Je fais ce qu’il faut pour garder mon esprit occupé ces jours-ci…
J’ai commencé à faire les jeux de cartes pour les mois de janvier à mars.
J’ai décidé de faire des boites pour chacun des jeux, avec le thème du jeu sur la face pour trouver facilement le jeu que je veux explorer.
Dans le document pdf, vous trouverez le patron de la boite à imprimer et découper. Il vous suffira ensuite de plier sur les traits gris, et de découper l’encoche au dos. Un peu de colle sur les languettes et c’est fini!
Attention!! Pour que la boite soit de la bonne taille, vous devrez imprimer le pdf en mode « sans bordure ».
J’ai eu envie de donner un peu plus de relief à mon cheminement ce mois. J’ai choisi le thème de l’épanouissement, parce que c’est exactement sur quoi je vais me concentrer. Et jouer avec des cartes me manquait, je dois l’avouer… J’adore faire correspondre des images à mes écrits… Et me voila donc à choisir des images, à les associer avec mon cheminement. Au départ, je voulais uniquement en choisir une pour chaque ‘étape hebdomadaire’. Et je me suis laissée emporter… me voila donc avec 30 cartes, une pour chaque jour…
un aperçu de toutes les cartes
Dans le document pdf, vous trouverez:
30 cartes à imprimer en recto verso, chacune comportant une image au recto et la question correspondante au dos. Les questions sont numérotées.
1 carte de ‘couverture’, avec le thème au recto et quelques idées pour les utiliser au dos.
22.05.2022: j’ai retiré le pdf de mon blog. Vous le trouverez bientôt dans un pack spécifiquement créé pour ce cheminement.
Voici comment vous pouvez les utiliser:
Au quotidien:
Vous pouvez les imprimer comme prévu, en recto verso, puis les découper. Chaque jour du mois d’avril, vous pourrez prendre la carte du jour, lire la question, vous laisser inspirer par l’image et répondre à la question au dos de la carte ou dans un carnet à part.
Vous pouvez les imprimer en recto verso, puis choisir la carte qui vous inspire le plus, sans tenir compte du nombre associé à la question. Vous pouvez ensuite répondre à la question au dos de la carte ou sur un carnet à part.
Vous pouvez n’imprimer que les rectos, et choisir la carte qui vous inspire le plus et vous laisser porter par l’image pour écrire votre cheminement.
Vous pouvez utiliser la carte du jour ou celle de votre choix comme base d’une méditation.
Chaque semaine:
Vous pouvez choisir une carte et décider qu’elle sera votre inspiration de la semaine. Laissez-vous porter par l’image et/ou la question.
Plus ponctuellement:
Vous pouvez choisir une ou plusieurs cartes et vous en servir comme support à une méditation, à une introspection particulière.
Vous pouvez imprimer uniquement les rectos (ou en recto verso, c’est vous qui choisissez), et les utiliser comme des cartes postales pour les envoyer à qui bon vous semble.
Elles offrent vraiment beaucoup de possibilités. Si elles vous ont donné d’autres idées, n’hésitez pas à m’en parler en commentaire, que je puisse les partager dans un prochain article! Et si vous désirez que je fasse les jeux pour chaque mois, dites-le moi. Je pense aussi faire les jeux des mois précédents, juste pour mon usage personnel, mais si ils vous intéressent, faites-le moi savoir, je me ferai un plaisir de vous les partager!
Demain, sortez vos papiers épais, vérifiez que vos cartouches d’encre sont pleines, ou préparez une clé usb pour aller faire imprimer son contenu. Parce que je vous offre les cartes du cheminement!
Un petit aperçu:
Dans le document pdf, vous trouverez 30 cartes A6 à imprimer. Le png ci-dessus est de bien moindre qualité que le pdf. Ce mois-ci le thème du voyage est l’épanouissement. Les cartes sont faites pour être imprimées en recto verso, l’image au recto correspondant à la question du jour (les questions sont numérotées) au dos. Mais vous pouvez n’imprimer que les images si vous le désirez.
Je vous parlerai demain des différentes manières dont vous pouvez vous en servir.
