Symbole n°37: L’Unalome

Cette semaine, je voulais un symbole qui représentait un chemin de vie… Et si je ne suis en général pas du tout attirée par les symbole d’Inde ou d’Asie, me voila séduite par l’Unalome… L’Unalome est un symbole bouddhiste qui représente le chemin vers l’éveil.

Sa forme représente les tas de cailloux que les randonneurs ou les promeneurs en montagne empilent pour baliser les chemins qu’ils parcourent (les cairns). Les différents éléments qui le composent marque tous une étape dans le chemin de vie:

  • La spirale symbolise l’Univers, la vie, le chaos, la source, l’énergie originelle, l’évolution….
  • Les boucles: elles représentent les échec, les obstacles, les détours que l’on peut faire et qui nous permettent d’apprendre, de nous élever.
  • Les zigzags: ils symbolisent la sortie de l’ignorance, le début de la conscience.
  • La ligne droite et le point: ils symbolisent l’éveil de notre conscience, la sortie totale de l’ignorance et la fin des souffrances.

Autant j’ai beaucoup de respect pour les bouddhistes et leur philosophie, autant ça ne me parle pas vraiment. Et il en va de même avec l’Unalome. Je ne suis pas sûre que la vie soit aussi ‘linéaire’ dans le sens où pour moi, les périodes de test, d’expériences difficiles et leur intégration peuvent très bien se succéder. Pour schématiser, les boucles et les zigzags peuvent se succéder à de nombreuses reprises. Et puis j’ai aussi du mal avec l’idée, qu’on retrouve dans de nombreuses philosophies ou spiritualités, de l’Être humain ignorant et donc souffrant qui à la fin de son parcours entre dans la connaissance et la sérénité. Il me semble qu’il s’agit là surtout de justifier le fait qu’on souffre tous à un moment ou à un autre, dans son corps, dans son esprit, dans son âme… mais que c’est normal, ça fait partie du chemin, on la ressent parce qu’on doit apprendre/grandir/évoluer/changer/accepter … Et pour moi, non, la souffrance ne se légitime en rien. La torture physique ou mentale, qu’elle soit auto infligée ou externe, ne se justifie en rien. La douleur qu’elle soit diffuse ou aiguë, ponctuelle ou chronique ne se justifie en rien.

Et si certains sont capables de se transcender et de sortir de leur(s) souffrance(s) grandis, combien se perdent dans leur douleur, s’enferment dans leur peine, combien encore choisissent d’y mettre un terme définitivement, combien définissent un responsable et se laissent aller à la haine? Mais bon, comme je l’ai dit, j’ai du mal avec les philosophies et spiritualités orientales. Comme avec d’autres d’ailleurs, je ne suis pas exclusive ! Ce qui me dérange, c’est cette culpabilisation (c’est ainsi que je le perçois, ça n’engage que moi!) et cette infantilisation. On doit souffrir parce qu’on n’est pas assez conscient/sage/abouti/grand/bien/pur/fidèle/. On n’est pas à la hauteur, quoi que l’on fasse ou qu’on soit, parce que c’est comme ça. Alors inutile d’essayer, on va nous donner de quoi évoluer pour être enfin digne d’intérêt ou de légitimité. Parce que là, franchement, notre valeur en tant que telle, à l’état brut, elle est insignifiante…. Et cette dynamique particulière se retrouve dans de nombreux systèmes spirituels ou religieux… On n’a, ou n’obtient, de valeur que si l’on suit le cheminement édicté par les préceptes ou la doctrine… Et ça rentre en conflit avec l’électron libre en moi hahaha. Après, encore une fois, il y a de belles choses à apprendre de chaque expérience de vie, et je respecte infiniment ceux qui se sentent épanouis et en accord avec une philosophie ou une spiritualité, quelle qu’elle soit. Ce n’est juste pas pour moi, voila tout, et ce n’est pas grave du tout.

Ceci dit, la dynamique de l’Unalome est plutôt intéressante. Du chaos aux essais et échecs, à l’ordonnancement, la compréhension, pour parvenir à l’intégration. J’aime voir dans le point final l’origine d’une nouvelle spirale, qui permettrait à ce cycle de se répéter. parce qu’après tout, nous sommes créateur de notre réalité et si on a envie d’étirer la ligne droite, de transformer un point en spirale et de réduire les boucles, nous en avons le droit et l’opportunité.

Alors cette semaine, concentrons nous sur les spirales et les lignes de notre vie, en souriant aux boucles et aux zigzags.

Quant à moi, je prépare déjà le voyage de l’année prochaine. Et ce sera onirique! Je dois encore apprendre à maitriser les outils, mais les débuts sont prometteurs… Je suis en plein tourbillon créateur héhéhé. Et quelle belle spirale se dessine!

Épopée 2019: carte n°19. Je SUIS mon propre CHEMIN.

