Le Bosquet de l’Alchimiste 20. Les arbres liés.

Cette semaine, nous nous penchons sur l’indépendance, les relations saines. Nous pouvons avoir un lien très fort avec autrui tout en nous épanouissant à notre manière.

Pour être complètement honnête, je dois avouer que je ne suis pas très sociable. Mais j’ai de très bons amis, une famille très présente, et peu importe ce que la vie place sur notre route, nous sommes connectés les uns aux autres. La vie peut nous projeter au beau milieu de la tempête la plus forte, et nous devons peut être y faire face seuls, mais une fois que nous l’avons domptée, et que nous en sortons avec une leçon bien apprise, plus forts, plus sages, nous savons avec qui partager cette expérience. Nous pouvons aller aussi profondément que nous le désirons, personne ne nous jugera. Au contraire, mes amis se réjouiront du voyage effectué, et me donneront leur vision des choses, toujours la bienvenue, et qui me donnera à réfléchir.

Je suis vraiment indépendante. J’ai besoin de mon espace personnel, de mon jardin secret, de mon espace sacré pour m’épanouir et explorer. Mais je peux le faire parce que je sais que je ne suis jamais seule. J’ai mes amis, et ma famille. Ils me connaissent très bien et respectent, ou ont appris à le faire, ma manière d’être. Parce que je suis ainsi, c’est ma nature. Je prends toujours le temps d’échanger avec eux, d’apprendre d’eux, puis je retourne à mon propre cheminement. Nous ne suivons pas le même, et c’est très bien ainsi, chacun y trouve ce qu’il ou elle cherche. Le totu étant que la route que nous suivons nous apporte ce dont nous avons besoin pour nous épanouir. Il ne s’agit pas d’être en compétition. Nous nous respectons, et prenons un réel plaisir à échanger, à partager nos dernières découvertes ou illuminations. Mais je sais également, par expérience, que si l’un d’entre eux, ami ou famille, commence à me juger, ou essaie de me convaincre de faire les choses de telle ou telle manière, parce que c’est comme ça que ça doit être fait, je poserai des limites très claires et prendrai de la distance. Le temps nous rapprochera de nouveau, avec un nouveau respect pour notre épanouissement réciproque.

J’ai vraiment beaucoup de chance d’avoir ces personnes dans ma vie, et j’espère qu’elle ressente cette gratitude également de m’avoir dans la leur. Mais ce qui fait que ces relations sont à la fois plus fortes et plus durables, c’est que nous respectons l’espace personnel de chacun. Je suis toujours heureuse de passer un moment avec eux, mais j’ai également besoin de mon temps seule. 9a ne signifie pas que je ne les aime pas ou plus, c’est juste que j’ai besoin de temps pour apprendre, vivre, découvrir par moi-même. Et je partagerai mes expériences avec eux. Je suis toujours là pour eux, s’ils ont besoin de moi. Je sais aussi que si j’ai besoin d’aide, je peux toujours compter sur eux. Nous sommes toujours prêts à nous soutenir les uns les autres, dans les moments de joie ou de difficultés.

Nous faisons chacun partie de la vie des autres, mais nous ne sommes pas la vie les uns des autres. Nous avons notre propre chemin à parcourir, et personne ne peut le faire à notre place. Mais nous pouvons choisir de nous lier à des personnes qui nous donneront la force de faire face à ce qui se présente, et avec qui nous profiterons de chaque instant. Nous trouverons toujours le temps de nous rassembler et d’échanger, mais nous avons également besoin de voyager seuls. La clé est d’équilibrer les deux.

Alors cette semaine, prenez du temps pour vous, et partagez ce que vous en avez retiré avec vos proches.

La carte

Une de mes maie est partie en balade et a pris quelques photos qu’elle a partagées en ligne. Et elle m’a donné son accord pour que je les utilise comme référence pour mes cartes. Ces deux arbres m’ont immédiatement séduite. Le soleil qui joue avec l’espace vide entre eux, les racines puissantes et emmêlées, tout m’inspirait. C’est vraiment ainsi que je vois mes relations aux autres. Des racines fortes, qui nous ancrent dans le sol, qui nous donne une base solide, et deux troncs qui s’élancent vers le haut. J’ai décidé de leur donner une teinte bleutée pour ajouter un peu de mystère. J’ai tenté de reproduire l’effet génial qu’avait le soleil avec l’appareil photo. Et j’ai évidemment ajouté un peu de poussière magique, ils le méritent tellement!

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine. Parce que vous le méritez.

The Alchemist Grove 20. The Linked Trees

This week is all about independence, healthy relationships. We can have a strong bond with people but still be able to grow our own way.

I am not really sociable, let’s be honest. But I have very good friends, and no matter what life brings to our paths, we are connected to each others. Life can throw us int he middle of the strongest storm, and we may have to go through it by ourselves, but once we tamed it, and that we are getting out of it our lesson learned, stronger, wiser, we know who to share it with. We can go as deep as we want, no one will judge us. But they will enjoy the journey as we did, and they will bring their insight, always welcome, to ponder.

