Cheminement du 13 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 4ème carte du cheminement n°2: une vision claire.

Pourquoi n’ai-je qu’à me laisser porter ?

  • Qu’est-ce que je contrôle dans ma vie ?
  • Comment est-ce que je me sens à l’idée de ne pas tout contrôler?
  • Comment rester confiant(e) ?
  • Est-ce que je dois tout lâcher, ou est-ce que je reste maitre/maitresse de mon intention ?
  • Qu’est-ce que ça peut m’apporter ?

Nous avons tendance à vouloir contrôler ou du moins vouloir maitriser chaque aspect de notre vie. Et pourtant, si il nous appartient de donner les grandes lignes de ce que nous voulons faire ou être, si nous pouvons poser des intentions claires, rien n’est jamais gravé dans le marbre. Et si nous sommes trop rigides dans notre volonté de contrôle, nous pouvons rapidement nous retrouver dans un état de stress, de perte de moyens au moindre obstacle, au moindre retard, au moindre grain de sable. Il n’est pas question de devenir complètement passif, mais de trouver un équilibre entre les deux. Et d’accepter et comprendre que nous laisser porter peut nous apporter bien plus que de vouloir que tout se passe exactement comme nous l’avons envisagé. Laissons toute sa place à l’inattendu, qui nous ouvrira des possibilités que nous n’aurions jamais pu imaginer sinon.

Je ne fais pas de projet à long terme. C’est une des leçons que la vie m’a apprise de manière plutôt directe. Chacun des projets que j’ai pu faire dans le passé a explosé en vol, dans un formidable feu d’artifice, en me laissant dans un joli tas de cendre… bref, j’ai appris à ne pas élaborer de projet détaillé sur ce que je voulais faire de ma vie, sur ce que je voulais vivre… Lorsque le besoin se fait sentir, je pose une intention claire, un temps pour y parvenir, et j’avance vers cet objectif, mais je ne trace pas la route qui m’y mène. Ça ne m’appartient pas. Mon intention peut évoluer, le temps pour atteindre mon objectif peut être raccourci ou étendu, je peux prendre des chemins de traverse parce qu’ils me paraissent intéressants… Je sais ce que je veux atteindre, je sais que je l’atteindrai, même si ce ne sera pas forcément sous la forme et dans le temps que j’avais envisagés au départ. Et tout est bien.

Une fois mon intention posée, je ne m’en inquiète plus. Par contre, je me mets en route, c’est à dire que je fais ce qu’il me semble devoir faire pour l’atteindre. Je sais quelle direction prendre, et j’agis chaque jour dans ce sens, tout en prenant soin de moi physiquement et mentalement. Et je saisis les opportunités qui se présentent à moi pour me donner de quoi avancer un peu plus loin, un peu plus facilement. Je ne m’inquiète pas des obstacles, je les considère comme des points d’étape (et j’ai déjà écrit ce que je pense des obstacles ici). Et tant que je me sens en accord avec ce que je fais, je sais que je suis sur la « bonne voie », celle que je suis sensée prendre.

S’il m’arrive de douter, j’essaie de porter attention à ce qui se passe autour de moi et en moi. Et en général, quelque chose me confirme ou infirme mon choix. Je me laisse porter par le flux de la vie, mais je ne suis pas passive. J’agis, je construis, j’apprends, je comprends. Et tout ça me mène vers la réalisation de mon intention.

En lâchant le contrôle de chaque aspect de ma vie, je suis libre de vivre pleinement ce qui se présente à moi. Parce que les relations, les situations qui se trouvent sur mon chemin lui apportent un sens. Je suis libre de m’adapter à ce qui se présente sur mon chemin et d’en tirer le meilleur. Parce que ce qui compte, c’est justement ce que je vis, et non une date que j’ai posée aléatoirement et artificiellement. Je sais que j’avance, et que je me sens bien, en accord avec moi même.

Lorsque je repense à mes tentatives de contrôle (oui, je suis très obstinée, il y en a eu plusieurs… ), je comprends que je l’ai fait justement à des moments où j’avais l’impression de perdre complètement le contrôle de ce qui se passait. Et la peur de l’inconnu, de perdre ce que j’avais, m’avait poussée à me raidir sur mes positions… En vain… Par ce que c’était déjà fini avant même que je ne m’en aperçoive. Que je suis loin de percevoir tout ce qui est en jeu à tout moment dans ma vie. Et qu’il ne m’appartenait pas de me forcer à prendre telle ou telle direction.

Par contre, j’ai pris le parti de me laisser porter à un moment déterminant de ma vie, pour la première fois. J’ai été diagnostiquée avec un lymphome à 27 ans, et si mon pronostique était plutôt très encourageant (98% de guérison, ça booste le moral), je savais que je devais passer par de la chimiothérapie suivie de radiothérapie. Au moins 6 mois de traitements qui s’attaqueront au cancer, mais aussi au reste… Mon intention était donc d’être en bonne santé à l’issue du traitement. Et je me suis laissée portée par les médecins, un pas à la fois. J’ai pris cette expérience comme une sorte de rite de passage. Elle a aussi mis en lumière certaines choses que j’aurais préféré ignorer, mais qui m’ont beaucoup appris sur moi, sur ma relation aux autres, sur la façon dont chacun vit la maladie de manière différente. Ce fut réellement un rite de passage, quelque chose de fondateur dans ma vie. C’est là que j’ai posé les premiers jalons de ma philosophie de vie. Je me suis laissée portée par les spécialistes, je m’en suis remise au protocole. Et si à l’issue des traitements, mon corps était méconnaissable, épuisé d’avoir lutté si fort, il avait résisté, il avait tenu bon, contrairement au cancer, qui lui avait été détruit. Quant à mon mental, il avait subit une remise à niveau fulgurante. Si je suis déterminée aujourd’hui, ce n’est rien comparée à ce moment-là de ma vie. Et surtout, j’avais pu prendre le temps de me connaitre, vraiment, de prendre conscience de mes forces et de mes faiblesses, de ce qui était essentiel et de ce qui était superficiel…

Je ne sais pas comment j’aurai vécu la même expérience si j’avais voulu garder le contrôle… Objectivement, je m’en serai probable ment sortie aussi, mais par contre, je serai passé à côté de tout ce que j’ai eu l’opportunité de comprendre, de percevoir, d’accueillir, de ressentir. Et je ne serai certainement pas celle que je suis aujourd’hui.

Aujourd’hui, je me retrouve à nouveau dans une situation où je peux choisir de prendre le contrôle, ou de me laisser porter. Et ce, dans plusieurs domaines de ma vie. Oh joie ! J’ai posé mes intentions claires, pertinentes, du moins, elles me semblent l’être à ce moment de ma vie. Et j’avance vers mon objectif, un pas après l’autre, en saisissant les opportunités lorsqu’elles se présentent, en étant attentive aux petits riens, en recevant ici ou là la validation que je suis sur le bon chemin. Et je me sens bien. S’il m’arrive de m’inquiéter, de stresser pour des choses qui ne sont pas de mon ressort, je prends de grandes respirations, je fais une pause mentale, je me fais un bon thé et je reviens à moi, ici et maintenant. Le reste n’a pas d’importance. J’ai confiance en moi, en ce que je fais.

Parce que je le mérite.

Je vous souhaite une douce journée.