Lorsque je me suis posée la question de l’affirmation positive de la semaine, j’étais aussi en pleine réflexion sur mon coté paradoxal concernant des tas de sujets… paradoxes que j’embrasse et que j’accepte avec un plaisir certain. Et puis je suis d’une humeur joueuse en ce début d’année scolaire, ce qui est plutôt rare. Je me sens détachée du stress qui opère en général à ce moment de l’année, et je profite de chaque petit rien.

Alors que je me laissais dériver sur le flux de mes pensées, une d’entre elles m’a fait sourire: je suis mon propre chemin. Avec le double sens qu’elle porte. Parce que c’est ce qui lui donne toute sa saveur.

Je suis mon propre chemin. Si j’ai été en contact avec des philosophies, des idéologies, des cheminements, divers et variés, si je le suis encore, et le serai certainement dans le futur, j’ai toujours pris garde d’exercer mon esprit critique, de garder mon indépendance intellectuelle et émotionnelle. Je peux être attirée par telle ou telle manière de voir les choses, je peux adhérer à une vision, même, mais par contre, je sais que j’évolue encore et toujours, et que ce qui me parait me correspondre aujourd’hui ne conviendra certainement pas dans le futur. Et que je n’ai pas à suivre aveuglément qui que ce soit ou quelque idée que ce soit parce que ça me parle, globalement… Et ce n’est pas grave. J’apprends de chaque expérience, de chaque rencontre. J’intègre ce qui doit l’être pour avancer, et je libère le reste sans regret ni remord.

Si quelque chose ne me parle pas, je passe mon chemin, tout simplement. Ce n’est pas parce que d’autres se sont épanouis en prenant cette voie que je dois automatiquement suivre la même. Pendant longtemps, je me suis culpabilisée de ne pas me sentir aussi enthousiaste que mes amis ou mes proches lorsqu’ils me parlaient de ce qui les faisait vibrer. Nous étions amis, ou du moins contribules, et pourtant, non, ça ne me parlait pas, pas comme à eux en tout cas. Je les voyais s’épanouir et trouver leur voie, alors que je continuais de chercher ce qui pouvait bien résonner en moi. Comme je suis plutôt éclectique dans mes amitiés, j’ai eu accès à des tas d’expériences de vie, des tas de perceptions du monde, et j’ai pu déterminer ce qui me correspondrait et ce qui vraiment, n’était pas mon truc.

Et puis je me suis détaché de tout ça, de ces doctrines, de ces rituels, de ces philosophies, de ces contraintes, pour suivre mon propre chemin, libérée de tous ces carcans, parce que c’est ainsi que je les percevais. J’ai eu la chance d’avoir le temps de me positionner par rapport à ma vie dans son intégralité. Puisque tout était à reconstruire, à moi de poser chaque brique de savoir et de perception pour que mes bases soient à la fois solides et suffisamment souples pour me permettre de prendre mon envol régulièrement. Pour ce faire, j’ai du extraire de chaque expérience de vie ce qui en faisait potentiellement un matériau fiable. J’ai donc suivi mon propre chemin, intégrant ce qui devait l’être, avec le souci de toujours écouter ma petite voie intérieure, mon intuition, et de me laisser guider par la curiosité, l’esprit grand ouvert sur ce qui se présente. Et d’en faire quelque chose qui me correspondait vraiment.

Je suivais donc mon propre chemin, avec ses étapes à la croisée d’autres chemins, toujours avec curiosité, toujours avec cette envie de comprendre, d’apprendre, et toujours avec en moi ce besoin de sentir une vibration quelconque… Lorsqu’elle n’était plus là, je reprenais ma route, le temps d’intégrer ce qui devait l’être et de lâcher prise sur ce qui ne devait pas l’être. La tête et le cœur légers, l’esprit toujours libre, ma curiosité en éveil.

Ce processus est celui que je compte suivre toute ma vie, et il me convient très bien. Il correspond à ma dynamique intellectuelle, émotionnelle, spirituelle même. Je ne me rattache à aucune doctrine, à aucun courant philosophique, culturel, spirituel, idéologique. Je mène ma barque comme je l’entends, au fil de mes envies, de mes découvertes, de mes questionnements. Et je prends soin de tirer de chaque expérience de quoi construire, consolider, assouplir ma base.

Et puis, à un moment, j’ai ressenti le besoin d’arrêter de suivre quelque chemin que ce soit. Il était temps pour moi d’incarner mon cheminement. D’être mon propre chemin. De le vivre, de le ressentir, de le parcourir. De le construire, lui aussi, de le penser, de le partager. Puisque je me suis libérée de ce que je percevais comme des carcans, il était temps pour moi de prendre mon envol. De me réinventer, d’explorer tous ces possibles qui se présentaient à moi, de me lancer, de créer, de vivre, de ressentir (oui, je l’ai déjà dit, mais c’est tellement important, je suis capable de ressentir à nouveau, et c’est véritablement magique). J’ai déployé mes ailes et je me suis lancée dans le vide. Puisque tout est à inventer, je n’ai aucune contrainte, je peux me laisser aller à être ce que je désire. Je peux me laisser aller à vivre ce que je désire. Je peux me laisser aller à faire ce que je désire.

