Je ne reste jamais sur un échec (à mes yeux). Donc j’ai retenté de gribouiller sur mon fond. Cette fois, un motif unique et je suis plutôt contente du résultat.
Pour cette page, j’ai de nouveau choisi un papier coloré uni comme fond. j’ai voulu rester simple, parce que la déco ne doit pas prendre le pas sur le message (selon moi, j’ai du mal avec les pages chargées, avec trop d’informations).
Pour le recto, je n’aime pas rester sur un échec (à mes yeux), donc j’ai décidé de retenter de gribouiller sur mon papier de fond… un seul motif cette fois, et j’aime beaucoup mieux. Je pense que je recommencerai du coup hahaha.
Puis j’ai imprimé la carte du jour et je l’ai collée sur un papier contrastant. J’ai ensuite écrit les mots qui me venaient à l’esprit sur un papier quadrillé. Et j’ai fait ma petite carte au feutre et à l’aquarelle. Et j’ai déchiré un bout de papier scrabooking pour rappeler les couleurs de mon gribouillage et unir un peu le tout. La carte de l’arbre est recto verso. Pour illustrer les différentes perspectives et l’idée que si au départ on voit souvent la situation comme une voie sans issue, si on se sent bloqué, souvent, en changeant de perspective tout un univers s’ouvre et s’offre. J’ai attachée la carte avec du masking tape (renforcé de colle, il est un peu vieux….).
Pour le verso, j’ai fait simple (et mémo pour plus tard: le stylo encre et le stylo gel requièrent un temps de pause avant de manipuler leur support….). J’ai juste ajouté une fleur en papier sur laquelle j’ai collé un truc bidule qui trainait dans un de mes tiroir (j’ai dit que je recyclais un maximum de trucs… et j’ai de quoi faire!!!).
encore une fois imparfait, mais c’est ce qui me plait hahaha.
Bonjour à tous! J’espère que l’étape d’hier vous a plu. Aujourd’hui, on prend un virage à 180° sur ce qu’on perçoit et pense. On Prend du recul, on change de perspective et on observe ce qui se passe en nous. Parce que cette prise de recul peut vraiment nous aider à traverser et à en finir avec des difficultés qui nous paraissent insurmontables alors qu’elles ne sont en réalité qu’un écran de fumée. En prenant du recul, en nous élevant, en changeant de perspective, nous sommes capable de déterminer la nature ce que qui nous bloque et de trouver la solution pour passer de l’autre côté et poursuivre notre cheminement. Je vous souhaite de sortir grandis de cette journée, ou du moins d’avoir expérimenté quelque chose de nouveau.
1. Cette carte m’évoque….
2. Changer de perspective signifie…..,
3. Changer de perspective m’apporte……..
4. Changer de perspective me parait difficile parce que…
4. Pour être plus serein(e), je vais essayer de prendre du recul/ de changer de perspective plus souvent en ce qui concerne …..
Hier soir, en faisant de l’archéologie bidouillesque, j’ai retoruvé blocs de papiers! Un de papier à dessin avec 50 feuilles colorées, et un de papier cartonné avec 25 feuilles. J’avais du les acheter en pensant les utiliser un jour et je les ai complètement oubliées…
Du coup me voila en pleine nuit à couper les feuilles de papier à la bonne taille (elles font 24×34 cm, ce qui est parfait pour moi! Je peux faire 2 feuilles pour mon carnet avec chaque feuille… J’ai choisi de ne prendre qu’une feuille de chaque couleur, l’autre me servant à faire des cartes ou je ne sais quoi pour le moment… quant au bloc de carton, je l’ai mis de côté… je lui ferai un sort tôt ou tard hahaha.
Bref. J’ai profité des pause de travail, pour reposer mes yeux de l’écran, pour commencer à réfléchir à ma page… J’avoue, c’était un peu le bazar et ça se voit hahaha. Mais bon, ça me va quand même… on va dire que ça représente bien l’excitation des commencements hahaha.
J’ai finalement opté pour une page recto verso, à laquelle je pourrait ajouter une autre page si le besoin s’en fait ressentir. Mais comme ça, mon système est plus flexible, je peux décider de classer mes pages par ordre chronologique ou alphabétique, en fonction de mes envies…
Ce matin, j’ai commencé par imprimer la carte en 5x5cm. Je l’ai collée sur un bout de papier neutre, pour la mettre en valeur. Et puis je me suis dit que j’ajouterais bien un morceau de carte routière, parce que c’est sympa pour voyager…. et puis c’est le printemps, donc fleur…. en papier d’emballage kraft, parce que ça coupe un peu le côté chargé des motifs des cartes.
J’ai profité de ma pause suivante pour sortir un bout de papier scrapbooking et mes aquarelles…. hop, un gribouillage de petite plante qui commence à pousser dans un vase réalisé au feutre technique et coloré à l’aquarelle….
Cet après midi, j’avais plus de temps donc j’ai médité un peu sur le mot et j’ai écrit les mots clés qui représentaient le commencement pour moi. Et hop, j’ai collé le tout. Un peu (trop) de stylo gel deci-delà et voila mon recto terminé.
Pour le verso, je voulais rester sobre. J’ai écrit un peu plus clairement ce que le commencement m’inspire. Et j’ai ajouté une citation (étonnant….haha). J’ai déchiré chaque partie, j’ai encré les bords, et j’ai attrapé une chute de papier scrapbooking que j’ai déchiré aussi (et là ça me fit sourire… Est-ce que le commencement est un déchirement?). Et hop, un peu de colle et le tour était joué!
