Saga 2020. Confiance

Encore un mot en C!

La confiance est essentielle si nous voulons vivre pleinement notre histoire, si nous voulons profiter du voyage qui commence. Confiance en soi, confiance en autrui, confiance dans ce qui se passe dans notre vie.

J’ai mis longtemps à me faire confiance. Jusqu’à ce que je comprenne qu’il n’y a pas de bon ou mauvais choix, pas de bonne ou mauvaise décision. Que chaque pas que nous faisons nous mène exactement là où nous devons aller. Dès lors, je suis beaucoup plus sereine lorsque je dois effectuer un choix. Même si il donne lieu à des épreuves dont je me serais bien passé, je sais que j’en sortirai grandie, plus sage du moins. Et puis après tout, n’était-ce pas exactement ce que je devais apprendre ou expérimenter? J’ai arrêté de me culpabiliser inutilement, de m’autoflageller… Je me fais confiance pour avancer sur le chemin qui s’impose à moi. Depuis quelque temps déjà, j’ai même décidé de ne pas faire de choix, mais de me laisser porter. C’est en soi une belle preuve de confiance en soi que de lacher prise. Je n’ai pas besoin de contrôler tout ce qui vient à moi, je vais et viens selon l’envie du moment, selon les indices laissés par ma curiosité. Je sais que tout se passera bien parce que si un obstacle surgit ou qu’une situation est compliquée, je saurai faire ce qu’il faut. Parce que j’ai avec moi un bagage de vie qui me permet de raisonner de cette manière.

Mais pour ce faire, il faut aussi avoir confiance dans ce qui s’annonce. Je sais que tout ira bien, parce que c’est quelque chose que je ressens au plus profond. Je suis à l’écoute de mes sensations, et j’ai confiance en mon analyse des messages qu’elles me transmettent. Et je suis sereine. Si des retards se font jour, je ne commence pas à me poser de multiples questions, je ne remets pas tout en question, je ne me laisse pas aller à la colère ou à la frustration. Je pars du principe que les choses prennent le temps nécessaire. Et que ce temps n’est peut être pas celui que j’aimerai, mais que le jeu en vaut la chandelle. Je continue donc à faire ce que j’ai à faire, en ayant confiance dans l’issue. En chemin, j’apprends, je consolide, je construis, et je vis de nouvelles expériences qui enrichiront ma saga.

Et puis il y a tout ce qui ne dépend pas de moi. Pendant très longtemps, je n’avais pas confiance en autrui, je ne comptais que sur moi. Et j’ai appris à lacher prise là dessus aussi. Je ne peux pas tout faire, tout résoudre, tout gérer. D’autres sont plus spécialisés que moi dans tel ou te domaine, je les laisse donc exercer leur expertise en toute confiance. Ce qui me laisse tout le loisir de me concentrer sur ce qui dépend réellement de moi. Encore une fois, je gagne en sérénité. Je sais que puisque j’ai fait un choix, basé sur mes connaissances et sur mon instinct, tout se passera comme cela doit se passer.

La confiance est en quelque sorte le pendant du contrôle. On a besoin de contrôle lorsqu’on perds un peu pied, lorsqu’on est perdu, lorsqu’on a besoin d’être rassurés. Mais si on a confiance en soi, en autrui, et dans le processus, le contrôle est superflu. Tout se met en place de soi-même, et on gagne en sérénité.

La clé n’est pas le contrôle. Il est complètement illusoire de penser que nous pouvons avoir le contrôle sur chaque domaine de notre vie. Et c’est aussi s’enfermer dans une anxiété qui nous étouffe peu à peu. Plus on cherche à contrôler, moins on se fait confiance, moins on fait confiance, et plus on a besoin de contrôle. Alors qu’il suffit d’accepter qu’on ne peut tout contrôler pour pouvoir profiter. On fait ce qu’on a à faire, sans pression, juste parce que c’est ce qui est pertinent ici et maintenant. On s’ouvre aussi au changement, on embrasse la possibilité de faire un détour, sans culpabiliser, mais parce que la vue promet d’être belle. La clé est cette assurance que l’on fait ce qu’on est sensés faire. Avoir confiance en soi, oser se faire confiance, telle est la clé. Oser être ce qu’on se sent être, oser se laisser porter avec confiance. Oser profiter du paysage et non se préoccuper des graviers sur le chemin. Oser s’écouter, oser voir ce qui doit l’être. Oser sentir lorsque tout se met en place. Oser se réjouir de vivre cette expérience…

Ce n’est pas une question d’égo. Nous n’avons rien à prouver. Mais par contre, nosu avons encore tout à apprendre, à expérimenter. Nos décisions et les chemins que nous décidons de prendre nous apportent toujours quelque chose. A nous de leur accorder la valeur que nous voulons.