Alors que je me découvre encore, sous certains aspects, que je laisse résonner en moi des choses qui, jusque là, me semblaient dérisoires, que je découvre de nouveaux centres d’intérêts et de possibilités infinies, j’embrasse tout simplement la vie qui s’offre à moi.

Cette semaine, laissez-vous aller à suivre votre propre chemin, à être votre propre chemin!

motif: Typzi

Symbole n°36: la Lune

Cette semaine, nous allons voyager avec la Lune. Notre satellite symbolise de nombreux concepts, tels que la notion de cycle, de mouvement, de transformation, de fertilité, d’influence sur tout élément liquide. La Lune a été révérée partout, et de tout temps. Chaque civilisation lui a octroyé des attributs spécifiques, quoique certains soient universels, notamment concernant la fertilité des cultures ainsi que son influence sur le monde animal. Partout, et de tout temps, des divinités sont liées à la Lune (cf cet article). La Lune, comme la nuit, est un mystère qui a posé question à l’humanité.

Cette semaine, je vais quant à moi me concentrer sur les concepts de cycles, de transformation, de mouvement, qui sont souvent associés à la Lune. Parce que je me sens vraiment au commencement d’un nouveau cycle de vie, et que l’astre a une influence sur ma vie depuis… toujours. Je suis née une nuit de pleine lune, ainsi que ma fille. Mon cycle est calqué sur celui de la lune, la pleine lune est une nuit particulière pour moi, sa luminosité est fascinante à mes yeux, et je passe chaque mois un long moment à l’observer, de la musique appropriée dans les oreilles, avec la poilue à mes côtés…. l’observation de la Lune a un effet apaisant pour moi, surement parce que je prends le temps alors de me poser, de me pauser, et de simplement regarder, observer, me laisser porter.

Je ne me souviens plus du moment exact où j’ai décidé que chaque nouvelle lune constituerait un bon moment pour commencer quelque chose, un nouveau cycle. Mais j’ai sûrement trouvé pertinent de me servir du cycle lunaire comme repère. 28 jours, c’est un temps suffisamment long pour accomplir une tache et suffisamment court pour ne pas être paralysant. C’est un marqueur simple et constant. J’aime aussi l’idée du cycle lunaire, des notion de croissance, d’apogée puis de décroissance. A elle seule, elle symbolise la vie.

La Lune, c’est aussi un rythme, une constance, une vibration. C’est une intensité, une attraction, une fidélité. C’est la douceur, la sérénité, le calme, l’inspiration, l’onirique, la fluidité. C’est un repère, un ancrage, une confidente…

Je suis d’une nature plutôt nocturne. J’aime le calme et le silence de la nuit, et c’est accompagnée des étoiles et de la Lune que je me sens le plus inspirée. C’est en général à ce moment là que les idées les plus saugrenues me viennent, que je noircis des pages de gribouillages ou de mots. C’est la nuit que j’aime partager avec mes amis, nos confidences enveloppées par l’atmosphère particulière qui règne alors. C’est la nuit que j’aime me laisser porter, lovée dans une couverture, une boisson chaude dans les mains, de la musique dans mon casque, la poilue ronronnant à mes côtés, devant la fenêtre de ma chambre qui m’offre une vue imprenable sur la Lune et les étoiles…

Puisque je commence un nouveau cycle, je ne pouvais qu’inviter la Lune. Je ne connais pas de compagne plus fidèle et changeante qu’elle. Un paradoxe que j’apprécie tout particulièrement.

Que la Lune vous accompagne également cette semaine. Qu’elle veille sur vos rêves et vous offre ses mystères.

2019 epopee: card #18. I am ATTUNED to my emotions.

I am on the edge of a new yearly adventure. As I look at the next months, I know that if there are some inevitable points, it will also be filled with surprises, good and bad, a lot of stress from a lot of different people. I got myself ready this summer, as usual, by removing from myself what was left of last year, and then to ground into what really matters to me. And finally, to attune myself to my emotions. Because they are the keys to my well being.

It’s not that easy, especially when you are used to feel deeply, intensely as I am… and to feel what people around you are feeling…. as I do…

A few years ago, I had to level down my emotional awareness, to be able to survive… then I started to attune to my own emotions. Because in order to live, I needed to feel. I learned again to greet, recognize and accept my emotions, in all their spectrum. And it was quite a journey, but I am really grateful to have done it. This last year, I opened another draw of my emotional tool box: I attuned myself to other people’s emotions. This is the base of my job anyway. To be able to feel what kids feel in order to help them grow and learn. So I only needed to extend this again to the world outside of my classroom.

And it’s not that easy when you have to deal with a very high level of anxiety, stress and resentment. Well, it’s easy but who would want to dive into that? So I decided to keep the door ajar and not fully open… But this year, I am ready to open it widely. Because I am now fully attuned to my own emotions, and that I am able to recognize and deal with what comes from within or from outside.