Bilan: je me suis bien amusée, et c’était un des buts de la démarche. le résultat est bof à mon goût, mais bon je ne suis pas habitué non plus à gérer autant de couleurs!! Je vais devoir progresser et ça tombe bien, j’ai l’occasion de le faire. Et puis je teste de nouvelles choses, et ça aussi, c’est intéressant… Au pire, si par la suite je ne supporte pas cette page, je pourrai la refaire… Avec le système à anneaux, c’est facile d’enlever ou d’ajouter ce qu’on veut!
Ce soir, j’ai de l’encre sur les doigts, et ça c’est le signe que j’ai vraiment commencé à m’amuser!
Première étape de notre voyage. J’avoue, j’ai triché parce que j’en avais envie et que je fais ce que je veux hahaha. Les prochaines seront vraiment tirées au sort, promis!
Voici donc la carte du jour. J’espère qu’elle vous inspirera. Pour ma part, je profiterai des pauses de travail pour faire ma page. Je vous montrerai le résultat ce soir.
Pour vous aider à parcourir votre chemin, je vous propose quelques pistes de réflexion. À vous de voir si elles vous parlent ou non, si vous pouvez/voulez les utiliser ou non.
Petit rappel: aucune obligation, peu ou pas de contraintes, on profite juste du temps qui nous est offert pour prendre quelques minutes pour voyager en soi. La carte du jour est un jalon qui nous aide à marquer les étapes. Mais le voyage nous appartient, à nous de le vivre comme bon nous semble.
Surtout je vous souhaite beaucoup de plaisir lors de cette première étape.
Ce matin, je me suis dit que non, décidément, les rayures, ça n’allait pas être possible…. ça ne correspond pas du tout avec ce que j’ai en tête… du coup j’ai farfouillé et j’ai trouvé 2 autres feuilles de papier kraft (enfin…. papier, c’est plutôt rigide comme matériel). Bref, j’ai recouvert les deux côtés extérieurs de la couverture et ça allait beaucoup mieux…. mais c’était triste…
Alors cet après midi, après avoir fini de travailler et envoyé les emails, j’ai pris ma scrawlrbox de Mars, un stylo gel vert, et j’ai gribouillé ça:
Pour ceux qui se demandent, une scrawlrbox c’est une boite surprise mensuelle de matériel créatif, enfin de matériel pour gribouiller surtout: feutres, pastels, peintures, markers etc etc… Dans celle de Mars il y avait justement du matériel pour gribouiller sur du papier kraft. Dont des paillettes… mais ça c’est un matériel que je me suis auto-interdit d’utiliser…
Donc j’ai pris les feutres techniques et le stylo gel blanc de la box… et puis là, je trouvais ça un peu confus…. (les tiges des « fleurs » étaient blanches au départ…. ) donc j’ai farfouillé dans mon bazar et j’ai trouvé un stylo gel vert métallisé… parfait!
Je passerai sûrement une couche de colle dessus, pour fixer le tout (le stylo gel banc, ça part vite avec les frottements).
Du coup, ma couverture est très solide, avec ses deux renforts en kraft. Et j’aime bien, même mieux… parce qu’elle peut me servir de support lorsque je veux gribouiller ailleurs que sur ma table…. dans mon lit par exemple (oui parce que bon, les possibilités sont très très limitées pour le moment…. d’où le voyage intérieur hahaha).
Je pense que cette fois je n’ai plus de feuilles kraft, mais elles feront partie d’une future commande, clairement… j’adore ce matériel! Et puis je compte bien aller un peu plus loin dans ma découverte des effets que d’autres stylos gels peuvent avoir sur lui… Avec un des chutes que j’ai pu récupérer, je vais de ce pas faire une bannière pour mettre en tête d’article. à suivre!
Bien, cette fois tout est prêt… je vais voir si je ne peux pas encore trouver des trucs bidules pour faire d’autres pages… ou me rabattre sur des feuilles de papier machine que je peux teinter avec de la tisane ou du thé….. hum…. en voila une belle idée!!! ça tombe bien, je viens de m’en faire un et le sachet est encore bien humide…. à suivre aussi!
A demain pour la première carte. J’avoue, je vais tricher un peu pour celle-là, mais ce sera l’exception qui confirmera la règle.
J’espère que vous me rejoindrez pour que le confinement soit l’occasion de faire un beau voyage intérieur!
J’ai farfouillé dans mon bazar pour trouver de quoi mener à bien mon projet sans avoir à sortir de chez moi ou acheter quoi que ce soit. Ce sera un projet récup’, recyclage, déstockage…. Un projet parfait pour le confinement!
Je cherchais un support qui me permettait d’être le plus libre possible, que ce soit dans les techniques employées, dans les formats, dans la possibilité d’ajouter ou de modifier à tout moment ce que j’y mets… et j’avais une idée très précise de ce que je voulais: un système de cahier à disques, parce que c’est ce que je préfère utiliser pour ce genre de projet.
Voilà à quoi il ressemble pour le moment.
J’ai trouvé un Happy Planner (que j’appellerai HP à partir de maintenant, rien à voir avec un sorcier de fiction…) de 2017/2018. J’ai retiré les feuilles intérieures, échangé 2 anneaux avec un autre pour le plaisir de le faire, inversé les couvertures (parce que bon, on n’est plus en 2017/2018 depuis au moins 2 ans….). Et là, j’ai souri.
J’ai souri parce qu’en bas, comme en bas de toutes les couvertures intérieures d’HP, il y a ces mots: « Live creatively ». Alors autant je ne suis pas fan des rayures, mais je vais m’en occuper, autant ces mots m’ont bien parlé! C’est exactement ce que je compte faire, happy planner, exactement ce que je compte faire!