La carte du jour fait partie du jeu du cheminement n°2: une vision claire. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 12 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 2ème carte du cheminement n°9: partager.

Qu’est-ce que je me sens capable de partager ?

  • Qu’est ce qui me demande d’être partagé  ?
  • Qu’est-ce que j’ai envie de mettre en avant ?
  • Qu’est-ce qui donnerait plus de sens à ce que je partage déjà ?
  • Qu’est-ce qui me ferait plaisir de partager ?
  • Qu’est-ce qui est destiné à certaines personnes uniquement ?
  • Comment est-ce que je me sens à l’idée de partager ?

J’ai en moi beaucoup plus que je ne laisse paraitre. Et ce que je laisse à la vue et au su de tous n’est qu’une infime partie de ce que je suis. Je n’ai pas à me mettre complètement à nu si tel n’est pas mon désir, mais je peux peut-Pêtre envisager de m’ouvrir un peu plus. Si certaines personnes ont accès à plus de choses que d’autres, il est peut être temps pour moi d’être un peu plus ouvert(e). Et puis parfois, je sens cet appel de l’intérieur, qu’il est temps de laisser les autres accéder un peu plus à ce que je garde pour moi. Je me demande ce qu’il est temps pour moi de laisser émerger, de partager, d’exposer aux regard des autres. Je le fais en toute confiance, naturellement, sans crainte. Je suis prêt(e).

Je n’ai rien à cacher. Mais je ne ressens pas forcément l’envie d’exposer chaque aspect de ma vie au monde entier. Par exemple, vous ne trouverez pas de photo de moi en ligne. Et je ne suis présente sur la toile que sous mon pseudonyme. Ce sont des choix que j’ai fait en toute conscience. Non pas que je veuille cacher absolument mon aspect physique, je me décris facilement lorsque c’est pertinent, je n’ai aucun souci avec ce à quoi je ressemble, merci, je m’aime bien. Ou que je veuille garder l’anonymat: certaines de mes connaissances ‘dans la vraie vie’ savent que c’est moi derrière ce pseudo, et je ne m’en cache pas. Mais du fait de ma profession, j’avais envie de me sentir vraiment libre d’écrire ce que je voulais sans me brider au cas où certains parents d’élèves me liraient, vu le contexte extrêmement toxique dans lequel j’évoluais. Et puis ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas seulement un pseudo, mais un jeu avec mon nom. Donc je n’ai aucun souci pour conserver les choses en l’état. Je suis sur la toile depuis près de 20 ans, et ça me va comme ça.

Ce que j’ai envie de partager, c’est ce que je suis, et non pas mon image ou le nom que je porte. Parce que je pourrais m’appeler tout autrement, perdre ou gagner du poids, couper mes cheveux, les teindre, me maquiller ou non, modifier un ou plusieurs de ces aspects, mais je reste la même à l’intérieur. Du moins, ce qui m’importe le plus, ce que j’ai vraiment envie de partager, c’est mon cheminement dans ma vie. C’est aussi donner de l’espoir et de la force à ceux pour qui mes mots résonnent. C’est partager mon expérience de vie, et témoigner qu’il est possible de continuer à vivre après des événements traumatiques ou des situations vraiment difficiles, quitte à tout recommencer, quitte à tout reconstruire.

Ce que je veux partager c’est qu’avoir survécu à un cancer (enfin, surtout aux traitements hahaha), être sortie d’une relation de couple extrêmement toxique (un conjoint bipolaire et alcoolique refusant de se soigner), avoir accompagné ma fille jusqu’au bout de sa bataille avec sa tumeur cérébrale (après avoir subi pendant des années l’incompréhension et le jugement), et avoir fait un burn out (après des années de harcèlement, dans un environnement extrêmement toxique, et plutôt étendu… ) ne m’empêchent pas d’évoluer, de continuer, de grandir, d’apprendre, d’être curieuse, de m’ouvrir. Et surtout, si chacune de ces expériences m’a appris quelque chose, c’est que je peux garder la tête haute, que j’ai su y faire face. Et si chacune d’entre elles peut être considérée comme un rite de passage vers un nouveau chapitre de ma vie, je suis surtout sortie de chacune de ces épreuves plus forte, plus déterminée, plus sage aussi, plus créative, plus riche de ces expériences.

Je n’éprouve aucune difficultés à parler de ces étapes de ma vie. Je me dis parfois qu’avec tout le karma que j’ai accumulé, tout ne peut que bien se passer à partir de maintenant. Et puis j’ai retiré énormément de chacune d’entre elles, surtout dans la compréhension de qui que suis, de mon fonctionnement, de ma gestion de mes émotions, de la mobilisation de ma détermination, de l’épanouissement de ma créativité… tout ce que je vous partage ici. Je me sens aujourd’hui capable de partager mes émotions, mes réflexions, mes perceptions des choses. Parce que j’ai pris le temps d’ouvrir toutes mes boites de Pandore, et que tout est au grand jour maintenant. Et que je me sens enfin alignée à moi-même, que je n’ai plus besoin de taire ou de couvrir certaines choses. Et que j’ai beaucoup à dire.

Alors j’espère que mes mots résonnent en vous parfois, et qu’ils vous aident à faire votre propre cheminement, qu’ils vous encouragent, ou vous donnent de quoi nourrir votre réflexion, qu’ils vous portent aussi.

Parce que nous le méritons.

Je vous souhaite une douce journée.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°9: partager. Vous le trouverez ici

Cheminement du 11 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 24ème carte du cheminement n°8: accepter.

Quelles sont les forces qui se sont révélées en moi ?

Si je prends un peu de temps pour regarder mon cheminement de vie jusqu’ici, je me rends compte de toutes les épreuves que j’ai su surmonter. De tout ce que j’ai traversé, que ce soient les petits aléas de la vie, les obstacles qui se sont dressés ici et là, les échecs, les pertes… et pourtant, je suis toujours là, avec des souvenirs, mais aussi des projets plein la tête, des désirs, des rêves, et cette détermination sans faille de vivre ma vie pleinement, quoi qu’il se passe. Chaque épreuve m’a offert l’occasion d’évoluer, de découvrir, d’approfondir. Et aujourd’hui, je suis fort(e) de ces enseignements. Je sais que d’autres épreuves se présenteront, mais je n’ai pas peur : je sais que j’en tirerai le meilleur.

  • Qu’est-ce que j’ai appris ces derniers mois ?
  • Sur quel(s) trait(s) de caractère puis-je compter pour surmonter les obstacles qui se présentent sur mon chemin ?
  • Et si ce que je vois comme des faiblesses étaient en réalité des forces ? Après tout, je suis encore là !
  • Qu’est-ce que j’aimerais renforcer en moi ? 
  • Comment saisir les opportunités qui se présentent ?

