Je n’en ai pas fini avec lui…

Aujourd’hui, j’ai ressenti un appel. Je devais faire du tri dans les cartons qui trainent encore chez moi. Parmi eux, un carton rempli de livres… J’ai commencé à les trier, certains pourront retrouver une étagère, d’autres en revanche, vont devoir trouver une autre maison… ou une autre vie.

Et puis il y a ce livre, que j’ai beaucoup aimé à un moment de ma vie, mais qui aujourd’hui ne correspond plus du tout à ma vision des choses. J’ai juste pris un autre chemin, j’ai préféré m’éloigner de ce qu’il proposait. Et pourtant, je l’ai lu et relu à un moment donné, et il me parlait tellement. J’allais le mettre dans la caisse « à recycler ou donner » quand j’ai senti que non, je n’en avais pas fini avec lui… Qu’on avait encore des choses à se dire… Oui mais je connais son contenu… Je sais de quoi il parle et comment il en parle…

Et là, l’inspiration me murmure une idée. Je prends un crayon de papier et je me mets à entourer certains mots, qui forment une phrase… puis j’attrape de l’aquarelle, et je peins autour des mots… et je les entoure avec un stylo gel bronze…

Et c’est vrai, on avait encore des choses à se dire, on n’avait pas fini notre aventure tous les deux. Aujourd’hui, j’ai commencé un nouveau voyage avec ce livre qui m’a attendue patiemment pour me livrer ses derniers secrets. De la poésie, de la sagesse, de quoi me nourrir encore un peu.

Voici donc ce qu’il m’a dit:

 » L’homme est destiné à son propre cheminement au delà de la détermination avec conscience de l’aube de cette destinée. »

 » L’amour, et ses modifications des lois, imprime le temps disponible à mon escapade. »

« Ouvre l’âme d’une histoire dans le dédale du possible. »

Il s’est mis à pleuvoir peu de temps après que j’aie fait le dernier, j’ai donc pris la photo à l’intérieur… mais du coup, cette couleur crème, et ces bleus… j’ai envie d’aller plus loin, peut être en passant sur la tablette graphique…

Oui décidément, on n’en avait pas fini, tous les deux!

Symbole n°19: le Griffon

Aujourd’hui, j’ai décidé de choisir le Griffon antique, animal mythique à tête, serres et ailes d’aigle, à corps de lion, et oreilles de cheval. S’il a joué plusieurs rôles dans les mythologies de différentes civilisation, et à travers le temps, de compagnon de dieux ou héros grecs dans l’antiquité à figure héraldique au moyen âge, ou encore comme emblème de firmes actuelles, j’ai choisi de l’envisager sous l’aspect de celui qui tirait le char de Némésis, déesse grecque de la juste colère et du châtiment divin, et de sa déclinaison romaine, Invidia, l’indignation devant un avantage injuste. Bref, aujourd’hui, je vais vous parler de la colère…

Je suis d’un tempérament volcanique… c’est dans ma nature. On pourrait ne voir et ne s’intéresser qu’à mes éruptions (rares, j’ai appris à les contenir), déplorer mon mauvais caractère, mon agressivité (rarement contre des personnes, la plupart du temps contre des situations), ou on pourrait comprendre qu’il ne s’agit que de l’expression d’une indignation bien plus profonde, qui n’a pu être contenue par des limites pourtant élevées.

Avec le temps, et parce qu’il s’agissait de ne pas provoquer de réaction cataclysmique de ma progéniture, branchée en permanence sur mon état émotionnel, j’ai appris à contenir ma colère. A la maitriser, à l’étouffer, à l’ignorer, à la nier. Après tout, il s’agissait d’un énorme défaut, d’un péché capital même…. Personne n’avait à subir mes humeurs, et je devais apprendre à garder pour moi ces émotions bien embarrassantes pour mon entourage…. mes réactions étaient souvent taxées d’excessives, d’exagérées.