And I am now willing to go through this path. I am ready to be attuned to emotions. Mine, others’. I know that it will bring me a lot, and I am ready to accept it all. I know I will be able to deal with whatever comes, as I know how to build healthy boundaries. I am done dealing with myself for now. Time has come to connect with people around me… time to let people come into my life. Time to rise and shine.

motif: gingo

And it’s been a while since I shared some articles with you, so if you are interested in emotion attunement, here are some readings for you!

So this week, attune yourself to your own emotions as well as to others’. And enjoy the feeling!

Symbole n°35: Pempamsie

Pempamsie est un symbole Adrinka. Sous la forme de maillons de chaine, il représente la force tirée de l’union, ainsi que l’importance d’être préparé. De ce fait, il signifie préparation, immuabilité, courage, force, valeur, intrépidité et union. On pourrait le synthétiser en « l’union fait la force », mais pas uniquement….

Cette semaine, je suis prête. Et je prends conscience que c’est en grande partie du à l’union des forces et idées d’une multitude de personnes, lieux, événements. Ce qui fait ma force, c’est l’intégration de toutes ces énergies pour les faire miennes. Je ne suis pas seule, je suis unie à travers l’espace et le temps à de nombreuses personnes. Et c’est l’ensemble de ces dynamiques qui me donne la force de poursuivre mon chemin.

Un exemple simple et concret : j’ai une playlist pour mon trajet vers mon lieu de travail. J’en ai une autre pour la salle de sport. Encore une autre pour la méditation, ou pour écrire, ou pour dessiner, ou pour travailler, ou que sais-je encore… Chaque morceau de musique résonne en moi et me donne l’énergie et le rythme dont j’ai envie ou besoin à un moment précis. Je fais correspondre un état d’âme ou un état physique à une mélodie, à un rythme, et la musique me permet d’avancer, de faire ce que j’ai à faire, de me relaxer, de m’inspirer. Et de ce fait, je me connecte à son compositeur, à son interprète. Les émotions en jeu ne sont pas forcément les mêmes en chacun de nous, mais nous sommes liés par les vibrations que la musique donne à notre vie à ce moment-là, à cet endroit-là. Dès lors, peut importe que le morceau ait été composé il y a 300 ans ou le mois dernier, à Paris, New York, Ouagadougou, New Delhi ou Kiev. Elle me fait vibrer, elle correspond à une émotion particulière pour moi, elle me fait voyager, évoluer. Elle m’harmonise intérieurement et extérieurement. Et quand bien même je suis seule dans ma voiture, devant ma feuille ou le lac, je suis accompagnée et soutenue par la musique et ceux qui y ont participé.

Si j’ai accès à toute cette motivation, j’ai aussi accès à tous ces freins que sont les bruits désagréables, l’agressivité des mots ou des actes, les refus et les échecs. Et c’est là que rentre en jeu la prise de recul, la relativisation et le discernement. Je n’ai pas à me laisser polluer par tout ça. J’ai le droit et la possibilité de les ignorer, de les oublier même, ou du moins de les remiser dans un lieu scellé au fin fond de ma mémoire. Il m’arrive de les faire sortir aussi, lorsque j’ai besoin de cette motivation particulière pour me lancer dans une bataille compliquée. La colère peut être un moteur plutôt explosif mais aussi terriblement efficace. Encore une fois, tout dépend de l’intention qu’on place derrière son utilisation.

En définitive, que ce soit la musique, la littérature, l’art, ou encore les conversations que l’on peut avoir avec des amis, nous ne sommes jamais réellement seuls. Et leur énergie, leur force se mêle à la nôtre pour nous donner ce petit plus dont nous avons besoin. De même, nos mots, nos gestes, ce que nous partageons avec le monde influe sur ceux qui le reçoivent. Nous sommes tous liés les uns aux autres, c’est un fait. A nous d’en prendre conscience et d’en extraire ce dont nous avons besoin.

Je suis donc prête, ou plutôt nous sommes prêts. Parce qu’il ne s’agit pas de moi uniquement. Je ne suis qu’un maillon d’un chaine qui traverse le temps et l’espace.

A moi, à nous d’en tirer la force, la constance, l’intrépidité qui nous feront avancer sur notre chemin de vie.

Épopée 2019: carte n°18. Je suis PRÊTE.

Cette idée est venue comme une évidence hier matin: je suis prête. Que ce soit physiquement, psychologiquement, émotionnellement. Et dans tous les domaines. Parce que j’arrête de me tenir prête, j’arrête de me préparer. Je suis prête, voila tout. À commencer de nouvelles aventures, à embrasser de nouvelles idées, à explorer de nouvelles techniques….

