The Alchemist Grove 17. The rose

This week, we explore our last sense: smell. It amazes me how the simple fact of smelling a scent can bring memories back to my mind and make me feel strong emotions. The scent of a violet will always be linked to my daughter, as it was her favorite. I used to wear violet perfume after she passed, probably to feel like I kept her a bit longer with me. And when I smell my favorite meal, I remember immediately the last time I had the chance to eat it, and pleasure kicks in. What about the very specific scent of a loved one? The comfort we find in smelling or wearing one of their clothes when we are apart?

When I go to my favorite place, I close my eyes to let my other senses take over. I can hear, as I talked about last week, and I can smell. I can smell the grass, the bark of the trees, flowers too. And this very specific lake scent… and I feel good and at peace. When I try a new tea, I always spend some time to smell it too, before drinking it. And this will help me create the memory of it.

And I need to talk to you about paper and books… When I buy or get a ‘new’ book (some of them are old and second, or third, or more hand), I almost always start by smelling it. As if I recognized and welcome it in my life this way. There is something about book smell… Like an invitation to travel, to imagination, to knowledge. It’s almost magical, in my opinion. And I really love it. Or maybe it’s just paper… I love the smell of paper.

And who didn’t feel instant joy when going to bed in freshly cleaned sheets? I don’t own a dryer, so I let the sheets to dry on a rack. But when spring comes, I can schedule my laundry to have my sheets dry in fresh air at my parents’… and wow, yes, there is nothing more satisfying than putting them back on my bed and let their scent take me to my dreamland.

All these are ‘good’ scents, those that brings joy, peace, happiness, serenity. But there are others that are warnings to me too. Alcohol is one of them. My ex-husband was an alcoholic, and for years after our separation, the simple smell of the alcohol he drank took me into a highly vigilant mode. This smell meant I wasn’t safe (emotionally, he never rose his hands on me, he knew it would backfire really badly). I had to train myself to accept this smell as it is, simply: the smell of a beverage I wasn’t attracted too. But it really required more time than I though int he first place. This smell was deeply anchored as a danger in me. Garlic is an immediate repulsive to me. I just can’t stand it. My body refuses it too. So yeah, I can smell the smallest amount of garlic in a dish and I won’t be able to eat it… Oh and I am really sensitive to body odours… it’s really something I have a hard time with…

So to me, scents are really something highly linked to my emotions, to my memories, and when I feel good in a place or with someone, I really tend to associate a smell to it.

So this week, go to your favorite place, and spend time with your loved ones, and try to link them to a specific scent, one you can remember when you need to fell the comfort of that time. Because you deserve it.

The card

This card was my first attempt to draw a rose. And it took me forever, but I am really happy with the result. I loved playing with blending colors, and trying to express the delicateness of the petals, the volume of the flower. I chose unusual colors because… why not? It’s probably the one that took me the most time so far. And I am sure there is a quicker way to do, but I enjoyed the process of drawing it. I hope you like it too. Or, and yes, it had to come with its own magic too!

My journey

Our journal

I wish you a beautiful week. We know have recognized, welcome and integrated each our senses. I hope you enjoyed the journey as much as I did!

Le Bosquet de l’Alchimiste. 16. Flûtes

Nous continuons d’explorer nos sens. Cette semaine, nous nous concentrons sur l’ouïe. Le matin, surtout si j’ai dormi la fenêtre ouverte, j’aime être réveillée par les bruits de mon environnement…. je reste les yeux fermés, mon corps repose encore, en paix. Et je sais que je suis chez moi grâce à ces sons familiers. Je ne rêve plus. Je m’ancre dans une nouvelle journée accompagnée de ces sons. Les oiseaux, le personnes qui peuvent parler, le vent qui fait bouger mes rideaux perlés… Je peux passer du temps à écouter la vie, dehors. Habituellement, mon chat sent que je suis éveillée et elle vient en ronronnant… ce qui est aussi un son qui m’ancre dans ma réalité.

Je suis très sensible aux sons. Dans mon travail, le pire n’est pas la pression ou les attentes de personnes qui pense que je devrait faire comme ceci ou comme cela. Elles sont juste aux prises avec leurs propres insécurités, ce qui ne me concerne en rien. Non, le pire dans mon travail, c’est le bruit permanent, le niveau sonore insupportable lors des récréations ( j’ai mesuré, ce n’est jamais plus bas que 85db, et ça peut atteindre les 125 db voire plus… oui, c’est dangereux pour nos oreilles et non, nous n’avons aucune protection…). Lorsque je reviens à la maison, je mets mes écouteurs. Non pas pour écouter quoi que ce soit, mais pour prendre un bain de silence. Je peux passer 20 à 30 minutes chaque soir, dans le silence. Et ça me fait le plus grand bien.