J’avoue, j’ai souri lorsque j’ai vu la carte proposée par le générateur aujourd’hui… Je dois certainement un peu plus me pencher sur le sujet… Et j’ai écrit, puis modifié, pour réécrire encore l’article d’hier… Je me suis même réveillée en pleine nuit pour le réécrire encore. Et pourtant, je n’étais pas satisfaite. Un peu comme si je devais approfondir un peu plus, explorer un peu plus encore… Donc ce matin, lorsque le générateur m’a proposé cette carte je me suis demandée si je n’allais pas déroger aux règles (que je me suis imposées, il n’y a rien de gravé dans le marbre) et en tirer une autre. Mais la seule exception est si la carte proposée est un doublon… et là, ce n’est pas vraiment le cas… j’ai envie de mettre les deux cartes côte à côte avant de continuer…

Si la carte d’hier me donnait une sensation de détermination sans faille, un peu comme si la fleur avait fissuré le sol, celle d’aujourd’hui me donne plus une sensation de vulnérabilité et de sérénité, presque de douceur. La première est vraiment contrastée, et le blanc de la fleur la détache encore plus du gris anthracite du sol. En revanche les couleurs de la seconde sont beaucoup plus douces. La fissure de la première carte est béante, et semble pourvoir s’élargir encore d’avantage sous l’action des racines de cette fleur. Ce n’est pas du tout le cas de la seconde, qui au contraire semble supporter la fleur qui s’y épanouit. Deux cartes pouvant paraitre similaires mais tellement différentes. Et même complémentaires. Un beau cadeau du générateur qui me permet de les mettre en perspective.

Ma principale force, mon intégrité, a quelque chose de primal, de profondément ancré. Elle fait partie de moi, elle me définit aussi certainement en partie. C’est la force qui me permet de tout affronter et de me relever quoi qu’il en soit. Je sais que je pourrai toujours compter sur elle.

Mais il y a aussi toutes ces autres forces qui se sont construites au cours de mon cheminement, petit à petit, et qui font désormais partie de ce que je peux mobiliser lorsque j’en ai besoin, ou envie.

La première qui me vient en tête, c’est ma détermination. J’ai en moi cet instinct de survie ancré au plus profond. Et ma détermination à avancer, quoi qu’il en soit, en est l’expression. Si je sens que je dois faire quelque chose, rien ni personne ne pourra m’en empêcher. Je mobiliserai tout ce que j’ai en moi pour y parvenir. et si mon objectif se modifie au cours du temps, ma détermination elle, ne faiblit pas. Je suis déterminée à explorer, à découvrir, à ressentir, à avancer, à échanger, à comprendre, à aimer, à vivre, tout simplement. Et même lorsque mon corps me lâchait, ma détermination restait intacte et c’est elle qui m’a permis de me reconstruire plus d’une fois. C’est la flèche qui se dirige droit vers le coeur de cible, peu importe la distance.

La deuxième des forces qui se sont révélées à moi est ma créativité. Si ma détermination me permet d’avancer, ma créativité, quant à elle, m’offre de profiter du paysage. Elle est celle qui trouvera toujours le moyen d’évacuer le trop plein, de garder une trace de ce qui me touche, d’aller vers les autres, de faire preuve de vulnérabilité, d’exercer ma sensibilité. C’est la flamme qui me réchauffe et me motive. C’est ce qui me permet de comprendre ce qui ne peut pas être dit mais uniquement ressenti. Lorsque je n’ai pas les mots, parce qu’une émotion est trop forte, je fais appel à ma créativité pour l’exprimer. Lorsque je veux créer du lien avec quelqu’un, je fais appel à ma créativité. Et je suis plus qu’heureuse lorsqu’on me demande de la mettre au service de quelque chose qui est important pour celui ou celle qui me le demande. Et puis, ma créativité me permet aussi de mettre plus de couleurs et de rythme dans ce qui peut me paraitre sans intérêt au premier abord. Elle est ce côté pétillant qui rend tout tellement plus intéressant.

La troisième de ces forces est mon intuition. J’ai appris à être à l’écoute de ma petite voix intérieure et de mon corps. J’ai choisi de la laisser me guider à certains moments de ma vie, et je n’ai jamais eu à le regretter. Aujourd’hui, elle fait partie des forces que je mobilise au quotidien. Elle est un peu comme mon garde du corps. Elle m’alerte de ce qui vient sur mon chemin, m’aide à lever le voile sur certaines situations, et voit directement au travers des masques que certains portent. C’est ma force la plus discrète, mais probablement la plus efficace.

La force la plus récente qui se soit révélée à moi, mais qui est rapidement venue prendre toute sa place, est mon discernement. Dans un monde où on est jugés en permanence, de façon implacable, le discernement est sans aucun doute une force qui peut tout changer. Je ne juge pas. Parce qu’il ne m’appartient pas de le faire, en premier lieu, et parce que je considère que chacun a son propre chemin à parcourir, que nous n’évoluons pas au même rythme. Et puis surtout, chacun se construit selon les expériences de vie qu’il ou elle a à vivre. Et réciproquement, je me moque du jugement des autres. Parce que je suis aujourd’hui dans l’intégrité, dans mon authenticité, que je suis alignée à moi-même. Je peux entendre ce qu’ils ont à me dire, qui est la plupart du temps une projection issue de leur insécurité, de leur volonté de contrôle, des leçons qu’ils ont retiré de leur propre cheminement. Mais qui n’a rien à voir, réellement, avec moi. Donc je n’ai pas à me préoccuper de ça. Par contre, ce qu’ils me disent me renseigne beaucoup sur leur état d’esprit, sur ce qui les angoisse, sur ce qui les rassure… Et je peux comprendre pourquoi ils m’en font part. Le discernement, et non le jugement. Qui simplifie tellement mes relations aux autres. Toute l’énergie que je dépensais à contrer, encaisser, répondre au jugement des autres peut désormais être mobilisée pour comprendre, expliquer, et agir en conséquence. Je n’ai plus à gérer le déferlement incontrôlé des émotions d’autrui, qui déclenchait immanquablement un soulèvement émotionnel de ma part. J’identifie leurs émotions, je peux comprendre d’où elles viennent, mais elles ne sont pas les miennes et n’ont aucune raison de l’être. Je ne les autorise donc pas à m’envahir, et je reste dans l’écoute et l’observation, dans l’empathie. Et puis je reprends ma route.

Concrètement, si par exemple je me sens poussée à intervenir dans une situation ou une conversation (signal de mon intuition), c’est que je dois rétablir l’équilibre (exercice de mon intégrité) en replaçant les choses dans leur contexte (exercice de mon discernement), en étant la plus claire possible (exercice de ma créativité) tout en posant des limites saines et nettes (exercice de ma détermination). Et je lâche prise. J’ai transmis mon message, qu’il soit reçu ou non n’est pas de mon ressort. Bien plus, je n’ai même pas à m’inquiéter de l’impact de mes mots, de l’émotion qu’ils peuvent avoir déclenché chez l’autre. C’est son cheminement, et non le mien. Et je n’ai pas à m’en préoccuper. Je n’agis pas d’un lieu de « mot en B » ou de malveillance. J’ai senti que je devais agir, j’ai agi par intégrité. Avec mon discernement. Et c’est tout. Je refuse de prendre sur moi parce que la personne en face n’est « pas aussi forte » que moi, qu’elle « n’est pas aussi sensible » que moi, qu’elle « ne comprend pas les conséquences que ses mots ou actions peuvent avoir sur les autres ». Oui il y a du vécu. Pendant des décennies, c’est ce que j’ai du prendre en compte… En oubliant de prendre en compte la personne la plus importante de ma vie, celle de qui je devais prendre soin: moi-même. Je trouve qu’on nous demande de plus en plus de prendre en compte les autres, leurs émotions, leur sensibilité, leurs failles etc, mais d’ignorer les nôtres. Et on se perd peu à peu dans un océan d’angoisses et de peurs, d’émotions qui ne sont pas les nôtres. On se fait tellement facilement submerger par cette vague et on craint de ne pas être validés, voir même de subir les foudres d’autrui si on a le malheur de dire stop et de remettre les choses dans leur contexte, de faire preuve de discernement, de dialoguer et non de subir un monologue incessant. Alors j’ose. J’ose parler en mon nom, j’ose me faire passer en premier, et à faire preuve d’intégrité en mobilisant mon discernement, mon intuition, ma créativité et ma détermination. En étant authentique, en étant transparente, en étant ancrée dans mes valeurs et mes principes, en étant alignée à moi-même.