Depuis un moment déjà, je constate que tous les domaines de notre vie fait l’objet d’injonctions, de normes. Une sorte de dynamique visant à nous formater, à nous faire rentrer dans des cases de plus en plus restreintes, de plus en plus standardisées. Nous sommes littéralement noyés dans un flux d’informations qui se contredisent fatalement à un moment ou à un autre, ce qui conduit à encore plus de confusion dans l’esprit de ceux qui s’appliquent à les mettre en œuvre. D’où un sentiment d’insécurité, d’impression de ne pas avoir compris, de ne pas être à la hauteur. Ce qui est confirmé par les nouvelles injonctions à faire ceci ou cela, à penser ceci ou cela…

En définitive, c’est une dynamique d’infantilisation. Certes, l’être humain apprend sans cesse, c’est d’ailleurs une de ses plus grandes forces, mais je n’ai pas besoin, en tant qu’adulte, qu’on m’explique quoi faire et comment le faire pour chaque geste que je peux faire quotidiennement. Ce n’est pas un phénomène nouveau, les idéologies dominantes ont toujours eu tendance à imposer leur dogme, qu’il soit religieux, sociétal ou politique, plus ou moins subtilement, à plus ou moins grande échelle. Il est évident qu’un des buts de cette dynamique est le maintien de la paix sociale. Ce qui peut être honorable si on considère l’être humain comme une entité figée, constante. Or, ce qui caractérise l’humanité c’est justement cette capacité d’invention, de créativité, de renouvellement, d’évolution. Dès lors, il est pour le moins utopique de penser qu’en posant un cadre rigide et inaliénable, on maintient une société en sécurité. Et pourtant, c’est ce qui a été et qui est encore tenté….

Cette notion qu’on doit toujours se préparer à quelque chose, ce sentiment d’anxiété, de stress, nous détourne bien souvent de la prise de recul nécessaire pour remettre en question les informations qui nous noient sous leur flux constant et important. Il est dès lors impossible de hiérarchiser, de relativiser, de prendre le temps de réaliser ce qui est a été accompli et ce qu’il reste à faire. Nous devons suivre les pas à pas édictés par le flux du jour… nous devons nous conformer, nous standardiser, pour le bien …. de quoi au fait? Impossible réellement de le déterminer ou de le discerner…. mais je doute que ce soit pour le notre….

Et pourtant, il est si simple de retrouver un peu de sérénité. Il suffit de couper le son, de bloquer ce flux permanent de distractions de ce qui est réellement important. Et de s’écouter, d’écouter sa tribu. De chercher l’information dont on a besoin, de redevenir actif et non plus passif. De distinguer ce qui relève de sa volonté propre de ce qui est imposé sans raison réelle. De hiérarchiser les informations, de retrouver un esprit critique, de se soumettre à son bon sens et non plus à des injonctions artificielles. De prendre de la distance physique, intellectuelle, émotionnelle. Et de se reconnecter avec ce qui est réel, tangible, ce qui compte vraiment.

Lorsqu’on arête de tenter de suivre les informations contradictoires, lorsqu’on arrête de se culpabiliser de ne pas parvenir à correspondre exactement à ce qu’on attend de nous, on se libère d’un poids énorme qu’on n’était pas sensés porter au départ de toute manière. Il devient plus facile de tout mettre en perspective et de prendre conscience de ce qui nous anime vraiment, de ce qui nous motive réellement dans la vie.

C’est en se libérant de ces attentes irréalistes et irréalisables qu’on prend conscience de sa valeur intrinsèque. Parce que ces attentes sont artificielles, standardisées. Qu’elles ne correspondent à rien si ce n’est une standardisation de ce qui par essence est singulier. On ne se prépare plus, on ne s’efforce plus de ressembler à ce qui ‘doit être’. On est prêts, tout simplement, à accueillir ce qui se présente. On écoute sa voix intérieure pour aller chercher ce dont on a réellement besoin pour la suite du voyage. On détermine ses besoins réels, ses envies, et on agit pour les satisfaire. On va à son rythme, dicté par ses rencontres, sa curiosité, sa vie, tout simplement. Et puis on profite de sa tribu, constituée d’être tous différents mais tellement enrichissants. On accueille tout nouveau membre avec une joie non feinte, pour un instant ou pour plus longtemps.

On prend confiance en soi. Parce qu’on n’est plus soumis aux messages visant à nous prouver en permanence à quel point on ne fait pas ce qu’il faut, qu’on n’est pas comme il faut, qu’on ne vit pas comme il le faut…. on vit, voila tout, et on profite de chaque instant pleinement. Et surtout, surtout, on est prêts. À vivre tout ce qui se présente, avec un appétit féroce pour la nouveauté, celle-là même qui va nous faire évoluer, nous faire grandir. À accueillir tout ce qui se présente avec les yeux, les bras et le cœur grands ouverts, parce que la vie est faite de rencontres, d’échanges, de remise en question, de construction.

Et puis on prend conscience que quoi qu’il se passe dans notre vie, on est prêts. Que rien n’arrive par hasard et qu’il s’agit toujours d’une expérience qui nous transforme, nous donne les outils nécessaires pour que nous soyons prêts à vivre la prochaine aventure. Alors on arrête d’avoir peur, de douter, de se tourner vers ce qui est à la fois rassurant et anxiogène. On embrasse sa vie comme elle mérite de l’être. Passionnément, intensément, joyeusement.

