Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 22ème carte du cheminement n°6: s’ouvrir.
Qu’est-ce que j’ai envie d’apprendre?
À quelle nouvelle idée, nouvelle pratique, nouvelle connaissance est-ce que j’ai envie de m’ouvrir aujourd’hui?
Comment y accéder?
Qui peut me guider dans cette découverte?
Comment l’intégrer avec ce que j’ai déjà en moi?
Comment me préparer à éventuellement remettre en question ma vision des choses?
Comment rester ouvert(e) même si c’est déséquilibrant?
Si j’ai déjà beaucoup appris de la vie, il me reste encore tellement de possibilités à explorer! Je fais un point sur ce dont j’ai envie et je m’autorise à apprendre quelque chose de nouveau, à découvrir, à remettre en cause potentiellement ce qui me paraissait acquis. Je prends conscience qu’il est peut-être temps de me remettre en question, et d’accueillir à bras ouverts ce qui vient à moi. Je reste dans la curiosité, avec enthousiasme.
En ce qui me concerne, j’ai choisis de reprendre les cours pour m’améliorer dans ma pratique artistique. Et pour moi, c’est un grand pas. Je n’ai jamais été scolaire, j’ai beaucoup de mal à me contenter de ce qui m’est demandé de faire. Je peux suivre un enseignement, mais très vite, je ressens le besoin d’explorer un détail en profondeur, et je pars à son exploration. Lorsque je suis satisfaite de ce que j’ai trouvé, je reviens à ma base, je reprend le cours de mon apprentissage, avant de reproduire le cycle lorsque l’opportunité se présente. Ce n’est pas nouveau, j’ai toujours été comme ça. Curieuse, enthousiaste dans le fait d’apprendre, de comprendre, et déterminée à suivre mon chemin quel que soit le temps que ça me prend.
Cette fois, j’ai décidé de reprendre les cours en sachant qu’il n’y a pas déchéance réelle, que je peux aller à mon rythme et surtout que je peux approfondir quelque chose aussi longtemps que je le désire, et que je pourrai reprendre sans souci là où je me suis arrêtée, le moment venu. Cette structure, plutôt souple dans le temps mais très structurée dans le contenu, me correspond tout à fait. Et je pense que c’est un paramètre très important à prendre en compte. Dans un contexte plus « traditionnel », plus cadré, je me lasserais vite, je deviendrais rapidement frustrée de ne pas pouvoir faire ce dont j’ai envie avant d’aborder une nouvelle compétence. J’ai donc cherché, et trouvé, le format qui me convient. D’autres ont des besoins différents, et ce genre de structure ne leur conviendrait pas.
Surtout, je prends du plaisir à apprendre. Parce que l’enjeu, c’est que je progresse dans ma pratique, c’est d’acquérir les outils et les techniques dont j’ai besoin pour enfin faire ce dont j’ai envie. Et puis j’aime chercher des solutions lorsque je suis confrontée à un problème, j’aime comprendre où se trouvent mes lacunes pour les combler. Je sais que j’ai un socle solide, mais il n’empêche qu’il me manque certaines bases, et je suis entrain de les combler. Et le fait d’avoir les réponses aux questions qui ont émergée de ma pratique personnelle est vraiment agréable. Je sais que je peux faire mieux, que je peux aller plus loin, et c’est un réel plaisir de débloquer certains verrous. Et surtout, je sens que je vais dans la bonne direction, que c’est ce que je suis sensée faire, et c’est vraiment motivant.
Je n’ai aucun doute qu’à l’issue de mon apprentissage, je serai capable de réaliser ce que j’ai envie de faire. Je me donne les moyens de le faire, je prends le temps de bien intégrer chaque notion, et surtout, j’y prends grand plaisir.
Je vous souhaite une merveilleuse journée.
La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°6: s’ouvrir. Vous le trouverez ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 27ème carte du cheminement n°10: s’aligner à soi.
Comment me sentir pleinement et durablement en accord avec moi-même ?
Qu’est-ce qui, dans ma vie, va me demander le plus de vigilance pour être harmonisé ?
Qu’est-ce qui, en revanche, est déjà naturellement en place ?
Comment construire des passerelles entre mes mondes extérieur et intérieur ?
Quelles formes ces passerelles peuvent-elles prendre ?
Comment les entretenir et les rendre de plus en plus perméables ?
Une fois mes deux mondes en harmonie, je peux agir pour qu’ils le soient sur la durée. Pour cela, je dois être à l’écoute de ce qui se passe en moi et dans ma vie. Et m’assurer que mes actions extérieures reflètent mes valeurs internes. De même, mes expériences de vie doivent nourrir ma réflexion, ma vision des choses. C’est en faisant le lien permanent entre ces deux dynamiques, en établissant autant de ponts que possible que tout sera plus fluide, plus solide et plus durable. Avec le temps, je ferai le lien naturellement, et je n’aurai plus à faire l’effort de mettre les choses en perspective. Mais pour le moment, je fais un pas à la fois, et je m’assure régulièrement que tout est en accord et je construis mes passerelles.
En ce qui me concerne, je m’efforce d’être la plus intègre possible, d’être la plus transparente possible. Ce qui ne veut pas dire que je donne à voir tout de ma vie à tout le monde. Mais que je n’essaie pas de prétendre être quelqu’un d’autre pour correspondre à l’idée que d’autres pourraient avoir de moi. Les passerelles que j’ai construites entre mon univers intérieur et le monde extérieur sont aujourd’hui solides, saines, sûres. Et je me sens libre de passer de l’un à l’autre sans souci.
J’ai vécu une grande partie de ma vie à faire le grand écart entre deux mondes qui s’éloignaient un peu plus chaque jour. Par loyauté, par convention aussi certainement. Aujourd’hui, les choses sont beaucoup plus claires, plus sereines, plus saines. Je suis bien ancrée dans mon existence, et je me sens enfin à ma place. Mais pour en arriver là, j’ai du élaguer ce qui m’étouffait, j’ai du couper des ponts, ériger des limites claires, faire table rase de ce qui n’avait plus lieu d’être, remettre un peu d’ordre dans le chaos. J’étais prête à le faire, à tourner la page, à clore ce chapitre de ma vie et à entamer un autre tome. Sans regrets, sans amertume. Parce que j’emporte avec moi ce qui compte vraiment.
Surtout, je ne me suis pas justifiée, je n’ai pas essayé de convaincre qui que ce soit. Je me suis juste libérée des carcans qui m’entravaient. Que ce soit ceux que l’on m’avait imposés, ou ceux que j’avais choisi de m’infliger. Et je me suis relevée, petit à petit. Libérée d’un poids que je n’avais pas à porter. Et j’ai choisi de simplement garder la tête haute, de montrer ma vulnérabilité. Parce que je n’avais plus à protéger mon monde intérieur, il était assez solide pour être exposé. Je n’avais plus rien à cacher, et je pouvais me concentrer sur la suite. Si certains ont été surpris, ou déçus, ou ont désapprouvé ma démarche, je leur rappelais simplement que c’est ce que je sens devoir faire. Que j’ai essayé de suivre le chemin qui m’avait été tracé, mais que je m’y suis perdue. Qu’il n’avait jamais été le mien. Et que si j’avais beaucoup appris, surtout sur ce dont je ne voulais pas dans ma vie, il était temps pour moi de reprendre ma route.