Bien, j’avais le cadre de mon projet, mais il me fallait le remplir…. et là, j’ai fait ma tornade dans mes trucs pour bidouiller…. et j’ai trouvé:
Des feuilles A4 de papier kraft.
J’ai coupé 3 feuilles en deux, pour avoir des cartes format A5. Et j’ai coupé 2 autres feuilles aux dimensions des pages ‘normales’ de HP, soit, 17 x 23cm. Il me reste des chutes que je garde pour les coller sur d’autre pages, les découper, ou je ne sais quoi encore… récup et recyclage!
J’en ai gardé 2 pour les coller sur l’intérieur de la couverture… parce que le marbré et les dates 17/18 n’ont plus lieu d’être. Une découpe à la bonne taille, un peu de scotch double face (mais la colle blanche aurait pu faire l’affaire) et hop, beaucoup mieux!
Je vais voir si je n’en trouve pas d’autres pour mettre sur les couvertures extérieures, du coup…. parce que j’aime beaucoup le rendu! Et puis…. j’ai eu du matériel dans une scrawlrbox récemment qui serait parfait pour décorer le tout….. hmmm…)
Des pages de cahier à petits carreaux
A la fin de chaque année scolaire, je fais le tri dans mes cahiers, et je récupère les pages vierges… Celles-ci, je les avais découpées il y a un bon moment et placées dans un HP…. que j’ai oublié….en plein soleil. Du coup, elles sont un peu délavées sur les bords, ce qui est parfait pour ce projet! j’ai de quoi écrire, et je peux les garder entières ou les découper… je verrai en fonction de mes envies et de mes besoins!
que j’avais découpées et oubliées dans un happy planner et qui du coup sont un peu délavées sur les bords… parfaites!
Des sacs en papier découpés en feuilles.
Je pourrai les utiliser pour décorer des pages, ou pour écrire…. j’ai reçu une commande de plantes récemment et j’ai récupéré tous les sacs une fois les plantes mises dans leurs bocaux respectifs… j’en ai fait pas mal de fleurs, mais j’ai gardé ces deux feuilles….je vais peut être devoir les repasser…. ou je trouverai un moyen de les utiliser telles quelles… à suivre….
En haut de la photo, on aperçoit ma perforatrice spéciale HP… qui fait des trous en forme de champignons!
Du papier cartonné en format A5
Il va m’être très utile pour servir de base à mes pages, et le dos sera un support parfait pour les gribouillages à la peinture ou pour ajouter des enveloppes etc…. son format est plus petit que le HP mais ce n’est pas du tout un souci pour moi, au contraire! Je pourrai placer les pages comme je le veux à l’intérieur. Je pourrai les décaler vers le bas pour laisser voir le titre en haut, ou au contraire les décaler vers le haut pour une continuité, ou encore les centrer…. c’est ce que j’aime dans ce système, je peux vraiment avoir une grande liberté avec mes pages.
Des enveloppeskraft
J’ai plusieurs sortes d’enveloppes que je garde pour en faire quelque chose…. certaines sont refermables en haut, d’autres sont d’un format intéressant… je ne les utiliserai probablement pas toutes, mais elles peuvent être intéressantes….
Je me rends compte à ce moment que j’ai choisi d’être la plus neutre possible pour les supports de base… du blanc (vierge, à petits carreaux), du kraft… ça me laisse plus de possibilité pour le reste, je vais pouvoir ajouter plein de couleurs sans que ça soit trop chargé!
Des chutes de papiers colorés
Des petits morceaux de papiers, imprimés, ou de scrapbooking, ou cartonné… Ils me serviront pour décorer mes pages, ou pour faire des enveloppes, des pochettes, des cartes, que sais-je encore….
Des pages de magazines de tailles différentes. Matériel parfait pour faire de la mosaïque ou pour décorer mes pages, surtout si le sujet entre en raisonnance avec le mot…. les possibilités sont presque infinies avec ces bouts de papier!
Des cartes routières. Retaillées en format HP avec mon super outil que l’ont peut voir à gauche puis perforées pour devenir des pages… je ne sais absolument pas ce que je vais en faire, mais elles sont vraiment chouettes, donc je trouverai bien!
Des blocs A5 à petits carreaux. On n’a jamais assez de papier quadrillé!
Des chutes de cartes colorées. J’ai utilisé ces intercalaires pour en faire d’autres au format HP pour un autre projet. Mais du coup, il me reste ça… parfaites pour ce projet!
Des chutes de papier scrapbooking. Certaines pourront devenir des pages, d’autres des cartes, d’autre encore des décos, j’ai de quoi faire! Merci le projet petites boites!
Des petits morceaux de papier avec des citations, des images sympas… j’avoue, j’ai un faible pour les citations (vous l’ignoriez, vraiment?). Du coup, lorsque j’en rencontre qui me plaisent vraiment en ligne, je les copie sur un document pptx que j’enregistre au fur et à mesure. Lorsque la diapositive est pleine, je l’imprime, la découpe, et mets les petits morceaux dans une boites. lorsque j’en ai besoin, je n’ai plus qu’à piocher dedans! Cette boite renferme aussi des bouts de papier scrap qui font à peu près la même taille.
Des fleurs en papier et d’autres petits bouts de papier. J’avoue, je me suis un peu lâcher côté fleurs en papier, mais ce tuto rendait la chose tellement facile que j’avais hâte de voir ce que chaque coupe différente donnait…. j’ai expérimenté avec des chutes de papier à carreaux, puis avec des chutes de papier scrapbooking fin… et je pense que la plupart des sacs en papier de ma livraison de plantes y est passée hahaha. Mais maintenant, j’ai plein de fleurs à coller partout et une nouvelle idée de recyclage: si un morceau de papier peut être coupé en carré de plus de 4 cm de côté, c’est ce que je lui fait subir avant de le transformer en fleur… et quand j’ai besoin de faire une pause d’écran, je prends ces papiers et je fais des fleurs! j’ai de quoi décorer un paquet de pages…. J’ai aussi des petits bouts de papiers dans cette boite,e t les chutes de carton gris de mes boites… il en me servira pas pour ce projet, mais je le garde pour une future idée!