J’avoue, j’ai pris beaucoup de plaisir à associer des images à chacune des étapes du cheminement du mois d’avril, et je pense reprendre les précédents pour en faire des jeux aussi… et continuer de le faire chaque mois… parce qu’elles ouvrent à tellement de possibilités! Et chaque image est vraiment inspirante.
J’espère que ça vous tente. Ce mois de février, j’ai envie d’avoir une vision claire sur ma vie, en général… je vais me concentrer sur la levée de quelques voiles, de voir les choses sous une perspective différente, de laisser le jugement et les blocages au loin pour le faire dans le discernement et l’ouverture d’esprit. Pas de victimisation, pas de reproches. De la compassion, de la douceur, de la sérénité.
Je me suis aussi fixé comme petit challenge d’observer, de voir réellement avec de combler le vide de mon silence par mes paroles. Je pense que ça va être intéressant. Je viendrai aussi vous faire part des outils et des petits trucs que j’ai glanés le long de mon chemin.
Le premier est vraiment de me placer dans une dynamique de discernement: de voir ce qui est, de l’accueillir. Le plus objectivement possible. Hors de question d’envisager les choses d’un point de vue de juge (ça devrait être comme ça, ils devraient faire ça, je devrais être comme ça….) ou de victime (ça n’arrive qu’à moi, je ne suis pas comprise, pas appréciée, je ne suis pas capable…). Complètement illusoires, ces points de vue, complètement subjectifs… Il ne s’agit pas de moi, il s’agit d’une situation. Qu’elle soit personnelle, professionnelle, médicale ou que sais-je encore, elle existe. Et faire preuve de discernement, c’est lui reconnaitre cette existence. Oui, il se passe ça. Est-ce que je peux y faire quelque chose? Est-ce que ça dépend de moi? Ou dois-je juste observer sa progression, parce qu’il n’y a rien que je puisse faire?
J’avoue, c’est difficile… Je l’ai expérimenté cette semaine, et pffffff, j’ai encore du travail à faire.
La situation: j’ai une bronchite asthmatiforme.
Conséquences: je dois me reposer, suivre un traitement. je ne peux pas aller travailler…
Et paf! Le jugement me saute dessus, comme il l’avait fait avant que mon médecin ne m’arrête.
Je culpabilise (mes pauvres élèves, et leur parents, et les collègues qui vont devoir s’occuper d’envoyer le travail à mes élèves pour lundi et mardi, je n’ai pu préparer que vendredi…. ).
Je m’en veux (si j’avais été voir le médecin plus tôt, je n’aurais pas eu besoin d’en arriver là, j’aurais pu préparé des fichiers complets pour le travail de mes élèves pour le début de la semaine aussi…).
Je râle (mais comment est-ce que j’ai attrapé ce truc? ).
J’en veux à mon corps qui me lâche, encore une fois.
Et là, je décide de changer de perspective. Place au discernement.
Le système est grippé, il n’y a pas de remplaçants. Je n’y suis pour rien. Ce n’est pas de mon ressort, je n’ai pas à culpabiliser. Mes collègues ne sont pas tenus d’envoyer quoi que ce soit, il existe un site gouvernemental pour le suivi (qui est ce qu’il est, mais ce n’est pas non plus de mon ressort…).
Je ne suis pas allé voir le médecin avant, malgré ma toux, et mon essoufflement, complètement épuisée, parce que je culpabilisais de laisser ma classe et de mettre mes élèves et leur famille dans la difficulté. Alors que le système est grippé, ce n’est pas de mon ressort (oui, j’ai du me répéter ce truc plein de fois, une sorte de mantra hahaha)
J’ai un fond asthmatique depuis le décès d’Emma, et le masque porté toute la journée n’a pas du aider à compenser. Mon médecin m’a dit que j’avais sûrement attrapé la covid en décembre (lorsque 8 classes sur 9 étaient fermées: toutes sauf la mienne: pas de test, pas de positifs). Mais comme je suis vaccinée et que j’ai mis la fatigue sur le compte de la fin de période (ceux qui ont des enfants de moins de 8 ans dans leur entourage comprendront que la période avant Noël n’est pas la plus reposante…). J’ai fait ce qui était attendu de moi (vaccination, port du masque, auto tests…). J’ai eu la chance de ne pas avoir fait une forme grave. Mais mes poumons, eux, n’ont pas repris une activité normale, et c’est pourquoi je tousse depuis près d’un mois… j’ai écouté mon corps, j’ai appliqué le traitement habituel en cas de crise d’asthme, mais ce n’était pas suffisant. J’ai donc pris rendez-vous avec mon médecin, qui m’a prescrit ce qu’il faut pour me soulager et me permettre de reprendre des forces. J’ai fait ce qu’il fallait compte tenu des circonstances.