I am really independent. I need my personal space, I need my secret garden, my sacred space to grow and explore. But I can do it because I don’t feel alone at all. I have friends and my family. They all are aware of my way of being, and accept it, or learned to accept it. Because this is who I am. I always take time to share and learn from them, then I go back to my own growth, being myself. I also accept that they are following a really different path, and I enjoy seeing them being happy about their own path. There is no competition. We each respect the other, and take a real pleasure to exchange, to share our latest discoveries or enlightenment. But I also know from experience that if any of them start to judge me or try to convince me I should do things this or that way, I will raise boundaries pretty clearly and take some distance. Time will always bring us back together, but with a new respect for each other independent growth.

I really am grateful for the people I have in my life, they each are wonderful and I really love to have them in my life, as I hope they love to have me in theirs. But what makes these relationships both stronger and long lasting is the respect we have for each other’s space. I am always happy to spend time with them, but I also need my alone time. It doesn’t mean that I don’t love them anymore, I just love to have time when I can reflect, and learn, and live things I can share with them afterward. I am always there for them, they can call me whenever they need me, I’ll be there for them. In times of need, I know I can also count on them, they will be here, and give me the strength I need to face whatever requires their presence by my side.

We are part of each other’s life, but we are not each other’s life. We all have our own path to journey on, and no one can do it for us. But we can choose to be bonded to people who will give us the strength to face whatever comes, and with whom we can enjoy each step. As we will enjoy the way they live theirs. We will always take the time to get together and to share. But we will also need to journey by ourselves. The key is to find balance between the two.

So this week, find time for yourself, and share what you learned with your loved ones.

The card.

A friend of mine went for a walk and took a wonderful pic she posted online. And she agreed to have me use it as a reference for one of my cards. She also went back to trail and took more pics for me, and they sure inspired me. But these two trees just called me. The sun playing with the empty space between them, the strong tangled roots… everything. This is really the way I see my relationships. Strong intricate roots, anchoring them in the nutritive soil, giving them a strong base, and two trees launching themselves upward. They really inspired me, and I decided to give them this teal hue to add a bit of mystery. In the picture my friend took, there was this awesome effect of the sun light playing with the camera. I tries to reproduce it as much as I could. And of course, added sparks of magic ;). I hope you’ll like it too.

My journey

Our journal

I wish you a beautiful week. Because you deserve it.

Le Bosquet de l’Alchimiste 19. La Grotte

Même dans l’obscurité de la grotte, nous nous construisons les uns les autres en partageant les gouttes de sagesse que nous recevons de l’Univers. Nous les utilisons dans un premier temps pour nous renforcer, puis nous laissons glisser les parties dont nous n’avons pas besoin pour que ceux qui qui pourraient en bénéficier puissent croitre à leur tour. Nous construisons des connexions, et nous contribuons à l’élévation d’autrui tout en en profitant également pour poursuivre notre chemin personnel. Ce n’est ni le moment ni le lieu pour être sous les projecteurs, pour mettre son égo en évidence. C’est le moment de partager en toute humilité ce qui nous a rendu un peu plus forts, un peu plus sages. Et nous ajoutons à la goutte que nous laissons couler un peu de notre propre essence, un peu de notre étincelle intérieure. Nous construisons des connexions.

Afin de le faire, nous avons besoin de réaliser que si nous nous sentons dans le flou, si nous ne voyons pas de résultats immédiats à nos actions, quelque part, quelqu’un reçoit ce que nous libérons, et l’utilise comme une source d’évolution. Nous n’avons pas tous besoin de la même quantité ou de la même sorte de nutriment, tout comme nous n’évoluons pas de la même manière. Certains d’entre nous inspireront d’autres personnes, d’autres offriront une base solide de laquelle nous pouvons nous élancer et contribuer au tout.

Je ressens une connexion très forte avec des personnes qui m’ont réellement aidée à évoluer sur des tas de sujets. J’essaie également de ne pas manquer l’occasion de planter des graines dont je sais qu’elles donneront de magnifiques plantes. Je pense réellement qu’elles peuvent apporter ce dont ils ont besoin à ceux qui les reçoivent. Elles leur permettront de se découvrir, et avec un peu de chance, je le saurai voire même pourrai le voir.

Et il y a ces connexions profondes avec les personnes qui nous rendent plus forts, qui nous donnent l’assurance dont nous avons besoin pour être ceux que nous sommes, qui nous soutiennent et qui semblent trouver ce dont ils ont besoin également dans la relation et dans notre évolution. Chaque goutte renforce le lien que nous avons créé.

Nous pouvons observer le même phénomène se produire avec ceux qui nous entourent. Il n’y a pas de compétition, pas de jalousie, nous allons tous à notre propre rythme avec la certitude que nous contribuons à l’évolution et à l’expansion du collectif.

Donc cette semaine, libérez ces gouttes qui vous ont aidés à vous construire récemment, et laissez vous porter. Vous ne verrez pas forcément un résultat immédiat, mais croyez que quelqu’un, quelque part, en a besoin pour évoluer. Et que vous trouverez en eux la base solide qui vous aidera à évoluer à votre tour.

