

Aujourd’hui, je vous propose quelques petites citations sous forme de petits post it.
les voila en format PDF pour une meilleure résolution: citations et citations 02


Aujourd’hui, je vous propose quelques petites citations sous forme de petits post it.
les voila en format PDF pour une meilleure résolution: citations et citations 02

Nous voici à la première étape de notre voyage.
Avant de partir, il nous faut faire nos bagages. Et pour cela, apprendre à construire et à utiliser certains outils qui nous seront indispensables pendant notre épopée. Rien de bien compliqué, rien d’inaccessible. Avant de refermer nos besaces, nous devons les ouvrir et les remplir, voila tout.
Notre apprentissage durera un mois, et correspondra à nos besoins. Il pourra être intensif ou superficiel, utile ou superflu. Nous seuls en décidons. Je pense sincèrement qu’un mois à explorer notre point de départ n’est pas de trop. Comment voyager si nous ignorons d’où nous partons?
Nous allons donc apprendre à nous ouvrir, à observer, à comprendre, à lire des langages nouveaux, à prendre conscience de ce qui nous entoure, et de ce qu’il y a en nous.
Nous devons commencer par nous ouvrir.
Et pour certains, dont je fais partie, ce n’est pas si simple… Alors nous allons y aller doucement, pas à pas.
La première étape, la plus simple si elle est réalisée dans le respect de l’autre, consiste à observer. Observer ceux qui nous entourent. Nous observer également. Ouvrir nos yeux et apprendre le langage corporel, visuel, comprendre les non dits, accepter les réactions des uns et des autres. Observer avec les yeux et l’esprit grands ouverts ensuite, en acceptant les leçons que nous apprenons au fur et à mesure que nous nous exerçons. Avec respect, sans jugement, sans nous imposer. Progressivement, doucement. En prenant un temps, chaque jour, pour nous exercer à la lecture de ce langage.
La seconde étape en découlera naturellement: l’ouverture de notre esprit et de notre coeur. Parce que ce que nos yeux perçoivent, ce que nos sens nous disent, prennent tous leur sens lorsque nous nous ouvrons complètement aux autres. Nous découvrons alors bien plus, dans la réciprocité de nos échanges… en permettant aux autres de lire un peu de nous, nous avons accès à un langage bien plus riche.
La troisième étape sera donc constituée de cette prise de conscience des rythmes, des tempos. Elle n’aura lieu qu’après l’exercice régulier des deux premières. C’est en ce sens qu’un mois ne semble pas superflu pour acquérir cet outil. L’observation des rythmes mène à la perception des changements et enfin à leur compréhension. C’est en identifiant les ruptures qu’on peut accéder à leur signification.
Nous aurons alors acquis un outil très précieux: la perception fine de ce qui nous entoure, et surtout la nécessité de nous ouvrir afin d’accéder au sens de ce que nous percevons.
Pour ma part, autant j’ai appris depuis longtemps à observer ce qui m’entoure autant je vais devoir faire de gros efforts pour baisser ma garder et laisser les autres accéder à cette lecture, à mon langage. Un mois, c’est un bon début.
Pourquoi ne pas tenir un journal de vos relations? Un état des lieux au départ, et l’évolution que vous constatez du fait de votre ouverture, tous ces petits riens qui changent tout alors que vous ne les aviez jamais noté auparavant.
Nous ouvrir à ceux qui nous entourent n’est qu’une partie de l’apprentissage de ce mois. Parallèlement, nous allons également nous ouvrir à ce qui nous entoure. Et pour ce faire, nous allons devoir sortir.
C’est en étant dehors, dans un parc, au bord d’un lac, dans la forêt que nous allons prendre une belle leçon. Là encore, elle va prendre un peu de temps. Parce que nous allons devoir ouvrir nos yeux, nos esprits et nos coeurs, exercer nos sens afin de lire le langage de la nature, de ses composants, végétaux, minéraux et animaux. ça parait très ambitieux et abstrait tout ça…mais dans la pratique, c’est très simple, et ça apporte tellement!!