L’ouïe est très importante pour moi. Parce qu’elle est très connectée à mes émotions. Le simple son de la voix d’un de mes proches peut m’apporter une joie et un réconfort immédiat. Je peux percevoir les véritables intentions de quelqu’un simplement en entendant les inflexions de sa voix. Entendre le ronronnement de mon chat m’apaise immédiatement. Et la musique… je ne peux pas vivre sans musique. Je peux l’accorder à chacune de mes émotions. Je peux toujours compter sur elle pour m’inspirer, me calmer, me dynamiser, m’aider à me concentrer, méditer, rêver…. La musique a une place très particulière dans ma vie.

J’aime jouer de la musique aussi. Pendant le confinement l’année dernière (le seul que j’ai réellement vécu, je travaillais en dehors de la maison les deux suivants), j’avais pris l’habitude de faire une pause tous les jours et de jouer de la musique vers 15 heures. Ni trop tôt, ni trop tard, afin de ne pas trop déranger mes voisins. Je prenais mes flûtes et je jouais ce qui me venais à l’esprit, en changeant de flûte en fonction de l’inspiration, passant d’un morceau à l’eau, en entrant dans un état méditatif peu à peu. Puis je revenais à mon quotidien et je reprenais mes tâches. Je me sentais bien, et ça m’a également aidé à contrôler la récupération de mon souffle (j’ai eu une laryngite très importante qui m’a rendue aphone pendant plus d’un mois, et je ne pouvais pas respirer sans tousser pendant deux bonnes semaines… j’étais souvent essoufflée, et lorsque j’ai commencé à aller mieux, j’ai repris mes flûtes, progressivement, pour juger de ma récupération). Le souci, c’est que je vis dans un immeuble avec peu ou pas d’isolation phonique et je tiens à conserver des relations agréables avec mes voisins. Un jour, je crois une de mes voisines du dessus, donc l’appartement n’est pas directement au dessus du mien, mais avec qui je partage un mur. Je lui ai demandé si je ne la gênais pas trop avec ma musique. Elle m’a répondu qu’au contraire, lorsque venait les 15h, elle se faisait un thé, allais dans son salon, s’installait dans un fauteuil, prenait un livre et écoutait ma musique. Que ça lui faisait du bien, qu’elle aimait beaucoup cette pause dans son quotidien aussi. Je n’ai jamais croisé mes voisins du dessus, mais lorsque je joue de la flûte en rentrant de l’école, ou le week end, la fenêtre ouverte, je peux sentir au bout de quelques minutes le café qu’ils boivent sur leur balcon….

Lorsque je me trouve dans un nouveau lieu, qu’il soit naturel ou non, j’ai noté que je laisse mes sens l’apprivoiser en premier. Entendre ses bruits me permet de savoir où je suis. Mon attention est alors à son pic et je peux en profiter pour explorer, me détendre, ou profiter des personnes qui m’entourent à ce moment-là.

Alors cette semaine, prenez 5 à 15 minutes par jour à écouter votre environnement. Essayez de décoder ce que ces sons signifient pour vous. Et prenez plaisir à le faire. Parce que vous le méritez.

La carte

j’avais une idée précise de ce que je voulais dessiner pour cette carte… parce que je l’avais déjà fait, pour Inktober. Je savais bien que je l’utiliserai pour une autre occasion. j’ai aussi pris mes flûtes comme références, même si elles sont un peu différentes en vrai, mais je ne suis pas tenue au réalisme, je fais comme je le sens ! J’ai opté pour un ton un peu rosé pour les troncs, pour contraster un peu. Je les avais d’abord dessinés plus lisse mais après l’avis d’un oeil aguerri, j’ai préféré ajouter un peu plus de volume et de texture, et oui, c’est beaucoup mieux ainsi. J’ai aussi joué avec la brume et la lumière, parce que pour moi, la musique est à la fois un mystère et de la magie… d’où mes petites étincelles!! J’espère que vous aimerez cette carte autant que moi.

Mon voyage

Notre journal

The Alchemist Grove 16: flutes

We keep exploring of our senses. This week, we focus on hearing. When I wake up in the morning, especially if I slept with open windows, I love to be awaken by the sounds of my environment… I still have my eyes closed, my body is laying there, peacefully. And I know I am home because of these familiar sounds. I am not dreaming anymore. I anchor myself in another day thanks to these sounds. Birds, people talking, the wind making my beaded curtains hit the glass softly… I can spend time just listening to this life out there. Usually, my cat feels I am awake and she comes purring… this too is a sound belonging to home.