La carte

J’ai pris beaucoup de plaisir à dessiner ces stalagmites et stalactites. Je voulais utiliser une palette très neutre, parce qu’il ne s’agit pas ici de nous mettre en avant, mais plutôt d’être un élément de quelque chose de plus grand. Nous avons tous un rôle à jouer, et cette idée de connexion a rapidement été associée dans mon esprit avec ces colonnes construites lentement, mais sûrement, goutte après goutte. Pour moi, c’était la parfaite illustration de l’idée pour pourvoir évoluer, il faut pouvoir lâcher prise, goutte à goutte. Mais évidemment, entre ce que j’ai dans ma tête et ce que je suis capable de dessiner… j’y travaille, j’y travaille…. Je suis quand même contente du rendu de cette carte. Et puis lorsque le moment est venu d’ajouter mes petites étincelles (il y a-t-il quelque chose de plus magique que la connexion, après tout? ), je ne pouvais pas me satisfaire de mon ‘nuage’ d’étincelles… j’avais besoin de quelque chose de plus fort, quelque chose qui exprimait la lumière que le fait de se connecter, ou de chercher cette connexion apporte à l’obscurité… j’espère que vous l’aimerez autant que moi!

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine.

The alchemist Grove 19. The Cave

Even in the darkness of the cave, we are building each other by sharing the drops of wisdom we receive from the Universe. We first can use them to grow stronger, but then we need to release the part we don’t need anymore to allow others to grow in their turn. We are building connections, and contribute to the elevation of others while benefiting of the process too. There is no place here for spotlight, for ego. We are just sharing what made us a bit stronger, wiser. We also add to this drop our own essence, sparks of our own being. We are building connections.

In order to do so, we need to realize that if we feel in the dark, if we don’t see the immediate results of our actions, somewhere, someone is receiving what we let go of, and use it as a source of growth. We don’t need the same amount or nature of nutrient, as we don’t grow the same way. Some will inspire others, some will offer others a strong base from where they all can expand and contribute to the whole.

I feel strong connection with people who really helped me to grow. I also never miss an opportunity to let go of seeds I know can grow into beautiful plants. I truly believe that someone, somewhere, will receive them and allow them to become whatever they were meant to be, and that they will both benefit from it. If I am lucky, I will hear about it, or even witness it.

And there are these deep strong connections with people who make us stronger, who give us the confidence to be who we are, who support us and seem to benefit from it too. We are interconnected, and each of us contribute to the expansion of who we are. Each drop reinforce who we both are, and solidify the union we created with time.

We are also aware of the same phenomenon taking place with others around us. There is no competition, no jealousy, we all go at our own pace, trusting that we are contributing to the collective growth and expansion.

So this week, let go of drops of what helped build yourself lately, and trust in the process. You may not see an immediate result, but trust that someone, somewhere, need it to grow too. And that somehow, someday, you will find in them the strong base you need to expand even more.

The card

I had a lot of fun drawing these stalactites and stalagmites. I wanted a really neutral palette, because it’s not about showing off who we are that matters, but being a part of something bigger. We each have a role to play, and this idea of connection was quickly associated in my mind with these columns built with time, drop by drop. To me it was the perfect illustration of letting go to letting grow. Of course, between my vision and what I was actually able to do, there was a huge gap, but I’m pretty happy with what I did. When the time came to add my sparks of magic ( seriously, is there anything more magical than connection?), I couldn’t go with my usual cloud of sparks… it had to be something stronger, something that would express the light it brings in the darkness… I hope you like it as much as I do!

My journey

Our journal

I wish you a beautiful week, let go of these drops and enjoy the process!

Le Bosquet de l’Alchimiste 18. La Forêt

Cette semaine, puisque nous avons déjà reconnu, exploré et intégré nos cinq sens, nous nous plongerons dans nos émotions, notre connexion.

Lors que je me sens submergée par une émotion, en n’étant pas sûre qu’elle soit même la mienne, je vais là où je peux être en contact avec la nature. Littéralement. Si je peux, je retire mes chaussures (l’hiver, j’évite de le faire), et je pose mes pieds nus et mes mains sur le sol. Je visualise ensuite tout cet excès d’émotion couler de ma tête, de mon coeur, jusqu’à mes doigts et orteils, et je le libère dans le sol. Je reste comme ça pendant un moment, jusqu’à ce que je me sente en paix de nouveau. Je passe alors à un état de réception, où je peux réellement me sentir comme étant une partie d’un tout, et où je peux me recharger avec la confiance paisible que la nature m’offre en échange des émotions chaotiques et ardentes que je lui ai données.

La plupart du temps, je me sens submergée parce que je n’ai pas pris le temps de libérer ce que je j’ai perçu d’une situation. Pendant longtemps, j’ai érigé un rempart épais contre toute émotions forte, parce que je devais me protéger, et surtout, je devais concentrer toutes mes forces à la cause que je servais. Je ne pouvais pas me permettre de perdre la moindre énergie à lutter ou à gérer quelque émotion que ce soit. Je devais rester stable et forte, quoi qu’il en coûte. je savais que je pourrais et devrais revenir à un état plus ‘humain’ plus tard, mais à ce moment là, j’étais la protectrice, le roc dont elle avait besoin. je ne m’autorisais à ressentir et à exprimer mes émotions les plus douce qu’avec elle, parce qu’elle avait besoin de ressentir mon amour, mes espoirs, ma détermination, ma dévotion à notre cause. Je savais que c’était une cause perdue d’avance, mais elle méritait que je me lance dans la bataille de toutes mes forces. Elle et moi contre le monde entier. Les autres n’avaient droit qu’à la guerrière en moi. Forte, analytique, protectrice. Lorsqu’elle est partie, c’était pour moi une question de survie et j’ai opté pour laisser mes émotions et sentiments de côté, la plupart d’entre eux du moins. Le temps que je puisse accepter son absence et que je retrouve un sens à ma vie.