Je vais reprendre mes visites au lac, maintenant qu’il ne sera plus plongé dans l’obscurité matinale… Et je vais pouvoir reprendre l’élaboration de mon outil, en portant une attention toute particulière aux moindres changements d’un jour à l’autre. Le givre, les couleurs, les conditions météorologiques, le jour qui se lève de plus en plus tôt, le chant des oiseaux, le bruissement des joncs…
En observant tout ça avec sérénité et respect, les yeux, l’esprit et le coeur bien ouverts, mes sens s’aiguisent et perçoivent de plus en plus de détails.
Je commence toujours mes visites en demandant la permission de rester un petit moment là… en agissant avec beaucoup de respect pour ceux que je dérange, que ce soit les végétaux ou les animaux. Les canards semblent avoir accepté ma présence, les corbeaux également. Je ne reçois plus de glands sur la tête…
J’ai appris avec le temps à percevoir ces petits riens. Et lorsque je reprends le cours de ma journée, je ne manque jamais de les remercier de m’avoir accueillie.
Ces visites n’ont l’air de rien, mais elles m’ont énormément apporté. En sérénité, en compréhension de ce qui m’entoure. C’est ce genre d’expérience que je vous propose de faire pendant un mois. A vous de trouver un moment dans votre journée, quelques minutes, pour observer la nature et son langage.
Et puis janvier, c’est aussi l’hiver, dans toute sa splendeur, ses couleurs bien particulières, son atmosphère cotonneuse, sa propre luminosité, son scintillement. Plongeons-nous dans la saison, laissons-nous envahir par la magie de l’hiver.
Pourquoi ne pas commencer un journal photographique de ce que vous voyez? Une photo par jour d’un même lieu, ou d’un même élément, ou une photo différente par jour? Montrez ce que vous voyez, ces petits changements, ces rythmes, ces cycles.
Et nous voila arrivés à l’élaboration de notre troisième outil. Il n’est pas si difficile à maitriser, il suffit juste de le vouloir. Et pour tout vous dire, je pense sincèrement qu’il n’y a pas meilleur moment que le mois de janvier pour l’acquérir.
Avec le froid et le déchainement des éléments que nous pouvons constater en général au mois de janvier, il est plutôt facile d’accueillir les manifestations de l’hiver, de prendre conscience du rythme des saisons… mais aussi de prendre soin de nous.
C’est le moment de s’ouvrir à soi, de prendre conscience de nos besoins. De nous envelopper de douceur, et de nous ouvrir enfin. De nous accepter tels que nous sommes, tout comme nous acceptons les autres. De faire preuve de patience, de profiter des matin d’hiver, une boisson chaude à la main en regardant le jour se lever, la neige tomber, en écoutant de la musique, en faisant quelque chose qui nous plait, en apprenant quelque chose de nouveau, en apprenant à nous connaitre réellement.
Et pour ce faire, il nous suffit…. d’ouvrir nos yeux, notre esprit et notre coeur… Quelle surprise! Ouvrir nos yeux sur la personne que nous sommes, sur cette personne qui est sur le point de faire un beau et long voyage. Sur cette personne qui est notre ancre, notre base. Et surtout ouvrir complètement nos yeux, pas uniquement ceux qui ne voient en nous que les fêlures. Pourquoi ne pas faire la liste de nos qualités et autres points forts?
Nous avons souvent tendance à voir tout de suite ce qui ne va pas, ce qui ne correspond pas…. à quoi, au fait? A ce qu’on attend de nous? A l’image qu’on doit renvoyer? A qui? Et si ce mois-ci, on voyait surtout ce qui fait que nous sommes uniques, intéressants, et si nous nous acceptions pour ce que nous sommes? Les souverains de notre propre univers intérieur. Les conquérants de terres sauvages et pourtant si belles. Les voyageurs immobiles, les phares de note propre obscurité?