Je n’ai jamais vu ma colère ou son expression comme quelque chose de négatif. Au contraire. Elle s’est avérée être un moteur formidable. Pour ma créativité, pour ma construction, pour ma réflexion. Sans colère, je ne remettrais rien en question, je me contenterais de suivre, de faire ce qu’on me demande de faire. Or c’est en bousculant mes certitudes, en ruant dans les brancards que j’ai eu à me pencher sur la pertinence ou non de mes idées. C’est en tentant de justifier mes coups de sang que j’ai appris à argumenter. C’est en cherchant à déterminer la source de ma colère que j’ai pris conscience de mes valeurs et de mes principes. C’est en me confrontant à l’autre que j’ai pris en considération l’existence et la validité de points de vue différent des miens. C’est en tentant de canaliser, d’exprimer ou encore d’exorciser cette colère que j’ai pris goût à l’écriture, au gribouillage, à l’introspection, à la philosophie, à la psychologie, à l’histoire, à la sociologie. La colère loin d’être un frein à ma construction en a été le moteur le plus puissant.

Et pourtant… la colère que j’exprimais ou qu’il m’arrive encore d’exprimer, n’était en définitive que le pâle reflet de l’indignation que je ressentais.

Parce que ma colère n’est pas hystérique… Elle trouve ses racines dans l’accumulation de faits, de sensations, d’actes qui nourrissent un sentiment d’indignation par rapport à une situation. Je peux tenter de comprendre pas mal de choses, je peux tenter d’expliquer à défaut d’excuser, je peux tenter d’avoir une vision la plus objective et neutre possible, mais certaines situations me font sortir de mes gonds…. littéralement.

J’ai la chance d’être dotée d’une sensibilité à fleur de peau. Oui, la chance. Parce qu’elle me permet de percevoir beaucoup, et d’apporter des nuances à mon jugement plus tranchant naturellement. Là aussi, j’ai du apprendre à apprivoiser cette sensibilité, cette perception du langage corporel, des tonalités du discours, ces non dits qui en disent pourtant beaucoup plus que les mots qui sont prononcés. J’ai donc la chance d’avoir des capteurs de signaux d’alarme intégrés. A moi cependant de les éteindre d’une pensée ou au contraire de leur accorder l’importance qu’ils méritent. Et ce n’est qu’avec le temps, l’expérience que j’y suis parvenue.

Ces dernières années, toute mon énergie étant consacrée à livrer une bataille perdue d’avance et à y survivre, je me suis concentrée à ma réparation et à ma reconstruction… en limitant au maximum les interactions avec des situations susceptibles de provoquer un déséquilibre. Je me suis anesthésiée. Je me suis coupée de la plupart de mes capteurs, ne conservant que ceux qui me permettaient de ‘fonctionner’ basiquement. J’ai ainsi choisi de ne vivre qu’en partie, à survivre, coupe de mes émotions les plus fortes pour me consacrer à recoller ce qui pouvait l’être, à reconstituer une base sur laquelle m’appuyer, capable ensuite de supporter mes émotions les plus déstabilisantes sans pour autant s’effondrer mais au contraire se renforcer. Il me fallait aller au bout des choses, tester la résistance de chacune de mes valeurs, de chacun de mes principes, en ayant toujours à l’esprit qu’ils pouvaient évoluer, en fonction des nouveaux éléments que je rencontrerais et des expériences de vie que je ferais en cheminant. Et puis une fois cette base solide constituée, optimisée, le temps est venu de l’éprouver, de me reconnecter avec cet aspect plus sensible de ma personnalité. Je n’avais plus ni le besoin ni l’envie de rester… éteinte.

J’ai commencé à me resociabiliser, à me reconnecter avec ceux qui m’entouraient, à regarder de nouveau le monde qui m’entourait avec les yeux et l’esprit bien plus ouverts. A ressentir de nouveaux les dynamiques en action, l’énergie qui émanait de tel ou tel mouvement, de telle ou telle situation. Je me suis reconnectée, tout simplement.

La première chose que j’ai ressentie, c’était une colère sourde, une indignation, un brouhaha de frustrations et de sentiment d’injustice, d’impuissance également. Puis une révolte devant l’injustice, devant l’inertie, devant le mépris… Et ce dans des domaines très différents. Je me suis pris une claque, clairement… Il m’a fallu du temps, une nécessaire prise de recul pour pouvoir analyser toutes ces émotions, toutes ces dynamiques, à travers le prisme de ma propre expérience de vie, de mes connaissances propres, de mes sensations intérieures également. Ces dernières années, j’ai appris à maitriser mes émotions, à ne pas les laisser m’entrainer dans les tréfonds du désespoir. Et pour ce faire, j’ai du les identifier, les accepter, et les désamorcer. Mais là, il ne s’agissait plus de moi… je percevais les mêmes émotions (colère, révolte, impuissance, désespoir, rage, frustration, ressentiment) chez beaucoup de monde autour de moi, dans beaucoup d’écrits, partout.