Surtout, je ne me dis pas que j’ai perdu tout ce temps à faire et à être ce que d’autres attendaient de moi. D’une part parce que j’avais réussi à compartimenter ma vie de telle sorte que j’évoluais en parallèle sur les deux routes. Et d’autre part parce que j’ai également beaucoup appris de ces années à faire le grand écart. Loin d’être une perte de temps, ce fut une exploration de mes propres limites, de mes perceptions, de mes relations, d’un monde auquel je n’appartiens pas mais que j’ai eu le loisir d’étudier. Et, le moment venu, il m’a été très facile de faire mon choix. Tout était déjà en place, et n’attendait qu’une impulsion de ma part pour que l’équilibre soit rétabli. Certes, il y a eu quelques remous inévitables, mais peu m’importe, en réalité, parce que ça ne me concerne plus. Nous avons tous notre propre route à parcourir, et je leur souhaite des vents favorables. Mais je n’ai ni l’envie ni le besoin de me retourner. J’ai mon propre chemin à reprendre.
Aujourd’hui, je me concentre donc sur ce que j’ai déjà réussi à mettre en place, et je continue de construire des passerelles. Je le fais avec patience, sans me juger. Un pas à la fois. Et je m’assure d’être en accord avec moi même à chaque étape. J’avance à la fois déterminée, mais aussi en faisant preuve de vulnérabilité. Parce que c’est cette vulnérabilité qui m’indique ce qui doit encore être consolidé, ce qui a encore besoin d’être exposé. Et ce que je peux choisir de protéger. Je n’ai plus à avancer coûte que coûte, indifférente aux obstacles ou aux adversités. Je peux donner une autre dimension à mon existence, beaucoup plus riche, lui redonner du sens. Et m’épanouir. Je n’ai plus à faire preuve d’une force mentale à toute épreuve. Je peux lâcher prise, et envisager ce qui vient avec ouverture et curiosité. Un jour à la fois, un pas à la fois. Avec confiance en moi et dans le chemin que je prends. Parce que je me sens enfin à ma place, et que je me sens enfin réellement vivre ma vie pleinement.
Parce que je le mérite.
Je vous souhaite une belle journée.
La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°10: s’aligner à soi. Vous le trouverez ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 10ème carte du cheminement n°1: un nouveau départ.
Qu’est-ce qui m’inspire, et pourquoi ?
Qu’est-ce qui m’apparait comme évident maintenant?
Qu’est-ce que je ne peux plus éviter de voir?
Qu’est-ce qui m’attire irrésistiblement?
En quoi changer de perspective m’a permis de découvrir quelque chose d’important?
Qu’est ce que je ne vois plus du tout de la même manière?
Je trouve mon inspiration quotidienne dans des lieux, des moments, des personnes, des idées. Elle allume cette étincelle particulière qui me donne envie d’explorer, de me dépasser. Elle correspond à un besoin que j’ai au plus profond. En prenant conscience de ce besoin, je peux rechercher encore plus d’inspiration et profiter de ses bienfaits.
En ce qui me concerne, j’ai la chance de trouver l’inspiration un peu partout. Sans doute parce que j’ai pris l’habitude de nourrir ma créativité dès que j’en ai l’opportunité. Je peux être à mon bureau, taper sur le clavier de mon ordinateur, et jeter un coup d’oeil dehors, tout arrêter, saisir mon téléphone et prendre une photo de la vue, parce que les couleurs automnales sont si belles sous cette lumière, et que je suis sure que je pourrai en faire quelque chose. Oui, c’est très exactement ce que je viens de faire.
Et j’ai déjà plusieurs idées de ce que je peux faire de cette image…
Je peux m’en servir de palette ou de référence pour une peinture digitale, en utilisant ses couleurs, sa composition, certains de ses éléments, pour ensuite laisser libre cours à mon imagination qui prendra le relais.
Je peux m’en inspirer pour écrire de la poésie, ou une histoire. Elle peut me servir de décor, ou je peux m’en servir comme base pour décrire une atmosphère, une émotion…
Je peux m’en servir comme élément d’un tableau de visualisation, ou comme base d’envol de méditation.
je peux essayer de l’harmoniser avec un morceau de musique particulier, et les associer à quelque chose de spécifique à laquelle je pourrai me référer si besoin est….
Tout est possible, vraiment. Ce sont juste les idées qui me sont venues à l’instant. D’autres, plus perfectionnées, plus détaillées, peuvent surgir à tout moment. J’ai maintenant cette image dans ma bibliothèque de références et je peux l’utiliser comme bon me semble.
Les paysages ne sont pas les seuls à m’inspirer. Ces derniers temps, j’ai passé pas mal de temps à collecter des portraits. Parce que c’est clairement un de mes points faibles (avec tout ce qui se rapporte à l’anatomie, clairement). J’ai donc décidé d’étudier ça d’un peu plus près, pour comprendre les jeux de lumières sur différents visages, en collectant un maximum de références sous des éclairages différents. Et puis je me suis aussi intéressée aux coiffures, aux textures de cheveux, à la diversité de forme que peuvent avoir les yeux, les bouches, les nez, les oreilles, les structures de visages….. Je suis simplement partie d’un constat: je ne sais pas dessiner de portraits. Je suis allée chercher des références… et je me suis laissée portée par ce que je voyais, ce que ça m’évoquait, pour aller encore plus loin. J’ai de quoi étudier pendant un moment, et ce sera avec grand plaisir. L’inspiration peut donc venir de quelque chose qui nous manque, de la volonté de combler cette lacune. J’aurai pu être dans le jugement: « je suis nulle en dessin de portrait », « je ne sais pas faire, c’est pas mon truc », « c’est super difficile, je ferais mieux de prendre d’abord des cours avant de me lancer dans ce genre de truc »…. mais j’ai choisi d’être dans le discernement: « je ne sais pas dessiner des portraits », « je ne sais pas comment rendre les volumes en jouant avec la lumière sur un visage, parce que je n’ai pas de vision claire sur le sujet », « je peux étudier ça de plus près », « j’aurai une meilleure compréhension en étudiant et en comparant des références ». J’ai agi pour progresser dans ma compréhension d’un sujet. Et j’ai désormais de quoi alimenter ma réflexion et je suis ouverte à l’idée de dessiner un portrait ou un personnage une fois tout ça digéré… j’ai déjà une idée! Je suis donc partie de « je ne sais pas faire, je n’ai aucune idée de comment faire » pour arriver à « je pense que je peux essayer, j’ai ce qu’il faut pour tenter ». Que ce soit une réussite ou non, peu importe… j’ai envie d’essayer, et ça c’est déjà un grand pas en avant. Je chercherai et trouverai de quoi alimenter cette envie au fur et à mesure. La graine est plantée!
Mon inspiration peut aussi se réduire à un mot. Un simple mot. C’est un peu ce que je fais depuis quelques années, avec mes voyages intérieurs, ou mes cartes de symboles etc… je pars d’un mot, et je finis avec un mois d’articles de blog quotidiens! Je peux poser un cadre à partir duquel tisser mon introspection, mais surtout, je ne me restreins pas. Par exemple, pour les cheminement, je pars d’un mot, ou d’une expression, et je note sur mon carnet tout ce que ça m’inspire. Je n’ai pas à poser le cadre, à établir de suite les étapes etc… je note juste tout ce qui me vient, tout au long de la journée, ou sur une plage de plusieurs jours, en fonction de ce que ça implique pour moi. Je peux être très à l’aise avec certains sujets, et tout vient rapidement et avec fluidité. D’autres par contre vont me demander plus de temps, parce que le sujet est justement ce sur quoi que dois me pencher à ce moment-là, et que ça va me demander d’aller un peu plus loin. Puis vient le temps de structurer tout ça. Et de le concrétiser. D’un mot, je passe à plusieurs étapes, puis à des questions quotidiennes, puis à la recherche d’images que je peux associer à chaque question, puis à la rédaction du guide. Et enfin à la rédaction de mes articles quotidiens. J’irai même plus loin: je suis partie à l’origine de l’idée de cheminement, cette année. Et je me retrouve maintenant avec 11 thèmes, 11 jeux de 30 ou 31 cartes, autant de questions, plusieurs guides détaillés… tout ça à partir de l’idée de « cheminement »…
Mon inspiration peut aussi émerger de sons… la pluie qui heurte mes vitres, le souffle du vent dans les branches, le crissement des feuilles mortes sous mes pas, le chant des oiseaux, les miaulements de mon chat, ou son ronronnement, la voix d’un être cher, une mélodie, une conversation et le ton qui est employé… tout, absolument tout peut allumer l’étincelle de l’inspiration en moi.