Mon corps a lutté, et plutôt vaillamment, dans les conditions qui sont celles dans lesquelles il évolue en ce moment. Il a aussi rapidement réagi au traitement, et tout semble commencer à rentrer dans l’ordre.
Dès lors, j’ai pu me mettre dans l’action, et non plus dans l’émotion, la culpabilité. Je me suis concentrée sur ma remise sur pieds. J’ai coupé mon email pro (je suis en arrêt, je n’ai pas à travailler, mais à me reposer). J’ai suivi l’ordonnance à la lettre et j’ai fait ce que je devais faire pour contrer les effets du traitement. Impossible de me concentrer, je ne pouvais ni lire, ni écrire, et encore moins m’avancer dans mon travail. J’ai donc choisi de faire ce qui était possible, et qui me permettait de rester la plus calme possible. Et ça m’a fait du bien, que ce soit sur le plan mental que physique.
Jeudi, je reprends le travail, sereinement.
Voila, un petit exemple de ce que je m’apprête à mettre en œuvre ce mois de février… Ouvrir les yeux, faire preuve de discernement.
Cette semaine nous nous consacrerons aux rythmes , et nous profiterons de la Pleine Lune pour récolter les fruits de nos intentions.
Pour moi, la Lune est la maitresse des cycles. En tant que femme, mon propre cycle s’harmonise avec le sien. En tant qu’être humain, ma vie est plus ou moins guidée par son rythme, en tant qu’être vivant, je suis le cycle de la vie. Beaucoup de domaines de nos vies sont liés aux cycles, que nous en ayons conscience ou non. Et comme ce soir, c’est la Pleine Lune, il n’y a de meilleur moment pour partager avec vous ma vision des cycles.
Si nous observons le cycle de la Lune de plus près, nous voyons que le nôtre n’est pas si différent. Nous commençons par la lune noire dans l’obscurité du ventre maternel, puis nous entrons dans la nouvelle lune de notre enfance, où nous grandissons et nous ancrons au sein de notre famille. Puis nous migrons vers le premier quartier de nos jeunes années, où nous commençons à construire notre vie, notre propre famille, où nous commençons notre propre cheminement, où nous devenons plus forts, plus indépendants. Vient ensuite la Pleine Lune de la maturité, où nous sommes des professionnels accomplis, où nous savons qui nous sommes, ce que nous voulons, où nous avons atteint la stabilité et la maturité, où nous récoltons les fruits de notre labeur. Vient ensuite le dernier quartier de notre vie, où nous ralentissons, où nous prenons le temps de la réflexion, où nous pouvons voir ce que nous avons accompli. Nous passons ensuite à la lune noire de nouveau, pour achever notre cycle.
Nous pouvons également nous aligner avec les phases de la Lune lorsqu’il s’agit de projets, de relations, ou de notre croissance spirituelle. La nouvelle Lune serait ce temps de réflexion où nous plantons les graines de nos intentions, nos rêves, dans l’obscurité protectrice de notre esprit, en leur laissant le temps de prendre racine, jusqu’à ce qu’ils puissent sortir à la lumière. Ils germeraient alors dans le premier quartier de nos désirs, et demanderaient toute notre attention et qu’on prenne soin de les nourrir pour qu’ils puissent grandir sainement et puissamment. Ils s’épanouiraient alors pendant la Pleine Lune de notre récolte, o nous verrions les fruits qu’ils portent, ou nous profiterions de leur abondance. enfin, le dernier quartier de nos pensées nous offriraient un temps de réflexion, pour rassembler les leçons que nous avons tirées de cette expérience, et en être reconnaissant. Il ne signifierait pas la fin de ce projet, que nous pouvons conserver aussi longtemps que nous le désirons, mais plutôt de la base de lancement d’autres projets qui en seraient le prolongement. Un nouveau cycle commencerait alors, puis un autre, et ainsi de suite, pour satisfaire nos besoins et nos envies, pour nous aider à évoluer vers notre plein potentiel et être ce que nous sommes sensés être.
