprised myself enjoying taking care of my neglected body. (Well, not THAT neglected… just ignored). As for the rest, I had to see what had to be changed and what could remain the same. Easy choice in reality. Then I had to live with it. And last I had to love it. This is where I am at now. I am loving the way I am looking. Not only what I chose to keep or to accept. But everything. The shape of it (and I renewed my wardrobe to celebrate that), my grey hair (easiest choice ever!), my scars (so proud of them!), and all those little things that I didn’t like, that made me feel bad even. They are part of me, I accept them and it’s that simple. As I learned to love myself again, then everything became obvious, once more. The woman within the warrior awakened. My body wasn’t only strong anymore, it became the witness of the love I felt for my whole self. I took care of it the same way I took care of my mind, nourishing it. I took care of it the same way I took care of my emotions, listening to it and caring for it. I took care of it the same way I took care of my life: enhancing it.

I am embracing what may come. I am now ready to embrace whatever comes into my life. Knowing that I will make choices that will be led by my whole self and not by fear or delusions. I don’t have to protect myself or others, so I can truly be open. I don’t need anything, in fact, really. I already have all I need in my life, I am happy the way I am. So I can welcome whatever comes with an open mind, open eyes and open arms. Knowing that I have been taught enough to make the good choices and see things as they are. I know that I still have a lot to learn as well as a lot to teach, and I can’t wait to live these situations. Time has come to share experiences, moments, emotions. And I am embracing this time of my life with delight.

Épopée 2019: carte n°16. Je me RESSOURCE

J’ai donc surgi de mes cendres, une fois encore, mais cette fois c’est différent. Pour compléter le processus, j’ai besoin de me ressourcer. De puiser dans tout ce qui me donne du plaisir, de la sérénité. De passer du temps seule, d’écouter de la musique, de gribouiller, de me laisser envahir par la nature qui m’entoure. De partager des moments avec mes proches.

Parce que pour que le processus d’intégration puisse s’accomplir, j’ai du mettre mon âme à nu, purger mon corps, vider mon esprit, pour ne garder que l’essence de ce que je suis. Maintenant que ma mue est terminée, il est temps pour moi de me nourrir de ce qui me donnera la force de poursuivre mon chemin. Et si je sais qu’il sera bien moins tumultueux que ce qu’ai pu vivre jusqu’ici, j’ai également conscience que j’ai encore beaucoup à apprendre.

Je prends donc le temps de me ressourcer, et tout me parait bien plus léger, plus facile, évident. Je suis mes envies, les occasions qui se présentent. Je suis dans un flux constant de douce évidence. Et pour une fois, je sens que je n’ai pas à rester sur mes gardes, à attendre le coup du sort qui me ramènera brutalement à terre. Parce que tout est clair, limpide, ouvert. Je n’ai rien à cacher, rien à expliquer, rien à comprendre. Je peux me laisser bercer, et envisager la suite avec sérénité.

Alors je me plonge dans la contemplation de la pluie qui semble apporter à la fois un peu de fraicheur et un renouveau autour de moi. Je la sens laver et nourrir mon âme, tout comme elle redonne un peu de vie et d’espoir à la nature accablée par le feu des derniers jours. Et je souris de la synchronicité de ma vie interne avec ma vie externe.

J’observe ces oiseaux qui semblent trouver mon balcon accueillant, surtout lorsque je joue de la flute. Nos chants se mêlent et transmettent leur message dans l’air à qui a besoin de l’entendre.

Je laisse mes doigts dessiner des motifs plus ou moins entrelacés, ils suivent leur propre rythme, ont leur propre histoire à raconter. Et j’aime penser à ces fragments comme de potentielles futures saga. Je les laisse également donner vie à ces idées qui jusqu’ici restaient oniriques. Je leur permet de venir à la lumière.

Je me laisse absorber par mes lectures, qu’elles soient fictionnelles ou informatives. J’ai plaisir à lire des passionnés qui définitivement sont mes contribules. Je me sens enfin appartenir, du moins en partie, à quelque chose qui me nourrit de surcroit.

Je dévoile à mes proches le pourquoi du comment de mes choix de vie sereinement, parce qu’il est temps pour eux de cesser de s’inquiéter et de projeter leurs peurs sur ma propre vie. En douceur, sincèrement, avec compassion. Et c’est là que je perçois le plus grand changement. J’assume, sereinement, je peux poser des mots sur mon cheminement, avec force mais tout en douceur. J’ai abandonné sur le chemin cette fausse pudeur qui me servait de bouclier. Je n’ai plus peur de les heurter, mais au contraire, mes mots les rassurent et leur permettent de mieux comprendre, et d’accepter. Parce que bien souvent, l’incompréhension vient de la projection de son propre vécu sur celui d’autrui. Alors que chaque cheminement est différent. En acceptant leur vision, pleinement, je me libère de cette contrainte et je me permets de pouvoir exprimer la mienne. Il n’y a plus de jugement, ni d’une part ni de l’autre, mais une sincérité et une intégration.

Je m’immerge dans la musique. Et je laisse les paroles me transmettre leur message si longtemps obscur mais que je suis prête à saisir maintenant.

Je prends soin de ma gardienne, de celle qui m’a accompagnée ces 16 dernières années de sa présence discrète mais si importante à mes yeux.

Je laisse mon esprit gambader dans des contrées qui ne sont que siennes, pour en ramener l’inspiration qui me fera vibrer à plus ou moins long terme.

Et je me surprends à sourire la plupart du temps, parce que je me sens bien.

Bientôt, je sortirai de mon refuge pour me confronter au monde de nouveau, mais je sais d’ores et déjà que ce détachement ne me quittera pas. Parce qu’il fait partie de celle que je suis aujourd’hui. Et c’est très bien comme ça.

Cette semaine, donc, je me ressource. Et je vous souhaite la même chose. Parce qu’on a trop souvent tendance à s’oublier et à se laisser emporter par le tourbillon de ce qui nous entoure. Alors que rien ne nous y oblige, en réalité. Tout n’a pas à nous atteindre en plein cœur. Tout n’a pas à nous agresser. Il y a toujours ces petits riens qui nous ramènent à qui on est, et il nous appartient de les distinguer dans le tumulte et d’en profiter. Parce qu’ils sont ce qui nous permet de patienter dans la tourmente, et de garder notre but en tête, quoi qu’il se passe. Ils sont les clés qui ouvrent les portes vers ce que nous sommes.

Et vous, qu’est-ce qui vous ressource?