mon voyage intérieur février (02)

Rien ne m’inspire plus de respect que les ruines. Surtout lorsqu’elles sont envahies de végétations, lorsque la nature reprend ses droits. C’est un sentiment étrange. Le respect pour ceux qui ont construit ces bâtiments avec ferveur et savoir, et le respect pour la nature, qui trouve la force de reprendre l’espace qui lui appartenait. Le mariage des deux, qui rend ces lieux encore plus beaux, plus inspirants. Ils m’inspirent vraiment un immense respect. De celui qui me laisse sans voix.

c’est peut être ma formation de médiéviste, mais une simple balade dans un vieux village, des rues pavées, des bâtisses qui ont traversé le temps, me transporte, me donne à la fois un sentiment d’appartenance à une histoire à une civilisation, et un sentiment d’immense respect pour ceux qui ont su assembler ces pierres toujours debout aujourd’hui…

Voyage intérieur: février

voyage en tête

Première étape de notre voyage. Cette fois, nous embarquons pour de bon. Un dernier regard vers notre base, et nous voila sur le chemin qui nous mènera dans de nombreuses contrées fantastiques, inexplorées, et qui pourtant nous appartiennent déjà.

Et c’est avec respect que nous débutons notre voyage. C’est cette notion qui nous accompagnera durant ce mois de février. Parce que le respect est à la base de toute relation saine, et qu’il ne peut en être autrement dans notre quête.

Là encore, nous devrons observer 3 étapes, 3 plans pour lesquels le mot respect revêtira des significations différentes quoi que liées.


respect

nom masculin.

  1. Sentiment qui porte à accorder à quelqu’un de la considération en raison de la valeur qu’on lui reconnaît.
  2. Considération que l’on porte à une chose jugée bonne, avec le souci de ne pas lui porter atteinte.

1. Respecte ce qui t’entoure.

C’est pour la plupart d’entre nous quelque chose d’évident. Il peut s’agir tout simplement de trier ses déchets, de prendre soin de son habitat, d’essayer de réduire son empreinte sur son environnement. Chacun à son niveau, en fonction de ses besoins et de ses possibilités.

Pour moi, il s’agit surtout de ne pas détruire ce qui existe, mais au contraire d’en apprécier la valeur. Et ce n’est pas évident parfois. C’est d’ailleurs sans doute sur ce point là que je vais me concentrer: reprendre conscience de la valeur de ce qui m’entoure. Lorsqu’on tient quelque chose pour acquis, inévitablement, il arrive un moment où on perd de vue la valeur qu’elle a pour nous. Ou du moins que cette valeur n’est pas aussi importante et unique qu’elle a pu l’être à un moment donné.

Ces dernières années, le mouvement du minimalisme, de la simplification illustre ce phénomène à mes yeux. En ayant moins, on a plus conscience de ce qui nous entoure.

Pour ma part, j’ai décidé de passer mon tour. Je suis une éclectique invétérée, et j’ai besoin, envie d’avoir de quoi assouvir mes élans de créativité quand ils viennent à portée de main. Que ce soit en couture, écriture, dessin, peinture, tricot, crochet, cartonnage, etc etc, je sais qu’il suffit qu’une idée s’impose à moi pour que je puisse la concrétiser, avec le matériel dont je dispose. Et il ne s’agit ici que de la partie ‘créative’ de mon éclectisme… il en va de même pour…. tout. Du coup, effectivement, je vis dans un lieu très…. vivant. Mais ça me va très bien. Je ne suis pas du tout gênée par les divers projets en cours qui attendent que je les avance, ni par l’exposition permanente de ma guitare à côté de mon matériel de sport, de mes cahiers divers et variés, de mes crayons, feutres, stylo, etc… c’est mon lieu de vie et il reflète ma personnalité, mes passions, mes envies, mes désirs. Je n’ai rien à cacher, tout est là hahaha. Pour autant, chaque chose a sa place. Mon matelas, mes altères et mon medecine ball sont regroupés dans  un coin, rangés après chaque séance de sport, ma guitare est posée sur son support, mon matériel de gribouillage a sa desserte dédiée, et mes piles de livres évoluent en fonction de mes lectures. Les pelotes que j’utilise pour mon projet crochet ou tricot en cours sont douillettement installées dans le sac dédié… Il y en a partout, c’est vrai, mais chaque objet est traité respectueusement. Du moins, c’est ainsi que je le perçois. Puisque chacun d’entre eux assouvit un de mes besoins, il m’appartient de leur accorder de l’importance et de leur attribuer une place particulière.

Et c’est donc cela que je compte aborder et travailler avec le mot respect dans mon environnement: redonner à mon lieu de vie l’importance qu’il doit avoir, et faire en sorte qu’il ne reflète non plus le chaos, mais plutôt l’éventail des possibles.