Je suis prête. Le champs des possibles est grand ouvert devant moi. Et je suis prête à le parcourir, en me nourrissant de tout ce qu’il a à m’offrir. Je suis prête.

motif: fairywings

Symbole n°34: pikorua

Pikorua est un symbole Maori plutôt récent (XVIIème siècle). Il représente les chemins qui se présentent perpétuellement dans la vie. Sous la forme d’une simple vrille, il symbolise le lien entre deux personnes, leur amitié, leur loyauté voire leur amour. Il reflète le flux et le reflux qui ont lieu dans une relation, chacun retrouvant toujours son chemin vers l’autre. La double ou triple vrille représente les relations à une échelle plus grande, celles entre deux peuples, deux cultures. Le Pikorua est souvent donné en gage d’amitié entre les tribus.

En ce qui me concerne, j’aime aussi le fait que sa forme me rappelle celle des Vénus préhistoriques. Comme je l’ai dit, en ce moment, je me reconnecte avec mes contribules, je prends plaisir à passer du temps avec des personnes qui sont importantes à mes yeux, et je constate que cet échange, ce lien, se prolonge dans mes relations plus ‘lointaines’, plus ‘superficielles’. Je renforce les liens existant, je confirme leur solidité en douceur, en vérifiant leur vivacité, je tisse de nouveaux liens. Je suis dans une dynamique d’ouverture. Et je profite de l’énergie qui se libère pour me recharger.

Parce qu’en définitive, c’est la nature du lien qui nous lie les uns aux autres: échanger, profiter de la présence de chacun, se plonger dans cette énergie, cette dynamique, ce flux d’idées et d’émotions. La présence de ceux avec qui nous avons réussi à créer un lien suffit à nous dynamiser, à nous donner la force de faire face à tout ce qui peut se présenter.

Pikorua est aussi un symbole infini, dans le sens où il n’a pas de début ou de fin, mais semble à la fois s’accroître et revenir à sa source pour reprendre son mouvement. C’est aussi la dynamique des relations: elles s’étendent, dans le temps, dans l’espace, dans l’intensité, et semblent suivre un chemin qui leur est propre et qui les transforme tout en les régénérant. C’est en cela qu’elles sont si riches et importantes.

Cette semaine, je vais continuer à me ressourcer et à renforcer mes liens avec mes amis. Pour le plaisir, le mien et le leur. Et je vous souhaite la même chose.

2019 epopee: card #17. My VIBE attracts my TRIBE

I am always amazed by the way people come in and go out of my life. I understood a long time ago that each and every person we meet is a potential teacher. As long as we let them teach us the lesson we need to learn. No fear needed, we are ready to learn what they came to teach us, knowingly or not.

And there are these people with whom we seem to have another type of link, at another level. People who are on the same wavelength. For a moment or for longer. People who seem to come and go in our life, always with something new to bring, to take. People who bring a sense of belonging. Our tribe.

I am lucky to have some of these peoples in my life. I don’t see them everyday, I don’t call them everyday either. But I know they are here for me, anytime I’d need them, as I am here for them if they need me. This week, I’ll spend a few days with some of them. I know that it will lead to endless nights talking, laughing, sharing, being emotional too. I usually feel drained when in presence of people. But being with my tribe fills me. We spin the web of our connection, making it even stronger. We can have these intense and deep conversation, reinvent the world, as well as spending time in silence, enjoying each other presence.

As I said, I am mostly a loner. I need time to recharge by myself, and it’s ok with me. I nonetheless am able to stop anything I am doing to be with one of my tribe. Between them and a perfect day by myself, I will choose to spend time with them. Because as I said, they make me feel good, and I love to leave them with a smile on their face. The most beautiful is that we don’t even try. It’s just the way it is.

While being part of my own little tribe, they all are different. They all appeared in my life at different times. As I grew, some people went away, because it didn’t resonate with them anymore. And it was that simple. No pain, no hard feelings, we just vanished from each other lives. Some people appeared at a time I needed guidance and offered me their views. We may disagree on certain points, but we keep evolving, on our own ways, checking each other to celebrate growth and a good cup of tea (or a beer, I am not that close minded). We teach each other own own ways, or own views, without imposing them on anyone. Just enjoying the journey. Others entered my life in trouble times, got my back if and when needed. Life made us loose touch. And reconnect years later. As if we never were apart.

Thing is, we seem to meet the ‘right people’ at the ‘right moment’ of our life. People who can teach us something, people who have knowledge we need to hear, people whose example is showing us a way we may have never thought about before. As well as people we can help, people we can support, people who seem to need our opinion on a subject. We are all part of the same dynamic. We all evolve our own way. And sometimes, we find ourselves in presence of people with the same wavelength. We attract such people in our life, as we are attracted by them. When we are lucky enough to spend time with them, we then can enjoy something special, something that brings us far more than a simple relationship.