Pour ce faire, nous allons prendre du temps pour nous. Quelques minutes chaque jour pour élaborer nos outils. ça peut paraitre compliqué, mais c’est en fait vraiment simple. Et surtout, nous le méritons. Nous méritons de prendre soin de nous, de faire une pause, de nous écouter, de nous sourire, de nous faire le cadeau de quelques minutes d’attention, de douceur, de liberté.
Ce mois, nous allons apprendre à nous voir avec les yeux du coeur, et à redresser la tête, préparer notre bagage mental et nous munir de notre arme la plus puissante: le sourire dans le miroir après chaque brossage de dents.
Pourquoi ne pas commencer par écrire 3 petits bonheurs par jour? Ou encore méditer 10 minutes tous les matins, ou tous les soirs? Vous pouvez aussi vous lever un peu plus tôt pour profiter du calme et profiter du jour qui se lève. Enfin essayez de vous faire un compliment par jour… ça fonctionne!
Dès lors nous serons prêts à entamer notre voyage, à vivre notre épopée… notre apprentissage nous aura permis d’être encore plus attentifs aux changements et aux permanences, en ayant une meilleure compréhension des autres, du monde dans lequel nous évoluons, de nous-mêmes. Nous saurons d’où nous partons. Et prêts à explorer notre univers personnel.
Le meilleur moyen pour apprendre à se connaitre, c’est de chercher à comprendre autrui. André Gide
Va prendre tes leçons de la nature. Léonard de Vinci
C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas. Victor Hugo.
Nous croyons regarder la nature, mais c’est la nature qui nous regarde et nous imprègne. Christian Charrière.
J’espère que le voyage vous plaira! J’ai quant à moi hâte de partager mes différentes escales. Si je partagerai mon cheminement ici, j’espère lire les vôtres sur le groupe facebook.
A suivre!

Et voila. C’est la dernière. La fin d’une belle aventure, qui m’a beaucoup apporté cette année, semaine après semaine. Ce n’est pas un point final, je vais continuer à gribouiller et à collectionner les citations qui me portent et m’inspirent. Mais c’est ma dernière carte hebdomadaire.
C’est l’heure du bilan. Et cette citation me semble parfaite pour résumer mon cheminement et cette année écoulée.
« Ne pleure pas parce que c’est fini, souris parce que c’est arrivé. » Dr Seuss
Cette année, j’ai vraiment ressenti ce glissement de la peine, de la douleur, à quelque chose de plus doux, de plus apaisé. Et lorsque je ferme mes yeux, je revois la plupart du temps les moments magiques avec ma fille, ces moments précieux qui me portent. Et même si je pleure encore, mes larmes sont accompagnées d’un sourire.
Cette fin d’année, c’est encore difficile. Ce matin, je suis avec ma famille, mes parents, mon frère et sa famille. Alors que j’écris ces lignes quelques jours avant ce Noël, je sais déjà qu’il manquera quelqu’un. Que j’aurai ce pincement au coeur en arrivant le matin, alors que tout le monde est encore endormi. Que les larmes monteront surement et que je devrai sortir dans le jardin pour prendre quelques bouffées d’air frais avant de revenir à l’intérieur et de tenter d’apprivoiser l’absence. Noël reste très douloureux.
Pour autant, je sais qu’avec le temps, j’aurai de nouveau la force dans les années qui viennent de sortir le sapin, de le couvrir des décorations qu’elle avait choisi avec soin et enthousiasme, et de sourire en y repensant. Je sais que je continuerai à acheter une décoration chaque année, comme nous le faisions. Une décoration spéciale, qui nous plairait à toutes les deux, et qui rejoindrait les autres, comme les perles d’un collier qui n’a de valeur que pour ceux qui l’ont fait. Cette année, j’ai trouvé la force d’aller dans le rayon de Noël, une seule et unique fois. Et mes yeux se sont posés sur cette décoration:

Mon assistante l’a approuvée. Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris. Pour les autres, j’ai une très légère obsession avec les chouettes…. très très légère… Celle-là a en plus la particularité d’avoir les yeux de la même couleur que ceux d’Emma… et ça m’a fait sourire, ce qui n’était pas gagné ce mois-ci… Impossible de ne pas la ramener à la maison.