Parce que lorsque je ressens, je ressens vraiment. J’ai appris à gérer mes émotions et leur force, mais elles font partie de moi, et je ne changerais ça pour rien au monde. Elles me permettent d’être ouverte à ce qui vient. je peux percevoir les intentions, les possibilités, et acquérir une vision plus globale, complète, des choses. J’aime la façon dont je ressens. parce que j’ai appris à l’apprivoiser, à en faire un atout et non à la laisser prendre le dessus sur moi. J’ai appris à faire la distinction entre ce que je perçois et ce qui relève de la projection. Et j’ai appris à me débarrasser de la seconde. Et oui, il est souvent frustrant de voir les gens confondre leur perception et leur projection.

J’ai appris à reconnaitre mes propres émotions et pourquoi je les ressens, ce qui les déclenche. Je me connais suffisamment pour les accepter. Je également conscience de ma propre histoire, de ce qu’elle m’apporte et de ce qu’elle m’a appris. C’est mon chemin de vie et je l’accepte en tant que tel. Donc si une émotion me submerge, je ne procède pas de la même façon si cette émotion est réellement mienne ou si elle n’est qu’une projection. J’ai compris que nous sommes tous différents et que nous voyons une même chose de différentes manières. J’ai appris à mettre une situation en perspective, à m’en détacher, à l’analyser et à la remettre dans son contexte propre. j’essaie également de faire comprendre ma façon de voir les choses, et de dissiper toute projection que d’autres peuvent avoir dessus, lorsque ça me concerne. Ce n’est pas facile, mais tellement important. Lorsqu’on entends des personnes parler négativement, à notre sujet ou non, nous en gardons toujours quelque chose. Et ces résidus peuvent s’accumuler pour devenir quelque chose de lourd, de pesant, même si nous en sommes pas concernés.. Je refuse d’être engluée dans une situation qui n’est en définitive que la résultante de la perception erronée de quelqu’un qui n’a pas su faire la part entre ce qui est et ce qui relève de sa projection. Parce qu’au final, ça m’atteint, quoi que je fasse. C’est dans ma nature. Je peux absorber un certain taux de négativité, mais je dois alors m’en occuper, alors qu’elle ne m’appartient pas.

C’est à ce moment là que j’ai besoin d’agir. Parce que si je ne fais rien, cette négativité que l’on a projeté sur une situation et que j’ai ressentie deviendra mienne. J’ai besoin de la libérée, de la manière la plus positive possible. Donc lorsque je ressens quelque chose qui me submerge, je me demande: est ce que cette émotion est mienne? Ou est-ce une réaction à ce que j’ai perçu ou entendu ? Est-ce que je peux le transformer en quelque chose de positif? Est-ce que je peux le libérer facilement? Ou est-ce quelque chose de plus profond, qui me demande un peu plus? Le plus facile pour moie st de dessiner, d’écrire, ou de jouer de la musique. En général, cela suffit à me libérer de la négativité. Mais parfois, j’ai besoin d’aller plus loin pour retrouver mon équilibre. Je choisis alors la méditation ou le contact avec la nature.

Alors cette semaine, essayez de vous connecter à vos émotions et de les distinguer de ce que vous avez reçu d’autrui. Et trouvez comment les libérer afin de revenir à votre paix intérieure. Parce que vous le méritez.

La carte

Que pouvais-je choisir d’autre que le cœur d’une forêt? Je voulais que cette illustration soit chaleureuse et diverse, mais aussi paisible et, oui, un peu magique. Tout comme nos émotions. Je voulais jouer un peu avec la lumière sur cette carte, et je suis sortie de ma zone de confort en dessinant certaines feuilles une par une. J’ai aussi expérimenté pour apporter un peu plus de texture sur le tronc de l’arbre. J’ai décidé d’améliorer mon niveau en gribouillage digital, donc je me suis inscrite à des cours pour reprendre les bases et vous en verrez sans doute les effets dans les cartes suivantes. J’aime beaucoup celle-ci, mais il me semble que c’est le cas de toutes celles que je gribouille hahaha. J’espère que j’ai réussi à exprimer la paix et la magie de ce cœur de forêt. Et oui, les étincelles….

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine.

The Alchemist Grove 18. The forest.

This week, as we are done recognizing, exploring and integrating our senses, we will dive in our feelings, our connection.

When I have the sensation to be overwhelmed by an emotion, not even being sure it is mine, I go to places where I can be in touch with Nature. Literally. If I can, I remove my shoes (of course, I keep them in winter), and I put my bare feet and hands on the ground. I then imagine that all this excess of emotion goes from my head, my heart, to my fingers and toes, then I release them in the ground. I stay there for a while, until I feel at peace again. Then I switch to a more receiving state of mind, where I really feel like I am a part of a whole, and that I can charge myself with the peaceful confidence nature gives me in exchange of the fiery and chaotic emotions I gave it.