Je me rends compte que j’avais vraiment besoin de me plonger dans ces deux jours d’introspection sur mes forces, après avoir plongé dans ma vulnérabilité et ouvert toutes mes boites de Pandore ces derniers mois. Aujourd’hui, je retrouve et revendique ma force, ma puissance en tant qu’être humain imparfaitement parfait, et … je ris. Parce que dans mon casque, alors que je tape ces mots, résonne la chanson d’Hozier, Nina cried Power… très belle validation! Et oui, je me sens bien, à ma place. Ce cheminement de l’inattendu est vraiment ce dont j’avais besoin pour valider mon cheminement personnel, et poser les bases pour ce qui vient.

Nous avons en nous bien plus de forces, et des forces bien plus puissantes que nous le pensons. Il nous appartient de les reconnaitre, d’en faire des ressources auxquelles nous pouvons nous référer en toute confiance.

Parce que nous le méritons.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°8: accepter. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 10 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 20ème carte du cheminement n°1: un nouveau départ.

Quelle est ma plus grande force ?

  • Sur quel ressource en moi puis-je toujours compter, quoi qu’il arrive ?
  • Qu’est-ce qui m’a permis de faire face à l’adversité dans le passé ?
  • Quelle est ma caractéristique refuge, sur laquelle je me repose ?
  • Qu’est-ce qui me définit ?

Je peux puiser en moi des ressources qui me porteront dans mon projet. Parmi celle-ci, il y a ma plus grande force, ce qui ne m’a jamais fait défaut et qui m’a permis d’avancer jusqu’ici. Détermination, créativité, vision claire, organisation, etc… cette force peut revêtir plusieurs formes. Mais elle est celle sur laquelle je peux toujours compter, une compagne fidèle que je peux solliciter dès que le besoin se fait ressentir. Avec la conviction qu’elle m’aidera à exprimer mon plein potentiel.

Ma plus grande force est mon intégrité, mon authenticité. Elle me permet de pourfendre les obstacles, de traverser les épreuves les plus difficiles avec la promesse d’un après plus sage, plus beau, plus fort encore. Je n’ai jamais eu peur de livrer les batailles qui se présentaient à moi. Parce que je savais que si je décider de m’élancer dans la mêlée, je n’aurai rien à perdre, mais tout à gagner.

Il m’est arrivé de devoir faire profil bas dans ma vie, pour me soumettre aux injonctions et autres règles dénuées de tout sens.. Parce que ça faisait partie de mes missions, et que je n’avais pas vraiment le choix… Mais en exigent une soumission et une obéissance sans réserve, ils font aussi en sorte d’instiller tout esprit critique, ou toute reprise en question du système hors de notre portée. Bref, je me suis retrouvée à faire le grand écart entre ce qu’on me demandait de faire, de dire, de transmettre, et mes valeurs et principes… J’ai tenu aussi longtemps que possible, « pour le bien des enfants » (quelle vaste fumisterie, avec le recul, quelle illusion!), parce que j’avais une certaine sécurité (mais que j’évoluais chaque jour dans un environnement des plus toxique, quelle sécurité), parce que c’était ce qui était attendu de moi (et peu importe ce que moi je pensais ou ressentais…). Je me suis consumée de l’intérieur, et j’ai implosé.

Mais si la vie m’a appris quelque chose, c’est que c’est au coeur de mes cendres encore fumante que je la trouverai, étincelante, intacte. Mon intégrité était là, à attendre le bon moment pour me permettre de me reconstruire sur des bases bien plus saines, bien plus solides. Et c’est guidée par elle que j’ai franchi les différentes étapes qui m’ont menées jusqu’ici. J’ai compris que la seule capable de me détruire, c’était moi. Et qu’en cherchant à toujours protéger les autres (de qui? de quoi? d’eux-même?) je m’oubliais. Aujourd’hui, je me fais passer en premier. Parce que je ne peux être utile à personne, je ne peux rien faire si je ne commence pas par prendre soin de la personne la plus importante dans ma vie: moi-même. C’est en prenant soin de moi que je pourrai prendre soin des autres, si tel est mon désir. Ou que je pourrai leur apporter quoi que ce soit.

Aujourd’hui, j’ai retrouvé le plein usage de mon intégrité… Et puisque je n’ai plus à protéger qui que ce soit, et que je n’ai rien à perdre, mais tout à gagner, je compte bien exercer ma plus grande force pour continuer à avancer. Je suis transparente. Je ne me cache pas derrière des faux semblants, je ne joue aucun jeu. Ce qu’on voit de moi, c’est ce que je suis. Mes actes et mes pensées sont en concordance. Si je sens que je ne devrais pas faire quelque chose, je ne la fais pas. Je peux faire preuve de spontanéité, dans un certain cadre. Mais la plupart de mes actions sont le fruit d’une réflexion et de la vérification qu’elles correspondent à mes valeurs. Je dis les choses telles qu’elles sont. J’essaie d’être la plus diplomate possible, mais je viens de passer beaucoup de temps sur des champs de bataille divers et variés, je vais avoir besoin d’un petit temps d’adaptation. Si on me demande mon avis, je le partage avec joie. Mais je n’impose rien à qui que ce soit. Je n’essaie pas de convaincre qui que ce soit que je détiens la vérité. Par contre, je m’efforce de vivre une vie sous le signe de l’intégrité et de l’authenticité. Si je sens que je dois m’interposer, pour que les conflits s’apaisent, je le fais. Si par contre, je sens que je ne peux rien apporter au débat, ou que je risque d’être un peu trop ‘directe’, je prends le parti de me taire et de garder mes opinions sous silence.

J’ai dans ma vie des personnes de tous horizons. Nous ne partageons pas la même vision des choses, nous sommes très différents, mais nous nous apprécions et nous respectons pour ce que nous sommes. Les personnes qui m’entourent aujourd’hui partagent toutes une même caractéristique: elles vivent selon leurs principes, et ne sont pas prosélytes. L’acceptation de l’autre, et le respect pour son parcours est quelque chose d’essentiel. Les expériences que cette personne a vécu l’ont façonnée, et sa perception des choses découle des choix qu’elle a eu à faire. Et ça mérite le respect. Ce que j’apprécie le plus dans mes relations actuelles est que personne ne juge les autres. Chacun essaie de faire preuve de discernement. Et si vraiment une divergence est trop difficile à réconcilier, ce n’est pas un problème. Je n’ai pas à convaincre l’autre de voir les choses comme moi, et vice versa. Et nous pouvons parler de tout un tas d’autres choses.