Je n’ai pas pris la photo de mon papier blanc non plus, que ce soit le papier machine, le papier bristol (en A4, en A5, en A6… j’ai un souci d’addiction…), le papier aquarelle, le papier layout pour les marqueurs à alcool, et que sais-je encore….
Côté papier imprimé, je peux utiliser le papier des magazines, ou de livres (mais 1. Je ne suis pas vraiment fan du rendu, et 2. j’ai beaucoup de mal avec l’idée de détruire un livre…. sauf que certains livres ou guides du maitres sont obsolètes, donc je peux peut être les utiliser c’est une possibilité… je verrai en fonction de mes envies).
Côté matériel, j’ai aussi toute cette collection de pochoir que je peux utiliser avec des feutres, de la peinture, des crayons de couleurs etc….
Et puis il y a tout le reste… les crayons de couleurs, les feutres techniques, les feutres à pointe fine, moyen, pinceau; les marqueurs, les stylos gels; la peinture acrylique, l’aquarelle, l’encre, les pinceaux; les masking tapes, les autocollants, la colle, blanche et en stick, le scotch, les ciseaux, cutters etc…. les règles, les fils divers et variés, les perles pourquoi pas, les charms… bref, tout mon bazar créatif….
Mais à l’heure où je tape ces mots, mon support ressemble encore à un assemblage de papiers dans l’ordre de leur matière, puisque je les ai mis dans le cahier au fur et à mesure de leur perforation…. C’est donc une base, qui évoluera pour s’adapter à son contenu… et j’avoue, j’ai vraiment hâte de commencer!!
de gauche à droite: le papier kraft de la couverture, du papier bristol et blanc, des cartes routières, du carton, des feuilles de papier scrap, une enveloppe coupée en 2 pour faire des pochettes, des cartes en bristol, du papier kraft, des cartes routières, derrière lesquelles se trouve le papier à petits carreaux, et le papier kraft de la couverture…
Et vous? Qu’avez vous choisi comme support? Pensez-vous faire une version simple et épurée ou quelque chose de plus complexe? Avez-vous comme moi farfouillé dans tout votre logement pour trouver de quoi faire quelque chose?
Tout s’accélère vraiment dans ma tête, et les idées fusent pour ce projet!
Bref, voici ce que j’ai mijoté aujourd’hui:
Qu’est-ce que c’est?
Un petit jeu pour voyager avec soi alors qu’on est en confinement (ou pas, tout le monde est le bienvenu!)
Chaque matin, je tirerai une carte de mon jeu et je la posterai sur le blog. Elle sera accompagnée de quelques questions pour vous aider (ou non, il n’y a aucune obligation en quoi que ce soit, c’est juste une proposition) à explorer le mot, l’illustration, ou ce que la carte vous inspire etc….
Ensuite c’est à vous de jouer:
Vous pouvez juste y penser, et puis passer au reste de votre journée.
Vous pouvez tenir un journal avec les mots et votre exploration.
Vous pouvez vous servir du mot comme thème d’une page créative.
vous pouvez faire l’impasse sur le mot parce qu’il ne vous inspire pas, ou que c’est trop difficile d’y penser.
Le matériel possible: tout ce que vous pouvez trouver à la maison. Que ce soit du matériel créatif ou non. Que vous pouvez recycler ou non. Ce que vous avez fera parfaitement l’affaire! Je fais la liste de tout ce qui me vient à l’esprit:
Un support sur lequel écrire, gribouiller, coller, peindre.
un document word sur lequel on peut écrire, ou coller des images, ou tout autre support numérique.
un carnet qu’on a à la maison. Carnet de croquis, ligné, à petits carreaux, simple carnet à spirale, ou relié, en A6, A5, ou plus grand. Tout est possible, tout est parfait!
un carnet fait maison pour l’occasion, façon traveler’s notebook ou junk journal. Si vous avez l’envie de vous lancer, je peux vous donner des liens vers des tutos pour vous aider!
un cahier petit ou grand format, à spirale ou relié, à petits ou grands carreaux. Tout simplement. Ce que vous en ferez (le garder simple ou le décorer ostensiblement) vous appartient!
un classeur type planner, à anneaux, ou à disques. C’est ce que j’utiliserai, je vous en parlerai demain en détail.
des feuilles libres, cartonnées ou non, du papier aquarelle, du bristol, des post-it, des cartes, ….. pour que le format ne soit pas un obstacle.
De quoi écrire / être créatif:
un stylo ou un feutre, ou un stylo plume, ou tout ce qui peut servir à écrire. J’écrirai avec mon stylo plume chargé d’encre noire. Ou avec un stylo gel blanc… ou au stylo à paillettes…. Ce qui me viendra à l’esprit et que je peux avoir sous la main.
de la peinture, des feutres (techniques, de coloriage, à pointes fine, moyenne, pinceau….), des crayons de couleurs, des encres…. tout ce qui peut amener de la couleur, si on le désire, tout ce qui peut amener du contraste. On peut rester simple, écrire le mot en haut d’une page de carnet, écrire les questions et ses réponses, et passer à autre chose. Ou on peut s’abandonner à la créativité et faire de chaque mot quelque chose qui nous ressemble. Tout est bien, à partir du moment où on y prend plaisir.