Plus globalement, j’ai remarqué que mon inspiration réside surtout dans les informations que je reçois de mes cinq sens. Je perçois quelque chose, qui m’évoque quelque chose, et qui me questionne. En laissant mes sensations se lier librement avec mes émotions, mes souvenirs, mes pensées, je crée de nouvelles connexions qui constituent le tissu de nouvelles idées, et allument mon étincelle. C’est à travers l’ouverture à moi-même, à l’accueil de mes émotions, de mes sensations, à mon discernement que je peux offrir un cadre favorable à l’inspiration. C’est donc en restant vraiment ouverte à ce que mes 5 sens me transmettent, et en laissant mes pensées s’y mêler que mon inspiration trouve un terreau fertile dans lequel s’épanouir.
Je vous souhaite une étincelante journée.
La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°1: un nouveau départ. Vous le trouverez ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 22ème carte du cheminement n°5: prendre soin de soi.
Comment étendre mon équilibre intérieur à l’extérieur ?
Que faire pour que ma vie au quotidien reflète mon équilibre intérieur?
Comment partager mon équilibre intérieur avec mes proches?
Que faire pour que mon équilibre intérieur s’étende dans ma vie professionnelle?
En quoi ma relation aux autres reflète mon équilibre intérieur?
Quels sont les changements que je peux mettre en oeuvre dès maintenant?
Comment rendre ces changements pérennes?
Je constate parfois un écart entre mon état intérieur et ma vie extérieure. Je peux me sentir en paix au fond de moi, mais constater que cette paix disparait ne serait-ce que temporairement lorsque je me trouve en présence de certaines personnes, ou dans certains contextes. Que ce soit au niveau personnel ou professionnel, il est possible d’étendre cet état d’équilibre intérieur vers l’extérieur. Il me suffit parfois de poser des limites saines, ou de m’organiser, ou encore d’exprimer mes besoins, de demander de l’aide, de dire clairement ce que sont mes attentes et ce que je ressens…
Aujourd’hui, je réfléchis à ce que je peux mettre en place très rapidement pour trouver un équilibre qui reflète celui que je ressens en moi.
En ce qui me concerne, j’ai pris plusieurs décisions ces derniers mois, pour harmoniser mes mondes intérieurs et extérieurs. J’ai commencé par mettre fin à certaines relations toxiques, soit en coupant purement et simplement tout contact, soit en posant des limites claires et non négociables. Et même si au départ je culpabilisais un peu de les défendre, que j’avais peur de blesser les personnes en face de moi (qui, elles, par contre, n’avaient aucun souci à me blesser, que ce soit volontairement ou involontairement…), c’est devenu plus facile avec le temps, parce que mes relations étaient bien plus saines. Je n’ai pas à porter le poids des autres. Je peux choisir de les soulager d’une partie de leur fardeau, mais c’est ma décision, et personne n’a à me l’imposer. Et je n’ai pas à me conformer à la projection que d’autres ont de moi. Je choisis de vivre ma vie telle que je l’entends, quitte à bousculer un peu les choses. Et au final, même si certains ne comprennent pas, n’approuvent pas, je me sens tellement mieux, et globalement, mes relations aux autres sont bien plus sereines. Je n’ai pas à me nier, à m’éteindre parce que c’est inconfortable pour d’autres que moi. Et je ne parle pas de changements drastiques, ou de mode de vie alternatif, ou encore de moeurs dissolues. Même si réellement, ça n’aurait aucune importance. C’est parfois difficile de se libérer de la projection que les autres ont de notre propre vie, mais c’est faisable, et c’est libérateur. On rétablit juste un équilibre.
Et puis j’ai décidé de changer certaines choses dans mon lieu de vie. Pour qu’il ne soit plus le reflet de mon ébullition chaotique permanente, mais de ma détermination, de ma créativité, de mon intégrité et de ma sérénité. C’est un travail de longue haleine, mais pas à pas, j’avance dans la bonne direction. Et je n’oublie pas de célébrer chaque petite victoire. J’ai aussi fait un gros tri, parce qu’il y a certaines choses qui n’ont plus leur place dans ma vie. Sans regret. Je fais peu à peu correspondre mon lieu de vie à ce que je suis aujourd’hui. Un jour à la fois.
J’ai ajusté mon rythme de vie pour qu’il me corresponde plus. Je fais les mêmes tâches, mais je les ai organisées différemment pour qu’elles puissent s’harmoniser les unes aux autres, et non s’opposer les unes aux autres. J’ai aussi changé mes horaires de repas pour qu’ils soient plus en accord avec mon rythme personnel. Mais je vis seule, et je n’ai pas à prendre en compte les impératifs qu’une famille implique. Lorsque je suis avec d’autres personnes, en vacances, ou en sortie, je m’adapte bien évidemment à l’intérêt commun. Je n’impose pas ma façon de faire, mais je la partage facilement si on me le demande. En changeant mon organisation, je suis aussi devenue plus productive, et bien moins stressée. Et puis surtout, je suis flexible dans mon organisation. Je ne culpabilise pas si je n’ai pas réussi à faire quelque chose parce qu’une amie ou un membre de ma famille avait besoin de déverser le trop plein. Ce qui est important, c’est de savoir où sont ses priorités. Et de faire de son mieux. Sachant que le mieux d’aujourd’hui est différent de celui d’hier, et de celui de demain. Et c’est très bien comme ça.
Surtout, j’essaie d’être à mon écoute. J’essaie de prendre soin de moi, que ce soit au niveau physique, mental ou émotionnel. Parce que je suis la seule personne avec qui je vais passer ma vie entière. Je mets donc en place des choses pour satisfaire mes besoins et mes envies. Parce que je le mérite, et que ça me permet de me sentir bien, jour après jour. Et les jours de moins bien? Je les accueille et fais en sorte qu’ils se passent le mieux possible. Je redouble d’attention à ce moment-là, je n’ignore pas mes émotions parce qu’il faut que j’avance à tout prix. Parce que le prix, justement, que je paie, en agissant de la sorte, c’est justement mon bien être physique, mental et émotionnel. Et je n’ai aucune intention de me retrouver en cendre de nouveau.
Je vous souhaite une douce journée.
La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°5: prendre soin de soi. Vous le trouverez ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 18ème carte du cheminement n°2: s‘épanouir.
Qu’est-ce qui aurait besoin d’un peu de créativité, de magie ?
Qu’est-ce qui, dans ma vie, aurait besoin d’être plus pétillant?
Qu’est-ce qui me parait morose, sans relief ?
Qu’est-ce que j’ai envie de mettre en valeur ?
Qu’est-ce qui, à mes yeux, mériterait un petit coup de pouce ?
Qu’est-ce que je peux faire pour rendre ma vie moins morne ?
J’ai parfois l’impression que ma vie manque de relief, que je me laisse emporter par la routine. Tout fonctionne, mais tout manque de saveur. Je sais que je suis capable de redonner son éclat à ce que je désire mettre en valeur. Il suffit parfois simplement de changer de point de vue, et d’ajouter un peu d’inattendu, un peu d’attention, de bousculer un peu l’ordre des choses pour que tout change, sans pour autant s’effondrer. J’ai réussi à sécuriser ce qui doit l’être, à construire quelque chose de solide. Il est temps pour moi de passer à la mise en valeur de ce qui, à mes yeux, mérite de briller de tous ses feux. Aujourd’hui, je me demande ce que je peux faire pour redonner un peu d’étincelle à un domaine de ma vie qui me tient à coeur. j’ai en moi tout ce qu’il faut pour faire preuve de créativité et rendre le quotidien magique.
