Le Bosquet de l’Alchimiste 19. La Grotte

Même dans l’obscurité de la grotte, nous nous construisons les uns les autres en partageant les gouttes de sagesse que nous recevons de l’Univers. Nous les utilisons dans un premier temps pour nous renforcer, puis nous laissons glisser les parties dont nous n’avons pas besoin pour que ceux qui qui pourraient en bénéficier puissent croitre à leur tour. Nous construisons des connexions, et nous contribuons à l’élévation d’autrui tout en en profitant également pour poursuivre notre chemin personnel. Ce n’est ni le moment ni le lieu pour être sous les projecteurs, pour mettre son égo en évidence. C’est le moment de partager en toute humilité ce qui nous a rendu un peu plus forts, un peu plus sages. Et nous ajoutons à la goutte que nous laissons couler un peu de notre propre essence, un peu de notre étincelle intérieure. Nous construisons des connexions.

Afin de le faire, nous avons besoin de réaliser que si nous nous sentons dans le flou, si nous ne voyons pas de résultats immédiats à nos actions, quelque part, quelqu’un reçoit ce que nous libérons, et l’utilise comme une source d’évolution. Nous n’avons pas tous besoin de la même quantité ou de la même sorte de nutriment, tout comme nous n’évoluons pas de la même manière. Certains d’entre nous inspireront d’autres personnes, d’autres offriront une base solide de laquelle nous pouvons nous élancer et contribuer au tout.

Je ressens une connexion très forte avec des personnes qui m’ont réellement aidée à évoluer sur des tas de sujets. J’essaie également de ne pas manquer l’occasion de planter des graines dont je sais qu’elles donneront de magnifiques plantes. Je pense réellement qu’elles peuvent apporter ce dont ils ont besoin à ceux qui les reçoivent. Elles leur permettront de se découvrir, et avec un peu de chance, je le saurai voire même pourrai le voir.

Et il y a ces connexions profondes avec les personnes qui nous rendent plus forts, qui nous donnent l’assurance dont nous avons besoin pour être ceux que nous sommes, qui nous soutiennent et qui semblent trouver ce dont ils ont besoin également dans la relation et dans notre évolution. Chaque goutte renforce le lien que nous avons créé.

Nous pouvons observer le même phénomène se produire avec ceux qui nous entourent. Il n’y a pas de compétition, pas de jalousie, nous allons tous à notre propre rythme avec la certitude que nous contribuons à l’évolution et à l’expansion du collectif.

Donc cette semaine, libérez ces gouttes qui vous ont aidés à vous construire récemment, et laissez vous porter. Vous ne verrez pas forcément un résultat immédiat, mais croyez que quelqu’un, quelque part, en a besoin pour évoluer. Et que vous trouverez en eux la base solide qui vous aidera à évoluer à votre tour.

La carte

J’ai pris beaucoup de plaisir à dessiner ces stalagmites et stalactites. Je voulais utiliser une palette très neutre, parce qu’il ne s’agit pas ici de nous mettre en avant, mais plutôt d’être un élément de quelque chose de plus grand. Nous avons tous un rôle à jouer, et cette idée de connexion a rapidement été associée dans mon esprit avec ces colonnes construites lentement, mais sûrement, goutte après goutte. Pour moi, c’était la parfaite illustration de l’idée pour pourvoir évoluer, il faut pouvoir lâcher prise, goutte à goutte. Mais évidemment, entre ce que j’ai dans ma tête et ce que je suis capable de dessiner… j’y travaille, j’y travaille…. Je suis quand même contente du rendu de cette carte. Et puis lorsque le moment est venu d’ajouter mes petites étincelles (il y a-t-il quelque chose de plus magique que la connexion, après tout? ), je ne pouvais pas me satisfaire de mon ‘nuage’ d’étincelles… j’avais besoin de quelque chose de plus fort, quelque chose qui exprimait la lumière que le fait de se connecter, ou de chercher cette connexion apporte à l’obscurité… j’espère que vous l’aimerez autant que moi!

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Je vous souhaite une douce semaine.

Le Bosquet de l’Alchimiste 18. La Forêt

Cette semaine, puisque nous avons déjà reconnu, exploré et intégré nos cinq sens, nous nous plongerons dans nos émotions, notre connexion.

Lors que je me sens submergée par une émotion, en n’étant pas sûre qu’elle soit même la mienne, je vais là où je peux être en contact avec la nature. Littéralement. Si je peux, je retire mes chaussures (l’hiver, j’évite de le faire), et je pose mes pieds nus et mes mains sur le sol. Je visualise ensuite tout cet excès d’émotion couler de ma tête, de mon coeur, jusqu’à mes doigts et orteils, et je le libère dans le sol. Je reste comme ça pendant un moment, jusqu’à ce que je me sente en paix de nouveau. Je passe alors à un état de réception, où je peux réellement me sentir comme étant une partie d’un tout, et où je peux me recharger avec la confiance paisible que la nature m’offre en échange des émotions chaotiques et ardentes que je lui ai données.

La plupart du temps, je me sens submergée parce que je n’ai pas pris le temps de libérer ce que je j’ai perçu d’une situation. Pendant longtemps, j’ai érigé un rempart épais contre toute émotions forte, parce que je devais me protéger, et surtout, je devais concentrer toutes mes forces à la cause que je servais. Je ne pouvais pas me permettre de perdre la moindre énergie à lutter ou à gérer quelque émotion que ce soit. Je devais rester stable et forte, quoi qu’il en coûte. je savais que je pourrais et devrais revenir à un état plus ‘humain’ plus tard, mais à ce moment là, j’étais la protectrice, le roc dont elle avait besoin. je ne m’autorisais à ressentir et à exprimer mes émotions les plus douce qu’avec elle, parce qu’elle avait besoin de ressentir mon amour, mes espoirs, ma détermination, ma dévotion à notre cause. Je savais que c’était une cause perdue d’avance, mais elle méritait que je me lance dans la bataille de toutes mes forces. Elle et moi contre le monde entier. Les autres n’avaient droit qu’à la guerrière en moi. Forte, analytique, protectrice. Lorsqu’elle est partie, c’était pour moi une question de survie et j’ai opté pour laisser mes émotions et sentiments de côté, la plupart d’entre eux du moins. Le temps que je puisse accepter son absence et que je retrouve un sens à ma vie.