Nos vies sont enfin régies par des cycles: les heures, les jours, les semaines, les mois, les saisons, les années. Nous pouvons choisir de les suivre, de nous laisser porter par le flux et le reflux de la Vie, de faire partie de cette harmonie rythmique, ou nous pouvons essayer d’en courber le cours. En embrassant notre nature cyclique, nous nous autorisons à embrasser son universalité, en temps qu’être vivant. En tentant de nous y opposer, nous permettons à notre égo de prendre le dessus, et nous nous déconnectons du rythme universel. J’ai choisi de me laisser porter complètement par le cycle de la Vie, et de revenir à une approche plus naturelle de mes propres rythmes et cycles. En tant que femmes, on nous dit souvent que nous traversons 3 cycles: celui de l’enfant, celui de la mère et celui de l’ancienne. Mais pour être tout à fait honnête, il me parait manquer un élément…. Nous ne passons pas du stade de mère à celui d’ancienne… Il y a ce temps où nous régnons sur nos vies, épanouies, confiantes, où nous n’avons rien à prouver à qui que ce soit. C’est la phase de la Reine. C’est ce moment où nous brillons, dans l’acceptation et le partage, dans la sagesse de ce que nous avons vécu jusqu’ici, dans l’harmonie avec nos corps, et de notre identité de femmes, et non pas seulement mères, pas seulement mères ou sœurs, mais femmes entières et épanouies. C’est ce temps où nous nous sentons libres d’être celles que nous désirons être, ou nous faisons profiter à ceux qui nous entourent, famille, compagnons, amis, collègues, de notre récolte. C’est aussi alors que nous nous reconnectons avec notre corps, non pas en temps que berceau de vie potentiel, mais en tant que tel. C’est à ce moment là que nous prenons conscience des transformations qu’il a subit pour nous porter jusqu’ici et où il est important d’en prendre soin, de le remercier, de le reconquérir pour ce qu’il est. Je vois mes cheveux blancs comme une couronne et je tiens ma tête bien droite, en la revendiquant. j’accueille avec joie mes vergetures et mon ventre comme des trophées reçu pour avoir été une mère. Et en ce qui me concerne, j’en suis heureuse, parce qu’ils sont tout ce qui me reste de ce temps, ils sont les témoins de cette partie de ma vie. Je me sens bien dans mes courbes, qui sont pour moi le signe extérieur de ma féminité, et je n’essaie pas de les cacher, de les enfouir, de les nier. Je règne sur ma vie, en étant celle que je suis. J’ai beaucoup de respect pour autrui, mais je ne tolère pas l’irrespect, que ce soit envers moi ou envers qui que ce soit. J’éduque, je valide, je ne cache pas le pouvoir que j’ai sur ma propre vie. Je choisi de l’embrasser de toutes mes forces, et de la laisser s’épanouir autant qu’elle le désire. Je suis une Reine. J’ai choisi de me laisser porter par le flux et j’en suis reconnaissante.
Alors cette semaine, prenez conscience des cycles qui existent dans votre vie, et essayez de vous y aligner. Parce que vous le méritez.
La carte
Ce soir, c’est la Pleine Lune, alors je n’ai pas pu résister à la tentation de la dessiner, tout simplement. Juste une Lune dans sa simplicité, sa rondeur, et sa douceur. Il n’y a rien d’autre à ajouter. J’espère qu’elle vous plaira!
Cette semaine, nous nous concentrerons sur le fait d’apprécier le temps que nous pouvons passer seuls. La vague de chaleur m’a recluse chez moi, seule. Je passe habituellement la plupart de mes étés dans une sorte de retraite, pour me ressourcer et faire le point. Mais je commence par passer la moitié de mes vacances à travailler, pour que tout soit prêt à la rentrée. Une fois fait, je peux profiter de vivre à mon rythme, de faire ce qui me rend heureuse, d’apprendre et de lire sur des sujets qui m’intéressent. C’est à la fois ressourçant et enrichissant.