Quant à moi, j’essaie de faire en sorte que mon quotidien soit parsemé de créativité, j’essaie de ne pas tomber dans la routine, même si mes journées sont plutôt bien réglées. Mais je reste ouverte à l’inattendu, et j’essaie de bousculer un peu les choses ici et là. J’ai aussi bien conscience que rien n’est jamais acquis. J’essaie donc de me surprendre en me lançant dans des expériences nouvelles, d’ajouter un peu de créativité ici et là, pour rendre les choses plus intéressantes, plus motivantes. Ce n’est bien souvent pas grand chose: une plante ici ou là, utiliser des pots de fleurs décorés ou des mugs comme contenant pour mes stylos ou mes flûtes, placer un bol avec des pierres roulées près de mon ordinateur pour y plonger la main de temps en temps, et en choisir une en fermant les yeux en décidant que sa couleur sera celle d’un de mes projets…
Et même ce cheminement est issu de cette même idée: laisser le sort choisir sur quoi je vais me pencher, comme un interlude entre les 10 premiers mois de l’année, et le mois de décembre, que je suis en train de revisiter. D’ailleurs, je pourrai aussi dire la même chose du cheminement de décembre! J’ai beaucoup aimé le faire l’année dernière, et j’avais envie de le reprendre. Mais sous une forme un tout petit peu différente. Il aura donc son propre jeu de cartes, et je travaille sur les documents. Un peu comme une synthèse entre ms cheminements de cette année et celui qui les a inspiré, en décembre dernier. Pour clore le cycle, en douceur, et avec plaisir.
Le secret je crois, pour laisser entrer un peu de créativité et de magie dans sa vie, c’est de s’écouter, et de vouloir se faire plaisir, de faire ce qui nous rend heureux, et de rester ouvert à ce qui vient à nous.
Parce que nous le méritons.
Je vous souhaite une journée pleine de magie.
La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°2: s‘épanouir. Vous le trouverez ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 18ème carte du cheminement n°4: s‘épanouir.
Qu’est-ce qui me fait vibrer ?
Qu’est-ce qui donne du sens à ce que je fais ?
Qu’est-ce qui me donne envie de me lever le matin ?
Qu’est-ce qui me fascine, m’intrigue ?
Qu’est-ce que j’ai envie d’explorer ?
Qu’est-ce qui me passionne ?
De quoi est-ce que je ne pourrais pas me passer ?
Il y a dans ma vie tout ce qui me fait me sentir vivant(e), tout ce qui me motive, m’inspire. C’est aussi ce qui donne tout son sens à ma vie, ce qui me donne envie d’accomplir mes projets. C’est encore ce vers quoi je me tourne lorsque j’ai besoin de lâcher un peu de pression. C’est enfin ce qui semble me parler au plus profond, ce avec quoi je me sens le plus en harmonie. Aujourd’hui je l’honore et je le vis pleinement.
J’ai déjà parlé de la place que la musique ma dans ma vie. Elle est ma compagne la plus fidèle. Et elle est certainement ce qui me fait vibrer le plus. Si j’apprécie le silence, la musique a un effet immédiat sur moi. Avec le temps, j’ai réussi à associer des courants musicaux avec mes émotions. J’ai de multiples listes de morceaux à ma disposition. Je peux décider d’explorer une émotion que je ressens un peu plus profondément en écoutant un certain type de musique, en les harmonisant, en me laissant emporter. L’avantage, c’est qu’une fois la liste terminée, je peux me déconnecter et continuer ma journée. Je peux également choisir une liste pour accomplir certaines tâches. Parce que je sais que tel courant musical va m’aider à sauter du lit, ou me rendre bien plus productive, ou que tel autre va favoriser mon endormissement, ma concentration, ou encore m’inspirer. J’ai aussi des listes qui correspondent à des moments particuliers, que je peux écouter lorsque je voyage, ou lorsque j’ai envie d’évoquer (et d’invoquer? Oui, peut être aussi) tel ou tel souvenir. Et puis lorsque j’écoute un nouveau morceau de musique, il m’arrive de l’associer immédiatement à un de mes proches. Je leur partage alors le lien afin qu’ils puissent l’écouter. En général, ça résonne en eux. Je sais aussi qu’attraper mes flutes et en jouer va me placer dans un état presque méditatif, ou de transe, et que je me sentirai beaucoup plus sereine ensuite. Bref, la musique me fait vibrer, sans aucun doute, et il ne se passe pas une journée sans qu’elle surgisse, sous quelque forme que ce soit.
L’art en général résonne en moi. Tout ne me parle pas, j’ai des goûts bien définis, mais je prends énormément de plaisir à découvrir de nouveaux artistes, d’explorer leur technique, leur univers, ce qu’ils ont voulu partager avec nous. Et puis j’aime me lancer dans mes propres explorations, que ce soit de style, de matière, de technique. J’aime la découverte, l’idée d’exprimer quelque chose en laissant les lignes et les teintes parler. Je vois ça un peu comme de l’alchimie, surtout quand je me sens submergée par une émotions forte, et que j’utilise l’art pour en faire quelque chose de complètement différent, de beaucoup plus apaisé, de beaucoup plus maitrisé. C’est une sorte de pratique spirituelle, pendant laquelle mon émotion est sublimée, transposée, transformée. Et ça, c’est vraiment quelque chose vibre au plus profond de mon être.
Le rythme des saisons est quelque chose qui me fait vibrer au plus profond également. J’ai la chance de vivre dans un lieu où le spectacle qui s’offre à mes yeux reflète chaque saison de manière magistrale. Et puis avec le temps, je me suis rendue compte que je me suis harmonisée avec chacune d’entre elles. Et cette union avec le rythme de la nature me fait vraiment vibrer. Elle m’apporte un sentiment d’appartenance à un tout, et elle ajoute un petit plus à ma vie quotidienne. Nous sommes en automne, l’époque de la récolte, de la préparation pour la mise au repos. Pour moi, ça se traduit par un désir de faire le bilan des mois précédents, de voir ce que je peux améliorer, changer, d’être consciente et heureuse de ce que j’ai pu accomplir. Ce qui se traduit par exemple cette année par ce cheminement. En hiver, je suis plus dans une phase d’introspection profonde, de gestation de nouveaux projets aussi. C’est là que je prépare ce que je vais faire par la suite, où je plante les graines pour le futur. Concrètement, c’est à ce moment là que je trace les grandes lignes de mes cheminements annuels, que je pose les bases de ce que je veux construire, que je prépare les maquettes etc… Au printemps, je laisse ça germer tranquillement, j’observe ce qui peut s’épanouir, et j’élague ce qui doit l’être pour permettre au reste de prendre toute sa place. En été, je profite de la l’abondance de ma créativité pour expérimenter, prendre plaisir. Je profite également des jours de grande chaleur pour me reconnecter plus profondément avec la nuit.