Parce que lorsque je ressens, je ressens vraiment. J’ai appris à gérer mes émotions et leur force, mais elles font partie de moi, et je ne changerais ça pour rien au monde. Elles me permettent d’être ouverte à ce qui vient. je peux percevoir les intentions, les possibilités, et acquérir une vision plus globale, complète, des choses. J’aime la façon dont je ressens. parce que j’ai appris à l’apprivoiser, à en faire un atout et non à la laisser prendre le dessus sur moi. J’ai appris à faire la distinction entre ce que je perçois et ce qui relève de la projection. Et j’ai appris à me débarrasser de la seconde. Et oui, il est souvent frustrant de voir les gens confondre leur perception et leur projection.

J’ai appris à reconnaitre mes propres émotions et pourquoi je les ressens, ce qui les déclenche. Je me connais suffisamment pour les accepter. Je également conscience de ma propre histoire, de ce qu’elle m’apporte et de ce qu’elle m’a appris. C’est mon chemin de vie et je l’accepte en tant que tel. Donc si une émotion me submerge, je ne procède pas de la même façon si cette émotion est réellement mienne ou si elle n’est qu’une projection. J’ai compris que nous sommes tous différents et que nous voyons une même chose de différentes manières. J’ai appris à mettre une situation en perspective, à m’en détacher, à l’analyser et à la remettre dans son contexte propre. j’essaie également de faire comprendre ma façon de voir les choses, et de dissiper toute projection que d’autres peuvent avoir dessus, lorsque ça me concerne. Ce n’est pas facile, mais tellement important. Lorsqu’on entends des personnes parler négativement, à notre sujet ou non, nous en gardons toujours quelque chose. Et ces résidus peuvent s’accumuler pour devenir quelque chose de lourd, de pesant, même si nous en sommes pas concernés.. Je refuse d’être engluée dans une situation qui n’est en définitive que la résultante de la perception erronée de quelqu’un qui n’a pas su faire la part entre ce qui est et ce qui relève de sa projection. Parce qu’au final, ça m’atteint, quoi que je fasse. C’est dans ma nature. Je peux absorber un certain taux de négativité, mais je dois alors m’en occuper, alors qu’elle ne m’appartient pas.

C’est à ce moment là que j’ai besoin d’agir. Parce que si je ne fais rien, cette négativité que l’on a projeté sur une situation et que j’ai ressentie deviendra mienne. J’ai besoin de la libérée, de la manière la plus positive possible. Donc lorsque je ressens quelque chose qui me submerge, je me demande: est ce que cette émotion est mienne? Ou est-ce une réaction à ce que j’ai perçu ou entendu ? Est-ce que je peux le transformer en quelque chose de positif? Est-ce que je peux le libérer facilement? Ou est-ce quelque chose de plus profond, qui me demande un peu plus? Le plus facile pour moie st de dessiner, d’écrire, ou de jouer de la musique. En général, cela suffit à me libérer de la négativité. Mais parfois, j’ai besoin d’aller plus loin pour retrouver mon équilibre. Je choisis alors la méditation ou le contact avec la nature.

Alors cette semaine, essayez de vous connecter à vos émotions et de les distinguer de ce que vous avez reçu d’autrui. Et trouvez comment les libérer afin de revenir à votre paix intérieure. Parce que vous le méritez.

La carte

Que pouvais-je choisir d’autre que le cœur d’une forêt? Je voulais que cette illustration soit chaleureuse et diverse, mais aussi paisible et, oui, un peu magique. Tout comme nos émotions. Je voulais jouer un peu avec la lumière sur cette carte, et je suis sortie de ma zone de confort en dessinant certaines feuilles une par une. J’ai aussi expérimenté pour apporter un peu plus de texture sur le tronc de l’arbre. J’ai décidé d’améliorer mon niveau en gribouillage digital, donc je me suis inscrite à des cours pour reprendre les bases et vous en verrez sans doute les effets dans les cartes suivantes. J’aime beaucoup celle-ci, mais il me semble que c’est le cas de toutes celles que je gribouille hahaha. J’espère que j’ai réussi à exprimer la paix et la magie de ce cœur de forêt. Et oui, les étincelles….

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une douce semaine.

Le Bosquet de l’Alchimiste 17. La rose

Cette semaine, nous explorons notre dernier sens: l’odorat. Je suis toujours étonnée par l’influence que peut avoir une odeur sur moi. Elle peut instantanément me mettre en contact avec des souvenirs, des émotions.

Par exemple l’odeur de la violette sera toujours associée pour moi à ma fille, Emma. Lorsqu’elle est décédée, je me parfumais à la violette, sans doute dans l’intention de la garder un peu plus longtemps près de moi. De même, l’odeur résiduelle de quelqu’un que l’on aime sur ses vêtements nous apporte un réconfort immédiat lorsque nous sommes séparés.

Lorsque je vais dans mon endroit favori, je ferme mes yeux pour laisser mes autres sens prendre le dessus. Je peux entendre, mais je peux aussi sentir. L’herbe fraiche, les essences d’arbres, les plantes. Et cette odeur très particulière du lac. Ces odeurs se combinent pour m’apaiser, et je me sens immédiatement bien.

Lorsque j’essaie un nouveau thé, ou un nouveau mélange de plantes, j’aime passer un peu de temps à le sentir avant de le boire. Et ça m’aie à créer un souvenir de ce moment, et de ce que j’ai ressenti.

Il faut que je vous parle de l’odeur des livres et du papier. Lorsque j’achète ou que l’on m’offre un « nouveau » livre (qui peut être de seconde, ou de tierce main, voire plus…), je commence toujours par le humer. Comme si j’en prenais connaissance et l’accueillais dans ma vie ainsi. Il y a quelque chose de spécial dans l’odeur d’un livre… Une sorte d’invitation au voyage, à l’imagination, à la connaissance. C’est presque magique, pou moi. Et j’aime beaucoup cette sensation. Ou peut être est-ce le seul papier, j’adore l’odeur du papier….

Et qui n’a jamais ressenti le plaisir immédiat de s’allonger dans des draps fraichement lavés? Je n’ai pas de sèche linge, donc je fait sécher ma literie sur un étendage à l’intérieur, mais lorsque les beaux jours arrivent, je m’organise pour faire ma lessive un jour où je rends visite à mes parents, pour pouvoir faire sécher mes draps au grand air. Et quel bonheur de se glisser dedans le soir venu et de laisser leur odeur m’emporter au pays des rêves.