Most of the time, I feel overwhelmed because I didn’t took the time to let go, or to step back from a situation. For a long time, I shielding against any strong emotion, to protect myself and because I had a cause to serve that was, to me, more important than my own little emotions. I couldn’t be hurt or triggered. i had to remain strong and stable no matter what. I knew I would have to come back to a more ‘humane’ state later, but at that time, I was the protector, the rock she needed. I only let myself feel for her, she needed to feel my love, my hopes, my determination, my devotion to our cause. I know it was a lost cause though, but she deserved to have my whole self. Me and her against the whole world. And others only got the warrior in me. Strong, analytic, protective. When she was gone, it was a matter of survival for me to keep my emotions and feelings at bay, most of them anyway.

Because when I feel, I really do. I learned to deal with my emotions and their strength, but they are part of me, and I wouldn’t change that. It allows me to be open to whatever comes in my way. I can perceive intentions, possibilities, have a broader, more complete view on things. I love the way I feel. Because I learned to tame it, to aim it, to use it as an asset, and not let it take over me. I learned to distinct between what I perceive and what I project. I learned to get rid of the later. And yes, it’s often frustrating to see that people mistake their perception with their projection, trying to make what they think someone should feel match with what they know about a situation.

I learned to recognize my own emotions, and why I feel them, what triggers them. I know myself enough to be able to own my own emotions. I also know and own my story, and I accept it as a life path. So when an emotion is overwhelming, I don’t proceed the same way if it’s mine, or if it’s only a projection. I understood that we are all different and that we all see something a different way. To make sure I am not projecting my own emotions on someone’s situation, I contextualize it. I put it in perspective in what I know of the person’s life, education, way of being. No judgment here, just an attempt to understand. I don’t try to think about how I would react if I lived what the person is living. This is projection. I try to step back and to see what the person is feeling, and help her to deal with it. Or just try not to get stuck into the situation myself, let’s be honest hahaha. I can listen to what they say they feel, I can try to help, but I also, most of the time, end up with some of their emotions too, stuck in my mind. It’s the way I am, it’s in my nature. I can absorb a certain amount of negativity, but then I need to deal with it, as it is not mine.

This is when I have to act. Because if I don’t, I will end up making it mine, as it’s there, within… I need to release it, in the most positive way possible. When I feel something is overwhelming, I just take some time to ask myself: is it mine? or is it a reaction to what I heard, perceived? Can I switch it into something positive? Can I let it go easily? Or is it something that is heavier and that I need to act upon? The easiest way to deal with it is to draw, write or play music. Usually, it’s enough to let go of the negativity. But sometimes, I need to go deeper in order to find my balance back. Meditation, and contact with nature are my way of doing it…

So this week, Try to connect with your emotions and distinct them from the ones you received from others. And find your way of letting them go in order to find your inner peace back. because you deserve it.

The card

What could I choose other than the heart of a forest to illustrate feeling? I wanted it to be warm and diverse, but also peaceful and yes, a bit magical. As our emotions are. I loved to play with light on this card, and went out of my comfort zone with drawing foliage leaf by leaf on some of the trees. I also had fun with texture on the tree trunk. I decided to get a bit more serious about my digital drawing skills, and I started to take lessons to go back to basics, and expand from there.. you will probably notice it in the next cards. I really love this one, but it seems that each of them becomes my new favorite, so… but I hope you can see the peace and magic I tried to express. And yes… sparkles….

My journey

Our journal

I wish you a good and peaceful week, filled with beautiful emotions and serenity.

Le Bosquet de l’Alchimiste 17. La rose

Cette semaine, nous explorons notre dernier sens: l’odorat. Je suis toujours étonnée par l’influence que peut avoir une odeur sur moi. Elle peut instantanément me mettre en contact avec des souvenirs, des émotions.

Par exemple l’odeur de la violette sera toujours associée pour moi à ma fille, Emma. Lorsqu’elle est décédée, je me parfumais à la violette, sans doute dans l’intention de la garder un peu plus longtemps près de moi. De même, l’odeur résiduelle de quelqu’un que l’on aime sur ses vêtements nous apporte un réconfort immédiat lorsque nous sommes séparés.

Lorsque je vais dans mon endroit favori, je ferme mes yeux pour laisser mes autres sens prendre le dessus. Je peux entendre, mais je peux aussi sentir. L’herbe fraiche, les essences d’arbres, les plantes. Et cette odeur très particulière du lac. Ces odeurs se combinent pour m’apaiser, et je me sens immédiatement bien.

Lorsque j’essaie un nouveau thé, ou un nouveau mélange de plantes, j’aime passer un peu de temps à le sentir avant de le boire. Et ça m’aie à créer un souvenir de ce moment, et de ce que j’ai ressenti.

Il faut que je vous parle de l’odeur des livres et du papier. Lorsque j’achète ou que l’on m’offre un « nouveau » livre (qui peut être de seconde, ou de tierce main, voire plus…), je commence toujours par le humer. Comme si j’en prenais connaissance et l’accueillais dans ma vie ainsi. Il y a quelque chose de spécial dans l’odeur d’un livre… Une sorte d’invitation au voyage, à l’imagination, à la connaissance. C’est presque magique, pou moi. Et j’aime beaucoup cette sensation. Ou peut être est-ce le seul papier, j’adore l’odeur du papier….