Je vibre également devant un paysage, un visage, une image. Le beau résonne profondément en moi. Et il ne s’agit pas uniquement d’esthétique, ou de canons. Mais plus de ce qui ressort du spectacle qui s’offre à moi. Je peux trouver quelqu’un infiniment beau, parce que c’est ce que cette personne dégage, peut importe si son enveloppe charnelle correspond aux normes de la beauté ici et maintenant. Un geste, un regard, une attitude particulière peuvent dire tellement! Et la vulnérabilité qui affleure sous des dehors de dureté et de force, tout cela me fascine. C’est aussi probablement la raison pour laquelle j’ai une tendresse particulière pour les corps imparfaits, qui racontent des histoires singulières, qui dévoilent avec pudeur, en douceur, tellement de mots qui ne seront pas prononcés. Ce qui me fait vibrer, c’est l’émotion que peut m’apporter un lieu, un patio, une ruelle, un parc, un lac, un bâtiment. C’est ce qui se dégage de ce que je vois, ce que je perçois. Et je suis toujours à la recherche de nouvelles sensations, où que j’aille, avec qui que je sois.
Ce qui me fait vibrer enfin, ce sont les connexions particulières que j’ai avec mes plus proches. C’est prendre plaisir à être en leur présence, ce sont les échanges profonds que l’on peut avoir, c’est ce plaisir d’être soi avec d’autres que soi. C’est l’excitation d’avoir quelque chose à partager, la gourmandise d’entendre leur propre parcours. C’est d’être complètement ouverts, authentiques, et de pouvoir le faire dans le respect mutuel et la reconnaissance de l’autre comme un compagnon de voyage précieux.
Ce qui me fait vibrer, c’est de créer, jour après jour, d’exprimer ce que j’ai en moi, de me sentir en harmonie avec ce qui m’entoure, avec ceux qui m’entourent, et de prendre du plaisir à le faire, chaque jour.
Parce que je le mérite.
Je vous souhaite une merveilleuse journée.
La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°4: s’épanouir. Vous le trouverez ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 29ème carte du cheminement n°7: se découvrir.
Que faire pour parvenir à ressentir les émotions qui me font du bien ?
Est-ce que je peux m’ouvrir à ces émotions?
Ai-je besoin d’effectuer un changement dans ma façon d’être pour les ressentir à nouveau?
Qu’est-ce que je peux faire pour les accueillir de nouveau dans ma vie?
Comment me sortir émotionnellement d’une situation pour retrouver mon équilibre?
Il me suffit parfois de changer de point de vue. En regardant une situation sous un angle différent, je change non seulement de perspective mais aussi d’état émotionnel. En choisissant de sortir d’une situation difficile ou complexe, je ne ressens plus de l’anxiété mais du soulagement, qui pourra me mener à l’excitation d’un nouveau départ ou d’une nouvelle approche. Il n’y a parfois qu’un pas entre la tristesse et l’espoir, entre le dégoût et l’empathie.
Pour moi, le fait d’être dans un état permanent de bien être, de sérénité n’est qu’une illusion. La vie n’est pas faite que de moments de félicité, même si on estime tout mettre en place pour ça. L’existence humaine est faite de rebondissements, de contre temps, d’adversités, d’obstacles à franchir, le tout parsemé plus ou moins équitablement sur le chemin. Nous pouvons choisir de les ignorer, de rester dans l’illusion que tout va bien dans le meilleur des mondes. Mais ils n’en demeure pas moins qu’ils sont là, qu’ils existent. et qu’ils se rappelleront à nous de manière peut être plus… exhaustive. La réciproque est vraie aussi… la vie n’est pas que contre temps, rebondissements, adversités et obstacles. Et il est aussi illusoire que de se laisser aller à voir tout en noir, de blâmer la malchance… Il s’agit avant tout de trouver et de maintenir un équilibre en soi pour être capable de vivre les moments positifs et heureux pleinement, et de faire face à ce qui arrive sur notre chemin le plus sereinement possible.
Et ce n’est pas si évident. J’estime plutôt bien me connaitre, et avoir une perception plutôt fine de ce qui se passe dans ma vie. Mais j’ai aussi mes limites… Et lorsque je m’en approche, je sens le doute poindre, l’anxiété s’infiltrer petit à petit, sournoisement. J’ai cependant appris à en prendre conscience rapidement, et à prendre le temps et le recul nécessaires pour retrouver une vision plus claire, plus objective de la situation. Parce qu’en général, ces doutes, ces projections ne reflètent que mes peurs vis à vis de l’issue d’une situation, et non la situation elle-même. Et puis j’ai remarqué aussi que c’est dans les moments où la situation ne dépend pas de moi que je ressens ce genre de chose, après un moment. Je suis capable de lâcher prise pendant un bon moment, et puis je commence à m’inquiéter lorsque, pour moi, l’incertitude commence à être trop longue. Bref j’ai encore pas mal de travail à faire pour parvenir à ne pas me laisser piéger par ces illusions, par cette subjectivité, et revenir à une vision plus claire, plus objective.
Pour être complètement transparente, je suis dans l’attente d’une décision importante depuis des mois maintenant. Des mois… et si la plupart du temps je parviens à rester confiante, parce qu’objectivement j’ai fait tout ce qui était en mon pouvoir, ceux que j’ai consultés vont dans le même sens que moi, que tout parait plutôt solide. Mais tout peut être remis en question en fonction de la décision qu’ont prise les personnes en charge de traiter mon dossier. Il y a 3 semaines… et je n’ai toujours aucune idée de la nature de cette décision. La lenteur administrative et sa déshumanisation dans toute sa splendeur. Je n’en veux pas aux personnes qui travaillent sur mon dossier, sur sa transmission en amont ou en aval. Après tout, pour elles, il ne s’agit que d’un dossier parmi tant d’autres, d’un numéro sur leur écran. Mais pour moi, ça peut tout changer. Et je dois bien avouer que j’ai quelques mauvaises expériences de ce genre de choses… Donc oui, là, maintenant, tout de suite, je ne suis pas super sereine, calme, reposée… l’incertitude me ronge.
Ou plutôt me rongeait. Parce que lorsque j’en ai pris conscience, au petit matin, je me suis demandée pourquoi est-ce que je me sentais comme ça. L’incertitude, les expériences passées, l’attente interminable, l’importance de cette décision pour mon futur… oui, effectivement, ça fait pas mal de sources d’inquiétude. J’ai donc pris plusieurs respirations profondes, je me suis fait un bon bol de thé bien chaud, et je me suis efforcée de revenir sur tout ça. Et de revenir à plus de discernement.
L’incertitude. J’ai demandé l’avis d’experts, qui ont appuyé ma demande. Il me parait improbable que leur parole ne soit pas prise en compte. Mon dossier est solide, explicite. Même si d’autres paramètres entrent en compte, je devrais avoir gain de cause. Et de toute façon cette décision a déjà été prise, et elle ne m’appartient pas. Donc… il est inutile de m’inquiéter, tout est déjà fait.
Mes expériences passées. Sont-elles réellement comparables? Et sont-elles sensées se répéter ? J’ai suivi la procédure à la lettre. Et puis cette situation est particulière, singulière, n’a rien à voir avec celles que j’ai pu vivre auparavant. Au contraire. Donc oui, j’ai vécu des expériences négatives dans le passé. Et c’est la raison pour laquelle j’ai vraiment consolidé mon dossier, en évitant les erreurs que j’ai pu faire auparavant. J’ai tiré les leçons de ces expériences et j’ai mis en place ce qu’il faut pour éviter de vivre quelque chose de similaire. Alors il n’y a aucune raison pour qu’elles viennent me hanter encore aujourd’hui (si ce n’est pour me permettre de me rendre compte que j’ai justement su faire ce qu’il faut pour ne pas les reproduire, ah!).