Toutes les odeurs précédentes sont celles qui peuvent m’apporter de la joie, de la paix, de la sérénité. Mais d’autres sont plus comme des avertissements d’un danger réel ou supposé. L’odeur de l’alcool fait partie de cette catégorie. Mone x-mari était un alcoolique, et des années après notre séparation, la simple odeur de l’alcool qu’il buvait me projetait dans un état de vigilance immédiat. J’étais sur la défensive, alors que je pouvais ne pas connaitre voire apprécier la personne qui avait opté pour cette boisson. J’ai du vriament m’entrainer à me déprogrammer et à reconnaitre cette odeur pour ce qu’elle est uniquement: l’odeur d’une boisson qui ne m’attire pas. Mais ça m’a pris beaucoup plus de temps que je ne le pensais, tellement cette sensation était inscrite profondément en moi. L’ail est une autre odeur répulsive pour moi. Je suis capable d’en détecter la moindre touche dans un plat, que je ne toucherai donc pas. Parce que mon corps refuse cet aliment. Oh, et les odeurs corporelles me gènent énormément. J’ai vriament du mal à prendre les transports en commun à cause de ça, et je ne resterai pas assise près de quelqu’un qui sent la transpiration, même en réunion, parce que cette odeur me rend nauséuse très rapidement… Oui, je suis vraiment très sensible de ce côté là…

Pour moi, les odeurs sont vriament liées à mes émotions, à mes souvenirs, à mes sensations physiques, et si je me sens bien dans un lieu ou avec quelqu’un, j’aurais tendance à l’associer à une odeur particulière.

Alors cette semaine, allez dans votre lieu préféré, et passez du temps avec votre personne favorite, et essayez de les lier à une odeur particulière que vous pourrez faire venir à votre sprit lorsque vous aurez besoin du réconfort qu’ils vous apportent. Parce que vous le méritez.

La carte

Cette carte est ma première tentative à dessiner une rose. Et elle m’a pris un temps fou, mais je suis vraiment contente du résultat. j’ai beaucoup aimé travailler les dégradés, et essayer d’exprimer la délicatesse des pétales, le volume de la fleur. J’ai choisi des couleurs inhabituelles parce que… pourquoi pas? C’est certainement la carte qui m’a pris le plus de temps jusqu’à maintenant. Je suis sûre qu’il y a un moyen plus rapide d’arriver au même résultat, et je vais étudier ça de près, mais j’ai vraiment aimé la dessiner. J’espère que vous l’aimerez aussi. Oh, et évidemment, elle possède sa propre magie!

Mon voyage

Notre journal

Je vous souhaite une bonne semaine. nous en avons fini avec nos cinq sens. Nous les avons reconnus, accueillis et intégrés. il est temps de poursuivre notre voyage intérieur.

Le Bosquet de l’Alchimiste. 16. Flûtes

Nous continuons d’explorer nos sens. Cette semaine, nous nous concentrons sur l’ouïe. Le matin, surtout si j’ai dormi la fenêtre ouverte, j’aime être réveillée par les bruits de mon environnement…. je reste les yeux fermés, mon corps repose encore, en paix. Et je sais que je suis chez moi grâce à ces sons familiers. Je ne rêve plus. Je m’ancre dans une nouvelle journée accompagnée de ces sons. Les oiseaux, le personnes qui peuvent parler, le vent qui fait bouger mes rideaux perlés… Je peux passer du temps à écouter la vie, dehors. Habituellement, mon chat sent que je suis éveillée et elle vient en ronronnant… ce qui est aussi un son qui m’ancre dans ma réalité.

Je suis très sensible aux sons. Dans mon travail, le pire n’est pas la pression ou les attentes de personnes qui pense que je devrait faire comme ceci ou comme cela. Elles sont juste aux prises avec leurs propres insécurités, ce qui ne me concerne en rien. Non, le pire dans mon travail, c’est le bruit permanent, le niveau sonore insupportable lors des récréations ( j’ai mesuré, ce n’est jamais plus bas que 85db, et ça peut atteindre les 125 db voire plus… oui, c’est dangereux pour nos oreilles et non, nous n’avons aucune protection…). Lorsque je reviens à la maison, je mets mes écouteurs. Non pas pour écouter quoi que ce soit, mais pour prendre un bain de silence. Je peux passer 20 à 30 minutes chaque soir, dans le silence. Et ça me fait le plus grand bien.

L’ouïe est très importante pour moi. Parce qu’elle est très connectée à mes émotions. Le simple son de la voix d’un de mes proches peut m’apporter une joie et un réconfort immédiat. Je peux percevoir les véritables intentions de quelqu’un simplement en entendant les inflexions de sa voix. Entendre le ronronnement de mon chat m’apaise immédiatement. Et la musique… je ne peux pas vivre sans musique. Je peux l’accorder à chacune de mes émotions. Je peux toujours compter sur elle pour m’inspirer, me calmer, me dynamiser, m’aider à me concentrer, méditer, rêver…. La musique a une place très particulière dans ma vie.

J’aime jouer de la musique aussi. Pendant le confinement l’année dernière (le seul que j’ai réellement vécu, je travaillais en dehors de la maison les deux suivants), j’avais pris l’habitude de faire une pause tous les jours et de jouer de la musique vers 15 heures. Ni trop tôt, ni trop tard, afin de ne pas trop déranger mes voisins. Je prenais mes flûtes et je jouais ce qui me venais à l’esprit, en changeant de flûte en fonction de l’inspiration, passant d’un morceau à l’eau, en entrant dans un état méditatif peu à peu. Puis je revenais à mon quotidien et je reprenais mes tâches. Je me sentais bien, et ça m’a également aidé à contrôler la récupération de mon souffle (j’ai eu une laryngite très importante qui m’a rendue aphone pendant plus d’un mois, et je ne pouvais pas respirer sans tousser pendant deux bonnes semaines… j’étais souvent essoufflée, et lorsque j’ai commencé à aller mieux, j’ai repris mes flûtes, progressivement, pour juger de ma récupération). Le souci, c’est que je vis dans un immeuble avec peu ou pas d’isolation phonique et je tiens à conserver des relations agréables avec mes voisins. Un jour, je crois une de mes voisines du dessus, donc l’appartement n’est pas directement au dessus du mien, mais avec qui je partage un mur. Je lui ai demandé si je ne la gênais pas trop avec ma musique. Elle m’a répondu qu’au contraire, lorsque venait les 15h, elle se faisait un thé, allais dans son salon, s’installait dans un fauteuil, prenait un livre et écoutait ma musique. Que ça lui faisait du bien, qu’elle aimait beaucoup cette pause dans son quotidien aussi. Je n’ai jamais croisé mes voisins du dessus, mais lorsque je joue de la flûte en rentrant de l’école, ou le week end, la fenêtre ouverte, je peux sentir au bout de quelques minutes le café qu’ils boivent sur leur balcon….