Mon plus gros challenge va être de trier les affaires d’Emma qui se trouvent encore dans le salon… Jusqu’ici j’en ai été incapable. J’avais besoin de les sentir autour de moi, sous mes yeux, comme des petits témoignages de sa présence. Mais je sens que le temps est venu pour moi de me réapproprier cette pièce. De la faire mienne, puisque j’y passe le plus clair de mon temps… Je vais donc devoir décider de ce que je veux garder en l’état et de ce dont je vais devoir me séparer, ne serait-ce qu’en les rangeant dans sa chambre ou dans des cartons. De voir si je peux en faire don, ou si il est encore trop tôt… et pour le coup, tous ces objets, ces trucs-bidules, m’inspirent beaucoup de respect. Parce qu’ils lui appartenaient, ou qu’elle les a fabriqués. Leur valeur à mes yeux est évidente… je vais donc procéder le plus respectueusement possible. Les larmes vont couler, mais ce flot sera libérateur aussi…

2. Respecte ceux qui t’entourent

Dans mon métier, on ne passe pas une journée sans prononcer le mot respect. Respect des règles, des autres, du matériel et que sais-je encore. Je travaille beaucoup sur la notion de respect de l’autre, que ce soit des pairs ou de l’adulte. Et ce n’est pas si évident… d’autant que le respect de l’enseignant n’est plus qu’un lointain souvenir dans la tête de beaucoup de personnes. Disons que c’est mon moulin à vent préféré. Je ne lâche rien, je tente plein de choses différentes pour que cette notion finisse par devenir naturelle, et qu’ils grandissent avec… J’ai 10 mois pour le faire.

Respecter autrui devrait pourtant faire partie des valeurs de base de tout un chacun. Mais ce n’est pas (plus?) le cas. Il apparait de plus en plus que le respect ça se gagne. Je n’ai pas l’esprit de compétition, zut de flute! Alors je préfère mettre en oeuvre une autre stratégie: je donne le bénéfice du doute à tous. C’est à dire que, par principe, je vais chercher et trouver en chacun de quoi le respecter. Ensuite, évidemment, j’affine ma perception. Si la personne entre en contradiction avec des valeurs ou des principes qui pour moi sont essentielles, il est évident que ce sera plus compliqué… Mais au final, je ne méprise que peu de monde. Parce qu’en comprenant les mécanismes qui les animent, on ne peut la plupart du temps que respecter les personnes qui nous entourent. On peut être en désaccord, là n’est pas la question. Pour moi, à partir du moment où quelqu’un est guidé par des valeurs qui lui sont propres et qui ne vont pas à l’encontre des autres, il est digne de respect.

Et c’est au final cette attitude, chercher à comprendre ce qui anime l’autre, même sans partager ses principes, mais pour trouver une raison de lui accorder tout le respect qui lui est du, qui devrait prévaloir.

Je vais donc continuer à chercher à comprendre ceux qui m’entourent, ou du moins à percevoir ce qui les anime. Et ce sans chercher à obtenir leur respect. Parce que c’est une toute autre dynamique. Je n’attends pas que qui que ce soit me respecte. J’attends ça de moi-même.

3. Respecte-toi.

Et là est tout l’enjeu de ce mois. Se respecter. C’est de là que tout essaimera.

une petite définition?


se respecter: agir de manière à conserver l’estime de soi-même.


Quand j’écris que c’est là tout l’enjeu, je ne plaisante pas. Parce qu’on vit dans une société qui passe son temps à chercher à nous broyer, à nous faire entrer dans conformité estampillée ‘bon pour fonctionner’.

L’estime de soi… tout a été écrit sur le sujet…. tout et n’importe quoi… c’est presque devenu dogmatique. Une sorte de Graal. Une quête sans fin, inaccessible, mais obligatoire. On nous a donné de multiples recettes pour y parvenir, des étapes, on a même utilisé et usé le mot en B, c’est dire!!

Et pourtant, c’est si simple en fait. Parce que pour s’estimer soi-même, il faut…. se reconnaitre comme digne de respect… et là je rappelle la première définition du mot respect « Sentiment qui porte à accorder à quelqu’un de la considération en raison de la valeur qu’on lui reconnaît. » La valeur qu’on lui reconnait. 

Pas celle que les autres vous donne. Pas celle qu’on aimerait peut être avoir si on fait tout ce qu’on nous dit de faire comme on nous dit de le faire… pas celle qu’on nous offre en récompense de tous nos efforts. La valeur qu’on se reconnait.