De quoi ajouter des touches personnelles et laisser sa créativité s’exprimer:
Des papiers différents (papiers d’emballage, papier machine, papiers scrapbooking, pages de cahier, de livre, de magazine….. ) à coller, à découper, à insérer.
des pochoirs, des tampons
du masking tape, du papier kraft, des gommettes, des autocollants…..
du tissu, pourquoi pas aussi!
de quoi coller, découper, assembler
du scotch,
de la colle, blanche ou en stick, ou en tube
des ciseaux, un cutter, un massicot, etc…
des perforatrices
du fil (à broder, de cuisine, de la laine, du coton)
Bref, vous êtes libre! Le but est de profiter du confinement pour s’aérer la tête, et explorer son monde intérieur. Si vous avez envie d’un moment court, simple, sans contrainte réelle, vous pouvez! Si vous avez envie de vous lancer dans un projet plus complexe ou plus abouti, vous pouvez aussi! Je serai probablement parfois très créative parce que le mot me parle. Et d’autres fois plus sobre parce que le mot m’inspire la sobriété, ou parce que je n’ai pas la tête à quelque chose d’autre. Et ce sera parfait.
Voici ce que je vais faire:
Je vais utiliser, réutiliser, recycler tout ce que je peux trouver à la maison. Ce sera ma contrainte principale. à moi de faire preuve de créativité (bon, en même temps, j’ai énormément de trucs bidules à la maison, et ce sera l’occasion de faire un peu de vide… et d’utiliser ce qui ne me serait jamais venu à l’esprit…).
Chaque jour, je ferai une page double, ou plus selon l’inspiration, avec le mot, en écrivant ce qu’il m’inspire, en répondant à mes petites questions.
Je m’autoriserai aussi à décorer ou non, avec le matériel dont je dispose, sans me contraindre à un style ou à une technique. Ce sera parfois foisonnant, parfois sobre, et tout sera très bien comme ça!
Je partagerai avec vous ce que j’ai fait, ici et sur les réseaux sociaux (instagram, twitter, ma page FB). Je pense aussi mettre le mot du jour dans le groupe FB, pour que ceux qui le désirent puissent partager ce qu’il ont fait.
Le but de tout ça: profiter du confinement pour aller à la rencontre de soi, en douceur. Et s’exprimer de façon créative et légère. Certains mots seront plus complexes, mais j’essaierai de trouver au moins une question qui permettra de les apprivoiser.
Bref, avant de faire un article spécifique demain, ou j’expliquerai en détail ma démarche, voici un petit aperçu de ma préparation.
A demain pour plus de détails! J’espère sincèrement que vous vous joindrez à moi, et que vous y prendrez grand plaisir!!
Nous voilà à 3 semaines de confinement. Et tout commence à se mettre en place, nous nous adaptons à cette nouvelle réalité.
j’ai déjà été confinée à plusieurs reprises pendant la maladie d’Emma, que ce soit à l’hôpital ou à la maison, j’ai donc vite retrouvé certains automatismes, même si cette fois, c’était différent: j’étais seule avec la poilue ronronnante. Et puis d’autres paramètres sont venus s’ajouter pour rendre l’expérience un peu plus complexe: mes allergies sont très virulentes, j’ai une laryngite et ce confinement survient au moment de l’anniverciel de ma fille… Je savais donc que j’allais devoir traverser quelque chose qui ressemblait fortement à un enfer personnel. Et que j’en sortirai plus forte, plus sage, plus humble aussi…. Comme mes expériences précédentes me l’ont appris. Et que la leçon principale était simple: la patience.
Les deux premières semaines, j’étais complètement aphone. Les rares fois où j’essayais de parler (en forçant, pas malin du tout), c’était lors de l’appel téléphonique quotidien de mes parents. J’en ressortais épuisée, en toussant pendant un bon moment. Mais je savais que ça les rassurait, et puis ça me faisait plaisir aussi d’avoir une conversation, même limitée, avec un être humain (parce que le chat, clairement, a un vocabulaire un peu pauvre….).
La deuxième semaine, j’ai eu comme chaque année depuis 4 ans (déjà 4 ans!), des flashback des derniers jours d’Emma. Et là, problème, parce que lorsque ça se produisait, les années précédentes, je partais au bord du lac ou de la rivière, je prenais l’air, et je laissais les souvenirs s’évaporer tranquillement. Là clairement, impossible. Du fait de ma crise allergique plutôt violente (d’où la laryngite), j’étais sous stéroides et corticoides. Et malgré ça, les symptômes étaient toujours là dès que j’ouvrais la fenêtre. Donc confinement stricte…. je faisais partie des personnes à risques…. J’ai donc du m’adapter, trouver de nouvelles solutions.
Impossible de jouer de la flûte (ça m’aide beaucoup à retrouver ma sérénité, entre les mélodies et la gestion du souffle, c’est plutôt efficace en cas de stress…), frustration, beaucoup de travail (il a fallu tout réinventer, tout expliquer, tout adapter, être là pour les parents, pour les aider, les rassurer, les épauler, les déculpabiliser, les motiver, trouver des solutions pour garder le contact avec les enfants…). Et pas du tout envie de gribouiller. Par contre, une énorme envie de bidouiller…. et de mettre de l’ordre (dans ma tête et chez moi… rassurez-vous ça n’arrive que quelques semaines par an, le reste du temps, je cultive…. ma créativité).