J’ai appris à aimer être seule avec moi-même, surtout parce que mon travail requiert un contact avec beaucoup de personnes le reste de l’année, les collègues, la hiérarchie, les parents et que sais-je encore, et de devoir gérer leurs vues et leurs attentes, tout en les amenant à prendre en compte les miennes et en essayant d’éduquer ces 25 petites personnes qui me sont confiées chaque année. Ce qui me prend beaucoup d’énergie, de patience et de confiance en moi. Tout est remis en cause quotidiennement, rien n’est jamais acquis, et les règles du jeu changent régulièrement. Je finis l’année complètement drainée, en général. Et ce n’est pa une question de limites saines non érigées. C’est le prix que je paix pour faire ce travail. Et l’année dernière a été encor plus lourde à gérer, avec le protocole sanitaire à faire respecter sans avoir les moyens de le faire, et sans aide de la hiérarchie qui semblait prendre un malin plaisir à le changer dès qu’on parvenait à mettre quelque chose en place qui tenait la route…. ça n’a pas été ma meilleure année, clairement. Alors oui, j’ai vraiment besoin de temps pour me rebooster, me ressourcer, retrouver mes forces et prendre du recul par rapport au stress et l’incohérence auxquels j’ai du faire face le reste du temps. C’est un nettoyage en profondeur, en quelque sorte.
Je n’ai aucun souci à me confronter à mes propres pensées, et les vacances me donnent l’opportunité de creuser mes centres d’intérêt, de découvrir de nouvelles choses, de comprendre certaines dynamiques que j’ai constatées mais que je n’ai eu le temps que de survoler. Je nourris mon esprit, mon mental tout en prenant soin de mon corps. Je ne suis pas faite pour les températures estivales, surtout lorsqu’elles atteignent plus de 35°C comme cette année… j’essaie de vraiment m’assurer de dormir suffisamment, de m’hydrater et de faire en sorte que mon corps ne souffre pas trop de la chaleur. La lecture est alors une de mes activités favorite, avec la sieste…. puisque je ne peux vraiment pas faire comme d’habitude, mon cerveau est au ralenti à partir de 30°C et mon corps ne suit pas non plus…. et non, pas de clim ici, donc je paie le prix fort physiquement… Mais j’ai découvert qu’en ajustant mon rythme de sommeil aux plus chaudes heures de la journée me permettait d’être très efficace dans les heures les plus fraiches. Ce qui signifie clairement que je suis majoritairement nocturne pendant les jours les plus chauds… et que ça me convient parfaitement !
L’été est vraiment un temps où je prends soin de moi. Je le vois comme une sorte de retraite, et je prends souvent conscience du chemin parcouru à ce moment là. Mais pour ce faire, je dois me traiter comme je le mérite. J’ai appris à respecter mes pensées, et à comprendre ma façon de penser. J’ai appris à écouter mon corps et ses besoins, et à faire ce qu’il faut pour les satisfaire. j’ai appris à embrasser mes émotions et à les laisser s’exprimer librement.. C’est vraiment un moment de libération et de transformation. Je peux passer autant de temps que nécessaire à prendre soin de moi, au lieu de ne m’occuper que des besoins et des envies d’autrui, et j’en ai vraiment besoin. Je reste en contact avec ma famille et mes amis, mais je me place en premier, et ça me fait du bien. Je peux ensuite, à mon rythme, reprendre des interactions sociales, avec un bien meilleur état d’esprit et général.
J’aime également ce moment de l’année parce qu’il me permet de me reconnecter avec tout ce que j’aime. Et que ça m’apporte vraiment beaucoup. Après un certain temps, je recommence à m’ouvrir aux petits rien, je recommence à voir le monde avec des yeux émerveillés. Je considère vraiment ce temps de retraite comme un cadeaux que je me fais. Un temps pour me reconnecter avec moi-même, avec mes aspirations, avec mes inspirations, pour me concentrer sur ce qui m’apporte de la joie et cette sérénité après laquelle j’ai couru toute l’année. Je choisis qui voir et où, combien de temps, mais je reste majoritairement seule. Parce que je mérite toute mon attention, au moins une fois par an. Et que j’ai la chance de pouvoir le faire.