Lorsque je me trouve dans un nouveau lieu, qu’il soit naturel ou non, j’ai noté que je laisse mes sens l’apprivoiser en premier. Entendre ses bruits me permet de savoir où je suis. Mon attention est alors à son pic et je peux en profiter pour explorer, me détendre, ou profiter des personnes qui m’entourent à ce moment-là.

Alors cette semaine, prenez 5 à 15 minutes par jour à écouter votre environnement. Essayez de décoder ce que ces sons signifient pour vous. Et prenez plaisir à le faire. Parce que vous le méritez.

La carte

j’avais une idée précise de ce que je voulais dessiner pour cette carte… parce que je l’avais déjà fait, pour Inktober. Je savais bien que je l’utiliserai pour une autre occasion. j’ai aussi pris mes flûtes comme références, même si elles sont un peu différentes en vrai, mais je ne suis pas tenue au réalisme, je fais comme je le sens ! J’ai opté pour un ton un peu rosé pour les troncs, pour contraster un peu. Je les avais d’abord dessinés plus lisse mais après l’avis d’un oeil aguerri, j’ai préféré ajouter un peu plus de volume et de texture, et oui, c’est beaucoup mieux ainsi. J’ai aussi joué avec la brume et la lumière, parce que pour moi, la musique est à la fois un mystère et de la magie… d’où mes petites étincelles!! J’espère que vous aimerez cette carte autant que moi.

Mon voyage

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Le Bosquet de l’Alchimiste 15. Le Bol

Cette semaine, nous explorerons un autre de nos sens: le goût. Nous ne lui apportons souvent pas assez d’attention. Nous aimons ce plat, ou nous ne l’aimons pas, nous en avons envie, mais nous ne nous penchons que trop rarement sur le goût.

J’aime boire du thé ou de la tisane. J’essaie d’en savoir un peu plus sur les propriétés des plantes pour pouvoir faire des ménages qui me feront du bien. Le souci, c’est que bien souvent ces plantes sont amères, et que ce n’est pas quelque chose que j’apprécie vraiment. Alors je dois trouver de quoi adoucir leur goût un peu. Au départ, j’utilisais de la menthe, bien que je ne l’apprécie qu’avec beaucoup de modération… Et puis j’ai décidé d’être un peu plus créative, et j’ai opté pour la lavande, les boutons de rose, les boutons de fleur d’oranger… J’ai appris à ajuster le mélange à mon goût. et je fais de même lorsque je cuisine. j’ai horreur de l’ail, mon corps le refuse, tout simplement. Je n’aime pas son goût, qu’il soit cuit ou cru, et j’ai beaucoup de mal à le digérer (et oui, j’enlève le germe), sans parler de l’odeur qui me rend nauséeuse. Non, l’ail et moi, nous ne faisons pas bon ménage. Alors pour ajouter ce petit peps que l’ail donne au plat, je le substitue avec du gingembre (que j’aime beaucoup, et qui me le rend bien, lui). Et surtout, lorsque la saison le permet, je prends un grand plaisir à assembler mes bouddha bowl, ces salades composées qui contiennent tout ce dont j’ai besoin pour passer une bonne journée. Chacun des ingrédient apporte une texture, un goût, un bienfait, et les manger est une réelle expérience de bien être.

Lorsque je découvre un nouveau plat, au restaurant ou chez des amis, j’aime la pleine conscience qu’il m’apporte: je me concentre sur chacun de ses éléments, et j’essaie de déchiffrer ce dont il est fait. Et j’aime surtout beaucoup découvrir quelque chose de nouveau gustativement parlant.

Le goût ne nous aide pas uniquement à apporter ce petit plus pour remplir notre corps avec l’énergie dont nous avons besoin. Nous l’expérimentons sur le plan sensoriel, et nous constituons un souvenir que nous placerons dans notre librairie sensorielle, avec ce que nous aimons, ce que nous n’apprécions pas, et pourquoi. Le goût nous aide à affiner notre perception et de ce fait, il ouvre notre esprit à de nouvelles expériences.

Alors cette semaine, cuisinez votre plat préféré, et passez du temps à vous concentrer sur ce que vous ressentez lorsque vous le mangez. Quels souvenirs fait-il remonter à la surface? Quelles sont les personnes avec qui vous aimeriez le partager? Et profitez de ce moment.

La carte

j’avoue que celle-ci m’a posé un petit souci au départ. Comment illustrer le goût? Ces cartes des sens sont vraiment compliquées, parce qu’elles se rapportent à des perception et non à des choses matérielles… je suis restée coincée pendant un bon moment, devant ma page blanche… et pendant l’une de ces occasions, je me suis mise à rire tellement fort que j’en ai renversé mon thé sur la table… Pendant tout ce temps, à chaque fois, je buvais du thé en pensant à ce que je pouvais bien dessiner… dans un bol… j’ai une belle collection de tasses, mugs et bols, mais aucun d’entre eux ne me paraissaient correspondre à l’idée que je voulais exprimer…. je suis allée en ligne pour chercher l’inspiration… rien… et puis une amie a posté l’image d’un bol pour illustrer une citation. Et c’était exactement ce que je cherchais. Sa forme, la manière donc ses couleurs s’organisaient… Et j’ai laissé l’inspiration prendre les rênes. Mon bol n’a que peu de choses à voir avec le sien, mais l’essentiel est là. Je voulais qu’il ait l’air un peu magique, pour célébrer ce moment d’inspiration fulgurante. Et j’ai décidé de le poser sur un rocher. J’aime vraiment la manière dont j’ai réussi à le faire, à le texturer. J’ai dessiné le Bosquet comme à mon habitude, mais il était trop présent, alors je l’ai flouté pour le laisser dans l’arrière plan. Mais voila, tout était trop neutre et froid autour du bol, qui lui était bien trop vif… je devais trouver un moyen de lié tous les éléments les uns aux autres… Je me suis reculée un peu sur ma chaise, pour réfléchir à ce que je pouvais bien faire, et un rayon de soleil m’a heurtée directement dans les yeux… Oh! D’accord! J’ai ajouté le rayon de soleil en le faisant heurter le bol, pour lui donner ce petit plus que j’appelle inspiration … quelques étincelles pour finir et c’est ainsi que la magie est née!