Et c’est justement là que mon intégrité joue un rôle important. Je suis capable d’écouter et j’essaie de comprendre le cheminement de chacun. Je m’efforce d’être dans le discernement, et non dans le jugement. Et c’est ce qui me permet d’avoir des conversations variées, intenses parfois, mais toujours enrichissantes. Je n’hésite pas à expliciter mes positions si besoin est. Non pas pour convaincre qui que ce soit, mais pour éclaircir mon cheminement. Je demande à mes amis la même sincérité, et je leur donne l’espace nécessaire pour se sentir suffisamment en sécurité pour échanger avec moi. Et j’avoue que je savoure le fait de ne pas avoir à marcher sur des oeufs, de ne pas avoir à vérifier que chaque mot est compris et ne peut être détourné. Je dis les choses telles que je les vois, telles que je les perçois. Si ça ne plait pas à mon interlocuteur, et bien… il y a plein d’autres poissons dans l’océan. Et surtout, mes opinions et perspectives viennent de mon expérience de vie. Elles sont enracinées en moi. Je ne suis aucun courant, je n’appartiens à aucune école ou groupe. Je n’ai à respecter que les règles que mon intégrité me propose de suivre. Et c’est très bien ainsi. Je suis un esprit libre, et je compte bien le rester.

Mon intégrité, mon authenticité, est ma plus grande force, et j’en suis fière. Elle me permet de garder la tête haute et m’offre un cadre dans lequel je m’épanouis. Et surtout, elle simplifie ma vie, en lui redonnant également tout son sens.

Pfiou, c’est un peu brouillon, mais ça vient du cœur!

Je vous souhaite une magnifique journée.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°1: un nouveau départ. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 9 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 1ère carte du cheminement n°3: planter son intention.

Quelle envie est-ce que je sens naître en moi ?

  • Qu’est-ce que je sens émerger en moi ?
  • Quelles sont mes aspirations ?
  • Qu’est-ce que j’ai envie de faire, de créer ?
  • Pourquoi est-ce que cette envie émerge à ce moment de ma vie ?
  • Qu’est-ce qu’elle met en lumière sur mon état d’esprit du moment ?

J’aime ce moment où je sens que ma créativité cherche à s’exprimer, qu’une idée germe en moi. Parce que ça signifie que je suis à mon écoute, et que mon esprit est toujours aussi fertile. Toutes mes idées ne verront pas jour. Mais j’accueille chacune d’entre elles avec joie et émerveillement. Je les laisse prendre racine en moi, et se nourrir de ce que j’ai à leur apporter. Certaines ne peuvent trouver les nutriments nécessaires et s’évanouissent. D’autres au contraire s’épanouissent, puisant dans le terreau fertile que je leur propose.

Alors que j’avance sur mon chemin de vie, que je construis pas à pas mon existence, je donne aussi naissance à toute une flotte d’idées, de la plus simple et réalisable à la plus extravagante. Mais mêmes mes idées les plus improbables sont des sources dans lesquelles je peux puiser mon inspiration. Je n’écrirai sans doute jamais cette épopées fantastique et mystique, mais je peux en dessiner certains décors, ou personnages… Je n’ai pas le moindre indice ou la moindre compétence pour réaliser ce projet, mais je peux en parler avec des amis qui auront peut être les capacités de le faire, et à qui j’ai juste donné l’impulsion.

Parce que j’ai compris que toutes les idées qui germent en moi ne me sont pas forcément destinées… Même mes écrits ne sont pas forcément quelque chose qui m’éclaircira… Mais ils correspondent peut être à ce que d’autres ont besoin de lire, à ce moment de leur vie (étonnamment, c’est arrivé 2 fois la semaine dernière, ça m’a pris par surprise, et aussi motivée pour continuer). Alors je me laisse porter par l’inspiration, et j’accueille chaque idée avec curiosité, en me demandant ce que je peux en faire, comment la matérialiser éventuellement.. ou sous quelle forme l’exprimer.

J’essaie aussi de ne pas me laisser envahir par une créativité débridée. Je prends le temps de laisser mes idées prendre racine, et je vois ce que je peux faire pour les aider à percer au grand jour. Pour la plupart, c’est un processus rapide, et dans la journée, je commence à poser les premiers jalons. Pour d’autres, plus complexes, plus importantes aussi, certainement, en terme d’impact sur ma vie ou sur celles d’autres que moi, ça peut prendre un peu plus de temps… et puis il y a celles qui sont profondément ancrées en moi, qui sont à l’origine de transformations plus importantes et réclament donc plus de temps, et d’attention.

Mais quelle que soit l’idée qui nait en moi à ce moment précis, je l’accueille, je la laisse apporter sa petite étincelle, éphémère ou non, à mon univers intérieur.

Parce que je le mérite.

Je vous souhaite une journée inspirante.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°3: planter son intention. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 8 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 12 ème carte du cheminement n°6: souvrir.

Comment continuer de rester dans l’ouverture vis-à-vis de moi-même ?

  • Comment garder la porte ouverte à mes émotions, à mes désirs?
  • Comment ne pas me refermer et m’ignorer à nouveau?
  • Qu’est-ce que je peux garder comme une flamme de veille vis à vis de moi?
  • Qu’est-ce que j’ai ressenti en m’ouvrant à moi que je ne veux pas perdre à nouveau?
  • Comment conserver cette intimité et cette transparence avec moi-même?

J’ai appris beaucoup sur moi ces derniers jours. Et j’en ressens les bienfaits d’ores et déjà. J’ai envie de poursuivre sur cette voie, et pour ce faire, je dois m’appuyer sur des éléments simples mais efficaces. En me disant bien que je ne suis pas infaillible, mais que tout peut devenir une leçon, un tremplin, si je le laisse l’être.

En ce qui me concerne, j’ai été confrontée plutôt brutalement à ma vulnérabilité ces derniers mois. C’était quelque chose dont j’avais grand besoin dans mon cheminement, et certainement le seul moyen de me faire sortir de ce « mode de survie » dans lequel j’évoluais depuis si longtemps. Je me suis reconnectée à mes émotions, et j’ai réussi à trouver un nouvel équilibre. Je me suis adaptée à cette nouvelle intensité, à cette nouvelle richesse dans la palette de ce que je peux ressentir… Et je me sens capable de faire face à chaque signal d’alerte que mes émotions me lancent. Lorsque je ressens, je ressens vraiment. Au plus profond, intensément, sans faux semblants. Mais c’est aussi comme ça que je me sens vraiment moi-même, en étant à l’écoute de mes ressentis et de mes perceptions, en essayant d’exercer mon discernement. Et puis cette intensité émotionnelle est une formidable source d’énergie si on sait la maitriser… Je suis capable de me contenir lorsque c’est nécessaire, mais je n’ai plus peur de donner un petit aperçu de ce que je ressens le moment voulu.

On m’a longtemps fait comprendre que c’était un défaut, quelque chose qui peut être choquant, qui peut surprendre, et qui peut donner une image de moi plutôt biaisée. Je suis arrivée à un moment de ma vie où je n’ai plus envie de toujours prendre en compte les réactions émotionnelles des autres en bridant et en cachant les miennes, pour les « préserver ». Alors, oui, si on me manque de respect, je peux être très cassante et remettre les choses à leur place. Si je suis sous le charme d’un paysage, d’une architecture, d’une lumière particulière, je n’hésite pas à en faire part non plus, en décrivant ce que ça m’évoque. Si j’ai de la peine, je laisse les larmes couler, je ne les retiens plus. Je n’ai plus envie de laisser cet acide me ronger de l’intérieur en prétendant que tout va bien. Si j’ai quelque chose d’agréable à dire à quelqu’un, je n’hésite pas non plus. Parce qu’on oublie bien trop souvent ce que quelques mots peuvent avoir comme impact positif dans la journée de quelqu’un.