But it requires us to be ourselves, fully, to be able to reach such people, people we can relate to at this depth. It requires us to be genuine, to be who we are, in other words. And we need to bring those walls we build around ourselves for protection down, to let them reach you. We can’t interact with anyone if we hide behind high walls and moats…

I don’t believe in chance. I believe we meet people we need to meet or who need to meet us when and where we need to be in contact. So open yourself, shine, be a beacon, open you eyes and look for other beacons. And enjoy the process!

So this week, as I spend time with my tribe, I wish you the same. And who know, we may be part of each other’s tribe too, sooner or later!

Symbole n°33: l’os creux

Cette semaine, et pour donner un autre éclairage à ma carte de lundi, j’ai choisi le symbole de l’os creux. Un symbole étrange, mais qui s’inscrit dans une culture et une philosophie de vie qui illustre ce que j’ai tenté de transmettre lundi.

Frank Fools Crow était un Saint Homme Lakota très révéré qui enseignait qu’on devait devenir comme des ‘os creux’ pour être un bon guérisseur. Il pensait qu’il fallait devenir un conduit pour que la source de toute la création puisse remplir la destinée de l’esprit humain: soutenir l’ordre de l’existence. Selon Fools Crow « Nous sommes appelés à devenir des os creux pour notre peuple, et tout ceux que nous pouvons aider. Nous ne sommes pas sensés chercher le pouvoir pour notre propre usage ou honneur. Ce que nous, les os creux, devenons, c’est le cable qui lie Wakan Tanka, les aides, et la communauté ensemble. » Selon lui, il existe 4 étapes pour devenir un os creux:

  1. D’abord, il a appelé Wakan Tanka (le Grand Mystère) pour le débarrasser de tout ce qui pouvait l’entraver de quelque manière que ce soit, comme le doute, les questions ou l’hésitation.
  2. Ensuite, il s’est identifié à un tube propre, prêt à être empli avec l’espoir, les possibilités, et anxieux d’être empli de pouvoir.
  3. Il a expérimenté le pouvoir alors qu’il venait à surgir en lui.
  4. Enfin, en donnant le pouvoir à d’autres, en sachant qu’alors il se vidait, les Pouvoirs Supérieurs continueraient de le remplir avec encore plus de pouvoir à distribuer.

Voila donc ce que symbolise l’os creux. Selon la culture Lakota (et d’autres nations amérindiennes), un ‘os creux’ est donc celui en qui la source place ce dont les autres ont besoin, afin qu’il puisse leur transmettre, pour les aider, les guérir ou leur permettre d’évoluer.

Ce qui entre en résonance avec ce dont je parlais lundi. Pour moi, nous avons tous cette capacité de communiquer, d’avoir de l’empathie, et de ce fait de donner aux autres ce dont ils ont besoin. Du moins une partie, celle dont nous disposons. En ouvrant notre esprit et en considérant ce qui nous parvient non pas comme quelque chose qui est susceptible de nous profiter mais comme un élément à distribuer lorsque le moment ou le récipiendaire est venu.

Cependant, je suis plus nuancée concernant la ‘source’ ou le ‘but’ de cette transmission. Je considère que nous sommes tous susceptibles de progresser sur nos chemins de vie, et que c’est cette dynamique qui est à l’œuvre ici. Tout comme nous avons accès à ce dont nous avons besoin au moment où nous en avons besoin, à travers des personnes qui font partie de notre vie pour un moment ou pour plus longtemps, nous participons à notre tour à leur croissance, à leur progression en communiquant, en partageant.

Pour moi, donc, le symbole de l’os creux nous invite à nous ouvrir. Il nous invite à accueillir ces idées, ces émotions, ces connaissances qui pourront ensuite être transmises à ceux qui en auront besoin, tout comme nous bénéficierons de la curiosité d’autres afin de progresser. Nous avons la chance de vivre dans un monde où l’information est accessible à qui veut l’obtenir. Il nous appartient évidemment de faire le tri, de rechercher la vérité, de faire la part des choses. Ce qui ne nous empêche nullement de comprendre pourquoi d’autres ont un système de pensée ou de croyance différent du notre. J’essaie pour ma part de comprendre le fonctionnement de ceux qui m’entourent, afin de mieux percevoir ce qui les mène à agir ou penser comme ils le font. C’est ma façon d’être, et je l’accepte d’autant mieux qu’elle me permet d’avoir des relations sincères et ouvertes. Je n’ai pas à me fondre dans leurs croyances, qu’elles soient philosophiques, politiques ou spirituelles. Je ne leur demande pas d’adhérer aux miennes. Mais en échangeant, nous apprenons à mieux nous comprendre et à expliquer ce que nous sommes, ici et maintenant. C’est toute la différence entre une attitude prosélyte et une démarche d’ouverture vers l’autre. Ce que j’apprends peut me faire évoluer, me faire prendre conscience de mes errances ou au contraire me conforter, renforcer ma vision des choses. Quoi qu’il en soit, j’aurai progressé. Et il en va de même pour ceux avec qui j’aurai échangé. Je ne cherche pas à convaincre, mais à expliquer. Chacun est à même de parcourir son propre chemin. J’ai cependant la sensation que rien ne nous vient sans raison.