I am really sensitive to sounds. In my job, the worst is not the pressure or the expectations from anybody or everybody who thinks I should do this that way, or do that this way… I don’t care about that. They are just dealing with their own insecurities, I know what I am doing and why I am doing it. No, the worst part is this constant noise, the unbearable level of it at recess (I measured it, it’s never lower than 85db and it can reach 125db or even more… yes, it’s dangerous for our ears… no we don’t have protections…). When I come home, I just put my headphones on. Not to listen to anything, to bath in silence. I can spend 20 to 30 minutes each evening in silence. And it feels good, so good.

Hearing is really important to me. Because it’s highly linked to my emotions. The simple sound of a loved one’s voice can bring me immediate joy or peace. I can perceive the real intent of someone just by the inflections of his or her voice. Hearing my cat purring appeases me immediately. And music… I can’t live without music. It can be tuned to each of my emotions, I can always count on it to inspire me, to calm me down, to energize me, to help me focus, or meditate, or dream. Music is a huge part of my life.

I love to play music too. During last year lock down ( strict one, from march to may), I always took the time to play music at 3pm. Not to early, not too late either. I took my flutes, and played whatever came in my mind, changing flutes when I felt like it, going from tune to tune, sometimes letting my fingers and breath play without my mind interfering… Then I came back to whatever task I was doing before my musical interlude. It felt good, and it helped me making sure my breath was ok (I had a really tough laryngitis, and couldn’t speak for a month, barely could breath without coughing for a good 2 weeks time…. so yeah, I had to make sure my breath was getting better). Thing is, I live in a building, and I have a lot of neighbors, not a lot of phonic isolation…. One day, I met one of my upper neighbors in the hall of the building. I asked her if she wasn’t annoyed by me playing everyday like that… She said that on the contrary, she made a cup of tea each day around 3pm, went to her reading room right by my side, and listened to my music, enjoying it, reading too. She said it brought her joy and peace. I never saw my direct upper neighbors, but I can smell the coffee they drink on their balcony when I start to play on week ends, on when I come back from work.

When I am in a new place, natural or man-made, I noticed that the first thing I do is to listen. As if I needed that to know where I am. Then I look around. It’s my way to explore a new place. It levels up my awareness and I am more open to interactions after that. I already ‘know’ where I am, so I can relax and enjoy the people or the sights I meet.

So this week, spend 5 to 15 minutes a day just listening to your environment. Try do decipher what these sounds mean to you. And enjoy! Because you deserve it.

The Card

I had a precised idea of what I wanted to draw for this card. I used one of my inktober drawings as a reference. I knew when I drew and inked it then that I would use it for something else. I used my own flutes as references, even if they aren’t exactly like that but hey, I don’t do realism, at all, and I’m fine with it. I went for a reddish tone for the trunks to contrast a bit. I first drew them far… smoother, but I was told that they would be better with a bit more volume and texture, so I did, and yes, indeed they are far better. I played with light and mist, because to me, music is both a mystery and magic… hence the sparks hahaha. I hope you like it as much as I do.

My journey

Our journal

No stickers/cards this week either… Senses are so difficult to express with words… we just feel it it seems. And we all have a different, intimate way to do so… just feel, as you are!

Le Bosquet de l’Alchimiste 15. Le Bol

Cette semaine, nous explorerons un autre de nos sens: le goût. Nous ne lui apportons souvent pas assez d’attention. Nous aimons ce plat, ou nous ne l’aimons pas, nous en avons envie, mais nous ne nous penchons que trop rarement sur le goût.

J’aime boire du thé ou de la tisane. J’essaie d’en savoir un peu plus sur les propriétés des plantes pour pouvoir faire des ménages qui me feront du bien. Le souci, c’est que bien souvent ces plantes sont amères, et que ce n’est pas quelque chose que j’apprécie vraiment. Alors je dois trouver de quoi adoucir leur goût un peu. Au départ, j’utilisais de la menthe, bien que je ne l’apprécie qu’avec beaucoup de modération… Et puis j’ai décidé d’être un peu plus créative, et j’ai opté pour la lavande, les boutons de rose, les boutons de fleur d’oranger… J’ai appris à ajuster le mélange à mon goût. et je fais de même lorsque je cuisine. j’ai horreur de l’ail, mon corps le refuse, tout simplement. Je n’aime pas son goût, qu’il soit cuit ou cru, et j’ai beaucoup de mal à le digérer (et oui, j’enlève le germe), sans parler de l’odeur qui me rend nauséeuse. Non, l’ail et moi, nous ne faisons pas bon ménage. Alors pour ajouter ce petit peps que l’ail donne au plat, je le substitue avec du gingembre (que j’aime beaucoup, et qui me le rend bien, lui). Et surtout, lorsque la saison le permet, je prends un grand plaisir à assembler mes bouddha bowl, ces salades composées qui contiennent tout ce dont j’ai besoin pour passer une bonne journée. Chacun des ingrédient apporte une texture, un goût, un bienfait, et les manger est une réelle expérience de bien être.