Et puis je me sens bien plus alignée avec mes émotions en le faisant. Je peux paraitre plus froide à certains, ou au contraire plus chaleureuse. Je ne me bride plus. Et je me sens enfin en accord avec moi-même. Après avoir ouvert toutes mes boites de Pandore, je n’avais plus rien à me cacher. Et ce que je prenais pour de la faiblesse était en fait l’expression de ma vulnérabilité, de mon humanité… Je n’ai pas à toujours être forte, analytique, de marbre pour ceux qui m’entoure, tout en bouillant à l’intérieur. Parce que c’est plus confortable… pour eux. En laissant transparaitre ce que je ressens, je fais à la fois preuve de vulnérabilité (oui, je ressens de la peine, de la colère,… ) et je me libère également d’un des carcans les plus étouffants qui m’ont été imposés par d’autres. Je reprends mon propre pouvoir et je peux enfin l’exprimer.

Donc pour moi, rester dans l’ouverture vis à vis de moi-même est tout simplement rester dans l’expression de mon authenticité et je m’en réjouis chaque jour. Ce n’est pas un fardeau, ni une contrainte. C’est quelque chose qui m’est devenu naturel.

Si d’autres épreuves se présentent sur mon chemin, je sais que je n’aurai pas à m’enfermer de nouveau dans le contrôle, mais au contraire puiser dans l’énergie que me procurent mes émotions pour les surmonter, et brillamment. Parce qu’il est grand temps que je déploie mes ailes et que je m’élève en m’affirmant. Je laisse les carcans et autre contrôle à ceux qui en ont besoin pour se rassurer sur leur propre fonctionnement. Moi, je décide de continuer ma route librement. Et de vivre pleinement.

Parce que je le mérite.

Je vous souhaite une journée éblouissante.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n° 6: s’ouvrir. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 7 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 18 ème carte du cheminement n°7: se découvrir.

Qu’est-ce qui me fait plaisir ?

  • Qu’est-ce qui m’a fait plaisir ces derniers jours?
  • Comment me faire un petit plaisir dès que possible?
  • Est-ce que ce qui me fait plaisir implique d’autres personnes? Comment les associer à ce moment? Juste pour le plaisir?
  • Qu’est-ce qui, ou qui est-ce qui m’apporte le sourire instantanément?
  • Comment intégrer des moments de plaisir régulièrement dans ma vie?

Lorsque je suis entrainé(e) dans le tourbillon de la vie, je peux avoir du mal à réserver du temps pour me faire plaisir. Petits plaisirs du quotidien ou rituel de bien être, je m’offre ce cadeau. Parce que non seulement je le mérite, mais aussi parce que le plaisir, quel qu’il soit, me donne l’énergie et l’envie d’aller encore plus loin, de découvrir d’autres plaisirs jusqu’ici inconnus. Petits riens ou grand événement, je me fais plaisir, je fais plaisir, et je souris à la vie qui s’offre à moi.

Quant à moi, j’essaie de me faire plaisir chaque jour. Ce qui était, au départ, une manière de me révolter contre les coups du sort, est devenu une part importante de ma philosophie de vie. Peu importe ce qui peut se passer dans ma vie, je fais en sorte de me réserver un petit moment, de m’offrir quelque chose qui me fasse du bien, qui me fasse sourire, qui m’apaise. Un peu comme si, en laissant entrer le plaisir, même fugace, même léger, je montrais que je mérite de ressentir cette étincelle, même dans les moments les plus sombres. Je laissais la lumière du plaisir s’opposer et sublimer les ténèbres dans lesquelles j’ai pu me retrouver, bien plus souvent que je ne l’aurais souhaité.

Lorsque je me sens acculée dans ma journée, je prends ça comme le signal qu’il est temps de me faire plaisir…. Et puisque j’ai un gros faible pour les petits riens, je peux agir très vite et laisser un peu d’air frais souffler sur cette atmosphère bien trop lourde… ça n’empêche pas l’obscurité d’être là, mais au moins, ne serait-ce que pendant un instant, je sais que je suis capable de me sentir légère, de sourire, de m’apaiser… je reviens à moi grâce à ces petits plaisirs, et ils me donnent la force d’affronter le reste, même si eux mêmes ne sont que des faibles lueurs… Mon feu intérieur s’en nourrit et se souvient qu’il est là pour brûler, quoi qu’il en coûte.

Et aujourd’hui, ça me fait plaisir de vous partager mes petits plaisirs, afin que vous aussi puissiez y puiser l’inspiration pour le laisser faire partie de votre vie, au quotidien.

  • Boire un thé/chocolat/café chaud en regardant le paysage automnal s’étendre devant mes yeux.
  • Allumer une bougie et regarder sa flamme danser, respirer son parfum et laisser mon esprit errer pendant un moment, en accueillant ce qui vient.
  • Écouter un morceau de musique au casque, en fermant les yeux, pour laisser la musique m’emporter loin, aussi loin qu’elle le désire, dans le temps qui lui est imparti.
  • Créer quelque chose de nouveau, sans me soucier du résultat, mais pour le plaisir de matérialiser quelque chose que j’ai en tête. Bien souvent, je suis agréablement surprise par le rendu.
  • Me régaler d’un pain au chocolat/d’un croissant/d’un cookie que j’ai acheté chez le boulanger.
  • Cuisiner un plat qui me fait plaisir, qui m’apporte une satisfaction des papilles, qui me rattache à un souvenir heureux.
  • Aller me balader, sans vraiment de but, en gardant les yeux grand ouverts pour accueillir l’inattendu qui peut surgir à tout moment et surtout profiter de ce que je peux voir.
  • Regarder un film ou un documentaire enveloppée dans une couverture moelleuse.
  • M’acheter des fleurs.
  • Lire de la poésie.
  • Lire un roman.
  • Me balader sur les pages d’artistes que j’apprécie, leur laisser des petits commentaires.
  • Jouer de la flûte irlandaise.
  • Méditer, avec mon chat sur les genoux.
  • Faire une belle session caresses/ronrons avec le chat.
  • Écrire, de la poésie, ou tout ce qui me passe par la tête.
  • Danser dans mon salon, librement.
  • Me masser.
  • Hydrater ma peau, ou lui faire un soin quelconque.
  • Porter un pendentif particulier.
  • Passer du temps avec mes proches.
  • Partir à la découverte de quelque chose de nouveau. Quoi que ce soit.
  • Prendre quelque chose qui me fait sourire en photo. Pour pouvoir l’emporter avec moi.
  • Prendre soin de mes petites plantes.
  • Changer mes meubles de place.
  • Créer quelque chose pour quelqu’un.
  • Aller dans un lieu naturel, enlever mes chaussures et profiter du moment.
  • Prendre une bonne douche chaude.
  • Jouer à un deux trois soleil avec le chat.
  • Partir en vacances, en week end, changer d’air.
  • Refaire le monde avec mes amis.
  • Collecter des citations, parce qu’elles me parlent.
  • Collecter des images pour m’en servir de références le moment venu.
  • ….