Je suis donc passée des larmes et de la douleur au sourire et à la tendresse. Ce chemin là est parcouru. Il me reste encore beaucoup de route à faire, mais un pas après l’autre, je sais que ça ira. Et que je tiendrai ma promesse.
Joyeux Noël à vous tous qui avez suivi le challenge, et qui m’avez lue… J’espère que vous avez vous aussi fait un beau voyage cette année. Et qu’aujourd’hui, vous avez le sourire aux lèvres, en y repensant.
Passons aux choses sérieuses: voici votre challenge:
Citation: « Ne pleure pas parce que c’est fini, souris parce que c’est arrivé. » Dr Seuss
Mot: apaisement
Motif: waybop
Je vous rappelle les modalités du challenge:
Et voici ma carte:

I had to face several storms in my life. Some of them just washed away all I had. But none of them took away all I was.
When I think about them, I realise that they made me stronger. They made me question my life, the way I saw it, the way I was living it, they made me take decisions to protect me from new storms to come. And they anchored my core values to my self.
That’s propably why I don’t fear challenges. I embrace them when they come on my path. I know they will teach me lessons, help me get rid of what is useless for the rest of my journey. I know I will grow, I will learn, and probably be a better person afterwards…
Of course, being in the middle of a storm, unless you are safe in a warm cosy place, is not where you want to be. It’s hard, realy tough. But if you have values and ethics strong enough to face it, then you can just watch it and let it go through your life and out of it.
And I think that it was while in the core of the storm that I really felt alive. It helped me see what was important and what wasn’t. It made me think about myself and what kind of person I wanted to be while facing it. And it made me stronger, with the firm belief that I will go through it, and that it will bring me something. With time, and experience, I learned to be pretty still and calm when dealing with a storm, watching and listening to each detail, to learn everything it has to teach me so I would remember why I needed to be taught this. I accepted storms, and the fact that they were part of my path, that I had to face them. I also learn to believe that I would make it, that I will get out of them, different, with new skills and humility.
To be honest, I can be apocalyptic too, when needed. Not to destry anyone, but to unveil the truth. Most of the time, when I have to deal with a difficulty or a challenge, I tend to do it the soft way, but if needed, if I am pushed so far that I can’t see any other option, I can be apocalyptic. I don’t really like it, but those who had to face this aspect of my personnality tend to think twice before trying it again. They also understand I had to do it, to bring balance back. Let’s say it’s part of who I am. I chose to be soft and quiet, to let go, but I still have my limits… I need to remind them where they are, sometimes…
Storms can be destructive. But they also can put us in a position that allows us to start on a better ground, a new, deeper, safer one. Then it’s up to us to build something on it, something that storms can’ destroy anymore.
So here is your challenge:
Quote: “Storms make trees take deeper roots.” Dolly Parton
Pattern: toodle
Here are the rules of the challenge:
And here is my card:


Le challenge de la semaine dernière, ou du moins la citation sur laquelle il se basait m’a laissé une impression d’inachevé. C’est assez désagréable, et surtout, ça me pose beaucoup question. enfin… ça me posait… puisque depuis j’ai réussi à définir ce que je ne faisais que pressentir, intuitivement.
Je ne pardonne pas. C’est un fait. Mais je lâche prise. Et c’est pour cela que je le vis aussi bien, je pense. Parce qu’en lâchant prise, en ne restant pas attachée à ce ou ceux qui m’ont blessée, je suis bien plus sereine. Si je devais pardonner, je me positionnerais par rapport à ces événements ou ces personnes. Je leur donnerai donc de l’importance dans ma vie, et je serai dans l’action vis à vis de ces blessures, un peu comme si je devais les rouvrir pour pouvoir les refermer à nouveau. Et c’est cette idée qui va à l’encontre de ce que je vis.