Lorsque je découvre un nouveau plat, au restaurant ou chez des amis, j’aime la pleine conscience qu’il m’apporte: je me concentre sur chacun de ses éléments, et j’essaie de déchiffrer ce dont il est fait. Et j’aime surtout beaucoup découvrir quelque chose de nouveau gustativement parlant.

Le goût ne nous aide pas uniquement à apporter ce petit plus pour remplir notre corps avec l’énergie dont nous avons besoin. Nous l’expérimentons sur le plan sensoriel, et nous constituons un souvenir que nous placerons dans notre librairie sensorielle, avec ce que nous aimons, ce que nous n’apprécions pas, et pourquoi. Le goût nous aide à affiner notre perception et de ce fait, il ouvre notre esprit à de nouvelles expériences.

Alors cette semaine, cuisinez votre plat préféré, et passez du temps à vous concentrer sur ce que vous ressentez lorsque vous le mangez. Quels souvenirs fait-il remonter à la surface? Quelles sont les personnes avec qui vous aimeriez le partager? Et profitez de ce moment.

La carte

j’avoue que celle-ci m’a posé un petit souci au départ. Comment illustrer le goût? Ces cartes des sens sont vraiment compliquées, parce qu’elles se rapportent à des perception et non à des choses matérielles… je suis restée coincée pendant un bon moment, devant ma page blanche… et pendant l’une de ces occasions, je me suis mise à rire tellement fort que j’en ai renversé mon thé sur la table… Pendant tout ce temps, à chaque fois, je buvais du thé en pensant à ce que je pouvais bien dessiner… dans un bol… j’ai une belle collection de tasses, mugs et bols, mais aucun d’entre eux ne me paraissaient correspondre à l’idée que je voulais exprimer…. je suis allée en ligne pour chercher l’inspiration… rien… et puis une amie a posté l’image d’un bol pour illustrer une citation. Et c’était exactement ce que je cherchais. Sa forme, la manière donc ses couleurs s’organisaient… Et j’ai laissé l’inspiration prendre les rênes. Mon bol n’a que peu de choses à voir avec le sien, mais l’essentiel est là. Je voulais qu’il ait l’air un peu magique, pour célébrer ce moment d’inspiration fulgurante. Et j’ai décidé de le poser sur un rocher. J’aime vraiment la manière dont j’ai réussi à le faire, à le texturer. J’ai dessiné le Bosquet comme à mon habitude, mais il était trop présent, alors je l’ai flouté pour le laisser dans l’arrière plan. Mais voila, tout était trop neutre et froid autour du bol, qui lui était bien trop vif… je devais trouver un moyen de lié tous les éléments les uns aux autres… Je me suis reculée un peu sur ma chaise, pour réfléchir à ce que je pouvais bien faire, et un rayon de soleil m’a heurtée directement dans les yeux… Oh! D’accord! J’ai ajouté le rayon de soleil en le faisant heurter le bol, pour lui donner ce petit plus que j’appelle inspiration … quelques étincelles pour finir et c’est ainsi que la magie est née!

Mon voyage

Notre journal

Il n’y a pas de cartes citations cette semaine, puisque je n’en ai pas trouvé assez; mais je continue mes recherches et lorsqu’elles seront prêtes, je les mettrai en ligne !

Prenez soin de vous cette semaine, et profitez de chaque expérience qui s’offre à vous. Parce que vous le méritez!

The Alchemist Grove 15. The bowl

This week we will explore another sense: taste. We often don’t really give it enough of our attention. We like this meal, or we don’t like it, we are attracted to this or that, but we rarely experiment our taste.

I love tea. And I am trying to learn plants property to mix herbal teas that would benefit me. Thing is, some of these plants are really bitter, so I had to find ways to sweeten their taste a bit. I usually add some lavender, or rose buds, or orange flowers buds to the mix. I learned to adjust my teas to my taste. And i do the same when I cook. I can’t stand garlic, my body simply refuses it. So to add this ‘kick’ that would be brought by it, I use ginger. I love assembling my buddha bowls, in which I use different ingredients, each of them bringing its own texture, color, taste, and eating them became a real experience.

When I discover a new meal, at a restaurant or at friends, I love this full awareness it brings: I am focused on each element of it, I try to decipher the mixes, and I really enjoy to discover something new.

Taste not only helps us in bringing this little bonus to filling our body with the energy we need to go on. We experience it in a sensory way, and it builds memories, and a library of what we like, what we dislike and why. It helps us to refine our perception and in doing so, it opens our mind to new experiences.

So this week, cook your favorite meal, and spend time focusing on what your feel when you eat it, what tastes can you perceive, what memories does it bring to your mind? Who are the persons you wish you can share it with? And enjoy the moment.