J’ai donc commencé par faire un peu de tri… et puis début mars, j’avais eu une petite idée pour occuper la dernière semaine du mois, pendant laquelle je savais que j’allais être arrêtée parce que très compliquée….J’avais acheté de quoi m’occuper de mes jeux de cartes. J’en ai un certain nombre, maintenant, entre les cartes citations, les cartes d’affirmations positives, les cartes symboles, et d’autres encore…. je me suis dit que c’était l’occasion de me débarrasser également de mon stock de papiers scrap, vu que je ne fais plus de scrapbooking depuis un bon moment…. et je me suis mise à la confection de petites boites pour les organiser et les rendre plus accessibles aussi… j’ai passé du temps à sélectionner des papiers qui leur correspondaient, soit par leurs couleurs, soit par leur thème… une à la fois, pendant mes pause de travail, ou lorsque les flashbacks étaient trop présents… Aujourd’hui, j’en suis là (je vais leur faire un article pour elles toutes seules):
Et puis j’ai surtout redécouvert l’écoute. L’écoute en général. De ce que qui m’entoure, de ceux qui m’entourent (même si là, c’était surtout par écrit, mais tout passait quand même), et de moi, aussi. J’ai vraiment fait un gros travail dessus. Comment dissocier ce qui vient de l’extérieur de mes propres émotions? Et là, j’avoue, le moment particulier de ce confinement m’a vraiment aidée à relativiser, à être lucide aussi. Et à remettre tout ça en perspective. Je connais les gestes barrière, tout parent dont l’enfant a été immunodéprimé, tout malade immunodéprimé, toute personne en contact avec des malades immunodéprimés les connaissent, en période d’épidémie de grippe,de gastroentérite, voire en temps normal… La peur de contaminer l’autre, d’être contaminé, c’est un sentiment quotidien dans ces situations là. Il faut savoir faire ce qu’il faut pour se préserver. Et préserver ceux qu’on aime. Les consignes étaient claires, une fois suivies, on pouvait être un peu plus sereins. Le plus compliqué c’était toute la communication sur l’insuffisance respiratoire due au virus… Emma en est décédée… et j’ai donc du faire un gros travail pour que la simple évocation de ces mots ne provoque pas une immédiate montée de larmes (c’est un travail toujours en cours… ). Mais du coup, je suis parfaitement consciente de ce que ça implique. Le plus compliqué a été de gérer mes émotions personnelles face à l’égoïsme, à la bêtise, de certains… ma misanthropie latente y a trouvé un terrain de jeu infini… Mais j’ai réussi à relativiser…. Comme pour d’autres domaines, je fais ce que j’ai à faire, je me protège et protège ceux qui me sont proches, j’explique, mais ensuite j’accepte de ne pas pouvoir changer celui ou celle qui n’en a pas le désir. Ce n’est pas mon problème, c’est le sien. Les leçons que nous tirerons ce cette expérience seront clairement très différentes, mais elles seront tout aussi valables.
J’ai vraiment pris la mesure de ce qu’est la patience. Je n’attends pas la fin du confinement (déjà parce qu’il ne me dérange pas tant que ça, asociale que je suis, même si j’aimerais être un peu plus libre de mes mouvements et que j’ai hâte d’aller boire un verre avec mes amis pour qu’on puisse dédramatiser et rire de tout ça). Je patiente. Je ne suis pas passive, au contraire, je mets des choses en place, j’agis, j’évolue, je m’adapte. Je redécouvre des choses que j’avais oubliées, dans un contexte particulier qui me donne l’occasion de les vivre pleinement.
Et hier, donc, j’ai reçu mon jeu de cartes d’introspection. J’ai récupéré un cahier à peine entamé, que j’ai bidouillé pour mettre tout ça par écrit. Pour les fixer, et parce que ce sera toujours intéressant de revenir dessus de temps en temps…. et je me suis dit que ce serait bien de le faire tous ensemble. Donc demain, je vous propose une nouvelle aventure, toute en douceur, quelques minutes par jour, pour tirer de cette expérience quelque chose de constructif, de positif, pour nous aider à patienter et à en tirer le meilleur. Si ça vous tente, on en reparle demain. Ce sera aussi simple que vous le voulez, aussi créatif que vous désirez, aussi profond que vous en avez envie.
Votre mission du jour, trouver un carnet, un cahier, ou en fabriquer un (j’ai découvert le junk journal, pour ceux qui veulent se lancer dans un projet créatif, ça peut être l’occasion), ou rassembler des post-it, des bouts de papier, ce que vous voulez, où vous pourrez écrire, et on se retrouve demain pour que je vous explique tout ça!
Finalement, je ne regrette pas d’avoir vécu les deux premières semaines comme je l’ai fait. Elles étaient le tunnel un peu étouffant, plutôt sombre, assez désagréable qui m’a permis de me retrouver là où je suis aujourd’hui, la tête pleine d’idées, et bien déterminée à tirer le meilleur de ce confinement. Et à partager cette expérience avec vous.
Je n’ai pas trouvé de meilleur titre… peut être aussi parce que je ne peux plus faire sortir de son de ma bouche…. La situation des derniers jours m’a laissée sans voix…..
Pour ceux qui l’ignorent, dans la vraie vie, je suis professeur des écoles, cette année chargée d’une vingtaine de lutins de CP. C’est mon métier. J’en parle rarement ici, parce que ce n’est pas le lieu, et que je suis aussi tout un tas d’autres choses, et qu’en général j’arrive plutôt bien à cloisonner… Mais là ça déborde, c’est compliqué….