C’est aussi un moment riche en créativité. Je peux libérer mon esprit et laisser mon âme s’exprimer. C’est en général là que je commence à penser au voyage intérieur de l’année prochaine, lorsque je plante sa graine. C’est à ce moment là que j’explore de nouvelles techniques, que j’approfondis certaines pratiques, que je lis, que j’écris, que je pains, que je bidouille…. C’est à ce moment là que je prends le temps de nourrir ma créativité et que je la laisse s’épanouir.
Alors cette semaine, essayez de prendre un peu de temps pour vous, donnez-vous rendez-vous, organisez un jour, un week end, une semaine de bien être pour vous reconnecter avec l’être unique et magnifique que vous êtes. parce que vous le méritez.
La carte.
Je suis des cours de digital painting cette année. Et cette semaine, nous devions réaliser plusieurs croquis,e n variant les thèmes: des objets, des animaux, des personnages, des paysages. Avec cette chaleur, j’ai tout de suite pensé à un désert!! Pour moi, le dessin est vraiment une pratique méditative. J’ai donc profité de ce temps pour réfléchir à ce que le désert pouvait signifier pour moi. J’ai pris les choses dans le sens inverse cette fois. Je n’avais pas d’idée de thème précis, et c’est en dessinant que j’ai choisi de faire du désert ma carte, et que le sujet de la retraite s’est imposée. J’ai fait mon croquis pour mes cours, mais j’ai choisi une autre voie pour ma carte, en prenant encore une fois les choses dans un sens différent. j’ai pris la même référence mais au lieu de faire un croquis et de passer à la coloration, je suis partie de masses de couleurs pour les affiner par la suite, jusqu’aux détails. Je devais en avoir assez de faire des croquis hahaha. Quoiqu’il en soit, je suis sortie de ma zone de confort, encore une fois, et je ne le regrette pas, encore une fois. j’ai beaucoup appris de cette expérience. Et je suis plutôt contente du résultat. j’espère qu’il vous plaira également !
Cette semaine, nous nous concentrerons sur notre lumière intérieure, comment être nous-même et apporter du réconfort à autrui, comment briller en toute sécurité. Et je trouve très amusant de le faire au moment de la nouvelle lune hahaha. Parfait timing!
Pour moi, nous possédons tous notre propre lumière intérieure. Nous pouvons choisir de la garder cachée, ou la laisser briller. Elle n’a pas besoin d’être un stroboscope. Nous pouvons juste la laisser luire en douceur, au sein d’un cadre protecteur. Tout comme une lanterne dans la nuit, nous dévoilons un peu de l’inconnu pour ceux qui voyagent aux alentours. Nous pouvons leur offrir de la lumière, de la chaleur, et les aider à allumer leur propre lumière. Nous leur permettons de comprendre où ils se trouvent, et d’apercevoir les différentes directions qu’ils peuvent ensuite prendre. Et nous le faisons en étant simplement nous-même, en laissant notre propre lumière briller.
Le cadre métallique de la lanterne protège le verre plus fragile qui entoure la flamme et lui permet d’être vue d’un peu peu plus loin. Notre cadre est constitué de tout ce qui nous apporte de la sécurité. Nous le construisons à partir de notre confiance en nous, de nos valeurs et de nos principes. Grâce à lui, nous sommes capable de briller même dans l’obscurité.
L’inconnu n’est pas forcément sombre. Il est en fait plutôt embrumé. Mais notre lumière nous permet de voir ce qui est autour de nous, et d’être un repère pour autrui. Ils peuvent se servir de notre position pour aller un peu plus loin, à la limite de ce que nous avons dévoilé, et de ce fait dévoiler eux même un peu plus, ou rester avec nous pour explorer ce que nous avons découvert. Mais peu importe ce qu’ils décident de faire, ils ne sont pas des insectes aveuglés par notre lumière, ils sont d’autre lanternes. Certains ont besoin d’être rallumés, d’autres brillent déjà. Ensemble, nous pouvons partager nos lumières pour explorer, ou nous donner les un les autres la confiance en nous nécessaire pour briller un peu plus, un peu plus longtemps.