Because you deserve it.

the card

I was a bit concerned with this one. How to illustrate taste? These senses cards are really tricky as they relate to perceptions and not to material things… I was stuck for a while, and during one of those moments I just laugh so hard I spilled my tea on my table… During all this time, each time, I drank tea while I was thinking about it… in a bowl… I have a good collection of mugs and cups and bowls, but none of them seemed to fit the idea I wanted to express… I went online to find inspiration… nothing… then a friend posted a picture of a bowl to illustrate a quote. And that was it. The shape really rang a bell. I took it as a base, the shape, the contrasting colors… and I let the inspiration take the lead. My bowl as little to do with the one I saw that day, but it kept the essence of it I think. I wanted it to look magical, to celebrate this moment when inspiration kicked. And then I decided to put it on a rock. I really love the way it ended to look. I drew the grove as I like it, but it was far too prominent, so I blured it to leave it in the background. Still, something was missing. Everything was a bit too neutral around the bowl. And the bowl itself was far too bright in contrast… I had to find a way to link everything together… And while I was think about a way to do it, I laid back on my chair, and the sun hit me directly in the eyes…. oh! Ok! I added the sun ray, hitting the bowl and giving it this bonus I call inspiration… and here is how magic is born!

My journey

Our journal

No stickers/ cards this week, I couldn’t find enough quotes or sayings… But I will keep looking for them and when I have enough, I will post them. You never know!

I wish you a sweet week. Because you deserve it, and I hope you will have a beautiful journey in exploring your sense of taste.

The grove/ le bosquet: upgrades/améliorations

I wasn’t happy with 2 of the cards, so I took the time to upgrade them a bit to make them better fit with the grove.

Je n’étais pas satisfaite de deux cartes, j’ai donc décidé de les refaire, pour qu’elles soient plus en phase avec le bosquet:

Growth rings/ anneaux de croissance

Here is what 3 months of weekly digital drawing leads to. I can’t wait to see what I will be able to do at the end of the year!

Voici ce que trois mois de gribouillage hebdomadaire peuvent donner. Je me demande ce que je serai capable de faire à la fin de l’année!

The door/ la porte

This one was more a matter of subject. This beach really didn’t fit into the grove… I just changed the background.

Pour celle-ci c’était plus une question de thème. Cette plage ne s’intégrait pas du tout dans le bosquet… j’ai donc changé l’arrière plan.

Je suis vraiment contente de ce que j’ai réussi à faire avec ces deux cartes. Elles avaient vraiment besoin d’être changées. D’autres auraient besoin d’une petite mise à jour, mais pour le moment, je me concentre sur les prochaines.

Le Bosquet de l’Alchimiste 14. La plume.

Nous continuons à explorer le Bosquet avec nos sens. Cette semaine, nous nous concentrerons sur le toucher.

Je ne touche habituellement pas les gens que je rencontre. Une fois que je sais à qui j’ai à faire, je peux commencer à avoir des contacts physiques. Parce que, pour moi, le toucher est un sens très important. Il crée une connexion, un lien spécial entre deux personnes. Un peu comme si nous échangions une partie de notre énergie. C’est ma manière de ressentir ce sens. Et cette dernière année, j’ai réalisé l’importance du toucher, puisque je n’ai plus aucun contact humain…. je ne suis pas vraiment tactile en temps normal, mais au bout d’un an, toucher mes parents, mes neveux, mes amis, par exemple, me manque. Mais je travaille dans un milieux à risque, et je dois les protéger. Si je ne peux pas toucher mes proches, à cause de la distance ou de la pandémie, j’ai la chance de vivre avec le chat, et elle reçoit avec joie mes envies de câlins. C’est évidemment très différent que de serrer dans ses bras quelqu’un qu’on aime, mais j’ai décidé de profiter de ce temps ou explorer ce que le toucher signifie pour moi, et pour lui donner une place à part dans ma bibliothèque sensorielle.

Cette année, j’ai passé du temps à explorer mes 5 sens, et concernant le toucher, j’ai vraiment essayé d’étendre mes expériences aussi consciemment que possible. Les choses les plus simples, sont devenues des expérimentations, parce que je me concentrais sur mes sens en les faisant. Prendre ma douche quotidienne n’est plus juste qu’une question d’hygiène corporelle mais une purification de mon être entier. je me concentre sur l’eau qui coule sur moi du haut vers le bas, et je la visualise me débarrasser de la saleté et de la négativité accumulées dans ma journée. J’essaie vraiment de me concentrer sur la sensation de l’eau sur ma peau. Cuisiner est devenu une exploration de textures, de formes, et chaque balade dans la nature est une leçon de laquelle je reviens avec des tas d’objets sensoriels que je peux ranger dans ma bibliothèque interne. J’aime aussi toucher des cailloux que je garde dans mes poches. Cette habitude me calme, alors que je fais courir le bout de mes doigts sur leur surface, que je les réchauffe doucement avec la chaleur de mon corps.