Mon voyage

Notre journal

Il n’y a pas de cartes citations cette semaine, puisque je n’en ai pas trouvé assez; mais je continue mes recherches et lorsqu’elles seront prêtes, je les mettrai en ligne !

Prenez soin de vous cette semaine, et profitez de chaque expérience qui s’offre à vous. Parce que vous le méritez!

Le Bosquet de l’Alchimiste 14. La plume.

Nous continuons à explorer le Bosquet avec nos sens. Cette semaine, nous nous concentrerons sur le toucher.

Je ne touche habituellement pas les gens que je rencontre. Une fois que je sais à qui j’ai à faire, je peux commencer à avoir des contacts physiques. Parce que, pour moi, le toucher est un sens très important. Il crée une connexion, un lien spécial entre deux personnes. Un peu comme si nous échangions une partie de notre énergie. C’est ma manière de ressentir ce sens. Et cette dernière année, j’ai réalisé l’importance du toucher, puisque je n’ai plus aucun contact humain…. je ne suis pas vraiment tactile en temps normal, mais au bout d’un an, toucher mes parents, mes neveux, mes amis, par exemple, me manque. Mais je travaille dans un milieux à risque, et je dois les protéger. Si je ne peux pas toucher mes proches, à cause de la distance ou de la pandémie, j’ai la chance de vivre avec le chat, et elle reçoit avec joie mes envies de câlins. C’est évidemment très différent que de serrer dans ses bras quelqu’un qu’on aime, mais j’ai décidé de profiter de ce temps ou explorer ce que le toucher signifie pour moi, et pour lui donner une place à part dans ma bibliothèque sensorielle.

Cette année, j’ai passé du temps à explorer mes 5 sens, et concernant le toucher, j’ai vraiment essayé d’étendre mes expériences aussi consciemment que possible. Les choses les plus simples, sont devenues des expérimentations, parce que je me concentrais sur mes sens en les faisant. Prendre ma douche quotidienne n’est plus juste qu’une question d’hygiène corporelle mais une purification de mon être entier. je me concentre sur l’eau qui coule sur moi du haut vers le bas, et je la visualise me débarrasser de la saleté et de la négativité accumulées dans ma journée. J’essaie vraiment de me concentrer sur la sensation de l’eau sur ma peau. Cuisiner est devenu une exploration de textures, de formes, et chaque balade dans la nature est une leçon de laquelle je reviens avec des tas d’objets sensoriels que je peux ranger dans ma bibliothèque interne. J’aime aussi toucher des cailloux que je garde dans mes poches. Cette habitude me calme, alors que je fais courir le bout de mes doigts sur leur surface, que je les réchauffe doucement avec la chaleur de mon corps.

J’ai aussi senti le cycle des saisons sur ma peau, cette année. La chaleur de l’été, le refroidissement de l’automne, la morsure du froid de l’hiver, pour revenir à des températures plus douces au printemps. Un peu comme si mon corps, en besoin de toucher, cherchait à expérimenter tout ce qui pouvait entrer en contact avec lui. Et je suis vraiment heureuse d’avoir pu prendre le temps de le faire. J’ai vraiment agrandi ma bibliothèque sensorielle et réalisé combien le toucher peut être un sens qui apporte du réconfort, que ce soit en caressant un objet, un animal familier, ou une personne. Nous nous sentons alors bien, de nouveau.

Et cette sensation s’étend, en ce qui me concerne, aux stylos, feutres, et autres pinceaux que j’utilise pour peindre, écrire, dessiner. Leur friction sur le papier, la tablette graphique ou tout autre support m’apporte une paix immédiate. Chaque trait m’aide à me libérer de ce qui me stresse. Et si je suis déjà en paix avant de commencer à écrire ou dessiner, il m’entraine dans son propre voyage. Chaque loisir créatif (crochet, cartonnage, découpage….) m’apporte sa propre sensation tactile, et cette découverte m’a vraiment aidée à surmonter la négativité que je rencontre dans ma vie de tous les jours. C’est donc devenu un rituel quotidien. Bidouiller, écrire, dessiner, même taper sur mon clavier, chaque jour, pour revenir à l’équilibre, pour explorer une sensation tactile, pour m’apaiser.

Alors cette semaine, prenez un peu de temps, ne serait-ce qu’un instant, tous les jours, pour explorer votre sens du toucher. Pour vous concentrer sur le bout de vos doigts, sur votre peau. Et trouver ce qui vous apporte de la joie, de la paix ou du réconfort.

La carte

je voulais dessiner quelque chose qui exprimait un toucher délicat. J’ai d’abord pensé à une feuille qui effleurait de l’eau, mais j’avais déjà dessiné une feuille sur ma dernière carte, et je voulais quelque chose de différent. Et l’idée de la plume est venue naturellement. Je n’avais dessiné de plume pseudo réaliste avant, si ce n’est une approche avec un oiseau. J’ai adoré la dessiner! je pense que j’en ferai d’autres que je partagerai, de ci, de là. j’ai choisi de la faire la plus simple possible, et de la garder dans des tons neutres et clairs. Parce que je savais que le fond serait dans les tons aubergine et violet, puis qu’elles étaient parmi les couleurs favorites d’Emma, et que je voulais l’honorer à ce moment particulier de l’année. J’ai beaucoup expérimenté avec cette carte, j’ai repoussé mes limites, j’ai joué avec les calques et les reliefs, les reflets etc… et j’espère que vous l’aimerez autant que moi! Et puis, j’ai ajouté les petites étincelles magiques, parce que vraiment, le toucher, est un sens magique.

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Nos cartes / stickers

Je vous souhaite une douce semaine. Parce que vous le méritez!

Le Bosquet de l’Alchimiste 13. La goutte de rosée

Première semaine de printemps, tout semble se réveiller. J’ai pensé que ce serait une bonne idée de commencer notre exploration du Bosquet avec nos cinq sens. En commençant cette semaine avec la vue.

Nous regardons souvent les choses, les personnes, les paysages… sans vraiment les voir. Alors cette semaine, nous essaierons de vraiment voir ce qui se présente à nous. Voir leur forme, leur couleurs, leurs textures. Voir ce qui leur donne leur singularité.