Et qui n’a jamais ressenti le plaisir immédiat de s’allonger dans des draps fraichement lavés? Je n’ai pas de sèche linge, donc je fait sécher ma literie sur un étendage à l’intérieur, mais lorsque les beaux jours arrivent, je m’organise pour faire ma lessive un jour où je rends visite à mes parents, pour pouvoir faire sécher mes draps au grand air. Et quel bonheur de se glisser dedans le soir venu et de laisser leur odeur m’emporter au pays des rêves.

Toutes les odeurs précédentes sont celles qui peuvent m’apporter de la joie, de la paix, de la sérénité. Mais d’autres sont plus comme des avertissements d’un danger réel ou supposé. L’odeur de l’alcool fait partie de cette catégorie. Mone x-mari était un alcoolique, et des années après notre séparation, la simple odeur de l’alcool qu’il buvait me projetait dans un état de vigilance immédiat. J’étais sur la défensive, alors que je pouvais ne pas connaitre voire apprécier la personne qui avait opté pour cette boisson. J’ai du vriament m’entrainer à me déprogrammer et à reconnaitre cette odeur pour ce qu’elle est uniquement: l’odeur d’une boisson qui ne m’attire pas. Mais ça m’a pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais, tellement cette sensation était inscrite profondément en moi. L’ail est une autre odeur répulsive pour moi. Je suis capable d’en détecter la moindre touche dans un plat, que je ne toucherai donc pas. Parce que mon corps refuse cet aliment. Oh, et les odeurs corporelles me gènent énormément. J’ai vriament du mal à prendre les transports en commun à cause de ça, et je ne resterai pas assise près de quelqu’un qui sent la transpiration, même en réunion, parce que cette odeur me rend nauséuse très rapidement… Oui, je suis vraiment très sensible de ce côté là…

Pour moi, les odeurs sont vriament liées à mes émotions, à mes souvenirs, à mes sensations physiques, et si je me sens bien dans un lieu ou avec quelqu’un, j’aurais tendance à l’associer à une odeur particulière.

Alors cette semaine, allez dans votre lieu préféré, et passez du temps avec votre personne favorite, et essayez de les lier à une odeur particulière que vous pourrez faire venir à votre sprit lorsque vous aurez besoin du réconfort qu’ils vous apportent. Parce que vous le méritez.

La carte

Cette carte est ma première tentative à dessiner une rose. Et elle m’a pris un temps fou, mais je suis vraiment contente du résultat. j’ai beaucoup aimé travailler les dégradés, et essayer d’exprimer la délicatesse des pétales, le volume de la fleur. J’ai choisi des couleurs inhabituelles parce que… pourquoi pas? C’est certainement la carte qui m’a pris le plus de temps jusqu’à maintenant. Je suis sûre qu’il y a un moyen plus rapide d’arriver au même résultat, et je vais étudier ça de près, mais j’ai vraiment aimé la dessiner. J’espère que vous l’aimerez aussi. Oh, et évidemment, elle possède sa propre magie!

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une bonne semaine. nous en avons fini avec nos cinq sens. Nous les avons reconnus, accueillis et intégrés. il est temps de poursuivre notre voyage intérieur.

The Alchemist Grove 17. The rose

This week, we explore our last sense: smell. It amazes me how the simple fact of smelling a scent can bring memories back to my mind and make me feel strong emotions. The scent of a violet will always be linked to my daughter, as it was her favorite. I used to wear violet perfume after she passed, probably to feel like I kept her a bit longer with me. And when I smell my favorite meal, I remember immediately the last time I had the chance to eat it, and pleasure kicks in. What about the very specific scent of a loved one? The comfort we find in smelling or wearing one of their clothes when we are apart?

When I go to my favorite place, I close my eyes to let my other senses take over. I can hear, as I talked about last week, and I can smell. I can smell the grass, the bark of the trees, flowers too. And this very specific lake scent… and I feel good and at peace. When I try a new tea, I always spend some time to smell it too, before drinking it. And this will help me create the memory of it.

And I need to talk to you about paper and books… When I buy or get a ‘new’ book (some of them are old and second, or third, or more hand), I almost always start by smelling it. As if I recognized and welcome it in my life this way. There is something about book smell… Like an invitation to travel, to imagination, to knowledge. It’s almost magical, in my opinion. And I really love it. Or maybe it’s just paper… I love the smell of paper.

And who didn’t feel instant joy when going to bed in freshly cleaned sheets? I don’t own a dryer, so I let the sheets to dry on a rack. But when spring comes, I can schedule my laundry to have my sheets dry in fresh air at my parents’… and wow, yes, there is nothing more satisfying than putting them back on my bed and let their scent take me to my dreamland.

All these are ‘good’ scents, those that brings joy, peace, happiness, serenity. But there are others that are warnings to me too. Alcohol is one of them. My ex-husband was an alcoholic, and for years after our separation, the simple smell of the alcohol he drank took me into a highly vigilant mode. This smell meant I wasn’t safe (emotionally, he never rose his hands on me, he knew it would backfire really badly). I had to train myself to accept this smell as it is, simply: the smell of a beverage I wasn’t attracted too. But it really required more time than I though int he first place. This smell was deeply anchored as a danger in me. Garlic is an immediate repulsive to me. I just can’t stand it. My body refuses it too. So yeah, I can smell the smallest amount of garlic in a dish and I won’t be able to eat it… Oh and I am really sensitive to body odours… it’s really something I have a hard time with…

So to me, scents are really something highly linked to my emotions, to my memories, and when I feel good in a place or with someone, I really tend to associate a smell to it.