Cette liste est n’est évidemment pas complète, mais c’est tout ce qui me vient en tête dans l’immédiat… Tout n’a pas à être grandiose et éblouissant… on oublie parfois ce que les petits riens peuvent nous apporter… à nous de le redécouvrir.

Parce qu’on le mérite.

Je vous souhaite une magnifique journée remplie de petits et grands plaisirs.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n° 7: se découvrir. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 6 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 26 ème carte du cheminement n°9: partager

Et si je recevais autant que je donnais ?

Pour prendre la juste mesure de ce que je reçois lors de mes échanges avec les autres, je peux:

  • Me demander ce que j’ai retiré de mes derniers échanges avec quelqu’un.
  • Me demander si j’ai été dans l’écoute et non seulement dans la transmission.
  • M’assurer que je suis capable d’intégrer ce qu’on me dit ou m’offre dans ce que j’ai déjà, sans le rejeter d’office.
  • Me demander en quoi mes échanges ont nourri ma propre réflexion.
  • M’entourer de personnes avec lesquelles j’ai plaisir à échanger.

Je comprends que le partage ne se fait pas à sens unique. Je partage à l’autre, mais surtout, je partage avec l’autre. Ce que je dis, ce que je fais, ce que j’offre n’a de sens que s’il est reçu. Mon monde intérieur, aussi riche et complexe soit-il, aussi solide soit-il, bénéficie du contact avec ceux auquel il est exposé. Chacun nourrit l’autre, chacun apporte une pierre à l’édifice collectif, et met l’autre en valeur. C’est en échangeant, en s’ouvrant qu’on avance réellement sur notre chemin personnel. Parce que les petits rien offerts par nos compagnons de voyage peuvent s’avérer parfois vitaux. Et qu’ils possèdent parfois ce qu’il nous manque pour compléter notre quête de sens. Il est temps d’échanger.

Partir à la découverte de l’autre tout en lui ouvrant les portes de mon monde intérieur est ce qui donne du relief et tout son sens à chaque rencontre. Chacun s’ouvre selon son désir ou ses possibilités. Certains sont transparents, d’autres bien plus opaques. Mais je retire toujours quelque chose des échanges que je peux avoir avec quelqu’un. Une vision différente de la mienne, une nouvelle perspective, ou au contraire une validation de mes ressentis, la confirmation que ma perception peut être légitime. Quoi qu’il en soi, j’aime penser que l’autre aussi repart avec de quelque chose que je lui aurais apporté… Attention, je me rends compte que ça peut paraitre très sérieux, mais parfois il s’agit juste d’un morceau de musique, ou d’une image, d’une citation, d’une photo etc. Tout n’a pas à être super profond tout le temps!

Parce qu’on le mérite

Je vous souhaite une douce journée.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n° 9: partager. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 5 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.

Carte du jour: 21 ème carte du cheminement n°5: prendre soin de soi

Que faire pour retrouver mon équilibre intérieur ?

Je reprends ce que j’ai écrit le 21 mai, parce que c’est comme ça que je continue de voir les choses…

  • Comment ne pas me laisser submerger par mes idées ou désirs?
  • Que mettre en place pour que je puisse être dans la sérénité?
  • Comment rééquilibrer mes activités pour que je puisse trouver du temps pour moi et me sentir bien?
  • Comment m’organiser pour conserver une certaine sérénité?
  • Que faire pour rentre cet équilibre pérenne?

Lorsque nous mettons en place de nouvelles habitudes dans notre vie, lorsque nous bousculons notre fonctionnement, nous créons un déséquilibre. Tout peut rentrer dans l’ordre tout seul, en créant un nouvel équilibre, ou nous devons intervenir pour que l’équilibre soit retrouvé. Pour ce faire, nous devons trouver un moyen d’éliminer les pensées parasites, ces petites choses qui nous reviennent encore et encore à l’esprit sans pour autant nous apporter quoi que ce soit (nos doutes, nos peurs, notre jugement). Et nous nous devons aussi gérer ce qui nous trouble au point de poser un problème, ce que nous pensons devoir faire, ce que nous ne parvenons pas à faire aussi bien/aussi vite que nous pensions pourvoir le faire… tous ces « tu devrais, tu aurais du, tu aurais pu, tu n’as pas, …. » qui nous empoisonnent tout au long de notre journée. Il y a souvent des solutions simples pour faire ce que nous avons à faire sans pour autant porter un poids inutile sur notre dos.

Aujourd’hui, je regarde en moi et je restaure l’équilibre, si besoin est.

  • En cas de pensée qui revient encore et encore, je m’efforce de la noter, et de passer à autre chose. Je reviendrai vers elle lorsque je serai disponible pour le faire. Mais je l’ai entendue, je l’ai prise en compte. Mais là, maintenant, ce n’est pas le moment.
  • En cas de doute, de peur, je m’arrête, je respire 3 fois profondément pour éclaircir mes émotions, et je regarde ce qui me cause ce souci. Souvent, il s’agit avant tout d’un manque de confiance en soi. J’échange cette émotion angoissante par l’idée de « je suis capable ». Quitte à le dire à vois haute pour que ce soit bien clair. Non mais oh!
  • En cas de pensée relative à un souvenir douloureux, en cas de flash back… , je reviens à moi, et je me dis que oui, ça s’est passé, c’est vrai, ça fait partie de mon histoire. Mais je suis ici et maintenant, et non pas à ce moment-là. J’ai conscience que c’est quelque chose que je devrai affronter tôt ou tard, mais ce n’est pas le moment. Je le ferai au moment voulu, dans un contexte qui me permettra de le faire en toute sécurité et sérénité. Et je reprends le cours de ma vie. Ce n’est pas si facile, et je dois rester fidèle à ma parole, et traiter ce genre de chose lorsque je me sens capable de le faire. Sinon, je devrai encore et encore y faire face, et je serai loin de l’équilibre que je recherche.
  • Et si je me sens complètement submergé(e) par tout ce qui se passe dans ma vie, il est peut-être temps de prendre un temps pour instaurer un système de gestion de mon temps. Que ce soit un bullet journal, un agenda, ou même l’application calendrier sur mon téléphone ou mon ordinateur, je choisi ce qui parait me convenir le mieux. Je m’y tiens, et je laisse le système ôter l’inquiétude et le désordre dans ma tête. Au départ, je note tout ce à quoi je pense, et j’essaie de ne pas me surcharger. Peu à peu, je remarque que certaines choses deviennent des choses que je fais régulièrement et automatiquement. Je n’aurai plus à les noter, puisqu’elles me sont devenues naturelles. Elles ne m’envahissent plus. Et je me sens de nouveau en paix.
  • Et puis surtout je n’ai pas à affronter tout ça seul(e). Je peux demander l’aide de professionnels qui m’aideront à trouver ce qui m’aidera à passer de l’autre côté de mon déséquilibre, qui sauront m’aiguiller et m’écouter. Et parfois, ce qui nous parait vraiment envahissant peut être éliminer en peu de temps, simplement en suivant les conseils éclairés de ceux dont c’est le métier 🙂

    Parce que je le mérite.

Je vous souhaite une superbe journée.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n° 5: prendre soin de soi. Vous le trouverez ici.

Cheminement du 4 novembre

Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec. Carte du jour: 20 ème carte du cheminement n°7: se découvrir

Qu’est-ce qui nourrit mon feu intérieur ?