J’ai des cailloux à la maison, toutes sortes de cailloux, des pierres de rivière, des cristaux, et d’autres qui font partie d’une collection toute particulière qu’Emma avait commencée. Des cailloux en forme de coeur. Je me rappelle très bien combien son visage s’illuminait lorsqu’elle en trouvait un à ajouter à sa collection… pour elle, ça signifiait qu’elle était aimée par la Nature. Et ça lui faisait du bien dans ses moments difficiles. Je dois me montrer honnête: certains n’avaient une forme de coeur qu’à ses yeux, mais c’est qui comptait, après tout. Lorsqu’elle est décédée, j’ai continué sa collection, qui est devenue mienne. Lorsque je fais une balade, je recherceh toujours des cailloux en formes de coeur, parce que, pour moi aussi, ça signifie que je suis aimée… et la plupart du temps je pars me balader lorsque j’ai besoin de me reconnecter. C’est souvent lorsque je n’y pense plus, lorsque je suis de nouveau en équilibre, que je me sens bien, que mes yeux repèrent une pierre en forme de coeur… ou à peu près… je l’emporte à la maison, et je l’ajoute à ma collection.

D’autres cailloux me servent à retrouver mon équilibre. Je peux passer un temps certain à essayer de les empiler, à en sentir le poids ou non au bout de mes doigts… mais j’en parlerai une autre fois.

La dernière sorte de pierre que j’ai à la maison sont des cristaux. La plupart en forme de galets plats qui tiennent dans la paume de ma main. Je ne connais rien à la lithothérapie, et je n’y tiens pas plus que ça, je ne connais rien non plus aux propriétés supposées des pierres, mais je les trouve vraiment fascinants et beaux. j’aime les prendre en main, et encore plus les observer de près. Leur structure me fascine. Les couches qui les composent, parfois dans des nuances d’une même couleur, parfois de différentes couleurs, sont presque hypnotisantes. Les fissures que je peux voir mais qui ne les fragilisent pas sont inspirantes. Ils m’apaisent parce que je laisse mes pensées errer, et mes yeux apportent chaque détail à mon esprit. C’est une pratique méditative, et elle est plutôt efficace pour me ramener au calme. je porte simplement toute mon attention à observer ces pierres, je recentre mon esprit.

Lorsque je rencontre de nouvelles personnes, j’essaie d’aller au delà de l’évidence: leur silhouette, leurs vêtements, ce qu’elles me disent. J’essaie de me concentrer sur leur langage non verbal, sur la manière dont elles inter agissent avec autrui, sur leurs expressions. Et j’ai rapidement une idée sur la personne à qui j’ai à faire. Parce que j’ai appris à décoder ces petits détails, à voir au travers de leur aspect artificiel. Nous en avons tous un, et c’est une manière d’appartenir au groupe, je pense. Mais si nous portons une attention particulière à la personne, nous pouvons voir son individualité. ses émotions, sa personnalité. Et c’est ce qui m’intéresse, c’est sur quoi je m’appuierai pour construire, ou non, une relation.

Vous n’avez pas besoin de partir vous balader ou être au milieu d’une foule pour vous entrainer à observer. Dans le jardin de mes parents, il y a cet arbre, de presque 40 ans maintenant. Il n’a jamais poussé comme il était sensé le faire, il a pris lui aussi des chemins de traverse. Une partie est morte, mais il continue de fleurir, d’être là. Cet arbre est un monde à lui seul. Il recèle de nombreuses texture, il est le support de diverses mousses, de minuscules champignons… à la fin Avril, ses fleurs tombent, et c’est magique. A l’automne, il nous offre toute une palette de feuilles colorées, du vert foncé au rouge vif. Il est l’un de mes sujets favoris à photographier. Et j’aime passer du temps à l’observer de près à chacune de mes visites. Mon neveu s’étonnait de me voir le nez collé à cet arbre et je lui ai appris à le regarder également. Il y a tant de mystères à découvrir si on se donne la peine de vraiment voir.

Alors cette semaine, essayez de regarder les choses et les gens de plus près, de voir au travers ce qui peut troubler votre vision. Et profitez du voyage offert!

La carte

Je voulais illustrer cette idée d’observer avec quelque chose de simple, de petit, que nous pourrions tous trouver dans notre vie quotidienne. Une goutte de rosée. Je ne voulais pas la dessiner comme je le fais habituellement, je voulais la rendre plus complexe, lui offrir la possibilité d’étendre notre vision. Alors j’ai décidé de la colorer avec d’autres couleurs que celles présentes sur la feuille qui la portait, des couleurs qui appartiendrait à ce qui se trouve derrière nous. Parce que lorsque vous vous entrainez à vous focaliser sur quelque chose, vous étendez également votre vision, en quelque sorte. Cette feuille, cette goutte sont ce qui vous permettent d’être capables de percevoir ce qui est autour. Leur simplicité étendra votre prise de conscience d’un monde bien plus vaste. Et cette capacité est une partie importante de votre magie personnelle. D’où les étincelles, évidemment.

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Cette semaine, il s’agit plus d’un exercice qui requiert que vous ayez un objet simple, un caillou, une brindille, une feuille, une plume….

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Je vous souhaite une semaine la plus douce possible. Parce que vous le méritez

Le Bosquet de l’Alchimiste 12. L’oeuf.

Le moment est venu de sortir de notre coquille, de notre zone de confort et d’explorer le Bosquet. Nous avons besoin de nous débarrasser de notre ennuyeuse enveloppe pour laisser notre être lumineux errer par mi les arbres, se connecter à la Nature et explorer la magie de notre existence.

Nous avons tellement l’habitude de nous renfermer, de nous conformer, que nous avons tendance à perdre de vue ce que nous sommes réellement, ce que nous sommes sensés être. Le temps est venu de nous réveiller, et de nous lever, et le Printemps nous offre l’opportunité de le faire en harmonie avec la nature qui nous entoure. Saisissons-la et réjouissons-nous de ce retour à la vie. Épanouissons-nous, montrons nos véritables couleurs, redressons-nous et brillons. Nous n’avons pas besoin de rester dans notre coquille, dans notre bourgeon. l’hiver nous a donné tout ce dont nus avons besoin pour sortir avec confiance, pour aller vers le Bosquet comme si nous étions chez nous. Et nous le sommes.