La seconde chose que j’ai ressentie, c’était une explosion imminente. Les limites sociétales ne sont extensibles qu’à un certain point. Et elles étaient étirées à leur point de rupture. Inévitablement, elles ont cédé devant la pressions à laquelle elles étaient soumises. Et partout, des mouvements pour l’urgence climatique, pour une justice sociale, pour une humanité plus… humaine se sont créés. Et pourtant, leur impact étaient bien moindre qu’il aurait du l’être… Si ils auraient du être l’expression d’une majorité (parce que je doute fortement qu’une majorité de gens soient en faveur des concepts de mort, de destruction, d’anéantissement, de l’autodestruction de la race humaine… et je ne crois pas être naïve), leur impact a été au mieux minime, au pire minimisé. Une chape de plomb empêchait et empêche encore aujourd’hui, l’expression d’une réalité. Pour ne pas provoquer de mouvement globaux de panique peut être, pour ne pas accélérer un bouleversement global qui pourtant me parait inéluctable.

Et j’ai alors perçu, en creux, une dynamique froide d’étouffement de tout mouvement mettant en question un ordre du monde bâti sur du vent, sur une illusion. Que ceux qui en bénéficient croient y croient réellement ou qu’ils fassent preuve d’un cynisme frôlant la psychopathologie n’est pas de mon ressort. Par contre, la manipulation mentale visant à anesthésier des populations entières afin qu’elles n’aient accès qu’à une information tronquée et édulcorée, les culpabiliser afin de garantir leur coopération, présenter tout mouvement en désaccord avec la ligne officielle comme antisocial, les réprimer avec une violence légitimée par des mensonges quant au maintien d’un ordre social illusoire, tenter de fermer peu à peu les canaux d’expression d’opinion dissidente, supprimer les acquis sociaux en reniant par là le travail et les idéaux de ceux qui ont voulu une société plus juste au sortir de la guerre, décrédibiliser et délégitimer les services publics en appliquant une stratégie aussi efficace que cynique… tout ça m’a mise dans une colère noire….

Je suis donc en colère. Je suis révoltée. Je suis indignée. Et si la plupart du temps je parviens encore à canaliser cette colère en en faisant le moteur de ma créativité (que ce soit à travers mes mots, mes dessins, la musique, ou encore en montant des séquences de classe visant à faire prendre conscience à mes élèves l’importance de la compassion,d e l’entraide ou que sais-je encore), j’ai bien conscience que ce n’est pas suffisant. Je partage donc des liens amenant la réflexion, je dialogue, j’écoute, je tente de convaincre, j’affute mes arguments, je me confronte. Je passe à l’action. A mon tout petit niveau. C’est peut être peu, une goutte d’eau dans l’océan, mais je compte bien persister. Parce que cette énergie positive, cette étincelle est bien plus déterminée et importante que l’obscurité qui l’entoure.

Il est temps de briser le cercle. Arrêtons de nous voiler la face, de fermer les yeux. Retrouvons notre humanité, notre esprit critique, réapproprions-nous notre vie! Un peu partout dans le monde, je note que d’autres se réveillent, que d’autres décident de faire un pas vers la vérité, vers la lucidité, vers l’action.

A nous de faire de cette colère, de cette indignation, de cette révolte quelque chose de constructif. A nous d’allumer notre lumière intérieure pour éclairer les ténèbres d’ignorance dans lesquelles on tente de nous garder enfermés. A nous de transmettre, de propager cette dynamique tournée vers l’autre, vers l’espoir. A nous de dire stop aux aberrations que l’on tente de nous faire passer pour inéluctables et inébranlable. A nous de créer, de communiquer, de partager, de construire. A nous d’affirmer notre liberté. En nous exprimant, en partageant, en agissant. Chacun d’entre nous est une composant d’un tout bien plus grand, et chacun d’entre nous peut à son tout petit niveau, seul ou collectivement, avoir une incidence positive sur son existence ainsi que sur celle d’autrui.