ça m’a pris très longtemps (et quelques claques monumentales de la vie), pour comprendre que je suis la seule à vivre ma vie. Qu’elle ne dépend au final que de moi. Et que je pouvais la passer à me lamenter de tous les grands et gros malheurs qui me tombent dessus, je-dois-vraiment-être-la-pire-personne-sur-Terre-pour-que-ça-m’arrive, ou de tout ce que je ne suis pas capable de faire, tout ce que je ne suis pas. Clairement, la pression extérieure est énorme. On nous inonde de recommandations, de principes, de préceptes, de guides, de tutos, de tout ce qu’on veut…. pour nous expliquer tout ce que nous ne sommes pas, tout ce que nous ne faisons pas correctement, tout ce que nous manquons.

Et nous passons un temps et une énergie incroyable à tenter de nous rapprocher de ce Graal tant promis…. pour être soumis à une nouvelle vague de préceptes, recommandations et principes….

J’ai passé une grande partie de ma vie à me battre contre ça… encore un moulin à vent… si on me disait blanc, je répondais noir… oui, en opposition frontale et totale…. au final? Rien… j’étais tout aussi perdue. Comment se définir sur du négatif uniquement? Je savais ce que je n’étais pas, ce que je ne voulais pas, ce que je ferais pas…. mais pour le reste…. rien, aucune idée… le néant total… une belle perte d’énergie et de temps… jusqu’à ce que je parvienne à me poser vraiment et à me regarder en face.

Et si? Et si on décidait d’explorer par soi-même? Et si on partait à la découverte de ce qui fait de nous des êtres valeureux dans le sens où on porte chacun notre propre valeur? Et si on arrêtait de vouloir obéir aux dogmes? Et si on créait son propre système de valeurs, principes et qu’on y restait fidèle? Et si on avait le courage et l’outrecuidance d’être…. nous-même?

Parce que ça change tout. Le jour où j’ai arrêté de me voir à travers le prisme de ce qu’on exigeait de moi, mais qui me broyait menu menu, et que j’ai décidé de me regarder bien en face, je me suis libérée. Et j’ai gagné en estime de moi-même. Parce que c’était MA décision, que j’assumais, que je revendiquais même. En faisant ce choix, je m’accordais, j’accordais à ma personne, de la valeur. Je faisais preuve de compassion, de respect. Et ce faisant, j’arrêtais de souffrir de ne pas rentrer dans les cases. Au contraire, j’en ai fait une force, et c’est même devenu une évidence pour ceux qui m’entourent: je ne peux pas rentrer dans les cases, même si j’essaie. Ce n’est pas dans ma nature. Et ça va loin… c’est très drôle… il suffit qu’un truc aussi évident qu’un identifiant officiel soit régi par un code pour que celui qui m’est attribué soit différent de ce code… si si. C’est comme ça, ma nature m’empêche de rentrer dans les cases. Du coup pas de pression, je sais dès le départ que mon chemin sera différent… c’est à la fois plus simple et plus intéressant… je ne me pose même pas la question, je sais que ce sera différent. Au moins, je ne m’ennuie jamais et ça entretient ma vigilance hahaha.

Et c’est en me respectant, en m’écoutant, en m’assumant, que j’ai gagné le respect d’autrui. C’est en étant fidèle à mes valeurs que j’ai acquis le respect de moi-même et par extension, celui de mon entourage. ça ne s’est pas fait en un jour. Mais aujourd’hui, je suis sereine par rapport à tout ça. Si le regard d’autrui ne m’a jamais vraiment préoccupée, j’ai constaté qu’il avait changé ces dernières années, et qu’aujourd’hui j’étais plus respectée que méprisée. Soit. ça me confirme juste que je suis sur le bon chemin.

Pourquoi vouloir à tout prix (vraiment à tout prix, même à celui de se perdre) être quelqu’un pensé par je ne sais qui? Pourquoi ne pas tout simplement être soi, avec ses qualités et ses défauts, mais surtout soi? On parlera de l’acceptation plus tard. Mais là, pourquoi ne pas tout simplement se dire: je vaux quelque chose. Moi, tel(le) que je suis. j’ai de la valeur, et en le reconnaissant, je me dois le respect.

C’est tout simple, il suffit de le décider. Comme ça. Un matin, au réveil, ou le soir au coucher, dans les transports en commun ou au volant de sa voiture, au milieu d’une foule ou dans un moment de solitude dans le calme d’une méditation ou le tumulte d’un concert de rock. En lisant un roman ou en plein cour de zumba. Simplement se murmurer, à soi, doucement: je vaux quelque chose.