Autorisons-nous à nous harmoniser avec les cycles naturels, à profiter de ce retour à la vie, à être libre d’être ce que nous sommes, à montrer au monde combien nous avons changés pour devenir une meilleure version de nous-même. Parce que nous le méritons. Le temps de nous cacher dans nos coquilles est terminé. Nous sommes prêts à apporter notre singularité au Bosquet, et de profiter de chaque étape.

Alors que nous sortons de notre coquille, nous laissons nos vibrations résonner comme elles ne l’ont jamais fait auparavant. Elles ont changé, elles aussi. Elles sont plus fortes, plus hautes. Et elles attireront celles et ceux avec lesquels elles peuvent se connecter. Nous envoyons un message au Bosquet: nous sommes réveillés, nous sommes prêts à croitre encore plus, nous sommes prêts à partager et à apprendre. Le temps est venu de contribuer au collectif, d’apporter notre sagesse, de partager et d’enseigner les leçons que nous avons apprises. De montrer notre force, notre sagesse, notre vulnérabilité aussi, puisque notre coquille ne nous protège plus.

Nous n’avons pas peur, alors que nous errons, l’âme nue. Nous n’avons plus rien à cacher, plus rien à craindre. Nous avons gagné en confiance pendant noter hiver, et nous savons que quoi qu’il arrive, nous y ferons face avec paix intérieure, avec sagesse. Nos limites sont saines, nos racines ancrées profondément dans le sol, et nous sommes connectés au collectif. Nous sommes protégés même si nous nous sentons de prime abord vulnérables de nous exposer si sincèrement au monde.

Alors que nous pénétrons dans le Bosquet, nous nous sentons chez nous, nous nous sentons connectés à chaque plante, arbre, champignon, créature. Nous pouvons également percevoir ces lueurs au loin, qui appartiennent à ceux qui ont éclos en même temps que nous. Nous nous rencontrerons peut être, si nos chemins se croisent. Ou nous continueront peut être à ressentir notre présence, et savoir que nous ne sommes pas seuls nous apportera du réconfort. Nous faisons partie d’un tout.

Épanouissons-nous ensemble, le printemps nous ouvre la voie.

The card

J’ai choisi l’oeuf et non un bourgeons, parce que je ressentais que cette éclosion nous demandait un effort, pour briser notre coquille et révéler l’être étincelant que nous sommes. La coquille elle-même devait être spéciale, presque mystique, magnifique. Nous n’aurions pas passé autant de temps à l’intérieur si elle n’avait pas été extraordinairement protectrice. Mais elle n’est rien comparé à ce que nous sommes. Je voulais exprimer notre nature singulière et magnifique. Nous sommes faits pour briller, et je suis partie sur une texture cristalline pour ce qui était révélé par les crevasses de la coquille. Je voulais que l’oeuf repose sur un lit d’herbe douce et chaude, puisque nous ne venons pas d’un lieu de douleur ou de difficulté. Nous avons simplement traversé un hiver de découverte de soi et nous sommes prêts à explorer le Bosquet. En parlant de lui, il est illuminé par un rayon de soleil, qui atteint notre coquille. C’est le signal que nous attentions. le temps est venu d’aller vers la lumière, à l’intérieur du bosquet, de toucher les arbres et les plantes, d’être chez nous. Je voulais qu’il soit aussi accueillant que possible. Mais je voualis que notre attention soit sur l’œuf, donc j’ai laissé le fond dans des couleurs plus neutres.

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Je vous souhaite une bonne éclosion!

PS: j’entre dans cette période de l’année où je rentre habituellement dans ma coquille et où je ferme les issues. Mais cette année, j’ai décidé de rester ouverte. C’est une expérience en soi. Le côté positif, c’est que ma créativité est exacerbée. Le côté plus compliqué est que j’ai besoin d’apprivoiser cette douleur. Mais ressentir, quelle que soit l’émotion, c’est être en vie. La douleur fait aussi partie du cheminement. J’ai besoin de l’embrasser, tout comme j’embrasse le reste. J’ai choisi de vivre complètement, donc je prends chaque jour comme il vient, et j’essaie d’en tirer le meilleur. Je partagerai ce que je suis en train de créer (la version bujo de mon planner, les stickers pour le planner d’avril et le bujo…) dans les prochains jours, puisque je prends un peu de recul dans ma ‘vraie vie’ pour me concentrer sur ma croissance personnelle le plus paisiblement possible, et rester en équilibre.

Le Bosquet de l’Alchimiste 11. La porte.

Dernière semaine d’hiver. Il est temps pour nous de sortir de notre refuge et de commencer notre nouveau voyage dans le bosquet. Une porte s’ouvre, tout comme nous le faisons. Dehors, tout est paisible et accueillant. Nous pouvons faire notre premier pas en avant avec confiance.

Nous avons déjà un choix à faire. Mais nous sommes sereins, puisque nous savons que chaque possibilité correspond à ce dont nous avons besoin ici et maintenant. Nous sommes prêt à tout accueillir, à embrasser ce qui se présente sur notre chemin. Nous savons que chaque obstacle sera un tremplin, que chaque rencontre sera une leçon, que chaque lieu que nous visiterons sera notre maison.

C’est le moment de profiter du commencement de notre nouvelle aventure, d’ouvrir notre esprit, nos bras, nos yeux. De voir, de ressentir, de comprendre ce qui nous entoure. Et de réaliser que nous en faisons partie. Nous respirons l’air maritime, qui nous emplit de ses bienfaits. Nous laissons notre vue s’accoutumer à la lumière douce du soleil levant. C’est un jour parfait pour débuter notre cheminement. L’air est encore frais, comme l’hiver accueille doucement le printemps dans le cycle de la vie.

J’aime les visualiser discuter de ce qui s’est déroulé ces trois derniers mois, puis Hiver donne les clés à Printemps et part se reposer, sa mission accomplie. Printemps est joueur, et entreprend de s’amuser avec la météo, pour s’assurer que tout est tel que ça devrait être, parfois dans une même journée. Il laissera ensuite le soleil s’échauffer et la Vie se réveillera et rejoindra la fête.

Et d’une certaine façon, c’est aussi comme ça que je me sens à cette période de l’année. Pour moi, le mois de mars est spécial, et je passe par de nombreuses émotions jusqu’à sa fin, lorsque je peux enfin revenir à la vie, libérée des souvenirs et de la tristesse. Je laisse alors la vie prendre le dessus, comme si un voile était levé sur la beauté du monde. j’accepte ce cycle, puisqu’il me permet d’encore plu apprécier la renaissance du printemps. Un peu comme si j’avais besoin de me plonger dans les profondeurs une dernière fois avant d’en surgir et de briller de toute ma lumière par la suite. En devenant une fois encore le phénix que je suis.