Je l’ai déjà écrit ici. je suis indomptable. Dans le sens où je refuse de donner à qui que ce soit le droit de faire ce qu’il ou elle désire de mon existence. Dans le sens où je refuse que mes pensées soient contrôlées par une morale imposée par des principes basés sur la peur. Dans le sens où je revendique mon droit d’être celle que je suis, où je choisis d’obéir à des règles qui œuvrent pour le bien commun mais que je me réserve le droit d’en contester la validité le cas échéant. Dans le sens où je suis capable de mettre toute mon énergie au service d’une cause qui me semble juste. Dans le sens où ma colère me donne l’énergie de me battre, encore et toujours, si besoin est. Dans le sens où cette flamme qui brûle en moi, cette passion, cette détermination est inextinguible.

lemonade

As it’s a french week hahaha, here is some lemonade in english! My last batch!

I hope you’ll enjoy it!

Voyage 2019

J’ai envie de revenir à mes petites cartes, mais sous un autre angle, et à un rythme différent. Et le côté bilingue me manque aussi… parce que je me rends compte que je ne raisonne (résonne? ah ben vi, aussi) pas de la même manière en français et en anglais. Si ma langue maternelle, le français me permet de manipuler certains concepts sans souci, la langue anglaise a au fil du temps revêtu une dimension plus ‘spirituelle’ pour moi. Disons que la langue français est ma langue d’ancrage, alors que l’anglaise est ma langue d’élévation. Et que je tiens aux deux… question d’équilibre.

Bref, je pense que cette année 2019, je vais faire un double voyage (et quelques petites excursions de ci de là, mais ça, c’est ‘normal’), un voyage en parallèle. Et qu’ici, il se manifestera sous la formes de cartes, avec des affirmations positives, des mots clés. Peut être une semaine en français, la suivante en anglais, sur le même concept ou un concept différent, en fonction de là où me mène le vent.

Et puis si parfois je reste sans mot, ce sera un gribouillage.

Je vais donc préparer mes petites cartes pendant les congés de fin d’année. Promis, je vous montrerai tout ça. Je pense déjà à utiliser des cartes toutes simples, même si je ne suis pas encore fixée sur la forme…. Rectangulaires? Carrées? Rondes? Je sais déjà en revanche que j’utiliserai de l’aquarelle, mes feutres noirs, et parfois mes crayons de couleurs. Qu’il y aura des gribouillages, des mots, et un journal de voyage. A la fois sous forme de billets sur ce blog et dans un vrai de vrai carnet ou cahier… Parce que je sens d’ores et déjà que ce voyage sera épique, lumineux, riche, et que j’aurai longtemps plaisir à le revivre à travers mes écrits et mes cartes, qui deviendront comme des jalons, les témoins d’un cheminement, tout en devenant une source d’inspiration future, si l’envie m’en prend.

Voila donc où j’en suis.

Si ça vous tente, vous êtes les bienvenus pour me rejoindre sur la route, ponctuellement ou tout le long. Je continuerai également à partager mes coups de coeur visuels et auditifs, puisqu’ils font partie du cheminement. Que serait un voyage sans paysage ni bande sonore?

En attendant, je vais profiter de la dernière étape de mon voyage et poursuivre mon petit bilan, et me préparer pour cette nouvelle épopée.

A très vite!

Mon voyage intérieur: décembre (03)

Dernier carré de l’année, et j’ai décidé d’utiliser un motif gai et simple (mon poignet fait de la résistance ces derniers jours…).

czlebre

fond: aquarelle

police: Delius Swash cap

motif: earjool

stylos gels pailletés et nacrés

Rise and shine !