En lâchant prise, en revanche, la dynamique est très différente: je prends conscience que j’ai été blessée, je cherche à comprendre pourquoi, j’accepte la leçon, et je continue mon chemin. Je ne leur donne pas plus d’importance que ça, ce n’est pas à moi de résoudre leur problème. Ce n’est pas non plus de la lâcheté (ce qui me posait question pendant un bon moment). C’est la prise de conscience qu’on ne peux agir que ce sur certaines choses ou personnes. Et qu’il ne nous appartient pas de porter un jugement de valeur. Ce qui nous concerne c’est en quoi nous avons été blessés, en quoi ça nous a touché, en quoi ça nous a changé. La leçon retirée de l’expérience.
Et c’est là que j’ai compris que si j’étais si butée concernant le pardon, c’est qu’il sous entendait cette notion de jugement. Et si il y a bien une chose avec laquelle j’ai du mal, c’est d’être jugée par des personnes qui ne me connaissent que peu, qui n’ont pas toutes les données en main… j’en ai souffert longtemps avec la gaufrette, avant son diagnostique. Et je ne veux pas être comme ça. Et le pardon n’est qu’une des expressions de ce jugement que l’on peut porter sur les autres: « ce que tu as fait est mal, j’ai eu mal par ta faute, mais puisque je suis bien au dessus de ça, je te pardonne. » Je ne me considère pas comme supérieure à qui que ce soit….
Comment oserais-je pardonner? Sur quelle base? Et dans quel but? me sentir mieux? Mais je me sens déjà bien. Parce que j’ai retiré une leçon de l’expérience, et que j’en suis ressortie grandie. Je ne suis plus la même personne que celle qui a été blessée. Ma blessure s’est refermée et si je porte une nouvelle cicatrice, j’en suis fière. Elle est là pour me rappeler ce par quoi j’ai du passer pour en être là où j’en suis…
En acceptant ce qui s’est passé, en lâchant prise et en poursuivant ma route, je ne fais pas preuve de lâcheté mais de résilience. Et c’est une toute autre dimension.ça ne se fait pas du jour au lendemain, ça prend parfois des mois, des années, mais ce qu’on en retire est tellement plus riche. C’est un processus qui nous transforme de l’intérieur, nous apporte une sérénité et une compréhension de soi et de nos relations aux autres bien plus profonde.
Voici donc votre challenge:
Citation: « Le lâcher prise est la transition intérieure de la résistance à l’acceptation. » Eckhart Tolle
Mot: transition
Motif: Rumpus
Je vous rappelle les modalités du challenge:
Et voici ma carte:

Je l’avoue, je ne pardonne pas. Je le vis plutôt bien d’ailleurs. Ces derniers temps, on voit fleurir sur la toile deux mots: bienveillance et pardon. Ce sont apparemment les clés du bonheur….
Je n’aime pas le mot bienveillance, que je trouve bien galvaudé et que je refuse de prononcer dans chacune de mes phrases. Je sais, je suis une rebelle. Pourtant, j’en fais preuve, mais je ne m’en vante pas, je ne le souligne pas, je ne la mets pas en valeur. Parce que pour moi, c’est quelque chose d’évident et de naturel. Pour autant, je me refuse à prononcer ce mot qui devient une injonction, un « élément de langage », comme ils disent, obligatoire, pour faire partie de la communauté humaine de nos jours. Il m’arrive donc de faire preuve de bienveillance, et pour autant, je ne la brandis pas comme un étendard….
Le pardon est présenté comme le seul moyen d’être heureux. Ce n’est qu’en pardonnant, ou en se pardonnant, en faisant donc preuve de bienveillance envers soi ou les autres (ah, oui, évidemment, il y a un lien), qu’on ne peut se sentir bien, avec soit et avec les autres.