J’ai aussi senti le cycle des saisons sur ma peau, cette année. La chaleur de l’été, le refroidissement de l’automne, la morsure du froid de l’hiver, pour revenir à des températures plus douces au printemps. Un peu comme si mon corps, en besoin de toucher, cherchait à expérimenter tout ce qui pouvait entrer en contact avec lui. Et je suis vraiment heureuse d’avoir pu prendre le temps de le faire. J’ai vraiment agrandi ma bibliothèque sensorielle et réalisé combien le toucher peut être un sens qui apporte du réconfort, que ce soit en caressant un objet, un animal familier, ou une personne. Nous nous sentons alors bien, de nouveau.

Et cette sensation s’étend, en ce qui me concerne, aux stylos, feutres, et autres pinceaux que j’utilise pour peindre, écrire, dessiner. Leur friction sur le papier, la tablette graphique ou tout autre support m’apporte une paix immédiate. Chaque trait m’aide à me libérer de ce qui me stresse. Et si je suis déjà en paix avant de commencer à écrire ou dessiner, il m’entraine dans son propre voyage. Chaque loisir créatif (crochet, cartonnage, découpage….) m’apporte sa propre sensation tactile, et cette découverte m’a vraiment aidée à surmonter la négativité que je rencontre dans ma vie de tous les jours. C’est donc devenu un rituel quotidien. Bidouiller, écrire, dessiner, même taper sur mon clavier, chaque jour, pour revenir à l’équilibre, pour explorer une sensation tactile, pour m’apaiser.

Alors cette semaine, prenez un peu de temps, ne serait-ce qu’un instant, tous les jours, pour explorer votre sens du toucher. Pour vous concentrer sur le bout de vos doigts, sur votre peau. Et trouver ce qui vous apporte de la joie, de la paix ou du réconfort.

La carte

je voulais dessiner quelque chose qui exprimait un toucher délicat. J’ai d’abord pensé à une feuille qui effleurait de l’eau, mais j’avais déjà dessiné une feuille sur ma dernière carte, et je voulais quelque chose de différent. Et l’idée de la plume est venue naturellement. Je n’avais dessiné de plume pseudo réaliste avant, si ce n’est une approche avec un oiseau. J’ai adoré la dessiner! je pense que j’en ferai d’autres que je partagerai, de ci, de là. j’ai choisi de la faire la plus simple possible, et de la garder dans des tons neutres et clairs. Parce que je savais que le fond serait dans les tons aubergine et violet, puis qu’elles étaient parmi les couleurs favorites d’Emma, et que je voulais l’honorer à ce moment particulier de l’année. J’ai beaucoup expérimenté avec cette carte, j’ai repoussé mes limites, j’ai joué avec les calques et les reliefs, les reflets etc… et j’espère que vous l’aimerez autant que moi! Et puis, j’ai ajouté les petites étincelles magiques, parce que vraiment, le toucher, est un sens magique.

Mon voyage

Notre journal

Nos cartes / stickers

Je vous souhaite une douce semaine. Parce que vous le méritez!

The Alchemist Grove 14. The feather

We keep exploring the Grove with our senses. This week, we will focus on touch.

I usually don’t touch people I don’t know. Once I know who I am dealing with, then I can start touching them. Because, to me, touch is a very important sense. It creates a connection, a special bond between two people. As if we share piece of our energies. It’s the way I feel it. And this past year, I realized the importance of touch, as I am deprived of any human contact… I am not a tactile type of person, but after a year, I miss touching my parents, my nephews, my friends. But I am working in an unsafe environment and I have to protect them. If I can’t touch those I love, because of distance or the pandemic, I am lucky enough to live with the cat, and she is the happy recipient of my need for contact. But it’s obviously different than cuddling with a loved one. But I decided to spend this time exploring what touching meant for me, and to give it its place in my sensory library.

This year, I spent time to explore my five senses, and when it comes to touch, I really tried to expand my experiences, to do it as mindfully as possible. The simplest things became experiences, because I focused on my senses while doing them. Taking my daily shower was more than just cleaning my body, it became a real cleansing of my being. I focus on the water running on me from top to bottom, and I can envision not only the dirt but also the negativity going with the running water. I really try to focus on the sensory feeling of the water on my shin. Cooking became an exploration of textures, of shapes, and each walk in nature is a lesson from which I come back with a lot of sensory items to order in my inner library. I love having pebbles in my pockets I can touch. It soothes me, as I run my fingertips on their surface, softly warming them with my own body temperature.

I also felt the cycle of seasons this year, on my skin. The warmth of summer, the coolness of autumn, the cold bite of winter, to come back to a warmer spring. As if my body, in need to contact, of touch, looked for any experience it could have to feel, to touch. And I am grateful to have taken this time to do so. I really expanded my sensory library and realized how touche can be a comforting sense, that by caressing an object, a pet or a person can bring us this immediate peace.