Une petite pause dans notre voyage…. ou plutôt un petit chemin de traverse, mes préférés! Je me suis rendue compte que j’avais surtout parlé du côté créatif de la chose, l’autre jour…. alors que clairement, l’aspect le plus important du mot du mois de novembre, c’est ce que nous faisons chaque jour, à travers notre manière d’être, ce que nous disons, ce que nous faisons. J’ai eu l’immense chance dans ma vie de rencontrer des personnes qui m’ont donné la force de faire des choix, aussi minimes que de me lever le matin, ou bien plus importants, comme de me relever après que mon univers se soit effondré. Des personnes qui m’ont aidée à croire en moi, en mes capacités, des personnes qui m’ont donné de la valeur alors qu’à mes yeux je n’en avais plus aucune. Des personnes qui m’ont montré que la solidarité, l’empathie, la compassion existent toujours. Des personnes qui par leur simple exemple, m’ont donné le courage d’être celle que je suis aujourd’hui.

Le meilleur dans tout ça? Elles n’en ont pour la plupart pas conscience. Elles m’ont transmis cette force, cette envie d’aller plus loin, plus fort, en étant simplement elle-même. C’est leur intégrité, leur façon d’être simplement qui m’a donné cette impulsion.

Nous pouvons tous entraîner d’autres personnes, sans le savoir. Et ce n’est pas si difficile. Il suffit d’être soi. D’être en accord avec soi-même, d’être pleinement ce que nous sommes. Avec cette confiance d’être sur le bon chemin, cette sérénité de faire ce qui doit l’être, cette acceptation de soi qui rayonne bien au delà de notre petite personne.

Alors ce mois-ci, il est temps de se lever et de briller, d’illuminer ceux qui nous entourent de notre personnalité unique, inspirante, dans les petites et grandes choses. De sourire, d’encourager, et de diffuser notre rayonnement intérieur. Nous avons tellement exploré déjà, nous sommes allés au-delà de ce qui nous était connu. Et nous en sommes sortis grandis, plus sereins, plus en accord avec nous même. Nous nous acceptons tels que nous sommes, conscients de nos forces, souriants à nos faiblesses.

Peu importe d’ailleurs que nous touchions quelqu’un ou non. Mais passons ce mois à être intègres, en harmonie avec ce qui compte pour nous, et en ayant conscience que nous avons tous, absolument tous, la capacité d’apporter quelque chose, même minime à quelqu’un. Et que ce petit rien pourrait changer une vie, lui donner du sens, lui permettre de faire un choix difficile, dans l’instant ou plus tard. Mais surtout ayons conscience que nous avons tous un impact sur ceux que nous croisons, que nous rencontrons. Et qu’il ne dépend que de nous de définir la nature de cet impact. Alors faisons en sorte qu’il soit positif, inspirant et désintéressé.

Et puisque « Rise and shine » est mon mantra autoproclamé de la semaine, voici un petit gribouillage pour vous aider à trouver votre propre lumière intérieure. Elle est là, nous en avons tous une. Laissez-là transparaitre et sortir!

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Et le même, en pdf, à imprimer, colorier, relire, que sais-je, pour vous accompagner ce mois de novembre! Il est temps de se lever et de briller!!!

rise and shine

Allez hop, on enlève son armure et on s’ouvre au monde qui nous entoure! Qui sait, quelqu’un a peut être justement besoin de ça!

 

Mon voyage intérieur: novembre (03)

Un petit gribouillage avec le mot du mois. Je peux enfin recommencer à gribouiller!!

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Mon voyage intérieur: novembre (1)

Avant dernière étape de notre voyage avant une nouvelle aventure! Ce mois-ci, nous allons parcourir des contrées souvent ignorées et qui pourtant donnent tout son sens à ce voyage. Nous allons vivre un dynamisme particulier. Nous allons nous laisser porter par l’inspiration, la nôtre et celle d’autrui. Ce mois-ci, le mot est: entraîne.


entraîner: v. trans.

  • Faire connaître à quelqu’un le même état, la même évolution que soi-même : Il fit faillite, entraînant son associé dans sa ruine.
  • Amener tel comportement de la part de quelqu’un, en être la cause, avoir tel résultat, telle conséquence ; impliquer, engager : Son incompétence l’entraînera à commettre de graves erreurs.
  • Exercer un effet stimulant sur quelqu’un, le pousser irrésistiblement : Se laisser entraîner par la passion.