L’attente interminable… déjà entre ma demande initiale et l’accord (2 mois pleins), puis entre cet accord et l’expertise (encore 1 mois et demi), puis entre l’expertise et le passage en comité (1 mois et 10 jours), et là, l’attente de la décision prise il y a 3 semaines. Oui, c’est long trèèèèèèèès long. Je n’ai pas « attendu », sans rien faire, immobile, dans la seule attente de cette décision, en angoissant et en ressassant. J’ai patienté: j’ai agi, j’ai avancé, j’ai construit des projets, je me suis reconstruite aussi, j’ai posé les fondations, solides, bien ancrées, saine. J’ai aussi pris d’autres décisions, ce que je n’aurais peut être pas fait sans ce temps de réflexion qui m’a été offert. Ce temps m’a permis de tout poser et de faire le tri. Mais la lenteur administrative a aussi ses effets négatifs, même si j’ai su m’adapter à cette transition. Parce que justement, je sais que ce n’était qu’une période transitoire. Et puis lorsque je commençais à m’inquiéter, j’ai reçu un petit coup de pouce inattendu. Un peu comme un clin d’oeil, une validation de ma démarche.
L’importance du poids de cette décision sur mon futur. Oui, certes, sur mon futur immédiat, mais ce n’est que la première d’une liste plus ou moins longue que je découvrirai au fur et à mesure. Et puis j’ai pu me préparer à toutes les éventualités. Et dans ma tête tout est plutôt clair. Si la décision n’est pas en ma faveur, je ferai ce qu’il faut pour trouver une autre solution. Parce que ces derniers mois, j’ai retrouvé toutes mes forces, et ma combativité. Et j’agis chaque jour pour avancer dans la direction que je veux prendre. Je n’ai pas peur des chemins de traverse, parce que j’ai une intention claire, et que je suis prête à faire ce qu’il faut pour la réaliser. Peu importe le temps que ça me prendra. Je sais que je saurai m’adapter. Et que bien que je ne les vois pas aujourd’hui, parce qu’il n’est pas encore temps, des portes s’ouvriront à moi, quelque soit l’issue, et qu’il m’appartiendra alors de choisir de saisir les opportunités qui s’offriront à moi, ou pas. J’ai en moi tout ce qu’il faut. C’est donc une décision importante, mais je suis capable de relever le défi.
Et voila, ma tasse de thé est vide. Et je me sens mieux. Parce que je sais que quoi qu’il arrive, quelle que soit la décision prise, je saurai m’adapter, rebondir, trouver des solutions et agir. J’ai en moi toutes les ressources nécessaires, j’ai avec moi tous les appuis nécessaires. Je me sens à ma place, je sais que je suis capable, j’ai confiance en mon choix. Et si je flanche encore, ce qui est tout naturel, je n’aurai qu’à prendre une respiration profonde, me faire un bol de thé bien chaud et revenir à plus de discernement.
Je vais poursuivre ma journée plus sereinement, et prendre plaisir à faire ce qui a du sens pour moi, ce qui est réellement de mon ressort. Que ce soit une balade pour profiter du temps automnal et de ses couleurs, seule ou avec une amie si elle est disponible, ce qui ajouterait à la joie de la balade, étudier et perfectionner mes compétences, pas à pas, et surtout sourire, me dire que j’avais besoin de passer par ce doute pour me remotiver, et que tout ira bien. Parce que je ferai en sorte que ce soit le cas.
Je vous souhaite une merveilleuse journée.
La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°1: un nouveau départ. Vous le trouverez ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 26ème carte du cheminement n°1: un nouveau départ.
Qu’est-ce qui me tient vraiment à cœur aujourd’hui ?
En quoi mes expériences passées peuvent m’être utiles dans ce cheminement?
Sur quelles leçons puis-je m’appuyer?
Quelles sont les connaissances seront des atouts?
Qui est prêt(e) à m’écouter, à partager mes découvertes, tout en me laissant libre de mes choix?
Qui sera là pour me permettre de faire un point d’étape?
Qui pourrait m’apporter un éclairage sur ce que je vis?
J’ai en moi des convictions, des valeurs, des rêves, des aspirations qui me définissent. J’ai envie de les matérialiser, de les incarner. C’est ce qui fait de moi quelqu’un d’unique. C’est le refuge que je peux trouver lorsque je doute. Je fais ce que je pense devoir faire parce que ce qui est ancré en moi, ce qui me porte, demande à être exprimé.
Aujourd’hui, ce qui me tient à coeur est de rester alignée à moi-même autant que possible. De me construire une vie qui reflète ce que je suis, et d’être entourée de personnes sincères et authentiques. Je veux pouvoir exprimer ma créativité, transmettre ce que je peux, et surtout poursuivre ma route sereinement.
J’ai envie, j’ai même besoin, de donner tout son sens à mon existence. Chaque jour, j’agis pour y parvenir, pour qu’elle reflète mon univers intérieur. Je fais ce qu’il faut pour les harmoniser, pas à pas, petit à petit, mais avec détermination. Je n’essaie pas de brûler les étapes, mais au contraire je m’assure de poser des fondations saines et solides. Je saisis les opportunités qui se présentent, lorsqu’elles correspondent à ce que je veux dans ma vie. Je préfère attendre, tout en continuant à construire mes capacités et mes compétences, plutôt que d’agir par dépit, parce que « c’est au moins ça ». Je sais ce que je veux, ce qui me fait vibrer, ce qui me fait me sentir vivante. Et je vais faire en sorte que ce soit au coeur de mon existence, et non pas à la périphérie, lorsque j’ai le temps ou l’énergie. je sais que je trouverai ma place, que je la bâtirai, et que tout ira bien. J’en ai la conviction profonde. C’est probablement ce qui me tient le plus à coeur, sans aucun doute.
Ce qui me tient à coeur aussi, c’est d’avoir dans ma vie des personnes qui m’enrichissent, et avec qui je puisse échanger librement. J’ai la chance d’avoir un cercle amical restreint mais solide. Ce sont des personnes avec lesquelles j’ai traversé bien des tempêtes, que ce soit les miennes ou les leurs. Et bien qu’elles soient toutes d’univers différents, et qu’elles aient un parcours de vie qui leur est unique, elles ont toutes en commun une sincérité dans leur vision des choses et une réflexion sur leur cheminement. Nous partageons également tous une volonté d’échanger, de tenter de comprendre l’autre, et surtout nous nous respectons pour ce que nous sommes, quelles que soient nos divergences. J’ai vraiment beaucoup de chance de les avoir dans ma vie. Et c’est quelque chose que je veux conserver, dont je veux prendre soin.
Et puis j’ai envie de partager ce qui me fait vibrer, ce que je trouve fascinant dans ce que je vois, dans ce que j’entends, dans ce que je ressens. J’ai envie d’ouvrir les portes de mon univers intérieur et permettre à ceux qui le désirent de l’explorer à leur guise. j’ai envie de transparence, de clarté. J’ai envie de simplicité, de douceur. Et puis de me sentir libre d’exploser si j’en ressens le besoin. J’ai envie d’être ce que je suis déjà avec mes proches: authentique, parfois un peu trop directe, réfléchie, dans le discernement.
Ce qui me tient à coeur, en définitive, c’est de conserver ce que j’ai réussi à construire. Et d’en faire profiter ceux qui en ont envie. De les guider en partageant mon expérience pour qu’eux aussi puissent le faire. Et de poursuivre mon cheminement dans cette existence le plus sereinement possible, en toute liberté. C’est de continuer à évoluer, à explorer, à créer. De vivre, tout simplement.
Parce que je le mérite.
Je vous souhaite une journée pétillante.
La carte du jour est issue du jeu du cheminement n°1: un nouveau départ. Vous le trouverez ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 5ème carte du cheminement n°8: accepter.
Comment envisager mes choix passés comme des opportunités que j’ai choisies ?
Lesquels de mes choix passés se sont-ils révélés surprenants par la suite ?
Est-ce que mes choix ont toujours eu les résultats attendus ?
Quel choix, me paraissant hasardeux, s’est-il révélé comme une opportunité ?