Je pense sincèrement que ces simples mots ont un pouvoir surprenant sur nous. Se reconnaitre de la valeur. C’est si simple, et ça change tout.

petit pense bête de février

mot clé du mois: respecte


respect:

  • Sentiment qui porte à accorder à quelqu’un de la considération en raison de la valeur qu’on lui reconnaît.
  • Considération que l’on porte à une chose jugée bonne, avec le souci de ne pas lui porter atteinte.

se respecter:

  • agir de manière à conserver l’estime de soi-même.

 

des mots pour nous accompagner:

« La façon dont tu traites les autres est un reflet direct de la façon dont tu te sens envers toi-même. » Paulo Coelho

 

« Commencez par changer en vous ce que voulez voir changer autour de vous. » Gandhi

 

« Le respect de soi permet d’en avoir pour les autres » Jose Garcia

 

à suivre! J’ai l’impression que ce mois aussi sera très riche en découvertes! Découverte de soi, de ce que l’on a déjà et qu’on ignorait, et surtout découverte des autres, avec un regard tout neuf et plein de respect.

Challenge 2018: janvier

voyage en tête

Janvier: apprends

Nous voici à la première étape de notre voyage.

Avant de partir, il nous faut faire nos bagages. Et pour cela, apprendre à construire et à utiliser certains outils qui nous seront indispensables pendant notre épopée. Rien de bien compliqué, rien d’inaccessible. Avant de refermer nos besaces, nous devons les ouvrir et les remplir, voila tout.

Notre apprentissage durera un mois, et correspondra à nos besoins. Il pourra être intensif ou superficiel, utile ou superflu. Nous seuls en décidons. Je pense sincèrement qu’un mois à explorer notre point de départ n’est pas de trop. Comment voyager si nous ignorons d’où nous partons?

Nous allons donc apprendre à nous ouvrir, à observer, à comprendre, à lire des langages nouveaux, à prendre conscience de ce qui nous entoure, et de ce qu’il y a en nous.

1. Apprends à t’ouvrir aux autres.

Nous devons commencer par nous ouvrir.

Et pour certains, dont je fais partie, ce n’est pas si simple… Alors nous allons y aller doucement, pas à pas.

La première étape, la plus simple si elle est réalisée dans le respect de l’autre, consiste à observer. Observer ceux qui nous entourent. Nous observer également. Ouvrir nos yeux et apprendre le langage corporel, visuel, comprendre les non dits, accepter les réactions des uns et des autres. Observer avec les yeux et l’esprit grands ouverts ensuite, en acceptant les leçons que nous apprenons au fur et à mesure que nous nous exerçons. Avec respect, sans jugement, sans nous imposer. Progressivement, doucement. En prenant un temps, chaque jour, pour nous exercer à la lecture de ce langage.

La seconde étape en découlera naturellement: l’ouverture de notre esprit et de notre coeur. Parce que ce que nos yeux perçoivent, ce que nos sens nous disent, prennent tous leur sens lorsque nous nous ouvrons complètement aux autres. Nous découvrons alors bien plus, dans la réciprocité de nos échanges… en permettant aux autres de lire un peu de nous, nous avons accès à un langage bien plus riche.

La troisième étape sera donc constituée de cette prise de conscience des rythmes, des tempos. Elle n’aura lieu qu’après l’exercice régulier des deux premières. C’est en ce sens qu’un mois ne semble pas superflu pour acquérir cet outil. L’observation des rythmes mène à la perception des changements et enfin à leur compréhension. C’est en identifiant les ruptures qu’on peut accéder à leur signification.

Nous aurons alors acquis un outil très précieux: la perception fine de ce qui nous entoure, et surtout la nécessité de nous ouvrir afin d’accéder au sens de ce que nous percevons.

Pour ma part, autant j’ai appris depuis longtemps à observer ce qui m’entoure autant je vais devoir faire de gros efforts pour baisser ma garder et laisser les autres accéder à cette lecture, à mon langage. Un mois, c’est un bon début.


Pourquoi ne pas tenir un journal de vos relations? Un état des lieux au départ, et l’évolution que vous constatez du fait de votre ouverture, tous ces petits riens qui changent tout alors que vous ne les aviez jamais noté auparavant.


2. Apprends à t’ouvrir aux rythmes de la nature

Nous ouvrir à ceux qui nous entourent n’est qu’une partie de l’apprentissage de ce mois. Parallèlement, nous allons également nous ouvrir à ce qui nous entoure. Et pour ce faire, nous allons devoir sortir.

C’est en étant dehors, dans un parc, au bord d’un lac, dans la forêt que nous allons prendre une belle leçon. Là encore, elle va prendre un peu de temps. Parce que nous allons devoir ouvrir nos yeux, nos esprits et nos coeurs, exercer nos sens afin de lire le langage de la nature, de ses composants, végétaux, minéraux et animaux. ça parait très ambitieux et abstrait tout ça…mais dans la pratique, c’est très simple, et ça apporte tellement!!