  • Qu’est-ce qui me passionne?
  • Comment est-ce que je trouve de quoi nourrir cette passion?
  • Quelles sont mes sources d’inspiration?
  • Comment les stimuler, les solliciter, les matérialiser?
  • Pourquoi est-ce important pour moi?
  • Comment transformer ce feu intérieur en phare pour ceux qui en aurait besoin?

J’ai en moi cette soif de comprendre, d’apprendre, d’explorer. Je peux aussi me consacrer à améliorer ma zone de confort, en ajoutant ma touche de créativité personnelle. Petit ou grand, j’ai en moi ce feu qui me permet de réaliser mes envies, de formuler mes besoins, d’imaginer des possibles. Et s’il semble sans fin, il est temps pour moi de me demander ce qui le nourrit, et si je fais ce qu’il faut pour qu’il puisse briller encore longtemps.

En ce qui me concerne, j’aime découvrir ce qui me fait vibrer. Et bien souvent, je le trouve sous la forme d’art, ou d’élément naturel. Je me plonge alors dans son exploration. Je me laisse porter parce qui correspond à mes envies et besoins du moment.

La musique joue un grand rôle dans ma vie. J’en écoute, j’en savoure plusieurs heures par jour. C’est quelque chose qui me met en contact avec mes émotions, avec ce qu’il y a au plus profond de moi. En fonction de ce que je veux faire, je n’écoute pas le même genre de musique. Et mes goûts sont très, très éclectiques, justement parce que j’aime associer un état émotionnel à un rythme, à un univers musical particulier. Je peux le faire volontairement, mais bien souvent c’est une évidence pour moi. Et certaines associations peuvent paraitre un peu.. inattendues. Par exemple, si je veux me concentrer rapidement, si je veux activer rapidement ma productivité, je vais écouter du dark clubbing. Ce courant musical me met rapidement en ‘transe’, mon rythme cardiaque s’aligne très vite à ce que j’entends, et le fait qu’il n’y ait aucune parole m’aide à faire le vide et à me concentrer… Je peux alors accéder à mes propres mots, et les écrire… en conservant un rythme élevé, la musique me sert de support, de rampe de lancement. Si par contre je veux peindre, ou dessiner, je vais choisir quelque chose de moins rythmé mais tout aussi inducteur, comme de la musique orchestrale, avec une petite préférence pour le genre épique… parce qu’elle m’ouvre les portes de l’imagination et que je m’y plonge avec délice. Lorsque je médite, je vais opter pour des rythme plus primaux, parce que c’est ce qui fonctionne le mieux pour moi. Mais si l’envie me prend, je peux me faire accompagner d’indie folk, de jazz, de classique, d’EBM, de celtique, de tribal, de punk, de métal, de musique traditionnelle…. vraiment, tout dépend de mon humeur et de mes envies, et je suis toujours heureuse de découvrir de nouveaux courants musicaux avec lesquels me connecter… mais la musique nourrit mon feu intérieur, indubitablement. Elle m’accompagne et m’aide à m’harmoniser.

La Nature aussi est quelque chose qui me nourrit, qui me fait du bien, qui m’inspire. Chaque paysage, chaque élément naturel a sa propre magie, et je trouve toujours quelque chose qui va me parler, qui va me faire prendre mon stylo ou mon crayon, ou encore mon téléphone pour prendre une photo… les formes, les textures, les couleurs, tout est susceptible de m’inspirer, de m’interpeler, de m’inspirer… Et que dire de la ronde des saisons, qui apportent chacune un élément supplémentaire à ce spectacle déjà merveilleux. Que ce soit la végétation elle-même, ou les couleurs, les lumières, tout est bien, tout a du sens, tout résonne en moi. J’essaie de m’accorder, de m’harmoniser avec cet environnement, de me mettre au diapason et de profiter ce que chaque saison a à m’apporter. Je reviens à quelque chose de plus … primitif, ou de plus essentiel. Chaque saison m’inspire quelque chose de particulier et de différent. Et j’aime me laisser porter par ce secret si ancien, qui résonne au plus profond.

Je me rends compte qu’en fait, mon feu intérieur se nourrit de ce que lui transmettent mes 5 sens. Lorsque je passe trop longtemps sans satisfaire un de mes sens, je ressens un manque particulier et une urgence à agir pour retrouver mon équilibre. Chacun de mes sens est un nutriment essentiel à mon feu intérieur. Chacun lui apporte une étincelle, un éclat particulier. J’essaie de prendre le plus conscience possible de la satisfaction d’un de mes sens lorsqu’elle se produit. Parce que je sais qu’elle donnera lieu à quelque chose qui pourrait potentiellement changer ma vision des choses ou me conforter dans mon ressenti. Mais qu’elle est importante pour moi, pour mon cheminement personnel. C’est souvent dans les petits riens que l’on trouve les impulsions les plus puissantes. Une émotion peut naitre de tout et de rien, et se transformer en inspiration, qui, si elle est partagée, peut s’étendre à bien plus grand que soi.

La créativité est la manière dont mon feu intérieur s’exprime, se montre au grand jour. Je lui laisse libre cours, je m’en réjouis, je m’y baigne le plus souvent possible. Elle m’est essentielle. C’est par elle que je laisse mon feu intérieur s’épanouir et rayonner. Et je l’exerce avec joie dans tous les domaines de ma vie, pour mon plus grand plaisir et celui de ceux avec qui je la partage. Je mets en elle tout ce qui est en moi. Mes mots peuvent atteindre ceux qui ont besoin de les lire ou de les entendre. Mes gribouillages peuvent provoquer une émotion, qui elle-même peut déclencher une dynamique qui lui est propre. Je ne me préoccupe pas vraiment de comment ma créativité résonne chez les autres. Je sais en revanche que j’ai ce besoin viscéral de partager ce que j’écris, ce que je dessine, ce que je fais. Que c’est le chemin que je dois suivre ici et maintenant. Je le fais avec enthousiasme et transparence, vulnérabilité et force. Je me mets à nu, sans crainte, mais au contraire pleinement consciente de l’importance de me montrer telle que je suis, sans faux semblants ou prétention. Parce que c’est ma manière de faire de mon feu intérieur un phare pour ceux qui le désirent.

Un autre élément qui nourrit mon feu intérieur est ma curiosité. Je suis toujours à l’affût de nouvelles informations, de nouvelles connaissances, de ce qui me permettra d’appréhender le monde qui m’entoure et d’explorer mon univers intérieur. Je n’ai pas peur de me lancer dans des lectures, d’écouter des conférences. Je me fais aussi confiance pour exercer mon esprit critique et discerner ce qui me parle de ce qui ne résonne pas en moi. Avec le temps, j’ai une base théorique et une somme d’expériences qui me donne la confiance en moi nécessaire pour affiner ma vision des choses et faire les choix qui me conviennent. Je me refuse à entrer dans des cases trop restreintes, je préfère explorer librement, selon ce qui m’appelle. Et je n’ai aucun remord à fermer la porte en douceur lorsque je me rends compte que ça ne me correspond pas. Je ne suis pas contrainte de suivre quoi que ce soit, ou qui que ce soit. Je reste fidèle à ce que je suis, et je chemine en suivant mon inspiration.

Parce que c’est ma nature, et parce que je le mérite.

Je vous souhaite une journée lumineuse.

La carte du jour est issue du jeu du cheminement n° 7: se découvrir. Vous le trouverez ici.