Clairement, ce mois-ci, nous allons explorer la muse en nous! Ouvrir les yeux sur l’influence que nous avons ou pouvons avoir sur notre environnement, nos proches, autrui. Et de ce fait, sur nous même.

1. s’entraîner

J’ai eu la chance de pouvoir passer quelques jours dans un lieu cher à mon cœur,  essentiellement parce que c’est là qu’Emma était la plus heureuse, et qu’il respire son bonheur. Une bouffée d’air pour mes parents et moi, et une source inépuisable d’inspiration, d’élan positif, de petits coups de pouce créatifs. Chaque fois que nous y allons, je me retrouve avec des tonnes d’idées, de nouvelles envies, de nouveaux projets.

Ce qui m’amène à l’idée suivante: pour être capable d’entraîner quelqu’un, une dynamique, ou que sais-je encore, il faut qu’il y ait une impulsion. Et c’est en prenant conscience de l’origine de cette impulsion que nous pouvons y avoir recours régulièrement. Ce lieu est une des origines pour moi. Comme le lac, la nature qui m’entoure, la méditation ou que sais-je encore. Je sais que je peux y avoir recours en cas de ‘panne’, ou pour répondre à un questionnement, une envie. Et que le fait de me mettre ‘en phase’ avec cette impulsion me permettra de donner libre cours à ma créativité, à mes pensées, m’aidera à y voir plus clair. Avec le temps, je sais quelle impulsion rechercher pour quel effet désiré.

Mais cela requiert une connaissance de soi, un entraînement à percevoir et à comprendre son fonctionnement, ses besoins, ses envies. Et pour se faire, il faut simplement s’entraîner à…. s’ouvrir. C’est aussi simple que ça. Ouvrir ses yeux, son cœur, son esprit. être prêt à recevoir cette étincelle. Clairement, il faut permettre à l’impulsion de nous toucher, sensoriellement. Et tant qu’on se balade avec une armure blindée entouré de surcroît de murailles infranchissables, ce n’est pas possible. Enfin si, mais là il s’agit plus d’impacts de foudre (ou ce que j’appelle un bon coup de pied au derrière). Et on ne veut pas expérimenter ce genre de chose trop souvent. Non ici il s’agit plus de faire en sorte d’être prêt à recevoir ce qui vient.

Je prends un exemple. Tous les matins, lorsque je suis en vacances, j’aime commencer ma journée en regardant le lever du soleil avec un bon thé et de la musique dans mon casque. Un moment de bien être, d’accueil de la journée qui vient. Je choisis la musique en fonction de mes envies, de mon émotion du moment, ou encore de ce que j’ai envie de vivre ce jour-là. Et je respire l’air matinal, dehors (oui même lorsqu’il fait froid, il suffit de s’habiller en conséquence et le thé chaud est encore plus apprécié). Je suis calme et sereine, ouverte surtout. Je regarde ce qui m’entoure. Je regarde vraiment. la semaine dernière, lors de mon premier réveil dans le lieu dont je vous parlais, ce qui m’a attirée et fascinée, c’était les gouttes de rosée sur les tiges qui sortaient de la haie. Avec le jour qui se levait, j’avais l’impression d’être au milieu d’une multitude de tours de perles, de joyaux, de chandeliers à pampilles inversés. Et la sensation très claire d’être accueillie avec faste. D’être privilégiée. Pourtant il ne s’agissait que de gouttes de rosée sur de la végétation. Mais j’avais ouvert mon esprit, mes sens à ce que je voyais et l’impulsion a su et pu me toucher.

Et cette émotion, ce sentiment d’accueil m’a permis d’être aussi plus ouverte aux autres, avec qui je l’ai partagé. Un peu comme si je portais cette impulsion en moi et que je pouvais la diffuser tout au long de ma journée à qui en voudrait. Et c’est en ça qu’il est important de s’entraîner à être ouvert. Parce que non seulement nous pouvons en bénéficier, mais de surcroît nous en faisons bénéficier autrui. Parce que cette ouverture fonctionne à double sens: nous sommes capables de recevoir et de donner. Nous pouvons être un vecteur d’inspiration, l’origine de l’impulsion pour quelqu’un d’autre. Oui, nous pouvons être des muses! Tout dépend en fait de notre intention.