Je vais reprendre mes visites au lac, maintenant qu’il ne sera plus plongé dans l’obscurité matinale… Et je vais pouvoir reprendre l’élaboration de mon outil, en portant une attention toute particulière aux moindres changements d’un jour à l’autre. Le givre, les couleurs, les conditions météorologiques, le jour qui se lève de plus en plus tôt, le chant des oiseaux, le bruissement des joncs…

En observant tout ça avec sérénité et respect, les yeux, l’esprit et le coeur bien ouverts, mes sens s’aiguisent et perçoivent de plus en plus de détails.

Je commence toujours mes visites en demandant la permission de rester un petit moment là… en agissant avec beaucoup de respect pour ceux que je dérange, que ce soit les végétaux ou les animaux. Les canards semblent avoir accepté ma présence, les corbeaux également. Je ne reçois plus de glands sur la tête…

J’ai appris avec le temps à percevoir ces petits riens. Et lorsque je reprends le cours de ma journée, je ne manque jamais de les remercier de m’avoir accueillie.

Ces visites n’ont l’air de rien, mais elles m’ont énormément apporté. En sérénité, en compréhension de ce qui m’entoure. C’est ce genre d’expérience que je vous propose de faire pendant un mois. A vous de trouver un moment dans votre journée, quelques minutes, pour observer la nature et son langage.

Et puis janvier, c’est aussi l’hiver, dans toute sa splendeur, ses couleurs bien particulières, son atmosphère cotonneuse, sa propre luminosité, son scintillement. Plongeons-nous dans la saison, laissons-nous envahir par la magie de l’hiver.


Pourquoi ne pas commencer un journal photographique de ce que vous voyez? Une photo par jour d’un même lieu, ou d’un même élément, ou une photo différente par jour? Montrez ce que vous voyez, ces petits changements, ces rythmes, ces cycles.


3. Apprends à t’ouvrir à toi-même.

Et nous voila arrivés à l’élaboration de notre troisième outil. Il n’est pas si difficile à maitriser, il suffit juste de le vouloir. Et pour tout vous dire, je pense sincèrement qu’il n’y a pas meilleur moment que le mois de janvier pour l’acquérir.

Avec le froid et le déchainement des éléments que nous pouvons constater en général au mois de janvier, il est plutôt facile d’accueillir les manifestations  de l’hiver, de prendre conscience du rythme des saisons… mais aussi de prendre soin de nous.

C’est le moment de s’ouvrir à soi, de prendre conscience de nos besoins. De nous envelopper de douceur, et de nous ouvrir enfin. De nous accepter tels que nous sommes, tout comme nous acceptons les autres. De faire preuve de patience, de profiter des matin d’hiver, une boisson chaude à la main en regardant le jour se lever, la neige tomber, en écoutant de la musique, en faisant quelque chose qui nous plait, en apprenant quelque chose de nouveau, en apprenant à nous connaitre réellement.

Et pour ce faire, il nous suffit…. d’ouvrir nos yeux, notre esprit et notre coeur… Quelle surprise! Ouvrir nos yeux sur la personne que nous sommes, sur cette personne qui est sur le point de faire un beau et long voyage. Sur cette personne qui est notre ancre, notre base. Et surtout ouvrir complètement nos yeux, pas uniquement ceux qui ne voient en nous que les fêlures. Pourquoi ne pas faire la liste de nos qualités et autres points forts?

Nous avons souvent tendance à voir tout de suite ce qui ne va pas, ce qui ne correspond pas…. à quoi, au fait? A ce qu’on attend de nous? A l’image qu’on doit renvoyer? A qui? Et si ce mois-ci, on voyait surtout ce qui fait que nous sommes uniques, intéressants, et si nous nous acceptions pour ce que nous sommes? Les souverains de notre propre univers intérieur. Les conquérants de terres sauvages et pourtant si belles. Les voyageurs immobiles, les phares de note propre obscurité?

Pour ce faire, nous allons prendre du temps pour nous. Quelques minutes chaque jour pour élaborer nos outils. ça peut paraitre compliqué, mais c’est en fait vraiment simple. Et surtout, nous le méritons. Nous méritons de prendre soin de nous, de faire une pause, de nous écouter, de nous sourire, de nous faire le cadeau de quelques minutes d’attention, de douceur, de liberté.

Ce mois, nous allons apprendre à nous voir avec les yeux du coeur, et à redresser la tête, préparer notre bagage mental et nous munir de notre arme la plus puissante: le sourire dans le miroir après chaque brossage de dents.