Depuis 1 semaine, j’ai une trachéite… pas grave en soit…. sauf que faute de remplaçant, je suis allée travailler, en toussant, en inhalant de la ventoline régulièrement, en essayant de faire sortir quelques sons de ma bouche, parce que bon, en CP, tout ou presque passe par l’oral… et parce que mes élèves n’ont pas à subir les défaillances du système qui ne me permet pas de m’arrêter sans que leurs apprentissages soient compromis…. Bref…. je voulais tenir encore une semaine, parce que la semaine suivante, aucun doute là dessus, j’aurai été absente…
Parce qu’il y a 4 ans, ma fille unique, l’être solaire qui illuminait ma vie, est décédée d’une tumeur cérébrale. De ça je parviens à parler ici, parce que je pense que c’est le lieu. Bref…. la semaine anniversaire de son décès, la semaine annivercielle, je n’arrive pas à travailler, je n’ai aucune empathie, et je me prends des flashback compliqués émotionnellement. Les larmes me viennent facilement, je revis chacun de ses derniers jours, cette descente en enfer inexorable pour laquelle je pensais être préparée, mais non, en fait… Je ne peux pas encore tout dire, tout partager, c’est trop violent, je n’ai pas les mots.
Bref. Je me demandais comment faire pour assurer encore une semaine… parce que ma voix ne s’arrangeait pas, que j’avais de plus en plus de mal à respirer… Et que les infos me renvoyaient inexorablement 4 ans en arrière… les mots insuffisance respiratoire ne sont pas que des mots pour moi… Je sais très exactement ce que c’est que de voir mourir quelqu’un d’insuffisance respiratoire. C’est ce qui a fini par éteindre mon soleil…. mais j’ai continué à faire classe malgré ça, j’ai éteint ma télévision, je me suis concentrée sur les loulous dont j’ai la charge 6h par jour, j’ai plongé dans la créativité pour me vider la tête, j’ai câliné la poilue ronronnante aussi… beaucoup, dès que possible….
Et puis la nouvelle est tombée jeudi soir.. fermeture des écoles… et vendredi matin l’injonction est tombée: nous devions fournir 15 jours de travail aux enfants pour vendredi 16h30, tout en faisant classe, et en ayant une réunion pour mettre un peu d’ordre dans les informations contradictoire de nos supérieurs…. le tout sans internet (plus de connexion à l’école depuis des mois.. mais on bidouille, on se débrouille…. sauf que là, ce n’était pas possible)… Mais j’ai fait, tout en faisant classe habituellement, mes élèves sont repartis avec de quoi travailler 15 jours en maths et en français, une adresse email spécifique pour que je puisse assurer la sacro sainte continuité pédagogique, et surtout garder le contact avec les parents, leur donner les consignes, des trucs et astuces, leur donner des liens, des idées, les faire sourire aussi… bref, assurer le service après vente… mais cette journée m’a achevée, j’avoue.
17h30, après avoir passé du temps à rassurer les parents, leur avoir donné mon plan d’attaque pour les 2 prochaines semaines, avoir entendu leur anxiété, y avoir répondu avec peu de mots, mais des sourires, des trucs et astuces, et une assurance toute professionnelle, je suis rentrée chez moi… 5 minutes plus tard une quinte de toux plus violente que les autres m’a décidée. Stop. rdv chez le médecin dans la foulée. Diagnostique confirmé, trachéite, accompagnée d’une tension stratosphérique…. je suis arrêtée pour 2 semaines (1 semaine pour trachéite, et l’autre parce que c’est la semaine maudite et que pour le bien être de l’humanité, je garde mon caractère apocalyptique isolé du reste du monde.).
Je n’irai donc pas à l’école la semaine prochaine… même si mon chef veut que nous y soyons histoire de pouvoir vérifier que nous ne tirons pas au flanc et nous pousser à utiliser des outils archaïques et qui ne rempliront jamais leur office… Sérieusement, nous avons l’habitude d’utiliser des outils glorifiés par la hiérarchie mais qui ne supportent pas l’afflux de connexion… le numérique la bonne blague sans réseau ni internet…. bref… je me passe de la réunion de lundi matin où on nous expliquera qu’on n’a pas compris, que c’est génial et que jamais on aurait pu imaginer que ça puisse planter…. je ne ferai pas de réunion où on mettra en place une énième usine à gaz… alors qu’il y a des moyens simples et efficaces de faire mieux, mais que ce n’est pas ce que veux le chef, ou le mini chef, ou le chef intermédiaire…. On en joue pas, il y a des enfants au milieu de cette soupe d’égo…. je ne ferai pas de réunion à n’en plus finir. Je ne ferai pas acte de présence dans un lieu où la connexion internet est une vue de l’esprit… je n’avalerai pas de nouveaux boas, ce sont d’ailleurs peut être les derniers en date qui ont achevé ma trachée…. je resterai chez moi… où je mettrai en oeuvre mon plan d’attaque avec et pour les parents de mes élèves, où je bénéficierai d’une connexion digne de ce nom, du matériel digne de ce nom (l’ordinateur que j’ai à l’école est aussi le mien, tiens, je n’ai jamais pu obtenir quelque chose de moins de 10 ans par d’autres moyens….). Où je ferai en sorte que mes élèves et leurs parents aient tout ce qu’il faut pour pouvoir passer ces quelques semaines dans des circonstances compliquées… Où je saurai me rendre disponible, même si je ne suis pas sensée le faire, mais parce que c’est ma nature.. j’ai la « chance » d’avoir vécu et surmonté plus d’une crise… j’ai l’esprit clair et je sais que tout ira bien. Et surtout que personne ne vienne me donner de leçon. Parce que je suis incapable d’entendre de nouvelles absurdités sans réagir violemment…
Je suis une professionnelle… Et je ne suis pas sensée travailler pendant un arrêt, c’est évident…. Mais j’ai une conscience professionnelle qui fera que je mettrai tout en oeuvre pour que mes élèves puissent travailler dans les meilleures conditions possibles à la maison… Et c’est pour ça que je suis devant mon ordinateur à travailler non stop au lieu de gribouiller ma carte de la semaine… ça ne me pèse pas, c’est normal dans les circonstances actuelles, je dois faire face à une situation d’urgence et mettre tout mon professionnalisme en oeuvre pour adapter ce que je voulais faire en classe pour que les enfants et les parents ne soient pas perdus ni surchargés…. et ça prend du temps…. de concocter des trucs bidules un peu plus fun aussi….