C’est en ça que le mot du mois est entraîne et non inspire. Parce qu’il suppose un rôle actif de notre part.

2. Être responsable et lâcher prise

J’ai parlé d’intention, et tout est là. Je prends la responsabilité en partageant mon impulsion du moment de créer une nouvelle impulsion. J’ai déjà parlé du partage. Là il s’agit de quelque chose de plus sensoriel, de plus ciblé. Et qui n’est pas anodin. Je suis responsable de ce que je partage, de ces émotions, de ces envies, de ces perceptions. Je deviens l’origine d’une impulsion. A moi de prendre la décision de les rendre accessibles ou non.

La décision m’incombe la plupart du temps. Je sais l’intention que je mets derrière mes mots, mes gribouillages, mes divagations, et je fais en sorte d’écrire ou de gribouiller ce que je vais partager en étant sereine, ouverte, la plupart du temps je souris même en tapant mes mots sur mon clavier. C’est aussi pour ça que ce mois ci je suis un peu en retard… lorsque je ne le sens pas, je préfère attendre le bon moment.

Que ce soit clair, je ne pense absolument pas que mes mots vont changer la face du monde. Mais SI ils doivent toucher quelqu’un, que ce soit de manière positive, ou active, et non pas en rajoutant du poids à son fardeau. Je suis responsable de ce que j’envoie sur la toile ou dans ma vie ‘réelle’.

Par contre, une fois publié, ou prononcé, ou ressenti par autrui, ce que j’envoie ne m’appartient plus. Ma responsabilité s’achève là. Je peux lâcher prise.

Si mes mots ne sont pas compris, ou si ils ne rencontrent aucune résonance, ce n’est pas de mon ressort. j’ai fait ce que j’avais à faire, ce que j’avais envie de faire, ce que je voulais faire. le reste ne dépend pas de moi, mais de ceux qui reçoivent.

Et de manière générale, si il nous appartient d’être les plus sincères et intègres possible (enfin, si tel est notre choix, c’est le mien en tout cas), la façon dont nous sommes perçus n’est en rien notre responsabilité. Chacun voit l’univers dans lequel il évolue à travers ses propres filtres (d’où l’importance de nous ouvrir), sa propre histoire, son propre ressenti. De ce fait, la vision qu’a autrui de nous ne peut être que différente à des degrés divers, de ce que nous laissons paraitre. Il nous appartient dès lors de lâcher prise. C’est leur ‘problème’ pas le notre. Le temps en général fait son travail et un équilibre se crée. Mais je ne pense pas avoir à expliquer chacun de mes gestes, mots, chacune de mes réactions, émotions. Je suis celle que je suis, je me suis construite, je grandis chaque jour, mais pour autant, il s’agit de mon chemin de vie, de ma croissance. Je peux décider d’en partager des bribes, et décider d’accueillir les retours qu’on m’en fait, ou d’estimer qu’une fois partagées, elles ne m’appartiennent plus et que je peux continuer mon chemin sans regarder en arrière.

Ce n’est pas facile de lâcher prise, mais si on ne le fait pas, on ne peut être ouvert à une nouvelle impulsion. Et la dynamique s’arrête. Pour un temps, ou pour plus long. En lâchant prise, on lance un message: je suis prêt(e) à une nouvelle aventure, c’est parti! J’ai passé le relais de l’impulsion à quelqu’un d’autre, à lui ou elle d’en faire ce qu’il ou elle veut en faire!

On est donc dans un mouvement très dynamique: on pose une intention sur ce qu’on envoie, partage, publie, dit, et on coupe ensuite les liens avec ce qu’on a envoyé pour lui permettre de poursuivre son chemin et laisser la place à une nouvelle impulsion.

Et c’est peut être là le sens du mot entrainer: faire passer l’impulsion, tout simplement. Donner envie, inspirer, et continuer son chemin.

3. Inspirer

Je l’ai déjà écrit plus haut, le mot du mois aurait pu être ‘inspire’. Mais c’est le mot ‘entraine qui est venu’. Je me suis donc demandé en quoi ces deux mots, qui pour moi appartiennent au même domaine, sont à ce point différents que c’est le second dont je devais parler, tout en le liant au premier. Et c’est encore une fois dans leur dynamique (décidément, celui-ci aussi a envie d’être le mot du mois hahaha).