Comment faire pour changer d’angle de vue sur mes choix passés ?
Pourquoi est-ce que certains choix se sont avérés déterminants dans ma vie ?
Lesquels de mes choix sont devenus des opportunités d’évolution, de bien être, de transformation ?
Que je regrette ou non certains de mes choix passés, ils ont tous participé à la construction de ma vie actuelle. Lorsqu’un choix se présente en moi, il m’offre une opportunité de changement, d’évolution, de transformation. Ma vie actuelle en est le fruit. Si certains aspects me déplaisent, il m’appartient de faire de nouveaux choix pour les rectifier. J’ai pris conscience de ce qui ne me convient pas, et compris en quoi ça ne me correspond pas. Je pourrai donc faire de nouveaux choix, plus éclairés, basés sur cette expérience. J’ai saisi une opportunité qui se présentait à moi et qui me paraissait pertinente à ce moment-là de ma vie. Elle ne l’est peut être plus aujourd’hui, mais c’est parce que ma vie a évolué.
Quant à moi, je m’efforce de ne regretter aucun de mes choix passés. Parce qu’ils ont fait de moi celle que je suis aujourd’hui. Bien sûr, avec le recul que j’ai sur certaines situations aujourd’hui, je ne referai probablement pas les mêmes. Mais je me dis ça du point de vue de celle que je suis maintenant, avec les connaissances et l’expérience acquise de ces mêmes choix… Celle qui ferait des choix différents serait donc quelqu’un de complètement différent de celle qui les a fait. Et puisque j’ai eu la chance d’évoluer, d’avancer sur mon chemin, d’apprendre et de comprendre, je n’ai aucun regret à avoir.
Chacun de mes choix passés a été un formidable professeur pour moi. J’ai énormément appris, que ce soit sur moi ou les autres. Parce que j’ai pris le temps de la réflexion et j’ai tenté de voir la situation avec discernement et non jugement. Ce qui est fait est fait, il est inutile de ruminer, de jouer les victimes ou les juges. Certains de mes choix ont eu des conséquences importante pour la suite de mon cheminement personnel, d’autres ont validé ma route. Aucun d’entre eux ne m’a empêchée d’avancer. Ils m’ont peut être juste orientée dans une direction différente de celle que j’aurai envisagée de prendre. Et j’ai pu ainsi m’ouvrir à d’autres perspectives, d’autres possibilités.
Alors oui, certains de mes choix ont pu me plonger dans des situations plutôt compliquées. Mais j’ai alors pu prendre conscience de mes limites, de mes lacunes, de mes faiblesses, et de ce que je pouvais faire pour y remédier. Ou du moins, de ce que je pouvais mobiliser pour en sortir. Et de mettre alors en lumière ce qui se trouvait jusqu’alors dans l’ombre. Ils ont aussi pu me permettre de voir qui était réellement à mes côtés. Et de chérir ces relations. Lorsque j’y pense, je me rends compte que ce sont justement ces choix qui m’ont apporté le plus. Parce qu’ils ont bousculé mes certitudes, ils ont levé le voile sur les illusions dont je me berçais parfois… Ils m’ont placée face à moi-même.
Ce n’est pas parce que je fais un choix que je sais où il va me mener. Mais si je dois prendre une décision, c’est qu’il est temps pour moi d’entrer en action, que je me trouve devant deux opportunités à saisir. Et parfois, ne pas faire de choix est en soi un choix. Je peux choisir d’ignorer ce qui se présente en moi et de poursuivre ma route, mais même là, j’ai pris la décision de le faire, j’ai agi.
Pour moi, il n’y a pas de « bon » ou de « mauvais » choix. Chacun des choix que je fais peut m’apporter quelque chose, pour peu que je m’ouvre à cette idée. Je suis celle qui vit ma vie. Et cette expérience unique, singulière tant par sa trajectoire que par ses étapes, est une opportunité unique d’expérimenter une palette d’émotions, de situations, de relations, de sensations, de compréhension. Chacun d’entre nous a l’opportunité de faire de sa vie un voyage extraordinaire, un tableau vivant et vibrant. Chaque choix peut marquer une étape, nous offrir une vue à couper le souffle ou à couper au couteau. Nous pouvons choisir d’en profiter le temps que nous désirons, avant de repartir et de faire un autre choix. Et tout est bien.
Nous ne sommes pas victimes de nos choix. Nous en sommes les responsables. Et lorsqu’on arrête de leur appliquer un filtre en noir et blanc, ils peuvent nous révéler l’étendue de leurs nuances, de leurs couleurs, de leurs valeurs… La vie n’est pas exclusivement faite de bien être et de sérénité, de joie. Elle est bien plus nuancée. Mais c’est ce qui la rend si riche, si intéressante, si imprévisible.
Un des derniers choix que j’ai fait est de ne pas retourner en classe. Parce que ce serait bien trop toxique pour moi. Je choisis de me faire passer en premier. J’ignore complètement ce que je vais faire de ma vie, je n’en suis pas encore là. Mais le simple fait de verbaliser cette décision a ouvert la porte vers d’innombrables possibilités. Dont celle de pouvoir enfin faire mon deuil en paix, sans être confrontée quotidiennement à ce que j’ai perdu, ce que je ne retrouverai jamais, ce que je ne pourrai plus faire. Et de pouvoir enfin respirer loin de cet univers extrêmement toxique pour moi, de ne plus avoir à faire le grand écart entre ce qui m’est demandé et mes propres valeurs. De prendre ma vie en main, d’être responsable et en accord avec moi-même, et non plus infantilisée et méprisée… Bref, j’ai pris ma décision, et depuis, je respire à nouveau, je prends le temps nécessaire pour me reconstruire sur des bases beaucoup plus saines, je me débarrasse sans état d’âme de ce qui n’a plus lieu d’être. Et si j’explore les possibilités qui s’offrent à moi, je m’en remets aussi à ceux qui sont amenés à prendre des décisions me concernant. Mais quel que soit leur choix, je sais que je suis à l’aube d’une vie qui aura retrouvé son sens et qui sera enfin l’expression de ce que je suis.
Parce que je le mérite.
Je vous souhaite une pétillante journée.
La carte du jour fait partie du jeu du cheminement n°8: accepter. Vous le trouverez ici et ici.
Chaque jour de ce mois de novembre, je laisse un générateur de nombre aléatoire choisir aléatoirement une carte issue d’un des jeux du cheminement. Et je chemine avec.
Carte du jour: 28ème carte du cheminement n°4: s’épanouir.
Qu’est-ce qui fait briller mon étincelle ?
Qu’est-ce qui me passionne ?
Qu’est-ce qui me donne envie ?
Qu’est-ce qui fait de moi celui ou celle que je suis ?
Qu’est-ce que je porte en moi et laisse rayonner ?
Comment permettre à mon feu intérieur de briller ?
Comment nourrir mon étincelle ?
J’ai en moi cette étincelle destinée à briller de tous ses feux. C’est ce qui m’anime, ce qui me passionne, ce qui donne un sens à ma vie. Sans elle, je ne suis qu’une coquille vide. Elle peut prendre une multitude de formes, être plus ou moins lumineuse, mais elle est là, en moi, et ne demande qu’à s’exprimer. Parce que c’est aussi ce que les autres perçoivent de moi, ce qui rayonne. Aujourd’hui, je me demande ce qui la fait briller, ce qui la nourrit, ce qui lui donne cet éclat particulier.