Bref, cette semaine, essayons autant que possible d’être des os creux, en gardant à l’esprit que lorsqu’on donne, l’espace libéré est aussitôt comblé par une nouvelle avancée sur notre chemin de vie.

Épopée 2019: carte 17. Je suis un PASSEUR.

Cette semaine, J’ai eu beaucoup de mal à me décider. J’étais à la fois pleine d’idées et dans une brume mentale. J’ai préféré prendre le temps de laisser venir les choses, de laisser mon esprit faire un tri. Je savais que ce matin, je saurai quoi écrire sur ma carte. J’ai laissé mes pensées divaguer, à l’écoute de ce qu’elles m’inspiraient, j’ai laissé mes souvenirs émerger, connecter des éléments les uns aux autres.

Ce matin, une évidence. Je suis un passeur (et oui, j’utilise le masculin). Dans le sens noble du terme. Un passeur d’idées, d’émotions, de connaissances aussi. Nous le sommes tous.

Il me vient parfois des idées ou des pensées sorties de nulle part, mais qui me semblent suffisamment importantes pour que je les note, que je m’en souvienne. Parfois elles me concernent, parfois je ne suis que la messagère. Et c’est en ça que je me considère comme un passeur. Je partage volontiers ce qui me passe par la tête, ou ce qui me touche. Ou ce qui me semble important. Parce que ça peut aussi parler à quelqu’un d’autre, quelqu’un qui en aura besoin à ce moment là. Et je ne sais pas ce qui me fait le plus plaisir: partager quelque chose qui me touche personnellement, ou quelque chose qui touchera quelqu’un.

Mon métier fait de moi un passeur de connaissances, de savoir. Je ne suis là que pour distiller ce dont ils ont besoin, en adaptant le flux à leurs besoins. Mais globalement, que ce soit moi ou un autre, cela n’a pas grande importance, ce qui compte, c’est le contenu de ce qu’on leur transmet. Après, chacun a sa manière de le faire. Et c’est peut être là que je peux ajouter mon grain de sel. Ce que je fais avec enthousiasme. Mais concrètement, mon travail se résume à rendre accessible un savoir et des compétences à des enfants qui sont prêts à les recevoir. C’est aussi simple que ça. Je suis un passeur.

Il en va de même avec ce que je perçois de ce monde. Je suis encore surprise lorsque je remarque que mes idées du moments, ou mes envies entrent en écho avec celles de personnes à l’autre bout du monde. J’en suis venue à penser qu’il existe des dynamiques accessibles à tous, et que certaines nous parlent plus ou moins. Lorsqu’on sent qu’il est temps de se pencher sur une question particulière, on entre dans la dynamique correspondante, et on y participe. A nous ensuite de garder ce qu’on a ressenti ou compris, ou au contraire de le partager. Je choisis en général la deuxième option, parce que je suis un passeur.

Après tout, si quelque chose est suffisamment puissant pour nous faire vibrer, pour nous donner envie, pour nous bousculer, pour nous motiver, c’est que c’est important. Peut être uniquement pour nous, peut être aussi pour d’autres. Et partager une émotion, une vibration, une passion, une découverte, c’est aussi participer à sa diffusion. En ce qui me concerne, je pars du principe que si quelque chose a réussi à m’émouvoir au point de me précipiter sur mon clavier pour le partager, c’est que c’est quelque chose de positif, de constructif, qui peut apporter quelque chose à ceux qui me lisent. Je joue donc mon rôle de passeur.

Je ne partage pas tout. Je garde encore beaucoup en moi. probablement parce que le temps n’est pas propice au partage, ou tout simplement parce que j’ai envie de voir où ça me mène. ça ne me pèse pas, ça m’enrichit. Le moment voulu, je le partagerai avec la personne à qui ça parlera le plus. Avec plaisir, avec conviction.

J’essaie cependant de limiter ma propre influence. Bien évidemment, ce que je partage porte la vision que j’en ai. Mais j’essaie toujours de laisser aux autres l’opportunité de se faire leur propre opinion. Je ne suis pas dans le jugement, je suis dans la transmission. J’ai bien évidemment un avis très tranché sur tout un tas de choses, et je ne choisis de partager que ce qui me fait vibrer. J’ai décidé de ne passer que ce qui me parait constructif, ou intense. Je laisse à d’autres le loisir de passer ce qu’ils veulent.

Je prends peu à peu conscience de mon rôle dans le processus de diffusion de ce qui peut me faire vibrer. Et du rôle que nous jouons tous dans ce jeu de transmission. Et puisque j’en ai conscience, il m’appartient aussi d’en porter la responsabilité. Je sais que mon impact n’est que très limité, du moins directement. Par contre, je m’efforce de ne faire passer que ce qui me parait être constructif, ou apporter quelque chose à quelqu’un. Le reste m’indiffère.

Cette semaine, prenons conscience de note rôle de passeur dans notre entourage proche et virtuel, et partageons, encore et toujours!

motif: Gelijoy