So this week, go to your favorite place, and spend time with your loved ones, and try to link them to a specific scent, one you can remember when you need to fell the comfort of that time. Because you deserve it.

The card

This card was my first attempt to draw a rose. And it took me forever, but I am really happy with the result. I loved playing with blending colors, and trying to express the delicateness of the petals, the volume of the flower. I chose unusual colors because… why not? It’s probably the one that took me the most time so far. And I am sure there is a quicker way to do, but I enjoyed the process of drawing it. I hope you like it too. Or, and yes, it had to come with its own magic too!

My journey

Our journal

I wish you a beautiful week. We know have recognized, welcome and integrated each our senses. I hope you enjoyed the journey as much as I did!

Le Bosquet de l’Alchimiste. 16. Flûtes

Nous continuons d’explorer nos sens. Cette semaine, nous nous concentrons sur l’ouïe. Le matin, surtout si j’ai dormi la fenêtre ouverte, j’aime être réveillée par les bruits de mon environnement…. je reste les yeux fermés, mon corps repose encore, en paix. Et je sais que je suis chez moi grâce à ces sons familiers. Je ne rêve plus. Je m’ancre dans une nouvelle journée accompagnée de ces sons. Les oiseaux, le personnes qui peuvent parler, le vent qui fait bouger mes rideaux perlés… Je peux passer du temps à écouter la vie, dehors. Habituellement, mon chat sent que je suis éveillée et elle vient en ronronnant… ce qui est aussi un son qui m’ancre dans ma réalité.

Je suis très sensible aux sons. Dans mon travail, le pire n’est pas la pression ou les attentes de personnes qui pense que je devrait faire comme ceci ou comme cela. Elles sont juste aux prises avec leurs propres insécurités, ce qui ne me concerne en rien. Non, le pire dans mon travail, c’est le bruit permanent, le niveau sonore insupportable lors des récréations ( j’ai mesuré, ce n’est jamais plus bas que 85db, et ça peut atteindre les 125 db voire plus… oui, c’est dangereux pour nos oreilles et non, nous n’avons aucune protection…). Lorsque je reviens à la maison, je mets mes écouteurs. Non pas pour écouter quoi que ce soit, mais pour prendre un bain de silence. Je peux passer 20 à 30 minutes chaque soir, dans le silence. Et ça me fait le plus grand bien.

L’ouïe est très importante pour moi. Parce qu’elle est très connectée à mes émotions. Le simple son de la voix d’un de mes proches peut m’apporter une joie et un réconfort immédiat. Je peux percevoir les véritables intentions de quelqu’un simplement en entendant les inflexions de sa voix. Entendre le ronronnement de mon chat m’apaise immédiatement. Et la musique… je ne peux pas vivre sans musique. Je peux l’accorder à chacune de mes émotions. Je peux toujours compter sur elle pour m’inspirer, me calmer, me dynamiser, m’aider à me concentrer, méditer, rêver…. La musique a une place très particulière dans ma vie.

J’aime jouer de la musique aussi. Pendant le confinement l’année dernière (le seul que j’ai réellement vécu, je travaillais en dehors de la maison les deux suivants), j’avais pris l’habitude de faire une pause tous les jours et de jouer de la musique vers 15 heures. Ni trop tôt, ni trop tard, afin de ne pas trop déranger mes voisins. Je prenais mes flûtes et je jouais ce qui me venais à l’esprit, en changeant de flûte en fonction de l’inspiration, passant d’un morceau à l’eau, en entrant dans un état méditatif peu à peu. Puis je revenais à mon quotidien et je reprenais mes tâches. Je me sentais bien, et ça m’a également aidé à contrôler la récupération de mon souffle (j’ai eu une laryngite très importante qui m’a rendue aphone pendant plus d’un mois, et je ne pouvais pas respirer sans tousser pendant deux bonnes semaines… j’étais souvent essoufflée, et lorsque j’ai commencé à aller mieux, j’ai repris mes flûtes, progressivement, pour juger de ma récupération). Le souci, c’est que je vis dans un immeuble avec peu ou pas d’isolation phonique et je tiens à conserver des relations agréables avec mes voisins. Un jour, je crois une de mes voisines du dessus, donc l’appartement n’est pas directement au dessus du mien, mais avec qui je partage un mur. Je lui ai demandé si je ne la gênais pas trop avec ma musique. Elle m’a répondu qu’au contraire, lorsque venait les 15h, elle se faisait un thé, allais dans son salon, s’installait dans un fauteuil, prenait un livre et écoutait ma musique. Que ça lui faisait du bien, qu’elle aimait beaucoup cette pause dans son quotidien aussi. Je n’ai jamais croisé mes voisins du dessus, mais lorsque je joue de la flûte en rentrant de l’école, ou le week end, la fenêtre ouverte, je peux sentir au bout de quelques minutes le café qu’ils boivent sur leur balcon….

Lorsque je me trouve dans un nouveau lieu, qu’il soit naturel ou non, j’ai noté que je laisse mes sens l’apprivoiser en premier. Entendre ses bruits me permet de savoir où je suis. Mon attention est alors à son pic et je peux en profiter pour explorer, me détendre, ou profiter des personnes qui m’entourent à ce moment-là.

Alors cette semaine, prenez 5 à 15 minutes par jour à écouter votre environnement. Essayez de décoder ce que ces sons signifient pour vous. Et prenez plaisir à le faire. Parce que vous le méritez.

La carte

j’avais une idée précise de ce que je voulais dessiner pour cette carte… parce que je l’avais déjà fait, pour Inktober. Je savais bien que je l’utiliserai pour une autre occasion. j’ai aussi pris mes flûtes comme références, même si elles sont un peu différentes en vrai, mais je ne suis pas tenue au réalisme, je fais comme je le sens ! J’ai opté pour un ton un peu rosé pour les troncs, pour contraster un peu. Je les avais d’abord dessinés plus lisse mais après l’avis d’un oeil aguerri, j’ai préféré ajouter un peu plus de volume et de texture, et oui, c’est beaucoup mieux ainsi. J’ai aussi joué avec la brume et la lumière, parce que pour moi, la musique est à la fois un mystère et de la magie… d’où mes petites étincelles!! J’espère que vous aimerez cette carte autant que moi.

Mon voyage

Notre journal

The Alchemist Grove 16: flutes

We keep exploring of our senses. This week, we focus on hearing. When I wake up in the morning, especially if I slept with open windows, I love to be awaken by the sounds of my environment… I still have my eyes closed, my body is laying there, peacefully. And I know I am home because of these familiar sounds. I am not dreaming anymore. I anchor myself in another day thanks to these sounds. Birds, people talking, the wind making my beaded curtains hit the glass softly… I can spend time just listening to this life out there. Usually, my cat feels I am awake and she comes purring… this too is a sound belonging to home.

I am really sensitive to sounds. In my job, the worst is not the pressure or the expectations from anybody or everybody who thinks I should do this that way, or do that this way… I don’t care about that. They are just dealing with their own insecurities, I know what I am doing and why I am doing it. No, the worst part is this constant noise, the unbearable level of it at recess (I measured it, it’s never lower than 85db and it can reach 125db or even more… yes, it’s dangerous for our ears… no we don’t have protections…). When I come home, I just put my headphones on. Not to listen to anything, to bath in silence. I can spend 20 to 30 minutes each evening in silence. And it feels good, so good.

Hearing is really important to me. Because it’s highly linked to my emotions. The simple sound of a loved one’s voice can bring me immediate joy or peace. I can perceive the real intent of someone just by the inflections of his or her voice. Hearing my cat purring appeases me immediately. And music… I can’t live without music. It can be tuned to each of my emotions, I can always count on it to inspire me, to calm me down, to energize me, to help me focus, or meditate, or dream. Music is a huge part of my life.

I love to play music too. During last year lock down ( strict one, from march to may), I always took the time to play music at 3pm. Not to early, not too late either. I took my flutes, and played whatever came in my mind, changing flutes when I felt like it, going from tune to tune, sometimes letting my fingers and breath play without my mind interfering… Then I came back to whatever task I was doing before my musical interlude. It felt good, and it helped me making sure my breath was ok (I had a really tough laryngitis, and couldn’t speak for a month, barely could breath without coughing for a good 2 weeks time…. so yeah, I had to make sure my breath was getting better). Thing is, I live in a building, and I have a lot of neighbors, not a lot of phonic isolation…. One day, I met one of my upper neighbors in the hall of the building. I asked her if she wasn’t annoyed by me playing everyday like that… She said that on the contrary, she made a cup of tea each day around 3pm, went to her reading room right by my side, and listened to my music, enjoying it, reading too. She said it brought her joy and peace. I never saw my direct upper neighbors, but I can smell the coffee they drink on their balcony when I start to play on week ends, on when I come back from work.

When I am in a new place, natural or man-made, I noticed that the first thing I do is to listen. As if I needed that to know where I am. Then I look around. It’s my way to explore a new place. It levels up my awareness and I am more open to interactions after that. I already ‘know’ where I am, so I can relax and enjoy the people or the sights I meet.

So this week, spend 5 to 15 minutes a day just listening to your environment. Try do decipher what these sounds mean to you. And enjoy! Because you deserve it.

The Card

I had a precised idea of what I wanted to draw for this card. I used one of my inktober drawings as a reference. I knew when I drew and inked it then that I would use it for something else. I used my own flutes as references, even if they aren’t exactly like that but hey, I don’t do realism, at all, and I’m fine with it. I went for a reddish tone for the trunks to contrast a bit. I first drew them far… smoother, but I was told that they would be better with a bit more volume and texture, so I did, and yes, indeed they are far better. I played with light and mist, because to me, music is both a mystery and magic… hence the sparks hahaha. I hope you like it as much as I do.

My journey

Our journal

No stickers/cards this week either… Senses are so difficult to express with words… we just feel it it seems. And we all have a different, intimate way to do so… just feel, as you are!