L’inconnu n’est pas notre ennemi. Il s’agit juste des lieux où nous ne sommes pas encore allés, des personnes que nous n’avons pas encore rencontrées, des expériences que nous n’avons pas encore vécues, des leçons que nous n’avons pas encore apprises. Et nous avons pour rôle de les découvrir, de les vivre. Protégés par notre cadre, en les illuminant. Et quoi qu’il se passe, nous n’en verrons qu’une infime partie, en laissant les autres en découvrir un peu plus. Petit à petit. Chacun d’entre nous étant un repère duquel les autres pourrons s’élancer. Donc peu importe ce qui se passe, je sais qu’en étant moi-même, en ne me cachant pas mais au contraire en laissant ma lumière être vue, je recevrai tout autant que je donnerai. Ma lumière n’aveuglera personne, mais au contraire sera accueillante. Il ne s’agit pas ici de se faire voir par tous les moyen, d’être un phare. Mais au contraire de créer un environnement de chaleur, confortable, sécurisant.
Puis nous reprendront chacun notre route, et éclaireront une autre partie inconnue de la vie. En emportant avec nous notre lumière. En luisant paisiblement et gaiement au cas où d’autres aient besoin de la voir ou de la sentir. Nous n’avons pas besoin d’imposer notre propre vision du monde. Mais nous pouvons la montrer à ceux qui sont intéressés. En respectant leur propre cheminement, leur propre façon de briller, en les autorisant à briller un peu plus fort, et en dévoilant un nouveau chemin que nous prendrons peut être lorsque le temps sera venu. Nous faisons tous partie de l’inconnue, et ce qui en fait la beauté est qu’il y a encore tellement à découvrir! Nous rencontrerons d’autres lanternes sur notre chemins, qui nous permettrons de nous reposer à notre tour, avec qui nous pourrons partager, de qui nous pourrons apprendre. Nous choisirons alors de rester un peu plus, ou plus longtemps, ou de repartir rapidement. Et tout ira bien.
Mais ce que nous avons besoin de comprendre et d’accepter est que chacun d’entre nous brille de sa propre lumière. Elles sont toutes différentes. Elles ne dévoilent pas non plus les mêmes choses. Chacune d’entre elles a sa propre couleur, sa propre intensité, sa propre portée. Mais toutes brillent. Elles peuvent se trouver au même endroit ua même moment et pour autant, l’une d’entre elles peut dévoiler le sol et les petites choses qui s’y trouvent, alors qu’une autre peut se focaliser sur la cime des arbres et sur le ciel, et qu’une autre encore éclaire les plantes et le paysage un peu plus lointain. Nous brillons tous différemment et la beauté de l’existence est d’interagir afin d’avoir une vue un peu plus complète de ce qui nous entoure. Certains brilleront plus fortement pendant la journée, lorsque le brouillard couvre tout de son voile cotonneux, alors que d’autres se sentiront plus à même d’illuminer l’obscurité, où leur propre lumière donnera une teinte plus douce à ce qui est encore inconnu, ne serait-ce que pour un court moment. Et il y a ceux qui brillent quoi qu’il en soit, comme s’ils savaient qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’être des repères ancrés, stables, constants afin d’aider ceux qui se sont égarés à retrouver un chemin. Nous brillons, luisons, étincelons. Nous le faisons tous à notre manière, et c’est ce qui rend ce monde si beau.
Alors cette semaine, laissez votre lumière briller, et observez ce que vous dévoilerez. Profitez de ce moment. Parce que vous le méritez.
La carte
J’ai choisi de dessiner une lanterne métallique, mais il est for probable que la carte définitive soit différente, plus organique. J’aime néanmoins le contraste entre la couleur du cadre métallique et celle de la flamme. C’était vraiment un défi pour moi de dessiner quelque chose qui ne soit pas naturel, qui ait une structure claire et rigide, et d’être capable de rendre l’aspect d’une texture métallique. Mais je me suis vraiment bien amusée à faire des tests, et je suis fière de ce que j’ai été capable de faire au final. Même si je risque fort de la refaire… ou non…. J’aime vraiment beaucoup cette petite lanterne, pour être tout à faire sincère, et j’espère qu’elle vous plaira également !