Soit.
Sauf que je considère ma vie comme un voyage, avec ses péripéties et ses obstacles à surmonter. Comme une succession de leçons qui me font grandir, et devenir une personne plus riche intérieurement, plus sage aussi, dans un sens. Je pourrais bien évidemment pardonner et passer à autre chose. Sauf que ça irait à l’encontre de ma vision de la vie: je ne pardonne pas, j’accepte que ça m’est arrivé. Et parfois, avec le temps, j’oublie. C’est à ce moment que je considère que j’ai acquis ma leçon. En pardonnant, je m’empêche de faire ce cheminement, et la leçon se représentera sur ma route tôt ou tard…. plus explicite, en général…. avec l’expérience, j’ai appris à m’en préserver.
Pour autant, ne pas pardonner me permet aussi d’avoir le recul nécessaire pour accepter, comprendre, et tirer les leçons de ce qui s’est passé. En ce sens, c’est une expérience riche, profonde, et qui est porteuse de bien plus que ce qu’on pourrait envisager à chaud.
Souvent, on met en avant le fait que le pardon permet de se libérer et d’être heureux. je ne reviendrai pas sur ma vision du bonheur en tant que diktat. Quant à la libération, ça me pose question. Encore une fois, ce n’est pas ainsi que je vois ma vie. je ne me sens pas enchainée par mon ‘non-pardon’. Au contraire, c’est par les leçons que je peux tirer de ce qui s’est passé que je me construis, que je grandis, que je m’exonère de ce qui m’a heurtée. J’ai décidé de vivre ma vie intensément, en en acceptant chaque épreuve ou expérience. J’ai décidé d’en prendre la responsabilité aussi. De ce fait, j’accepte aussi de faire des erreurs. Et d’en tirer des leçons. J’accepte également d’être blessée. Et d’en tirer des leçons. Mais pour évoluer, il faut que j’en accepte les conséquences.
Je suis responsable de mes actes et de mes mots. En me pardonnant, je les efface et je passe à autre choses. Or, il a des conséquences à chacun de nos actes, à chacune de nos paroles. Et en étant prompts à nous pardonner nous-mêmes, nous passons à côté des enseignements que nous pourrions tirer de ces expériences, et nous ne grandissons pas. Ce qui va là aussi à l’encontre de ma visions des choses. J’accepte la pleine responsabilité de mes actes et de mes paroles, ainsi que des leçons que j’en ai tiré. Tout ceci fait partie de mon cheminement.
Souvent, on oppose pardon et haine. Si on ne pardonne pas, c’est qu’on reste dans la haine. En pardonnant, on accède à une paix intérieure. Pour autant, je ne hais personne. Parce que je considère que nous sommes tous les acteurs de nos vies. Et que nos erreurs nous permettent de grandir, de devenir ce que nous sommes au fond. Je ne hais pas ceux qui m’ont fait du mal, consciemment ou non, d’ailleurs. Je ne leur pardonne pas pour autant. Par contre, j’en ai tiré des leçons sur ce qui s’est passé, ce que ça a eu pour conséquence dans ma vie, dans la leur. Je ne les hais pas parce que je suis convaincue qu’ils ont évolué depuis. et si ils ne l’ont pas fait, c’est leur problème, pas le mien. Ils me sont indifférents, mais je ne leur pardonne pas. Au pire, je les oublierai. Et je continuerai mon chemin.
Et c’est donc toute ma démarche: dépasser la peine, la haine, la colère, pour arriver à la compréhension, l’acceptation, puis à l’oubli. C’est mon cheminement, et je me sens vraiment bien dans ma vie en la menant ainsi.