And that sensation expands as far as I am concern to the pens or brushes I use to draw, to paint, to write. The friction of the tool on the paper, on the drawing pad is something that brings me immediate peace. Each stroke help me letting go of whatever bothers me. And if I am already at peace when I start drawing or writing, it takes me to a journey of its own. Each craft I do brings its own tactile sensation, and this discovery really helped me overcoming the negativity I am confronted in my everyday life. So it became a daily ritual. Crafting, writing, drawing, even typing, each and every day, to come back to balance, to explore the tactile sensations, to soothe my soul.

So this week, spend some time, even if it’s only a short moment, to explore your sense of touch. To focus on what you feel on your finger tips, with your skin. And find what bring you joy, peace or any comforting sensation.

The card

I wanted to draw something that would express a soft touch. I first thought about a leaf touching water, but I already drew a leaf on my former card, so I wanted something different. And the idea of the feather came as an obvious choice. I never drew feathers before, just approached it with a bird once. I loved drawing it! I think there will be more of them for time to time hahaha. I chose to keep it simple, and to draw it in light neutral colors. Because I already knew I would use purple and eggplant as a background (they were Emma’s favorite colors, and I wanted to honor her passing 5 years ago, plus the feather… perfect!!). I experienced a lot with this simple drawing, actually, played with layers, and I hope you will like it as much as I do!

My journey

Our journal

Our cards / stickers

I wish you a sweet week, and I see you next Sunday for a new stage. Meanwhile, keep in touch with yourselves! You deserve it.

The Alchemist Grove/ Le Bosquet de l’alchimiste pages

The Alchemist Grove page

I created a new page for the alchemist grove! You can find it in the main menu, just below the header of the blog.

Each week, I’ll update it by adding the link to the new stage. At the end of the year, you will be able to go to each of the 52 stages of our journey.

On this page, you can have an overview of the journey in the Grove. As you can see, it follows the rhythm of seasons. The two first winter stages will also be the last 2 of our journey this year, that’s why they are still blank. As I decided to start our journey at the beginning of the calendar year, at the end of the civil year, when our journey will come to an end I will reorganise everything in a more universal way. I may also add the keywords on the cards, and organise them in seasons. I may change their shape too, into rectangle ones, in order to add the keywords and to remove the title from the drawing… It’s still a work in progress, and as I go with the flow, this project may evolve again, and it will be perfectly fine.

I hope it will help you journey with me!

La page du Bosquet de l’Alchimiste

J’ai créé une nouvelle page pour le Bosquet de l’Alchimiste! Vous pouvez la trouver dans le menu principal, en dessous de l’en-tête du blog.

Chaque semaine, je la mettrai à jour avec le lien vers la nouvelle étape. à la fin de l’année, vous pourrez avoir accès aux 52 étapes du voyage.

Sur cette page, vous pouvez avoir une vue d’ensemble du voyage dans le Bosquet. Comme vous pouvez le voir, il suit le rythme des saisons. Les deux premières étapes de l’hiver seront également les deux dernières de notre voyage cette année, c’est la raison pour laquelle elles sont encore vierges. Comme j’ai décidé de commencer notre voyage au début de l’année civile, je devrais tout réorganiser à la fin du voyage, pour qu’il soit plus universel. J’ajouterai aussi sûrement les mots clés sur les cartes, et je les réorganiserai en saisons… Ce qui changera également leur forme, elles seront rectangulaires, pour que leur titre et les mots clés ne soient pas sur l’illustration. C’est encore un travail en cours, et puisque je suis mon inspiration, ce projet risque encore de changer, d’évoluer, et ce sera très bien comme ça.

J’espère que cette page vous aidera à voyager avec moi!

Le Bosquet de l’Alchimiste 13. La goutte de rosée

Première semaine de printemps, tout semble se réveiller. J’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer notre exploration du Bosquet avec nos cinq sens. En commençant cette semaine avec la vue.

Nous regardons souvent les choses, les personnes, les paysages… sans vraiment les voir. Alors cette semaine, nous essaierons de vraiment voir ce qui se présente à nous. Voir leur forme, leur couleurs, leurs textures. Voir ce qui leur donne leur singularité.