J’ai la chance d’avoir des tas de personnes qui m’inspirent. Et lorsque j’y pense, certaines m’entrainent aussi. Là encore, je pense que tout est une question d’intention. Je peux être inspirée par une multitude d’expériences: une lecture, une œuvre d’art, une technique, une musique, la nature. J’ai beaucoup de chance! Il y a dans cette inspiration une petite étincelle, une envie qui nait. Je suis inspirée. Et je le traduis à ma manière, avec mes capacités, mes matériaux, mes mots. Ou même mes simples pensées. C’est ce que j’appelle l’inspiration: créer une envie que je traduis avec mes compétences.

Mais il arrive parfois que cette inspiration me pousse à acquérir de nouveaux outils, de nouveaux instruments, de nouvelles compétences. Et je passe dès lors par une période d’apprentissage. C’est en cela que je suis entrainée et non plus ‘seulement’ inspirée.

Prenons quelques exemples. J’admire vraiment les oeuvres de Juri Ueda. J’aime son toucher délicat, la façon dont elle traite son sujet, ses couleurs, la tendresse qui émane toujours de ce qu’elle peint. Bref, elle m’inspire, m’envoie en voyage intérieur très facilement, stimule mon imagination. Et j’ai de surcroit la chance d’avoir une de ses oeuvres originales à la maison, commandée par mes amies au décès d’Emma. Et j’ai vraiment pu constater la justesse de son art. Parce que clairement, elle a su retranscrire dans ce tableau tout ce qui faisait Emma. Bien sûr, mes amies lui ont donné des indices et de quoi travailler, mais son rendu est bien au delà de ce que j’aurais pu imaginer.

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Juri Ueda m’inspire. Pour autant, elle ne m’entraine pas. J’admire son talent, mais je n’ai pas l’impulsion qui me pousse à apprendre à l’imiter, ou à acquérir les compétences nécessaires pour m’approprier sa technique et créer mon propre univers. J’adore voir ses nouvelles créations, c’est un régal pour mes yeux. Et chaque jour, quand je me réveille et vois mon tableau, elle me donne le sourire.

D’autres artistes m’ont entrainée par contre. En voyant leurs œuvres, leurs partages sur la toile, j’ai eu aussitôt envie de me lancer. La fameuse impulsion. Je savais que ça allait me prendre un peu de temps, et de patience, mais que je parviendrai à faire quelque chose de ce que j’aurai appris. Ils m’ont entrainée dans leur sillage. Et ce dans des domaines aussi variés que le crochet (Lucy d’Attic24 entre autres), la peinture (et les formidables cours de Skillshare), le zentangle (Linda de TanglePatterns.com, entre autres!), la poésie (JmStorm, J Iron Word, Atticus, entre autres!), la musique (l’album Throne of the North d’Antti Martikainen m’a convaincue d’acheter une flute irlandaise!) et j’en oublie certainement plein! La nature m’a entrainée à prendre des photos, pour avoir un souvenir de ce que je voyais. Et c’est là que j’ai remarqué que ma vision des choses n’était pas forcément la même que celle de ceux qui m’entourent!

C’est ce dont je parlais au départ. Ce mois-ci, nous allons avoir la possibilité d’être des muses! Parce que c’est ce que nous sommes lorsque nous entrainons autrui à parcourir leur chemin de vie. Lorsque nous donnons envie de découvrir telle ou telle chose, lorsque nous sommes l’origine d’une impulsion qui les amènera à créer, penser, agir. Tout part d’une intention. Et d’une étincelle. Qui sait où ça nous mènera!

Mon voyage intérieur: octobre (07)

Je sentais bien que ça deviendrait compliqué à un moment ou à un autre, j’ai donc pris un peu d’avance dans le gribouillage de mes coloriages. Grand bien m’a pris, ma tendinite m’empêche encore de dessiner plus de 5 minutes à la fois sans avoir de douleurs….

Voici donc votre coloriage d’octobre:

cree

et le pdf à imprimer et à colorier: crée

Mon voyage intérieur: octobre (06)

Aujourd’hui, je vous propose des petites citations post-it. A imprimer, et à méditer 🙂