Il est temps pour nous de nous ouvrir à la vie, de lancer nos intentions au monde et d’agir pour faire de nos rêves des réalités. Nous avons tout ce dont nous avons besoin en nous. Notre cheminement commence par un simple pas en avant. Faisons-le!

Alors sortons de notre zone de confort, et plongeons dans le monde qui n’attend que nous!

La carte

Je voulais exprimer l’ouverture à ce qui vient, et j’ai opté pour la porte, puisqu’elle permet que nous l’enjambions pour sortir de notre zone de confort. C’est un rite de passage, lorsque nous décidons d’agir et d’avancer réellement. Je voulais montrer un contraste entre le connu et ce qui nous attend. Et pour nous motiver, l’extérieur devait être lumineux. Sinon nous pourrions préférer rester à l’intérieur et nous n’irions pas explorer le monde avec confiance. J’ai donc dessiné des murs très sombres, mais qui sont éclairés par le moindre rayon de soleil. Nous ne sommes pas dans l’obscurité, nous avons juste éteint les lumières avant de sortir. La porte n’a pas de poignée, parce que nous sommes libre d’aller et venir comme nous le désirons. Nous n’avons pas besoin de nous enfermer à l’intérieur, nous sommes en sécurité, nous pouvons partir sans craindre pour ce que nous avons laissé derrière nous, tout est protégé. Je voulais montrer que le monde nous accueillait, j’ai donc dessiné une plage paisible, avec du sable fin, et de l’herbe ici et là, pour symboliser la vie qui nous attend. Je voulais exprimer la protection, alors j’ai ajouté des îles qui protègent notre refuge de potentielles vagues destructrices. Rien n’est parfait, et les nuages sont là pour nous rappeler que nous pouvons rencontrer des orages sur notre route, mais pour le moment, tout va bien, tout est paisible, tout est en place pour nous aider à avancer. Et puisque nous sommes ce que nous sommes, j’ai ajouté quelques étincelles de ci de là!

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Je vous souhaite une bonne semaine. Faites ce premier pas en avant et laissez le monde vous accueillir!

Le Bosquet de l’Alchimiste 10. Le Sac

Cette semaine, nous faisons nos bagages pour nous assurer que nous aurons tout ce dont nous aurons besoin pendant notre voyage.

J’aime faire mes bagages. Parce que mets dans mon sac un mélange d’objets dont j’aurai besoin là où je vais, et d’autres que j’ai envie de prendre avec moi. C’est un moment de choix, de préparation à vivre quelque chose d’inhabituel, à découvrir de nouvelles personnes, de nouveaux lieux. C’est un moment où les attentes rencontrent le fait d’être prêt. Lorsque tout est à la fois dans le brouillard et parfaitement clair. C’est à ce moment là que je sens que je suis capable de vivre complètement cette expérience, parce que je m’y suis préparée, et parce que je possède tous les outils dont j’aurai besoin pour vraiment en profiter.

Je suis prête à vivre quelque chose de nouveau et à partager ma propre expérience avec qui le voudra. J’apporte ma vision, tout en étant prête à recevoir les sensations particulières que les lieux où j’irai, les personnes que je rencontrerai et les l’atmosphère particulière du voyage m’apporteront. C’est un saut dans l’inconnu et une expérience vécu par le connu.

Alors que je fais mes bagages, je sens l’excitation monter. Je sais que chaque voyage apporte quelque chose qui peut changer ma vie, ou du moins ma vision des choses. J’essaie toujours de garder mon esprit, mes yeux et mes bras grand ouverts. Pour pouvoir vivre cette expérience en profondeur. Je n’oublie pas d’apporter quelque chose sur laquelle écrire mes pensées, mes émotions, mes sensations. Et je prends beaucoup de photos de personnes, de lieux, et parfois de choses paraissant insignifiantes mais qui m’inspirent… des cailloux, des plantes, des paysages, des ciels. Tous mes sens sont à l’affût et j’absorbe autant que je le peux. C’est une expérience vraiment intense, mais c’est comme ça que j’aime la vivre.

Pour pouvoir la vivre à fond, j’ai besoin de m’assurer que j’ai tout ce dont j’ai besoin avec moi: la joie, l’ouverture, des vêtements chauds pour ces soirées qui se prolongent tard dans la nuit et où le monde est réinventé, la volonté de partager, la volonté d’apprendre de tout ce qui peut se trouver sur mon chemin, et la sérénité de prendre le temps dont je pense avoir besoin pour aller au cœur des choses.

Donc cette semaine, nous remplissons notre sac avec tout ce dont nous avons besoin pour faire du voyage dans le Bosquet quelque chose d’unique, qui nous nourrit, qui change nos vies… avec un esprit apaisé, la certitude de l’inattendu et la volonté de profiter de chaque pas. Attrapez votre sac préféré, remplissez-le, et préparez-vous!

The card

J’ai une faiblesse pour les sacs besace. Je les aime, j’aime toutes leurs poches, l’accès facile à leur contenu, et leur capacité. Mon sac de tous les jours est un sac besace. D’ordinaire, il contient mon portefeuille, mon téléphone, mes clés, un ou deux carnets, des stylos et mes flutes. Il y a encore de la place pour plus, donc je peux me permettre de ramasser des cailloux, des feuilles, des plumes, tout ce que je trouve sur mon chemin. Et c’est ce que je voulais exprimer dans ma carte et oui, le sac ne pouvait pas être autre chose qu’une besace haha. Nous ne sommes pas encore en voyage, mais presque, donc j’ai dessiné un arbre sous lequel nous pouvons nous reposer, à l’ombre, et partager un dernier moment avec la sagesse de cet ancien. Ensuite nous nous lèverons et nous prendront ce chemin vers l’inconnu, sous le soleil. Notre temps est venu de briller. Pour le moment, nous rassemblons nos forces.

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A partir de cette semaine je vous propose les deux versions: en couleurs et en noir et blanc!

La semaine prochaine sera la dernière de l’hiver. Ensuite nous plongerons vers le printemps, nous éclorons, nous nous épanouirons et nous profiterons des jours plus doux, du retour des couleurs. Nosu reviendrons, complètement, à la vie.