J’ai des cailloux à la maison, toutes sortes de cailloux, des pierres de rivière, des cristaux, et d’autres qui font partie d’une collection toute particulière qu’Emma avait commencée. Des cailloux en forme de coeur. Je me rappelle très bien combien son visage s’illuminait lorsqu’elle en trouvait un à ajouter à sa collection… pour elle, ça signifiait qu’elle était aimée par la Nature. Et ça lui faisait du bien dans ses moments difficiles. Je dois me montrer honnête: certains n’avaient une forme de coeur qu’à ses yeux, mais c’est qui comptait, après tout. Lorsqu’elle est décédée, j’ai continué sa collection, qui est devenue mienne. Lorsque je fais une balade, je recherceh toujours des cailloux en formes de coeur, parce que, pour moi aussi, ça signifie que je suis aimée… et la plupart du temps je pars me balader lorsque j’ai besoin de me reconnecter. C’est souvent lorsque je n’y pense plus, lorsque je suis de nouveau en équilibre, que je me sens bien, que mes yeux repèrent une pierre en forme de coeur… ou à peu près… je l’emporte à la maison, et je l’ajoute à ma collection.

D’autres cailloux me servent à retrouver mon équilibre. Je peux passer un temps certain à essayer de les empiler, à en sentir le poids ou non au bout de mes doigts… mais j’en parlerai une autre fois.

La dernière sorte de pierre que j’ai à la maison sont des cristaux. La plupart en forme de galets plats qui tiennent dans la paume de ma main. Je ne connais rien à la lithothérapie, et je n’y tiens pas plus que ça, je ne connais rien non plus aux propriétés supposées des pierres, mais je les trouve vraiment fascinants et beaux. j’aime les prendre en main, et encore plus les observer de près. Leur structure me fascine. Les couches qui les composent, parfois dans des nuances d’une même couleur, parfois de différentes couleurs, sont presque hypnotisantes. Les fissures que je peux voir mais qui ne les fragilisent pas sont inspirantes. Ils m’apaisent parce que je laisse mes pensées errer, et mes yeux apportent chaque détail à mon esprit. C’est une pratique méditative, et elle est plutôt efficace pour me ramener au calme. je porte simplement toute mon attention à observer ces pierres, je recentre mon esprit.

Lorsque je rencontre de nouvelles personnes, j’essaie d’aller au delà de l’évidence: leur silhouette, leurs vêtements, ce qu’elles me disent. J’essaie de me concentrer sur leur langage non verbal, sur la manière dont elles inter agissent avec autrui, sur leurs expressions. Et j’ai rapidement une idée sur la personne à qui j’ai à faire. Parce que j’ai appris à décoder ces petits détails, à voir au travers de leur aspect artificiel. Nous en avons tous un, et c’est une manière d’appartenir au groupe, je pense. Mais si nous portons une attention particulière à la personne, nous pouvons voir son individualité. ses émotions, sa personnalité. Et c’est ce qui m’intéresse, c’est sur quoi je m’appuierai pour construire, ou non, une relation.

Vous n’avez pas besoin de partir vous balader ou être au milieu d’une foule pour vous entrainer à observer. Dans le jardin de mes parents, il y a cet arbre, de presque 40 ans maintenant. Il n’a jamais poussé comme il était sensé le faire, il a pris lui aussi des chemins de traverse. Une partie est morte, mais il continue de fleurir, d’être là. Cet arbre est un monde à lui seul. Il recèle de nombreuses texture, il est le support de diverses mousses, de minuscules champignons… à la fin Avril, ses fleurs tombent, et c’est magique. A l’automne, il nous offre toute une palette de feuilles colorées, du vert foncé au rouge vif. Il est l’un de mes sujets favoris à photographier. Et j’aime passer du temps à l’observer de près à chacune de mes visites. Mon neveu s’étonnait de me voir le nez collé à cet arbre et je lui ai appris à le regarder également. Il y a tant de mystères à découvrir si on se donne la peine de vraiment voir.

Alors cette semaine, essayez de regarder les choses et les gens de plus près, de voir au travers ce qui peut troubler votre vision. Et profitez du voyage offert!

La carte

Je voulais illustrer cette idée d’observer avec quelque chose de simple, de petit, que nous pourrions tous trouver dans notre vie quotidienne. Une goutte de rosée. Je ne voulais pas la dessiner comme je le fais habituellement, je voulais la rendre plus complexe, lui offrir la possibilité d’étendre notre vision. Alors j’ai décidé de la colorer avec d’autres couleurs que celles présentes sur la feuille qui la portait, des couleurs qui appartiendrait à ce qui se trouve derrière nous. Parce que lorsque vous vous entrainez à vous focaliser sur quelque chose, vous étendez également votre vision, en quelque sorte. Cette feuille, cette goutte sont ce qui vous permettent d’être capables de percevoir ce qui est autour. Leur simplicité étendra votre prise de conscience d’un monde bien plus vaste. Et cette capacité est une partie importante de votre magie personnelle. D’où les étincelles, évidemment.

Mon voyage

Notre journal

Cette semaine, il s’agit plus d’un exercice qui requiert que vous ayez un objet simple, un caillou, une brindille, une feuille, une plume….

Nos cartes/stickers

Je vous souhaite une semaine la plus douce possible. Parce que vous le méritez