Pourquoi ne pas commencer par écrire 3 petits bonheurs par jour? Ou encore méditer 10 minutes tous les matins, ou tous les soirs? Vous pouvez aussi vous lever un peu plus tôt pour profiter du calme et profiter du jour qui se lève. Enfin essayez de vous faire un compliment par jour… ça fonctionne!


 

Dès lors nous serons prêts à entamer notre voyage, à vivre notre épopée… notre apprentissage nous aura permis d’être encore plus attentifs aux changements et aux permanences, en ayant une meilleure compréhension des autres, du monde dans lequel nous évoluons, de nous-mêmes. Nous saurons d’où nous partons. Et prêts à explorer notre univers personnel.


Petit pense bête de janvier:

Ce mois-ci, le mot clé est apprends.

  1. Apprends à t’ouvrir à ceux qui t’entourent.
  2. Apprends à t’ouvrir à ce qui t’entoure.
  3. Apprends à t’ouvrir à toi-même

Pour ce faire, tu dois…

  1. Prendre un temps pour t’exercer chaque jour, un temps pour toi.
  2. Ouvrir tes yeux, ton esprit et ton coeur.
  3. Prendre conscience de ton point de départ, avec respect, sans jugement.

Des mots pour t’accompagner:

  • Le meilleur moyen pour apprendre à se connaitre, c’est de chercher à comprendre autrui. André Gide

  • Va prendre tes leçons de la nature. Léonard de Vinci

  • C’est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n’écoute pas. Victor Hugo.

  • Nous croyons regarder la nature, mais c’est la nature qui nous regarde et nous imprègne. Christian Charrière.


 

 

J’espère que le voyage vous plaira! J’ai quant à moi hâte de partager mes différentes escales. Si je partagerai mon cheminement ici, j’espère lire les vôtres sur le groupe facebook.

 

A suivre!

One card a week 51

english-challenge

I had to face several storms in my life. Some of them just washed away all I had. But none of them took away all I was.

When I think about them, I realise that they made me stronger. They made me question my life, the way I saw it, the way I was living it, they made me take decisions to protect me from new storms to come. And they anchored my core values to my self.

That’s propably why I don’t fear challenges. I embrace them when they come on my path. I know they will teach me lessons, help me get rid of what is useless for the rest of my journey. I know I will grow, I will learn, and probably be a better person afterwards…

Of course, being in the middle of a storm, unless you are safe in a warm cosy place, is not where you want to be. It’s hard, realy tough. But if you have values and ethics strong enough to face it, then you can just watch it and let it go through your life and out of it.

And I think that it was while in the core of the storm that I really felt alive. It helped me see what was important and what wasn’t. It made me think  about myself and what kind of person I wanted to be while facing it. And it made me stronger, with the firm belief that I will go through it, and that it will bring me something. With time, and experience, I learned to be pretty still and calm when dealing with a storm, watching and listening to each detail, to learn everything it has to teach me so I would remember why I needed to be taught this. I accepted storms, and the fact that they were part of my path, that I had to face them. I also learn to believe that I would make it, that I will get out of them, different, with new skills and humility.

To be honest, I can be apocalyptic too, when needed. Not to destry anyone, but to unveil the truth. Most of the time, when I have to deal with a difficulty or a challenge, I tend to do it the soft way, but if needed, if I am pushed so far that I can’t see any other option, I can be apocalyptic. I don’t really like it, but those who had to face this aspect of my personnality tend to think twice before trying it again. They also understand I had to do it, to bring balance back. Let’s say it’s part of who I am. I chose to be soft and quiet, to let go, but I still have my limits… I need to remind them where they are, sometimes…

Storms can be destructive. But they also can put us in a position that allows us to start on a better ground, a new, deeper, safer one. Then it’s up to us to build something on it, something that storms can’ destroy anymore.

So here is your challenge:


One card a week 51

Quote: “Storms make trees take deeper roots.” Dolly Parton

Pattern: toodle


Here are the rules of the challenge:

  • Each thursday, I’ll give you a quote and a pattern to play with. You can use both, you can use only one of them, it’s up to you.
  • You have till the next wednesday to make your card and share it with us in the facebook group (just ask to be added, and I will open the doors wide open to you )
  • The goal of this challenge it just to offer yourself a time to have fun with pens and cards, to ponder on words, to enjoy a ME time. We tend to forget about ourselves so easily! And sharing is such a beautiful thing to experiment in our life!

And here is my card:

lemonade

This last month has been really emotional. And writing my little batch of lemonade sure helped me go through this. So here it is, sometimes bitter, sometimes sparkly, sometimes sweet.. I hope you will enjoy it.