Voici donc votre challenge:
Citation: « Épargne-toi le tourment de la haine ; à défaut du pardon, laisse venir l’oubli. » Alfred de Musset
Mot: oubli
Motif: A la russe
Je vous rappelle les modalités du challenge:
Et voici ma carte:

Décembre est un mois encore compliqué pour moi, j’en ai bien conscience. Il y a 10 ans tout juste, je mettais un pied en enfer, alors que je rentrais d’une journée somme toute banale. Mon petit univers s’est écroulé, du moins ce qui en restait après avoir tenté à de multiples reprise d’aider celui qui était mon mari à faire face à sa maladie mentale, à son alcoolisme, à ses addictions. Il me suffit de fermer les yeux pour revoir les traces de sang qui menaient à mon appartement, la porte dégondée, et son absence… je me souviens encore de ma terreur et de celle de ma fille, que j’avais dans les bras, alors âgée de 2 ans et demi. Je me souviens très bien avoir appelé la police, les hôpitaux, et de m’être précipitée aux urgences pour le retrouver, ensanglanté, hurlant, alcoolisé à un point inimaginable, hors de lui. Et je ressens encore très vivement ce qui m’a traversé à ce moment là: la rage, la haine, la volonté de m’en sortir, de faire tout ce qu’il fallait pour mettre fin à ce cauchemar, pour protéger ma fille.
Ce que j’ai fait.
10 ans plus tard, il est marié et heureux, et je suis à un point de ma vie où tous ces souvenirs ne me font plus mal. Ce sont juste des souvenirs. Le seul lien qui existait entre nous est parti il y a 1 an et demi. Il ne fait donc plus partie de ma vie.
Aujourd’hui Je n’ai plus de haine envers lui… il m’a donné une fille merveilleuse, et la force de construire toute une vie pour elle, puis pour moi. Il m’a poussée à aller au delà de mes limites, à me dépasser, à me renforcer. Et chacune de ses tentatives pour me détruire (nombreuses et réelles) a eu pour conséquence une plus grande volonté de ma part, parce que je ne me battais pas uniquement pour moi, mais surtout pour ma fille. Et j’ai appris à m’armer de patience, de ténacité, de lucidité, de recul, et de confiance. Je n’ai pas laissé ces épreuves m’ôter toute humanité, je ne me suis pas renfermée. Je devais être une mère, je devais préserver son innocence, son équilibre. Et je me devais surtout de lui montrer l’exemple: je n’étais pas une victime. J’étais une guerrière. Non pas pour détruire qui que ce soit, mais pour protéger, pour construire, pour me battre pour elle, pour nous. Finalement, je lui dois beaucoup, à cet homme. Disons qu’on est quittes.
C’est cette traversée de mon petit enfer personnel qui m’a rendue forte je pense, suffisamment en tout cas pour faire face à un autre enfer, quelques années plus tard… Et j’en reviens, petit à petit, une fois de plus. Bien déterminée cette fois à ne plus y remettre les pieds. Et avec l’intime conviction que le meilleur reste à venir. Et s’il ne vient pas à moi, j’irai le chercher, où qu’il soit. Parce que j’en ai envie, et que je pense en avoir fini avec le côté obscur de la vie, j’ai bien appris ma leçon. De guerrière je suis passée à conquérante.
Alors oui, ce mois de décembre est compliqué pour moi, même aujourd’hui. Encore aujourd’hui. Mais j’ai aussi de quoi l’affronter: l’envie qu’il soit doux, apaisé, intérieur. loin de cette agitation et de ces manifestations sonores, visuelles et sociales qui me sont encore trop douloureuses. Je vais en profiter pour me préparer à ce qui vient ensuite: une nouvelle année, de nouvelles aventures, de nouvelles expériences, de nouvelles rencontres. Et la fin d’une période tellement riche mais sombre, et le début d’une autre, épique et lumineuse.
Voici donc votre challenge:
Citation: « L’heure la plus sombre est celle qui vient juste avant le lever du soleil » Paulo Coelho
Mot: aube
Motif: snow flower
Je vous rappelle les modalités du challenge:
Et voici ma carte: