Parce que j’avais envie de commencer mon week end avec un peu de printemps.

Les couleurs sont coordonnées à mes stickers d’hier. Je pense en faire pour chaque mois… à suivre!

Les livres sont magiques à mes yeux. Les mots eux mêmes renferment leur propre pouvoir magique, ils peuvent matérialiser nos plus profondes émotions, nos secrets, et nous donner accès aux pensées et mondes intérieurs d’autres personnes. Ils sont ce moyen de communiquer le savoir à la fois simple et efficace, qu’il soit vieux de plusieurs centaines d’années ou qu’il concerne les dernières recherches. Ils créent une culture, ils nous amènent à confronter nos propres croyances à celles d’autrui, ils nous offrent des réponses, ainsi que de nouveaux questionnements. Et l’aspect le plus magique: nous avons du apprendre à déchiffrer ces symboles qui courent sur les pages pour accéder à ce savoir. Dans notre propre langue au départ, puis dans d’autres, avec leur propre logique, leur propre culture. Si ce n’est pas de la magie, je ne sais pas ce qui peut l’être.
J’aime probablement écrire autant que j’aime lire. J’ai toujours soif de nouvelles connaissances, de nouvelles compréhensions, de nouveaux horizons. La plupart du temps, je n’écris pas la même chose en français et en anglais. Pour moi, ce sont deux langages complètement différents, et je leur confère des attributs particuliers. J’en ai pris conscience lorsque je me suis sentie suffisamment à l’aise pour commencer à écrire directement en anglais. Je n’exprimais pas la même gamme d’émotions, je ne pensais pas de la même manière qu’en français. Et j’ai accepté entièrement ce fait, parce que pour moi chacune des langues expriment une partie de ce que je suis, elles sont complémentaires. Cette année je tente une nouvelle approche, puisque chaque étape est écrite soit en français, soit en anglais, puis traduite dans l’autre langue. Je me laisse portée, et j’écris dans la langue qui me parait la plus adéquate à transcrire ce que le thème de la semaine signifie pour moi. J’apporte néanmoins quelques nuances, parce qu’elles me paraissent correspondre à l’esprit de la langue.
J’ai passé du temps à apprendre à me connaitre. J’ai eu l’opportunité de vivre des expériences de vies qui ont remis en question tout ce que j’étais, tout ce que j’avais, tout ce que je croyais. Un peu comme si je m’étais retrouvée complètement nue au milieu d’un champs de ruines. Je devais déterminer ce dont j’avais besoin pour pouvoir continuer, ce sur quoi je pouvais compter, qui j’avais besoin dans ma vie. Qui j’étais, vraiment, lorsque tout m’avais été pris. Lorsque je n’avais aucun contrôle sur ma propre vie, alors qu’elle était toujours mienne, et que je me devais de la mener. Chacune de ces expériences ont été des voyages en soi. Et j’ai commencé à mettre sur papier ce que je ressentais, pour libérer mon esprit, pour calmer mes émotions parfois trop envahissantes, pour avoir une vision plus claire de la situation que je vivais. Je pouvais écrire dans un journal, ou opter pour la poésie, ou encore laisser mes pensées errer en ligne, mais je mettais en mots ce que je vivais. J’exerçais la magie du lâcher prise en posant les mots.
De temps en temps, je reviens à ce que j’ai écris pendant ces moments-là. Et si je me reconnais dans ces textes (après tout, je les ai écrits), je ressens également une distance avec celle que j’étais alors. Mon ressenti a évolué, ma vie également. Si je suis la même au cœur, je suis devenue à la fois plus complexe, parce que j’ai appris, expérimenté, ressenti depuis, et plus simple, parce que je me suis débarrassée de toutes les idées ou perceptions dont je n’avais plus l’utilité. Je sais qui je suis aujourd’hui parce que je sais ce qu’il m’en a coûté pour y parvenir.
Et je sais que si j’en ressens le besoin, je peux toujours aller rechercher un livre pour obtenir, si ce n’est une réponse à mes questions, du moins les clés pour une meilleure compréhension. Je n’attends pas que quelqu’un apparaisse pour me donner ce dont j’ai besoin. Je pars à la découverte de ce savoir, je le poursuis. Et la plupart du temps, je l’acquiers. Je me laisse portée par mon intuition, je laisse mon esprit errer, et lorsque je sens que j’ai besoin d’aller plus loin, je recherche quelqu’un qui a su, si ce n’est maitriser ce que je perçois, du moins creuser plus profondément. J’aime explorer les pensées d’autrui, leur manière de percevoir le monde qui les entoure, la façon dont ils ont pu exprimer leur vision, leur explication du monde, et leur désir de la partager avec ceux qui pouvaient la recevoir. Je ne le fais pas de manière scolaire, je ne les étudie pas scientifiquement, je prends ce qui me parle, ce qui fait sens avec ma propre réflexion et qui me guide sur le chemin que je prends.
Cette semaine, j’ai décidé d’imprimer mes deux voyages jumeaux (the Alchemist Grove et le Bosquet de l’Alchimiste) et de les placer dans leur livre respectif. Dans quelques années, je pourrai les lire et me souvenir, probablement avec tendresse, compassion et un peu d’amusement de là où je me trouve dans mon cheminement, cette année. Je tiens aussi un journal, dans le quel je n’écris pas tous les jours mais où je consigne ce qui me semble important, afin de prendre du recul et de le garder en mémoire.
Donc cette semaine, choisissez un carnet, un cahier, un livre, ouvrez un nouveau document sur votre ordinateur, et faites votre page de garde. Le titre peut attendre, il viendra peut être plus tard, lorsque vous trouverez ce qui résonne en vous. Vous pouvez ajouter des décorations, des gribouillages, ou la laisser simple. Faites ce qui vous correspond. Choisissez la couleur dans laquelle vous souhaitez écrire. La plupart du temps, j’écris à l’encre noire, au stylo encre, mais si j’ai besoin de contraste, j’utilise soit du Bleu Sarcelle, soit du Bordeaux. Il n’y a pas de règles, vous pouvez inventer les vôtres, ou vous laisser porter. Amusez-vous, faites-le avec compassion pour vous-même. Parce que vous méritez que votre histoire soit écrite, et que le vous du futur replongera avec joie dans l’évolution que vous avez vécue. C’est un cadeau que vous vous faites!
Cette carte est sans aucun doute ma préférée jusqu’ici. Le choix de la pile de livres m’a paru évident, puisque j’en ai plusieurs à la maison. Je voulais qu’ils aient l’air anciens et précieux, mais je ne voulais pas réduire le champs des possibles donc au lieu de choisir des auteurs ou des titres particuliers, j’ai opté pour un langage imaginaire. N’essayez pas de les ‘traduire’, je me suis laissée portée et ils ne correspondent à rien de ‘réel’. J’ai également décidé d’ajouter quelques décorations, toujours avec l’idée de les rendre précieux, presque sacrés. Et j’ai essayé de donner à leur couverture un aspect de cuir. Je voulais également que leurs pages aient l’air anciennes, presque comme des parchemins, ou du moins d’un papier épais et usé. Qu’on ait l’impression que ces livres aient été beaucoup lus. Bien sûr j’ai du ajouter des étincelles magiques, pour exprimer ma vision des livres. Je suis vraiment contente du résultat, et j’espère que cette carte vous plait aussi!
J’ai désormais une vision claire de ce que je veux faire de cette page (après 8 semaines, il était temps!). La partie de gauche est donc plus un récit inspiré par le thème de la semaine et la carte. La partie de droite, quant à elle, est plutôt un guide ou une méditation pour vous aider votre réflexion.



Je vous souhaite une merveilleuse semaine. Si vous en avez envie, j’aimerais beaucoup voir vos carnets, livres, et/ou vos pages de garde. Vous pouvez m’envoyer les photos via l’email de contact. Amusez-vous, ayez de la compassion pour vous-même et profitez du cheminement! Vous le méritez.

Books are magical to me. Words have their own magic power, they can materialize our deepest feelings, our secrets, as well as they allow us to have access to other people thoughts, inner world. They are this simple but effective mean to communicate knowledge, from centuries ago, or the latest discoveries. They create a culture, they bring us to confront our own beliefs to others views, they offer us answers, as well as new questions. And the most magical work of all: we needed to learn how to decipher these symbols on the pages to access this knowledge. In our own language, and later, if we were inclined to, in other languages, with their own logical, their own culture. If this is not magic, tell me what is!
I love to write maybe as much as I love to read. I am always thirsty for new knowledge, new understanding, new horizons. I usually don’t write the same thing in French or in English. They are two completely different languages in my mind, as if I gave each of them certain attributes. I became aware of that when I first started to really feel confident enough to write in English. I didn’t express the same range of emotions, I didn’t even think the same way than I do in French. And I embraced that fact, because to me they both express a part of who I am, and they complement each other really well. This year, it’s a different approach, as each stage of the journey is written either in French or in English then translated in the other language. I just go with the flow. If I feel like writing in a language on a specific topic, I do it, then I translate it, adding most of the time some changes because it fits better with it.
I spent time trying to know myself. I had the opportunity to live life changing experiences that questioned everything I was, had or believed in. I think about it as if I was standing in the middle of ruins, completely naked. I had to know what I needed to go on, to go back to my life my journey. What I held dear, what made me willing to go on, what I could count on, who I needed in my life. Who I was, really, when everything was taken away from me. When I had no control on what was happening in my life, but that it still was mine, I still had to get on track and go somewhere. Each of these experiences were journeys in themselves. And I started to put my thoughts and feelings on paper, to allow my mind to summarize it, to allow my overwhelming feelings to settle down a bit, to allow me to have a clearer vision of the situation I was living. I could write into journals, or write poetry, or just leave my thoughts online, but I put into words what I was living. I practiced the magic of letting go by putting things down.
Now and then, I go back and read what I wrote during those times. And if I recognize myself in these texts (after all, *I* wrote them), I also feel a distance with the one I was then. My feelings have evolved, my life did too. If I am the same at the core, I am both far more complex than I was, because I learned, experienced, felt a lot since then, and simpler too, as I got rid of a lot of useless perceptions or ideas. I know who I am because I know what it took me to be here and now.
And I know that if I need to, I can always look for a book that will give me, if not the answers I think I need, at least the keys to access to a new understanding. I don’t wait for someone to appear with the knowledge I need in my life. I reach it, I look for it, I pursue it. And, usually, I get it. I follow the flow of my intuition, of my mind wandering, and when I feel I need to dive deeper, I look for someone who mastered or at least went deeper in what I am interested in. I love to explore others thoughts, the way they perceive the world surrounding them, the way they put into words their own vision, their own explanation of the world, and share it with whoever wants to receive it. I don’t do that as a scholar, I just take what, to me, makes sense to my own reflection, what leads me in the path I am right now.
This week I decided to print both my twin journeys (the Alchemist grove and Le Bosquet de l’Alchimiste), and to put them in their own books. So that, in a few years, I will be able to read them and to remember, probably with tenderness, compassion and amusement too, where I was in my life path this year. I also keep a journal, on which I don’t write everyday, but where I log things that seem important to me, in order to both step back and remember.
So this week, pick a notebook, a book, open a new document on your computer, and take care of the front page of it. You may wait for the title, it may came later, you may want to ad embellishments, doodles, or keep it simple. Do what seems comfortable with you. Choose your ink color(s). I go with black, adding some claret and teal here and there, when I feel like it. There are no other rules than your own. Have fun, do it with love for yourself. Because you deserve to have your story written, and the future you will enjoy the growth you experiment. What a beautiful gift to yourself!
This card is probably the one I love the most so far. I obviously had to go with a stack of books, as I have a lot of those everywhere at home hahaha. I wanted them to look ancient and precious, but I didn’t want to be exclusive, or to narrow the idea of knowledge, so I decided to invent an alphabet for the titles and authors name. Don’t try to wonder who it may be, I went as it came, so no references at all. I also had to add some embellishments, always with this idea to make them precious, almost sacred. And I tried to give their covers a leathery aspect. Because this kind of books obviously need a leather cover. I wanted their pages to look almost as parchments, thick and old paper. And feel as if they were read a lot. Of course, I had to had some sparks of magic, to express my vision of books. I am really happy with the result, it’s both soft and powerful. I hope you like it too!
I now have a clearer vision of what I want this part to be (after 8 weeks, it’s about time!). So the left part is more of a story telling inspired by the card and topic of the week, while the right part is more of a meditation or guide to help you reflect on the week.

This may be a good base for your own journal, your own journey. You can print it or copy the prompts that you want to reflect on, do what you feel like doing. Remember: no rules but your own!

I really need to show you what I did with those… I’ll try to do it this week!

I wish you a wonderful week. If you feel inclined to, I would really love to see your notebooks, books and/or front pages, you can send a picture of it to me via the contact form. Have fun, keep an open mind and be compassionate with yourself. You deserve it.

This past year, we really found ourselves facing a lot of challenges one after the other. What became obvious is that we needed to find balance in our lives. We needed to balance our working life with our personal time, to reinvent relationships in order to keep the link with our friends and family without putting anyone at risk, and to adapt the way we acted to the needs of the time, without loosing ourselves in anxiety or anger. We learned to do it, and we went beyond. We learned valuable lessons, lessons that are part of who we are, how we act, how we think now.
Balance is not an easy task to accomplish. Because we have to deal with expectations from outside as well as inside. We need to have a higher vision, a more global approach of our life to be able to establish priorities and to make sure that each realm has its own time, that we don’t forget something important on our way.
Finding balance requires a lot of adjustments, and our pile of rocks may collapse a couple of time before we can find the way to organize it so that it stays still. It requires patience, and determination. But once we achieve this balance between what makes our life the one it is, we find peace. And all the time spent to order the chaotic stack of colorful, funky shaped of rocks of our interests and responsibilities, of our passions and obligations, of our social and lonely time, was a learning process to who we are, what we hold as important.
I need to balance my professional life with creativity. I need to keep time for myself, in order to enjoy the time I spend with others. I need to spend time learning something new and to share. I understood that the complexity of life is to recognize the balance between each part of who we are. Each and every thing we do, think or feel has its counterpart, and the two of them are what makes us whole beings. So I learned to accept what’s on my way, trying to determine if I need it to balance something I already have within, or if it opens me to another possibility.
When I’m stressed or irritated, I know that I lack balance within and I try to understand what would bring me back to this state of mind I really enjoy and love. Sometimes it doesn’t depend on me. But most of the time, I just need to take a few steps in the right direction to reach the balance I lost. With time, I learned to recognize when I start to lose balance and I created a path to find it back. To me, it requires a warm shower, some music and creativity. It allow my mind to free itself from the negativity it was trapped into, and to step back from what triggered it. Now in a place of peace, I can see what needs to be changed and act accordingly.
This week, we focus on balance and the ways we can reach it.
I love to make piles of rocks, I find if both relaxing and focusing. And to me balance is all about walking on this fine line between the two. At first, I drew really colorful rocks, but I changed my mind and made them more neutral. It felt more appropriate. I wanted to express the fact that each rock fitted with the others, no matter how big or small it was. Because in our lives, we also have those big important realms that require a lot for our time and energy, but our pile is not complete without these small things that bring interest to it. I then added water int he background, because balance is for a good part balancing our emotions. Sky and clouds are here to symbolize air, the mind, because it’s also about keeping stress and overthinking away. Of course, once we succeed on building our pile of rocks, we feel it as an achievement, which it is, and the sun beam is here to celebrate it. Nothing would be complete without some sparks, so hey, why not? We can be proud of ourselves to have been able to balance all these rocks together, and we can now go back to our journey.


I made some new backgrounds yesterday, with watercolors and salt. I really had fun and I hope you like them!

That’s it for this week. I wish you a good week in balance and inner peace.

Rien ne vaut de passer un bon moment avec soi même, à parcourir les rayonnages de sa bibliothèque intérieure. » Sylvain Tesson
J’ai trouvé cette citation en faisant mes stickers et je n’aurais pas pu rêver de meilleure citation pour cette semaine! Les livres sont magiques à mes yeux. Les mots ont leur propre pouvoir magique, ils peuvent matérrialiser nos plus profonds sentiments, nos secrets, tout en nous permettant d’accéder aux pensées et au monde intérieur d’autres personnes. Ils sont un moyen à la fois simple et efficace de communiquer, d’accéder au savoirs vieux de plusieurs siècles ou aux dernière découvertes. Ils créent une culture, ils nous amènent à confronter nos propres croyances à celles d’autrui, ils nous offrent des réponses, ainsi que de nouveaux questionnements. Et le travail el plus magique de tous: nous avons eu besoin d’apprendre comment déchiffrer ces symboles qui se trouvaient sur la page pour accéder à ce savoir. Dans notre propre langage d’abord, puis dans d’autres, avec leur propre culture, leur propre logique. Si ce n’es tpas de la magie, je ne sais pas ce qui peut l’être!
J’aime probablement écrire autant que j’aime lire. J’ai toujorus soif de nouveaux savoirs, de nouvelles compréhensions, de nouveaux horizons. La plupart du temps, je n’écris pas la même chose en français et en anglais. Ce sont deux langues complètement différentes dans mon esprits, comme si je leur octroyait des attributs particuliers et spécifiques. J’ai pris conscience de ça lorsque je me suis sentie suffisament à l’aise pour écrire en anglais directement. Je n’exprimais pas la même gamme d’émotions, je ne pensais même pas de la même manière qu’en français. Et j’ai embrassé ce fait, parce que ça fait partie de mon fonctionnement, et que ces deux langues me permettent d’exprimer une partie de ce que je suis, qu’elles sont complémentaires. Cette année, j’ai opté pour une approche différente, puisque chaque étape du voyage intérieur est écrite soit en français, soit en anglais, puis traduite dans l’autre langue. Je me laisse porter. Si je ressens le besoin d’écrire dans l’un ou l’autre des langues sur un thème particulier, je le fais, puis j’ajoute les nuances qui me paraissent nécessaires lorsque je traduis.
J’ai passé beaucoup de temps à essayer de me connaitre. j’ai eu l’opportunité de vivre des expériences de vies intenses qui ont remis en question tout ce que je pensais avoir, être ou croire. Je vois ça un peu comme si j’avais été dépouillée de totu et que je me retrouvais nue au milieu d’un champs de ruines. Je devais savoir ce dont j’avais besoin pour continuer ma route, pour revenir à mon cheminement de vie. Ce qui était important à mes yeux, ce qui me donnait la volonté de poursuivre mon voyage, ce sur quoi je pouvais compter, ceu dont j’avais besoin dans ma vie. Qui j’étais vraiment, lorsque tout m’était retiré. Lorsque je n’avais aucun contrôle sur ce qui se pasait dans ma vie, bien qu’elle soit encore mienne. J’avais besoin de revenir sur le chemin et d’avancer. Chacune de ces expériences furent un voyage en soi. Et j’ai commencé à coucher mes pensées et mes émotions sur le papier, pour permettre à mon esprit de les synthétiser, pour permettre aux émotions qui me submergeaient de s’apaiser un peu, pour me permettre d’avoir une vision plus claire de la situation que je vivais. Je pouvais écrire dans des cahiers, ou écrire de la poésie, ou juste m’épancher en ligne, mais peu importe, je mettais en mots ce que je vivais. J’exerçais la magie du lacher prise en posant les choses.
De temps en temps, j’aime revenir à ce que j’ai écris durant des moments-là. Et si je me reconnais dans ces textes (après tout, *je* les ai écrits!), je ressens également une distance vis à vis de celle que j’étais alors. Mes sentiements ont évolués, ma vie également. Si je suis la même au coeur, je suis à la fois plus complexe que je ne l’étais, parce que j’ai appris, j’ai expérimenté, j’ai ressentis d’autres choses depuis, et à la fois plus simple, puisqu eje me suis débarrassée de perceptions ou d’idées qui ne me sont désormais plus d’aucune utillité. je sais qui je suis parce que je sais ce qu’il m’en a coûté pour en arriver là.
Et je sais que si j’en ai besoin, je peux toujours rechercher un livre qui, s’il ne me donnera pas les réponses dont je pense avoir besoin, me donnera au moins les clés pour accéder à une nouvelle compréhension. je n’attends pas que quelqu’un apparaisse avec le savoir dont j’ai besoin dans ma vie. Je vais à sa découverte, je le recherche, je le poursuis. Et la plupart du temps, je l’atteins. je me laisse portée par mon intuition, j laisse mon esprit errer, et lorsque je sens que j’ai besoin de me plonger dans quelque choses, je recherche quelqu’un qui a maitrisé le concept, ou est du moins allé plus loin. J’aime explorer la pensé d’autrui, la manière dont le monde qui nous entoure est perçu à travers leur propre vision, leur propre explication, et le fait qu’ils le partage avec ceux qui désire y accéder. Je ne le fais pas scolairement, ni dans un but d’étude. Je prends juste ce qui fait sens pour moi, ce qui nourrit ma propre réflexion, ce qui me permet d’avancer sur mon propre chemin.
Cette semaine, j’ai décidé d’imprimer mes deux voyages jumeaux, (The Alchemist Grove et Le Bosquet de l’Alchimiste) et de les consigner dans leur propre livres. Dans quelques années, je pourrai les relire et me souvenir, certainement avec de la tendresse, de la compassion et un peu d’amusement, d’où je me situais sur mon cheminement cette année. Je tiens également un journal, dans lequel je n’écris pas tous les jours, mais où je consigne ce qui me parait important, afin de prendre du recul et de me souvenir.
Alors cette semaine, choisissez un carnet, un livre, ouvrez un nouveau document sur votre ordinateur, et occupez-vous de votre page de garde. Vous pouvez attendre pour écrire le titre, il vous viendra quand le moment sera venu, vous pouvez ajouter des décorations, des gribouillages, ou la laisser la plus simple possible. Faites ce qui vous correspond le mieux. Choisissez la couleur ou les couleurs dans laquelle ou lesquelles vous désirez écrire. Personnellement, j’écris essentiellement en noir, au stylo encre, mais je peux utiliser du bleu sarcelle et/ou du bordeaux pour contraster, lorsque j’en ai envie. Il n’y pas de règles si ce n’est les vôtres. Amusez-vous, prenez plaisir à le faire. Parce que vous méritez d’avoir votre histoire écrite, et que le futur vous sera vraiment fier/fière et heureux/heureuse de l’évolution que vous avez vécu. Faites-vous ce cadeau!
C’est sans aucun doute ma préférée jusqu’ici! Évidemment, j’ai du faire une pile de livres, rien d’original puisqu’on en trouve partout chez moi! Je voulais qu’ils aient l’air anciens et précieux, mais je ne voulais pas restreindre l’idée de connaissance, donc j’ai décidé d’inventé un alphabet et une écriture pour les titres et le nom des auteurs. N’essayez pas de les déchiffrer ou de les ‘traduire’, les motifs sont venus comme ça, ils ne se réfèrent à rien de particulier. j’ai aussi ajouté quelques décorations, toujours dans l’idée de les rendre précieux, presque sacrés. et j’ai essayé de donner à leur couverture une texture de cuir. Parce que ce genre de livre ne peut être couvert que de cuir. je voulais que leurs pages aient l’air de parchemin, ou du moins de papier épais et ancien. Qu’ils aient l’air d’avoir été beaucoup lus. Et bien sûr, j’ai dû ajouter quelques étincelles de magie, pour exprimer ce que les livres signifient à mes yeux. Je suis vraiment contente du résultat, quie st à la fois doux et puissant. J’espère que vous l’aimez également!
J’ai maintenant une vision plus claire de ce que je veux faire avec cette page (après 8 semaines, il était grand temps!). La partie de gauche est plutôt un récit inspiré de la carte et du sujet de la semaine, alors que la partie de droite est plus une méditation, ou un guide pour vous aider à plonger dans la semaine.

Cette page peut vous servir de base pour votre journal, votre propre cheminement. Vous pouvez l’imprimer ou copier uniquement les phrases inductrices qui vous parlent, sur lesquelles vous voulez vous pencher. Rappelez vous: il n’y a pas de règles, vous faites comme vous le désirez!

A imprimer, sur du papier autocollant ou du bristol, à collectionner ou à coller où bon nous semble… Je dois vraiment vous montrer ce que j’en fais… j’essaierai de faire un article dessus cette semaine!

Je vous souhaite une magnifique semaine. Si vous en avez envie, j’aimerais beaucoup voir vos cahiers, carnets, journaux et/ ou vos pages de garde. Vous pouvez m’envoyer une photo à l’adresse de contact. Surtout amusez-vous, prenez du plaisir, gardez votre esprit ouvert et ayez de la compassion pour vous-même. Vous le méritez. A la semaine prochaine!

Cette semaine nous prenons le temps de penser à notre armure de forces et de faiblesses. Parce qu’elles forment un tout. Le temps est venu pour nous de vérifier chaque élément de ce qui nous protège, ou que nous pouvons utiliser comme armes.
La plupart du temps, il nous est très facile de penser à nos faiblesses. Mais elles ne sont qu’une partie de ce que nous sommes, la partie qui nous ralentit sur noter chemin, la partie qui nous sert d’excuse aussi. En fait, nos faiblesses peuvent se transformer en véritables forces si nous les laissons s’exprimer. Par exemple, elles nous permettent de les reconnaitre chez autrui, et nous permettent de faire preuve de plus d’empathie à son égard.
Alors que nous retirons notre armure dans le Bosquet, prenons le temps d’observer nos forces également. Elles sont ce qui nous font aller un peu plus loin, peut importe ce qui se dresse devant nous, ce sur quoi nous pouvons compter pour nous aider à faire face, à évoluer, à nous épanouir. Il est inutile de faire preuve d’humilité ici et de nous cacher derrière elle. Parce que nos forces peuvent aussi devenir nos plus grandes faiblesses si nous ne les utilisons pas de manière adéquate.
Afin de nous protéger, afin qu’elle soit plus confortable, notre armure doit être équilibrée, et pour y parvenir, nous devons faire le point sur nos faiblesses et nos forces, nous assurer qu’elles correspondent à ce qu’on peut attendre d’elles. Nous devons les accepter comme les parties du tout que nous sommes. Si nous avons besoin de faire des modifications, c’est le bon moment. en les observons honnêtement, sans jugement, en les acceptant, et en les accueillant.
Lorsque j’ai pensé aux forces et aux faiblesses, j’ai tout de suite visualisé cette image que j’ai déjà utilisée dans le jeu de l’été dernier, et pendant Inktober. Elle me parle vraiment, il faut croire! C’est la première fois que j’essayais de peindre digitalement de manière un peu plus réaliste, et j’avoue qu’elle est certainement celle qui m’a pris le plus de temps à dessiner jusqu’ici. J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à trouver comment avoir le rendu que j’avais en tête, à chercher les brosses et les astuces pour y parvenir. Je l’ai d’abord peinte en noir et blanc, mais j’ai ensuite décidé qu’elle méritait quelque chose en plus, pour exprimer la détermination. J’ai choisi une couleur cuivrée et je suis vraiment heureuse du résultat. J’ai vraiment beaucoup appris et progressé en dessinant cette carte, et je me suis débarrassée de pas mal de barrières qui me semblaient insurmontables. J’ai pris énormément de plaisir, et je suis fière du résultat, c’est une de mes préférées jusqu’ici. J’espère qu’elle vous inspirera.

Les phrases inductrices de cette semaine:


Je vous souhaite une bonne semaine en compagnie de vos forces et faiblesses. embrassez-les comme les complices de votre voyage, comme des membres de votre famille intérieure.
Prenez soin de vous!
This week, I felt that family was a good theme to go with. We all are part of a family, may it be by blood or by choice. Some of us, the lucky ones, belong to both.
So this week, think about what inspires you within your family, what gives you strength, what it means for you to belong to this group of people. And enjoy.

Here is the HD pdf to print, enjoy, share, or do whatever you want with it:
I have a bracelet in which is engraved « What lies behind you and what lies before you are tiny matters compared to what lies within you ». Ralph Waldo Emerson. It never leave my left wrist. It got me the strengh I needed sometimes to just make another step forward, or to stand firm.
This week, I offer you some self confidence/ confidence stickers to print, enjoy and ponder. I hope it will give you this little extra you need to just be yourself and to love the one you are. Because you are worthy of your self appreciation, and I believe in your potential. So head up high, and be yourself!

See you next week!
Dernier carré de l’année, et j’ai décidé d’utiliser un motif gai et simple (mon poignet fait de la résistance ces derniers jours…).

fond: aquarelle
police: Delius Swash cap
motif: earjool
stylos gels pailletés et nacrés
Une petite pause dans notre voyage…. ou plutôt un petit chemin de traverse, mes préférés! Je me suis rendue compte que j’avais surtout parlé du côté créatif de la chose, l’autre jour…. alors que clairement, l’aspect le plus important du mot du mois de novembre, c’est ce que nous faisons chaque jour, à travers notre manière d’être, ce que nous disons, ce que nous faisons. J’ai eu l’immense chance dans ma vie de rencontrer des personnes qui m’ont donné la force de faire des choix, aussi minimes que de me lever le matin, ou bien plus importants, comme de me relever après que mon univers se soit effondré. Des personnes qui m’ont aidée à croire en moi, en mes capacités, des personnes qui m’ont donné de la valeur alors qu’à mes yeux je n’en avais plus aucune. Des personnes qui m’ont montré que la solidarité, l’empathie, la compassion existent toujours. Des personnes qui par leur simple exemple, m’ont donné le courage d’être celle que je suis aujourd’hui.
Le meilleur dans tout ça? Elles n’en ont pour la plupart pas conscience. Elles m’ont transmis cette force, cette envie d’aller plus loin, plus fort, en étant simplement elle-même. C’est leur intégrité, leur façon d’être simplement qui m’a donné cette impulsion.
Nous pouvons tous entraîner d’autres personnes, sans le savoir. Et ce n’est pas si difficile. Il suffit d’être soi. D’être en accord avec soi-même, d’être pleinement ce que nous sommes. Avec cette confiance d’être sur le bon chemin, cette sérénité de faire ce qui doit l’être, cette acceptation de soi qui rayonne bien au delà de notre petite personne.
Alors ce mois-ci, il est temps de se lever et de briller, d’illuminer ceux qui nous entourent de notre personnalité unique, inspirante, dans les petites et grandes choses. De sourire, d’encourager, et de diffuser notre rayonnement intérieur. Nous avons tellement exploré déjà, nous sommes allés au-delà de ce qui nous était connu. Et nous en sommes sortis grandis, plus sereins, plus en accord avec nous même. Nous nous acceptons tels que nous sommes, conscients de nos forces, souriants à nos faiblesses.
Peu importe d’ailleurs que nous touchions quelqu’un ou non. Mais passons ce mois à être intègres, en harmonie avec ce qui compte pour nous, et en ayant conscience que nous avons tous, absolument tous, la capacité d’apporter quelque chose, même minime à quelqu’un. Et que ce petit rien pourrait changer une vie, lui donner du sens, lui permettre de faire un choix difficile, dans l’instant ou plus tard. Mais surtout ayons conscience que nous avons tous un impact sur ceux que nous croisons, que nous rencontrons. Et qu’il ne dépend que de nous de définir la nature de cet impact. Alors faisons en sorte qu’il soit positif, inspirant et désintéressé.
Et puisque « Rise and shine » est mon mantra autoproclamé de la semaine, voici un petit gribouillage pour vous aider à trouver votre propre lumière intérieure. Elle est là, nous en avons tous une. Laissez-là transparaitre et sortir!

Et le même, en pdf, à imprimer, colorier, relire, que sais-je, pour vous accompagner ce mois de novembre! Il est temps de se lever et de briller!!!
Allez hop, on enlève son armure et on s’ouvre au monde qui nous entoure! Qui sait, quelqu’un a peut être justement besoin de ça!