Only 4 weeks to go before the new year. I guess I will have to go through some depth during this time. Not to drown, I am no sailor, but to dig to the core of who I am… I feel it’s time to do so… To cut loose some chackles and take new steps on my path.

I have adventures to live, universes to discover, and souls to meet.

Until then, get a glass and enjoy this lemonae of mine. I hope it will give you the will to go on too!

limonade

1er décembre. Je ne pensais pas le vivre aussi intensément, mais il m’a prise par surprise et m’a terrassée en un rien de temps. Je me doutais que la douleur était tapie non loin, j’avais vu les indices de sa présence: ce petit pincement au coeur, ces souvenirs, cette nostalgie devant des petits riens…

Et ce matin, en écrivant la date au tableau, heureusement avant l’arrivée des élèves, les larmes qui surgissent, les souvenirs qui m’emportent, cette boule au ventre qui avait pourtant disparue depuis longtemps… J’ai pris le temps de la reconnaitre, de l’accepter, et de faire avec tout au long de ma journée… et puis à midi, une maman qui me parle d’Elle. Et qui me dit des mots qui bouleversent, qui chamboulent… les larmes de nouveau, pour la première fois en public depuis bien longtemps…

Elle est acide cette limonade. je vais devoir trouver de quoi l’adoucir…

Et me voilà à ne plus aimer le mois de décembre, alors qu’Elle l’aimait tant… je vais devoir le réapprivoiser, le rendre moins douloureux, inventer de nouveaux petits riens qui lui donneront un sens qui me sera propre. Cette année, pas de sapin. Une bougie peut être, du thé, un canapé et son plaid si accueillant, et de la musique. Un peu de lumière, de douceur et de chaleur. Pour oublier la dureté et le froid de l’absence.

Mais ce soir, il me parait bien cruel, ce mois de décembre…

Je ne vais pas laisser abattre, voici donc quelques verres de limonade, parfois sucrés, parfois amers, parfois acides, parfois juste dosés… pour en faire ce que bon vous semble.

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Mon calendrier de l’avent…. inversé

Voila qu’arrive le mois de décembre… pendant des années, je passais mes mois d’automne à préparer un calendrier de l’avent plein de trucs à faire, de surprises, de bidules à bidouiller ou à partager. Et chaque jour de décembre, c’était magique. On ‘faisait un truc ensemble’ comme elle disait, et c’était quelque chose de vraiment particulier.

L’année dernière, la simple idée de célébrer Noël m’était insupportable. Pas de sapin, pas de calendrier, pas de déco et je me suis fermée comme une huître, avec la nausée et les larmes qui coulait… La solitude était encore plus forte, plus douloureuse, d’autant que je devais continuer à faire le calendrier, le bricolage et la carte de Noêl avec mes élèves… une torture.

Cette année, je suis dans une optique différente. une optique plus sereine, avec toujours cette idée de la rendre fière. Alors j’ai cherché comment faire pour que ce mois de décembre soit moins douloureux, et qu’il puisse quand même nous ressembler.

Et j’ai trouvé: je vais faire un calendrier de l’avent inversé. En gros, chaque jour, je vais mettre dans une boite un produit d’hygiène, un vêtement, un accessoire, une douceur ou encore un petit truc sympa et le 26 décembre, je donnerai ma boite et son contenu à un SDF, avec un bon café bien chaud.

C’est tout bête, et ça a du sens pour moi. J’ai tout ce dont j’ai besoin et bien plus. Et je dors et travaille au chaud (d’ailleurs, j’ai propagé mon idée à ma classe, on va aussi faire une boite avec mes élèves, ils sont vraiment enthousiastes et avaient des tas d’idées).

Donc voila.

Pour ceux qui veulent me suivre dans ma nouvelle lubie, j’ai fait une petite liste (qui peut être modifiée selon vos envies et vos propres idées).

Je le sens bien, ce mois de décembre!

calendrier avent inversé

Lundi

Comme beaucoup, je ne suis pas fan des lundis… Quitter mon cocon douillet et chaud pour affronter le froid, le bruit, les autres. Pas fan, non. ça requiert une telle énergie de faire face à tout ça, aux émotions et aux soucis des uns et des autres, tout en gardant ce qu’il faut pour gérer ses propres émotions. C’est frustrant, drainant, épuisant même.  Pendant longtemps, je me blindais, tout simplement.

J’ai appris à doser mon blindage mi téflon (tout glisse, rien n’adhère) mi kevlar (rien ne me touche). J’essaie de comprendre, d’aider même selon mes capacités. Mais je n’attends rien, et je finis souvent drainée, sous tension après une journée de travail.