Je pense qu’en ce qui me concerne, mon étincelle est ma créativité. Je n’imagine pas passer une seule journée sans faire preuve de créativité, sans dessiner, sans écrire, sans jouer de la musique, sans bidouiller les mille et un projets que j’ai en cours. Et si je n’ai pas le temps de faire quelque chose, de créer quelque chose, de la matérialiser, je fais preuve de créativité en laissant mon esprit errer et imaginer des mondes inexplorés, créer des tableaux imaginaires… ma créativité me parait parfois sans limites et je dois la réfréner un peu. Mais même lors de mes moments les plus sombres, elle était là, elle m’accompagnait sur le chemin du retour à la vie, pas à pas.
Après les traitements pour mon lymphome, j’avais beaucoup de mal à me concentrer, à mémoriser, à retenir des phrases que je lisais. Ce qui était quelque chose que j’avais vraiment du mal à accepter… Alors j’ai décidé de me lancer dans …. les fleurs et les flocons au crochet. Alors que je ne savais faire qu’un seul point au crochet. Mais j’en avais envie, et j’avais déjà appris à suivre mon intuition lorsque ce genre d’envie me prenait. J’ai donc exercé ma mémoire en apprenant à faire de fleurs et des flocons au crochet… Peu à peu, j’étais capable de retenir le motif à répéter, d’abord pour chaque rang, et ensuite pour réaliser l’objet entièrement. Je savais alors que je pouvais essayer de me remettre à la lecture. Petit à petit… d’abord des poèmes, dont je notais les vers qui me touchaient le plus, puis des nouvelles, et enfin des romans, pour finir par des romans en anglais. J’ai su alors que j’avais retrouvé mes capacités… et que je pouvais me lancer dans plus complexe, plus long… deux ans et un enfant plus tard, je passais et réussissais le concours de professeur des écoles, qui a été ma profession pendant 15 ans. Tout ça en commençant en crochetant des fleurs et des flocons… Un pas à la fois, un jour à la fois. Ma créativité m’a empêchée de me morfondre, de rester dans la frustration avec cette tentation vaine de briser les étapes…
Lorsque j’ai fini par envoyer mon mari à l’autre bout du monde (littéralement) pour me protéger ainsi que ma fille, je me suis retrouvée dans une situation très compliquée, entre les menaces incessantes, les crises de ma filles, mon année de stage avec un travail conséquent… Mais encore un fois, ma créativité m’a ouvert ses bras et je m’y suis réfugiée… Meuble en carton, couture de toute sorte, patchwork à la main ou à la machine, bidouillages divers et variés avec ma fille, et premiers coloriages pour l’école. Tout était bon (si bon!!) pour m’aider à tenir, à évacuer, à faire de cette situation compliquée à tant de niveaux quelque chose de beau, de positif, d’utile, de joyeux. Un pas à la fois, un projet à la fois. Et j’ai tenu, j’ai retrouvé un peu de sérénité grâce à tous ces moments où je pouvais me vider la tête en laissant mes doigts prendre le relais. En transformant mes moments de doute, de détresse aussi parfois, de tristesse, d’impuissance, en objets qui sont emplis de joie, de moments partagés, de complicité, de rires, d’amour, surtout. Et me prouver que j’étais capable de faire quelque chose, que je n’étais pas si impuissante. Bien au contraire.
Lorsque j’ai perdu ma fille, mon monde s’est écroulé. Mais j’ai réussi à écrire les mots que je ne pouvais, que je ne voulais pas dire. Ma limonade en est l’expression… un poème lorsque je me sentais déborder… un poème lorsque je me sentais si vide. un poème pour me rappeler qui j’étais, maintenant que je me retrouvais sans but… Ce blog aussi en est l’expression, en un sens. Faire de cette horreur absolue quelque chose de créatif, de créateur. Écrire ce qui ne peut être dit. Écrire ce qui doit être dit. Et redonner du sens à ce qui n’en a plus. Un mot à la fois… me réfugier dans l’anglais, ma langue émotionnelle, lorsque je ne pouvais pas le faire en français. Laisser mon coeur saigner, puis cicatriser, laisser la vie reprendre ses droits. Et dire, encore et toujours combien il est difficile de revenir à la vie lorsqu’on a appris à survivre aussi longtemps… Mais que c’est possible. Dire, écrire, raconter l’espoir. Écrire la détermination de me retrouver dans les décombres de que ce j’avais vécu. Et laisser les mots s’envoler, s’ancrer. M’ancrer.
Lorsque j’ai eu le Covid, je me suis retrouvée à chaque fois avec une bronchite asthmatiforme (je suis asthmatique, à la base)… Plus de souffle du tout, très frustrant là encore, épuisant physiquement… Mais lorsque j’ai senti que j’étais à peu près sortie du moment le plus compliqué, j’ai attrapé mes flutes… et elles m’ont aidée à mesurer les progrès que mon amplitude respiratoire faisait… J’ai là aussi commencé avec des morceaux très courts, avec la flute qui demande le moins de souffle. Je ne me forçais pas… un pas à la fois… puis je suis passée à des morceaux plus longs, qui demandaient plus de soutien de souffle… et je suis passé à une flute qui demandait plus de souffle, et à une autre… jusqu’à ce que je sois capable de jouer un morceau plutôt long et lent avec mon low whistle… là, je savais que c’était bon, j’avais récupéré. Ma créativité m’a permis de poser les jalons de ma récupération, alors qu’aucun réel suivi n’était possible alors…
Lorsque j’ai fait mon burn out (une magnifique, apocalyptique implosion, de toute beauté!), je n’arrivais là encore plus du tout à avoir accès à mes capacités mentales… impossible de me concentrer, de mobiliser mon intention, d’avoir même un flux de pensé constant… j’étais comme dans du coton, complètement embrumée (sans doute la fumée issue de ma crémation mentale). Mais là aussi, j’ai fait appel à ma créativité. Un dessin par jour. Je pouvais au moins faire un mini dessin par jour… et puis un croquis par jour… et une page par jour… et je peux chercher des références… et explorer de nouvelles techniques… et surtout laisser le crayon ou le feutre évacuer ma frustration, ma colère, ma déception… Et puis faire inktober, me pousser un peu plus… aujourd’hui, j’ai repris mes cours de peinture digitale, et je suis plus motivée que jamais.
Mais ma créativité, c’est aussi quelque chose qui me fait vibrer. J’aime écrire, dessiner, jouer ou écouter de la musique, créer… c’est quelque chose que j’ai toujours eu en moi.. Un simple bout de bois peut m’inspirer tellement de possibles qu’il m’est parfois difficile de choisir quoi en faire. J’ai toujours des tas d’idées, et je ne m’ennuie jamais. Tout est jeu, tout est exploration. C’est vraiment ce qui m’anime, au plus profond, ce qui nourrit et fait briller mon feu intérieur… et j’ai la possibilité de partager cet enthousiasme, mes découvertes avec le monde entier, si je le désire… Et si en le faisant, j’inspire d’autres, si je leur donne envie d’essayer, eux aussi, de laisser leur créativité éclater au grand jour, alors j’ai atteint mon objectif. Et ça me motive pour le faire encore et encore, par pur plaisir, parce que j’en ai envie, parce que c’est quelque chose qui fait partie de moi.
Ce qui fait briller mon étincelle, c’est ma créativité, c’est cette capacité de lui faire confiance, de m’en remettre à elle lorsque je suis au plus bas… de transformer le pire en beau, en sérénité, en joie, en espoir… et me prouver que je peux y arriver. Que je suis capable. Que je suis en vie. Mais aussi parce que c’est ce qui me fait vibrer, ce qui me fait plaisir, ce qui me permet de revenir à moi, de m’ancrer, de retrouver ma paix intérieure, de m’exprimer, de me lâcher, de m’épater…. Pour enfin partager la joie de briller à nouveau avec le monde entier.
Parce que je le mérite.
Je vous souhaite une journée magique.
La carte du jour fait partie du jeu du cheminement n°4: s’épanouir. Vous le trouverez ici.