Alors voila, je suis en arrêt, et je sais que je ne le respecterai pas, que je me rendrai disponible pour mes élèves, pour leurs parents, et que j’essaierai de leur donner de quoi faire, dans les meilleures conditions possibles… et puis j’avoue, le télétravail, c’est ce qui pouvait m’arriver de mieux en ce moment, je n’ai pas à être en contact direct avec qui que ce soit, mais je peux continuer à faire mon travail… j’ai promis à mes élèves que dès que je retrouvais ma voix, je leur enverrais des vidéos… ça promet d’être intéressant….
Mais là, j’ai juste envie de tenter de prendre un bon bol d’air et de me dire que ça va aller… que si ma hiérarchie, au plus haut niveau, fait preuve d’une incompétence crasse, et nous met encore une fois dans une situation complexe (injonctions contradictoires, situations ubuesques… aucune réflexion, que de la réaction, où comment assumer lorsqu’on a sorti sa tête du sable un peu trop tard et faire peser tout le poids de la situation sur les épaules de ceux qui ne sont pas là pour satisfaire leur égo mais pour leurs élèves)… comment dire.. non, là, en ce moment, je ne peux pas. Je ferai donc encore une fois preuve d’autonomie, de liberté… et je vais travailler, alors que je ne suis pas sensée le faire…. et qu’on ne vienne pas me faire la morale… je le fais pour mes élèves, et parce que je le peux, bien mieux en tout cas que si je n’étais pas en arrêt… quand au jour de carence, je leur en fait cadeau, ma sérénité n’a pas de prix….
Alors non je ne suis pas du tout du tout en vacances, je ne me reposerai pas non plus autant que je le devrais (mais bien plus que si j’avais été en classe, clairement… je peux envisager de retrouver ma voix et mon souffle un jour…. ). Et tout ça, comme le reste, passera…
J’ai bien l’attention de trouver le temps lundi pour gribouiller ma carte de la semaine, avec le mot qui reflètera mon état d’esprit alors… mais là je vais me coucher avant de passer ma journée de demain à travailler… parce que tout est à faire, les mensonges de ceux qui parlent sans savoir ne pourront pas couvrir très longtemps le fait que nous improvisons complètement, avec les (pauvres) moyens du bord… mais nous en ferons quelque chose de bien, parce que c’est notre métier, et que nous sommes des professionnels, même sous ventoline et stéroïdes, même en dormant peu pour nous assurer que tout sera prêt lorsqu’il le faudra…. et que pour nous, c’est normal et naturel…
Alors ce soir, oui, le seul mot qui me vient à l’esprit, là tout de suite, c’est pffffffffffffffffff. J’espère que vous me pardonnerez cet diatribe amère et fatiguée, mais voila, oui, je suis amère et fatiguée… et c’est légitime je pense… ça ira mieux bientôt… je vais retrouver un équilibre, je le retrouve toujours, et je prendrai grand plaisir à vous faire partager cette aventure mais ce soir il fallait que ça sorte…. encore des injonctions à l’heure où je tape ces mots, qui contredisent les précédentes, et qui exigent que nous mettions en place en un temps record quelque chose qui n’a aucun support pour l’accueillir, et dont les compétence des personnes sensées le mettre en oeuvre sont plus qu’insuffisantes en la matière…. stop. Je suis en arrêt, je me déconnecte de tout ça, ej me concentre sur mes élèves et ma classe, je fais ce que je pense être le mieux. Le reste, on y réfléchira en temps et en heure, à tête reposée, pas dans l’urgence, l’à peu près, et pour le bien de nos élèves et non l’égo de ceux qui n’ont aucune idée de ce qu’ils demandent.
This week, we will live with creativity. Let’s make our dreams a reality. Let’s dive into ideas and projects, let’s materialize what live in our head only.
Creativity is my answer to the world, I think. If I feel something really strongly, I know that my answer to this feeling, positive or negative, it doesn’t really matter actually, will be by creating something to honor it. When I feel confused, I usually write, or draw. When I feel stressed, I grab my crochet or my tin whistle, or my pencil too… When I feel sad, music is my way of dealing with it, as well as writing, painting. If I feel happy, I will draw, play music, dance in the middle of my living room, sing, take pictures… When I need answers, I will tend to dive into a bigger project, that will need me to think about solutions to problems I may encounter and thus set my mind in a problem solving mode… Usually, the answer I was looking for will appear while doing something unrelated to the subject, but that required my attention and focus.
And when I am angry, or frustrated, I love to pile rocks… because in order to do so, I need to focus and find balance, within and in the rocks. This is also when I go and look at nature, when I let my bare feet play with grass while drawing or writing something, when I let the air help me breathe into my tin whistle. When I reconnect with the world. Some would say when I ground.
Creativity is part of my alchemist way of seeing things. To materialize ideas, concepts, feelings. To express my will to act on something or to honor it, in making it ‘real’. To build milestones, to measure my path, to measure my progression too.
Creativity is everywhere when you let it enter your life. it can be in those little things I cherish, or in bigger projects. It can be part of your life for a short time, allowing you to enter a realm you never thought about, or for a life time, breathing through each of your cells.
So this week, let creativity take the lead, for a short time or longer. Dive into its reality and enjoy each step of the process!