Et ce soir, il y a eu ça, juste devant mes yeux, alors que j’allais à ma voiture:

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Le vent soufflait fort, et il faisait froid. Mais j’ai décidé de me laisser porter par ce vent. Je l’ai laissé emporter tous ces moments de frustration, tout ce qui pouvait m’avoir drainée. Et j’ai laissée la lumière qui illuminait ces nuages m’atteindre. Ma journée n’était pas finie, j’avais encore d’autres choses à voir, à ressentir, à partager… Et c’est avec un large sourire que je suis rentrée, heureuse d’avoir pu vivre cette journée pour avoir eu la chance de voir ce spectacle.

Finalement, ce n’est pas si mal, le lundi…

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Une carte par semaine 45

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Je me suis souvent demandée quel était le sens ou le but de ma vie… Cette simple question me rendait encore plus perplexe. N’ayant aucune réponse à apporter, je me suis laissée portée. Par les envies des uns et des autres, par ce qu’ils attendaient de moi. J’avais parfois l’impression que ma vie ne m’appartenait pas.

Je ne suis pas pourtant d’un tempérament docile… Je me suis donc rebellée à plusieurs reprises… J’ai tout rejeté en bloc, je suis sortie du moule dans lequel on voulait me faire entrer de force. Si je menais une vie ‘normale’, en passant chaque rite de passage sans trop de vague, mon esprit lui, ne pouvait se résoudre à n’être que ça… Et il a développé des techniques de survie plutôt élaborées, pour pouvoir rester libre et rebelle. Il s’exprimait parfois, par le dessin, par l’écriture, par ma créativité, par ma capacité à prendre du recul par rapport à ce qui m’entourait. De fait, je n’ai jamais réussi à me fondre dans le moule… et tant mieux.

Lorsque la vie m’a donné de réelles épreuves à traverser, c’est mon esprit qui m’a donné les armes pour m’en sortir. Et mon tempérament rebelle s’est mué en une indéfectible volonté. C’était une question de survie, et je connaissais bien le sujet, puisque je survivais à une vie qu’on m’imposait depuis déjà un bon moment.

C’est un don, j’en ai bien conscience aujourd’hui, de voir les choses telles qu’elles sont et non telles qu’elles paraissent, et de les accepter sans s’y soumettre. D’avoir un regard différent en somme. Même si pendant longtemps, je voyais plutôt ça comme une sorte de tare qui m’empêchait de me sentir ‘normale’. J’ai accepté mon ‘anormalité’ depuis longtemps,  et elle me définit sans doute mieux que mon métier, le lieu où je vis, mon apparence, mon compte en banque, ma voiture ou que sais-je encore.

C’est un don de savoir qui on est. Et de l’assumer pleinement. C’est ce qui nous tient debout dans les tempêtes les plus fortes, c’est ce qui reste lorsqu’on perd tout le reste. Et de savoir qu’on peut évoluer comme on l’entend, en suivant le flot de la vie, est une perspective plutôt attirante.

Voici donc mon don: savoir qui je suis, avoir des valeurs qui me construisent et me définissent indépendamment de ce qu’on peut attendre de moi, et voir la vie selon ma propre perspective.

Et voila qu’un tsunami intérieur vient achever de balayer les dernières barrières qu’il me reste. Si je ne savais pas quoi faire de mon don, ce n’est plus le cas, et la citation d’aujourd’hui me confirme encore dans ce choix. J’aime en phase avec l’univers!

Voici donc votre challenge:


Une carte par semaine 45

Citation: « Le sens de la vie est de trouver son don, le but de la vie est de le partager. »

Pablo Picasso

Mot: sens

Motif: trilad


Je vous rappelle les modalités du challenge:

  1. Chaque lundi, je poste le sujet du challenge. Vous avez jusqu’au dimanche soir suivant pour poster vos propositions sur le groupe facebook.
  2. Je vous propose plusieurs possibilités: une citation, un mot, un motif de zentangle. A vous de choisir d’en utiliser un ou plusieurs. Les liens vers les tutoriels éventuels seront inclus.
  3. Vous pouvez dès lors décorer votre carte, ou encore votre page de cahier.
  4. Surtout, amusez-vous, prenez ce temps pour vous, profitez, laissez parler votre créativité. Partagez aussi, chacun peut être une source d’inspiration pour les autres!

Et voici ma carte:

limonade

Ce matin pluvieux, j’avais envie de vous montrer ma limonaderie (et mon assistante).

On this rainy morning, I wanted to share my lemonade factory (and my assistant too).

20171105_081508[1]

Voici donc ce que j’ai bidouillé/gribouillé ces derniers jours.

Here is what I scribbled these last days

En français:

And in english:

Bon dimanche!

have a good sunday!