La confiance que je peux avoir en moi m’est personnelle, par nature. Elle ne dépend pas d’autrui, du regard qu’autrui peut porter sur ma personne, sur ma vie, sur mon évolution. Elle peut être perçue, mais ne dépend que de la manière dont je perçois mon cheminement. De la manière dont je vis les choix que j’ai fait. De ma prise de responsabilité dans mon avancée. De mes envies et de mes désirs. Chacun d’entre nous est libre de se faire confiance ou non, de percevoir sa vie comme bon lui semble.

Pour moi, la confiance est synonyme de sérénité, et c’est pour cela qu’elle fait partie de mon cheminement. Elle me permet de lacher prise, de vivre plus simplement, et de profiter du voyage!

2020 saga. Curiosity.

Curiosity is the strong desire to know or learn something. Now that we made a step forward, time has come to go on a path. Several of them are open, we just need to make a choice. I used to take a lot of time before making any choice, especially if I felt it was an important one. Pondering, considering each aspect of it, focusing on the consequences, on the possibilities… a lot of time…. a lot of energy too… and almost always the reasonable choice… no risk, no pain, no excitement either…. and this feeling I missed something important…

When I was younger, I sometimes made spontaneous choices…. most of the time because I needed to feel I made something for me and not to please people around me or to meet others’ expectations… As they were truly reactions and not actions, I had to face the consequences and… well, let’s say they weren’t my best choices…. but they always offered me truly valuable lessons…

I don’t make choices anymore. I let go of them. I just notice the little things, the smallest hints that appear on my path, and keep them within. I follow my path, and I know I am going the right direction when everything seem to conspire to allow me to go forward.

For a while, I was just surviving. I was focus on going on, nothing more. I dealt with what was coming on my way, no desire, nothing more than this simple thought: I promised to go on, so I do all I can to keep my words… those who had to face grief understand… dull life, dull feelings. Something had died within when my daughter passed… I thought I wouldn’t be able to love, to enjoy, to smile anymore.

Then I started to notice little things. And I remembered how we faced the whole situation living day by day, but mostly enjoying these little sparks each and every day. So I came to realize that the best way to honor Emma’s memory and to keep my promise was to look for these little things and enjoy them. And that’s when I started to see hearts everywhere… heart shaped rocks, clouds, fields… I decided that they were from her. And pain turned into love again…

I opened a door… slowly, softly, I started to notice more and more things… And I was looking for them. I felt this little spark of curiosity going stronger. I became more and more aware of what a going on around me… I came back to life. Effortlessly, just opening my eyes again.

Now I took it to another level. I sometimes notice a need I have to fulfill. As I ‘wish’ to do so, I know I can expect something to happen to validate or invalidate it. So when I feel something is missing, or needs to be changed, my curiosity is turned to those hints that will make it happen or not… as I watch it unravel, I really enjoy the journey.

So I am not passive anymore. I send intention and look for hints…. My curiosity and awareness give me this little spark of excitement that makes me enjoy the journey, that makes me willing to see and know what is coming on my way. I am also exercising patience, not passiveness… My intuition makes me feel something is going to happen, and that I need to be ready to see/live/feel it. So I go on, smiling, knowing that whatever comes, I will learn from it… and my curiosity gives me this little extra joy and eagerness to jump into change I required.

I can choose between several paths to follow. My curiosity gives me hints on each of them… I know that whatever I choose to do, everything will be fine. Because the little things on the way will guide me to make the best choice for me at the time.

So this week, let’s yield to curiosity! Let’s enjoy those little exciting hints!

Saga 2020. Curiosité

Bien, donc nous avons effectué le premier pas vers ce qui s’annonce une belle aventure. Que faire maintenant? De nombreux chemins s’offrent à nous. Tous très différents et à la fois tellement similaires dans leur façon de nous appeler, de nous tenter, de nous intriguer… Nous envisageons les différentes possibilités qui s’offrent à nous avec cette excitation, cette effervescence, cette envie d’en savoir plus, d’en voir plus, d’en vivre plus.

Cette curiosité, cette sorte d’incertitude, d’instant suspendu où tout n’est encore qu’imaginaire, où nos mondes intérieurs s’agitent, entrent en collision, libérant l’énergie nécessaire pour nous inciter à aller plus loin, à vivre plus fort.

J’aime cet état d’hypervigilance nécessaire pour discerner les moindres indices qui pourraient nous mener sur une voie ou sur une autre. Ce moment où tout est possible, où notre imagination nous nourrit de quêtes improbables et autres voyages au long cours. Ce moment validant tout ce que nous avons vécu jusque là. Ce moment où nous sommes en équilibre, ancrés, où nous sommes très exactement ce que nous sommes sensés être.

Et pourtant, au fond de nous grandit cette envie, cette nécessité de plus. Plus de compréhension de ce qui nous entoure, de ce qu’il y a en nous. Plus d’aventures, de partage, d’échanges, de contacts. Plus de rires, d’émotions fortes, de paix aussi…

Chaque chemin qui se présente à nous recèle son lot de surprises, de connaissances jusqu’alors dissimulées, de possibilités. Et c’est en faisant preuve de curiosité, d’envie de plus, de lâcher prise aussi, que nous ferons notre choix.

Ma curiosité me pousse aussi à lancer quelques sondes de ci, de là, pour le plaisir d’exercer mon intuition et de nourrir mon imaginaire… Et si je prenais ce chemin là, que pourrait-il arriver? Et si au contraire je choisissais celui-ci il a l’air plus éclairé…. ou pourquoi pas celui-ci, il semble bien accueillant… Et si….

J’aime jouer à ce jeu d’anticipation, d’imagination, d’intuition. J’aime même parfois pousser jusqu’à prendre des notes sur ce que je peux ressentir à certaines idées… Par curiosité de voir mes intuitions validées ou non. Sans attente réelle, juste pour le plaisir.

Et puis il y a ces rêves qui nous réveillent en pleine nuit pour être ancrés dans notre mémoire. Ces images récurrentes, expressions de désirs ou messages de notre esprit… Quoi qu’il en soit, ils attirent notre attention, aiguisent un peu plus notre curiosité.

Nous sommes sur le point de vivre quelque chose de fort, et tout contribue à garder notre motivation, notre intérêt à son plus haut niveau, pour que nous puissions vivre cette expérience le mieux possible, en profitant de chaque instant, en en faisant quelque chose d’unique, d’épique, de constructif. Pour que nous trouvions l’inspiration à chaque instant, parce que tout contribue à nous stimuler, telle une étincelle de curiosité qui nous fait aller un peu plus loin encore, qui nous prépare à ce qui vient à nous, qui crée le désir de vivre ce qui doit l’être.

La curiosité de voir où tout cela va nous mener. Nous ne sommes plus dans l’attente ou dans la patience, mais plutôt dans l’anticipation, et dans l’accueil. Et puisque notre intuition a allumé l’étincelle de la curiosité, nous pouvons en plus savourer chaque indice, chaque message, chaque étape.

Cette semaine, laissons-nous aller à la curiosité. Amusons-nous des détails, profitons de chaque instant.

Saga 2020. Commencement

Parce que toute histoire, qu’elle soit anecdotique ou au long cours, commence quelque part, il me paraissait pertinent de débuter ma saga par ce mot: commencement.

Commencement

substantif masculin.

  1. Première partie d’un ensemble; moment, point initial de quelque chose.
  2. Première partie de la vie, spéc. de la vie sociale, professionnelle, d’un apprentissage; première partie d’un phénomène social.
  3. Premiers éléments d’une connaissance, d’une science.

J’ai pris le temps en décembre de terminer ce qui devait l’être, de faire le point et de déterminer ce qui ferait partie de l’aventure et ce qui resterait là, parce que désormais inutile ou accessoire. Alors que c’est quelque chose que j’ai l’habitude de faire, et qu’en général tout se passe sereinement, comme une évidence, cette année avait une saveur particulière. J’avais vraiment la sensation de clore un tome de ma vie, et non pas uniquement un chapitre. C’est pour cette raison que j’ai décidé de prendre un peu plus de temps que d’ordinaire, et d’aller au fond des choses. Et je ne le regrette pas.

Je commence donc cette année, et cette nouvelle aventure avec un regard neuf. Je sais que tout ce que j’ai fais jusqu’ici m’a menée à ce moment précis, et que je suis prête à vivre la suite de ma saga personnelle. Je suis sereine, attentive, ouverte. Quoi qu’il se présente, je sais que j’en ferai un fragment de vie, qui trouvera sa place dans ma construction personnelle. Des liens se créeront, d’autres se briseront. De nouvelles connaissances et compréhensions viendront enrichir ou invalider celles qui sont déjà présentes en moi. J’approfondirai certains domaines et en abandonnerai d’autres. J’accepte tout ça, et bien d’autres choses encore. Pour le moment, néanmoins, je me trouve au sommet d’une falaise donnant sur une vallée luxuriante, inconnue encore, accueillante sans aucun doute. À moi de faire le premier pas et de me plonger dans son exploration.

Ce que j’aime dans les commencements, c’est qu’ils sont volatiles, éthérés… Ce sont les impulsions originelles qui nous projettent vers ce qui doit être, et qui, une fois leur tache accomplie, ne sont plus qu’un souvenir… C’est pour ça que j’aime rester, pour un instant encore, sur ma falaise intérieure, et passer un peu de temps à contempler ce qui m’attend, avec gourmandise, avec l’assurance que de l’autre côté de cette vallée, la future moi sourit au souvenir de ce que je suis aujourd’hui.

Je ne considère pour autant pas e commencement comme un renoncement ou un oubli de ce qui a précédé. Mais plutôt, comme je l’ai écrit plus tôt, comme l’ouverture d’un nouveau tome de ma vie. Il s’inscrit clairement dans la continuité de ce que j’ai déjà vécu, et pour autant, il a sa dynamique propre. Probablement moins sombre que d’autres, sans aucun doute aussi intense que la plupart, il marquera une nouvelle étape dans mon voyage intérieur. Et c’est ce qui me réjouit. Je vois déjà se mettre en place certaines choses, simples ébauches de ce qu’elle seront plus tard, ou leurres destinés à faire diversion histoire de me garder motivée. Quoi qu’il en soit, tout est prêt. Il ne me reste qu’à faire ce pas.

Et c’est exactement ce que je fais en publiant cette première carte de l’année. En écrivant ces mots. Il n’y a plus réellement de commencement. Tout est déjà commencé. Et c’est très bien comme ça.

2020

Cette année, j’ai envie de prendre le temps, de me faire plaisir et de profiter de chaque instant. J’ai envie de me laisser inspirer par ce qui vient, de me laisser porter par le vent, en gardant les yeux, l’esprit et les bras ouverts sur ce qui se présentera. J’ai envie d’une année poétique, artistique, onirique, harmonique. J’ai envie de vibrer et de faire vibrer. j’ai envie de partage, d’échange, d’authenticité. J’ai envie de continuer d’explorer ce que la vie a à me donner, et ce que j’ai à offrir. J’ai donc plusieurs chemins qui se présentent déjà à moi, et que je vais pouvoir suivre, simultanément ou non, à mon rythme, pour le plaisir de le faire….

1. Une année en nuances

Après mes deux mois d’essai, je me lance cette fois pour une année entière… Le principe est simple: un mois, une couleur. La seule contrainte: créer quelque chose avec cette couleur, le média étant libre (peinture, collage, photographie, dessin, digital ou non, sculpture, couture, installation….. ). Si l’aventure vous tente, vous trouverez toutes les infos (et mon super doc à télécharger) ici. il suffit de mettre en ligne sa création avec le #happyhueyear ou #uneanneenuancee. Pour celles ou eux qui préfèrent un partage plus confidentiel, on peut utiliser le groupe FB .

Pour le moment, je n’ai fait que des gribouillages digitaux pour mes mois d’essai, mais j’ai envie de pousser un peu plus loin, en fonction de l’inspiration… pourquoi pas en photos, ou en tricot/couture/dessin/peinture? On verra où ça me mènera, mais en tout cas, j’aime beaucoup me plonger dans une nuance, l’explorer, la laisser m’inspirer…. je vous souhaite la même expérience!

2. Saga 2020

Cette année, j’ai eu envie d’être une peu plus libre pour mon fil rouge, ces petites cartes qui balisent mon errance comme des galets laissés sur mon chemin, ou des bornes marquant la voie. Cette année, j’ai choisi d’utiliser un mot par semaine. Parfois accompagné d’une ou plusieurs citations, ou d’affirmations positives, ou de digressions diverses et variées. J’avais envie de m’offrir la possibilité de thèmes plus ouverts, plus larges sur le spectre émotionnel.

Clairement, je ne suis pas quelqu’un qui va tout voir en rose, ou bleu, ou noir. Personne ne l’est. Je sais que cette année, je traverserai certainement un large panel de mes émotions, et qu’elles ont toutes leur place dans ma vie. C’est ce qui la rend si riche. J’aime également être une alchimiste émotionnelle, et je ne me prive pas de ce plaisir de transformer ces émotions ou sensations ‘négatives’ en quelque chose de créatif, de ‘positif’, de constructif surtout. Et c’est bien ce que je compte faire si nécessaire.

Et puis est venu le moment de décider de la forme de ce fil rouge, de sa matière, de son contenu… Cette fois-ci, j’ai décidé d’innover un peu:

Un format carré

En dehors du fait que ça soit une de mes obsessions du moment, j’ai encore envie d’explorer les possibilités de ce format. J’avais déjà testé le carré il y a 2 ans, pour le voyage intérieur. Mais cette fois, ce sera un peu plus en profondeur. Même si je m’amuse avec depuis quelques mois et mes champis… cette fois, pas de figuratif, du symbolique… J’ai hâte de voir si ce format me parle aussi dans ce langage là!

Pour la taille, je pense partir sur du 10cm de côté, même si ça n’a pas une grande importance… 10 cm, ce n’est ni trop grand, ni trop petit, on a quand même de la surface pour s’amuser, et puis ça tient dans la main… ça me parait être une taille parfaite pour ce projet.

En format digital

Cette fois, je passe en mode digital à 100% . D’où la non-importance de la taille « réelle ». J’ai envie d’explorer ce médium et puis, ça me servira de base d’exercice pour la maitrise du stylet hahaha. J’utiliserai évidemment Krita. Et ma siouper tablette graphique Xpen star06.

Plus sérieusement, je me suis posée la question du digital ou non. Parce que j’aime toucher, relire, voir mes cartes. Chaque année, je me retrouve avec un jeu de cartes unique, que je prends plaisir à parcourir lorsque l’envie me prend… Et je sens que ça risque de me manquer. J’imprimerai peut-être mes cartes au fur et à mesure, où je les ferai imprimer à la fin de l’année… je verrai.

Je me réserve aussi le droit de déroger à ma règle lorsque ça me chante. Si j’ai envie de faire telle ou telle carte de manière ‘traditionnelle’, je la ferai ainsi. Je pourrai toujours la scanner ensuite. De même je pourrai commencer une carte dans un médium et la finir dans l’autre… Je ne me pose pas de contrainte. Il s’agit avant tout de voyager, de raconter, d’expérimenter… pas de s’emprisonner, de se contraindre et de se frustrer!

Le contenu

Histoire de m’amuser un peu, j’ai décidé d’écrire le mot sur la carte, et de le représenter également sous forme d’un symbole… non figuratif. Une sorte de zigouigoui que je pourrai gribouiller sur d’autres supports, ou juste collectionner… pour le plaisir. Ces cartes seront donc aussi une sorte de lexique graphique… J’avoue que l’idée d’un langage symbolique me plait beaucoup… et les possibilités sont infinies! Les essais que j’ai déjà faits sont plutôt concluants et j’avoue que je m’amuse beaucoup à gribouiller ces symboles… Le symbole sera au centre de la carte, le mot quant à lui se trouvera en bas à droite, en script dans la police que j’ai créée il y a un moment (d’ailleurs, il faudrait que je me repenche sur le sujet ….). Du coup, aucun problème de droit héhé.

Le fond de la carte sera soit digital à 100%, soit peint puis scanné, soit photographié puis bidouillé… en fonction de l’inspiration (et de la technique que j’ai envie d’expérimenter à ce moment là). Là aussi, pas de contrainte, que du plaisir. La ou les couleurs seront en lien avec ce que le mot m’inspire… pas de famille de mots. Pas de contrainte, j’ai dit.

Par contre, pour qu’il y ait une harmonie des cartes, le cadre sera toujours le même. Je réfléchis encore au dos, ou non….. on verra ça le moment venu!

Et puis j’avais envie d’un lien avec mes voyages antérieurs (que ce soit les cartes citations, le voyage intérieur ou l’épopée), j’ai décidé de décorer la carte de zentangle ou de motifs simples, de mandalas etc…. de gribouiller des ziguiguis! Mais cette fois, pas de motifs noirs sur blanc… Mais des motifs très pâles sur fond coloré, la couleur noire ou foncée étant réservée au motif, au cadre et au mot.

Et puisque j’aime me compliquer les choses, je vais également faire un jeu de cartes en anglais. Les mots seront les mêmes que ceux du jeu français (mais en anglais, donc les symboles aussi seront différents). Je garderai par contre la base de la carte (couleurs, type de décoration)… Donc chaque semaine, il y aura une carte en français et une autre en anglais, autour du même mot… un article en français et un autre en anglais, sur le même thème…. je sens que ce voyage va prendre un tour très intéressant!

Demain, je commencerai ce nouveau voyage, cette saga qui nous portera jusqu’à la fin de l’année 2020. Et je sens qu’elle va être belle, vivante, colorée, riche. J’ai hâte!

2019 epopee: card #24. I am following my soul’s flow.

Only a few weeks left before the end of the year. I am almost done with this challenge I started on January. I have to say that I really loved the journey. Next year, I will have another one, and I really have a hard time not to dive into it before finishing this one…. as last year and the years before that. I guess December is not the time for me to grow or to go on, but rather a time to reflect and and to ground. And it’s ok with me. I am the one who sets the rules. I am the one who decides where and when my inner journey will drive me.

So this is probably my last card for this year. And it reflects exactly what I learned his year. I learned to listen to my self. I learned, to let go. I learned to follow my soul’s flow. To trust the journey. To be confident on the choices I make, because I always learn from them. This year, I learned balance, self confidence. I learned to set sane boundaries and have them respected. I learned to set free from a lot of toxic relationships, thoughts, norms… This year, I came back to train my skills. I came back to love myself. It wasn’t that easy, I’ve put myself aside for a long time… But I am fully back now. I learned that I could do and be whatever I wanted to be or do. No excuses. No explanations. I am, that’s it. And I found peace like I never dreamed to find. By following my inner flow. By attuning myself with nature, my needs, my desires.

I have projects, which I refused to even think about for years now. But time has come to let them become real. And as I started to let them come to life, I felt that peace and certainty to do the right thing. I am done with resting. I healed my wounds and took the time to fully recover. They may be part of me now, but as the old ones, they don’t and won’t define me. I am an alchemist, I always was. I turn each painful, hurtful experience into something that makes me grow, something that brings me and others peace, joy, happiness. It may take time, but this is the path I chose to walk.

I also chose to share my journey with you, and I will go on, as I hope that my words and my world may touch you, bring you something you need. This is just the way I feel it.

Time has come for me to focus on my next journey. I wish you too can take the time to reflect and enjoy what you accomplished this year. I wish you too can follow your flow. I wish you too can find peace within. I can’t wait to share my next journey with you all, and I will make sure that everything is ready for the beginning of january… Get ready, it will be fun!

Meanwhile, I will go on sharing my doodles and thoughts during this month. It will just be random, that’s it.

Take good care of yourself. I hope you enjoyed the journey!

Épopée 2019: carte n°24. Je suis à l’ECOUTE.

Si je publie cette carte un peu plus tard que d’ordinaire, c’est que j’ai préféré écouter l’inspiration et la suivre pour voir où elle m’emmenait. Cette semaine, je vous propose d’être à l’écoute.

Être à l’écoute d’autrui, entendre des récits, des ressentis, entrer en connexion avec nos proches ou de parfaits inconnus. Cela parait si simple. Il suffit d’ouvrir ses oreilles. Et ses yeux. Et son esprit… Et cela devient tout de suite un peu plus complexe… être à l’écoute des mots, de ce qu’ils représentent pour la personne qui les prononcent, les faire entrer en écho avec ses propres pensées, les absorber, les comprendre, intégrer les informations qu’ils nous donnent sur une situation ou un ressenti… Pas si simple… Et écouter le langage verbal, constater une harmonie entre le discours et les gestes, ou au contraire un conflit… En déduire des informations importantes… sans pour autant se laisser emporter par le flot du discours, en ayant toujours le recul et la distance nécessaire pour ne pas se laisser absorber voir noyer par le flot de paroles déversées.

Être à l’écoute c’est aussi confronter son univers personnel à celui de quelqu’un d’autre. Cette confrontation peut se faire dans la douceur, l’ouverture, ou au contraire la raideur et la fermeture… Dès lors on entend les paroles mais on ne les écoute pas… Il faut initier une démarche volontaire d’écoute pour réellement y parvenir… En gardant toujours à l’esprit que ce qui est dit concerne la personne qui l’émet, et non celle qui reçoit. C’est parfois compliqué de faire la part des choses et on peut vite se sentir drainer par une conversation.

Être à l’écoute de son corps… J’avoue, j’ai un peu de mal à le faire… et pourtant, c’est lui qui nous informe de nos besoins élémentaires… L’écouter, respecter son rythme autant que faire ce peut, c’est pourtant plutôt simple… Promis, cette semaine, je vais essayer de mieux l’écouter… de mieux m’écouter….

Être à l’écoute de soi. Là encore, ça parait simple et pourtant, on passe souvent à côté de soi pour continuer notre poursuite effrénée de contraintes… On sent le vécu? Laissez-moi vous expliquer: hier, j’étais prête à écrire cet article lorsque j’ai visualisé, comme ça, venue de nulle part (quoi que…) une goutte d’eau que j’avais appris à faire sur photoshop, il y a …. pfiou! au moins 15 ans! Du coup, je me suis demandée si j’étais capable d’en dessiner une sur Krita, de mémoire, comme ça… je ne pouvais bien évidemment pas dessiner uniquement une goutte d’eau et j’ai donc gribouillé tout un contexte… Mais je n’ai pas écrit mon article…. Est-ce que je regrette? Non, absolument pas. Parce que j’ai pris le temps de me reconnecter avec celle que j’étais dans une autre vie… Un peu comme boucler une boucle qui avait besoin de l’être. Reprendre le fil de mes ‘connaissances’ dans ce domaine et continuer à le tisser…

Et puis je l’écris cet article, ce matin, et je le publierai dans la journée. Je dois cependant avouer que comme chaque année à la même période, il me tarde de terminer ce challenge que je me suis imposée toute seule…. et que je pense beaucoup à celui de l’année prochaine… même si je sais que d’ici là, il aura pris de multiples formes et qu’une fois encore, je serai incapable de faire simple…. ou si, au contraire…..

Cette semaine, nous sommes donc à l’écoute. D’autrui, de nous-même, de nos envies, de la nature qui s’endort peu à peu…. et nous profitons de chaque instant.

2019 epopee: card#23. I follow my own RHYTHM

Life is a dance. That’s a fact. Life is a symphony. We can’t deny it. Now it’s up to us to dance in a group, in couple, or by ourselves. Some of us will enjoy the proximity of others, and moving at the same pace is something kind of hypnotic. Others will only focus on their significant one and will enjoy their life as a tango or a waltz. Others will just dance as if nobody is watching, following the rhythm their soul inspire them. What really matters, is that we are all able to enjoy dancing.

I chose to follow my own rhythm. The one that speaks to my core. If I need to, though, I will be a part of a group, I will go at their pace. But as soon as I can, I will go back to my own dance. And enjoy each second of it.

I can’t spend a single day without listening to music. It’s part of who I am. I need to feel others rhythm to align, and to go back to my own. I tap the energy I need into music. I let go of energy I don’t need anymore dancing. I share my own energy singing and playing whistle. When I listen to someone’s music, it tells me a lot about the person, what they feel, what they need to tell. It resonates with my own emotions, my own needs.

Music is a powerful healer. We just need to let it come within, and wash away all that needs to go. Or let it enhance an emotion we feel. Or let it sooth our mind. Music is a very sensual magic. It connects with our body, with our mind, with our emotions… Depending on what we want to experiment, we can always find the right soundtrack for it.. And enjoy the ride.

Everything is rhythm, when you think about it. And each of us has its own symphony within. When you follow your own rhythm, you reach a part of you that goes back to the origins. It links you to something that is as old as the first word ever spoken. Languages are music, each of them has its own rhythm, its own musicality… It’s up to you to engage and let them show you their universe. You don’t need to master a language to feel its message, just listen to it, feel it. Rhythm is beyond communication. It’s tapping into the core of who we are as human beings, and being part of something deeper than space or time. It’s going back to our origins and being aware that we are part of something that goes beyond words, culture or self inflicted boundaries.

So go, follow your own rhythm, enjoy the journey, open yourself to each notes and chords. Dance like you never did before. Let music take you to your core.

Symbole n° 43: Hei Matau

Hei Matau est un symbole Maori en forme d’hameçon. Il est traditionnellement sculpté en os ou en jade. Il peut être représenté de manière très stylisée ou plus détaillée. Il symbolise la prospérité, la force, la terre, la fertilité et l’assurance d’une navigation sûre. Il représente également l’importance de la pêche pour les Maoris. Il peut même être considéré comme le symbole de la Nouvelle Zélande. Il est porté en pendentif par les hommes et les femmes, et est considéré comme un trésor national (Taonga).

La légende dit que l’île Nord de la Nouvelle Zélande était un énorme poisson qui a été attrapé par le grand navigateur Maui. Ce dernier a utilisé une ligne tressée et un hameçon fait à partir de la mâchoire de sa grand-mère. Le nom de cette île est Te Ika a Maui (« le poisson de Maui »).

La pêche était très importante pour les Maoris. Il voyaient cette activité comme tapu (sacrée) et il existait des règles déterminant quand ils pouvaient pêcher et comment les filets de pêche devaient être faits. Les pêcheurs relachaient le premier poisson p^éché pour plaire au dieu de la mer, Tangaroa. Ils essayaient également de lui plaire avec des prières, des rituels et des talismans tels que Hei Matau, dont ils espéraient la protection.

Épopée 2019: carte n° 23. J’apprends avec enthousiasme.

Alors que l’aventure Inktober se termine, je réalise que l’élément le plus important de ce challenge a été le fait de sortir de ma zone de confort, de me lancer dans l’apprentissage de nouvelles techniques, et surtout d’ouvrir une porte vers plus de créativité. Je me retrouve à chercher de nouvelles techniques, de nouveaux items à ajouter à mon répertoire graphique, à m’inspirer de tout ce qui me tombe sous la main. Avec un enthousiasme non feint. J’ai envie d’explorer, j’ai envie de me lancer, de faire des erreurs et de chercher à les corriger. J’ai envie de partir à la recherche de références, de les étudier pour en faire quelque chose qui m’appartient. Et chaque étape m’ouvre la voie vers d’autres possibles ce qui est réellement exaltant.

Et puis en y réfléchissant bien, c’est aussi ma façon d’être dans d’autres domaines. J’aime apprendre, j’aime progresser, j’aime comprendre, j’aime croitre. J’ai une base solide sur laquelle me reposer le cas échéant, mais je n’ai pas peur d’aller explorer d’autres univers, quels qu’ils soient. Je ne reste pas dans ma bulle d’autosuffisance mais au contraire je me confronte à ce que je ne comprends pas forcément. J’essaie d’étudier le plus sérieusement et objectivement possible afin de comparer avec ce que je connais déjà, et de voir si je peux ajouter ces compétences à ma palette ou si au contraire m’en servir de contraste. J’essaie d’avoir l’esprit le plus ouvert possible pour pouvoir absorber les informations sans filtre, pour pouvoir par la suite les intégrer et les confronter à ce que je sais déjà. mais dans un premier temps, j’absorbe tout ce que je peux.

Lorsque je suis confrontée à quelque chose que je ne maitrise pas ou peu (et ça m’arrive très très souvent, comme à chacun d’entre nous), je ne me dis pas que je suis vraiment ignorante/incompétente/nulle. Mais je détermine de suite ce qui me fait défaut et je cherche à le comprendre, puis à l’intégrer. De ce fait, je ne suis pas dans une réflexion qui m’amène à me diminuer mais dans une action qui vise à m’améliorer. Et c’est toute la différence. Bien sûr évidemment je ne peux pas tout maitriser (le lâcher prise, vous vous souvenez?), mais si l’envie me prend de me pencher sur quelque chose, je le fais, si j’en ai la possibilité, où je le mets dans un coin de ma tête en attendant le bon créneau. Parfois c’est une question d’immédiateté, parfois ça ne se réalisera jamais. Et c’est très bien comme ça. Je ne peux pas absorber toute la connaissance du monde, et je l’accepte, je me concentre sur ce qui, à mes yeux, peut m’apporter quelque chose, peut me faire grandir.

Je suis mes envies, parce que si il existe cette petite étincelle au départ, il n’y a aucune raison qu’elle s’éteigne. Au contraire, elle s’épanouit la plupart du temps, et illumine le chemin vers d’autres envies… A moi de choisir, ou pas. Parfois c’est une évidence, parfois un événement, une rencontre, une expérience me sert d’inducteur. Quoi qu’il en soit, je n’ai aucun regret, aucun sentiment d’échec ou de sacrifice. J’aurai certainement l’occasion de revenir sur ce que je n’ai pas choisi, au moment opportun pour que ce soit de manière optimale.

Je n’ai pas peur de reprendre les bases. Si j’ai besoin de le faire pour asseoir mes nouvelles compétences, soit. Et puis c’est l’occasion d’explorer ces petits détails que j’aurais ignorés sinon. C’est une construction spiralaire. Je reviens sur ce que je pense déjà savoir pour finalement toujours en apprendre un peu plus. Et c’est ce qui donne un petit plus au processus. Donc revenir aux bases n’est jamais une perte de temps, même si clairement, ce n’est pas le moment le plus exaltant. Mais une fois les bases consolidées, on peut se lancer dans l’exploration plus en profondeur.

Je profite du voyage pour me plonger vraiment dans le domaine que j’apprends. Que ce soit une langue, un domaine de connaissance intellectuelle ou spirituelle, une technique, une culture. Je cherche à comprendre, je compare avec ce que je sais déjà, je mets en abîme, je décline, je décompose, je bidouille, et puis je reviens sur la voie principale pour aller à la prochaine étape.

Puisque je suis celle qui voyage, je vais à mon rythme. Et je m’autorise des digressions sans aucune culpabilité. Lorsque je sens que je commence à me lasser ou à manquer d’intérêt, je passe à autre chose. Lorsque quelque chose m’attire vraiment, je peux laisser ce que je suis en train de faire pour suivre cette nouvelle voie. Si je suis attirée par quelque chose, c’est qu’il est temps que je me penche sur la question. J’aurai toujours la possibilité de revenir sur ce que j’étais en train de faire. Rien n’est définitif, rien n’est figé. mais tout se construit, à son rythme, sur plus ou moins long terme.

Pour moi le plus important, c’est de toujours garder cet enthousiasme intact, et de le nourrir avec de nouvelles envies. J’ai une liste d’envies, de choses que j’ai envie de tenter et je sais que je peux y puiser autant que je le désire, puisque je continue à l’approvisionner au fil de mes rencontres, de mes expériences, de mes questionnements.

Alors cette semaine, je vous souhaite de vous connecter à vos envies vous aussi, et de vous lancer dans l’apprentissage de quelque chose de nouveau, même minime, pour le plaisir, avec enthousiasme.